M6info/Capture Internet - Maman au foyer, elle gagne au loto 188 millions de dollars
Mère de quatre enfants dont un handicapé, elle gagne au loto
Après avoir travaillé pendant plusieurs années chez Mac Donald's, Marie Holmes s'est arrêtée pour s'occuper de ses quatre enfants dont un handicapé. Sa vie va changer, elle a gagné au loto.

188 millions de dollars, c'est la somme qu'a remporté Marie Holmes à la loterie du Powerball. Mère de quatre enfants dont un handicapé, la jeune femme originaire de Caroline du Nord aux Etats-Unis avait travaillé plusieurs années dans un fast-food avant de démissionner pour s'occuper de sa progéniture.
Elle hurle de joie
Cette somme va changer sa vie. La jeune femme n'achète un ticket de loto que lorsqu'elle en a les moyens, à la fin du mois. En apprenant qu'elle détenait l'un des quatre tickets gagnants, la jeune femme s'est mise à hurler au point d'effrayer ses bambins.
Elle va financer les études de ses enfants
Cette somme, Marie va la dépenser pour ses enfants. Pas de maison luxueuse ou de tour du monde, elle pense d'abord aux études qu'elle pourra financer à ses enfants. Dans le Daily Mail, elle explique "Mes enfants n'ont plus à s'inquiéter de s'endetter pour payer une école. Ils peuvent aller à l'université, je paierai tout. Et ils n'ont plus à s'inquiéter de rien, à présent."
M6info

Le parent pauvre de l’Armée commence à sourire. Le ciel militaire sénégalais dispose de trois drones acquis grâce à la coopération militaire avec les Etats-Unis. Il s’agit de deux appareils de combat et un avion de surveillance pour des opérations de renseignement militaire.

Le journal Le Témoin avait défloré l’info sur l’acquisition de trois drones par l’Armée sénégalaise. Jusqu’ici, les détails de celle-ci sont restés confinés dans les couloirs de l’Etat-major. En vérité, il s’agit de deux appareils de combat et un avion de surveillance pour des opérations de renseignement militaire. Cette dernière tondeuse, comme on l’appelle en France, a été livrée aux soldats sénégalais avant la visite du Président Obama à Dakar le 26 juin 2013. Selon notre source, les Etats-Unis ont offert ces appareils au Sénégal dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest. Même s’il fallait sécuriser d’abord la visite du chef de l’Etat américain à Dakar. La remise de ce matériel de dernière technologie militaire a été précédée de sessions de formations au profit d’officiers sénégalais.

La tondeuse spécialisée dans le renseignement est actuellement stationnée à la base aérienne de Ziguinchor. Il a déjà effectué plusieurs missions de reconnaissance dans cette région où opèrent des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). De nos jours, ils semblent vivre un cessez-le-feu.
En attendant de disposer du Mq-1 predator américain qui a fait ses preuves en Afghanistan, les jambars se réjouissent de ces nouvelles acquisitions qui entrent dans le cadre du renforcement de leurs capacités opérationnelles. Ces drones ne sont pas les seuls équipements aériens reçus au camp Dial Diop. L’Armée utilise également une dizaine de nouveaux hélicoptères. Certains de ces appareils ont pris part aux manœuvres organisées au nord ouest (Saint-Louis) durant le dernier trimestre 2014. Comme le journal Enquête l’a révélé dans son édition du mercredi passé, l’exercice consistait à former les troupes au sol en «Guidage aérien et tactique avancé» (Gata) par des hélicoptères de combat.
Ces acquisitions soulagent l’Armée de l’air qui s’est longtemps démerdée pour assurer sa mission avec des équipements vétustes. L’appui aérien n’a pas toujours été au rendez-vous comme il se doit, lorsque l’Armée sénégalaise mène des opérations de ratissage. Les fantassins suaient pour arriver à bout de l’ennemi. Désormais, les jambars comptent sur leurs avions sans pilote. L’arrivée des drones de combat a aussitôt suivi. Lors de la fête des forces armées, le colonel Abou Thiam, Directeur de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), avait confirmé l’existence de ce type d’appareil de guerre dans le patrimoine militaire sénégalais sans pour autant en préciser le nombre et la provenance. L’Armée sénégalaise vole désormais dans une autre dimension.

lequotidien.sn

 

L'INTERPRETATION DES REVES DANS LA REGION SENEGAMBIENNE DE DJIBRIL SAMB fiche de lecture Damien AUVRAY

Ethiopiques numéros 66-67
Revue négro-africaine
de littérature et de philosophie
1er et 2ème semestres 2001
Auteur : Damien AUVRAY
L'homme moderne se pense comme homme éveillé. On se souvient de l'effroi de Descartes sentant le réel se déliter dans l'inconsistance du rêve et, ne pou¬vant plus « distinguer nettement la veille d'avec le sommeil », cherchant à s'assurer de son éveil. Mais qu'en est-il alors de cet autre bord qu'est le rêve ? Il faut recon¬naître qu'à part l'interprétation freudienne et malgré le renouveau d'intérêt que porte la neurobiologie au rêve, le sommeil n'est souvent compris que comme possibilité de la reproduction de la force de travail !
Il n'en est pas de même pour maintes sociétés traditionnelles, qui distribuent différemment le réel et l'irréel, le visible et l'invisible. Moins « positives » - positivistes - ¬dans la détermination de la réalité, plus soucieuses des signes qui constituent l'univers, de la gradation entre la veille et le sommeil, le rêve n'est pas pensé comme le contraire du réel, car, nous dit le Professeur Djibril SAMB dans L'interprétation des rêves dans la région sénégambienne, « le réel ne s'épuise pas dans le champ du visible » (p.99).
Dans son ouvrage, l'auteur cherche ainsi à mettre au coeur des études ethno¬logiques le phénomène onirique : « Aussi longtemps que l'anthropologie continuera d'ignorer les faits oniriques, elle se condamnera à n'avoir qu'une compréhen¬sion étriquée des problèmes humains » (285). C'est qu'une ethnologie authentique ne peut se contenter d'expliquer de l'exté¬rieur les cultures : font partie d'un phéno¬mène la place et la valeur que ces cultures lui accordent, même si la compréhension du phénomène nécessite une interpréta¬tion. Or, de ce point de vue, comme le montre abondamment l'ouvrage, le rêve, soit strictement comme rêve nocturne, soit sous forme de visions, constitue un élé¬ment capital de la compréhension de soi dans les sociétés traditionnelles, comme les sociétés sénégambiennes ou les civili¬sations antiques et les civilisations issues des monothéismes qu'étudie le premier chapitre.
L'effort interprétatif de Djibril Samb passe d'abord par un travail de récollec¬tion des rêves, travail patient, rigoureux, laborieux, qui ne constitue pas le moindre intérêt de ce texte. Il y a là le travail d'un savant avec ce que ce terme indique de travail austère, s'effaçant avec modestie devant la matière qu'il étudie, sans vouloir faire trop vite synthèse et surtout sans d'abord juger. Le lecteur curieux et amou¬reux de la richesse et de la complexité des cultures y trouvera son compte.
Mais l'ouvrage est aussi une interpréta¬tion : d'abord parce qu'il propose une « oni¬rocritique », une interprétation des symboles mis en jeu dans le rêve, et même une vaste clef des songes. Cependant qu'on n'y cherche pas une interprétation mécanique des rêves, ou moins encore une interprétation dans la posture d'une science donnant de l'extérieur le sens latent du songe. Il s'agit, on l'a dit, d'une collection de rêves, permettant d'esquis¬ser une description et une classification, d'où se dégagent alors leur nature (chap.2) et leur fonctions (chap.3). La force de l'ouvrage est ainsi de comprendre les songes de l'intérieur, pour les éclairer par l'anthropologie et la vision du monde qu'ils supposent.
Le rêve, compris dans sa nature, ren¬voie donc à une compréhension de l'hom¬me dans ses rapports avec le monde, les autres, le divin. Fondements anthropolo¬gique, sociologique, religieux qui consti¬tuent l'esquisse d'une « ontologie secrète » (P. 127). Le rêve renvoie en effet à une vie de l'âme qui ne s'épuise pas dans sa fré-quentation avec le visible et qui voit en lui l'invisible. On ne peut qu'être d'accord avec l'attention intéressée que le profes¬seur accorde à une telle conception ; car notre rationalisme peut se rire de celui qui voit en rêve ses ancêtres lui reprocher ses manquements, mais qu'est-ce qui compte si ce n'est le fait qu'il en est bien ainsi pour lui et que cela a donc un sens et une efficacité sur lui ? L'invisible n'est¬-il rien s'il compte dans la vie d'un homme ou d'une collectivité ? Rêve et réalité se rejoignent : « Le rêve est réel parce qu'il est signifiant, car le réel est toujours signifiant : c'est même sa principale marque, d'où naît son efficience » . (168)
Aussi le rêve ne peut-il être réduit à une dimension psychologique et indivi¬duelle : d'abord parce qu'il est souvent collectif, et l'auteur rappelle la place qu'il occupe encore aujourd'hui dans les socié¬tés sénégambiennes. Ensuite parce qu'il a une signification objective : le rêve tend à se matérialiser, à annoncer le futur, et contribue à la décision collective. C'est ainsi que de nombreux villages furent créés à la suite de rêves. Il ne s'agit pas là d'une mentalité « prélogique » : n'est-ce pas le propre même de la vie de l'esprit que de se figurer et de se représenter son existence dans des scénarios qu'elle pro¬jette devant soi sous forme de visions ?
S'il est lié avec l'invisible, on comprend que le rêve possède une dimension reli¬gieuse. L'auteur en profite pour remettre en cause quelque idées reçues sur la reli¬gion traditionnelle qui n'est ni fétichiste (les fétiches n'ont pas d'efficacité propre s'ils ne sont investis par les dieux) ni ani¬miste (les choses possèdent un principe vital mais ce sont les hommes qui ont une âme) et elle n'ignore pas l'idée d'un dieu suprême. Par contre elle accorde une place fondamentale aux intercesseurs, et en particulier aux ancêtres. A ce titre, le rêve s'inscrit comme mode de communi¬cation qui déborde donc la communica¬tion éveillée entre présents. Mais là enco¬re est-ce si naïf ? La vie de l'esprit n'est¬-elle pas hantée par ceux qui ne sont plus ou simplement qui ne sont pas là, mais avec qui nous n'en dialoguons pas moins ? N'ont-ils donc pas une forme de présence, ne serait-ce que sous forme intériorisée ?
De là les fonctions du rêve : le rêve est agissant. Fonction cognitive puisqu'il enseigne, communicative puisqu'il met le rêveur en liaison avec les absents, divina¬toire puisque le rêveur lit dans le rêve l'annonce de ce qui sera, cathartique puisque le rêve purge et soulage l'âme et le corps.
On voit l'intérêt de l'étude du phéno¬mène onirique : le rêve, comme le mythe dont l'auteur souligne la proximité, donne penser et élargit la conception du sens. Le monde ne se réduit pas au visible, la communication aux seuls présents, et la vie tend à se projeter sous la forme de signes qui appellent. Qui ne reconnaîtra là une

 

NON Á LA PERVERSION NÉGATIONNISTE par Rosa Amelia Plumelle-Uribe
Comme chacun et chacune est censé(e) le savoir, nous venons de rentrer dans la décennie internationale des personnes d'ascendance africaine lancée par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 10 décembre 2014. En effet, dans sa résolution A/68/L. 34, l'Assemblée générale a décidé le 19 décembre 2013 que la décennie allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2024, serait la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine.
D'aucuns considèrent que cette Déclaration n'a aucune importance ou ne veut pas dire grand-chose. D'autres considèrent qu'elle est une victoire rendue possible par les efforts de toutes et tous celles et ceux qui, partout où ils se trouvaient, n'ont jamais épargné leurs efforts pour la dignité des Noirs. Je dirai que cette Déclaration est un pas dans la voie de la reconnaissance. Reconnaissance de quoi ? De ce crime contre l'humanité qu'a été le couple traite/esclavage. Et ne dépend que de nous-mêmes la possibilité de s'appuyer sur cette Déclaration pour faire avancer la mise en évidence de la perversion négationniste qui, internationalement, a prévalu sur les études concernant la traite et l'esclavage des Noirs. Ce travail est indispensable dans la voie de la reconnaissance ; reconnaissance sans laquelle aucune réconciliation ne sera possible.
On se rappellera qu'en France, jusqu'aux années 1980, ce crime contre l'humanité était abordé avec le même critère économique qui, autrefois, autorisait Eugène Augeard, auteur d'une monographie devenue par la suite une référence universitaire, à dire et écrire que « Retracer l'histoire de la traite des noirs, c'est donc retracer l'histoire d'une des pages les plus brillantes de notre histoire commerciale » . Cette perversion négationniste qui présente la déportation massive d'êtres humains la plus gigantesque de l'histoire comme une des pages les plus brillantes de l'histoire commerciale française, a traversé le temps jusqu'à nos jours sans être vraiment contestée. Et cela en dépit des efforts courageux de certains Noirs dont la voix restait inaudible malgré la justesse de leurs analyses.
Ainsi, un petit manuel d'histoire publié en 1984 sous le titre La traite négrière vers le Nouveau Monde, à l'adresse des jeunes élèves. L'auteur explique ce qui était l'esclavage des Noirs notamment à Saint-Domingue devenu Haïti. C'est-à-dire la colonie où la barbarie quotidienne inhérente à l'univers concentrationnaire d'Amérique battait tous les records de violence. Il n'empêche, l'auteur réfute les témoignages sur un enfer organisé à l'intention des Noirs et invoque « d'autres témoignages tout aussi irréfutables qui nous montrent des Noirs vivant paisiblement auprès de bons maîtres » . Autant dire que des témoignages « irréfutables » nous montrent des victimes du nazisme vivant paisiblement auprès de « gentils SS » dans le camp de Buchenwald, Dachau ou dans n'importe quel autre camp de concentration allemand.
Et de ce paysage négationniste solidement enraciné dans les milieux académiques et partout dans la société, se détache en 1987, Louis Sala-Molins alors Professeur de philosophie politique à Paris 1. Ce Professeur a exhumé le code noir, ce texte dont les spécialistes du couple traite/esclavage ne parlaient jamais, sauf pour nous expliquer, de manière assez lapidaire, qu'il s'agissait d'un décret qui cherchait à mettre un frein à l'arbitraire des maîtres lorsque ceux-ci abusaient de leur pouvoir. Il arrive que, ayant étudié le code noir comme nulle autre personne, Sala-Molins a accompagné la publication de ce texte avec un commentaire qui, 27 ans plus tard demeure indépassable . Et de surcroît, il a commis l'aberration de conclure : a) que le Noir était et demeure un être humain à part entière ; b) que le code noir était une monstruosité juridique chargé de régler le génocide le plus glacé de la modernité. Ce fut un coup de tonnerre. Même le quotidien Le Monde, qui à l'époque était encore un journal de référence, publia le 19 avril 1987 en premier page un article titré Le « code Noir » réédité. La loi de la honte. Dans ces milieux savants où la tranquillité et aussi l'autorité des dépositaires des savoirs repose souvent sur l'ignorance des autres habilement entretenue, Le code noir ou le calvaire de Canaan était irrecevable.
En revanche, pour celles et ceux qui, impuissant(e)s, insulté(e)s et ignoré(e)s, ne se sont jamais résigné(e)s à accepter la négation de leur humanité, pour ceux-là l'événement ne pouvait pas être plus heureux : Pour la première fois, un savant européen connu pour l'envergure de ses travaux*, Professeur à la Sorbonne, prenait fait et cause pour la reconnaissance inconditionnelle de l'appartenance des Noirs à l'espèce humaine ; et là où d'autres spécialistes parlaient économie, commerce ou, dans le meilleur des cas, tragédie humaine, Louis Sala-Molins parlait crime contre l'humanité et, par conséquent, RÉPARATION, plutôt que de pleurnicher sur la souffrance de ces pauvres Noirs victimes de la cupidité et l'injustice de quelques maîtres méchants.
Désormais, celles et ceux qui n'avaient jamais renoncé à dénoncer COLONISATION-TRAITE NÉGRIÈRE-ESCLAVAGE= CRIME CONTRE L'HUMANITÉ et osaient demander RÉPARATION, ne seraient plus tournés en dérision avec l'habituelle légèreté de toujours. Avec beaucoup d'enthousiasme et une nouvelle assurance retrouvée, les Organisations noires existantes sont devenues bien plus dynamiques et beaucoup d'autres sont nées partout sur le territoire. En une décennie, le mouvement pour la reconnaissance de ce crime a beaucoup avancé et l'exigence de Réparation aussi. Dans cet élan, un exploit sans précédent en France : Selon les uns une centaine et selon les autres, près de 150 Associations noires se sont mises d'accord et ont invité les Noirs à participer le 23 mai 1998, à Paris, pour commémorer le 150ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies de France.
Nombre de militants, parmi les lectrices et lecteurs de Le code noir ou le calvaire de Canaan, sont allé(e)s rencontrer le Professeur Sala-Molins pour l'embrasser et le dire « Au nom des miens, laissez-moi vous dire MERCI ! ». Mais, de l'autre côté de la barrière aussi, des Organisations antiracistes ont proliféré avec les nouveaux amis des Noirs qui semblaient se multiplier. Cependant, au départ bien des Noirs n'arrivaient pas à comprendre pourquoi ces intellectuels antiracistes et négrophiles, prêts à dénoncer et condamner l'esclavage et les sévices de certains maîtres, partagent néanmoins une hostilité commune envers Sala-Molins, le seul savant européen qui a contribué à rendre visible les revendications de celles et ceux qui exigent RÉPARATION pour les crimes contre l'humanité découlant du couple traite/esclavage. Maintenant que les masques ont commencé à tomber, chacun pourra comprendre qu'il ne s'agit pas de ces querelles mesquines de jalousies, très courantes dans ces milieux savants où les gens se détestent cordialement. Ici, il s'agit de faire obstacle aux procédures en réparation et renouer avec l'approche négationniste qui prévalait avant la publication de Le code noir ou le calvaire de Canaan.
Cette offensive négationniste passe par la nécessaire réhabilitation du code noir. Ce sale travail, comme vous pouvez le vérifier dans ce lien : http://www.cliothemis.com/Les-chantiers-de-l-histoire-du est en voie d'exécution, grâce aux bons offices de Monsieur Jean-François Niort, un maître de conférences par le filtre de qui doivent passer les doctorants de Guadeloupe. Cette croisade doit être renforcée via les planches du mémorial à venir de Guadeloupe pour expliquer que la déportation d'Africains en Amérique aurait été exclusivement le fait des Africains eux-mêmes. Et comme il s'agit d'une offensive généralisée, voici un échantillon de « culture générale » : en ce début d'année 2015 vient de sortir un très gros livre de 1660 pages dont les auteurs affirment qu'il contient « la somme des connaissances censées être acquises au sortir de l'adolescence, et qui pourtant nous échappent sans cesse ». Et ils ajoutent « L'expérience de plus de vingt ans d'enseignement nous a permis d'écrire ce guide unique en son genre car [...] il couvre l'ensemble des principales cultures existant dans le monde [...] il s'étend sur la totalité de l'histoire (...). Un index de plus de 9.000 entrées permet de toujours tout trouver (...) ». Tout ce qu'il faut savoir de l'histoire du monde. Et le quotidien Le Monde l'annonce en première page du dimanche 1er février sous l'exclamation en immenses caractères : « A bas l'ignorance ! ».
Mais, si dans cet ouvrage où se trouve tout ce qu'il faut savoir de l'histoire du monde, vous cherchez une entrée « esclavage » ou « traite », vous ne trouvez rien. Et si à la liste des « lieux » vous cherchez « Antilles », vous ne trouverez rien non plus. Or, comme vous êtes un lecteur persévérant, vous allez à la liste des noms chercher « Toussaint Louverture », mais, là non plus, vous ne trouverez rien. Alors, vous allez à la liste des ouvrages et vous cherchez « Code Noir »... et à votre grande surprise, vous trouvez ! Ça vous renvoie à une seule et unique occurrence. Olympe de Gouges, et vous lirez : « elle dénonce le Code Noir mis en place par Louis XIV pour développer le commerce de sucre, d'épices et des plantes tinctoriales des Iles ». C'est tout. On ne saura rien de sa nature ni de son contenu ; pas plus que du couple traite/esclavage ou de Toussaint Louverture. Cela explique le silence total de la presse sur les deux capucins qui, en 1685 ont exigé la fin immédiate de la déportation* d'Africains en Amérique, la fin de l'esclavage et le versement de Réparations aux Noirs. Ils ont même averti que « l'obligation de réparation s'accroît à proportion du retard avec lequel elle est faite » .
Cependant, ainsi comme les tyrans ne réussissent que là où les démocrates ne font pas beaucoup pour s'opposer à eux, l'oppression exercée par la suprématie blanche a toujours eu besoin de la complicité des Nègres de service et l'ignorance savamment entretenue a besoin de la complicité de ceux qui savent. Notez, depuis la sortie vers la fin 2014 de l'ouvrage ESCLAVAGE RÉPARATION, parmi les intellectuels et écrivains Noirs en France ou aux Antilles, aucun, pour autant que je sache, n'a considéré utile de se servir de sa plume afin de faire connaitre un livre qui nous parle de ces deux missionnaires muselés par l'histoire officielle pour avoir plaidé et exigé de la royauté, la fin de la traite, de l'esclavage et le paiement des dommages aux Noirs victimes de ce crime et à leurs ayants droits. Voilà pourquoi il me semble nécessaire que, nous essayons de nous mettre d'accord sur une démarche commune à suivre face à cette offensive négationniste. Rosa Amelia Plumelle-Uribe /   Merci à Leonce Lebrrun de nous avoir proposé cette contribution

Le portefeuille du Fonds international de développement agricole (Fida)  au Sénégal, qui date de 1979,  comptabilise 16 projets exécutés pour un financement total d’environ 214,3 milliards de francs Cfa.

Dans le but de partager les innovations et les bonnes pratiques qui ont conduit aux résultats obtenus dans le cadre des projets et programmes financés par le Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal, un atelier se tient depuis hier à Dakar. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de faire le bilan du portefeuille de ce partenariat entre le gouvernement du Sénégal et le Fida qui date de 1979 et qui a porté sur 16 projets et programmes exécutés pour un montant total de 428,6 millions de dollars (environ 214,3 milliards de francs Cfa), dont 208,6 millions de dollars (environ 104,3 milliards de francs Cfa) de prêts et dons du fonds (48%), au profit d’environ 456 mille ménages. Pour justifier l’importance de cette rencontre, le représentant du Fida au Sénégal, Luyaku Nsimpasi, a soutenu que «la dernière génération de projets/programmes est fondée sur la consolidation, la mise à l’échelle, du moins la reproduction de modèles d’intervention et de bonnes pratiques qui ont été éprouvés grâce aux appuis du Fida ou d’autres partenaires techniques et financiers». D’après lui, «il est temps de montrer et de partager les résultats obtenus en termes d’effets induits, d’impacts sur les populations rurales des zones couvertes par les projets et programmes appuyés par le Fida au Sé­négal». «Il est également im­portant de partager les bonnes pratiques et innovations à succès produites lors de la mise en œuvre des projets et programmes qui ont conduit à l’atteinte de ces résultats et impacts tout en assurant les conditions de leur durabilité», explique-t-il. Ainsi, pendant ces deux jours, les échanges vont tourner autour des activités qui ont été menées dans le cadre du Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa) et du Programme d’appui au développement agricole et équipement rural (Padaer). Faisant le bilan de ces deux programmes, M. Nsim­pasi a informé que ces projets sont porteurs de très bons résultats. «Là où parfois la période de soudure était de 6 mois, on a aujourd’hui tout au plus un. Les revenus des populations ont augmenté de façon spectaculaire, les rendements de production pour tous ces projets ont été doublés. On a créé plus de 6 000 emplois. On a de bons résultats sur le terrain grâce à des innovations et de bonnes pratiques», indique-t-il.

Dans le même sens, le secrétaire du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dogo Seck, renseigne que «le Pader a dès sa première année de mise en œuvre aménagé près de 700 hectares de superficies rizicoles représentant 40% de son objectif». Concernant le Padev, il a soutenu que ses réalisations ont contribué de «manière significative au désenclavement de centaines de villages». Idem, selon lui, pour le Pafa qui «après 4 ans de mise en œuvre a dépassé les objectifs quantitatifs prévus à sa conception». «Les rendements agricoles sont passés de 60 à 150%», informe-t-il.
Pour le représentant du Fida au Sénégal, il est nécessaire que les producteurs et productrices s’approprient ces innovations technologiques en vue de faire la mise en échelle pour atteindre le plus grand nombre de populations rurales. «C’est de cette façon qu’on pourra résoudre le problème de la sécurité alimentaire», dit-il.

lequotidien.sn

La Cour a terminé avec les témoins. Le dossier Karim Wade sera plaidé la semaine prochaine. Il ne restera qu’à donner le verdict.

A charge comme à décharge, les témoins retenus pour le procès de Karim ont fini de défiler hier devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). L’administrateur provisoire d’An-Médias (Canal infos news), Cheikh Tidiane Ndiaye, a été le dernier à passer devant les juges. Le moment est ainsi venu pour les avocats de plaider. Le début des plaidoiries est reporté jusqu’à lundi, jour de la reprise de l’audience prononcé par le président de la Cour, Henri Grégoire Diop. Pourtant, il a voulu lancer les robes noires engagées par l’Etat et le Parquet spécial lorsque Pape Mamadou Pouye a demandé d’entrer en possession du plumitif d’audience, c’est-à-dire des notes prises par les greffiers et qui retracent les déclarations de toutes les personnes entendues à la barre. «Si possible, je voudrais l’avoir avant le démarrage des plaidoiries», a sollicité le présumé complice de Karim Wade. Puis, les autres prévenus présents à l’audience, à savoir Bibo Bourgi, Pierre Agboba, ont formulé la même demande. La Cour se retire. Après une dizaine de minutes de suspension, elle est revenue et a décidé d’envoyer les trois prévenus au greffe de la Crei pour retrait «d’extraits du plumitif». Pour ce faire, Henri Grégoire Diop leur a accordé le reste des jours ouvrables de la semaine. A l’entendre, les requêtes sont d’autant plus légitimes que leurs auteurs assurent leur propre défense depuis le boycott de leurs avocats. Par conséquent, ils plaideront pour eux-mêmes la semaine prochaine.

Demande de liberté provisoire : les larmes de Pouye
L’entame des plaidoiries est l’avant-dernière étape du procès. En l’absence des avocats de la défense, la partie civile et le Parquet vont se rivaliser d’éloquence et d’arguments pour convaincre le président et ses quatre assesseurs. Une fois cela terminé, la Crei va se donner un délai pour rendre son verdict. Karim Wade et ses présumés complices seront ainsi fixés sur leur sort. En attendant, Mamadou Pouye a déposé une demande de liberté provisoire et la Cour l’a examinée. Le prévenu a eu du mal à répondre : «Cela fait 600 jours que je suis en détention. C’est dur.» Il se tait pour retenir les larmes qui coulaient de ses yeux. Incapable de plaider sa demande de liberté, M. Pouye a invité le président de la Cour à lire la correspondance : «(…) J’ai toujours répondu aux questions de la Cour. Sur Ahs, malheureusement je ne pouvais pas répondre sans la présence de l’actionnaire majoritaire Ibrahima Aboukhalil Bourgi. Je suis en détention depuis 21 mois. Mes deux enfants et mon épouse souffrent (…). Je suis régulièrement domicilié à Dakar. Mes enfants font leurs études à Dakar (…).» Henri Grégoire Diop a demandé l’avis du Parquet spécial. C’est Cheikh Tidiane Mara qui répondra en ces termes : «L’instruction d’audience est terminée. Le prévenu sera incessamment fixé sur son sort.» C’est pour dire qu’il ne voit pas l’opportunité d’accorder une liberté provisoire à ce stade du procès. La Cour a promis de rendre une décision lundi, avant le démarrage des plaidoiries.


Cheikh Tidiane Ndiaye, administrateur provisoire d’An-Média
«Je vais porter plainte contre M. Sidibé d’Africable»
Le Président directeur général d’Africable télévision peut s’attendre à une plainte. L’administra­teur provisoire d’An-média, qui exploitait la télévision Canal infos news, a déclaré devant la Crei qu’il intentera une action en justice contre Ismaïla Sidibé. «Il a reçu le véhicule de transmission par satellite avec un contrat mensuel de 4,525 millions de francs Cfa. Il a mobilisé le véhicule pendant un an. La voiture a servi pendant trois mois à Kidal (dans le cadre de l’opération Serval). Il n’a pas payé», explique-t-il. Cheikh Tidiane Ndiaye indique que pour une retransmission d’un match de football, ce véhicule peut coûter à son exploitant 30 mille euros (près de 17 millions F Cfa). «Il peut rapporter plus de 100 millions d’euros par an (près de 55 milliards F Cfa)», ajoute-t-il. L’administrateur de révéler que ledit équipement motorisé a été finalement livré à An-Média il y a juste un mois à la suite d’une action judiciaire enclenchée à Bamako. Auparavant, M. Sidibé lui avait promis de lui rendre le matériel. Sauf que le journaliste sénégalais n’est plus parvenu à entrer en contact avec le directeur d’Africable. Le reste des biens de Canal infos, dit-il, est essentiellement avec la 2Stv et un ancien de la chaîne d’informations en continu.

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Les Eléphants, vainqueurs dimanche 8 février de la Coupe d’Afrique des nations 2015, viennent de recevoir une prime de la part d’Alassane Ouattara, le président de la Côte d’Ivoire. Chaque joueur repart avec une villa et une important somme « en espèces ».

Le dernier arrêt et le tir au but victorieux de Copa Barry face au Ghana dimanche 8 février au bout de la nuit rapporte gros aux Eléphants. Grâce à ce deuxième sacre continental, les Eléphants ont été accueillis triomphalement dans Abidjan le lendemain en compagnie du chef d’Etat, Alassane Ouattara, ravi du succès des coéquipiers de Yaya Touré. Ce dernier a d’ailleurs décidé de les remercier en leur offrant des primes conséquentes.

Invité au palais présidentiel, Hervé Renard a été le plus « gâté ». Le sélectionneur français de la Côte d’Ivoire, qui a déjà remporté cette compétition en 2012 avec la Zambie, a reçu un bonus le plus élevé : plus de 114 000 euros. Ses joueurs ne sont pas en reste. Chacun est reparti avec le titre de propriété d’une villa à 46 000 euros ainsi que cette même somme « en espèces », selon le ministre des Sports Alain Lobognon. Le staff technique et administratif de son côté se partagera 460 000 euros.

1,5 milliard de dollars offerts par la CAF

« Grâce à vous, la Côte d'Ivoire est rassemblée à nouveau, a déclaré le président Alassane Ouattara. Vous avez réussi à reconstruire une équipe unie et solidaire qui n'a qu'un seul objectif: gagner et gagner encore. C'est une leçon de rassemblement. Cela fait près d'un quart de siècle que nous en rêvions, mais maintenant cette coupe est bien là. Et maintenant, jamais deux sans trois ! »

Parmi ce total de trois millions d’euros offerts par le chef d’Etat ivoirien, une enveloppe de 380 000 euros a également été distribuée à la Fédération ivoirienne de football qui hérite en outre de la prime offerte par la Confédération africaine de football en cas de succès final : 1 500 000 dollars, que se partageront également en partie les joueurs (le montant n’a pas été communiqué).

Lors de cette réception présidentielle, l'ensemble de la sélection a également été décorée du titre de chevalier de l'Ordre national. Les frères Touré, Copa Barry et Siaka Tiéné, déjà distingués par le passé, ont été promus officiers de l'Ordre national, tout comme Hervé Renard.

Sory Diabaté provoque Hervé Renard

Les joueurs, la Fédération et le staff technique n'auront pas regreté ce passage par la présidence. Dans la salle des pas perdus, Sory Diabaté premier vice-président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) en s'adressant au chef de l'Etat n'a pas manqué de provoquer l'entraîneur héros de cette finale Hervé Renard.

« Lorsqu'en 2012, la Côte d'Ivoire a été battue par la Zambie, par la faute d'un certain Hervé Renard [rires et applaudissements dans la salle], vous avez été meurtris, excellence Monsieur le président de la République, comme tous les Ivoiriens. En phase finale de la Coupe du monde 2014 au Brésil, c'est encore vous qui avez permis à la FIF de recruter un entraîneur de haut niveau en la personne de monsieur Hervé Renard, notre ancien bourreau, afin de donner de nouvelles armes à notre sélection pour la conquête de la consécration africaine.»

Apres les discours d'usage c'est le gardien heroïque Coppa Barry qui, visiblement ému, a remercié l'ensemble des soutiens à l'équipe des Eléphants

« J'ai jamais eu autant de pression ici qu'aux tirs au but. Mais je vais essayer quand m^me. Je voulais dire merci à tout le peuple ivoirien parce qu'il a cru en nous. Avec également la bénédiction de toutes nos mamans. Parce que si nous sommes ici là, c'est grâce à nos mamans. »

Après cette cérémonie, la plupart des joueurs devraient rejoindre leurs clubs respectifs en Europe. La coupe de la CAN, elle, pourrait faire le tour du pays, pour saluer les millions de supporters ivoiriens.

  • La CAN 2015 débute par une rencontre le 20 janvier face à la Guinée.
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  • Face aux Guinéens, les coéquipiers de Serey Die souffrent. Kevin Constant (à droite) et les siens ouvrent même le score.
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  • Cette première rencontre se passe mal, Gervinho écope même d'un carton rouge qui lui coûtera deux matchs de suspension après une claque adressée à un Guinéen. Heureusement, Seydou Doumbia égalise et évite une énorme désillusion aux Eléphants (1-1).
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  • Lors de la deuxième journée du groupe D, Bakary Sako et les Maliens posent beaucoup de difficultés à la défense ivoirienne. Les joueurs d'Henri Kasperczakce parviennent même à ouvrir le score.
    Le Malien Bakary Sako face à l'Ivoirien Ismaël Diomandé.

  • Max-Alain Gradel sort les siens d'une mauvais guêpier en égalisant à la 87e. Comme face à la Guinée, les Ivoiriens concèdent le nul 1-1.
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  • Max-Alain Gradel est décidemment l'homme en forme de ce premier tour pour les Eléphants. Le joueur de Saint-Etienne marque l'unique but de cette rencontre décisive face au Cameroun.
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  • Hervé Renard peut exulter, sa Côte d’Ivoire se qualifie pour les quarts de finale après cette victoire 1-0.
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  • Duel de favoris en quart de finale. Face aux Algériens, Wilfried Bony inscrit un doublé et permet aux Eléphants de prendre les devants dans une rencontre très intense, la plus belle de cette compétition.
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  • En contre-attaque, dans les derniers instants, Gervinho signe son retour sur la pelouse après ses deux matchs de suspension par un troisième but ivoirien synonyme de qualification pour les demi-finales.
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  • L'Algérien Sofiane Feghouli est abattu. Finalement, ce sont les partenaires de Gervinho qui se hissent en demi-finale.
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  • Yaya Touré est fou de joie. D'un missile à l'entrée de la surface de réparation, il ouvre le score face à la RDC.
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  • Mais la joie ivoirienne est de courte durée, le RDC s'accroche et Mbokani égalise sur penalty.
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  • Gervinho est euphorique. Grâce à son deuxième but dans cette compétition, il permet à la Côte d'Ivoire de mener 2-1. Wilfried Kanon inscrira quelques minutes plus tard un troisième et dernier but.
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  • Après leur défaite face à la Zambie en 2012, les Eléphants ont une nouvelle chance de remporter une deuxième Coupe d'Afrique des nations après leur unique victoire en 1992, déjà face au Ghana. Cela méritait bien une danse avec les supporteurs.
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  • La veille de cette finale face au Ghana, les joueurs se regroupent et prient au milieu du terrain d'entraînement, main dans la main.
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  • Au terme d'un suspense insoutenable et d'une séance de tirs au but interminable, Copa Barry, qui avait profité du forfait de Sylvain Gbohouo blessé dans la journée, marque la onzième tentative des siens.
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  • La photo officielle des vainqueurs de cette Coupe d'Afrique des nations 2015.
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  • Hervé Renard a un coup de chaud ! Le coach des Eléphants remporte sa deuxième CAN et peut faire la tête avec ses joueurs.
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  • Ce succès mérite bien un "big" bisou !
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  • Le lendemain de ce sacre, le stade Felix Houphouet-Boigny est plein à craquer. Les supporteurs ivoiriens attendent depuis des heures la venue de leurs héros.
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  • Alassane Ouattara et Yaya Touré présentent le trophée au peuple ivoirien. La fête peut débuter à Abidjan !
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  • Rfi

mercredi, 11 février 2015 08:10

Dix ans de la loi Handicap: les espoirs déçus

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C'est un anniversaire au goût un peu amer. La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances promettait aux dix millions de personnes handicapées vivant en France une pleine citoyenneté et l'intégration parmi les autres. Dix ans après, le bilan est décevant. Malgré quelques avancées, les retards dans la mise en application de la loi sont criants et le quotidien des personnes concernées relève bien souvent d'un parcours du combattant.

Chômage

Sentiment d'injustice, désespoir, colère : de nombreuses personnes handicapées s’estiment exclues et désabusées. Depuis dix ans, leur vie n'a quasiment pas changé. 25 % d'entre elles sont au chômage. Des dispositifs existent, certes : les entreprises de plus de vingt salariés ont par exemple l'obligation d'employer au moins 6 % de personnes en situation de handicap, sous peine d'amende. Mais l’invalidité rebute encore les employeurs qui préfèrent bien souvent payer les pénalités que recruter des handicapés.

Précarité

Des dizaines de milliers de personnes handicapées vivent aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté. L'allocation aux adultes handicapés (AAH) s'élève à 800 euros en moyenne, la pension d'invalidité à 550 euros. Et l'Etat reste sourd à la proposition de créer un revenu d'existence minimum, égal au SMIC, pour ceux qui ne peuvent pas ou ne peuvent plus travailler à cause de leur handicap ou de leur maladie invalidante.

Maisons départementales du handicap

La loi de 2005 a créé les Maisons départementales du handicap. L'objectif était de mettre en place ce que l'on appelait à l'époque « un guichet unique » où les personnes handicapées pourraient s'informer, déposer une demande de prestation, être aidées et accompagnées. Mais ces lieux censés jouer un rôle central pour le public en situation de handicap croulent sous les demandes et les délais de réponse peuvent aller jusqu'à dix-huit mois. Pire, comme le précise Arnaud de Broca, secrétaire général de la fédération nationale des accidentés de la vie, ces réponses sont souvent formelles. Les personnes lourdement handicapées, ayant besoin d’une assistance continue, peuvent par exemple être orientées vers des établissements, dans lesquels, après vérification, il n'y a pas de places.

Scolarisation des enfants

Contrairement aux promesses de la loi, la scolarisation des enfants handicapés dans des écoles ordinaires n'est pas devenue la règle. Selon Christel Prado, présidente de l'UNAPEI, fédération de familles de personnes handicapées mentales, 13 000 enfants ne sont même pas scolarisés du tout, faute de structures adaptées à leur handicap. De nombreuses familles sont obligées de chercher des solutions éducatives à l'étranger, notamment en Belgique. Si elles en ont les moyens, bien évidemment…

En revanche, la France peut mettre à son actif des avancées sur la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire, ces personnes qui accompagnent les enfants à l'école et qui les aident à faire leurs devoirs à domicile. 28 000 de ces auxiliaires doivent être recrutés en contrat à durée indéterminée d’ici six ans.

Accessibilité

La disposition phare de la loi de 2005, qui avait fixé un délai de dix ans à tous les lieux publics et aux transports pour se rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite, n'a pas été respectée. La secrétaire d'Etat chargée du handicap, Ségolène Neuville, a indiqué l'été dernier que sur plus d'un million d'établissements recevant du public moins d'un sur trois était aux normes. La solution retenue par le gouvernement d'accorder des délais supplémentaires aux retardataires ne cesse de soulever de très vives protestations. « Ne pas pouvoir accéder aux soins, ne pas pouvoir aller chez un dentiste, ou chez un ophtalmo - s'indigne Jacques Zeitoun de l'association des paralysés de France - c'est incroyable ! Ne pas pouvoir se déplacer librement, ne pas pouvoir accéder à un emploi, c'est révoltant. C'est révoltant de devoir se battre pour accéder à des biens et des services pour l'accès desquels le citoyen lambda ne se pose plus de questions. »

« Nous n’implorons pas la charité, l’assistance - ajoute Philippe Chazal, président de la confédération française pour la promotion sociale des aveugles - nous réclamons de pouvoir vivre dans une société ouverte à tous, d’être citoyens. » Comme l’a prévu la loi du 11 février 2005…

Les Nations unies ont mis leur menace à exécution en République démocratique du Congo. Elles suspendent leur soutien aux opérations de l'armée congolaise contre les rebelles rwandais des FDLR. L'ONU et Kinshasa sont en désaccord sur la désignation dans l'est du pays de deux généraux accusés de violations des droits de l'Homme. Ce qui est particulièrement surprenant, c'est que cette suspension est annoncée trois jours avant la fin du délai accordé aux autorités de Kinshasa pour remplacer les deux officiers contestés.

L'ONU avait donné jusqu'au 13 février, à savoir vendredi prochain aux autorités kinoises pour remplacer Bruno Mandevu et Sikabwe Fall. Les deux généraux figurent sur une liste d'officiers indésirables établie par la mission des Nations unies, la Monusco. Ils sont considérés comme responsables ou complices de graves violations des droits de l'Homme qui ont eu lieu dans l'est de la RDC.

Lors d'une conférence de presse il y a quelques jours, le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé, avait déjà clairement laissé entendre que le gouvernement de Kinshasa ne remplacerait pas les deux hommes. Pour être écarté du commandement, avait-il indiqué, il faudrait avoir « fait l'objet d'une condamnation par notre justice militaire, or il n'y a rien de tel. »

Depuis, les Nations unies semblent avoir eu une réponse plus formelle, puisqu'elles ont donc décidé de suspendre leur participation sans attendre la fin du délai fixé. Pour autant, toutes les portes ne sont pas fermées : « Nous sommes en contact constant à haut niveau avec le gouvernement », a indiqué à l'Agence France Presse un responsable de l'ONU qui s'est dit confiant dans la possibilité de trouver une solution.

Rfi

mercredi, 11 février 2015 08:03

Front de Diffa: état d'urgence et forces en présence

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Le gouvernement a pris la décision, en conseil des ministres extraordinaire, de décréter l’état d’urgence dans toute la région de Diffa, mardi 10 février. Plusieurs interpellations ont eu lieu mardi. Côté militaire, les troupes de la coalition anti-Boko Haram se renforcent, alors que les jihadistes optent pour deux stratégies: l'attaque directe et l'opération kamikaze.

L'état d’urgence, dit-on, permettra à l’armée de remplir correctement sa mission : celle d’éradiquer le phénomène de Boko Haram dans cette région. Il accordera des pouvoirs supplémentaires aux forces sur le terrain. Il permettra aussi des perquisitions de domiciles de jours comme de nuit. Jusqu'alors, le groupe terroriste a mené des attaques directe en tirant des obus, mais a également utilisé des kamikaze infiltrés en ville, côté nigérien.
En rencontrant la presse mardi après-midi, le Premier ministre Brigi Rafini a déclaré que ce sont de jeunes Nigériens qui ont séjourné dans les camps d’entraînement de Boko Haram et qui sont revenus attaquer leur propre pays.La jeunesse de Diffa est en train de s’organiser, a-t-il ajouté, pour dénoncer tous les éléments de Boko Haram. Dans les quartiers, plusieurs interpellations ont d’ailleurs eu lieu mardi. En dehors du couvre-feu déjà opérationnel, les autorités régionales ont interdit toute circulation d’engins à deux roues. Presque tous les kamikazes utilisent ces motos pour perpétrer leurs attentats. Deux d’entre eux ont été tués mardi par les forces armées nigériennes dans la ville de Diffa.

« L’affrontement direct nous effraie moins »

Un homme qui escaladait le mur de la garnison de Diffa a été abattu par des soldats. Les forces de sécurité sont en alerte : elles confirment que deux attentats kamikazes ont secoué Diffa, dimanche et lundi. « Notre plus grand souci, c’est l’attentat, il est difficile de le prévenir. On ne connaît pas à l’avance les objectifs, l’affrontement direct nous effraie moins », a confié à RFI une source militaire à Diffa.

Les contrôles des véhicules à l’entrée de la ville sont renforcés, les coffres des voitures sont inspectés. Les soldats recherchent en particulier des explosifs. « Les villageois coopèrent plus qu’avant et nous donnent des renseignements maintenant qu’ils voient comment la menace se manifeste concrètement », a affirmé une autre source policière. Le gouverneur de Diffa a néanmoins encouragé la population à dénoncer les assaillants qui se cachent dans des maisons. Les suspects arrêtés sont transférés à Niamey. Le grand marché du mardi a été annulé hier à la demande des commerçants, dans une ville de Diffa qui se vide progressivement de sa population.

Mais que la population de Diffa se rassure, a indiqué pour sa part le ministre de l’Intérieur. Selon Hassoumi Massaoudou, Boko Haram ne prendra aucune ville du Niger. Pour soulager les soldats au front depuis plusieurs mois, le gouvernement vient de doubler leur indemnité de sujétion de 1 500 francs CFA par jour et monte donc à 3 000 francs pour toute la période de mobilisation.

5 000 hommes du côté de la coalition

L'armée nigérienne s'est déployée, aux côtés de l'armée tchadienne. Elle opère depuis le camp de la zone de défense 5. Côté nigérien les effectifs militaires sont estimés à 3 000 hommes. Les Tchadiens auraient quant à eux envoyés 2 000 hommes. En Face, côté Nigérian, Boko Haram pourrait aligner 5 à 700 hommes, d'après des sources locales.
Les forces armées nigériennes (FAN) ont également déployé leur artillerie.

Certains éléments des FAN avaient participé aux opérations dans le nord du Mali, et disposent donc d'une expérience au combat. Mais les hommes de Boko Haram, sont également aguerris, et manoeuvrent de manière efficace comme l'ont prouvé les récents combats à Fotokol côté camerounais. Au fil des attaques, les miliciens de Boko Haram ont récupéré des pièces d'artillerie, des blindés, et des pick-up, armés de mitrailleuses et parfois de bi-tube de 23 mm. Bien assez pour abattre un aéronef.

Les Tchadiens ont déployé leurs hélicoptères Mil-mi 24, les Nigériens, au moins un exemplaire. Le Niger a également acquis 2 Sukhoi 25, des bombardiers qui ont été vus en vols récemment à Niamey. L'armée de l'air française n'est pas loin au Tchad, mais également dans la capitale nigérienne avec des chasseurs bombardiers, des ravitailleurs et des drones. Si elle est capable de mener des tirs d'appuis à Niger, elle n'a pas été sollicitée à ce jour. Officiellement, la participation de l'armée française se limite aux renseignements et à l'aide à la coordination.

Rfi

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