Nous n'avions pas de réponse hier soir pour sortir du fénoir. Au crépuscule, quelques hommes et quelques femmes, quelques enfants aussi, se sont réunis pour refaire le Monde. Mais on a bien compris que c'était impossible. De la volonté, de l'intelligence, il y en avait à revendre de la tristesse, de la souffrance, de la colère et du désespoir, il y en avait encore plus.


Est-ce avec des larmes que l'on construit une belle maison pour ses enfants ?

À l'image du Monde, La Réunion pleure et se désespère.

Il y aurait donc d'un côté des aveugles qui luttent pour leur bonheur et qui s'enivrent, sans voir le malheur des autres, de l'illusoire satisfaction de la réussite et de l'autre côté les victimes collatérales de cet absurde combat des soldats courageux de la guerre mercantile.

Ce qui est désespérant c'est que de nombreuses victimes, qui n'osent imaginer le piège dans lequel elles sont tombées, se contentent de réclamer à boire.

Ce qui est désespérant aussi c'est que les braves soldats de l'autre bord ne voient pas ou ne veulent pas voir les périls.

Qui voudrait admettre ce retentissant échec de ceux qui réussissent ? Qui voudrait admettre qu'eux aussi sont tombés dans un terrible piège ?

Devant eux, la chute d'une civilisation autodestructrice, derrière eux, l'armée des victimes collatérales qui ne pensent qu'à leur faire la peau.


Bien malin celui qui sortira l'humanité de ce double piège.


Patrick Bentahar, touriste de passage à La Réunion

 


« Cet intellectuel et cadre franco sénégalais nous instruit à chaque fois et de façon technique et j'allais dire «scientifique». Qu'on l'écoute, qu'on le lise ou pas, ce qu'il dit est rigoureusement argumenté pour servir non pas une ethnie, un parti ou un président mais la Vérité ».P B CISSOKO


L'énorme scandale des 94 milliards F CFA révélé par Ousmane SONKO, qui défraie la chronique met à nu un véritable système mafieux de captation des deniers publics, un contournement ahurissant des décisions de justice par des méthodes abjectes, un laxisme déconcertant des services de l'Etat, des pratiques opaques et totalement illicites aux antipodes d'une gouvernance sobre et vertueuse, et un homme (Mamour DIALLO) au cœur d'une gigantesque affaire d'état, dans ce qu'il est convenu d'appeler le « MAMOURGATE ».

A l'image du scandale de WATERGATE qui marquera à jamais les annales de l'histoire politique des Etats Unis, le MAMOURGATE est une énorme déflagration qui éclabousse le régime de Macky SALL : c'est le pilier de la gouvernance vertueuse qui s'effondre sous les coups de boutoirs des malversations financières. S'il convient d'exiger l'ouverture d'une information judiciaire par le Procureur de la République dans les plus brefs délais, et d'attendre les conclusions de la justice pour situer toutes les responsabilités dans le carnage financier du siècle, le mode opératoire dans cette affaire, est assimilable en tous points, au braquage d'une banque par une bande de malfrats. Pour avoir été le premier à alerter l'opinion publique sur les tenants et les aboutissants du scandale des 94 milliards de F CFA, Ousmane SONKO, bénéficie évidemment, jusqu'à preuve du contraire, d'une présomption totale d'innocence dans cette affaire. A ce jour, malgré la publication de documents portant sur de « présumées transactions financières » concernant d'une part la société ATLAS, et d'autre part, la société Mercalex, aucun relevé bancaire n'a été publié faisant état d'un virement de 12 milliards de F CFA au profit d'Ousmane SONKO.


En réalité, l'affaire des 94 milliards de F CFA vient parachever la longue liste des crimes économiques perpétrés sous le septennat de Macky SALL :
• L'indemnisation illégale de centaines de millions de F CFA à M'Baye N'DIAYE et Moustapha Cissé Lo en 2013, au titre de réparations pécuniaires après leur exclusion de l'Assemblée nationale sous le régime de WADE, sans aucun fondement juridique (un véritable détournement de deniers publics),


• Les révélations compromettantes du rapport 2014 de l'autorité de régulation des marchés publics qui fustigeaient le pillage des deniers publics par des autorités contractantes, le recours abusif aux marchés de gré à gré (71,97% des marchés passés en 2013), les pratiques collusives, les conflits d'intérêts, et le détournement de l'article 76 du code des marchés, pour contourner les règles de mise en concurrence,
• Le rapport explosif 2014-2015 de l'OFNAC (Office national de lutte contre la corruption) faisant état de malversations financières, de détournements de deniers publics et d'octrois de subventions à des non ayants droit au COUD, établissant clairement la responsabilité du Directeur Général du COUD, Cheikhou Oumar Hann, sans qu'aucune poursuite judiciaire ne soit engagée à son encontre à ce jour,
• L'affaire PETROTIM – Timis Corporation et Cosmos ENERGY impliquant le frère du Président, Aliou SALL actuel Président de la Caisse des dépôts et Consignations, rangée dans les tiroirs de l'OFNAC (cf page 96 du rapport d'activités 2016 de l'OFNAC qui comporte la mention « l'enquête suit son cours »),


• L'affaire des 29 milliards de F CFA du PRODAC, dont le principal incriminé, le Ministre M'Baye Niang se pavane dans les médias, alors que sa responsabilité est établie au titre de l'article 28 (alinéa a) du décret n°2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics : « Les Personnes responsables des marchés sont pour les marchés de l'État et dans chaque Département ministériel, le ministre chargé du département concerné... ». Mame Mbaye Niang étant Ministre de la Jeunesse à l'époque, et Ministre de tutelle de la structure assurant la gestion du PRODAC, sa responsabilité est directement et pleinement engagée. L'ordre de service N°000151MJECC/SG/CAB/SP (injonction faite à GREEN 2000 de débuter les prestations alors que le marché n'a pas été notifié) porte sa signature, et constitue un délit pénal et une circonstance aggravante, car il a permis le décaissement de fonds, avant la réalisation de la prestation et l'attestation du service fait (paiement sur des prestations fictives).
• Le scandale financier au Port autonome de Dakar révélé par la Cour des Comptes concernant une prime de 100 millions de F CFA, encaissée par une commission irrégulière,
• L'absence d'audit de la Fondation servir le Sénégal dont la gestion est opaque et émaillée par des scandales financiers à répétition étouffés, en violation des règles d'une fondation d'utilité publique régie par la loi n°95-11 du 7 avril 1995 et par le décret d'application n° 95-415 du 15 mai 1995)....A vrai dire, on pourrait multiplier à l'infini la liste vertigineuse des scandales financiers sous Macky Sall (2012 à 2019).
1- Affaire des 94 milliards : La Commission d'enquête, une manœuvre de diversion


Au vu des innombrables scandales listés ci-dessus qui sont non exhaustifs, puisqu'on y peut y inclure les 13 milliards de F CFA versés à BICTOGO au titre d'une indemnisation pour les visas biométriques, et les 52 milliards de F CFA pour la fabrication de cartes d'identité biométriques CEDEAO (dont des centaines de milliers de sénégalais n'ont jamais vu la couleur) ; les députés godillots de la majorité ont l'embarras du choix pour créer à minima 10 commissions d'enquêtes parlementaires sur les nombreux scandales financiers qui éclaboussent des membres du régime. L'empressement suspect consistant à créer une commission d'enquête parlementaire dans le scandale des 94 milliards de F CFA prouve que cette affaire est une grenade dégoupillée pour le régime. Pour éviter que cette affaire d'une extrême gravité ne pollue la campagne du candidat Macky SALL, les députés godillots de la majorité, visiblement dépassés par la tournure des évènements, cherchent maladroitement, à tout prix, à étouffer le scandale, par la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire, aux contours totalement flous (une manœuvre de diversion qui ne trompe personne).
2- De l'impossibilité de mettre en place une Commission d'enquête le 28 janvier 2019


Depuis le 20 janvier 2019, Ousmane SONKO est officiellement, candidat à l'élection présidentielle de 2019. Primo, le début de la campagne présidentielle étant fixé au 03 février 2019 (soit dans moins d'une semaine), il est totalement saugrenu de créer une commission d'enquête le lundi 28 janvier 2019 (c'est une habitude, ils agissent d'abord et réfléchissent après). L'assemblée nationale ne peut imposer son agenda à un candidat alors que cette affaire défraie la chronique depuis plusieurs mois.

Diantre, que faisait l'assemblée nationale depuis tout ce temps ? En aucune façon, les députés de Benno Bok Yakaar ne peuvent interférer dans l'élection présidentielle de 2019 pour sauver la mise à Macky SALL. Secundo, il semble que le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, méconnaisse le sens et la portée de l'article 48 du règlement intérieur de l'assemblée nationale « Les commissions d'enquête sont formées pour recueillir des éléments d'information sur des faits déterminés et soumettre leurs conclusions à l'Assemblée nationale. Si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès que l'ouverture d'une information judiciaire relative aux faits qui ont motivé sa création ».

Cette affaire porte sur un scandale financier, d'une ampleur inédite (94 milliards F CFA) qui éclabousse le régime. Les députés godillots de la majorité aux ordres de l'exécutif qui votent mécaniquement sans sourciller les projets de loi ne sont ni indépendants, ni crédibles pour mettre sur pied une Commission d'enquête indépendante et impartiale. Dans cette affaire, il ne s'agit pas de recueillir des informations, dans le cadre d'un débat inutile à l'assemblée (avec des députés zélés de la majorité) mais de fournir tous les éléments à la justice. Le candidat Ousmane SONKO ayant déjà saisi le Procureur de la République, il appartient à ce dernier d'ouvrir rapidement une information judiciaire. Cette demande a été relayée par les organisations de la société civile. Affirmer qu'il s'agit d'une affaire privée et que le contribuable n'est pas lésé dans cette affaire prouve que les partisans du régime ont perdu le Nord.

En sa qualité de candidat à l'élection présidentielle, et à moins d'une semaine de la campagne présidentielle qui débutera le 03 février 2019, Ousmane SONKO a parfaitement le droit de ne pas déférer à une convocation dont le caractère politique n'est plus à démontrer puisque cette commission d'enquête n'a pas pour objet d'établir la vérité, mais de défendre le candidat Macky Sall. Au demeurant, même si Ousmane SONKO décidait de son plein gré, de se présenter devant cette commission loufoque, la jurisprudence d'Alexandre BENALLA « je réserve les éléments à ma disposition à la justice » serait de rigueur. A chaque question, la réponse de Sonko pourrait invariablement être la même.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Cameroun: cinq candidats accusent les médias publics de favoriser Paul Biya


a campagne officielle pour l'élection présidentielle du 7 octobre prochain démarre ce samedi au Cameroun. Et déjà cinq candidats d'opposition dénoncent dans un communiqué conjoint un « traitement biaisé et volontairement déséquilibré (... ) des activités des personnalités en course pour la présidentielle » par la CRTV, la Radio Télévision du Cameroun.


C'est une note interne de la CRTV datée du 12 septembre 2018 qui a fait déborder le vase. Selon le texte que RFI a pu consulter, le directeur de l'audiovisuel public camerounais a affecté treize équipes de reportage pour suivre les neuf candidats à l'élection présidentielle.


Chacun des huit candidats d'opposition a droit à une équipe contre cinq pour le président sortant et sa formation de campagne.


« Habituellement ils biaisent le temps d'antenne de chaque candidat, mais cette fois ils ont exagéré, s'insurge Jean-Robert Wafo, porte-parole de Joshua Osih, le candidat du Social Democratic Front (SDF). Un seul candidat a cinq équipes : une équipe qui lui est dédiée, une équipe qui est dédiée à sa majorité présidentielle, une équipe qui est dédiée à son directeur de campagne, une équipe qui est dédiée au président du Sénat qui lui est acquis et au candidat de l'Assemblée nationale qui lui est acquis. On n'a jamais vu ça au Cameroun ! »


Pour les cinq candidats d'opposition signataires du communiqué conjoint de protestation, cette partialité est « outrancière ».


« Nous demandons à la CRTV de redresser l'équilibre au niveau du traitement de l'information, que tout le monde soit logé à la même enseigne, qu'il soit affecté au candidat du RDPC une équipe de reportage avec le même nombre de reporters que pour tous les autres candidats, explique Paul Mahel, porte-parole d'Akere Muna, candidat du Mouvement Now !. Nous demandons que le temps d'antenne sur la télévision à capitaux publics soit le même pour tout le monde, que les tranches d'antenne qui sont consacrées aux candidats le soient pour tous les candidats au même niveau, faute de quoi nous allons non seulement boycotter la CRTV, mais nous allons également récuser les équipes de campagne qu'ils mettront à notre disposition. »
Selon une étude d'audience Médiamétrie, la CRTV et la chaîne privée Canal 2 sont les deux chaînes les plus regardées du Cameroun.
Joint par RFI, le directeur de la CRTV, Charles Ndongo, n'a pas donné suite à nos appels.
Lisons ceci au sujet du principal opposant
«Présidentielle au Cameroun: Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF)
Par Christophe Boisbouvier
Diffusion : mercredi 19 septembre 2018

Joshua Osih, le nouveau candidat du SDF. Joshua Osih/Wikimedia/CC
Il est l'un des favoris à la présidentielle du 7 octobre au Cameroun. Logique, Joshua Osih est le candidat du Social Democratic Front, SDF, le premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale. Joshua Osih, 49 ans, reprend le flambeau laissé par l'opposant historique John Fru Ndi et annonce que, s'il est élu, le salaire minimum sera multiplié par cinq. N'est ce pas une promesse démagogique ? En ligne de Yaoundé, le député Joshua Osih est notre invité.


Vous êtes neuf candidats à cette élection, pourquoi pensez-vous être le mieux placé ?
Je suis issu d'une formation politique, qui a une certaine expérience, je suis passé par des primaires et un congrès électif. Il n'y a que deux candidats qui ont une expérience élective et politique dans cette élection, c'est le président sortant Paul Biya et moi-même et je pense que mon expérience au niveau de l'Assemblée nationale, au niveau communal et en entreprise me permet de penser que je suis le mieux placé ou le mieux outillé pour diriger le Cameroun après cette élection.
»

La suite logique à méditer

Par RFI Publié le 23-10-2018 Modifié le 23-10-2018 à 19:27
Paul Biya, 85 ans, a été officiellement réélu pour un septième mandat au Cameroun lundi 22 octobre. Depuis hier, la victoire du président octogénaire est officielle. Les scores - 71% des voix pour le président, 14% pour le premier opposant Maurice Kamto, 6% pour Cabral Libii, 3% pour Joshua Osih - sont définitifs. Revue de presse camerounaise et réactions internationales.


L'Anecdote, un journal proche du pouvoir, présente à sa Une Paul Biya sous son meilleur jour et le qualifie comme un « indomptable », en référence à l'équipe fanion de football du Cameroun.
La Voix du Centre constate qu'avec cette victoire, Paul Biya sera au pouvoir jusqu'à ses 92 ans et culminera 43 ans de règne sans discontinuer, tout simplement inédit.


Le quotidien Mutations relève, pour sa part, que malgré un pourcentage plus que confortable de plus de 111 %, Paul Biya perd dans la région du Littoral, dans la grande cité portuaire de Douala et s'en tire de peu dans la capitale Yaoundé. Le confrère souligne surtout que près de la moitié du corps électoral n'a pas voté. Conclusion pour Mutations : cette victoire a un goût de défaite.
Le Messager, un quotidien très critique vis-à-vis du pouvoir, estime qu'on est reparti pour un septennat où prospéreront la corruption, l'enfumage et la politique des slogans creux face à un peuple impuissant.
« Maurice Kamto, moi ou le chaos », annonce pour sa part l'hebdomadaire Politica, qui juge le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de mégalomaniaque.
La presse anglophone analyse, quant à elle, les codes de l'échec du SDF dont le candidat Joshua Osih n'a pu faire mieux que quatrième, alors que ce parti depuis sa création a toujours été leader de l'opposition camerounaise.
→ RELIRE : Fred Eboko (IRD): «Le système politique est verrouillé» au Cameroun


Des débats enflammés sur Internet


L'une des nouveautés de cette présidentielle au Cameroun, c'est cette dynamique sur les réseaux sociaux. Ils ont été très utilisés pendant la campagne et même après l'annonce des résultats.
Le débat est même très enflammé sur Internet. Sur sa page Facebook, l'écrivain Eric Essono Tsimi raille assez durement la vidéo de Maurice Kamto diffusée hier sur les réseaux sociaux. Un « baroud d'honneur ridicule », estime-t-il, ou encore « l'énergie du désespoir ». Et osant une comparaison avec un pays voisin, le Gabon, l'écrivain relève que « Jean Ping avait eu bien plus de succès internationaux » et que malgré tout il n'est arrivé à rien.


Un chef d'entreprise ayant pignon sur rue à Douala dénonce selon ses termes « l'arrogance régnante et exultante » et invite à « ne jamais insulter l'avenir ». Thierry Gervais Gango, un journaliste, prend le contre-pied de l'écrivain Eric Essono Tsimi et estime que son texte « souffre de trop de passion et s'acharne de manière inutile sur une figure de l'opposition dont le travail devrait consister par toutes les saisons à essayer d'être en contre-pouvoir ».


Autre sortie qui est abondamment commentée sur les réseaux sociaux, c'est celle de Cabral Libii sur une radio internationale, où il a laissé entendre qu'il n'était a priori pas contre l'idée de travailler avec le vainqueur déclaré de ces élections, en l'occurrence le président Biya. Beaucoup estiment qu'il fait acte de trahison envers le peuple, ce qui a obligé Cabral Libii à repréciser le sens de cette sortie, indiquant que les confrères n'avaient pas diffusé tout son propos et avaient délibérément détourné la compréhension de son message.
Mais de manière plus globale, beaucoup d'intervenants estiment qu'il est temps de tourner la page, que cette élection présidentielle aura été très tendue et aura autant passionné que divisé l'opinion comme jamais auparavant.


→ RELIRE : Elections au Cameroun : les leçons du scrutin
Il manquait dans les réactions d'après-résultats celle du candidat du SDF, Joshua Osih. Il dit « prendre acte » de la proclamation des résultats de la présidentielle malgré, écrit-il, « toutes les preuves d'irrégularités ». Joshua Ossi dénonce également « une volonté manifeste de marginaliser les populations des régions du nord-ouest et du sud-ouest » ; il promet de s'engager pour aider à trouver une issue à la guerre en zone anglophone. « Nous avons, poursuit-il, une honte nationale à effacer ».
Chers ami(es),


À la suite de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 7 octobre, retrouvez ici mon sentiment profond quant à ce scrutin et l'avenir de notre pays. #Etoudi2018 #Cameroon #Cameroun pic.twitter.com/OheJ0x8SuZ


Joshua Osih (@JoshuaOsih) 23 octobre 2018
Réactions internationales


Paris salue une élection qui s'est, selon les mots du Quai d'Orsay, « globalement déroulée dans le calme ». La France dit néanmoins regretter que « de nombreux Camerounais n'aient pu exprimer leur choix, notamment dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays ».
#Cameroun


Le Conseil constitutionnel camerounais a proclamé la réélection du Président @PR_Paul_Biya lors du scrutin présidentiel du 7 octobre dernier. La France adresse ses vœux de réussite au Président Biya pour ce nouveau mandat.


 

Christophe Dabiré a été nommé Premier ministre du Burkina Faso. © DR / Présidence du Burkina Faso.


Christophe Dabiré a été nommé Premier ministre par le président Roch Marc Christian Kaboré. Il prend la suite de Paul Kaba Thieba, qui a récemment présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement. L'économiste aura la lourde tâche de conduire un exécutif confronté à un contexte sécuritaire et économique délicat.
Roch Marc Christian Kaboré aura déjoué tous les pronostics. Après plusieurs jours de rumeurs sur les réseaux sociaux, l'identité du successeur de Paul Kaba Thieba – qui a présenté sa démission ainsi que celle de son gouvernement le 18 janvier – a été dévoilée sur la télévision nationale, le 21 janvier. À la surprise générale, le chef de l'État a choisi un économiste expérimenté pour conduire l'action gouvernementale : Christophe Joseph Marie Dabiré.


« J'ai confié à Christophe Dabiré la mission de conduire le gouvernement », a écrit Roch Marc Christian Kaboré sur Twitter, lui adressant par ailleurs « tous [ses] vœux de succès dans ses fonctions de Premier ministre ».


J'ai confié à M.Christophe Dabiré, la mission de conduire le gouvernement.
Je lui adresse tous mes voeux de succès dans ses fonctions de Premier Ministre. RK
— Roch KABORE (@rochkaborepf) January 21, 2019
Un profil « intéressant »


Plusieurs fois ministre sous Blaise Compaoré, le nouveau Premier ministre sexagénaire avait notamment été commis au département de la Santé (de 1992 à 1997) et de l'Enseignement supérieur. Élu député sous la bannière du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) alors au pouvoir (1997-2002), puis également de 2002 à 2007, il avait été promu Commissaire chargé du Commerce de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) jusqu'en 2017.


Sa nomination incarne l'espoir d'un renouveau pour l'intérêt du Burkina Faso


« C'est un économiste d'un certain âge qui a l'avantage de la connaissance du terrain et de la sagesse. Sa nomination incarne l'espoir d'un renouveau pour l'intérêt du Burkina Faso », décrypte un cadre du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir.


« Le profil du nouveau Premier ministre est intéressant et prouve que le président veut continuer dans la gestion économique. Il faut maintenant voir quelles nominations politiques suivront dans la composition du gouvernement », glisse un proche du chef de l'État.


Des défis sécuritaire et économique

La nomination de Christophe Dabiré intervient trois jours après la démission de Paul Kaba Thieba, ainsi que celle de son gouvernement, acceptée par le président Roch Marc Christian Kaboré. Décrit par ses compagnons comme un homme politique averti et un technocrate modéré, il aura fort à faire à la tête du gouvernement. Relance économique, grogne des fonctionnaires et surtout lutte contre le terrorisme feront partie des priorités de la nouvelle équipe.


Depuis l'élection de Kaboré en novembre 2015, la question sécuritaire a rapidement été primordiale avec la première attaque jihadiste à Ouagadougou (30 morts), peu après sa nomination. Les attaques, présentes dans le nord du pays début 2015, se sont étendues à une large partie du territoire, devenant de plus en plus fréquentes et meurtrières.


Au total, les attaques contre les forces de sécurité et de défense ont fait près de 300 victimes. En dépit des critiques virulentes de l'opposition et même d'une frange de la majorité présidentielle, Paul Kaba Thieba avait cependant été reconduit deux fois à la tête du gouvernement après des précédents remaniements.


Dans un contexte d'explosion de la masse salariale – qui a bondi de 334,36 milliards de francs CFA en 2013 à plus de 700 milliards de F CFA l'an dernier -, le gouvernement de Christophe Dabiré devra également relancer l'économie et maîtriser l'équilibre budget. À commencer par l'investissement public, qui accuse une baisse de 5% à 258,725 milliards de F CFA dans le budget 2019.
²


« ce sujet est complexe et exprime aussi la complexité des gens et les appartenances culturelles : en art on parle d'esthétique du goût ou de l'instruction du regard, en cuisine on parle d'éducation au goût, le goût est un vrai problème de culture et en la matière il n'y a pas de « discussion réglée » chacun verra midi à sa porte et jugera ( Kant) comme il veut ou comme sa culture lui a appris, etc ». P B CISSOKO

Une plaie purulente, de la nourriture pourrie, un rat qui court entre nos pieds. Ces images éveillent en nous un sentiment de dégoût plus ou moins marqué. Et des chercheurs nous confirment aujourd'hui que notre sens de la délicatesse peut nous aider à rester en vie.

 

Jouer avec son caca. Voire même en goûter un petit morceau... C'est dégoûtant ? Pour vous peut-être, mais pas pour un petit enfant, tout juste sur le point de sortir de ses couches. Car le sentiment de dégoût se construit et évolue avec l'âge. C'est l'une des conclusions d'une étude menée récemment par des chercheurs de l'École d'hygiène et de médecine tropicale de Londres (Royaume-Uni).

Et si vous êtes aujourd'hui dégoûtés à la simple idée de marcher pieds nus sur une limace, de découvrir une plaie purulente sur la main de votre voisin de table ou d'apprendre que votre frère soulage ses envies dans le fond du jardin, c'est plutôt bon signe pour vous. Signe que votre inconscient travaille bien pour vous aider à rester en bonne santé.
Le dégoût est en effet reconnu comme une émotion à laquelle notre corps recourt pour éviter le contact avec de potentielles infections. C'est ce que les spécialistes appellent la « théorie de l'évitement parasitaire ». Ainsi les chercheurs britanniques pensaient pouvoir catégoriser les déclencheurs de dégoût en fonction des menaces potentielles de maladies.

Parmi les choses qui dégoûtent le plus des gens : les plaies purulentes ! © Hans, Pixabay, CC0 Creative Commons


Le dégoût, une émotion structurée


Mais l'étude qu'ils ont menée en ligne sur quelque 2.500 volontaires anglophones - laissant quelques doutes sur la représentativité de l'échantillon - montre que les causes de cette émotion particulière sont plutôt à classer selon les mesures à prendre pour éviter les maladies en tout genre. Il en ressort six grandes catégories de déclencheurs du dégoût :

• la mauvaise hygiène ;
• les animaux ou les insectes potentiellement vecteurs de maladie ;
• les comportements sexuels à risque ;
• les problèmes d'apparence physique ;
• les lésions corporelles ;
• les aliments présentant des signes de détérioration.
"
Le dégoût pour éviter les risques ?


Autre conclusion de l'étude : les femmes éprouvent des sentiments de dégoût globalement plus marqués que les hommes. Serait-ce le reflet de la tendance de ces derniers à s'engager dans des comportements à risque ? C'est ce que suggère une autre étude - pas encore publiée - qui, au-delà de la volonté d'éviter une maladie, associerait le dégoût à une volonté d'éviter toute forme de risque. Qu'il s'agisse de sports de l'extrême ou de conversations délicates avec son patron.
D'autres résultats seront encore nécessaires pour confirmer tout cela. Mais le professeur Val Curtis en est convaincu : « Nous avons montré que le dégoût est structuré, qu'il reconnaît et répond aux menaces d'infection afin de nous protéger. » Moyennant quoi les chercheurs proposent d'exploiter cette information pour élaborer des messages de santé publique plus efficaces.


Ce qu'il faut retenir


• Le dégoût évolue avec l'âge.
• Les femmes éprouvent des sentiments de dégoût plus marqués que les hommes.
• Le dégoût nous encourage à éviter le contact avec de potentielles maladies.


https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/science-decalee-science-decalee-sert-degout-71525/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20190121-%5BACTU-Science-decalee-:-a-quoi-sert-le-degout--%5D


Nathalie Mayer


Comme tous les « bons élèves », j'ai suivi un cursus scientifique. Un cursus qui, sans vraiment d'embûches, m'a permis de décrocher, en l'an 2000, une maîtrise de physique. Mais à l'heure de faire enfin un choix de carrière, je me décide pour un véritable choix de vie. « Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » Ces paroles de Confucius deviennent mon moteur. Je m'oriente donc finalement vers un DESS Communication scientifique et technique. Parce que ce que j'aime par-dessus tout, c'est raconter des histoires. Et si c'est raconter des histoires de sciences, c'est sans doute encore mieux.


En septembre 2001 - ce septembre de triste souvenir -, mon diplôme en poche, je me lance dans l'aventure du journalisme scientifique (Éditions Atlas, Cap Sciences, Girondins mag, Technologies Internationales, Chercheurs d'Aquitaine, etc.). Au fil des mois, pour mettre un peu de beurre dans mes épinards, je diversifie mes activités et m'adonne également à la communication éditoriale (CEA Cesta, Total, Engie, etc.). Et même, un temps, à la communication tout court pour le compte d'une PME dans le secteur du laser industriel.


Aujourd'hui, je me passionne pour tout ce qui touche aux questions énergétiques. Pour Futura, j'interviens comme journaliste, principalement dans les rubriques matière et planète.

 


Par RFI Publié le 21-01-2019 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d'argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité, a dénoncé lundi l'ONG Oxfam. REUTERS/Simon Dawson
C'est devenu un rendez-vous presque obligé à la veille du Forum économique mondial (WEF, World Economic Forum) de Davos, qui se tient jusqu'à vendredi. Un forum qui chaque année rassemble dans cette petite station des Alpes suisses le gotha de l'économie et de la finance et où les personnalités politiques et de la société civile se bousculent. Et donc une occasion en or pour l'ONG Oxfam de publier son rapport sur les inégalités dans le monde. Des inégalités, qui cette année encore se sont dangereusement creusées.


Avec notre envoyée spéciale à Davos, Mounia Daoudi


Les années passent et le constat d'Oxfam est décidément le même : les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus nombreux à voir fondre leur faible pouvoir d'achat.
C'est ainsi qu'en 2018, la fortune des milliardaires à travers le monde a augmenté de 12%, cela représente 2,5 milliards de dollars de plus par jour. Au même moment, la richesse de la moitié la plus pauvre de la population mondiale, 3,8 milliards de personnes, a, elle, chuté de 11 %.
Conséquence : l'extrême pauvreté qui avait reculé ces dernières années repart à la hausse, notamment en Afrique subsaharienne. Et aujourd'hui encore près de 3,5 milliards de personnes vivent dans le monde avec moins de 5,5 dollars par jour.


Oubliés la crise et les engagements de lutter contre l'évasion fiscale, les multinationales ont cette année encore privé les pays pauvres de 100 milliards de dollars et d'autant de financements pour leur développement.


Des chiffres-chocs, Oxfam en à foison. L'ONG, pour qui le mouvement des « gilets jaunes » lancé en France, et qui s'étend désormais à d'autres pays, n'est que le reflet d'un rejet de ces inégalités devenues aujourd'hui bien trop criantes.

L'augmentation des inégalités dans le monde a pour conséquence de voir l'extrême pauvreté regagner du terrain en Afrique subsaharienne. Ça montre l'urgence qu'il y a à réinvestir les services publics de base essentiels pour lutter contre la pauvreté. Et on a des exemples positifs en Afrique qui montrent ce caractère décisif des services publics.


Pauline Leclère, responsable de la campagne «Justice fiscale et inégalités» d'Oxfam France

Oxfam : les 26 plus riches ont autant d'argent que la moitié de l'humanité ! 2019
• Par Morvan56


A l'occasion de la publication de son rapport annuel, l'ONG appelle les Etats à taxer les plus riches. La fortune des milliardaires a augmenté de 900 milliards de dollars en 2018.--Nouveau rapport d'Attac : « Les grandes entreprises françaises : un impact désastreux pour la société et la planète ! »--le CAC 40 : plus de bénéfices mais moins d'impôts entre 2010 et 2017 !
• La concentration de la richesse s'est encore accentuée en 2018 : vingt-six milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d'argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité, a dénoncé, dimanche 20 janvier, l'ONG Oxfam.« Le fossé qui s'agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l'économie et alimente la colère dans le monde », a affirmé Winnie Byanyima, la directrice exécutive d'Oxfam International.


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Les gouvernements « doivent s'assurer que les entreprises et les plus riches paient leur part d'impôts », a-t-elle ajouté, à l'occasion de la publication du traditionnel rapport annuel de l'ONG sur les inégalités mondiales en amont du Forum économique mondial (WEF, World Economic Forum) qui se tient jusqu'à vendredi à Davos (Suisse).
Le nombre de milliardaires a doublé depuis 2008


Quant à l'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon (112 milliards de dollars en 2018, soit 98,5 milliards d'euros), 1% de sa fortune correspond au « budget de santé de l'Ethiopie », insiste Oxfam.


D'une manière générale, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars en 2018, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté de 11 %.


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Le nombre de milliardaires a d'ailleurs doublé depuis la crise financière de 2008, a souligné Oxfam, constatant que « les riches bénéficient non seulement d'une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d'imposition les moins élevés depuis des décennies ».


« Si la tendance était inversée, la plupart des gouvernements auraient suffisamment de ressources pour financer les services publics », a souligné l'ONG qui estime que « la richesse est tout particulièrement sous-taxée ». Elle a ainsi précisé que sur 1 dollar d'impôt sur le revenu, seulement quatre centimes proviennent de la taxation de la richesse.


La taxation des plus riches fait débat


Selon Oxfam, qui estime que les plus riches cachent au fisc 7 600 milliards de dollars, dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni, « les 10 % les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches ».


Ce rapport est publié à un moment où la taxation des plus grandes fortunes suscite des débats dans plusieurs pays.
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En France, le mouvement des « gilets jaunes » a relancé le débat sur la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par le président Emmanuel Macron. Aux Etats-Unis, la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, fraîchement élue, a proposé de taxer à 70 % les plus riches, obtenant le soutien du prix Nobel d'économie (2008) Paul Krugman.
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Nouveau rapport d'Attac : « Les grandes entreprises françaises : un impact désastreux pour la société et la planète ! »
Attac France, en partenariat avec l'Observatoire des multinationales, publie ce rapport qui synthétise le véritable bilan des entreprises du CAC 40 en matière de justice sociale, justice écologique et justice fiscale.


A l'occasion du Forum économique mondial de Davos 2019 et de la deuxième édition du « Choose France summit », Attac France fait une série de propositions concrètes lesquelles, si elles étaient mises en œuvre par les pouvoirs publics, contribueraient à répondre aux exigences de justice sociale, fiscale et climatique, aujourd'hui portées par la majorité de la population.
Dans ce rapport il est révélé qu'entre 2010 et 2017 : les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue également sur la même période, tandis que leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.
• Quelle justice sociale alors que les profits des grandes entreprises françaises, les dividendes et les rémunérations des hauts dirigeants s'envolent quand les effectifs mondiaux stagnent et qu'ils diminuent fortement en France ?
• Quelle justice climatique alors que les émissions de CO2 des sites les plus polluants du pays ont augmenté de 5 % en 2017 et que ces émissions, notamment issues d'entreprises du CAC 40, échappent largement à la fiscalité carbone ?
• Quelle justice fiscale alors que les entreprises du CAC 40 ont plus de 2 500 filiales dans les paradis fiscaux et payent moins d'impôts aujourd'hui qu'en 2010 ?


Pour afficher le rapport en « plein écran », cliquez sur ce lien.
la suite sur Attac :
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INFO FRANCEINFO. Les entreprises du CAC 40 ont fait plus de bénéfices mais ont payé moins d'impôts entre 2010 et 2017


Selon l'association Attac, la moitié des entreprises du CAC 40 ont par ailleurs déclaré une hausse des émissions de gaz à effet de serre en 2017 par rapport à 2016.
Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté, selon un rapport publié dimanche 20 janvier par Attac et que franceinfo vous dévoile.


Ce rapport, intitulé Les grandes entreprises françaises, un impact désastreux pour la société et la planète, pointe du doigt les entreprises françaises du CAC 40 alors que le Forum mondial de Davos commence mardi 22 janvier et à la veille d'un autre sommet organisé lundi 21 janvier par Emmanuel Macron à Versailles avec des patrons du monde entier.
Les dividendes versés aux actionnaires en hausse de 44%


Dans ce rapport, Attac a passé au peigne fin les rapports annuels de ces 40 entreprises françaises depuis 2010, selon trois critères : social, climatique et fiscal et le bilan est sans appel. Selon l'association, les impôts versés par les entreprises ont baissé de 6,4% en valeur absolue entre 2010 et 2017, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de près de 10%. Quant aux dividendes versés aux actionnaires, ils sont en hausse de 44% en valeur absolue également sur la même période. En revanche, leurs effectifs en France ont baissé de 20%.


En 2017, les entreprises du CAC 40 ont déclaré un peu plus de 16 000 filiales, dont 15% dans des territoires identifiés comme des "paradis fiscaux et judiciaires", soit près de 2 500. La présence de l'État français dans le capital des entreprises "n'a malheureusement pas d'effet sur leur comportement. Non seulement les entreprises dont l'État est actionnaire donnent la priorité au versement de dividendes, mais elles sont également parmi les plus actives en matière d'évitement fiscal", peut-on lire dans ce rapport. Attac se base alors sur un exemple, celui d'Engie, dont l'État est actionnaire à hauteur de 24%. Pourtant, l'entreprise possède 2 300 filiales, dont 327 basées dans des paradis fiscaux.


Toujours selon le rapport, côté environnement : sur les 40 entreprises du CAC 40, 22 déclarent des émissions de gaz à effet de serre en hausse en 2017 par rapport à 2016 : +5%.
Des entreprises qui "roulent pour leurs actionnaires"


https://blogs.mediapart.fr/morvan56/blog/200119/oxfam-les-26-plus-riches-ont-autant-d-argent-que-la-moitie-de-l-humanite


Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Pièces à conviction enquête sur

« En France les communautés étrangères viennent dans le pays d'accueil avec toutes leurs coutumes.. Etre ailleurs, exige de respecter les lois et les pratiques. On ne tape pas pour éduquer, on sait aussi qu'un enfant doit obéissance à ses parents, mais au nom de la liberté l'enfant se croit roi et les parents qui perdent patience se lancent dans des conflits intergénérationnels. Nous devons toujours montrer expliquer comment on doit agir avec les enfants pour éviter les conflits et les placements qui font mal. Les enfants confiés sont coupés des parents et cela crée une honte dans la communauté. On doit pouvoir trouver des alternatives sinon les enfants dévient vite, en voulant être libres, ils deviennent licencieux et hors la loi et fréquentent des milieux malsains ce qui se terminent par l'incarcération. Drogue, prostitution, violence, suicides, etc, évitons à nos enfants les dérivent et acceptons de discuter, parler avec eux.

Faire des enfants en Europe est un projet. L'éducation n'est pas facile mais il faut assumer. Les familles nombreuses en France ne sont pas faciles à gérer bien que certaines y arrivent. Chacun est libre de faire le nombre d'enfants qu'il veut mais il faut pour autant se donner les moyens pour les éduquer, les accompagner. Il faut prendre le temps et passer du temps avec ses enfants sa famille. Il faut changer certaines pratiques. Il faut rompre avec certaines violences, et pratique, il faut parler, parce que dans la famille on ne veut rien dire, on veut protéger alors que l'autre souffre. Les violences intrafamiliales sont à dénoncer et à panser. Il faut être mesuré, cette violence peut venir de partout, il n'y a pas de famille type. Mais la précarité, l'alcoolisme, la pauvreté, etc, peuvent faire basculer les gens dans un cercle vicieux et il faut être vite repéré pour être vite aidé. » P B CISSOKO


Ce mercredi soir, l'émission "Pièces à conviction" est consacrée à l'enfance en danger. Le département du Nord est celui qui enregistre le plus de placements en France... Mais les places en foyer, elles, se réduisent à vue d'oeil. En 3 ans, le Conseil départemental en a supprimé 700.


Par France 3 Nord Pas-de-Calais Publié le 16/01/2019 à 19:00


Des enfants en danger, des accueils saturés. Le magazine de France 3 "Pièces à conviction" a enquêté sur la situation de l'aide à l'enfance en danger dans le Nord, département qui gère 7800 enfants placés. Elle a notamment donné la parole à Guillaume, éducateur.

Premier constat : certains foyers sont saturés. "Tu vois, raconte-t-il en montrant des photos sur sa tablette, cet établissement est censé en accueillir 17. Ce jour là, ils étaient 45, un autre jour 38. C'est-à dire qu'on a des jeunes qui n'ont pas de lit, qui dorment sur des canapés, sur des lits de camps...Parce que chaque jour, ils ont une vingtaine de gamins en plus qu'ils ne veulent pas laisser dehors... Ce sont des conditions d'hébergement qui ne sont pas acceptables."

"Evidemment, on se laisse attendrir, c'est de l'humain avant tout notre métier"

Dans le Nord, les foyers ne sont pas les seuls à être touchés par ce phénomène de surpopulation. Les assistantes familiales sont elles aussi parfois dans une situation critique. L'éducateur présente l'une d'entre elles. Elle a voulu conserver l'anonymat... Nous l'appellerons Lucille.

Elle accueille en ce moment 9 enfants de 6 à 18 ans. Un travail difficile qui la mobilise 7 jours sur 7. Officiellement pourtant, Lucille n'a pourtant le droit d'accueillir que 3 enfants maximum. Mais depuis la suppression de 700 places et l'engorgement des foyers, le département n'hésiterait pas, selon les syndicats, à flirter avec l'illégalité en poussant les familles à accueillir toujours plus d'enfants.

Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Enquête sur l'enfance en danger dans le Nord

"C'est du placement d'urgence, explique Lucille. Souvent, ils nous appellent, ils n'ont pas d'autres solutions. Evidemment, on se laisse attendrir, c'est de l'humain avant tout notre métier." "Potentiellement on a 200 familles d'accueil dans le Nord qui sont dans cette situation", ajoute Guillaume.

Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Dans le Nord, les places sont donc chères. Certains jeunes seraient même laissés sur le carreau.
Malgré des décisions de placement, en danger dans leur famille, ils n'auraient d'autre choix que de fuguer pour se protéger.

Comme cet adolescent de 15 ans, qui depuis 3 ans demande à être placé. "Etre chez moi c'est compliqué... C'est parfois violent. Ma mère est bipolaire. Elle a déjà essayé de m'assommer avec une perceuse. Je demande à être placé depuis 3/4 ans."

De plus en plus de jeunes sont dans ce cas, sans solution.

"De l'argent, je n'en ai plus"

Des enfants en danger...la faute à qui ? Les éducateurs pointent du doigt le président du conseil départemental, Jean René Lecerf. Ils lui reprochent une coupe de plus de 30 millions d'euros dans le budget « Enfance, famille, jeunesse », et la suppression de 700 places en foyer.

"Pour créer des places il faut du temps et de l'argent, et du temps, je n'en ai pas, et de l'argent je n'en ai pas non plus, a répondu Jean-René Lecerf aux journalistes de "Pièces à conviction". Je ne veux pas enlever 30 millions aux personnes âgées, aux personnes handicapées, parce qu'aujourd'hui votre reportage, il porte sur l'aide sociale à l'enfance et pas sur la maltraitance des personnes âgées...Tout est au même niveau de priorité."

Jean-René Lecerf recevra ce jeudi une délégation de personnels de l'aide sociale à l'enfance. Ce sera une première après plusieurs mois de mobilisation. Le 11 décembre dernier, ils étaient 1500 dans les rues de Lille pour alerter sur cette enfance en danger.

Pièces à conviction, ce mercredi soir sur France 3


Ce 16 janvier 2019, "Pièces à conviction" propose une soirée spéciale en deux parties présentée par Virna Sacchi. A 21 heures, une enquête au cœur de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) révèle l'ampleur d'une réalité jusqu'ici étouffée : éducateurs dépassés et parfois violents, enfants sexuellement abusés par d'autres mineurs, adolescents livrés à eux-mêmes dans des chambres d'hôtel, familles d'accueil peu contrôlées et parfois maltraitantes...
A 22h35, un débat : comment mieux protéger les enfants placés ? Avec des témoignages d'ex-enfants placés, et des réflexions de responsables de l'Aide sociale à l'enfance, de représentants de l'Etat, d'experts et de juges pour améliorer le sort des mineurs en situation de placement.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/video-familles-accueil-debordees-foyers-surcharges-pieces-conviction-enquete-enfance-danger-nord-1607853.html

Les jeunes en difficulté sont à toute épreuve


Ils ont à peine 20 ans et sont déjà passés par des moments difficiles : rupture familiale, violences, rue... Ils sont 14, comme Mariéta et Lewis, à être hébergés par le service Urgence Jeunes de Gagny où ils reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour rebondir.
« Ils ont été rejetés par leur famille alors même qu'ils n'avaient pas fini de se construire. Ils sont orientés par le 115 et arrivent ici dépressifs, exténués, sans repère» explique Ouardia, éducatrice spécialisée.
« Ils sont hébergés environ 9 mois, au sein du pavillon que nous louons, ou dans les chambres des Foyers de Jeunes Travailleurs de Rosny ou Bondy. On se voit très régulièrement. Ils se rendent ainsi compte qu'il est encore possible de compter sur un adulte ». Sa collègue, Caroline confirme : « Nous sommes à la fois leur référente, leur conseillère, mais aussi quelqu'un sur qui s'appuyer ; parce qu'ils n'ont pas seulement besoin qu'on mette de l'ordre dans leurs papiers. Ils ont besoin qu'on les aide à trouver leurs repères pour continuer à se construire », souligne-t-elle.
Cette aide, Mariéta, 22 ans et Lewis, 20 ans en bénéficient depuis plusieurs mois. Discrets, leur parcours et leur détermination à avancer sont représentatifs des combats que mènent les jeunes accompagnés par Caroline et Ouardia, mais également Samia, la conseillère santé et Islande, la psychologue du service.


Entretien avec Mariéta et Lewis


Qu'est-ce qui vous a amené à être hébergés par Aurore ?


Mariéta : Je suis née en France, mais je suis partie au Sénégal quand j'avais 5 ans. J'ai voulu revenir en France pour les études. J'ai vécu d'abord chez ma tante, mais ça s'est mal passé, puis je suis allée chez un oncle et finalement ça n'a pas été non plus. Alors, j'ai passé quelques temps en foyer d'urgence, puis je suis arrivée ici.
Lewis : Je viens de Centre-Afrique où je vivais avec ma mère. Un jour, mon père, qui vivait en France, que je ne connaissais pas bien, est venu me chercher pour que je fasse mes études. Il était très exigeant avec moi, je n'avais pas le droit de faire autre chose qu'étudier. Mais il avait refait sa vie en France, alors je n'étais pas vraiment le bienvenu. Un jour il m'a mis à la porte. C'était en hiver et l'année du bac. La journée j'allais à l'école, et le soir je dormais dans un foyer d'urgence, avec des vieux, parfois des hommes sales. Le week-end, je ne savais pas où aller pour réviser. Ça a duré 2 ou 3 mois avant que je n'arrive ici.


Pourquoi cet hébergement et l'accompagnement de Caroline et Ouardia sont-ils importants pour vous ?


Lewis : Grâce à cette chambre, j'étais un peu plus tranquille dans ma tête pour finir de réviser et j'ai finalement réussi à avoir mon bac. Caroline est quelqu'un d'important pour moi, elle m'aide dans mes démarches, elle me donne des conseils, elle est là aussi quand je n'ai pas le moral.
Mariéta : On m'a orientée vers un bac pro sanitaire et social, alors que j'ai toujours voulu être hôtesse de l'air. Chaque fois que je suis allée dans des missions locales, on me disait de faire des études dans le social parce qu'il y avait du travail, mais je ne suis vraiment pas faite pour ça. Ici, on m'a accueillie et surtout, on m'a écoutée. Grâce à Ouardia, j'ai pu faire un séjour de 3 mois en Irlande pour améliorer mon niveau d'anglais et apprendre à me débrouiller toute seule. Elle m'aide beaucoup dans mes démarches parce que j'ai plein de projets, elle m'aide à les concrétiser.

A ce propos, quels sont vos projets ?


Lewis : J'aimerais faire un BTS en alternance, mais je suis très timide, alors j'ai du mal à trouver des entreprises. Caroline m'a proposé de participer à des ateliers « entretiens d'embauche ». Ça me servira sans doute aussi pour trouver un petit boulot pour cet été.
Mariéta : J'attends une réponse du GRETA pour passer mon bac en candidat libre et tenter ensuite le concours d'agent d'escale. En attendant, je cherche du travail pour payer mon permis.
Qu'est-ce qui pourrait être amélioré pour aider des jeunes en difficulté ?
Lewis : J'ai passé presque 3 mois dans un foyer pour SDF à Pantin. Je n'avais pas de PASS Navigo, donc j'ai fraudé pour pouvoir aller en cours, et j'ai reçu des amendes. C'aurait été bien qu'on me propose d'aller à l'Urgence Jeunes plus tôt.
Mariéta : On a beaucoup de projets, mais c'est dur quand on n'a pas un sou. Je n'ai pas le RSA par exemple. En fait, on a juste de quoi manger et faire quelques démarches (120€/mois pour l'alimentation ; 10 € pour le téléphone ; un peu d'argent pour les vêtements...). Si j'avais plus d'argent, je n'en ferais pas n'importe quoi. Ce n'est pas parce que j'ai 22 ans que je ne suis pas mûre ! Il faut aider les jeunes. Après tout, c'est nous le futur !


https://www.aurore.asso.fr/pole-urgence-sociale-et-hebergement/


« Le généticien James Watson, pionnier de l'ADN et prix Nobel, déchu de ses titres pour ses propos controversés sur la race et l'intelligence Par Koba

« Il faut lutter contre cette plaie, il faut que les citoyens du monde se battent pour stopper ces idées reçues qui polluent les relations. Il faut que nos politiques fassent que l'Afrique ne soit pas le coin pauvre du monde sur qui on balance tout ce qui exprime la suprématie. L'intelligence n'a rien à voir avec la couleur»P B CISSOKO


Le scientifique américain James Watson, lauréat du prix Nobel, a été déchu de ses titres honorifiques après avoir répété ses commentaires sur la race et l'intelligence.
Dans une émission télévisée, le pionnier des études sur l'ADN a fait référence à une idée selon laquelle les gènes causent une différence moyenne entre les Noirs et les Blancs lors des tests de QI (Quotient Intellectuel)


Le laboratoire de Cold Spring Harbor a déclaré que les remarques du scientifique âgé de 90 ans étaient « non fondées et imprudentes ».


(...) Il a partagé le prix Nobel en 1962 avec Maurice Wilkins et Francis Crick pour leur découverte en 1953 de la structure à double hélice de l'ADN.
Le Dr Watson a vendu sa médaille d'or en 2014, affirmant qu'il avait été ostracisé par la communauté scientifique après ses remarques sur la race.
En 2007, le scientifique, qui travaillait autrefois au laboratoire Cavendish de l'Université de Cambridge, a déclaré au journal Times qu'il était « sombre par nature pour la perspective de l'Afrique » car « toutes nos politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre – alors que tous les tests ne le montrent pas vraiment » . » https://www.fdesouche.com/1140949-le-geneticien-james-watson-pionnier-de-ladn-et-prix-nobel-dechu-de-ses-titres-honorifiques-pour-ses-propos-controverses-sur-la-race-et-lintelligence


Ic l'article de Franck Salin


Le généticien américain James Watson, à qui le prix Nobel a été décerné en 1962, ne fait pas dans la demi-mesure. A la une d'un journal britannique, il défend la thèse de l'inégalité des races. Il n'en est hélas pas à son coup d'essai. Actuellement en tournée en Grande-Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, il s'apprête à diffuser ses théories frelatées.


Gobineau et ses adorateurs fascistes ne l'auraient pas renié, Mr Watson. Codécouvreur de l'ADN, Nobel de médecine en 1962, le professeur américain a déclaré le 14 octobre dernier dans les colonnes du journal britannique Sunday Times que « les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux ». Particulièrement en forme, la sommité ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Sans doute mis en confiance par son intervieweuse, la journaliste Charlotte Hunt-Grubbe, une ex-scientifique qu'il avait hébergée il y a dix ans, il a ajouté qu'il était « fondamentalement pessimiste quant à l'avenir de l'Afrique » car « toutes nos politiques [occidentales] d'aide sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment le cas ». Bien décidé à montrer qu'il ne croit pas en l'égalité des hommes, il affirme que « les gens qui ont des employés noirs découvrent que ce n'est pas vrai ». Forcé de reconnaître que les exemples de non-blancs brillants sont pléthore, il se fait conseiller et lâche que « beaucoup de gens de couleur sont très talentueux, mais ne leur donnez pas de promotion quand ils n'ont pas fait leur preuve à un niveau inférieur. »


A l'heure où la France inscrit le test ADN dans la loi, alors que rien ne l'obligeait à légiférer sur le sujet, et où les discours xénophobes font florès en Occident, entendre un scientifique de renom défendre de telles positions ne fait pas que nous révolter. Il y a en effet matière à s'inquiéter lorsqu'un chercheur couronné par ses pairs, récipiendaire du prix le plus prestigieux de sa discipline, s'inscrit dans la droite ligne du racisme scientifique qui s'est développé en Europe et aux Etats-Unis dès le courant du XIXe siècle. Watson déclare que ses conclusions s'appuient sur « des tests ». Cependant, aucun de ces prétendus tests – en particulier ceux du QI –, nombreux au cours de ces deux derniers siècles, n'a tenu la route face à la recherche scientifique qui a, chaque fois, prouvé combien les méthodes employées pour les réaliser étaient biaisées. Combien de fois faudra-t-il encore le dire ? Il n'y a pas de races humaines ! Des morphotypes et des cultures différentes n'impliquent pas d'inégalités intellectuelles entre les êtres humains.


Il défend l'idée d'une supériorité de l'homme blanc et hétérosexuel


L'on pourrait mettre les errements de James Watson sur le compte de l'âge. A 79 ans, il pourrait ne plus avoir toute sa tête. Cependant, il paraît être encore assez lucide pour garder la confiance du conseil d'administration d'un grand institut de recherche aux Etats-Unis. Il est l'actuel directeur du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL) de New York. D'autre part, le généticien émérite, père d'un enfant atteint d'un retard mental, n'en est pas à son premier esclandre. Critiqué pour ses positions misogynes et homophobes – en 1997, il évoque la possibilité de trouver un gène de l'homosexualité, prétextant que «les femmes doivent pouvoir avorter si leur enfant est testé homosexuel » -, il a, il y a une dizaine d'années, tenu des propos douteux sur la libido des noirs.
Le professeur Watson est actuellement en tournée en Grande Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, Avoid Boring People : Lessons from a life in science (Eviter les gens ennuyeux : leçons d'une vie passée dans les sciences ), dans lequel il développerait l'idée selon laquelle rien ne prouve que l'intelligence de peuples géographiquement éloignés ait évolué de la même façon. Ses récentes déclarations ont créé quelques remous dans la presse et le milieu scientifique.

Pour la direction du Muséum des Sciences de Londres, le chercheur américain est allé « au-delà d'un niveau de débat acceptable ». Elle a annulé la conférence qu'il devait donner dans ses locaux. Des associations de défense des droits de l'homme lui ont demandé de s'excuser publiquement. Cependant, les autres institutions où le généticien doit s'exprimer ont préféré maintenir ses interventions en donnant au public la possibilité de l'interroger sur ses propos. Par conséquent, l'apôtre de l'inégalité des races, auréolé d'un prix Nobel en partie usurpé à la scientifique juive Rosalind Franklin, pourra distiller son prêche nauséabond en toute tranquillité. Une mobilisation plus active des médias et des politiques paraît plus que jamais nécessaire pour couper court aux élucubrations du Dr. Watson. S'il n'était qu'un citoyen lambda, ses propos n'auraient pas mérité que nous nous y arrêtions. Mais sa position pourrait redonner du crédit à des théories qu'il est urgent de jeter aux oubliettes de l'humanité.
Conseil de lecture :


https://www.afrik.com/racisme-un-nobel-de-medecine-affirme-que-les-noirs-sont-moins-intelligents-que-les-blancs


Le pays des pharaons désigné pour organiser la prochaine CAN, Mohamed Salah nommé meilleur footballeur africain de l'année : les CAF Awards ont concrétisé une journée pleine d'honneur pour l'Égypte.
Le Point Afrique


Ballon d'or africain pour la deuxième fois consécutive, Mohamed Salah tient son trophée entre Ahmad Ahmad, président de la Confédération africaine de football, et George Weah, président du Liberia, en ce mardi 8 janvier 2019.


C'est donc l'Égypte qui va abriter la prochaine Coupe d'Afrique des nations (CAN), comme l'a indiqué à Dakar Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF). Pour rappel, l'organisation de la CAN avait été retirée au Cameroun en novembre dernier compte tenu des retards dans les travaux d'infrastructures et de la situation délicate du pays sur le plan sécuritaire. Depuis, deux pays s'étaient manifestés comme candidats : l'Égypte et l'Afrique du Sud.


La journée de l'Égypte


Quoi qu'il en soit, cette journée du mardi était partie pour être particulière pour l'Égypte. En effet, après cette annonce de l'organisation de la CAN en Égypte, la question s'était posée de savoir si un deuxième événement mettant à l'honneur le pays des pharaons allait avoir lieu. Elle s'imposait au regard du fait que Mohamed Salah, évoluant à Liverpool, apparaissait comme le favori du Ballon d'or à côté de Sadio Mané (Liverpool aussi) et Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal). Il faut dire que ses statistiques impressionnantes de la saison dernière plaidaient en sa faveur : avec Liverpool, Salah a inscrit 44 buts toutes compétitions confondues en 2017-2018 et a terminé en tête du classement des buteurs du championnat d'Angleterre avec 32 réalisations. L'ailier de 26 ans fut ainsi l'un des grands artisans du parcours des Reds jusqu'en finale de Ligue des champions, perdue contre le Real Madrid (3-1), lors d'une rencontre douloureuse pour le Pharaon, blessé à l'épaule et contraint de quitter ses partenaires après un accrochage avec le défenseur madrilène Sergio Ramos.

Diminué pour la Coupe du monde, Salah n'était pas parvenu dans la foulée à éviter une élimination de la sélection égyptienne dès le premier tour. Cette saison, il lui a d'ailleurs fallu un peu de temps pour retrouver ses sensations en club, d'autant qu'il semble renouer avec son meilleur niveau, à l'image de ses 13 buts inscrits en Premier League. Mi-décembre, la BBC lui a d'ailleurs décerné pour la deuxième année consécutive le prix du joueur africain de l'année, après un vote de ses auditeurs. Un avant-goût du Ballon d'or africain de ce mardi  ? Pour sûr, puisque Mohamed Salah a été couronné Ballon d'or africain devant Sadio Mané (Liverpool) et Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal). Il imite ainsi le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), l'Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012) et le Camerounais Samuel Eto'o (2003, 2004), seuls joueurs à avoir remporté le trophée deux fois d'affilée.


Sadio Mané, Ballon d'argent


Juste derrière dans les pronostics, son coéquipier en club, le Sénégalais Sadio Mané, a finalement raté le coche, même s'il était un concurrent sérieux. Faut-il rappeler qu'il avait d'ailleurs déjà terminé en deuxième position en 2017, après une troisième place en 2016. En effet, Mané, 26 ans, a lui aussi été déterminant sur le front de l'attaque de Liverpool lors la précédente campagne de Ligue des champions, comme en témoignent ses 10 buts en C1 la saison dernière. À l'instar de Salah avec l'Égypte, il n'a ensuite pas réussi à dépasser le premier tour de la Coupe du monde avec le Sénégal. « Salah, Mané, je pense que ça va être dans cet ordre-là », avait estimé l'ancien gardien emblématique du Cameroun Joseph-Antoine Bell, interrogé par l'AFP. « Sur l'impression générale et les statistiques, ce serait plutôt Salah, mais il ne faut pas les opposer. L'un sera Ballon d'or et l'autre Ballon d'argent », avait-il conclu.


Aubameyang complète le podium


Quant au Gabonais d'Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang, il a terminé à la troisième place malgré ses performances qui le font pointer cette saison en tête du classement des buteurs de Premier League grâce à ses 14 réalisations. Mais le Ballon d'or africain 2015 a dû digérer son transfert du Borussia Dortmund à Arsenal à l'hiver 2018 et les Gunners ont peiné en championnat en terminant à la 6e place, derrièrele « Big Five » Manchester City, Manchester United, Tottenham, Liverpool et Chelsea.


D'autres prix ont également été remis par la CAF ce mardi à Dakar, notamment celui dumeilleur entraîneur de l'année 2018. C'est le sélectionneur des Lions de l'Atlas, Hervé Renard, qui a damé le pion à ses deux concurrents : le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, et l'entraîneur de l'Espérance sportive de Tunis, Mouine Chaâbani.


http://afrique.lepoint.fr/sport/football-apres-la-can-2019-a-l-egypte-le-ballon-d-or-a-salah-08-01-2019-2284066_2265.php?boc=2205359&m_i=bj_bm6CtRkDpODlzrpwE04h0QIxcqummaK0RzrYFDs1yRN0yW8PKEM5HHubBEYGvixtgpGhzSb1CtOBVwBXJ4SoaI4LCbJ&M_BT=2197751517047#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20190115

 

 

A tout seigneur tout honneur! Puisque l'Afrique se targue à juste titre d'honorer ses vieillards, commençons par Abdoulaye Wade, qui a perdu l'élection présidentielle au Sénégal face à Macky Sall.

Gorgui (le Vieux) aimerait sans doute que l'on se souvienne de lui à travers ce proverbe berbère:

«Le corps de l'homme est bien petit par rapport à l'esprit qui l'habite.»

Hélas, le pape du Sopi (le changement), perçu comme un homme vaniteux, risque davantage de faire parler de lui au travers de cette sentence peule:

«Si tu fais d'une grenouille un roi, ne t'étonne pas de l'entendre coasser.»

Alpha Condé, le président guinéen semble bien parti pour lui succéder au palmarès des présidents ayant une très forte estime de soi, pour ne pas dire un ego surdimensionné. Hélas,

«un morceau de bois aura beau rester longtemps dans le marigot, il ne deviendra pas un caïman».

Et, en matière politique, le boubou ne fait pas le marabout. A force d'être resté trop longtemps dans le marigot de l'opposition, Alpha Condé n'a pas (encore) su devenir un président, disent ses anciens alliés de l'opposition. Ou plutôt, il n'a pas compris que,

«c'est en essayant encore et encore que le singe apprend à sauter».

Alpha Condé croit tout savoir sur la fonction de président? Sans doute, à l'instar d'Abdoulaye Wade, lui manque-t-il l'humilité de l'élève.

Amadou Toumani Touré a eu, pour sa part, dix ans pour apprendre. Entre la transition de 1992 et son élection de 2002. Hélas,

«sans un guide, le chemin seul ne te mène pas où tu aimerais aller».

Le Malien, évincé par un coup d'Etat militaire le 22 mars, eût été bien avisé de trouver un bon guide pour sortir son pays de l'ornière. Mais, ne dit-on pas que

«le chameau ne voit pas sa bosse»?

L'animal politique qui traîne sa bosse dans la savane politique avec le plus de ténacité est indéniablement Alassane Ouattara. Son accession au pouvoir en Côte d'Ivoire a été une rude bataille contre le TSO, le Tout Sauf Ouattara. Au point que, aujourd'hui, ce proverbe semble avoir été écrit pour lui:

«Assieds-toi au bord du fleuve et tu y verras passer le corps de tes ennemis.»

Revenu de quinze ans de luttes politiques, tour à tour contre Henri Konan Bédié, Robert Gueï, et Laurent Gbagbo, le phénix de Korogo peut désormais tranquillement méditer cette phrase:

«Même à sec, la rivière garde son nom.»

A sec, Paul Biya ne l'est assurément pas.

«Même le poisson qui vit dans l'eau a toujours soif», dit-on au Cameroun.

Combien d'années au pouvoir —il commence la trentième— lui faudra-t-il avant d'être suffisamment désaltéré? Et si pour les Congolais,

«la force du baobab est dans ses racines»,

alors il est clair que Paul Biya a su s'enraciner avec force dans le paysage politique camerounais.

«Jamais le maïs n'a raison contre la poule»

Pour l'avoir compris très tôt, (le 15 octobre 1987, date de la mort de Thomas Sankara), le Burkinabè Blaise Compaoré a toujours cultivé un sens de la realpolitik qui ressemble de plus en plus à du cynisme. Si certains princes acquirent une importance à coup de pétrodollars, lui l'a gagnée en jouant le «parrain» dans la sous-région d'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, il peut, comme les Gabonais, méditer cette maxime ancestrale:

«Quelle que soit la maigreur de l'éléphant, ses testicules emplissent une marmite.»

Ali Bongo est encore une jeune pousse, surtout comparé à l'exceptionnelle longévité de son père. Mais, si l'on en croit les Nigériens,

«ce n'est pas le jour de la chasse qu'il faut élever un chien».

Et le père d'Ali, Omar Bongo, a formé celui-ci longuement et patiemment à la succession dynastique.

Et puisque «l'eau chaude n'oublie pas qu'elle a été froide»,

nul doute que le jeune président gabonais Ali Bongo n'oubliera pas de sitôt d'où il vient et par où il est passé. Il n'y a plus qu'à espérer qu'Ali n'engendre pas un successeur, dans cette famille où l'on applique cette maxime:

«l'éléphant ne se lasse jamais de porter sa trompe».

En parlant d'héritier, Faure Gnassingbé ressemble à ce proverbe:

«L'héritier du léopard, hérite aussi de ses tâches».

L'opposition togolaise en sait quelque chose, et ne voit pas grande différence entre le pelage du fils et celui du père.

Et s'il est vrai que «la figue ne tombe jamais en plein dans la bouche»,

il existe aussi des pays où les figues ne risquent pas de tomber dans certaines bouches...

Mais, s'il est vrai que «l'œuf ne danse pas avec la pierre»,

les opposants d'Idriss Deby feraient bien d'arrêter de vouloir danser dans les compétitions électorales.

En effet, «on n'attrape pas l'hippopotame avec un hameçon», dit-on en Côte d'ivoire, pas plus qu'«on ne pile le mil avec une banane mûre».

Quant au président tchadien, s'il lui arrive de méditer, ces deux phrases sont faites pour lui:

«Un homme sans culture est un zèbre sans rayures» et «une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer».

http://m.slateafrique.com/84411/les-proverbes-qui-collent-a-la-peau-des-dirigeants-africains

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