Les Américains assurent avoir fait la plus importante découverte de pétrole au large des côtes ouest-africaines, et c’est dans les eaux territoriales du Sénégal. Cette découverte, couplée avec les gisements précédemment connus, rend le pays de plus en plus attirant pour les investisseurs étrangers. Et le Pse rentre encore plus dans le domaine du possible.

Le Sénégal confirme chaque jour qui passe sa nouvelle vocation de pays pétrolier. Hier dans la soirée, le président de la République, Macky Sall, a été informé en primeur, de la plus importante découverte de pétrole dans les eaux sénégalaises. Les représentants de la société Kosmos Energy, qui a repris les actifs de la tristement célèbre Petro Tim Sénégal, ont annoncé avoir atteint le rêve de chaque explorateur, le Nirvana des géologues. Une poche de pétrole, qui s’étendrait quasiment de Kayar à Saint-Louis, à la limite de la frontière mauritanienne.

Les pétroliers américains ont assuré au chef de l’Etat que les estimations les plus fiables indiquent que ce gisement est le plus important jamais découvert au large du Sénégal, et serait même, à les en croire, «le plus important d’Afrique de l’Ouest», quasiment en comparaison avec les réserves du Nigeria. Cela, aussi bien pour le pétrole que le gaz, et qu’il ouvrait des perspectives on ne peut plus joyeuses pour le pays.
Des collaborateurs du chef de l’Etat assurent que cette nouvelle découverte vient notablement changer les perspectives pour le pays, surtout avec la mise en œuvre du plan Sénégal émergent. Une fois toutes les données concernant ce filon connues, on pourra s’attendre à ce que le pays suscite un grand intérêt et un engouement de la part des potentiels investisseurs. Et même pour ses propres projets de développement, le Sénégal pourrait, une fois la phase d’exploitation entamée, mieux maîtriser le coût de l’énergie domestique.
Cette nouvelle découverte vient s’ajouter à celles précédemment opérées par Cairn Energy vers la Petite-Côte. Les gisements du britannique avaient été jugés suffisamment importants pour justifier une exploitation. Cela, surtout parce que la découverte était intervenue à un moment où le prix du baril de pétrole était tellement haut qu’il rendait rentable une exploitation à 100 dollars de charge.
Entre-temps, les prix du baril et du Brent ont chuté, remettant en cause plusieurs certitudes et bloquant les perspectives qui s’étaient dessinées, surtout pour des pays qui, comme le Sénégal, ont toujours été handicapés par leur manque de source d’énergie locale.
Néanmoins, les nouvelles découvertes vont fortement changer la donne, car si le gisement de la Grande-Côte est aussi important que l’assurent les explorateurs, son exploitation devrait pouvoir entrer en vigueur même dans l’éventualité d’un baril moins cher.

lequotidien.sn

 

Le duo de la culture et du tourisme est un moteur économique extrêmement puissant. Selon l'Organisation Mondiale du Tourisme, le patrimoine culturel représente près de 40 % de l'activité touristique international. Pour le redécollage de ce secteur au Sénégal, tant souhaité par le gouvernement, la richesse culturelle sénégalaise devra être une composante importante dans la mise en œuvre du plan de relance.
« La culture est de plus en plus utilisée comme l'un des aspects du produit touristique et des stratégies visant à mettre en valeur l'image des destinations. Le tourisme a été intégré dans les stratégies de développement culturel afin de valoriser le patrimoine culturel et de soutenir la production culturelle. Cette synergie entre tourisme et culture est considérée comme l'une des principales raisons incitant à favoriser le renforcement des liens directs entre ces deux composantes » explique Xavier Starkloff, directeur Afrique de l'Ouest du site de réservation d'hôtels en ligne Jovago.com. Un constat qui place la culture aujourd'hui au centre des politiques de développement touristique. Une expérience touristique est avant tout un partage de culture aussi bien pour le visiteur que pour l'hôte, on cherche à connaître l'autre dans ses us et coutumes, dans ce qu'il a de plus beau. En Afrique, des pays comme le Nigéria, le Kenya, le Maroc ou encore l'Afrique du Sud, ont su profiter de leur richesse culturelle pour donner un coup de pouce au tourisme. D'autres pays comme le Cameroun et le Burkina Faso sont en voie de réussir ce pari.
Selon une étude de l'OCDE consacrée à l'importance économique de la culture dans plusieurs grandes économies, la valeur des secteurs culturels représente entre 3 % à 6 % de l'économie totale.
Les atouts culturels du Sénégal
La riche histoire et la grande diversité du peuple sénégalais rendent sa culture richissime et variée. Le Sénégal est reconnu comme l'un des rares pays en Afrique de l'ouest où la culture occupe une place importante dans le plan de développement du pays. Un héritage légué par ses illustres pères dont Léopold Sédar Senghor. Le «patrimoine culturel sénégalais», est d'une valeur inestimable prenant en compte les rites et traditions de plus de 22 ethnies, les œuvres architecturales, sculptures, peintures, la gastronomie, le cinéma et plusieurs monuments. A cela s'ajoute son répertoire musical qui a fini par faire le tour du monde grâce à des artistes comme Youssou Ndour ou Baba Mâal. La culture sénégalaise repose sur son hospitalité légendaire : la « teranga », une composante importante de la société sénégalaise qui assure aux visiteurs une intégration rapide. Bref, voilà autant d'atouts culturels que l'on retrouve dans les 12 régions du pays, chacune avec ses spécificités et qui n'attendent que d'être mises en valeur et permettre aux populations d'en vivre.
En effet, le tourisme culturel est particulièrement attractif car il peut avoir toutes sortes d'avantages pour les populations locales. Il peut notamment avoir des retombées importantes en terme de création d'emplois et d'entreprises, augmenter les recettes fiscales, diversifier l'économie locale, attirer des visiteurs s'intéressant à l'histoire et à la préservation du patrimoine, assurer la préservation des traditions et de la culture locale mais surtout faire naître la fierté de la collectivité vis-à-vis de son patrimoine.
Ismael Cabral Kambell

 

Respecter la femme c'est respecter l'humanité qui est en nous, donner aux femmes ses droits c'est faire avancer le monde. Pape CISSOKO

(AFP) Le 21 avril 1944, il y a pile-poil 70 ans, le droit de voter et d'être élues était enfin accordé aux femmes, près d'un siècle après les hommes, par une ordonnance du Comité français de la Libération nationale signée par Charles de Gaulle depuis Alger.
Le droit de vote des femmes est confirmé par l'ordonnance du 5 octobre 1944, sous le Gouvernement provisoire de la République française. Il faudra attendre le premier scrutin après la Libération, les municipales, en cet historique mois d'avril 1945, pour que douze millions de femmes puissent l'exercer.
Mais, 70 ans plus tard, elles peinent encore à s'imposer dans la sphère politique en dépit des lois sur la parité. Les têtes de liste sont encore majoritairement masculines et les femmes souvent cantonnées aux dossiers sociaux ou relatifs à la petite enfance...
L'Assemblée nationale compte 155 députées sur un nombre total de 577 élus, soit 27% seulement de l'hémicycle qui se conjugue au féminin.
tempsreel.nouvelobs.com

 

Des chercheurs viennent de découvrir une cause fondamentale de l'asthme. Une piste prometteuse vers un traitement définitif ? Sciences et Avenir a posé 3 questions au Pr Antoine Magnan, pneumologue et allergologue.
Une équipe de l'université de Cardiff, en collaboration avec des scientifiques du King's College de Londres et de la Mayo Clinic (États-Unis), pense être sur la voie d'un traitement très efficace contre l'asthme. Elle vient en effet d'identifier une cause fondamentale de cette maladie. Une découverte qui fait l'objet d'une publication dans la revue Science Translational Medicine. "Pour la première fois, nous avons découvert un lien entre l'inflammation des voies respiratoires, qui peut être causée par des éléments environnementaux - tels que les allergènes, la fumée de cigarette et les émissions des voitures - et les voies respiratoires dans l'asthme allergique", a déclaré dans un communiqué le professeur Daniela Riccardi, co-auteur de l'étude.
La plupart du temps d'origine allergique, l'asthme touche en France environ 6 à 7 % de la population adulte et 10 % des enfants de moins de dix ans, soit 3,5 à 4 millions de personnes au total, selon des chiffres de l'Institut de veille sanitaire (InVS). Des traitements existent, tels que les corticoïdes inhalés et les broncho-dilatateurs. Cependant, pour un patient sur 12, ils sont inefficaces. C'est pourquoi les chercheurs continuent à explorer de nouvelles pistes.
Est-on enfin sur la voie d'un traitement définitif contre l'asthme ? Réponse du Pr Antoine Magnan, chef de service de Pneumologie à l'Institut du thorax de l'hôpital Laennec de Nantes et président de la Société française d'allergologie.
Sciences et Avenir : Qu'ont découvert précisément les chercheurs britanniques ?
Pr Antoine Magnan : En étudiant des souris et des tissus humains de personnes asthmatiques et en bonne santé, les chercheurs ont découvert que l'inflammation des bronches, l'irritation des muqueuses et le rétrécissement du tissu des voies aériennes lors d'une crise d'asthme étaient liés à des récepteurs sensibles au calcium (CaSR) situés à la surface des cellules musculaires des bronches. Les chercheurs ne connaissent pas encore en détail le mécanisme lié entre ces récepteurs, qui régulent la concentration du calcium dans l'organisme, et les symptômes de l'asthme. Mais ils ont constaté que ces récepteurs sont surexprimés (ndlr : produits en trop grande quantité) chez les asthmatiques.
Cette découverte est-elle prometteuse ?
Oui, car les chercheurs ont constaté que l'inhibition des récepteurs CaSR annulaient tous les symptômes de l'asthme ! Cette inhibition est possible grâce à une classe de médicaments déjà existants, appelés "calcilytiques" (voir encadré ci-dessous), administrés directement dans les poumons par nébulisation, une technique qui consiste à diffuser de fines particules d'une solution à l'aide d'un gaz.
CALCILYTIQUES. Développés il y a environ 15 ans, initialement en tant que traitement potentiel de l'ostéoporose, les calcilytiques se sont avérés comme sûrs et bien tolérés, bien qu'inefficaces pour traiter l'ostéoporose, selon les auteurs de l'étude.
Ce traitement pourra-t-il guérir l'asthme un jour ?
Je ne pense pas. Puisque ce traitement vise à inhiber un récepteur, il ne pourra pas être efficace en une seule administration et devra être pris régulièrement, peut-être même quotidiennement, tout comme les traitements actuels. Cependant, espérons qu'il puisse être efficace pour les asthmatiques sur qui les corticoïdes inhalés et les broncho-dilatateurs ne fonctionnent pas.
m.sciencesetavenir.fr

 

Le tableau des 7 mages montre figure Balthazar, ce roi noir élégant et de rang important dans les évangiles, ce qui veut dire simplement que le monde est divers.
Ce thème de l'adoration des mages a été ainsi l'occasion pour d'innombrables peintres depuis le Moyen âge de représenter un Africain dans une situation de majesté et non pas d'humiliation ou de soumission ou d'esclavage.
Bilal aussi faisait partie des principaux fidèles du prophète et rien n'a ^pu le distraire dans son cheminement. Le prophète l'avait béni et avait fait de lui, cet esclave affranchi le principal muezzin, celui qui appelle à la prière. La figure de Bilal devrait démontrer aux uns et aux autres la couleur de peau, le statut social, n'ont rien à voir avec la foi et qu'il n'y a aucune supériorité entre les «races ».
L'éducation approfondie devrait montrer que Mohamed dans ses gestes indiquait la voie de l'interculturalité, de la tolérance et du respect entre cultures, et religions etc. Aujourd'hui on lit le traitement inhumain dont sont victimes certains africains dans les pays arabes. Au Maroc, en Tunisie, on parle des voix s'élèvent pour dénoncer ces traitements inhumains. Mon ami le génie de la pensée Tidiane NDIAYE dans son ouvrage révolutionnaire ( Le Génocide voilé- voir ichrono.info) a démontré à la face du monde l'esclavage arabo-mauresque plus dévastateur que l'esclavage atlantique. Loin de se lancer dans une querelle haineuse, il est important de se mettre à table et de discuter, comment envisager un meilleur vivre ensemble dans le respect des différences. On dira ici pour terminer « les civilisations ne sont jamais en conflit, ce sont les individus qui sont en conflit », il faut faire son propre djihad pour épurer son cœur de tout mal qui enseigne la différence, la haine, la guerre et la violence. Pape CISSOKO
Bilal Ibn Rabah, plus connu sous le nom de Bilal Al-Habashi, fut l'un des premiers compagnons du prophète de l'islam, Mohammed, et le premier muezzin de l'islam. Il aurait été le premier noir et le premier esclave à se convertir à l'islam après son affranchissement par Abou Bakr.
Le premier adhân
À la fin de l'édification de la première mosquée, à Médina, il fallait appeler les fidèles à la prière. C'est donc en l'an I de l'Hégire, que la décision fut prise quant au moyen de rappeler aux croyants l'heure des prières. À ce sujet, l'envoyé de Dieu et ses compagnons passèrent en revue quelques procédés tels que l'usage du cor en vigueur chez les Juifs, ou de la cloche à la manière des Chrétiens. Les deux idées furent toutefois rejetées. La proposition avancée par Abd Allâh Ibn Zayd fut retenue : la voix.
Mohammed, qui avait remarqué la magnifique voix de Bilâl, le chargea de lever l'adhân. Flatté de l'honneur qu'il lui faisait, Bilâl s'exécuta avec empressement. Il grimpa sur le toit de la mosquée et lança le tout premier appel à la prière de sa plus belle voix. Sa prestation émut le prophète de l'islam et ses compagnons qui furent confortés dans leur choix et décidèrent que Bilal serait définitivement chargé de lever l'adhân. C'est ainsi que Bilal Ibn Rabah devint Bilal Al-Habashi, le premier muezzin de l'islam. En 623, à la bataille de Badr qui vit la victoire des Musulmans sur les polythéistes mecquois, il combattit et tua son ancien maître, Omayyah Ibn Khalaf. Ce fut encore lui que Mohammed chargea de lever le premier adhân de La Mecque, du haut de la Ka'aba, lors de leur entrée triomphante dans la ville. Quand la Ka'aba fut ouverte, seul Bilal eut le droit d'accompagner Mahomet à l'intérieur pour débarrasser ce lieu saint, construit par Adam et que Ibrahim (Abraham) avait reconstruit avec son fils aîné Ismaël après le Déluge, de toutes les idoles qui s'y trouvaient.

Plusieurs personnes jalousaient le rôle de Bilal, le racisme étant très présent dans le monde arabe, ce qui permit au prophète de travailler sur la mentalité de ses fidèles pour leur faire comprendre que la religion ne se limite pas à ces détails.
Après le décès du prophète, Bilal refusa de faire l'appel à la prière suite à plusieurs injustice faites sur le suc, il quitta la Mecque et partit à Damas.
Il revint neuf plus tard pour se rendre sur la tombe de Mohammed où il fit l'appel à la prière pour la dernière une fois.
Il retourna à Damas où il y fut enterré.
[CINÉMA] UN FILM D'ANIMATION SUR BILAL, LE PREMIER MUEZZIN DE L'ISLAM, DEVRAIT SORTIR EN FIN D'ANNÉE
Synopsis : Un millénaire plus tôt, un garçon qui rêvait de devenir un grand guerrier est enlevé avec sa sœur et conduit sur un territoire loin de chez lui. Jeté dans un monde où la cupidité et l'injustice prédominent, Bilal trouve le courage d'élever la voix et de créer un changement. Inspiré d'une histoire vraie, c'est l'histoire d'un héros africain qui a marqué son époque.
En effet, le scénario se base sur la vie de Bilal Ibn Rabah, un esclave affranchi d'origine éthiopienne qui s'est converti à l'Islam et qui est connu pour être l'un des premiers compagnons du prophète de l'Islam, Mahomet, et le premier muezzin.
Les acteurs Adewale Akinnuoye-Agbaje (Game of Thrones) et Quvenzhané Wallis (Annie) ont tous deux interprété Bilal. La jeune actrice a prêté sa voix à Bilal en tant qu'enfant et Adewale sur la photo d'illustration, joue Bilal adulte. D'ailleurs, l'acteur a aidé le studio Barajoun Entertainment basé à Dubaï à produire le long-métrage.
Le studio Barajoun Entertainment a pris huit ans pour réaliser ce long-métrage, qui a d'ailleurs été financé grâce à de nombreux investisseurs de fonds privés locaux. « Bilal » devrait sortir en fin d'année.
INFO www.negronews.fr

-Pour mieux comprendre l'histoire de Bilal, nous avons écouté Maka TOURE un grand frère, un doyen qui m'explique le sens du coran, puis le jeune Mamadou Moustapha MBODJI un jeune érudit islamologue  de la confrérie Tidjiane. L'islam mérite d'être expliqué par des personnes qui savent et qui n'interprètent pas à leur convenance le texte sacré qui est une religion de partage, de tolérance et de respect. pape CISSOKO

 

Merci à Alpha malgré un emploi du temps surchargé comme d'habitude; il a pu nous produire une pensée lucide et clairvoyante sur le sujet qui traverse le monde politique sénégalais et la société sénégalaise( la transhumance chez Macky Sall); il nous decille les yeux et l'esprit. pape CISSOKO

-Le président Macky SALL vient de nous faire l'apologie de la transhumance. Cet homme libéral dit ne pas comprendre pourquoi on traiterait quelqu'un qui change de camp politique comme il le voudrait. En votre qualité de philosophe, quelle réflexion vous suggère cette pensée du Président?
Il faut peut-être en revenir à cette bonne vieille méthode philosophique consistant à circonscrire le contenu sémantique des notions mises en fonction dans un discours. Dans cet esprit, la transhumance ne traduit pas le changement de camp politique en soi. Pour preuve, le Président s'est donné en exemple. En quittant le PDS, dans les conditions que je rappelle dans mon livre consacré à la présidentielle sénégalaise de mars 2012, pour fonder à ses risques et périls, l'APR, personne, ni de l'opposition ni du PDS, ne l'avait taxé de transhumant. J'ajoute que, par cet acte de rupture, il a dû engranger pas mal de sympathie de la part de ses concitoyens.
La transhumance renvoie à ce mouvement consistant à rejoindre une formation politique adverse et/ou un homme politique, souvent précédemment voués aux gémonies, avec la garantie ou l'espoir de bénéficier de sinécure. Le transhumant est toujours en attente à l'image de l'animal qui court derrière d'autres prairies. Ou autres cas de figure, qui n'est pas antinomique aux précédentes, le responsable politique qui a dû confondre sa poche avec celle de l' État, et qui cherche est se mettre dans les bonnes grâces des nouveaux gouvernants dans le but de se faire oublier à l'heure des comptes, que toute bonne république se doit d'exiger de la part de ses citoyens qui ont eu à gérer ses deniers. À ce sujet, je rappelle souvent cette sérieuse mise en garde du socialiste Cheikh Tidiane Dièye, formulée au lendemain de la première alternance politique : « Tous ceux qui envoient des signaux au nouveau pouvoir sont immensément riches et auront, certainement, du mal à prouver l'origine de leur fortune. Afin que l'on ne s'intéresse pas à leurs biens mal acquis, ils veulent aller se refugier derrière le nouveau pouvoir et s'offrir ainsi une nouvelle virginité. Cela ne se passera pas ainsi ». Malheureusement, sa mise en garde est restée sans écho au sein du régime libéral.
- Le Président Sall trouve que cette qualification est d'autant plus impertinente qu'il n'existe plus de frontière étanche entre les idéologies, pour ne pas dire mort des idéologies ?
Cette remarque n'est pas indigne d'intérêt. Nonobstant le fait que la mort des idéologies est une sentence toujours prononcée sur un terrain idéologique, toute la question est de savoir si la mort des idéologies signifie l'enterrement au premier plan de l'éthique. C'est cela le problème de fond. Au demeurant, je considère qu'il y a au moins deux idéologies qui, elles, ne mourront jamais, quelques soient, par ailleurs, leurs formes d'expression historiques : celle qui prône la justice sociale et l'équité, confrontée à celle qui est pour l'inégalité et l'injustice. Il est vrai que la mobilité est moins violente au regard du fait que c'est le même parti qui éclate et qui procède à un e sorte de redistribution des rôles. Ainsi, passer du PDS à l'APR, de Rewmi à l'APR ne pose au plan de l'idéologie strict sensu aucun problème majeur. Sous ce rapport, la question n'est pas tant l'idéologie, en tant telle, que la raison qui soutend l'action et l'engagement politiques. Or, la transhumance range l'idéal, l'éthique et les scrupules aux oubliettes au profit d'un investissement politique froid qui procure, dans le ici et le maintenant, des dividendes politiques et des postes de sinécures. Dans cette dynamique au cours de laquelle l'éthique est mise en exil, le transhumant est souvent pris à défaut de reniement d'autant qu'il se vend en général en excellant dans l'art de brûler sur la place publique ce qu'il chérissait, de vouer une allégeance d'un autre âge à la personne qu'il s'était évertué à traiter de tous les noms d'oiseaux. Et le triomphe de la stratégie du vase communiquant explique le retour des mêmes perversions dans le landernau politique. Les nouveaux pouvoirs oublient souvent les véritables acteurs de leur propre avènement ; ce faisant, ils n'envisagent de massification que sous le mode du recrutement dans les rangs des anciennes formations défaites!

- Depuis un certain temps, le changement de bord politique est devenu un jeu d'enfant, même si ce phénomène existe dans toutes les démocraties, Me WADE en a fait une pratique courante avec des moyens financiers et matériels qui couronnent le transhumant ? La parole politique a-t-elle aujourd'hui un sens au Sénégal ?

Vous avez raison de dire que ce phénomène existe dans toutes les démocraties, et n'était pas non plus ignoré des Sénégalais. Le parti socialiste l'avait expérimenté en coptant les responsables les plus influents des partis politiques de l'opposition dans l'espace du pouvoir. L'entretien des transhumants, dans le contexte de l'application des douloureuses Politiques d'Ajustement Structurelles, avait, en partie, trouvé son corollaire dans la poussée démographique ministérielle, et dans l'instauration du Sénat et du Conseil économique et social, institutions décriées tant que l'opposant politique est hors de l'espace présidentiel. C'est aussi le lieu de se rappeler de la fameuse loi Niadiar Séne, portant augmentation du nombre de député dans un pays confronté à une terrible demande sociale. On se souvient aussi du célèbre chroniqueur de Walfadjiri, Abdou Sow, pseudonyme de Mame Less Camara, qui s'offusquait, en toute légitimité, de l'embouteillage à la porte du Conseil des ministres ! Il n'est d'ailleurs pas étonnant que, depuis, au delà des professions de foi, aucun gouvernement n'a su honorer l'engagement de réduire le nombre de ministres à 25 !
Cependant, avec Wade, il a pris des proportions surréalistes avec comme arrière-fond cette philosophie cynique qui lui est prêtée : si tu veux avoir les Sénégalais, il faut se résoudre à mettre le prix. Les fameux dossiers des audits ont souvent été traités sous le mode du chantage politique. Aujourd'hui, la curiosité est de voir quelle finalité le pouvoir de Macky Sall va-t-il assigner à cette exigence citoyenne qu'est la traque des biens mal acquis.
Il est clair que la parole politique est en souffrance. Un des proches militants du Président Sall est allé jusqu'à dire que tous les prédécesseurs de l'actuel locataire du Palais ont eu à se dédire et que, par conséquent, le président n'a pas à se formaliser ! Cette thèse repose sur une amnésie totale : Macky Sall aura été le seul candidat à une présidentielle dans ce pays à avoir bénéficié du soutien des Sénégalais dont l'un des griefs portés précisément à Wade est d'avoir renié sa parole du haut de ses 87 ans ! Autrement dit, formuler une pareille invitation c'est oublier que le respect de la parole donnée, dimension essentielle de l'assainissement des mœurs politiques, participe des demandes fondamentales des citoyens-électeurs qui ont porté Macky Sall au pouvoir.

- Le chef de l'Etat invite à cesser ce débat, non sans considérer que l'usage du mot « transhumance » pour des êtres humains est simplement indécent.
Cette interpellation pose un double problème. Le premier est que l'analogie, la métaphore, la comparaison sont des outils de la pensée humaine. Ils sont opérationnels auprès du concept dont usent, en toute légitimité, le philosophe et l'homme de science ! Dans le conte comme dans le proverbe, quand on dit Bouki, le lièvre, que sais-je encore, en réalité on s'adresse à qui ? On parle de qui ? Mais des hommes ! D'ailleurs, lui-même, il confesse aller à la pêche ... des voix !
Sans être grossier ni irrespectueux, je pense que la notion de transhumance a beaucoup contribué à élucider ce phénomène bien connu dans l'espace politique sénégalais. Qui plus est, la plupart des actuels alliés du Président Macky Sall, ont, en partie, circonscrit leur identité politique par l'usage du concept de transhumance doublé d'une critique virulente de sa pratique.
Le second problème, c'est la mise en demeure adressée aux non politiques à arrêter de juger les politiques comme si la République ne trouvait pas vitalité et richesses dans l'unité de sa diversité et de la pluralité de ses composantes ! Le pluralisme républicain n'est même pas réductible au multipartisme et au pluralisme médiatique ; a fortiori à une quelconque mouvance politique. Si le pluralisme est la matrice de tout véritable régime démocratique, c'est dans la mesure où il capitalise toutes les expressions et toutes les sensibilités qui ont droit de cité dans la Cité en vertu du déploiement de la raison critique, levier de la démocratie et de la science ! Sous cet angle, l'inquiétude porte ici sur la politique des deux poids deux mesures. Le Président Macky Sall affirme ne pas pouvoir arrêter le débat sur la durée de son mandat, en cours dans sa propre formation politique. D'un même mouvement, il invite à mettre un terme au débat sur la transhumance !

- Pour avoir lu Machiavel et le Prince, Jean Paul Sartre, Les mains sales, ne pensez-vous pas que la critique de la transhumance participe d'un moralisme qui, de toute évidence ignore les exigences de la realpolitique ?

Il est clair que la gestion du pouvoir a ses propres règles et exigences. Ce n'est pas un hasard si les dérives autoritaristes lui sont consubstantielles. Mais, justement la critique alimente ces contre-pouvoirs sans lesquels les institutions républicaines sont vidées de leur âme. Du reste, il n'est pas superflu de noter que la démocratie, en plus des institutions, n'est crédible et performant que vis-à-vis de son degré d'imprégnation de l'esprit républicain qui l'enveloppe. Cet esprit se décline, entre autres, par l'altruisme qui structure les incontournables rapports entre Alter et Ego. Montesquieu a suffisamment attiré l'attention sur cette dimension en soutenant que le civisme c'est la préférence de l'intérêt général par rapport à l'intérêt particulier. Et il ajoute : chose pas aisée ! C'est un devoir républicain que de rappeler, à haute et intelligible voix, à ceux qui nous dirigent ce pour quoi ils sont élus.
Sous un autre rapport, la critique de la transhumance, déborde la dimension morale et même éthique pour déboucher sur une question, à la fois, de bonne gouvernance et de gestion des hommes. L'insertion des transhumants, au-delà de la logistique qui l'accompagne, engendre un dysfonctionnement dans la gestion républicaine. Quand, quelqu'un se retrouve dans un service, pas en vertu de ses compétences intrinsèques mais comme protégé de tel ou tel, il est dans la posture de quelqu'un qui échappe aux règles en vigueur et peut être amené à nager à contre-courant non sans narguer son chef. Ce sont ces dérives et perversités du clientélisme politique qu'amplifie la transhumance.
Il s'y ajoute l'équation de l'intégration du transhumant dans sa nouvelle formation politique. Il est difficilement accepté par ceux qui se considèrent comme des militants de la première heure. Pire, en général, le transhumant est un ex-adversaire politique, battu à plate couture dans son propre fief. Si en plus, il est soupçonné de traîner des casseroles, son intégration dans son nouveau biotope devient plus qu'hypothétique. Pour preuve, on entend souvent des récriminations provenant de l'APR et de la Coalition Macky 2012 ; elles ne sont sans doute pas toutes de l'ostracisme et du refus de la massification. Dès lors, il n'est pas évident que l'éloge de la transhuamnce contribue outre mesure à massifier un parti.
En tout état de cause, la notion de transhumance reste une des plus opératoires pour élucider un certain type de mobilité des acteurs politiques.

Par le Pr Alpha SY, intellectuel à la pensée aiguisée qui perçoit vite les dérives et subterfuges du monde politique et de la société sénégalaise dans son ensemble.
Auteur de plusieurs ouvrages voir ichrono.info exlibris
Animateur de café philosophique et de rencontres culturelles au Sénégal et à travers le monde.
Professeur de philosophie

dimanche, 26 avril 2015 18:34

Négociations Etat-Enseignants : Dialogue des sous

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Devant une crise scolaire qui perdure, où l’impatience grandit face au refus des enseignants de reprendre la craie, le Cusems et le Grand cadre des syndicats d’enseignants, presque partagés sur leurs revendications, affichent encore leur division, face à des propositions du gouvernement. Le Cusems  campe toujours sur sa position de poursuivre le mot d’ordre. Alors que le Grand cadre veut d’abord se concerter avec la base, pour savoir la conduite à tenir.

Ils sont nombreux à afficher leur inquiétude quant à la tournure que prend la crise scolaire. Mais ce n’est pas demain qu’une solution de sortie de crise va être trouvée. La rencontre d’hier entre le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne et les syndicats d’enseignants n’a pu décanter la situation. Au sortir de cette rencontre à laquelle ont pris part des ministres, députés et autres membres du Cese (Conseil économique, social et environnemental), les syndicats d’enseignants se sont encore affichés désunis. Des membres du Cadre unitaire syndical de l’enseignement moyen et secondaire (Cusems) campent toujours sur leur position de poursuivre le mot d’ordre de grève, tant que leur revendication relative à l’alignement de l’indemnité de logement n’est pas satisfaite. Alors que les membres du Grand cadre des syndicats d’enseignants ont décidé de se concerter avec leur base, avant de donner leur position, par rapport aux propositions du gouvernement.   

Abdoulaye Ndoye, un des secrétaires généraux du Cusems,  estime qu’il est trop tôt de dire que les deux parties s’accordent sur une solution de sortie de crise. Pour lui, le combat pour la satisfaction de leurs revendications continue. «Nous avons interpellé le chef du gouvernement sur l’alignement de l’indemnité de logement, qui est l’une des revendications des enseignants. Mais, sur cette question, nous sommes restés sur notre faim. Il n’y a pas eu d’avancées significatives», se désole Abdou­laye Ndoye. A l’entendre parler, les craintes des enseignants continuent et leur décision de déserter les salles de classe persiste. Selon Abdoulaye Ndoye, le Cusems ne laissera nullement ses membres enseignants poursuivre leur programme, pendant que le gouvernement peine à satisfaire leurs revendications. Il invite toujours le gouvernement au respect des engagements souscrits.
Cependant, l’optimisme affiché par le chef du gouvernement quant à un compromis avec les organisations syndicales bute sur le niet catégorique des enseignants du Cusems. Même si du côté du Grand cadre des syndicats d’enseignants, la décision de lever ou de suspendre le mot d’ordre de grève dépend de la base et non de la direction syndicale. «Nous avons rencontré le Premier ministre et des membres de son gouvernement. Nous leur avons fait état des attentes très fortes des enseignants. Le Premier ministre nous a fait des propositions. Maintenant, une plénière entre secrétaires généraux de syndicats membres du Grand cadre se tiendra le week-end, pour apprécier les propositions du gouvernement», informe le coordonnateur du Grand cadre.
Mamadou Lamine Dianté expli­que qu’un procès-verbal (Pv) de leur rencontre avec le gouvernement sera transmis à la base, qui devra apprécier les propositions du gouvernement. Selon Dianté, la clé du dégel est entre les mains de la base syndicale. «Nous n’avons pas de sentiment de satisfaction ou d’insatisfaction à exprimer. La décision revient à la base à qui nous ferons un compte-rendu fidèle. Nous donnerons notre position officielle à l’issue de notre rencontre avec la base», insiste le coordonnateur du Grand cadre. Ce dernier informe qu’un second face-à-face entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants est prévu dans la matinée de ce lundi.


Le ministre de la Fonction publique aux enseignants
«Aujourd’hui, on ne peut pas prendre l’engagement d’augmenter l’indemnité de logement»
La question de l’augmentation de l’indemnité de logement semble être le nœud du bras de fer entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Sur ce, le ministre de la Fonction publique, Mme Viviane Bampassy, s’est voulue très claire. Elle a réaffirmé hier, au sortir de la rencontre avec les syndicats d’enseignants, la position du Premier ministre. «Les nécessités du cadrage macro-économique font qu’aujourd’hui, on ne peut pas prendre l’engagement d’augmenter l’indemnité de logement des enseignants. Mais, nous avons pris acte», estime Mme Bampassy.
Le ministre informe que le gouvernement est dans le cadre d’une étude pour repenser le système indemnitaire des agents de l’Etat.
Sur les indemnités de logement, l’Etat veut avoir une démarche globale, selon madame le ministre de la Fonction publique. Elle est d’avis que le décret 2014-769 du 12 juin 2014 n’attribue pas d’indemnité de logement. Viviane Bampasy a tenu à recadrer les syndicats d’enseignants sur l’objectif du gouvernement de respecter tous ses engagements. «Sur les cinq questions majeures, les quatre sont derrière nous», explique le ministre de la Fonction publique.

lequotidien.sn

dimanche, 26 avril 2015 18:31

Ligue 1: l'Olympique de Marseille au fond du trou

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Après une nouvelle défaite vendredi 24 avril sur sa pelouse (3-5 contre Lorient), l’OM a touché le fond. Leaders du championnat à la mi-saison, les Marseillais s’éloignent du podium et d’une qualification pour la Ligue des champions. Les problèmes semblent nombreux et les solutions, peu évidentes.

Face à Lorient au Stade Vélodrome, relégable avant cette 34e journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille a vécu un cauchemar éveillé. Sur leur pelouse, les Marseillais pouvaient recoller aux Basques de l’AS Monaco, principal concurrent pour décrocher en fin de saison le dernier strapontin pour la Ligue des champions. Quatre-vingt-dix minutes et des brouettes plus tard, cet objectif paraît bien loin, la faute à une défense passoire et à une improbable quatrième défaite consécutive. Le moral au fond des chaussettes, les joueurs de Marcelo Bielsa sont au fond du trou depuis début 2015.

Y a-t-il un problème Bielsa ?

Avant la venue du PSG au Stade Vélodrome le 5 avril, on ne parlait que de lui. Marcelo Bielsa par ci, Marcelo Bielsa par là. « Bielsa no se va », criaient les supporteurs de l’OM. Mais quelques semaines plus tard, ce « Bielsa ne t’en va pas » tient-il toujours ? Ce cri d’amour ne semble pas partagé par l’ensemble de l’effectif du coach argentin. « Ils ne le diront jamais publiquement, mais la vérité c’est que beaucoup de joueurs veulent partir la saison prochaine si Bielsa reste », confie de manière anonyme un proche du club au journal L’Equipe. Marseille est en crise ? « Evidemment », répond l’intéressé après cette nouvelle déconvenue à domicile face à la Lorient.

Une méthode remise en question

Longtemps, la méthode Bielsa a séduit les supporteurs marseillais, mais aussi tous les amateurs de football. Avec huit victoires consécutives en début de saison, des orgies offensives et un jeu spectaculaire, l’Argentin donnait l’impression de révolutionner une Ligue 1 jugée parfois trop frileuse. Le pressing constant de ses joueurs plaisait à tous les observateurs et les résultats suivaient, avec en prime un titre honorifique de champion d’automne. Mais l’état de grâce du 6e de la saison dernière est désormais terminé, comme l’illustre ce cinquième match de suite sans succès au Vélodrome.Une fois de plus, la défense marseillaise a été mise à mal, face, pourtant, à une attaque bretonne guère reluisante, avec seulement trois buts marqués lors de ses sept derniers matchs. Le « tout pour l’attaque » laisse donc la charnière Nkoulou – Morel seule face à ses limites et sa fébrilité. Et cela n'est pas compatible avec le rêve d'une qualification européenne...

« Quand on prend cinq buts à domicile, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas, reconnaissait André Ayew au micro de BeIN Sports à la fin du match. On a beau parler, ça ne vient pas. Il faut redoubler d’efforts, arrêter de se prendre pour d’autres et jouer au ballon ». Sans langue de bois, l'international ghanéen laisse même planer des doutes sur la disposition tactique imposée par son coach. « [La tactique ?] Il faut demander au coach. Il y a beaucoup de choses à voir. Tout le monde doit se remettre en question. Et surtout se poser les bonnes questions ».

Les cadres ont-ils la tête ailleurs ?

De nombreux joueurs paraissent fatigués avec l’exigeant système mis en place par Marcelo Bielsa. Florian Thauvin, si vif en début de saison, enchaîne les prestations fades, transparent comme André-Pierre Gignac, impressionnant durant de longs mois avant de lâcher prise depuis que les espoirs d’un titre national ne s’envolent suite à la défaite contre le PSG. Une certaine décompression et démotivation semblent toucher les habituels titulaires marseillais, sans oublier les remplaçants, peu utilisés depuis l’été dernier, la faute à un entraîneur décidé à gagner, voire à mourir, avec ses idées. En fin de contrat, Gignac a déjà la tête ailleurs. André Ayew, buteur contre Lorient, quittera lui aussi la Cannebière pour un club qualifié pour la Ligue des champions. Pas sûr qu’il y retrouvera l’OM la saison prochaine.

Les demi-finales de la Ligue des champions de football opposeront le FC Barcelone (Espagne) au Bayern Munich (Allemagne) les 5 puis 13 mai, et la Juventus Turin (Italie) au Real Madrid (Espagne), les 6 puis 12 mai 2015. La finale de la coupe d'Europe aura lieu le 6 juin à Berlin.

Le tirage au sort des demi-finales de la Ligue des champions de football, la plus prestigieuse compétition de clubs, ne pouvait déboucher que sur des affiches de rêves. Il s’est conclu sur des rencontres FC Barcelone (Espagne)-Bayern Munich (Allemagne) et Juventus Turin (Italie)-Real Madrid (Espagne), ce 24 avril 2015 à Nyon (Suisse), au siège de l'Union des associations européennes de football (UEFA).

Il n'y aura donc pas de choc 100 % espagnol en demi-finale de la coupe d’Europe. Les Barcelonais et les Madrilènes se retrouveront éventuellement en finale, le 6 juin prochain à Berlin. En attendant, le Barça et le Real vont devoir faire face à des fortunes diverses.

Des retrouvailles entre Guardiola et le Barça

Les Catalans ont un programme délicat à gérer, les 5 et 13 mai. Ils accueilleront en effet  le Bayern avant un match retour à Munich, ce qui est toujours un énorme désavantage. Le FC Porto (Portugal), balayé 6-1 en quart de finale retour, peut en témoigner.

Certains joueurs du FC Barcelone retrouveront en outre leur ex-entraîneur Pep Guardiola, avec lequel ils ont tout gagné, dont la Ligue des champions en 2009 et 2011. L'Espagnol dirige en effet le club allemand depuis 2013.

Luis Enrique, l’actuel coach du FCB, est un ancien partenaire de Guardiola. « Face au Bayern, ce sera un match spécial, a-t-il réagi. Ce sera la première fois que j’affronte Guardiola et que lui affronte le Barça ».

Cette première demi-finale aura aussi un petit goût de revanche. Les Bavarois avaient balayé le Barça en demi-finale de l’édition 2013, avec des victoires 3-0 et 4-0. Les Munichois sont les derniers à avoir gagné un match à Barcelone, en Ligue des champions.

Juve-Real, un choc entre les deux meilleurs clubs du 20e siècle

L’autre demi-finale de cette édition 2014-2015 semble plus déséquilibrée. De fait, la Juventus Turin fait figure d’équipe la plus faible. Les Turinois ont atteint le dernier carré pour la première fois depuis 2003.

Cette confrontation n’en a pas moins une certaine allure. Le très sérieux Institut mondial de l'histoire et des statistiques du football avait ainsi désigné le Real Madrid meilleur club du XXe siècle, juste devant la « Juve ». Le club italien a perdu un peu de terrain en ce début de 21e siècle. Mais les Madrilènes se méfient.

« La Juventus est un club de légende qui fait son retour en demi-finale après douze années d’absence, a souligné Carlo Ancelotti, l’entraîneur du Real qui a aussi dirigé l’actuel champion d’Italie. Ils réalisent une bonne saison et ils ont déjà quasiment gagné le championnat italien ». Mais Ancelotti conclut : « Nous avons la confiance nécessaire pour réaliser notre rêve qui est de jouer une autre finale après celle de l’année dernière. » Le Real avait remporté la Ligue des champions 2013-2014 en battant l’Atletico Madrid 4-1.

LIGUE DES CHAMPIONS : LES DEMI-FINALES

Demi-finales aller

FC Barcelone (Espagne)-Bayern Munich (Allemagne), le 5 mai
Juventus Turin (Italie)-Real Madrid (Espagne), le 6 mai

Demi-finales retour

Real Madrid (Espagne)-Juventus Turin (Italie), le 12 mai
Bayern Munich (Allemagne)-FC Barcelone (Espagne), le 13 mai

NB : La finale aura lieu le 6 juin 2015 à Berlin, en Allemagne.

Le séisme au Népal et les répliques qui ont suivi ont fait des victimes jusque sur les pentes de l’Everest : 18 alpinistes ont été tués dans une avalanche déclenchée par le tremblement de terre qui a fait également 60 blessés sur le versant népalais du Mont-Everest.

Ara Khatchadourian, alpiniste français, a eu de la chance. Il était dans le camp de base situé sur le versant nord de l’Everest, lorsque le séisme a frappé. « J’étais en train de déjeuner, quand le sol s’est mis à trembler. Il y a eu beaucoup de chutes de cailloux et de rochers qui se décrochaient au-dessus du camp de base », raconte l’alpiniste, joint par RFI. Il raconte également comment il a ressenti, lui aussi, les répliques qui ont suivi, notamment ce dimanche matin.

Mais dans ce camp de base situé côté chinois, situé à 5200 mètres d'altitude, le séisme a certes été impressionnant, mais il a été moins violent que sur le versant népalais. « De ce côté-ci de l’Everest, le côté nord, il n’y a pas eu d’accident. Le problème, c’est que l’on n’a pas d’information. Ça vient goutte à goutte, sur les téléphones », explique Ara Khatchadourian, qui estime qu’une opération de rapatriement n’est pas nécessaire pour sortir les alpinistes.

Accident le plus meurtrier sur l'Everest

De l’autre côté de la montagne, par contre, le séisme a été meurtrier. Une avalanche déclenchée par le séisme a détruit le camp de base situé à environ 5 500 mètres d'altitude. 18 personnes ont été tuées, et une soixantaine d’autres blessées. C’est l’accident le plus mortel sur le Mont-Everest, déjà frappé l’an dernier par une avalanche meurtrière qui a tué 16 sherpas népalais au camp de base.

Kanchaman Tamang, un cuisinier népalais employé par une agence britannique spécialisée dans ce type de voyages sportifs extrêmes, était déjà là lors de cette précédente avalanche. « J'étais dans la tente des repas quand l'avalanche a frappé. La tente a carrément volé », a-t-il raconté à Ammu Kannampilly, journaliste à l’Agence France-Presse qui était en reportage au même moment au camp de base.

« Après le désastre de l'année dernière, je n'étais pas inquiet. J'ai même raconté à ma famille que je travaillais au camp de base et que j'étais en sécurité. (…) La saison est terminée, les chemins sont détruits. Je ne crois pas que je reviendrai l'année prochaine. Cette montagne, c'est trop de douleur. »

« J'ai couru, couru, et la vague, semblable à un immeuble blanc de 50 étages, m'a aplati. J'ai essayé de me relever et elle m'a aplati à nouveau », raconte pour sa part George Foulsham, biologiste de Singapour. « Je n'arrivais plus à respirer, je croyais être mort. Lorsque je me suis finalement relevé, je n'arrivais pas à croire que la vague était passée sur moi et que j'étais quasiment indemne. »

Sur les réseaux sociaux, Jim Davidson, un alpiniste américain, a délivré plusieurs messages, à la fois pour rassurer sur sa situation et celle des alpinistes avec lesquels il se trouvait et pour raconter. L'un des hauts dirigeants de Google, Dan Fredinburg n'a pas eu cette chance ; membre de l'expédition, il fait partie des milliers de morts du séisme.

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