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D. Trump et Kim Jong-un-Corée du Nord : propos musclés et scénario catastrophe
Alors que l'escalade verbale entre Washington et Pyongyang a encore été entretenue par Donald Trump, jeudi, des analystes envisagent plusieurs options de sortie de crise.


Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters


L'escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord a franchi une nouvelle étape, jeudi 10 août, quand Donald Trump a défendu sa formule controversée sur « le feu et la fureur » promis à Pyongyang, estimant qu'elle n'était « peut-être pas assez dure ».
Le président américain a fait ses déclarations lors d'une rencontre avec son équipe de conseillers à la sécurité nationale, puis devant la presse. Il tenait une conférence de presse depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe ses vacances.


• Nouveau florilège de menaces


Donald Trump a cette fois visé plus particulièrement le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. « Il a grandement manqué de respect à notre pays. Il a dit des choses horribles. Et avec moi, il ne va pas s'en tirer comme ça. (...) La donne a changé », a assuré l'occupant du bureau Ovale.
Et loin d'atténuer ses propos, il a ensuite développé sa mise en garde. « Je lis, a-t-il dit en reprenant la dépêche de l'agence officielle nord-coréenne KCNA de mercredi, "Nous serons à Guam [île du Pacifique stratégique pour les Etats-Unis et sur laquelle Washington dispose de bases militaires] d'ici au 15 août." Voyons ce que [Kim Jong-un] fait avec Guam. S'il fait quelque chose à Guam, ce qui arrivera en Corée du Nord sera un événement jamais vu jusqu'alors. » Et de poursuivre : « Ce n'est pas un défi. C'est une déclaration. (...) Il ne va pas continuer à menacer Guam. Et il ne va pas menacer les Etats-Unis. Et il ne va pas menacer le Japon. Et il ne va pas menacer la Corée du Sud. »

Le président en a profité pour dénoncer la passivité de ses prédécesseurs à la Maison Blanche. « Il est grand temps que quelqu'un parle haut et fort pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays », a-t-il notamment déclaré.


• Retour aux négociations ?


Plusieurs solutions de sortie de crise sont toutefois envisagées par les analystes.
Selon le Washington Post, le renseignement militaire américain en est désormais convaincu : Pyongyang a réussi à suffisamment miniaturiser une bombe atomique pour l'embarquer sur l'un de ses missiles intercontinentaux. Il faut accepter le fait que ce pays possède maintenant des armes nucléaires, expliquent certains spécialistes, ce qui rend toute action militaire impossible car trop dangereuse.
Lire aussi : Corée du Nord : la crise souligne les carences de l'administration Trump


« Pour les Etats-Unis, il ne reste plus qu'à négocier avec la Corée du Nord, pour essayer de réduire les tensions et résoudre certains conflits. Il ne faut plus essayer de leur enlever l'arme nucléaire », développe Jeffrey Lewis, chercheur à l'Institut Middlebury des études internationales.


Jeudi, à la fin de sa conférence, Donald Trump a affirmé qu'une négociation avec Pyongyang était toujours possible, mais il a aussitôt ajouté que les pourparlers échouaient depuis vingt-cinq ans.
Dans les années 2000, la Corée du Nord semblait pourtant s'être faite à l'idée d'un ralentissement et d'un contrôle de son programme nucléaire, après des discussions multilatérales avec la Chine, la Russie, le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud. Mais le pays était alors dirigé par Kim Jong-il. Son fils et actuel leader, Kim Jong-un, a pour sa part refusé tout dialogue.


• Pékin au centre du jeu


Samedi 5 août, le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a voté à l'unanimité, sur proposition des Etats-Unis, de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. La Russie et la Chine – partenaires économiques de Pyongyang – ont approuvé ces mesures, qui pourraient coûter au pays 1 milliard de dollars annuels en revenus (jusqu'à 850 millions d'euros).
La Chine, qui compte pour 90 % des échanges commerciaux de la Corée du Nord, a déjà été accusée de ne pas appliquer les sanctions qu'elle avait pourtant votées contre Pyongyang. Pékin redoute d'autre part un effondrement du régime de Kim Jong-un.
Jeudi, dans ses critiques, Donald Trump n'a d'ailleurs pas épargné la Chine et il a exhorté le pays à durcir le ton avec la Corée du Nord. « Pékin peut faire beaucoup plus », a insisté le président américain.


• L'option militaire


Les scénarios du Pentagone si une intervention militaire devait advenir varient de la frappe chirurgicale sur des cibles précises à l'attaque préventive pour pousser à un soulèvement de la population nord-coréenne avec l'espoir d'un renversement de Kim Jong-un.
Cependant, toute intervention armée entraînerait une réaction de Pyongyang aux conséquences difficiles à cerner, mais à la gravité certaine.
Le ministre américain de la défense, James Mattis, a déjà mis en garde contre la dangerosité des représailles de Pyongyang, en expliquant qu'elles seraient « d'un niveau inédit depuis 1953 », et la fin de la guerre de Corée. Kim Jong-un a notamment massé des unités d'artillerie à la frontière avec la Corée du Sud, à seulement 55 km de Séoul.
Mais le scénario d'une guerre ouverte entre les deux Corées semble peu probable, en tout cas à court terme. C'est bientôt la saison des récoltes et Kim Jong-un n'a pas annoncé de mobilisation militaire ; Joe Bermudez, analyste pour le site 38 North, rappelle qu'elle viderait aussitôt dangereusement les usines et surtout les champs, faisant resurgir le risque d'une famine. « Kim Jong-un n'est pas bête. Il est peu probable qu'il mobilise ses troupes à cette période de l'année », assure-t-il.


Un éventuel conflit entre les Etats-Unis et la Corée du Nord serait « catastrophique », a reconnu, jeudi, James Mattis, assurant à l'inverse que les efforts diplomatiques pour régler la crise avec Pyongyang portaient leurs fruits. « La guerre est une tragédie bien connue, il n'y a pas besoin de faire un dessin », a ajouté le chef du Pentagone alors que le président Donald Trump redoublait de virulence face à la Corée du Nord.


Trump promet « le feu et la colère » à la Corée du Nord, qui lui répond


Il promet une réaction d'une ampleur « que le monde n'a jamais vue jusqu'ici ». Donald Trump a brusquement haussé le ton, mardi 8 août, face à la Corée du Nord, qui se heurtera, selon lui, au « feu et [à] la colère » si elle persiste à menacer les Américains. « La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les Etats-Unis », a déclaré le président américain, dans son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances d'été.
La veille, Pyongyang avait promis de faire payer « un millier de fois » aux Etats-Unis « le prix de leurs crimes », ou encore de transformer Séoul en « mer de flammes ». Cela, à la suite de l'adoption récente par l'ONU de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord dans le cadre d'une résolution proposée et mise en avant par Washington.
Aux déclarations du président américain, les Nord-Coréens ont répondu, mercredi, qu'ils envisageaient de tirer des missiles vers les bases américaines de l'île de Guam, dans le Pacifique. L'agence de presse officielle nord-coréenne, KCNA, a déclaré qu'« actuellement, [le pays] étudie avec attention le plan opérationnel afin de faire feu sur les zones situées autour de Guam avec une fusée balistique à portée intermédiaire Hwasong-12 ». Ce projet sera finalisé « et sera mis en pratique de manière consécutive et simultanée, dès que Kim Jong-un, le commandant suprême de la force nucléaire, le décidera », a ajouté l'agence.


Sur son compte Twitter mercredi à la mi-journée, M. Trump a une nouvelle fois brandi la menace nucléaire face à la Corée du Nord. Le président américain a ainsi prévenu que l'arsenal nucléaire américain était « plus fort et plus puissant que jamais auparavant (...) Espérons que nous n'ayons jamais à utiliser cette puissance, mais nous seront toujours la nation la plus puissante du monde ! »


L'île de Guam menacée


L'île de Guam, qui est visée par la Corée du Nord, abrite une base militaire américaine comptant un escadron de sous-marins, une base aérienne et un groupe de gardes-côtes. La déléguée du territoire de Guam à la Chambre des représentants, Madeleine Z. Bordallo, a très vite précisé dans un communiqué que l'île restait sûre et s'est dite convaincue de la « capacité de la défense américaine à [la] protéger ». Dans une vidéo, le gouverneur de Guam, Eddie Calvo, a estimé que l'annonce nord-coréenne ne représentait pas une menace et a assuré que l'île était préparée « à toute éventualité ». Washington n'a recommandé aucun changement dans le niveau d'alerte du territoire, selon lui.


Pyongyang se dit en mesure de toucher le sol américain


Après le nouveau tir de missile balistique nord-coréen, Donald Trump dispose de peu de leviers pour contraindre la RPDC à renoncer à l'armement nucléaire.


LE MONDE Par Harold Thibault


En procédant à un nouveau tir de missile balistique intercontinental (ICBM), vendredi 28 juillet au soir, Pyongyang a fait la démonstration de sa capacité à frapper le sol américain. Le missile Hwasong-14 a atteint une altitude maximale de 3 700 km et volé quarante-cinq minutes pour s'abîmer en mer, à un millier de kilomètres de son pas de tir, dans la zone économique exclusive du Japon (200 milles nautiques de la côte). Les observateurs américains ont pris ces données et fait leurs calculs. Pour l'Union of Concerned Scientists, le missile tiré à un angle plus horizontal aurait une portée de 10 400 kilomètres, mettant ainsi les villes de Los Angeles, Denver ou Chicago dans son rayon.
De toutes les estimations, ce quatorzième tir de l'année est une démonstration de force inédite de la part de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), quelques semaines seulement après le premier lancement, le 4 juillet, d'un missile de portée intercontinentale. L'agence de propagande KCNA a dit la « fierté » du dirigeant Kim Kong-un de constater que son pays fait la preuve de sa « capacité au lancement surprise d'ICBM dans toute région et à tout moment » et de savoir que « la totalité du territoire américain était dans le champ de tir ».
Doutes


Plusieurs défis technologiques persistent pour l'armée nord-coréenne. Le pays a déjà procédé à six essais nucléaires, dont deux en 2016, mais des doutes persistent sur l'étape de la miniaturisation, qui doit permettre de monter la charge sur un missile. Il peinerait également sur la précision du ciblage ainsi que sur la phase de rentrée atmosphérique, qui soumet le missile à une chaleur extrême – le Nord dit maîtriser ce savoir-faire, le Sud juge cette possibilité « faible ».


Le franchissement de nouveaux paliers contraint les Etats-Unis à revoir leur copie. Le New York Times révélait, mardi 25 juillet, que les agences de renseignement américaines, qui estimaient jusqu'alors...


http://www.lemonde.fr/ameriques/article/

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Sénégal : une chanteuse incarcérée après avoir qualifié Macky Sall de « coquin » sur WhatsApp-abus de pouvoir ou...


Amy Collé Dieng est accusée d'«offense au chef de l'Etat » et de « diffusion de fausses nouvelles ». Son avocat dénonce une « détention arbitraire ».
Par Marie Zinck -Le Monde.fr avec AFP


La chanteuse sénégalaise Amy Collé Dieng, le 17 mai 2017, à Dakar. CREDITS : DIOP LE MAIRE/AFP


Interpellée par la Division des investigations criminelles (DIC) le 3 août, dans le quartier du Plateau, à Dakar, la chanteuse sénégalaise Amy Collé Dieng a été inculpée et placée sous mandat de dépôt après cinq jours de garde à vue, mardi 8 août, pour « offense au chef de l'Etat et diffusion de fausses nouvelles », selon l'un de ses avocats, Me Boubacar Barro.
Dans un enregistrement sonore partagé sur WhatsApp, en principe au sein d'un groupe fermé, la chanteuse de 39 ans s'était montrée favorable à l'ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), un des leaders de l'opposition lors des élections législatives du 30 juillet, et critique envers le président Macky Sall, dont la coalition venait de remporter ce scrutin.


La chanteuse de mbalakh (un style de musique sénégalais basé sur les percussions), qui a connu le succès il y a quelques années, y accusait le chef de l'Etat sénégalais de « manœuvrer dans l'ombre » pour accomplir ses desseins et d'être un « saï-saï » (un « coquin », en wolof). Elle lui reprochait également de n'avoir « rien fait dans le pays » depuis son élection en 2012 et d'avoir « volé les élections » du 30 juillet. Enfin, elle dénonçait la gestion par le pouvoir du scrutin, marqué par d'importants problèmes d'organisation.


Une deuxième personne arrêtée


Après son interpellation, Amy Collé Dieng a affirmé que ses propos, qui ont été largement diffusés par des sites d'informations sénégalais, n'étaient pas destinés à être rendus publics.
Une deuxième personne, Amadou Seck, présentée par la presse locale comme l'administrateur du groupe WhatsApp en question, a également été placée en détention provisoire pour les mêmes chefs d'inculpation, selon une source proche du dossier. Les deux risquent de six mois à deux ans de prison pour « offense au chef de l'Etat » et jusqu'à trois ans de réclusion pour « diffusion de fausses nouvelles », selon la loi sénégalaise.


« C'est un problème qui n'aurait pas dû être créé dans une démocratie », soutient Me Ciré Clédor Ly, l'un des avocats de la chanteuse. Contacté par Le Monde Afrique, il dénonce « une interprétation abusive de ses propos » et indique avoir « demandé sa libération d'office pour détention arbitraire ». Me Ciré Clédor Ly ajoute souhaiter la disparition de l'offense au chef de l'Etat des législations « sénégalaise et africaine ». « A ce jour, on n'a pas eu de réaction du chef de l'Etat ni de son entourage. Je ne peux pas dire qu'il soit intéressé par cette procédure », déclare l'avocat.
Photomontage « contraire aux bonnes mœurs »


Le 4 août, le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, avait mis en garde les « personnes mal intentionnées qui utilisent les réseaux sociaux et autres sites Internet pour diffuser des images ou propos obscènes, injurieux et même à caractère ethnique ». Il avait adressé, dans un communiqué, une « mise en demeure » aux « auteurs de tels manquements (...) aux fins de mettre un terme à ces agissements répréhensibles, sous peine de poursuites judiciaires ».


Au Sénégal, souvent vanté comme un modèle de démocratie sur le continent, le cas d'Amy Collé Dieng et d'Amadou Seck n'est pas isolé. Début juin, trois femmes et un homme ont été inculpés de « diffusion d'image contraire aux bonnes mœurs et association de malfaiteurs » et placés en détention préventive à la suite de la diffusion d'un photomontage jugé offensant pour le président Macky Sall sur la messagerie WhatsApp. Le photomontage montre le visage du chef de l'Etat superposé au corps d'un homme nu.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/09/senegal-une-chanteuse-arretee-apres-avoir-qualifie-macky-sall-

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C’est un record dans l'histoire du football. Le PSG doit débourser au moins 222 millions d’euros pour s'offrir le jeune attaquant brésilien Neymar. Une somme phénoménale à laquelle s’ajoutent d'autres chiffres tout aussi impressionnants.

Il ne s'agit pas d'un transfert classique comme celui de Paul Pogba qui avait fait l'objet de surenchères en 2016 lors de son transfert de la Juventus Turin pour Manchester United. D'un montant de 105 millions, il avait défié la chronique. Cette fois, le PSG va devoir s’affranchir de plus du double, 222 millions d’euros, soit le montant de la clause libératoire permettant à Neymar de mettre un terme à son contrat avec le Barça qui se terminait en 2021. La somme de cette clause libératoire – un mécanisme autorisé par la ligue professionnelle espagnole – a été fixée par le club catalan.

Mais pour le PSG qui délie les cordons de sa bourse, la dépense ne va pas s'arrêter là. La star brésilienne va lui coûter beaucoup plus cher. Aux 222 millions d'euros, il faudra ajouter son salaire annuel net d'environ 30 millions d'euros, une somme qui sera majorée de 20 millions d'euros de charges sociales et patronales. C’est un peu moins que Christiano Ronaldo au Real Madrid avec 32 millions et Lionel Messi au FC Barcelone, 35 millions d’euros, mais c'est deux fois ce que Neymar gagnait au Barça. Une affaire en or.

De plus la star brésilienne a négocié un salaire net d'impôts sur le revenu. Ces impôts seront payés par le club parisien, soit environ 10 millions d'euros annuels, le tout durant les cinq années de son contrat. Et ce n'est pas fini. Restent encore à la charge du PSG 35 millions d'euros, correspondant aux commissions relatives au transfert de Neymar dont les heureux bénéficiaires sont le joueur lui-même, son père ainsi que quelques intermédiaires.

Neymar, un produit commercial

L’enjeu de ce transfert est sportif, mais il est aussi financier. Car si Neymar est un joueur d'exception, il est avant tout un produit. Des sommes colossales de retombées économiques sont attendues à tous les niveaux. Sur les 222 millions d’euros que le PSG va payer au Barça pour la clause libératoire, près de 40% devront être versés au fisc espagnol. Ensuite, ce sera au tour de l’Etat français d'en profiter. Ce transfert est une bénédiction pour ses caisses, à un moment où l’Etat se serre la ceinture. On estime à au moins 110 millions d’euros le montant des charges sociales et patronales que le PSG devra payer sur le salaire que Neymar va toucher pendant la durée de son contrat. Sans compter l’impôt sur le revenu, la TVA et d’autres impôts que l’Etat va percevoir sur la vente des produits dérivés, les billets ou encore les droits télévisés... Même si pour l’instant les spéculations les plus folles circulent, le PSG devrait être aussi le grand gagnant, selon les experts. Les recettes du club pourraient grimper jusqu’à 150 millions d’euros par an, estiment les analystes du foot : le club parisien va profiter de l’image de Neymar pour augmenter les recettes publicitaires, celles des sponsors et des équipementiers.

Le joueur devrait attirer également plus de monde dans les stades ce qui se traduit par une hausse des ventes des billets. Le transfert va également profiter à la Ligue 1. Avec une telle star, les droits télévisés du championnat français vont augmenter à l’étranger.

RFI

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Atterrissage brutal pour l’exécutif. La cote de confiance du président a chuté sévèrement, celle du Premier ministre aussi, Edouard Philippe, qui a bien du mal à exister et à peser.

 

Son tout premier catalogue d’annonces avait déjà été écorné quelques jours après par le président et ce n'était pas n'importe lequel : son discours de politique générale, le moment fort d'un Premier ministre.

 

A quelques semaines d'une rentrée qui s'annonce mouvementée, Edouard Philippe tente de trouver un peu d'espace et précise dans une interview au journal Le Parisien ce vendredi 4 août, le calendrier des mois à venir :10 milliards de baisse d'impôt pour le budget 2018 débattu cet automne et la présentation de la réforme du Code du travail le 31 août.

 

Un peu d’espace et d'autorité aussi : « Je ne suis pas là pour faire plaisir à tel ou tel, seule l’efficacité compte », dit le Premier ministre qui assure avoir « d'excellentes relations de travail avec le président, extrêment fluides » et même « chaleureuses ».

 

Sur les couacs au gouvernement et à l’Assemblée, le chef du gouvernement se veut détendu. C'est tout juste s'il concède « on peut toujours s'améliorer, c'est vrai pour le Parlement, pour le gouvernement et pour moi ». Edouard Philippe, à qui certains dans son camp reprochent une trop grande discrétion, quand d'autres ministres confient dialoguer directement avec l'Elysée et ignorer Matignon.

 

samedi, 05 août 2017 12:20

Référendum en Mauritanie: les modalités du scrutin

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Le référendum constitutionnel contesté se déroule ce samedi 5 août en Mauritanie. Face au camp du «oui», qui regroupe la majorité présidentielle et les quelques partis de l'opposition dite «dialoguiste», les principaux partis d'opposition appellent au boycott du scrutin qu'ils jugent anticonstitutionnel. Un seul parti d'opposition prône le «non». Quelles questions vont être posées et comment va se dérouler le vote ?

Près de 1,4 million de Mauritaniens sont appelés à se prononcer dans les 3 118 bureaux de vote répartis sur l'ensemble du territoire. Le scrutin va se dérouler en deux temps, avec deux bulletins à déposer dans des urnes distinctes.

Pour chacune des deux questions, le votant peut choisir « oui », « non » ou « neutre ». Le premier bulletin, bleu, porte sur le changement de drapeau. Il s'agit de savoir si les Mauritaniens veulent ou non que soient ajoutées au drapeau actuel deux bandes rouges représentant le sang des martyrs versé pour la nation.

Le deuxième bulletin, jaune, porte sur la réforme des institutions, qui englobe trois points : la suppression du Sénat et le transfert de ses attributions à l'Assemblée, la création de conseils régionaux élus et la refonte du Haut conseil islamique, du médiateur de la République et du Haut conseil de la fatwa et du recours gracieux, en une seule institution également baptisée « Conseil de la fatwa et du recours gracieux ».

Un organe chargé d'émettre des fatwas, c'est-à-dire des avis juridiques religieux, mais aussi de participer aux règlements de tout contentieux qui n'est pas en cours de traitement par la justice. A noter que la suppression de la Haute cour de justice, un temps évoquée, n'a finalement pas été retenue.

RFI

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Au Sénégal, la victoire de la majorité présidentielle aux législatives a été confirmée par la Commission nationale de recensement des votes. Elle a livré les résultats provisoires au niveau national, ce vendredi 4 août au soir. Le recours déposé par le camp du maire de la capitale, Khalifa Sall, en ce qui concerne les résultats dans le département de Dakar, n’a pas été étudié par la commission et doit être transmis au Conseil constitutionnel, qui doit à présent proclamer les résultats définitifs.

Les résultats ont été rendus tard dans la soirée de vendredi 4 août par la Commission nationale de recensement des votes qui a donné pendant de longues minutes le nombre de voix totalisé par chacune des 47 listes. C’est la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar qui remporte le plus grand nombre de suffrages avec environ 1 633 000 voix.

En deuxième position, la coalition Wattu Sénégal de l’ex-président Abdoulaye Wade engrange 549 000 voix, puis vient la coalition Mankoo Taxawu Sénégal du maire de Dakar, Khalifa Sall, en troisième place.

Une victoire dont se félicite la majorité présidentielle qui renforce ainsi la position de Macky Sall. « Lorsque nous nous engagions dans cette campagne, c’était dans la perspective de donner à Macky Sall une majorité forte à l’Assemblée nationale pour l’appuyer et l’accompagner dans l’accomplissement d’une mission que le Sénégal lui a confié depuis 2012. C’est donc un sentiment de satisfaction, nous avons gagné, et largement gagné, et j’espère que ces résultats seront confirmé par le Conseil constitutionnel », a affirmé au micro de RFI Moustapha Diakhaté, le président du groupe Benno Bokk Yakaar à l'Assemblée nationale.

Avec 16% des suffrages, la coalition de l'opposition conduite par l'ex président Abdoulaye Wade décroche quant à elle 19 sièges mais la défaite reste amère. « Notre réaction ne change pas, elle correspond à de la colère devant l’ampleur des dysfonctionnements, de la désorganisation, de la confusion a un niveau tel que ce n’est plus de l’incompétence mais du sabotage délibéré, a expliqué Amadou Sall, membre de la coalition Wattu Sénégal. Ce qui s’est passé, c’est un hold-up, nous avons pris le voleur la main dans le sac et jamais la justice n’a annulé quoique ce soit ».

Un peu plus de 6 millions d’électeurs s’étaient inscrits sur le nouveau fichier électoral et ils ont été 3 328 325 à voter dimanche dernier. La majorité présidentielle a donc remporté environ 49% des voix, soit 125 sièges de députés. Elle avait déjà revendiqué la victoire aux législatives dans 42 des 45 départements du pays.

Les résultats définitifs doivent à présent être publiés par le Conseil constitutionnel. En attendant, les coalitions peuvent déposer des recours.

Rfi

2,5 millions de personnes sont victimes de traite chaque année. Les chiffres sont de la représentante régionale adjointe de l’Office des nations unies de lutte contre la drogue et le crime (Onudc), Chantal Lacroix. Elle s’exprimait hier, jeudi 3 août, lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la célébration de la journée internationale de lutte contre la traite.

Chaque année, 2,5 millions de personnes sont victimes de traite. L’estimation est de la représentante régionale adjointe de l’Office des nations unies de lutte contre la drogue et le crime (Onudc), Chantal Lacroix. Elle a pris part hier, jeudi 3 août, à la conférence de presse commémorative de la journée mondiale de lutte contre la traite des personnes. Parmi les victimes, 71% sont des enfants. Les victimes de la traite sont contraintes à diverses formes de sévices dont la prostitution, le travail forcé, l’esclavage et la mendicité. Selon Chantal Lacroix, la plupart des victimes dans la sous-région ouest-africaine ne quittent pas la zone. Seuls 13% des personnes soumises à la traite vivent en dehors de la région.  La représentante régionale adjointe de l’Onudc précise en effet que des filles issues du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger sont victimes de la traite par le travail domestique, et l’exploitation sexuelle dans des pays comme le Gabon, la Guinée Equatoriale et ceux du Maghreb.           

Le Sénégal sert également de pays de transit des passeurs, ajoute-t-elle. La mendicité forcée des enfants, l’exploitation sexuelle des filles dans les sites d’orpaillage de la région de Kédougou et le trafic des filles domestiques dans les pays arabes sont les formes les plus visibles au Sénégal. Cependant, l'absence de statistiques est l'une des entraves à la lutte contre le phénomène. Déplorant l’absence de dénonciation qui est également un blocage à l’identification des trafiquants, le secrétaire permanent de la cellule de lutte contre la traite des personnes, Mody Ndiaye, annonce que des réseaux de trafic ont été démantelés. La traite des personnes est la troisième activité illégale la plus profitable, après le trafic de drogue et le commerce des armes.

SudOnine

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Selon Idrissa Seck, président du parti Rewmi, la victoire de la coalition de Benno bokk yakaar à Dakar est une «victoire usurpée, obtenue au prix d'une grande régression démocratique». Dans une déclaration audio et écrite hier, mercredi 3 août, l’ancien Premier ministre, estimant que Macky Sall, en vue de 2019, cherche à éliminer ou à affaiblir tous ses adversaires afin de s'ouvrir un grand boulevard pour la future élection présidentielle, invite les Sénégalais à une très grande vigilance pour préserver notre pays.

Le président du parti Rewmi conteste la «victoire usurpée, obtenue au prix d'une grande régression démocratique» de la coalition Benno Bokk Yaakaar à Dakar. Idrissa Seck se prononçait hier, mercredi 3 août à Thiès, lors d’une déclaration audio et écrite sur les résultats des législatives à Dakar, rendus publics par la commission départementale de recensement des votes qui attribue à la liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) la victoire dans la capitale avec 114 603 voix devant la liste de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) dirigée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, qui totalise 111 849 voix. Idrissa Seck a indiqué «qu’il est clair et établi qu'un coup de force est tenté par le camp présidentiel afin de priver les Dakarois de leur victoire».

Estimant que la confiance renouvelée à leur maire, Khalifa Ababacar Sall, est incontestable et sans équivoque, l’ancien Premier ministre par ailleurs tête de liste départementale de Mankoo Taxawu Senegaal à Thiès a notamment dénoncé les conditions d’organisation de ces législatives qui, dit-il, se sont déroulées dans une confusion totale mais aussi se prolongent à travers une volonté affichée du camp présidentiel de procéder à un holdup électoral. «Depuis l'élection chaotique de la présidentielle de 1988, aucune élection n'a été organisée de manière aussi frauduleuse que celle qui s'est produite le dimanche 30 juillet 2017», dénonce l’ancien Premier ministre qui ajoute par ailleurs que cette «posture anti-républicaine, préjudiciable à notre démocratie et les stratégies multiples du camp présidentiel ont fini par éloigner le scrutin du respect de toutes les normes de transparence et de sincérité».

Considérant que «notre fichier électoral a été́ manipulé et les cartes d’identité́ distribuées sélectivement sur des bases partisanes», Idrissa Seck soutient que ces «stratégies en question ont aussi honteusement influé sur les résultats du vote dans d'autres départements du pays, notamment à Guédiawaye avec la tête de liste de notre coalition Malick Gackou»

MACKY VEUT PLIER ET DOMESTIQUER LA DEMOCRATIE SENEGALAISE EN VUE DE 2019

Lors de cette déclaration faite devant les médias dans sa ville de Thiès où il a remporté ces élections au niveau des trois communes avant de perdre le département,  le président du conseil départemental de Thiès ne s’est pas seulement contenté de dénoncer ce qu’il qualifie de «coup de force tenté par le camp présidentiel afin de priver les Dakarois de leur victoire». En effet, laissant entendre qu’«il est clair que Macky Sall en vue de 2019, cherche à éliminer ou affaiblir tous ses adversaires afin de s'ouvrir un grand boulevard pour la future élection présidentielle», l’ancien Premier ministre a notamment invité les Sénégalais à faire bloc contre cette «volonté́ du président de la République de plier et domestiquer la démocratie sénégalaise en la ramenant à son niveau le plus bas».

«J'exhorte le président de la République à se ressaisir, à faire preuve de sagesse et de dévouement à son pays au lieu de gérer ses intérêts personnels. Sa conduite des élections a entaché l'image du Sénégal», lance le président du parti Rewmi qui exhorte également l’administration à rester équidistante des partis politiques à ne pas se laisser entraîner dans des aventures périlleuses qui affectent sérieusement la démocratie sénégalaise». Poursuivant son propos, l’ancien maire de Thiès, soulignant que le «désordre nait de l'injustice», a aussi exhorté la justice «à être juste» et les médias «à ne pas se laisser manipuler par des conférences de presse organisées à 3 heures du matin et à jouer le rôle d'information libre et objective qui est censé être le leur».

Le président du parti Rewmi a conclu en invitant le peuple sénégalais à prendre non seulement son destin en main en refusant les complots politiques d'une époque révolue, mais aussi à une très grande vigilance pour préserver notre pays et empêcher le président de la République de poursuivre son entreprise malveillante, personnelle et antidémocratique.

SudOnline

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Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, le 26 mai 2017 à Taormina en Italie


afp.com - STEPHANE DE SAKUTIN


Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s'est inquiété de la démographie galopante dans son pays, Etat très pauvre qui détient le plus fort taux de natalité au monde avec 7,6 enfants par femme.
"Au rythme actuel, la population de notre pays doublerait en moins de 18 ans et pourrait atteindre plus de 40 millions en 2035 et environ 75 millions en 2050. Le bon sens nous commande de réfléchir dès à présent à ces horizons", a prévenu le président mercredi soir dans un message à l'occasion du 57ème anniversaire de l'indépendance du Niger.
La croissance démographique du Niger est une des plus fortes au monde (3,9% par an), selon les statistiques officielles. Un niveau que ce pays, abonné aux sécheresses et aux crises de malnutrition, ne pourra pas supporter.


"Si nous n'arrivons pas à éduquer, former, soigner notre jeunesse et à lui offrir des opportunités d'emploi", elle "sera un handicap, pire, une menace (pour) la cohésion sociale et la prospérité", a mis en garde M. Issoufou.


"Il faudra agir dès maintenant", a-t-il lancé, expliquant que son gouvernement mise notamment sur "la fin des mariages et naissances précoces", "la scolarisation" et "la formation des jeunes filles" pour espérer infléchir la courbe démographique.


Les statistiques sur les unions forcées ou arrangées au Niger sont alarmantes : 30% des filles sont mariées avant l'âge de 15 ans et 75% avant 18 ans, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Ces mariages interrompent généralement la scolarisation des filles.


Début mars, le président du Niger avait déjà exposé devant une délégation de l'ONU à Niamey le "véritable défi" que son pays doit relever pour assurer sa "transition démographique". "Si vous demandez aux femmes (nigériennes) le nombre d'enfants qu'elles désirent, elles disent: +en moyenne neuf+ et les hommes: +onze+", a relevé le président Issoufou.
Le Niger tente depuis des décennies de maîtriser sa fécondité galopante, provoquant la colère des islamistes radicaux, qui assimilent la contraception à "une oeuvre satanique de l'Occident". Les moeurs pro-natalistes, bien ancrées dans les mentalités, plombent également les efforts des autorités. Le taux national de contraception est seulement de 12%, selon le ministère de la Population.

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La famille périclite au Canada, place aux célibataires

Le schéma traditionnel de la famille, avec parents et enfants sous un même toit, est dépassé au Canada où les personnes vivant seules forment dorénavant la part la plus importante des ménages, selon les données du dernier recensement publiées mercredi.    afp.com - GEOFF ROBINS


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Le schéma traditionnel de la famille, avec parents et enfants sous un même toit, est dépassé au Canada où les personnes vivant seules forment dorénavant la part la plus importante des ménages, selon les données du dernier recensement publiées mercredi.


En quinze ans, la tendance s'est inversée, conséquence d'une plus grande indépendance économique et du vieillissement de la population.
"Les ménages formés d'une seule personne représentaient 28,2% de tous les ménages canadiens en 2016", a indiqué Statistique Canada, notant que cette proportion était même d'un tiers au Québec.
En 2001, la part des ménages d'une seule personne était d'un quart alors que les couples avec enfants comptaient encore pour 31,5%. Ces derniers ne comptent plus maintenant que pour 26,5% des 14,1 millions de foyers canadiens.


Selon les sociologues, cette évolution des modes de vie s'explique par "un certain nombre de facteurs sociaux, économiques et démographiques".
"La redistribution du revenu, les pensions de retraite et la présence accrue des femmes sur le marché du travail" ont permis à davantage de personnes d'être "indépendantes économiquement".
De plus, la part des personnes seules a également progressé avec des séparations ou des divorces plus nombreux, ou encore avec "le vieillissement de la population" en raison d'une espérance de vie plus élevée, selon Statistique Canada.


Depuis le début du nouveau millénaire, "le nombre de couples vivant sans enfant a augmenté" trois fois plus vite que ceux avec enfants, une tendance généralement plus marquée pour les populations vivant le long des côtes des océans Atlantique et Pacifique.


Si la proportion de couples vivant en union libre au Canada est moins élevée qu'en France ou dans les pays scandinaves, elle tend à augmenter rapidement.


"En 2016, plus du cinquième de l'ensemble des couples (21,3%) vivait en union libre, soit plus de trois fois la proportion enregistrée en 1981 (6,3%)", selon Statistique Canada.

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