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A quelques mois des élections législatives, l’heure est aux manœuvres politiques dans la quasi-totalité des partis politiques et/ou coalitions de partis. La coalition présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) n’est pas en reste, décidée qu’elle est à garder une majorité confortable au sein de la 13ème législature. Quid, cependant des attentes des uns et des autres par rapport au quota de répartition des sièges au sein de la mouvance présidentielle ? Si, du coté de certains alliés come la Ligue démocratique (Ld), on semble jouer la carte de la prudence avec le porte-parole des Jallarbistes Moussa Sarr, l’Afp par contre pourrait revoir ses ambitions à la hausse, comme l’atteste le député Zator Mbaye. Au même titre que l’Apr qui voudrait que sa massification soit prise en compte, même si par ailleurs la sauvegarde des intérêts des uns et des autres doit prévaloir, selon Cheikh Ndiaye, conseiller municipal apériste à Grand Yoff. 

 

PAPE DIALLO ALIAS ZATOR MBAYE, DEPUTE AFP : «Naturellement, l’Afp pourrait revoir ses ambitions à la hausse»

 

Nos attentes par rapport à cette législature sont des attentes légitimes conformes à notre poids électoral, conformes à nos aspirations, conformes aussi à notre idéal pour le Sénégal. Je dois vous rappeler que, lors des législatives de 2012, l’Afp a eu un nombre de députés taillé sur mesure par rapport à son poids lors des élections présidentielles de 2012.

Nous ferons tout ce qui est possible pour avoir, dans le cadre de Bennoo Bokk Yaakaar, une stratégie gagnante. Une stratégie concertée qui portera le moins de préjudice possible à la coalition. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar est composée de 11 sous-coalitions et plus d’une centaine de partis. Si on répartissait un député par parti, vous verrez que ça ne suffirait pas. Je crois que les uns et les autres sauront raison garder pour atteindre l’objectif d’une liste plurielle, diversifiée, conforme à nos aspirations communes, mais aussi une liste qui nous permettra de gagner.

Puisque vous savez que la 12ième législature est de 150 et nous serons à la 13ième à 165 députés, naturellement l’Afp pourrait revoir ses ambitions à la hausse. Ce qui est conforme à la logique politique. Mais, nous sommes un parti très discipliné. Le travail est en train d’être fait dans les structures du parti dédiées à cette question. Le moment venu, les leaders qui ont la charge de tracer les orientations, le feront. Vous n’avez jamais entendu l’Afp faire dans le chantage ou le syndicalisme politique pour réclamer des postes ou des sinécures. Même si on ne se laisse jamais faire. Notre objectif reste toujours le même : celui d’apporter notre modeste contribution à la construction du Sénégal. Nous avons un leader qui essaie de nous mettre sur cette voie-là.

 

CHEIKH NDIAYE, CONSEILLER APR A LA MAIRIE DE GRAND YOFF : « Pour la 12ème législature, l’Apr n’était pas majoritaire... Je doute que ce schéma… »

 

Je tiens d’abord à la qualité de nos représentants. Parce que la 13ième législature sera différente de la 12ième pour plusieurs raisons. L’opposition est en train de s’organiser pour que les grands ténors puissent être présents sur une liste unique. Il faudrait qu’il y ait un répondant. Des gens suffisamment compétents et solides intellectuellement pour faire face aux débats futurs. Ce n’est pas le nombre qui est important. Il y a une très forte attente liée à la qualité des parlementaires pour la 13ième législature. En tant que force au pouvoir, nous devons tenir compte de ces éléments. Deuxièmement, naturellement il y a un quota au plan départemental qui n’a pas été changé. Donc, du point de vue de la départementale, il n’y aura pas de problème. C’est au niveau de la liste nationale où le président va corriger les disfonctionnements à la sous représentation de certains partis au détriment d’autres. De ce point de vue, je pense qu’il y a  lieu aussi de revoir le schéma, parce qu’il y a eu des insuffisances qui sont liés à la 12ième législature du point de vue de la représentation.

Le président a eu une équipe extraordinaire. Non seulement il a gardé une coalition pendant 5 ans et pour la 12ième législature, l’Apr n’était pas majoritaire. C’est le Bennoo qui l’est. Je doute que ce schéma puisse être changé. Parce que le président reste attaché à la vie et la survie de cette coalition jusqu’au terme de son mandat. Je pense que de part et d’autre, les gens ont les meilleurs éléments pour arbitrer. Mais, entretemps, l’Alliance pour la République a grandi dans beaucoup de départements. C’est une donne dont il faudrait tenir compte. Mais aussi, que les intérêts des alliés soient sauvegardés. Tout ce qui m’intéresse, c’est qu’on ait une liste homogène qui est représentative des forces alliées et qu’on ait aussi une liste pertinente en raison des profils qui y sont. C’est la crédibilité des listes qui fera que tous les réfractaires puissent être d’accord. Quand la liste n’est pas crédible, vous imaginez les conséquences en termes de vote-sanction… C’est au président de  veiller à la nécessité de sauvegarder les intérêts de son parti, les intérêts des partis alliés, et enfin à la nécessité d’une représentation nationale relativement équitable. Je ne doute pas que le président réussira à le faire en 2017.

 

MOUSSA SARR, PORTE-PAROLE DE LA LD : «Nous allons discuter de nos attentes au sein de la coalition»

 

Nous allons exprimer nos attentes au niveau de la coalition. Il m’est difficile de dire le nombre de députés qu’on attend. Vraiment, je ne peux pas chiffrer cela. Mais, nous avons des attentes que nous allons exprimer avec nos partenaires. Pour cette 12ième législature, on a eu un quota. On avait 4 investis qui étaient sur la liste. Les deux sont passés. On en avait sur la liste de Dakar, sur la liste de Bakel et sur la liste de Koungueul. Les deux qui étaient à Dakar et à Bakel sont passés. Celui qu’on avait à Koungueul n’est pas passé. On avait aussi un sur la liste nationale, mais il n’est pas passé.  Je ne peux pas dire que nous attendons tant de députés. Nous sommes un parti politique. Ce que je peux dire, c’est que nous voulons un jour en tant que parti, avoir la majorité à l’Assemblée nationale. C’est aussi diriger le pays. Maintenant, pour cette année, je ne peux pas avancer le nombre de députés attendus. Nous allons exprimer nos attentes à l’intérieur de la coalition et on va discuter. Je souhaite que les partis qui sont membres de Bby expriment chacun ses attentes et qu’on discute pour voir ce qui est possible. Mon souhait est que tout le monde fasse preuve de responsabilité et de solidarité pour permettre à la coalition d’avoir une liste consensuelle. Comme nous sommes plusieurs partis avec des attentes, chacun ne peut pas voir toutes ses attentes être satisfaites. Je pense que ce sont les listes consensuelles qui permettront de gagner.

SudOnline

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Après avoir effectué son devoir de citoyen dans son fief électoral de Tulle, le chef de l'État a demandé aux Français de se mobiliser.

Ce n'est pas encore la dernière séance pour François Hollande, mais l'on s'en rapproche. À moins d'un mois de la fin de son mandat, le chef de l'État a voté dimanche à Tulle, son ancien fief électoral, pour le premier tour de l'élection présidentielle, appelant les Français « à montrer que la démocratie est plus forte que tout ». Comme à son habitude, mais sous très haute sécurité, le président a serré les mains et claqué la bise à ses anciens administrés, demandant des nouvelles de chacun, dans cette ville dont il fut le maire de 2001 à 2008.

Applaudi à sa sortie du bureau de vote et devant de nombreux objectifs, il a improvisé ensuite sous un soleil radieux une petite tournée d'autres bureaux et des rues de Tulle, à peu près désertes en ce dimanche d'élection. Il doit regagner Parisdans la journée. Il s'est aussi attardé à la mairie de Laguenne, dans la périphérie de Tulle, où il partage traditionnellement un verre avec les élus les jours d'élections. Comme on lui demandait s'il ressentait un petit pincement au coeur, François Hollande, dans une situation inédite puisqu'il est le premier président de la Ve République à ne pas se représenter, a d'abord éludé : « Un petit [comme] chaque fois qu'il y a un scrutin... » Avant de concéder : « Surtout quand on n'est pas dans le scrutin, ça, c'est vrai... Mais il faut bien qu'il y ait d'autres » candidats. « Il faut vivre sans nostalgie, il faut vivre toujours avec de l'espoir et de la volonté », a-t-il encore observé, pensif.

Hollande a fait son choix

Interrogé sur la menace terroriste, il a assuré que « toutes les mesures ont été prises », prônant la « vigilance » pour « assurer aux Français toutes les conditions leur permettant d'exercer ce droit fondamental qu'est celui de choisir leur avenir ». Il s'agit de « mobiliser beaucoup de moyens », tout particulièrement pour la présidentielle et les législatives de juin, a-t-il poursuivi, enchaînant : « Et pour les Français, je pense que le meilleur message qu'ils peuvent adresser, c'est de montrer que la démocratie est plus forte que tout. »

Le chef de l'État avait déjà appelé jeudi « tous les Français à aller voter » alors que les abstentionnistes pourraient être l'une des clefs du scrutin. Sans livrer sa préférence, il avait assuré qu'il ne figurait pas parmi les « indécis » qui représentent une autre clef de ce premier tour. François Hollande a multiplié ces dernières semaines les déplacements en province, le plus souvent dans des usines, pour appeler à mots à peine couverts le monde ouvrier à ne pas porter ses voix sur Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

« Je serai toujours Corrézien »

Au cours de son mandat, le président sortant a effectué une trentaine de visites en Corrèze, ce département qui l'a fait roi, la précédente remontant à la mi-mars quand il s'était rendu à Meymac, ancien fief de Jacques Chirac. « J'étais Corrézien avant d'être président, je suis resté Corrézien pendant ma présidence [...] et je serai toujours Corrézien », avait-il assuré en juin dernier, soulignant son « affection pour la population de ce territoire et ses paysages ».

Le chef de l'État avait commencé sa carrière politique en Corrèze par une défaite face à Jacques Chirac, qu'il avait défié aux législatives de 1981, à 27 ans, frais émoulu de l'ENA. Député de la première circonscription de Corrèze de 1988 à 1993, puis de 1997 à 2012, il a été aussi président de son conseil général de 2008 à 2012. Cette année-là, la Corrèze l'avait plébiscité face à Nicolas Sarkozy, lui accordant 64,86 % de ses suffrages. Le Front national s'est hissé à 22,4 % en Corrèze lors des élections européennes de 2014 et le département a basculé à droite en avril 2015.

Le Point.fr

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ACT, BOKK GIS GIS, FSD/BJ, Grand Parti, MPCL, PASTEF, PDS, REWMI, UCS, PS et le mouvement citoyen Diaspora plurielle ont décidé de présenter une liste unique lors des législatives du 30 juillet prochain. L’annonce a été faite hier, lors d’un point de presse à Paris.

                                                                   Déclaration liminaire
Elections législatives du 30 juillet 2017 Toute l’opposition Sénégalaise en France unie sur une seule liste !
-Considérant que le pouvoir et sa coalition piétinent nos valeurs républicaines et menacent notre démocratie.
-Considérant l'instrumentalisation de notre justice par un pouvoir adepte d'une démocratie sans opposition.

-Considérant l'impérieuse nécessité d'un changement de majorité parlementaire pour mettre fin au déséquilibre de nos institutions réunissant tous les pouvoirs entre les mains du seul président de la République
-Considérant l’intimidation tout azimut contre les Sénégalais en utilisant la justice aux ordres pour emprisonner les leaders de l’opposition comme Bamba Fall et Khalifa Sall entre autres pour des raisons politiciennes. Nous, plénipotentiaires des partis politiques de l'opposition et membres de la société civile en France :
-Conscients que face aux dérives dictatoriales, il y a urgence à réagir et à agir ensemble pour le Sénégal. Les partis politiques de l'opposition et mouvements citoyens en France signataires, s'engagent à aller aux élections législatives du 30 juillet 2017 autour d'une liste unique dans le département. Seule une telle initiative portera la dynamique nécessaire à la réalisation d’une majorité parlementaire forte et la mise en place d’un gouvernement au service de tous les Sénégalais.
-Exigeons la libération immédiate de tous les otages politiques et le retour sans condition des exilés politiques
-Exhortons les leaders des différentes formations politiques de l'opposition au Sénégal et de la société civile à matérialiser sans délais les conditions SINE QUA NONE d’une liste unique.
Les signataires ACT – BGG – FSDBJ - DIASPORA PLURIELLE – Grand Parti - MPCL – PASTEF – PDS - PS – REWMI - UCS

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Le danger ne vient pas tout le temps là où on l’attend. Pour les élections législatives, les ennemis du chef de l’Etat viennent de son propre camp.

Il s’agit des rivalités internes qui risquent de conduire à des listes parallèles et des votes sanction.

Ce n’est pas seulement une opposition unie et déterminée à imposer la cohabitation que le chef de l’Etat et chef de la coalition Benno Bokk Yaakaar devrait faire face le 30 juillet prochain. Macky Sall devra aussi affronter deux ennemis aussi redoutables qui minent la coalition présidentielle. Il s’agit du vote sanction et des listes parallèles au sein de son parti l’Apr, au sein des alliés mais aussi au sein de la coalition présidentielle. C’est dire que les investitures seront déterminantes pour la mouvance présidentielle. Tout se jouera pendant cette période. Les responsables de l’Apr et des partis alliés qui seront laissés en rade vont croiser les bras durant la campagne électorale. D’autres vont mettre en place des listes parallèles et d’autres enfin vont appeler au vote sanction.

Dans le département de Pikine, des socialistes pourtant favorables à la direction du Ps, ont déjà annoncé leur décision de ne pas se ranger derrière les responsables de l’Apr. Ces socialistes, qui accusent les apéristes d’avoir pris tous les postes destinés à la ville, vont présenter leurs propres listes. «Le maire de la ville de Pikine est un apériste, le questeur de l’Assemblée nationale est également de l’Apr. En plus, les deux postes au Conseil économique, social et environnemental dédiés à la ville sont occupés par des membres de l’Apr qui a également des élus au sein du Haut conseil des collectivités territoriales», dénonce un responsable de coordination socialiste à Pikine.

En outre, ce dernier, qui parle sous le couvert de l’anonymat, prédit même des défections chez les partisans d’Ousmane Tanor Dieng au profit du maire de Dakar, Khalifa Sall. Il affirme que les socialistes qui ne seront pas investis sur les listes de la coalition, vont rejoindre les listes du maire de Dakar pour protester contre leur mise à l’écart. Et cette situation risque de se produire dans toutes les localités où apéristes et socialistes vont s’affronter. C’est le cas, par exemple, à Dagana où les socialistes réclament la tête de liste départementale. C’est le même cas également dans plusieurs communes de la capitale. Les partisans du ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, le premier responsable Apr des Parcelles assainies acceptent mal ce qu’ils appellent le parachutage du ministre Amadou Bâ. Même s’ils ne parlent pas ouvertement de vote sanction, certains affirment qu’ils ne vont pas s’empresser à se rendre aux urnes le 30 juillet.

A Mbacké, les socialistes exigent la tête de liste de la majorité présidentielle, estimant qu’il n’est plus question de jouer les seconds rôles.

A Guédiawaye, ce sont les partisans du maire Aliou Sall qui prédisent des listes parallèles au cas où la liste départementale serait dirigée par un autre. «Si Aliou Sall n’est pas investi tête de liste départementale, le parti et la coalition courent des risques insoupçonnés, dont le plus grand est les candidatures plurielles au sein de la mouvance présidentielle», explique Yaya Kane. Ce proche du maire redoute même un vote sanction. Il affirme que le choix d’un autre candidat risque de faire éclater de la coalition Benno Bokk Yaakaar et de mener la coalition à la défaite. D’ailleurs, les jeunes apéristes de Guédiawaye ont manifesté dimanche dernier, devant les grilles du Palais de la République, pour exiger du président Macky Sall qu’il fasse d’Aliou Sall la tête de liste départementale. A Podor, des jeunes de l’île à Morphil,  d’une dizaine de localités, ont décidé de sanctionner l’Apr si leur leader politique n’est pas investi aux législatives. Ces jeunes, tous des militants de la première heure, se disent oubliés par le régime car n’ayant jamais eu de députés ni ministre encore moins de Pca.

Même chez les alliés de la première heure, l’idée de présenter des listes a germé dans les têtes depuis l’année dernière. En effet, au lendemain de la publication de la liste du président de la République portant nomination des 70 membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), des partis membres de la coalition Macky2012, regroupés autour de la coalition Les Républicains Doomi rewmi avaient pris la décision de présenter des listes concurrentes aux législatives du 30 juillet. En octobre 2016, ils brandissaient la menace de listes parallèles, car accusant le président Macky Sall de ne favoriser que ce qu’ils appellent le Benno des cinq: l’Apr, le Ps, l’Afp, la Ld et le Pit. «Aujourd’hui, la coupe est vraiment pleine. Ce qui s’est passé avec le Haut conseil des collectivités territoriales est l’humiliation de trop. Nous ne sommes plus disposés à continuer d’avaler des couleuvres. Dorénavant, nous ne comptons plus nous laisser faire. Nous allons nous battre. Nous allons faire face au Benno des cinq qui est la cause du désordre dans cette coalition», avaient dit ces protestataires. Alors que d’après lui, ces alliés de la dernière heure ne pèsent plus rien du tout. D’ailleurs, beaucoup de leaders de cette coalition avaient présenté des listes parallèles lors des dernières élections locales.

Walf Quotidien

Tous les Sénégalais ont une part de responsabilité dans le sort des enfants talibés dans les rues de Dakar et des villes intérieures du pays. Mieux, «chacun d’entre nous est responsable pour mettre fin à cette situation». Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), en est convaincu car «chaque enfant compte». C’est pourquoi à l’occasion de la Journée nationale du talibé célébrée hier, jeudi 20 avril, l’Unicef invite tous à s’interroger sur le sort tragique des milliers d’enfants, …forcés à la mendicité et exposés aux abus et à la violence.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), appelle à des actions d’envergure pour la protection des enfants évoluant dans la rue. Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée nationale du talibé célébrée hier, mercredi 20 avril, l’Unicef reste convaincu que «chacun a un rôle à jouer pour mettre fin à la maltraitance et à l’exploitation des enfants. La rue ne sera jamais la place pour assurer à l’enfant les soins, l’éducation et la protection qui lui sont nécessaires pour grandir et développer tout son potentiel en tant qu’être humain».

C’est à ce titre que l’Unicef encourage plus que jamais les décideurs et les élus, et aussi chaque fonctionnaires de l’Etat, chaque leader, et chaque citoyen et citoyenne, «à s’interroger sur le sort tragique des milliers d’enfants talibés, errant de jour comme de nuit, dans les rues de Dakar et des grandes villes du pays, forcés à la mendicité et exposés aux abus et à la violence». Car, pour l’organisme onusien «chacun d’entre nous est responsable pour mettre fin à cette situation».

Et, pour relever ce défi de retirer tous ces enfants des rues du Sénégal, il appartient d’abord à «l’Etat de prendre des mesures de prévention sur le long terme, et de donner les ressources nécessaires pour l’assistance aux victimes et la répression contre les auteurs». Quant aux chefs traditionnels et religieux, il leur incombe de «prévenir et condamner les abus». Et, à charge pour «les citoyens de signaler et d’accompagner». L’Unicef qui appelle les travailleurs sociaux à assumer leur rôle «de secourir et réhabiliter», rappelle aux personnels judiciaires leur obligation «d’enquêter et de sanctionner».

Pour l’Unicef les enfants talibés, autant que tous les autres enfants vivant au Sénégal doivent jouir sans exception, et de manière continue, des mêmes droits fondamentaux, tels que reconnus par l’Etat du Sénégal en ratifiant les Conventions internationales et traduits dans le droit positif sénégalais. D’ailleurs, «la décision historique prise par président de la République du Sénégal, en Conseil des ministres, le 22 juin 2016, de retirer tous les enfants de la rue a été saluée et considérée par la communauté nationale et internationale comme l’espoir de voir tous les enfants réhabilité et leur dignité restaurée». Hélas !

Au paravent, le gouvernement du Sénégal, après plusieurs années de réflexions et de consultations, a également produit un avant-projet de loi portant statut des daaras pour assainir et améliorer la qualité des services d’éducation offerts, et protéger les enfants talibés de la maltraitance, des abus, et de l’exploitation à travers la mendicité. Selon la source, ces deux initiatives illustrent la volonté de l’Etat du Sénégal à prendre des mesures nécessaires pour réaliser les droits de l’enfant conformément aux engagements pris à travers la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’enfant et la Charte Africaine des Droits et du Bien Etre de l’Enfant.

Suffisant pour que l’Unicef «appelle à l’accélération de la mise en œuvre de ces initiatives pour la protection des enfants talibés, et le retrait définitif des enfants de la rue et leur réinsertion dans leurs familles. Chaque enfant compte. Un enfant, un citoyen, un Sénégal émergent».

Sudonline

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Interpellé sur les prochaines élections législatives, notamment sur le débat relatif au choix  de l’ex-président de la République, Me Abdoulaye Wade, comme tête de la liste de l’opposition unifiée, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) s’est voulu clair. «Je ne vais jamais m’opposer à des volontés exprimées mais nous, nous avons un parti qui décidera le moment venu si nous étions sollicités de manière formelle de cette requête». 

Poursuivant son propos, Abdoul Mbaye a souligné que ce sont les instances de son parti qui décideront s’il sera candidat à la députation ou non, avant de faire savoir cependant qu’il n’est pas pour une liste unifiée de l’opposition. «Nous sommes pour des coalitions. Nous ne sommes pas pour une coalition unique parce que simplement nous avons le souci de rester fidèle à nos choix idéologiques, à nos choix de politique et on applique la règle selon laquelle ceux qui se ressemblent s’assemblent. Même là, ça reste difficile parce que je me rends compte que les prétentions sont toujours très difficiles. Tout le monde veut être devant. Au niveau de notre parti, ce que nous avons décidé, c’est d’aller avec le maximum d’entités possibles mais à condition de pouvoir travailler vite. C’est-à-dire préparer les dossiers qui nous permettront d’être prêts dans le cadre des délais fixés par la loi».    

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Albinos et jumelles de 11 ans elles font la joie des internautes. La beauté est partout

Lara et Mara, deux sœurs originaires du Brésil, secouent la fashion sphère depuis quelques mois. Ces petites filles souffrent d'albinisme mais ont fait de cette particularité génétique leur principal atout de beauté. Dans un shooting saisissant, les jumelles nous rappellent qu'il n'existe pas de standard particulier pour devenir mannequin. Il suffit d'avoir confiance en soi.


Lara et Mara Bawar sont nées au Brésil, non loin de Sao Paulo et viennent de souffler leurs 11 bougies.

Les jumelles sont nées albinos, une maladie génétique qui impacte la pigmentation de la peau et des cheveux mais qui provoque aussi un déficit de production de mélanine. Si certains pourraient voir cette particularité dite héréditaire comme un frein voire un complexe dans la vie de tous les jours, ces demoiselles ont prouvé qu'il n'en était rien.

En 2016, les deux sœurs sont repérées par Vinicius Terranova – un photographe talentueux qui travaille sur son projet Fleurs Rares et qui souhaite donc se focaliser sur des profils atypiques. Il décide donc de prendre Lara et Mara comme modèles, aux côtés de leur grande sœur – Sheila – qui ne souffre quant à elle pas d'albinisme.

Son objectif ? Insister sur l'importance de la diversité lorsqu'on aborde l'univers de la beauté.


http://www.aufeminin.com/news-style/

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L’AS Monaco s’est qualifiée pour les demi-finales de la coupe d’Europe de football (Ligue des champions) aux dépens du Borussia Dortmund, ce 19 avril 2017. L’ASM est le premier club français dans le dernier carré de la Ligue des champions depuis l’Olympique lyonnais en 2010. A noter que la Juventus Turin de son côté éliminé le FC Barcelone.

Il y aura un club français en demi-finales de la Ligue des champions (C1) pour la première fois depuis sept ans. Et non, il ne s’agit pas du Paris Saint-Germain mais de l’autre mastodonte du Championnat de France, l’AS Monaco (ASM).

L’ASM a en effet rejoint pour la quatrième fois de son histoire le dernier carré de la C1, ce 19 avril 2017, face au Borussia Dortmund.

Un match aller biaisé et un match retour maîtrisé de Monaco

Les Monégasques se sont imposés une semaine après un quart de finale aller biaisé par l’attaque du bus du club allemand aux explosifs. Les joueurs de Dortmund, perturbés par cet attentat toujours pas élucidé, ont traîné comme un boulet leur défaite 3-2 à domicile.

C’est sans surprise qu’ils se sont exposés à des contre-attaques comme celle de Bernard Mendy. A la 3e minute, le défenseur s’enfonce ainsi plein axe et frappe en force. Roman Bürki, le gardien de but adverse, repousse le ballon vers l’attaquant Kylian Mbappé qui le reprend avec justesse (1-0). C’est ensuite Radamel Falcao qui trompe la vigilance du portier Suisse avec un coup de tête décroisé (2-0, 17e).

Le Borussia pousse mais craque

Comme au Signal Iduna Park, le Borussia Dortmund affiche un visage plus conquérant en seconde période. Le milieu de terrain Marco Reus réduit donc le score d’une reprise du plat du pied droit après un beau débordement d’Ousmane Dembélé sur le flanc droit (2-1, 48e).

Mais le retard au score est trop difficile à combler pour les vice-champions d'Allemagne et Valère Germain, entré en jeu, creuse l’écart à la 81e minute : 3-1, score final. Les Monégasque défieront l’Atletico Madrid, le Real Madrid ou la Juventus Turin en prochain tour. Le tirage au sort des demi-finales aura lieu ce 21 avril.

Pas de « remontada » pour le Barça

Ni exploit, ni « remontada » du FC Barcelone en quarts de finale de la Ligue des champions. Cette fois, il y avait un grand club en face : la Juventus Turin. Les Turinois, contrairement aux joueurs du Paris Saint-Germain en huitièmes, ne se sont pas laissé impressionner par les assauts de Lionel Messi et de ses compères d’attaque, Luis Suarez et Neymar. Messi et les Barcelonais ont désormais quatre jours pour digérer cet échec. Dimanche 23 mars, ils affronteront en effet le Real Madrid lors d’un clasico  décisif dans la course au titre de champion d’Espagne.

RFI

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Au Niger, l'hépatite E a tué 25 personnes sur 86 dans la région de Diffa, dans le sud-est du pays. Cette zone proche du Nigeria abrite quelque 300 000 déplacés et réfugiés de Boko Haram.

Au Niger, l'hépatite E a déjà tué 25 personnes sur 86 cas recensés, « ce qui fait un taux de létalité élevé, plus de 25% », estime Elmounzer Agjibdou, chef de mission de Médecin sans frontière.

« Il y a le problème des latrines qu’on a déjà souligné et qui n’est pas du tout satisfaisant, poursuit-il. Mais aussi le problème de l’eau potable, une situation qu’on déplore depuis longtemps. »

Les autorités nigériennes, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'ONG Médecins sans frontières (MSF) et l'Unicef ont lancé des campagnes de sensibilisation et prennent en charge gratuitement les malades, majoritairement des femmes enceintes.

Fièvre, maux de tête, vomissements, douleurs abdominales et urines foncées sont les principaux signes de l'hépatite E. Chez les femmes enceintes chez qui on compte le plus de décès, l'hépatite E se manifeste également par des douleurs au bas-ventre.

Réfugiés

L'hépatite E est une maladie du foie provoquée par l'infection par un virus qui se transmet par voie fécale-orale, principalement à travers de l'eau contaminée. « Il s'agit d’abord d'une maladie qui attaque le foie et qui se transmet plus couramment par la consommation de l’eau contaminée et par les excréments ou les excrétats humains et les mains sales », explique Elmounzer Agjibdou.

« C’est vraiment dangereux, compte tenu du contexte dans lequel la maladie explose, poursuit-il. Cela touche beaucoup de sites et de villages dans lesquels on a des populations suffisamment vulnérables, parmi lesquelles les populations déplacées, les populations réfugiées, qui sont beaucoup plus dépourvues de moyens pour résister ».

La région de Diffa, qui a subi depuis 2015 des attaques du groupe nigérian Boko Haram, abrite plus de 300 000 réfugiés et déplacés. Des milliers d'entre eux vivent aux dépens d'une population locale déjà très pauvre, selon l'ONU qui demande à la communauté internationale d'accroître son soutien financier pour leur venir en aide.

« Les populations ne disposent pas de suffisamment d’eau potable, déplore Elmounzer Agjibdou. Les mesures d’hygiène sont très compliquées à mettre en place compte tenu de la complexité de la prise en charge au point de vue hygiène et des dispositions au niveau des camps et du manque d’organisation. Il y a donc vraiment une crainte que l’envergure de cette maladie ne pose des problèmes dans les jours à venir ».

RFI

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Avec les vacances scolaires et le pont du 8-Mai, de nombreux Français prennent le soin d'établir des procurations pour pouvoir voter. A Paris, environ 54 000 procurations ont été établies lors de la dernière élection présidentielle, un chiffre largement dépassé en 2017 selon la préfecture de police qui en a déjà enregistré plus de 62 000.

RFI

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