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Me El Hadji Diouf, un des avocats de l’Etat, a jugé ''très modéré" le verdict prononcé par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), qui a condamné Karim Wade à 6 ans de prison ferme avec une amende de 138 milliards de francs.

"Le président de la CREI, Henry Grégoire Diop a pendant deux heures d'horloge fourni des preuves irréfutables qui justifie la peine infligée à Karim Wade, Bibo Bourgi et Pape Mamadou Pouye", a-t-il dit à la presse au sortir du procès.

"Le juge a mis de côté certaines données notamment concernant le compte de Singapour et les bijoux de sa défunte femme", El Hadji Diouf a assuré.

Il a par ailleurs déploré l'attitude des avocats de la défense depuis le début du procès de Karim Wade et ses complices.

''Les avocats de Karim Wade et de Bibo Bourgi ont depuis le début fait dans la manipulation et dire qu'il y a pas de preuves ou parlé de malade imaginaire pour retarder le procès, a-t-il déclaré, soulignant que "l'Etat ne peut pas accepter l'intimidation".

APS

En France, la campagne pour le second tour des départementales a débuté lundi. L'UMP et ses alliés sont arrivés en tête du premier tour. Deux ténors de l'UMP étaient en meeting lundi soir à Pessac en Gironde : Alain Juppé et François Fillon. Les deux hommes ont appelé à la mobilisation pour le second tour, mais les deux candidats déclarés à la primaire de 2016 ont surtout évoqué l'avenir de la France, signe que la campagne de 2017 a déjà commencée.

Avec notre envoyé spécial à Pessac, Pierre Firtion

« Aujourd’hui, le débat, il est tranché. La bonne stratégie, c’est le rassemblement et c’est l’union », a déclaré Alain Juppé, hier soir à Pessac. Pas de doute pour lui, le rassemblement a permis à la droite et au centre d'arriver en tête dimanche, une stratégie que le maire de Bordeaux défend depuis longtemps, notamment en vue de 2017.

L'élection présidentielle était d'ailleurs ce lundi dans toutes les têtes car Alain Juppé a surtout profité de ce meeting pour détailler les grands axes de son projet et pour tacler son principal rival, Nicolas Sarkozy, au sujet des menus de substitution dans les cantines scolaires, des menus que l'ancien président veut supprimer : « Moi je sers depuis très longtemps des repas où l’on peut choisir entre viande ou poisson, entre viande ou pas viande. Ça n’emmerde personne. C’est très bien comme ça. Alors ne faisons pas preuve non plus de maximalisme. »Alain Juppé a en revanche été beaucoup plus tendre avec son hôte François Fillon, candidat déclaré à la primaire, à qui il a lancé un appel du pied : « Je sais que tu travailles. Je fais de même. Et je ne doute pas que nos efforts convergeront un jour. » Ce à quoi François Fillon a répondu : « On a la même idée tous les deux : on veut le renouveau de la nation française dans une Europe qui défende sa civilisation. Et ceci nous amènera à mener tous les combats ensemble. »

François Fillon et Alain Juppé, main dans la main, se tournent tous les deux vers la primaire de 2016 ; les deux hommes, qui ont bien pris soin hier soir de ne jamais prononcer le nom de Nicolas Sarkozy.

Rfi

Au Yémen, après leur appel à la mobilisation générale pour prendre le sud du pays, les rebelles houthis ont dépêché plusieurs milliers d’hommes et des dizaines de blindés près de Taëz, ville du centre dont ils contrôlent déjà l’aéroport. Ils visent également le port d’Aden, où se trouve le président Mansour Hadi. Lundi, le ministre yéménite des Affaires étrangères a lancé un appel à l’aide aux pays du Golfe.

« Nous appelons le Conseil de coopération du Golfe à intervenir militairement pour stopper l’avance des Houthis soutenus par l’Iran », a déclaré le ministre yéménite des Affaires étrangères lundi. Il rappelle que les rebelles gagnent du terrain (voir encadré), occupent des aéroports et des villes, mènent des raids aériens à Aden et arrêtent qui bon leur semble. Cet appel montre l’inquiétude grandissante du gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi.

Mais une intervention du Bouclier de la péninsule, l’outil militaire du Conseil de coopération du Golfe, nécessiterait l’unanimité des six pays membres. Or aucune réponse n’a été donnée pour l’instant.

Le ministre des Affaires étrangères saoudien Saoud al-Fayçal a toutefois déclaré que les pays du Golfe prendraient les mesures nécessaires pour protéger la région contre l’agression des milices chiites houthis si une solution politique s'avérait introuvable, sans plus de précisions.

S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue britannique, Saoud al-Fayçal a rappelé la nécessité de réunir rapidement les parties au conflit autour d'une conférence de réconciliation à Riyad, conférence convoquée par le roi d'Arabie saoudite à la demande du président yéménite. Aucun de nous ne souhaite une action militaire, a renchéri Philipp Hamond. Mais les Houthis ont rejeté l'offre de dialogue.

Bab el-Mandeb, un détroit stratégique menacé par les rebelles

La prise de Taëz permettrait aux milices houtis de menacer le détroit hautement stratégique de Bab el-Mandeb. Large d’une trentaine de kilomètres seulement, il sépare le Yémen de Djibouti, la péninsule arabique du continent africain. Ce détroit de Bab el-Mandeb est considéré comme l'une des zones les plus importantes au monde en termes de trafic maritimes. Tout navire souhaitant passer le canal de Suez est obligé de l'emprunter.

En s'approchant du sud-ouest du pays, et donc de ce détroit de Bab el-Mandeb, les miliciens houttis venus du Nord pourrait donc menacer un secteur considéré comme hautement stratégique par un très grand nombre de pays : l'Arabie saoudite, qui en a besoin pour exporter son pétrole ; les Etats-Unis et la France, qui disposent d'une base militaire à Djibouti ; Israël enfin, dont le port d'Eliat est situé sur la mer Rouge.

Pour tous ces pays, voir les miliciens houtis contrôler l'une des rives de ce détroit serait d'autant plus préoccupant que ces miliciens chiites sont considérés comme des alliés de Téhéran. L'Iran, qui est déjà en mesure de perturber le trafic dans le détroit d'Ormuz, à l'autre extrémité de la péninsule arabique, disposerait ainsi d'un moyen de pression supplémentaire sur la scène internationale.

Rfi

On l'appelle le barrage Grande renaissance. C'est un immense chantier dont l'accord de principe vient d'être signé à Khartoum. L'Egypte et le Soudan ont donné leur feu vert à la construction par l'Ethiopie d'un immense barrage sur le Nil bleu. Un projet pharaonique

Une déclaration de principe concernant l'édification du barrage Grande renaissance, en Ethiopie, a été signé ce lundi par le président soudanais Omar el-Béchir, le pays hôte, son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, qui doit lancer cet ouvrage sur les rives du Nil bleu.

L'Egypte, qui était opposée à ce projet, a eu des garanties que le barrage ne modifierait pas sa part des eaux du Nil, soit 55 milliards de mètres cubes, et que l'eau ne servirait pas à l'irrigation de terres agricoles et serait informée de toutes les conclusions du bureau d'études.

Quant au Soudan, il a toujours soutenu le projet, l'Ethiopie s'était engagée à lui fournir l'énergie électrique à des prix préférentiels. Le barrage Grande renaissance une fois achevé, aura une retenue de 74 milliards de mètres cubes.

De l’électricité pour toute la région

Le barrage Grande renaissance sera en 2017 le plus imposant de tous les barrages hydroélectriques d'Afrique. Avec une puissance de 6 000 mégawatts d'électricité, soit trois fois la puissance du barrage d'Assouan, ou encore huit fois la production totale d'électricité du Sénégal, sept fois celle de la Guinée.

Le barrage Grande renaissance, encore appelé Barrage du millénaire, va permettre à l'Ethiopie d'exporter de l'électricité chez ses voisins. Les deux Soudan, Djibouti, le Kenya, le Yémen, tous sont intéressés par cette électricité à bas coût et dont l'exportation rapportera à l'Ethiopie 700 millions d'euros par an. Le barrage coûtera au total 4,5 milliards d'euros. Une somme financée à la fois par l'Etat et les Ethiopiens via un emprunt obligataire lancé par le gouvernement.

Outre l'électricité, le barrage va permettre à l'agriculture irriguée de faire un bond en avant. Aujourd'hui, seuls 3 % des terres agricoles sont irriguées. Dans deux ans, les agriculteurs auront à disposition une partie des 63 milliards de mètres cubes d'eau retenues par le barrage.

Le Caire et Addis-Abeba réconciliés

L’accord de Khartoum scelle ainsi la réconciliation entre l’Egypte et l’Ethiopie, comme l'explique notre correspondant au Caire,Alexandre Buccianti. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a en effet déclaré à Khartoum que « grâce au dialogue nous sommes parvenus à conclure un accord préservant les intérêts de toutes les parties ». Le Nil bleu venant d’Ethiopie fournit 85 % des 56 milliards de mètres cubes d’eau dont dispose annuellement l’Egypte.

Une Egypte qui aura dépassé les 100 millions d’habitants avant 2020. Depuis l’arrivée du président Sissi au pouvoir en juin 2014, les relations entre l’Egypte et l’Ethiopie ont enregistré des progrès spectaculaires. L’ex-maréchal et chef des services des renseignements militaires s’est avéré beaucoup plus diplomate que le président Frère musulman Mohamed Morsi qu’il a destitué en 2013.

Nul n’a oublié, en Egypte et en Ethiopie, cette réunion à la présidence égyptienne où toutes sortes de menaces, y compris la guerre, avaient été tenues. Une réunion qui avait été diffusée « par erreur » et en direct sur les écrans de la télévision étatique égyptienne.

Rfi

mardi, 24 mars 2015 07:51

A Alger, l'optimisme d'IBK sur les accords de paix

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta termine ce mardi 24 mars sa visite en Algérie. Hier, il a rencontré le Premier ministre puis le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Au coeur des discussions, l'accord de paix d'Alger entre les autorités et les mouvements armés du Nord, paraphé par le gouvernement et les mouvements de la Plateforme. Et pour le président malien, cet accord est « modèle de réconciliation et de paix ».

A la sortie de son entretien avec Abdelaziz Bouteflika, le président malien a répondu aux questions de la télévision officielle algérienne. Il a d'abord affirmé qu'il ne s'était pas trompé, en demandant, il y a plus d'un an, à l'Algérie de prendre la tête de la médiation dans les négociations de paix entre les autorités et les mouvements armés du Nord.

Accord « équilibré »

Ibrahim Boubacar Keïta a ensuite déclaré que l'accord de paix, paraphé par le gouvernement et les mouvements proches de Bamako, était « un modèle de réconciliation et de paix ». Un accord « équilibré », qui « ouvre des voies nouvelles » selon lui.

Rebâtir et développer

Nous ferons « tout » pour tenir nos engagements avec la Plateforme, affirme le président qui ajoute, concernant le refus de parapher de la Coordination : nous sommes « optimistes » quant à nos frères qui n'ont pas compris l'urgence pour nous tous d'accepter cet accord. L'objectif, désormais, explique IBK, c'est de reconstruire l'Etat malien, rebâtir et développer le pays pour que chacune des parties se sente fière de son appartenance.

Rfi

La condamnation lundi 23 mars de l'ancien ministre sénégalais et fils de l'ancien président, Karim Wade a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans le rang de ses partisans du PDS. Ce weekend, ils l’ont désigné candidat à la prochaine présidentielle. Adulé dans son parti, il ne fait pas l’unanimité dans la population sénégalaise mais il apparaît aux yeux de certains comme une victime.

Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

Dans le box des accusés, Karim Wade est absent. Il refuse de comparaître en signe de protestation contre la violation de ses droits. En revanche, son père, Abdoulaye Wade est venu. L'ancien président avait toujours refusé d'assister aux audiences, pour ne pas cautionner ce qu'il considère comme une parodie de justice.

On ne peut pas sur la base de présomption condamner quelqu'un
Serigne Mbake Ndiagne Un proche de Karim Wade 24/03/2015 - par Christine Muratet écouter

Le président de la Cour annonce six années de prison pour Karim Wade. « C'est trop, c'est trop », hurlent les militants. Ils sont très remontés à la sortie de l'audience. « Ce n’est pas normal ! Tout ça, c’est politique. Il n’y a rien, il n’y a pas de preuves. Ils ont fait ce qu’ils voulaient. Ca ceLe président de la Cour annonce six années de prison pour Karim Wade. « C'est trop, c'est trop », hurlent les militants. Ils sont très remontés à la sortie de l'audience. « Ce n’est pas normal ! Tout ça, c’est politique. Il n’y a rien, il n’y a pas de preuves. Ils ont fait ce qu’ils voulaient. Ca ce n’est pas de la juridiction normale », revendique cette jeune femme. « Macky Sall fait le maximum pour empêcher Karim Wade de se présenter aux élections prochaines parce qu’il sait nettement que c’est son adversaire potentiel pour le battre aux élections libres et clairement », dénonce un militant. « C’est un procès politique. Le gouvernement vient de montrer qu’il n’y a que des hypocrites au pouvoir », critique cet autre.

Les militants se donnent rendez-vous à la résidence d'Abdoulaye Wade... Devant eux, l'ancien président prononce quelques mots en langue locale, le wolof : « C'est du cinéma, du théâtre. Il ne faut pas baisser les bras. » Les avocats ont décidé de se pourvoir en cassation. Le PDS de son côté a annoncé la tenue d'un meeting, vendredi prochain.

Karim Wade, une victime ?

S’il est aujourd’hui soutenu par le PDS, Karim Wade n’a pas toujours été très bien vu. Quand son père Abdoulaye Wade était au pouvoir, les Sénégalais le surnommaient, « le ministre du ciel et de la terre » lui qui avait en main quatre portefeuilles des plus importants. Ses détracteurs lui reprochaient son train de vie, son arrogance. Son nom était cité dans des scandales de corruption et de détournements. On le savait adulé par son père et l’on redoutait plus que tout une succession dynastique à la tête du Sénégal.

Aujourd’hui, Karim Wade a déjà passé deux années en prison et les lignes ont bougé. Si certains ne sont pas près d’oublier et ne veulent surtout pas entendre parler d’impunité, d’autres en revanche reconnaissent que Karim Wade est plus populaire qu’avant. C’est lié au fait qu’il apparaît aux yeux d’une partie de la population comme victime d’une injustice, d’un règlement de compte politique explique un professeur de sciences politiques. D’autant qu’il est pour l’instant, l’un des seuls responsables à devoir rendre des comptes.

Ces deux années d’incarcération, ce qui n’est pas arrivé souvent dans l’histoire politique du Sénégal, le rendent de facto plus sympathique qu’avant souligne le politologue. Même s’il ne faut ne pas forcément y voir, précise-t-il, une adhésion à sa cause. L’ancien président Abdoulaye Wade, y est lui acquis et entend bien remuer ciel et terre pour faire libérer son fils.

Le président Abdoulaye Wade ajuste un ruban sur le costume de son fils Karim Wade, le 19 janvier 2011.

Rfi

Le secrétaire général du Parti socialiste se dit convaincu que le droit sera dit sur le procès de Karim Wade. Ousmane Tanor Dieng dénonce les menaces de l’opposition.

Ousmane Tanor Dieng fait confiance à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). En marge de la réunion du Bureau politique du Parti socialiste, samedi, il a «réaffirmé l’attachement» de sa formation à «l’Etat de droit qui caractérise le Sénégal». Le secrétaire général du Ps d’ajouter : «La séparation des pouvoirs est fondamentale dans toute démocratie. Nous réaffirmons aussi notre confiance aux magistrats et nous sommes convaincus que le droit sera dit.» Les Socialistes ont cependant dénoncé le comportement de l’opposition qui, soutiennent-ils, veut installer le pays dans une «tension». M. Dieng trouve «anormal» que l’opposition exerce des pressions sur les magistrats. Il appelle «tous les démocrates et les républicains à défendre la Ré­publique, la démocratie». Toute­fois, sur le verdict du procès de Ka­rim Wade, le Ps invite à la «sérénité», à «l’apaisement» et engage le gouvernement à être d’une «grande fermeté». «Toutes les dispositions doivent être prises pour que force reste à la loi. On ne peut pas être dans un pays et indiquer que si telle ou telle décision est prise, le pays sera à feu et à sang et faire appel à l’insurrection», souligne Tanor.

«Si l’investiture de Karim est une pression sur la justice, cela me paraît inacceptable»
Interpellé sur la candidature de Karim Wade à la tête du Parti démocratique sénégalais pour briguer le suffrage des sénégalais à l’élection présidentielle, le socialise rétorque : «Je n’ai pas de point de vue sur la candidature de Karim Wade parce que c’est une affaire interne au Pds. Le parti a le droit de choisir qui il veut en conformité avec les textes qui régissent son fonctionnement. Par contre, si, par extraordinaire, une telle décision apparaît comme une pression sur la justice, je dis que ça me paraît inacceptable.»

lequotidien

lundi, 23 mars 2015 19:30

Attentat de Tunis: des chefs de la police limogés

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En Tunisie, l'attentat du Bardo lors duquel 21 personnes ont été tuées a exposé les failles du dispositif de sécurité déployé autour du musée et de l'Assemblée nationale, située juste à côté. Cinq jours après l’attaque, plusieurs chefs de la police ont été sanctionnés.

Du côté du Premier ministre, on évoque des lacunes dans la protection du musée,
constatées après la visite sur place hier soir d'Habib Essid. Le chef du gouvernement tunisien a immédiatement limogé le chef de la police de Tunis et celui du Bardo. D'autres commandants auraient également été démis de leurs fonctions, selon l'agence Reuters. Un mandat de dépôt « a par ailleurs été émis contre un policier chargé de la sécurité du musée », précise de son côté le parquet.

Le président Béji Caïd Essebsi avait promis une enquête approfondie sur les dysfonctionnements après avoir reconnu des failles sécuritaires : manque d'agents à l'entrée du Bardo, qui abrite pourtant l'Assemblée, découverte d'un couple d'Espagnols à l'intérieur, 24 heures après le drame…

Le chef du gouvernement promet des mesures au ministère de l'Intérieur. Il reconnait enfin que les autorités ont « négligé » la menace que représentent les Tunisiens de retour du jihad en Libye, Syrie ou Irak. Ils seraient plusieurs centaines. C'était justement le cas des deux jeunes qui ont mené l'attaque du Bardo.
Chronologie et chiffres clés


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Rfi

 

La justice sénégalaise a condamné Karim Wade, fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, à une peine de six ans d'emprisonnement et à une amende de 138 milliards de francs CFA (209 millions d'euros), pour « enrichissement illicite », anéantissant ses espoirs d'être candidat à la présidentielle de 2017.

Avec notre correspondante à Dakar,  Carine Frenk

Le délit de corruption tombe, mais Karim Wade a été reconnu coupable « d’enrichissement illicite ». Il est donc condamné à six ans de prison ferme et à 138 milliards de Francs CFA d’amende, soit 210 millions d’euros.

Quant à ses co-accusés comme Bibo Bourgi, Alioune Samba Diassé, Mamadou Pouye, eux aussi écopent de lourdes peines : cinq ans de prison et de fortes amendes. Deux d’entre eux sont néanmoins innocentés et obtiennent une relaxe.

« C’est trop », crie la foule de militants venue assister à la lecture de l’arrêt. « C’est un procès politique. » Le président de la cour a même dû s’interrompre sous les huées de la foule avant de reprendre l’énoncé de son jugement.

En signe de protestation contre la violation de ses droits, Karim Wade n’était pas dans le box des accusés. En revanche, son père Aboudalaye Wade est venu. L’ancien président avait toujours refusé d’assister aux audiences pour ne pas cautionner ce qu’il considère comme « une parodie de justice ». Sa présence aujourd’hui au tribunal a conféré un évènement à caractère assez dramatique. Il devrait faire une déclaration dans les heures qui viennent.

Fin des ambitions présidentielles

Il faut savoir aussi que les avocats de la défense n’ont pas la possibilité de faire appel car la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei) ne prévoit aucun recours possible, mais ils peuvent néanmoins déposer un recours devant la Cour suprême du Sénégal.

Karim Wade avait été désigné, samedi 21 mars, candidat à la prochaine présidentielle par les militants du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation de son père. Cette condamnation l'empêchera donc de briguer la magistrature suprême.

Rfi

 

Dénonciateur de la corruption dans son pays, l'écrivain nigérian, Chinua Achebe, est mort à l'âge de 82 ans. Il était l'un des pères de la littérature africaine, auteur du roman-culte Le monde s'effondre (1958), une critique du colonialisme blanc.
Selon les médias nigérians, il est mort aux Etats-Unis dans un hôpital de Boston. Il avait longtemps été professeur à la Brown University. "En sa compagnie, les murs de la prison tombaient", a commenté à son sujet Nelson Mandela, cité par la Fondation Mandela. L'écrivaine sud-africaine et Prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer s'est déclaré "choquée" par sa mort et a salué "un ami proche" et un "humaniste".
Son nom a été cité pour le Nobel de littérature mais c'est un autre Nigérian, Wole Soyinka, qui devint en 1986 le premier africain à le recevoir. Le monde s'effondre, vendu à 10 millions d'exemplaires dans une cinquantaine de pays, était imprégnée de la culture Igbo, son groupe ethnique, sur fond de colonisation, ses thèmes de prédilection. Il avait aussi écrit des romans comme Les termitières de la savane, Le malaise, La flèche de Dieu et Le démagogue.
"UN CLASSIQUE DE SON VIVANT"
En 2002, il avait reçu le prestigieux Prix de la paix des libraires allemands. Pour le jury, "il était devenu un classique de son vivant, une des voix les plus fortes et les plus subtiles de l'Afrique dans la littérature du XXe siècle, un moraliste et un grand narrateur. Il passe pour le fondateur de la tradition littéraire de l'Afrique de l'ouest avec une œuvre très imprégnée par la tradition orale de son peuple". Il avait également été recompensé en 2007 par le Man Booker International Prize, émanation du Booker Prize, le grand prix littéraire britannique. La sud-africaine Nadine Gordimer, Nobel 1991, l'avait alors qualifié de "père de la littérature africaine moderne".
Achebe est né dans les années 30, cinquième d'une famille de six enfants, à Ogidi, dans le sud-est du Nigeria. L'atmosphère est alors dominée par les missionnaires chrétiens et le colonialisme britannique. Son père, instituteur anglican, sillonne la région avec sa mère pour prier et enseigner. Chinua Achebe est étudiant à l'université d'Ibadan, dans le sud-ouest du pays, puis collabore à la NBC (Nigerian Broadcasting Corporation) dans les années 50, avant l'indépendance de 1960.
"L'HISTOIRE DE LA CHASSE GLORIFIERA TOUJOURS LE CHASSEUR"
En 1967, les habitants du sud-est du Nigeria font sécession après des massacres du peuple Igbo et forment la nation du Biafra : Achebe la soutient. Une guerre civile de 1967 à 1970 suit, qui fera plus d'un million de morts. L'écrivain, qui a enseigné par la suite dans son pays, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, a écrit en 2012 son Histoire personnelle du Biafra.
"Des auteurs comme l'Américain Ernest Hemingway ont représenté la population noire africaine comme des sauvages et sont ainsi à l'origine d'un immonde blasphème, disait Achebe. C'est pourquoi j'ai décidé de tenter d'écrire des livres où les personnages étaient des Africains comme je les connais". Il citait souvent ce proverbe : "Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, l'histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur".
Paralysé des membres inférieurs après un accident de voiture en 1990, Achebe était aussi très respecté au Nigeria pour ses prises de position contre la corruption et la mauvaise gouvernance d'un pays richissime en pétrole. Il avait écrit à ce sujet le pamphlet Le problème avec le Nigeria (1984). En 2011, il avait refusé d'être décoré par les autorités du Nigeria, estimant que son pays se portait trop mal. C'était la seconde fois qu'il refusait d'être fait "Commandant de la République Fédérale", l'une des plus hautes distinctions de ce pays, le plus peuplé d'Afrique avec quelque 160 millions d'habitants dont la plupart vit avec moins de 2 dollars par jour.

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