Dimanche 8 octobre 2017, une quinzaine d'associations de la société civile ainsi que des activistes africains se sont rencontrés à Bamako. Ils ont constitué un front, le Front international de la société civile panafricaine (Fiscpa). Ils suivent notamment la situation du Togo.

Les activistes du continent africain, membres du Fiscpa créé à Bamako dimanche 8 octobre, ont des contacts avec leurs camarades togolais qui font partie de la contestation locale.

Simon Kouka, artiste rappeur et membre du mouvement sénégalais « Y’en a marre », raconte : « La semaine dernière, on a reçu certains collègues togolais au QG "Y’en a marre" à Dakar et c’est le message qu’on est en train de leur dire : il faut qu’ils tiennent bon. Ce n’est pas nous qui allons mener votre combat. Battez-vous, imposez-vous. Et je crois que là, ils tiennent le bon fil. »

D’autres activistes africains sont inquiets du rôle de la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la crise togolaise. « La Cédéao a toujours été comme ça ! La Cédéao prend toujours partie ! La Cédéao doit plutôt aller dans le sens de dire à Faure Gnassingbé que le peuple a décidé qu’il parte », juge Elie Kamano, artiste auteur guinéen.

Parrain des membres du Fiscpa, l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly s’adresse directement au président togolais Faure Gnassingbé : « Je lui dirais simplement de quitter le pouvoir pendant qu’il est temps. Ça fait cinquante ans que la famille Eyadema règne sur le Togo. Ce n’est pas normal. » Il ajoute : « Attention aux violations des droits de l’homme. »

Plainte à la CPI contre Nicolas Sarkozy

La première action déclenchée par le Fiscpa est une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir provoqué l'intervention en Libye qui a débouché sur la mort du colonel Kadhafi.

« Les ONG n’ont pas un recours direct à la CPI, pas plus que des particuliers. Elles ne sont pas susceptibles d’enclencher une action judiciaire devant la CPI. Alors, quelles sont les possibilités ? C’est éventuellement de saisir le bureau du procureur, le prévenir qu’il y a une situation grave qui relève de la compétence de la Cour. Et le procureur, lui, peut ouvrir une information, s’autosaisir sur la base d’informations qui ont été portées à sa connaissance, lorsqu’il s’agit d’Etats qui ont ratifié le statut de la CPI », explique l'avocat Maître Patrick Baudoin, ancien président d'honneur et conseiller juridique de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

« Deuxièmement, la CPI n’est pas compétente pour tous les assassinats de la planète. Il faut donc, quand on dépose une plainte, justifier que c’est un crime de guerre, ou un crime contre l’humanité, ou un crime de génocide. Je dois dire que de saisir la CPI en faisant reproche à Monsieur Sarkozy d’avoir été complice de l’assassinat de Monsieur Khadafi ne me paraît pas sérieux, ne me paraît pas relever de la possibilité de saisir les compétences de la Cour », avise-t-il.

Les organisations « Jeunesse s'organise maintenant pour son avenir » de la Guinée, ou encore « le Balai citoyen » du Burkina Faso, étaient aussi présentes à Bamako dimanche.

RFI

mercredi, 11 octobre 2017 09:26

Sénégal: l'hôpital traditionnel de Keur Massar

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Au Sénégal, un projet de loi relatif à l’exercice de la médecine traditionnelle a été ratifié en Conseil des ministres en mai dernier et les députés de la nouvelle Assemblée devront donc examiner le texte dans les prochains mois. Un projet de loi controversé, que dénoncent certaines organisations de médecins. Dans la banlieue de Dakar, l’hôpital traditionnel de Keur Massar propose des formations à la médecine traditionnelle et des soins par les plantes. Il s’agit de l’une des rares structures à proposer une forme d’encadrement de cette profession.

Abdoulaye Wade a été avocat avant d'être politicien. Et à plus de 90 ans, l'ex-président a décidé dans une lettre de défendre son fils Karim, en exil au Qatar, et condamné au Sénégal à six ans de prison et près de 200 millions d’euros d'amende pour enrichissement illicite. Dans cette missive diffusée par son parti, le PDS, il écorche aussi le président Macky Sall en attaquant les avocats qui ont défendu l'Etat dans l'affaire Karim Wade.

Abdoulaye Wade est furieux contre les avocats de l'Etat au procès de son fils Karim Wade. Il les accuse de piller le pays. Selon l’ex-président sénégalais, « ils demanderaient 2% des 60 milliards de francs CFA que l'Etat aurait récupérés » dans la traque des biens mal acquis. Loin, très loin des « 694 milliards [de recouvrement, ndlr] promis », affirme le doyen de la politique sénégalaise qui estime donc que Macky Sall ne doit pas les payer, mais au contraire les poursuivre en justice pour tentative d'escroquerie.

S'il semble soutenir l'actuel locataire du palais de la République dans cette affaire de gros sous, il n'en est rien. Car en trois pages, reprenant sa plume d'avocat, Wade père démonte l'affaire qui a valu une lourde condamnation à son fils Karim.

En affirmant par exemple que les biens saisis n'appartenaient pas à Karim Wade. « Plus grave », écrit Abdoulaye Wade « ces avocats savaient, dès le départ, qu'il n'y avait pas d'argent à récupérer sur Karim Wade, dont aucun d'entre eux ne doutait en réalité de l'innocence ».

Alors que la rue lui a crié sa colère en 2011 pour sa gestion, Abdoulaye Wade se permet d'appeler le peuple à organiser des marches de contestation si ces deniers publics étaient versés.

Une lettre corrosive, un bon moyen de pression alors que Macky Sall souhaite relancer le dialogue politique. Visiblement Abdoulaye Wade a des conditions.

RFI

mercredi, 11 octobre 2017 05:37

Mme Dieck Sall de Touba rejoint "UN AUTRE AVENIR"

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Une grosse pointure de la politique de Touba, vient de rejoindre un Autre Avenir. Femme de développement et de réseau, sollicitée par tous les partis politiques qui veulent s'implanter dans la cité religieuse, Sokhna Dieck Sall a choisi de rejoindre Un Autre Avenir. Avec son adhésion ce parti aura déjà une bonne base politique à Touba si on sait le nombre de femmes qu'elle mobilise dans ses réseaux de développement. Aujourd'hui à Touba, un Autre Avenir a bouclé la boucle en ayant une responsable femme en la personne de Dieck Sall et un responsable homme Serigne Bassirou Bousso. Il se sussure même qu'un grand mouvement citoyen du Baol est sur le point de se joindre à un Autre Avenir pour donner enfin aux citoyens senegalais un espace de promotion de tous les talents et comme unique objectifl a satisfaction de la demande sociale. 

Sokhna Dieck Sall qui se dit déjà trouvé sa place dans un Autre Avenir s'engage à travailler pour la massification du parti dans tout le Baol.

Ichrono.info

 

Cecile Thiakane : Et si la polygamie était un régulateur social au Sénégal ?

Cecile Thiakane nous invite à réfléchir un angle rarement avancé dans l'approche de la polygamie.

Cécile a le  don de nous surprendre en nous réveillant de  notre silence. J'aime sa pensée singulière et j'avoue avoir d'abord ri et j'ai compris qu'après mon activité du jour j'étais fatigué et j'ai relu une seconde fois et j'ai pensé sans savoir pourquoi au polyamour ; lisons cécile.

Il y a quelques années, j'ai eu une conversation « surprenante » avec une de mes meilleures amies. Nous avions vécu quelques années ensemble en France et après avoir travaillé ici un moment après l'obtention de son DESS en Finance, elle avait fait le choix de rentrer au Sénégal pour rejoindre une grande institution bancaire de la place. Il faut dire qu'à l'époque, le secteur bancaire était en grand boum et se structurait au-delà de la Place de l'Indépendance, quartier traditionnel des banques au Sénégal. Pour accompagner cet essor, les profils formés à l'étranger étaient fortement recherchés. Mon amie était contente et surtout fière de rentrer au bercail, de faire un travail gratifiant en apportant sa pierre à l'édifice pour le développement de notre cher pays. Elle avait aussi une rémunération attrayante qui la classait parmi les catégories socio-professionnelles supérieures. Elle faisait partie en quelque sorte de l'élite.

Ce fameux jour, je m'en rappelle comme si c'était hier, elle m'avait appelé au téléphone pour m'annoncer la nouvelle de l'année, ses premiers mots résonnent encore dans ma tête.
Elle allait se marier dans deux semaines.

« C'est génial ! » lui dis-je. Je savais l'importance que cela avait pour elle. Gagner le titre de Madame, par le mariage. « Mais tu sais je vais être la deuxième épouse », me dit-elle. Cela me refroidit instantanément. « Tu vas te marier avec un polygame. Es-tu devenue folle ? Mais tu es trop moderne pour ça ! Ça ne te ressemble pas du tout. Es-tu sûre d'avoir bien réfléchi ? »
« Oui, je suis sûre », me répondit-elle. « C'est un homme gentil, respectueux et je sais qu'il sera un bon mari. »
« Et l'amour dans tout ça ? Est-ce que tu l'aimes ? Es-tu prête à partager ton mari avec une autre famille, une autre femme, d'autres enfants ? Tu penses qu'il vous traitera pareil ? Que se passera-t-il le jour où tu auras une urgence et qu'il sera avec l'autre famille car ça sera le tour de l'autre femme ? Aura-t-il le droit de venir jouer son rôle de chef de famille chez vous ?

Calmement, elle me répondit « je n'ai pas la réponse à tes nombreuses questions, mais je sais que pour moi le mariage est primordial pour avoir ma place dans la société. Toi, tu es à Paris et moi à Dakar et les réalités sont différentes, je le réalise tous jours depuis mon retour, cela fait trois ans déjà. Dans notre société, ici à Dakar, quand tu n'es pas mariée, il te manque quelque chose. Quel que soit le fric que tu gagnes, quel que soit ton poste au travail, il te manque quelque chose.

À moi, il me manque une position sociale. L'ascenseur le plus rapide pour atteindre cette position sociale est le mariage ».


Je ne veux pas t'entendre me dire « mais ma chérie tu as tout, tu as fait de belles études, tu as de beaux diplômes, une très belle position à ton travail, une maison, une belle voiture, tu voyages beaucoup, tu peux t'offrir plein de choses, tu as amené tes parents à la Mecque. C'est vrai en quelque sorte, mais le seul truc que ma belle réussite professionnelle ne peut pas m'offrir, c'est cette position sociale dont je te parle ».


Elle enchaîna : « Oui, c'est paradoxal, dans d'autres sociétés la réussite sert à définir ton statut social. Ici au Sénégal, je pense que seul un mari peut m'y faire accéder. J'ai attendu longtemps les mecs célibataires, mais ils sont tous mariés et les seuls qui ne le sont pas ne m'ont pas courtisée, certainement que je ne rentrais pas dans leurs standards. J'ai trop bien réussi ma vie et ça doit leur faire peur. Et ce qui m'énerve le plus, c'est cette désirabilité sociale que nous montrent les filles mariées en nous excluant d'office de certaines discussions.

« Tu n'es pas mariée, tu ne pourrais pas comprendre ». Et là, tu ressens tout le mépris qu'elles ont pour nous, les célibataires. « Eh bien moi, je n'en peux plus de tout ça. »

Elle ne me laissa pas en placer une. Elle enchaîna direct : « Donc être deuxième femme ne me gêne absolument pas. Et en plus, il faut que je pense à avoir des enfants, sinon cela sera trop tard, j'ai presque 33 ans. »


Je n'étais toujours pas à court d'arguments. « Ok, je comprends. Mais, tu n'as pas peur d'être une femme à mi-temps ? Quid de la jalousie ? Es-tu sûre que tu pourras supporter de partager ton homme ? Et ta coépouse, pourrez-vous vous entendre pour le bien-être de votre mari ? Et vos enfants, comment vont-ils évoluer dans tout ça ? »

Plein d'autres questions se sont bousculées dans ma tête et tout cela m'a replongée dans mon enfance. Je me suis souvenue que, petite fille, quand j'habitais à Thiadiaye, un village à la croisée des chemins entre les régions de Thiès et Fatick, au Sénégal, j'étais entourée d'amis vivant dans des familles polygames. A l'époque, je ne comprenais pas le concept. Je voyais juste que dans la famille de mes amis, leur maman et leur tante (coépouse de leur maman) avaient le même mari. C'était différent de la situation de ma famille. J'avais une maman et un papa, mes frères et sœurs et c'était tout.

Adolescente, j'ai commencé à me questionner sur ce concept de voir un papa ayant plusieurs femmes. Comment était-ce possible ?


A l'âge de 15 ans, quand j'ai commencé à lire Harlequin et d'autres romans à l'eau de rose et à vivre mes premières amourettes, je me suis profondément questionnée sur la polygamie. Comment était-ce possible pour un homme d'aimer et d'épouser plusieurs femmes ?

Comment des femmes pouvaient-elles accepter de partager leur mari ?

Etaient-elles moins amoureuses que les autres femmes en couple monogame ?

On m'avait expliqué que la polygamie existait dans notre société traditionnelle. Dans certaines ethnies du Sénégal, les hommes avaient le droit d'épouser plusieurs femmes et je ne pense pas qu'il y ait de limitation dans le nombre....


La religion musulmane autorise aussi les hommes à pouvoir épouser plusieurs femmes, le nombre étant limité à quatre femmes. Ils ont l'obligation cependant de les traiter équitablement. Chose plutôt compliquée à réaliser, il me semble.
Dans mes lectures, j'avais appris que la polygamie, bien qu'étant autorisée par l'Islam, est interdite quand même légalement dans certains pays islamiques. Mais au Sénégal, ce n'est pas le cas, la polygamie est bien autorisée et pendant la célébration des mariages civils, les hommes avaient le droit de cocher la case polygamie.

La polygamie est admise encore dans quelques pays d'Afrique. Elle est maintenue grâce aux coutumes traditionnelles, à la religion islamique ou par la législation, comme au Sénégal. Je pense que le Sénégal fait une bonne exception car la polygamie est ancrée profondément dans la vie des habitants et ce n'est pas prêt de changer.

Chez certains chefs coutumiers, notamment dans certaines ethnies du Sénégal ou au Cameroun, on retrouve la polygamie dans un souci d'affirmation de leur pouvoir, de leur puissance et de leur autorité.
Une des conséquences désastreuses de la polygamie est évidemment qu'il n'y a aucune régulation pour les hommes qui veulent épouser plusieurs femmes. Peut-être juste leur bonne conscience. Bon nombre se retrouvent pères de nombreux enfants, dont il faut s'occuper, et ils sont loin d'en avoir les moyens et les mamans non plus. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais vous imaginez que ce n'est pas toujours rose, ça engendre des drames et des échecs dans la vie de ces enfants. Assez souvent, dans ces ménages modestes et polygames, les femmes sont obligées de s'occuper de leurs enfants et d'assurer les dépenses de subsistance quand c'est leur tour. Je ne peux pas non plus passer sous silence les mariages précoces et parfois forcés de jeunes filles âgées de moins de 18 ans avec des hommes polygames.

Cette conversation avec ma copine a eu lieu il y a au moins 10 ans. Elle est toujours mariée à cet homme, toujours deuxième femme. Leur mari n'a pas épousé une troisième femme. Sa coépouse n'est pas devenue sa meilleure amie, bien au contraire. Mais elle me dit souvent qu'elles ont appris à se respecter. Elle a deux enfants avec son mari, qui s'entendent plutôt bien avec leurs demi-frères et sœurs. Les deux familles vivent dans deux maisons séparées, c'est monsieur qui est nomade. Il arrive souvent que les deux femmes soient dans la surenchère, pour plaire à la belle-famille. C'est à qui les couvrira de plus de cadeaux.

A ce jeu, ma copine ne joue pas à arme égale, car financièrement elle est plus nantie que sa coépouse. Mais je sais qu'elle ne fait rien pour la narguer, elle fait juste preuve de générosité.
N'imaginez pas voir les deux femmes marchant au bras de leur mari en même temps, ce n'est pas dans les codes locaux. C'est à chacune son tour – 3 jours où l'homme est ton mari à temps complet et après il va 3 jours aussi chez l'autre. Je pense que le cas de figure le plus simple, c'est quand les deux coépouses ne vivent pas dans le même foyer. On m'a raconté beaucoup de drames familiaux dus à la jalousie entre les coépouses. Assez souvent, les hommes polygames n'ont pas les moyens d'assurer un foyer séparé à chacune de leurs épouses, surtout quand leur nombre excède deux épouses.

Aujourd'hui, avec du recul, je commence à penser que la polygamie joue peut-être un rôle de régulateur social. Je ne parle pas de régulateur démographique. Je ne la justifie pas, je n'en fais pas la promotion, mais ça maintient un certain équilibre quand même dans la société.


Imaginez dans une société où le statut de femme mariée te fait gravir des échelons sur l'échelle sociale : comment faire le choix du célibat si aucune alternative au mariage polygame ne s'offre à toi ?


Cependant, la modernisation de la cellule familiale, le taux d'instruction des femmes qui s'améliore d'année en année, leur accès de plus en plus à des emplois décents, mais aussi le changement des mentalités et l'acceptation du célibat des femmes pourraient être un facteur de mutation et faire baisser drastiquement le taux de mariages polygames.

Et vous, que pensez-vous de la polygamie ?

Fatoumata Ndiaye
(texte de Cecile Thiakane
Activiste en développement social
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in sadunya.org

Le mouvement UN AUTRE AVENIR vient d'enregistrer aujourd'hui à moins d'une semaine d'existence un ralliement de taille en la personne de Serigne Bassirou Bousso ancien responsable politique de Bokk Gis Gis à Touba. Cette adhésion à coup sûr va renforcer un AA dans la cité religieuse, dans la région de Diourbel mais aussi à travers tout le Sénégal vue la dimension nationale de l'homme politique. D'ailleurs le parti qui lui fait totalement confiance l'a nommé référent de toute la région de Diourbel, ce qui va y favoriser à coup sûr son implantation. Serigne Bassirou Bousso est un homme de conviction, connu pour son ouverture d'esprit, actif dans la politique depuis des années, sans dévier des enseignements religieux qu'il a reçu de son illustre famille.

Infos15.Com

Ichrono.info

L’équipe de France va affronter celle de Bulgarie, ce 7 octobre 2017, en éliminatoires pour la Coupe du monde 2018 de football. Les Français ont tout intérêt à gagner s’ils veulent rester à la première place du groupe A et se qualifier ainsi directement pour la phase finale du tournoi, en Russie.

Ne leur parlez pas du match face à la Bulgarie de 1993. La victoire 2-1 des Bulgares à Paris avait certes privé la France d’une participation à la Coupe du monde 1994, à la dernière minute du dernier match des éliminatoires, alors que la qualification semblait acquise. Mais la plupart des footballeurs d’aujourd’hui n’avaient pas vu le jour ou étaient trop jeunes pour se souvenir de cette défaite traumatisante pour le sport français.

« Il y en a qui peuvent croire aux fantômes (du passé), il y a eu cette histoire mais c'était un autre contexte », a ainsi relativisé l’actuel sélectionneur des « Bleus », Didier Deschamps, présent sur la pelouse le 17 novembre 1993, en tant que joueur. « Il n'y a pas de fantôme dans mon esprit à moi », a ainsi confirmé en conférence de presse l’attaquant Kylian Mbappé, né en 1998.

Un statut à défendre

Ce 7 octobre 2017, la sélection tricolore défie à nouveau son homologue d’Europe orientale. Mais, de fait, de l’eau a coulé sous les ponts. L’équipe de France de football a remporté la Coupe du monde 1998, puis disputé – avec une réussite très inégale – les quatre éditions suivantes.

Fin publicité dans 25 s

De son côté, le football bulgare n’a cessé de décliner, même si les « Lions » se sont montrés intraitables à domicile (5 victoires en compétitions officielles) depuis septembre 2015 et une défaite 1-0 face à la Norvège.

Difficile donc d’imaginer les Français, qui n'ont plus raté de phase finale depuis ce Mondial 1994, manquer celle en Russie. « Tout le groupe est persuadé qu'on va y aller, a assuré Mbappé avant cette rencontre cruciale du groupe A. Ça ne m'a traversé l'esprit à aucun moment, le fait de regarder la Coupe du monde à la télé ».

Gagner pour rester premiers au classement

S’ils veulent rester premiers avant d’affronter la Biélorussie, le 10 octobre à Saint-Denis, les « Bleus » ont tout intérêt à gagner ce samedi soir. En cas d’échec, les Suédois (qui accueillent les Luxembourgeois) pourraient en effet reprendre la tête du groupe A. Ils forceraient alors les « Bleus », en tant que deuxièmes au classement, à disputer de périlleux barrages en novembre.

L’équipe de France en était passée par ce système de matches aller/retour, pour le Mondial 2010 (face à l’Irlande) et le Mondial 2014 (face à l’Ukraine). Et ses qualifications en Afrique du Sud et au Brésil n'en avaient été que plus laborieuses.

RFI

C’est la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) qui a été choisie pour recevoir le prix Nobel de la paix 2017 ce vendredi 6 octobre à Oslo. Une initiative lancée en 2007 sur le modèle de la campagne contre les mines antipersonnelles.

L’Ican est un réseau regroupant des centaines d'organisations non-gouvernementales qui plaide depuis 10 ans pour l'élimination complète des arsenaux nucléaires. Cette campagne est notamment à l’origine du traité d’interdiction des armes nucléaires qui a été négocié et conclu cet été à l’ONU. Il a été signé par 53 Etats jusqu’à maintenant et il entrera en vigueur quand cinquante Etats l’auront ratifié.

Pour le moment, il n’est que symbolique, puisque aucun des neuf pays possédant la bombe ni aucun pays de l’Otan ne s’y est joint. Mais c'est un traité qui dérange tout de même les puissances nucléaires. On a par exemple entendu les dirigeants et des diplomates français le critiquer avec des mots assez durs.

Pour cette coalition d'ONG, la fin des armes nucléaires n’est pas une utopie, car une utilisation éventuelle serait déjà considérée comme inacceptable dans de très nombreux pays. Mais aussi parce que l’existence de ces armes fera toujours courir le risque d’un accident. Autant donc s’en débarrasser, avance l'Ican.

Cette attribution de prix Nobel de la paix est donc un appel à tous les pays à répéter le processus international qui avait plutôt réussi pour les armes chimiques et pour les mines antipersonnelles. Il survient dans un contexte très tendu, sur fond de crise avec la Corée du Nord et de possible remise en cause par les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

C’est également un prix dans la tradition du Nobel de la paix, puisque le comité Nobel a souvent appelé au désarmement nucléaire. « Nous vivons dans un monde où le risque d'une utilisation des armes nucléaires est plus grand qu'il ne l'a jamais été depuis longtemps », a déclaré Berit Reiss-Andersen, la présidente du comité Nobel norvégien.

RFI

Selon Moussa Diaw, enseignant-chercheur en science politique à l’Ufr des sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, la démission de Thierno Bocoum du parti Rewmi ne peut être dissociée de son absence de la liste des personnalités retenues pour les investitures aux élections législatives au niveau de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal. Se prononçant hier, jeudi 5 octobre sur la capitulation du désormais ex-chargé de la communication de la formation politique d’Idrissa Seck, Moussa Diaw déclare que sa réaction, «très philosophique», cachait mal une forme d’amertume et de frustration.

L’enseignant-chercheur en science politique à l’Ufr des sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger(Ugb) est formel. En dépit des convenances personnelles qu’il a évoquées comme raisons de son départ, la démission annoncée de Thierno Bocoum du parti Rewmi ne peut être dissociée de son absence de la liste des personnalités retenues pour les investitures aux élections législatives au niveau de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal.

Se prononçant hier, jeudi 5 octobre sur la capitulation du désormais ex-chargé de la communication de la formation d’Idrissa Seck, Moussa Diaw déclare : «Sa réaction, très philosophique cachait mal une forme d’amertume et de frustration, enveloppée dans un mutisme qui laissait transparaître la préparation d’une réponse politique à la hauteur de cette bourde des responsables de cette coalition. D’ailleurs, personne n’arrive à justifier cette mise à l’écart d’un député sortant qui s’est distingué à l’hémicycle par son engagement, sa combativité et son sens de la responsabilité. Mais d’autres logiques se sont imposées dans les manœuvres lors des investitures. Dans tous les cas, le leader du parti Rewmi semblait vraiment ne pas s’investir à fond dans ce combat politique, ce qui explique son étonnement de constater l’omission volontaire d’un membre important de son parti de la liste de Mankoo Taxawu Senegaal».

Poursuivant son propos, l’enseignant-chercheur en science politique à l’Université Gaston Berger a toutefois prévenu que le départ de Thierno Bocoum va créer un vide autour d’Idrissa Seck qui, selon lui, «demeure affaibli par des échecs politiques et la défection de ses compagnons qui ont permis au parti de tenir le coup devant cette grande perturbation affectant la plupart des formations politiques aussi bien dans la majorité que dans l’opposition». «Ce phénomène est symptomatique d’un essoufflement des partis politiques, de leur manque de démocratie, de renouvellement de l’élite dirigeante pour s’adapter aux nouvelles exigences politiques, autrement dit au temps et mode politiques, conformément à la nécessité d’une innovation dans l’offre politique. L’avenir proche nous édifiera sur la profondeur de la crise au sein des formations politiques coincées par leur rigidité», souligne Moussa Diaw.

Se prononçant par ailleurs sur l’avenir politique de Thierno Bocoum, Moussa Diaw assure : «Si l’on se réfère à ses propos, Thierno Bocoum semble s’orienter vers la création d’une formation politique élargie qui regroupera des compatriotes attachés à des principes et valeurs dans le souci de préserver l’intérêt national et de répondre aux aspirations des Sénégalais. On lui prête d’autres intentions mais je n’y crois pas car il a toujours été cohérent avec ses idées et ses principes même si en politique tout reste possible. Il est tôt de le juger, donnons-lui le temps du politique».

Sudonline

 

LA PAROLE!
DE LA PENSÉE, À L'OREILLE!

Quelle merveille que de Savoir Parler!


Et si Parler ne devait être que délices, cela ne pourrait être que fantastique d'ouvrir sa bouche pour émettre des sons articulés par la langue!
Des sons véhiculés par la voix animée par les vibrations de nos cordes vocales.
Hé oui, chaque voix dispose d'une empreinte singulière à chacune des créatures animales comme humaines!

De même que les hommes, les animaux se servent aussi de leur bouche pour se nourrir et exprimer des sentiments.
La langue est bien l'organe sensoriel du goûter.

Ne nous donne-t-elle pas la sensation du plaisir de manger quelque chose de suave, ou du déplaisir de ce qui est acre!
Toutefois, la différence radicale entre ces deux créatures, c'est que l'homme seulement, sait Parler, pour communiquer avec lui-même et tout le reste.
C'est ainsi, que toutes les autres créatures se comprennent instinctivement.
Inversement, c'est par Intuition que des communautés humaines de langues différentes communiquent.
Elles arrivent à s'entendre par une gestuelle et une expression mimiques.
Aussi la musique étrangère est une parfaite illustration de la communication intuitive.
Elle est un mélange mélodique et harmonieux, de souffle et de sons instrumentaux.
Des sons qui se trouvent soutenus et tempérés par la puissance de la voix humaine.
En elle-même, la tonalité de la voix humaine est mélodieuse, avec ou sans instruments musicaux qui en amplifient sa portée.

Universelle en traversant toutes frontières, la musique est bien la seule propriété humaine dont tout le monde peut jouir au-delà de toute barrière linguistique.


La musique a le génie de nous détacher du réel pour nous emporter dans le monde éphémère de l'irréel.

Les sons émis par les instruments musicaux nous parlent, ils sont bien l'expression sonore de nos pensées.
Elle fait monter notre pression sanguine, en augmentant notre battement cardiaque, et finalement, elle nous soule de joie.
Et l'on se sent monter et descendre au rythme de la cadence des sons magiques libérés par les mots codés par ces instruments.
Et plus savoureuse encore, est l'image véhiculée par l'articulation des sons entendus.
Et lon se demanderait même, si Entendre n'était pas plus agréable qu'Écouter, car Il nous arrive de déguster une chanson, puis de l'aimer, sans comprendre un mot de la langue utilisée.
N'est-elle pas donc géniale, cette Parole qui a la magie de nous donner du bonheur, et nous adoucir le cœur, et un instant après, l'endolorir pour nous rendre malheureux.
Elle devient diabolique quand elle nous rend malheureux, et l'ange quand elle nous rend heureux.
Un démon quand elle nous embrouille l'esprit, et angélique, quand elle nous embaume le cœur.
La parole est destructive quand elle est mal intentionnée, malencontreuse ou délibérément méchante.
En revanche, elle est réjouissance et égayante, quand elle est gentille, aimable et franchement plaisante.
En même temps qu'elle sert à chanter la beauté du monde, elle a aussi la faculté d'en étaler sa laideur.

Elle est si puissante que sa douceur rend heureux, pendant que la rudesse de son accent délaisse malheureux.
La belle parole nous soulage de nos douleurs, et nous console dans nos chagrins.
Par contre une mauvaise parole nous afflige et nous attriste, comme seule, la mort peut nous atteindre.

Si bien, qu'abattus et profondément blessés dans notre for intérieur, la bonne parole nous sauve en étant là, à la rescousse, pour nous remonter le moral et nous aider à nous relever.
Aussi, la parole peut être ressentie comme malfaisante et malveillante, ou tout simplement, bassement Cruelle.
Mais la noblesse de sa sublimité voudra toujours qu'elle soit bienfaisante, bienséante, et bienveillante.

La Parole est donc sacrée!

C'est tout un art que de savoir en faire meilleur usage, en Parlant et Écrivant comme en chantant, Entendant et Écoutant comme le mélomane!
Aussi la Parole, qui est ce son émis par la bouche et articulé par la langue, ne semble pas indispensable à la communication.
La Parole est alors un simple outil de transport et d'échange des informations.
Mais oh combien cette Parole est destructrice, et édificatrice!
Comme moyen de communication avancé entre les hommes, la Parole peut être mielleuse ou aigre.
La Parole est ainsi l'expression de la pensée!
Elle est ce système de signes vocaux qui, une fois sortie de la bouche, ne peut être ravalée, ni rattrapée!
Elle reste gravée dans notre coeur et dans notre esprit.
Même si l'on peut tout pardonner, l'on ne saura définitivement tout oublier.
Les bons comme mauvais souvenirs sont toujours là, à l'affût d'un prétexte pour nous ressurgir en pleine conscience.
D'où qu'il n'y a aucune urgence à Parler, mais qu'il est plutôt, plus pressant d'apprendre à Écouter!
Néanmoins, il est fondamental de bien Réfléchir avant toute prise de paroles!
La Parole reste inévitablement, une arme contre l'expression du Bonheur ou du Malheur!


Toutefois, la manière de dire les choses tire sa pertinence dans la Diction qui, est l'art de bien dire et agencer un ensemble de mots servants à exprimer une opinion ou une pensée.
Aussi ce qui est Dit, peut avoir une expression écrite ou orale.
En parlant, l'homme s'adresse à son semblable dans l'espoir d'être bien compris.
Mais l'effet recherché par la transmission de tels messages, peut être corrompu ou embelli, par la diction qui s'expose par la parole, composée de mots bien ou mal choisis.
Tout compte fait, on parle avec la bouche, on entend et écoute par nos oreilles, on écrit avec nos doigts.
Mais tout cela se fait sous le contrôle de notre cerveau qui analyse, crée et gère les événements émotionnels ressentis à l'endroit coeur.
Une émotion affective qui nous atteint et fait que notre état mental général devienne joyeux ou morose.

La diction a donc le pouvoir de bien dire, de corriger ou d'empirer tout ce que la parole comporte en bien comme en mal.

Elle peut aussi rendre la parole belle ou moche par l'usage des mots adéquats.


Toutefois, la parole n'aura de sens que, dans son contexte, et quand elle est Écoutée ou Entendue par son destinataire.
L'auteur de la bonne ou mauvaise Parole, peut ou ne pas être conscient des effets engendrés par la magie des Mots usités.
C'est pourquoi, il est fondamental d'être raisonnable dans la révélation de nos Pensées et Sentiments apparents ou profonds.
Par ailleurs, il est évident qu'aucune loi humaine n'interdit la jouissance auditive ou la liberté verbale.
Dès lors, la question nous revient encore à savoir, s'il n'était pas beaucoup plus agréable ou désagréable d'Entendre, d'Écouter ou de Parler?
Cependant, Entendre c'est percevoir un ensemble de vibrations sonores!
Alors que la perception d'une sonorité peut conduire à plus d'attention de notre fonction d'Écoute.
Cependant, l'on n'a pas besoin d'Écouter pour Entendre, car écouter suppose des efforts, alors qu'entendre peut être très furtif.
C'est ainsi qu'Écouter requiert toujours une attention soutenue pour comprendre.


Et c'est cela qui fait appel à d'autres de nos fonctionnalités.


C'est donc magique pour l'homme d'avoir la faculté d'entendre, d'écouter et de voir un monde qui lui est extérieur.
Aussi, ce sera toujours à travers ses semblables qu'il trouve le miroir de son intérieur!
Quant à l'écriture qui est une autre forme d'expression de la pensée, elle se présente sous un système de signes graphiques.
A son origine, nous pouvons affirmer que l'homme est bien né avec la possibilité de Parler intelligible pour se faire comprendre dans la communauté linguistique qui l'a enfanté.
Dès sa naissance, il commence à entendre et à enregistrer les sons émis par son environnement.
En grandissant, il apprend à affecter une signification communautaire à chaque mot ou groupe de mots, composé de sons.
Adulte, il a déjà bien intégré sa communauté linguistique dans l'esprit et la forme de sa structure.


Mais qu'en est-il du processus de création des Mots qui sont d'usage courant?


En tout cas, rien n'empêche de croire qu'ils s'articulent instinctivement d'abord, puis se conçoivent et se construisent intuitivement par la suite.
C'est ainsi que l'animal créateur qui dort en chacun de nous, se réveille brusquement pour faire survivre son instinct premier de créativité.
Et de ses tréfonds, instinctivement émet un son qui, mécaniquement, épouse les contours d'une banale image à la quelle, jusque-là, aucun nom n'était formellement associé.
Ainsi advint, son acception, cette sorte d'appropriation par la conscience populaire.
Et bien plutard, arrive l'intuition pour normaliser et formaliser le Tout.
La langue jouit donc d'un double caractère instinctif et intuitif qui symbolise la Création.

Parler, c'est alors CRÉER un Acte public qui peut aboutir à des situations conflictuelles imprévisibles.
C'est donc émettre des points de vue différents nécessitant des réactions parfois très délicates.
En définitive, Parler c'est, assumer la souveraineté de son individualité caractérisée par un EGO altruiste, ou égocentrique.
Tout cela fait donc que, face à une situation périlleuse, l'homme réagit, guidé par son instinct de survie!

Par contre, quand les événements le lui permettent et, selon son expertise, il peut soit, agir rapidement par Intuition, ou se donner le temps de bien Réfléchir.
Dans ce cas, c'est son esprit Raisonnable ou Extravagant qui va le conduire à prendre la bonne décision de bien Parler ou non.
En tout état de cause, l'homme doit apprendre à être Maître de son destin Verbal en cultivant cet Esprit de discernement qui lui permettra, à force d'exercices, d'arriver à rester serein et froid quand, tout bouillonne, ou présente un calme apparent.

Saint Louis le 24/06/2017

Pap Ndoy

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