mercredi, 09 mai 2018 14:35

Réformes: Emmanuel Macron fait le pari du long terme

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Emmanuel Macron a été élu président de la République il y a un an. La première année d’un quinquennat est toujours décisive, elle donne le ton de la présidence et fonde le rapport du nouveau chef de l’Etat avec les Français. Le chef de l'Etat a voulu incarner une présidence forte et déterminée à réformer quitte à donner l’impression de ne pas entendre les mécontentements. Son pari, c’est qu’au bout du compte, ce sera payant.

 

Emmanuel Macron joue le long terme. Il veut réussir à transformer la France avant 2022. Il a été élu sur cette promesse. Et à entendre l’un de ses proches, le président du groupe La République en marche au Sénat François Patriat, cet objectif et la manière de l’atteindre ont été élaborés très en amont de l’élection. « Son arrivée à l'Elysée, elle était, comme tout le reste, formidablement préparée. Il avait par avance prévu, à la fois le tempo, à la fois la méthode. Il l'avait pensé en sachant que lui n'aurait pas d'état de grâce, d'ailleurs il n'en a pas eu, mais que dans le même temps, il fallait profiter [du fait]que le choc qu'allait créer son élection était capable de réveiller les consciences et entrainer autour de lui. »

 

Emmanuel Macron a donc fait un pari politique basé sur une stratégie. C’est peut-être pour cette raison que durant l’année qui vient de s’écouler, il a affiché sa détermination et appliqué une méthode qui consiste à ne rien lâcher. Emmanuel Macron l’a dit, l’a redit encore et encore : « Sur tout, je fais ce que j'ai dit. Cela surprend peut-être, ça contrarie certains mais c'est en effet tout à fait nouveau. Je l'ai dit tout cela, je l'ai dit durant la campagne, y compris les mauvaises nouvelles. Et donc je fais ce que j'ai dit. Le peuple français a gagné parce que sa volonté est respectée. »

 

« Je fais ce que j’ai dit »

L’argument est présenté comme imparable. C’est le mandat du peuple qui donne à Emmanuel Macron le « devoir » d’appliquer son programme et donc de lancer toutes les réformes qu’il a promises durant la campagne présidentielle. Sauf que cet argument - « je fais ce que j’ai dit » - ne parait tout à fait suffisant à Bruno Cautrès, politologue du Centre de recherche politique de Sciences Po, pour faire tout accepter aux Français. Il estime que  « lorsqu'Emmanuel Macron dit ‘’je fais ce que je dis et vous m'avez choisi pour ça’’, c'est faire l'hypothèse que tous ceux qui ont voté pour lui au deuxième tour ont ratifié son programme. Peut-on croire sérieusement que les électeurs qui avaient voté Benoit Hamon ou Jean-Luc Mélenchon au premier tour et Emmanuel Macron au deuxième tour n'avaient rien voulu dire quinze jours avant ? Tout le monde n'a pas ratifié le programme du président même si on a voté pour lui au deuxième tour. »

Tout est donc question d’interprétation et l’interprétation de Boris Vallaud, porte-parole du Parti socialiste, qui était dans la promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, c’est que le président de la République est motivé avant tout par la volonté d’imposer sa vision : « Je me pose la question de savoir si c'est une majorité et un président de la République qui est mu d'abord par la satisfaction d'obtenir des réussites ou par la satisfaction d'infliger des défaites quitte à humilier les uns et les autres qui sont renvoyés à leur cynisme, leur refus de regarder le monde en face, à leur fainéantise parfois aussi. »

 

Monopoliser l’échiquier politique au centre

Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, soupçonne, lui, le chef de l’Etat de vouloir contrôler totalement le jeu politique. Selon lui, « son projet, c'est une grande force centrale où il monopoliserait l'échiquier politique au centre, avec deux ailes qui seraient des ailes extrémistes, des ailes radicales pour rendre quasiment impossible une éventuelle alternance. C'est ça son projet. »

Eviter l’alternance, c’est-à-dire préparer sa réélection. Et pour y parvenir Emmanuel Macron va devoir réussir à convaincre les Français qu’il va dans le bon sens, comme l’explique Bruno Cautrès. « Dans l'esprit d'Emmanuel Macron, il y a un récit : c'est de proposer aux Français une redéfinition de ce que veut dire la justice, l'égalité ou l'équité dans la société française. Je pense que c'est même ça le cœur du macronisme. Le problème, c'est d'arriver à expliciter ça en terme simple. Au fond, c'est expliquer qu'il faut faire de nouveaux perdants pour qu'il y ait de nouveaux gagnants ».

Des gagnants, des perdants, ces dernières semaines, des mouvements de contestation ont montré que les cheminots, les étudiants, les personnels hospitaliers et d’autres se sentaient relégués plutôt du côté des perdants. Face à cette grogne, la question qui se pose est de savoir si Emmanuel Macron va pouvoir continuer au même rythme et avec la même méthode dans l’année qui vient ?

 

RFI

Alors que les musulmans sénégalais et du monde entier se préparent pour le Ramadan qui devrait démarrer, en principe, mercredi ou jeudi prochain, c’est selon, l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) montre qu’il est impossible d’apercevoir le croissant lunaire à l’œil nu, mardi prochain 15 mai, au Sénégal.

L’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) est formelle. Pour le Ramadan 2018, par rapport aux informations sur la visibilité du croissant lunaire, l’ASPA souligne que «la conjonction qui correspond au moment précis où la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre, aura lieu le mardi 15 mai à 11h48mn50s GMT. Ce moment marque la fin d’un tour de la Lune autour de la Terre et le début d’un nouveau tour», lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction et signé, pour  l’ASPA, Maram Kaïré (Président), Ibrahima Gueye (Vice-Président) et Baïdy Demba Diop, Secrétaire chargé de la Formation.

Mieux note le texte, le «mardi 15 mai: à cause de l’heure tardive de la conjonction, il sera impossible de voir le premier croissant lunaire à l’œil nu au Sénégal. La Lune se couchera à 19h42, soit 12mn après le Soleil qui se couche à 19h30. Elle sera trop proche du Soleil couchant et noyée dans sa lueur. La surface éclairée ne sera que de 0,33%.» Par contre, le «mercredi 16 mai: Il sera possible de voir la Lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique. La Lune se couchera à 20h43, ce qui est largement suffisant, avec un ciel dégagé, pour apercevoir le croissant après le coucher du Soleil. La lune sera alors âgée de 1j8h et sa surface éclairée sera de 2,6%», précise la source.

Toutefois, selon la même source, il est important de relever que «pour le mardi 15 mai, la carte de visibilité montre que pour l’Asie, le Moyen Orient, l’Europe et l’Australie, la Lune se couchera soit avant le Soleil, soit avant la conjonction. Nous recommandons donc la vigilance pour toute déclaration de visibilité à l’œil nu du croissant en provenance de ces zones. Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au dessus de là où le Soleil se couche», conclut la source.

L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat, Macky Sall, autour de la gestion des ressources gazières et pétrolières semble diviser l’opposition dite «significative». En effet, après les positions toutes tranchées des leaders de Pastef, Ousmane Sonko, et du parti Act, Abdoul Mbaye, qui ont systématiquement rejeté la main tendue du président de la République, c’est au tour du Pds et du parti Rewmi de dire «niet» à un quelconque dialogue avec le régime en place. Ce qui n’est cependant pas le cas pour certaines formations politiques opposées au pouvoir actuel, notamment le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) et le M2C, ex-allié de Bokk Gis-Gis qui posent des préalables à tout dialogue. Cela, même s’ils restent convaincus de la haute portée des questions de pétrole et de gaz.

ISSA SALL, COORDONNATEUR DU PUR : «Si nous recevons une correspondance….nous allons en discuter»

 

Nous sommes un parti responsable. Avant de dire quoique ce soit, nous devons être saisis officiellement. Normalement, quand quelqu’un vous invite à quelque chose, il doit vous saisir et vous dire «je vous invite sur ceci ou cela». En principe, ce sont des correspondances qui sont adressées aux concernés, avec des termes de référence clairs. Si nous recevons une correspondance, avec des termes de référence clairs, en ce moment, nous allons en discuter au niveau du directoire pour voir la conduite à tenir. Le président a fait des appels comme avant d’ailleurs. Notre position n’a jamais changé.

 

Avant, quand il avait appelé pour le dialogue autour du processus électoral, nous avons été invités avec une lettre officielle. Quand on a reçu la correspondance, nous avons dit que nous allons y aller sans conditions. Ce n’est pas parce Massamba ou Mademba veut ou ne veut pas partir. Mais, quand on s’est rendu compte qu’ils (les membres de la mouvance présidentielle-ndlr) ont parlé du parrainage et que cela ne nous a pas intéressés, nous avons arrêté notre participation au dialogue. On a compris qu’il (Macky Sall-ndlr) a utilisé la présence de certains partis pour faire ce qu’il veut. Ce qu’on en a déduit, c’est que nous sommes en face de personnes qui ne sont pas sincères. Parce qu’il y a eu plusieurs propositions sur la table, sortant de ce dialogue, et que le président de la République a pris ce qui l’a intéressé et veut l’imposer aux Sénégalais. Maintenant, il ne serait pas exclu qu’il ait besoin d’avaliser certaines choses au niveau du pétrole et du gaz. C’est des a priori simplement.

 

Mais, les contrats du gaz et du pétrole intéressent tous les Sénégalais. Nous n’avons pas d’a priori. Mais, avant qu’on aille encore une fois, il faut qu’on sache quelle est la quintessence de la chose. Pour le moment, rien n’est clair. Si c’est pour y aller pour qu’on nous dise qu’on va négocier sur les nouveaux contrats et qu’on ne nous montre pas les contrats déjà signés, cela ne nous intéresse pas. Certains disent que c’est trop tard. Moi, je trouve que rien n’est trop tard. Aujourd’hui, si tous les contrats sont sur la table et que les gens se rendent compte que ces contrats ne nous intéressent pas, on essaiera de voir.

 

ASS BABACAR GUEYE, SECRETAIRE NATIONAL CHARGE DES ELECTIONS DE REWMI :«Nous ne sommes intéressés ni de près ni de loin par cet appel-là»

Je pense que la position du président Idrissa Seck et de Rewmi est une position sans ambigüité. Elle est très claire. On n’a pas confiance au président de la République et on ne répondra pas à son énième dialogue. Parce que lui-même ne croit pas ce qu’il dit et ce qu’il fait. Ce n’est pas après avoir signé des accords contre les intérêts du peuple, qu’il veut tendre la main aux citoyens et aux acteurs politiques pour en parler. Je pense que c’est derrière nous et que le seul combat qui vaille aujourd’hui au niveau de Rewmi, c’est de mobiliser toutes nos forces pour le faire partir de ce pays-là. C’est aussi simple que ça. Là nous sommes formels, nous ne sommes intéressés ni de près ni de loin par cet appel-là. Aujourd’hui, le seul combat qui vaille c’est celui qui doit le pousser à revenir sur sa décision de promulguer cette loi de parrainage. C’est ça l’actualité. Vraiment, il est en train de créer des pare-feu pour nous divertir.

 

Mais, nous rejetons cet appel. Même si c’est une question de pétrole et de gaz, les dés sont déjà pipés. Nous pensons qu’il est trop tard pour revenir sur ce qui a déjà été fait, écrit à l’insu des populations. Comme je l’ai dit, le dialogue que nous devons faire, c’est celui que nous comptons faire au lendemain du 24 février 2019, avec le peuple. Pour revenir sur tout ce que le président Macky Sall a fait de mal et en cachette contre les intérêts du peuple. Mais, ce dialogue-là ne nous intéresse pas du tout. Le président Idrissa Seck l’avait dit de façon très claire avant de partir. Donc, pas de dialogue avec quelqu’un qui ne croit pas à sa parole, qui n’est pas sincère dans ce qu’il fait et dans ce qu’il dit. Ce n’est pas la peine de dialoguer avec lui. C’est un climat de confiance qui est déjà vicié.

 

DOUDOU WADE, EX-PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE MAJORITAIRE DU PDS : « L’appel du président, aujourd’hui, ne mérite pas une réponse »

Moi, très honnêtement, je ne sais pas à qui s’adresse le président de la République. Est-ce que vous savez à qui il s’adresse ? Si on ose espérer, c’est que le président est encore dans le flou, dans la tromperie. Le président n’est pas sérieux avec nous. Il s’adresse à qui ? Aux associations, aux indépendants, aux politiques, aux hommes d’affaires, aux privés nationaux ? Il y a tellement d’acteurs qui sont concernés. Est-ce que le président a une fois respecté son appel ? La première fois que l’opposition a répondu à son appel au Palais, sa première décision dans l’euphorie, c’était de dire «Je décrète ce jour, journée du dialogue». L’a-t-on déjà fêté ? Je vous le dis, il l’a oublié. C’est seulement 3 jours après qu’un de ses conseillers lui a dit «Monsieur le président, vous avez la journée du dialogue». Il a répondu : « je l’avais oubliée». Le président n’est pas sérieux. Je pense qu’il n’est pas loin de nous organiser un «Macky Show». Rien n’est sincère avec le président. Il est en train de trouver des superflus pour cacher sur tout ce qu’il a fait de mauvais, sur la dilapidation de nos ressources. Le président ne peut pas, après avoir distribué du pétrole à son frère, à ses cousins, à ses tantes et à lui-même, venir nous dire : «venez, on va discuter sur le reste». On le laisse assumer le tout et on verra après. Moi, je pense que l’appel du président, aujourd’hui, ne mérite pas une réponse. Je n’ai rien contre lui, mais quand le président nous dit qu’il a oublié la journée qu’il a décrétée lui-même, ça pose problème. Il avait dit qu’il y aurait des discussions avec les leaders des partis. Il n’y a jamais eu de discussions.

On aurait pu, depuis très longtemps, régler ces problèmes-là. Quand vous avez une telle ressource, avec le retard que nous avons aujourd’hui, si nous devons gérer le pétrole pendant des générations, il était normal qu’on puisse rencontrer la classe politique, les acteurs économiques, le privé national, l’Etat du Sénégal lui-même, discuter et arrêter un plan qui va se projeter sur 30-50 ans. C’est pour cette raison d’ailleurs que notre Constitution a prévu les Lois-programmes, qui sont des lois spécifiques, qu’il faut discuter avec la classe politique, obligatoirement avoir l’avis du Conseil économique et social. Mais, vous ne pouvez pas, avec votre frère et votre épouse, discuter déjà et puis dire que c’est terminé. En résumé, la réponse est que le président n’est pas sérieux».

 

ABDOULAYE SECK, EX-ADMINISTRATEUR DE BOKK GIS GIS, PRESIDENT DU MOUVEMENT CONSCIENCE CITOYENNE (M2C) : «Il faudrait nécessairement que les préalables soient réglés»

 

Le dialogue est un processus. Il y a des termes de référence qu’il faut définir avec tous les acteurs et qu’on permette d’abord à ces acteurs de se prononcer sur ces termes de référence avant d’entrer dans le fond du sujet. Mais, si on convoque des gens à un dialogue comme ça, je pense que c’est une cérémonie de présentation d’un programme ou d’un projet. Un dialogue sincère qui doit polariser un ensemble d’acteurs doit obéir à un processus. On n’appelle pas des gens pour la validation de ce qu’on doit faire. Mais, on les appelle en amont pour pouvoir discuter d’abord de l’ordre du jour, du problème sur lequel on doit parler. C'est-à-dire qu’il y ait des termes de référence clairs, avec des convocations. Les gens donneront leurs observations  par rapport aux termes de référence qui ont été retenus. Ceci étant fait, les bases d’un dialogue sont déjà posées…  Pour donner plus de chance à cet appel du président de la République sur ces questions hautement stratégiques qui continueront à réguler une bonne partie de la marche du pays d’ici 50 ans…il faudrait nécessairement que les préalables soient réglés. J’ai entendu dire qu’il y a une date qui a été déjà arrêtée. Est-ce que ces préalables-là sont réglés ? Je ne pense pas.

 

DEPUTE MAMADOU LAMINE DIALLO, PRESIDENT DE TEKKI : « Cet appel à la concertation sur le  pétrole et le gaz est un énième bluff…»

 

Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement Tekki et député de la treizième législature est formel. L’appel à la concertation autour des ressources naturelles (gaz et pétrole) lancé par le chef de l’Etat ne tient pas la route. Aussi l’a-t-il fermement fait remarquer dans la question économique (la Qes Tekki) qu’il pose toutes les semaines au gouvernement. Dans celle d’hier, mardi 8 mai 2018, le parlementaire qui s’interrogeait sur la posture de l’Ofnac avec l’affaire Franck Timis a noté : « En vérité, le Président Macky Sall a déjà signé ses accords avec les compagnies étrangères en violation de la Constitution qui dit bien que les ressources naturelles appartiennent au peuple. Cet appel à la concertation sur le pétrole et le gaz est un énième bluff qui cherche à faire avaliser ces accords avec la Mauritanie et faire oublier le scandale de l’affaire Petrotim ». Dans la foulée, Mamadou Lamine Diallo indiquera : «  Comme toujours, les appels à la concertation du Président Macky Sall sont destinées à faire avaliser une décision déjà prise ; affaire Karim Wade et élections au Hcct, cartes biométriques et parrainage ». Le député de Tekki de revenir par ailleurs sur l’affaire Frank Timis en rappelant « qu’avec la bénédiction du gouvernement, le sieur Franck Timis de Petrotim et Timis Corporation, impliqué dans le gaz de Saint-Louis et Cayar,  a porté plainte contre les dirigeants de l’opposition après les avoir insultés ». Suffisant pour dire sans fioritures : « Voilà un dossier que l’Ofnac devrait clarifier pour le peuple sénégalais qui demande la transparence comme le stipule la Constitution ».

 

Sudonline

J’ai évoqué il y a peu la situation de l’éducation au Sénégal et des difficultés qu’elle rencontre dans sa mission d’enseignement auprès de nos jeunes. J’aimerais pouvoir dire que celle de notre système de santé est meilleure. Hélas c’est loin d’être le cas, là aussi, la crise est profonde et multiforme. 

A lui seul le chiffre de la mortalité infantile suffirait pour s’en convaincre et même s’il a baissé légèrement ces dernières années il reste aujourd’hui encore anormalement et dramatiquement élevé, de l’ordre de 55% alors qu’il est de trente pour cent au Maroc et d’un peu plus de vingt pour cent en Tunisie. Tout doit être mis en œuvre pour obtenir une baisse drastique de cette mortalité au cours des prochaines années et cela devra constituer une des priorités de tout candidat aux élections présidentielles de février 2019. 

Force est de constater que notre offre de soins est insuffisante et financièrement insatisfaisante. En premier lieu le budget de la santé publique devra être relevé dans les temps à venir, sauf à considérer qu’il ne s’agit pas là d’un des secteurs prioritaires pour la nation. Or nous parlons ici du bien être d’une catégorie de la population, la plus fragile, telle que les femmes enceintes, les enfants en bas âge ou les personnes âgées. Tomber malade au Sénégal est très angoissant pour les plus démunis car la Couverture maladie universelle mise en place peine à leur venir en aide. C’est notamment le cas pour les maladies chroniques qui nécessitent des traitements longs, parfois sur toute une vie, à l’image des diabétiques insulinodépendants et des insuffisants rénaux. Certains malades doivent s’endetter, vendre des biens, pour se soigner. Ce n’est pas acceptable et c’est indigne d’un Etat dont le premier devoir est d’assurer la protection de ses ressortissants. 

De même que les hôpitaux, où les disfonctionnements sont nombreux en raison d’une mal gouvernance, de la démotivation des agents hospitaliers et d’un déficit de personnel, les districts sanitaires qui assurent les soins de proximité manquent, eux aussi, cruellement de besoins. Il conviendra d’entreprendre rapidement un effort important et de renforcer leur équipement tant humain que matériel. 

La pénurie de médicaments constitue également un problème récurent dans notre pays et l’accès aux traitements essentiels est rendu très difficile, voire impossible, pour les personnes aux ressources les plus modestes. Même les personnes ayant un revenu stable ont des difficultés à s’offrir un suivi médical adéquat, c’est dire l’urgence qu’il y a à améliorer notre système de santé.

En raison de cette obsolescence, de cette inadaptation, de cette désorganisation dont souffre l’hôpital les personnes dont le revenu le permet n’ont souvent d’autres solutions que de se tourner vers les cliniques privées mais là encore les moyens financiers manquent cruellement et il serait souhaitable que le secteur, comme pour ce qui est de l’enseignement privé, bénéficie de subventions de la part de l’Etat.

Il est cruel et terrible de reconnaître que le système de santé sénégalais est un patient comme un autre, en proie à de nombreuses et graves maladies. Poser un diagnostic sincère et transparent, en écoutant les différents acteurs concernés, devra être une des premières exigences du futur gouvernement sorti des urnes au printemps 2019. Et au-delà, tel un médecin au chevet de son malade, il lui faudra établir une ordonnance et prescrire les remèdes nécessaires à sa guérison en sachant qu’il n’existe aucune potion magique. En plus des prescriptions indispensables, il faudra aussi la volonté de guérir de la part du patient car les réformes indispensables ne pourront se faire sans la participation des principaux intéressés. Par exemple, l’instauration d’une taxe d’un pour cent sur le coût des communications téléphoniques, comme cela existe déjà pur l’énergie, permettrait à tous les sénégalais de contribuer au financement de la santé. 

Et en retour de profiter des meilleurs services de celle-ci.

Ibrahima Thiam

Président UN AUTRE AVENIR          

mercredi, 09 mai 2018 13:58

Lancement du mouvement Un Autre Avenir à Touba.

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Le mouvement Un Autre Avenir vient de démontrer à la face du monde son existence sur le landerneau politique  du Sénégal et de très belle manière, grâce à l’engagement de sa coordonnatrice Dieck Sall, soutenue par l’ensemble des militants de Touba, et avec le concours des jeunes pratiquants les arts martiaux sous la conduite de Modou Ndoye. Nous sommes doublement satisfaits car, d’une part la philosophie d’Un Autre Avenir qui se veut rassembleur au-delà de tout clivage a été bien comprise ; en effet la symbiose des populations de Touba était effective et elle a transcendé toutes les sensibilités politiques. D’autre part, la jeunesse l’avenir du Sénégal, s’est impliquée dans toute l’organisation et a démontré son engagement à mettre en œuvre cette nouvelle vision politique qui veut associer tous les fils du pays au développement inclusif du Sénégal. Malgré l’interdiction de faire des activités politiques sur le territoire de Touba, de par ses bonnes relations avec les autorités religieuses de Keur Niang, Sokhna Dieck Sall a su décrocher l’autorisation de faire son événement sur le grand boulevard de la commune. 

Le mouvement Un Autre Avenir est une plateforme citoyenne dont l’ambition est de rassembler les Sénégalais au-delà de tous les clivages politiques. Le Sénégal est un et indivisible et le développement du pays incombe à tous ces fils sans exclusion. La façon de faire la politique au Sénégal, nous dresse les uns contre les autres. Nous pouvons peut-être avoir des divergences ou des opinions différentes, mais c’est dans des débats d’idées et dans le respect des uns et des autres que nous ferons avancer les choses. La violence, le rejet de l’autre, le nihilisme, le refus d’acceptation des idées ou des actions des uns et des autres ne sont que des écueils en plus sur la route de notre développement. Nous avons le même objectif qui est de développer économiquement notre pays, d’offrir aux Sénégalais les mêmes standards de vie tels qu’ils existent dans les pays développés. Nous devons donc être capables de travailler ensemble dans nos contradictions et nos différences de toute sorte. 

Le mouvement Un Autre Avenir croit au génie sénégalais ; nous voulons conscientiser les Sénégalais sur le fait que notre futur nous appartient, mais c’est aujourd’hui qu’il se construit et qu’il se fera avec l’ensemble des Sénégalais et tous ces clivages politiques qui nous empêchent de travailler ensemble hypothèquent cet avenir que nous souhaitons radieux pour notre pays. Nous devons bannir ces pratiques politiques mercantiles qui nous transforment en marchandise électorale que les politiciens manipulent à l’approche des élections et nous oublient jusqu’aux prochaines échéances électorales. Nous ne voulons plus de ces scènes de violences entre jeunes pour défendre des intérêts de leaders politiques qui le plus souvent défendent plus leurs intérêts personnels, au lieu de réfléchir et mettre en place des programmes qui permettent aux jeunes de travailler. 

Mais pour réussir ce nouveau challenge de travailler ensemble, nous devons croire que la solution est en nous. Nous avons les moyens et l’intelligence de développer notre pays ; nous devons seulement se mettre ensemble et travailler pour l’intérêt général, au lieu de nous détruire mutuellement, car la Sénégal a une tradition de partage et même si quelqu’un avait toutes les richesses du pays, il serait obligé de se les partager avec les autres, donc le mieux c’est de nous aider mutuellement, dans une économie collaborative. C’est en cela que nous appelons nos compatriotes et c’est ce message que les jeunes de Touba ont compris et nous espérons avoir l’adhésion du plus grand nombre pour enfin offrir à notre Nation le développement qu’elle mérite.

Ibrahima Wade, secrétaire général d’Un Autre Avenir

 

Comment l'agriculture peut-elle répondre au besoin d'emploi des jeunes au Sénégal ? par Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco gestion en France


On peut le suivre dans ses revues de presse à sa façon sur FB. PBC 

La crise migratoire du début des années 2000, qui a culminé en 2006 avec le départ massif de jeunes des côtes ouest-africaines, a révélé l'acuité de la question de l'emploi des jeunes en Afrique subsaharienne et des risques de déstabilisation qui peuvent en découler.

Au Sénégal, le phénomène a connu un écho particulier du fait de la détermination des jeunes à rejoindre l'Europe (« Barça ou Barsakh »), souvent avec la bénédiction de leurs parents. Pour juguler le phénomène, le gouvernement du Sénégal, avec l'appui financier de l'Espagne et de la France, avait proposé un Plan de retour vers l'agriculture (REVA).

En réalité, la crise migratoire n'est que le révélateur d'un problème plus délicat : chaque année, environ 300 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail alors que les structures économiques peinent à créer des opportunités d'emplois pouvant absorber ces flux. La population sénégalaise (13,5 millions d'habitants en 2013) est caractérisée par sa jeunesse, la moitié de la population étant âgée de moins de 18 ans, et un taux d'accroissement annuel moyen de 2,7 %, encore élevé.

Comme dans les autres pays d'Afrique, les réponses de l'Etat ont souvent consisté à créer des agences et des fonds de promotion de l'emploi des jeunes et à soutenir l'apprentissage. Partout, les résultats de ces initiatives ont été généralement décevants, mettant en exergue le décalage entre les stratégies proposées et la réalité des structures économiques. De plus, ces initiatives ont souvent peu pris en compte les besoins des jeunes ruraux, se concentrant davantage sur la situation des jeunes diplômés plus visibles et mieux organisés.

Récemment, de nouvelles orientations ont émergé, considérant l'agriculture comme la solution idéale. Au Sénégal, d'importants moyens financiers ont été déployés dans le cadre des projets de l'Agence nationale d'insertion et de développement agricole (ANIDA, ex Plan REVA) et du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). Il reste à évaluer rigoureusement ces expériences, en particulier leur efficience et leur efficacité. En plus de comparer le niveau d'engagement financier avec le nombre d'emplois créés, il faudrait aussi interroger la viabilité et la durabilité de ces modèles. Le coût approximatif du PRODAC est de 100 milliards FCFA sur cinq ans.

Entre 2008 et 2010, l'Agence nationale du Plan de retour vers l'agriculture (AN-REVA), devenue l'ANIDA en 2012, a mobilisé 10,199 milliards FCFA, dont 7,156 milliards provenant des partenaires techniques et financiers et 3,043 milliards du budget de l'Etat. Le fonctionnement représente 15 % de ce financement. Le budget cumulé de 2011 et 2012 s'élève à 8,423 milliards. Au début de l'année 2016, le directeur général de l'ANIDA a indiqué que sa structure a réalisé, entre 2008 et 2015, 79 fermes villageoises et familiales dans lesquelles travaillent 10 000 jeunes agriculteurs sénégalais, pour un budget d'environ 17 milliards FCFA.

Conditions requises pour que l'agriculture absorbe une bonne partie des nouveaux actifs


La transformation structurelle de l'agriculture est une condition préalable pour accroître la productivité du travail et le niveau des revenus. Elle suppose des investissements conséquents dans la recherche, le conseil agricole, la mécanisation, la disponibilité d'intrants de qualité (semences et engrais), le bon fonctionnement des marchés d'intrants et de produits avec des incitations appropriées et un crédit adapté. Elle doit s'insérer dans une stratégie globale de développement des entreprises et des services le long des chaînes de valeur.

En développant un tissu de petites entreprises adossées à des chaînes de valeur porteuses, celles-ci vont constituer un réservoir d'emplois pour des jeunes formés. L'exemple de la filière du riz irrigué au Sénégal est assez illustratif. Dans la vallée du fleuve Sénégal, il existe 458 décortiqueuses privées qui transforment près de 77 % du riz paddy (c'est-à-dire un riz non décortiqué, qui a conservé sa balle) produit dans la vallée. En même temps, 28 rizeries ou mini-rizeries fonctionnelles proposent un riz de qualité, apprécié des consommateurs urbains. Une politique agricole et industrielle qui se préoccupe de création d'emplois devrait proposer des stratégies spécifiques d'appui à ces petites entreprises afin de les faire évoluer vers des standards de qualité et accompagner celles qui sont capables de grandir. Malheureusement, les options politiques sont souvent plus favorables à l'investissement privé étranger à grande échelle et ne sont pas forcément créatrices d'emplois.

Par ailleurs, le développement de la chaîne de valeur du riz irrigué, avec les investissements publics et privés dans les aménagements et la mécanisation, ouvre la voie à l'émergence de petites et moyennes entreprises de prestations de services et des métiers qui en découlent : services d'entretien et de maintenance, gestion, logistique, conduite d'engins... Une politique réfléchie de formation professionnelle ciblant les jeunes et intégrée à la politique agro-industrielle de développement de la chaîne de valeur permettra de réaliser un saut qualitatif durable.

On le voit, l'enjeu fondamental est de repérer les filières porteuses, d'y investir de façon massive et ciblée, en privilégiant la connexion des agricultures familiales au marché par le biais du développement de petites entreprises, en amont comme en aval de la production. Il est donc nécessaire de repenser la politique agricole, notamment son volet création d'emplois, en valorisant des initiatives qui connectent les systèmes de production et l'organisation sociale et qui puissent trouver leur rythme de croisière et se développer comme de véritables entrepreneurs agricoles.

Enfin, la politique foncière est un aspect fondamental à prendre en compte, dans la mesure où les jeunes rencontrent souvent de fortes contraintes d'accès à la ressource. Une étude récente de l'IPAR a montré que la croissance démographique et l'émiettement du patrimoine foncier dû à l'héritage freinent beaucoup de jeunes dans leur désir d'engager des activités agricoles lucratives. Pourtant, dans le delta du fleuve Sénégal, la mobilité relative du foncier par la location ou la vente de terres (transactions illicites au regard de la loi) facilite l'accès des jeunes au foncier, se traduisant ainsi par leur plus grande implication dans la production agricole. La Loi sur le domaine national interdit toute vente ou location de terres. En fait, sur les terres agricoles sous juridiction du domaine national, les producteurs n'ont qu'un droit d'usage et ne peuvent donc aliéner ces terres. Seul le conseil rural a la prérogative d'affecter ou de désaffecter les terres du domaine national. Cependant, dans la pratique, il existe de nombreuses transactions sur le foncier, surtout dans les zones où il y a une forte pression sur la terre.

Des opportunités à capter et à soutenir


Aujourd'hui le monde rural représente 55% de la population sénégalaise, mais la société s'urbanise progressivement. Cette tendance et les évolutions inéluctables qu'elle engendre (changement de modes de consommation, hausse du niveau de vie) constituent des opportunités intéressantes si cette demande économique est connectée à une offre agroalimentaire nationale et locale. Ainsi, une politique de décentralisation intelligente, qui appuierait le développement des villes secondaires, offrirait de nouveaux débouchés à une agriculture familiale de type commerciale, renforçant ainsi son rôle de pourvoyeur d'emplois viables et rémunérateurs pour les jeunes. Si l'Etat prenait la résolution de développer de nouveaux pôles régionaux, en dehors de Dakar, en les dotant d'infrastructures et de ressources et en leur permettant une gestion décentralisée de ces ressources, ces pôles secondaires constitueraient un débouché naturel pour une agriculture en transformation connectée au marché local. Outre les maillons aval des chaînes de valeur agricoles, les activités non agricoles peuvent constituer une source d'emplois non négligeable pour les jeunes. Dans la situation actuelle, la plupart des villes secondaires sont dépourvues de tout et ne peuvent offrir aucune alternative aux jeunes, obligés de partir à Dakar ou en Europe.

Qu'en pensez -vous? Selon vous, que pouvons-nous faire pour réduire le chômage? Quel est le rôle de l'agriculture? Laissez vos commentaires.
Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco-gestion en France

La délocalisation de certains ministères, directions et services de l’Etat à Diamniadio prend forme. Le président Macky Sall a réuni le premier Conseil des ministres hier, mercredi 2 mai, à la sphère ministérielle située dans le 1er arrondissement de ce Pôle urbain. Occasion pour le chef de l’Etat d’inviter le  Premier   ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne à  «hâter le processus» de déménagement et d’installation des ministères et agents concernés et de faire prendre les mesures d’accompagnement appropriées.

 

Certains ministères, directions et services de l’Etat vont bientôt être délocalisés vers le Pôle urbain de Diamniadio. En Conseil des ministre hier, mercredi 2 mai, le chef de l’Etat a invité le Premier ministre «à hâter le processus de déménagement et d’installation des ministères et agents concernés, de faire prendre les mesures d’accompagnement appropriées et à veiller à la mise en œuvre cohérente de la nouvelle politique immobilière de l’Etat qui vise à optimiser l’exploitation et le développement du patrimoine immobilier de l’Etat», informe le communiqué de ce premier conseil que le président Macky Sall a réuni à Diamniadio.

Déjà, entamant sa communication sur l’inauguration de la sphère ministérielle située dans le 1er arrondissement, le chef de l’Etat a magnifié «la tenue, pour la première fois, du Conseil des ministres, à Diamniadio, dans les nouveaux bâtiments administratifs de dernière génération. En effet, à travers cet acte un du renouveau du service public, le président de la République rappelle que trois sphères ministérielles y seront érigées pour donner corps à son ambition de bâtir une administration moderne, performante, peu coûteuse, au service de la citoyenneté et de l’émergence.»

 

En outre, le président Sall qui a félicité tous les acteurs et les partenaires de l’Etat, pour la réalisation de  ce  «chef d’œuvre architectural», a indiqué que cette sphère ministérielle «va accueillir plusieurs ministères et des milliers d’agents de l’Etat, dans un cadre de vie de standard international, soutenu par une dynamique de rationalisation et de mutualisation des ressources publiques, engagée depuis 2012», ajoute la source.

VEILLER SANS RELACHE AU RENFORCEMENT DU BIEN ETRE DES TRAVAILLEURS

 

Poursuivant sa communication autour de la célébration de la fête du travail et de la consolidation du nouveau contrat social pour l’émergence, Macky Sall a félicité l’ensemble des travailleuses et travailleurs du Sénégal, tout en leur réaffirmant toute sa considération et ses encouragements. Il a aussi remercié les centrales syndicales pour leur mobilisation et leur sens des responsabilités. 

 

Ainsi, le président de la République «demande au gouvernement de veiller sans relâche au renforcement du bien être des travailleurs dans un esprit de dialogue constructif pour améliorer, durablement la productivité et la compétitivité de l’économie nationale. Enfin, le chef de l’Etat rappelle au gouvernement l’impératif de consolider en permanence le partenariat entre l’Etat, les Syndicats et le Patronat, base essentielle du nouveau contrat social qui sous-tend la matérialisation effective, dans tous les secteurs d’activités, de sa vision d’un Sénégal Emergent au service de toutes les populations.»

 

ASSEOIR LA STABILITE DURABLE DU SECTEUR DE L’EDUCATION… «L’ECOLE DU FUTUR»

 

Abordant la stabilité dans le secteur de l’éducation et le suivi permanent de la mise en œuvre des décisions des Assises de l’éducation et de la formation, le président Sall s’est félicité des accords conclus entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. A cet égard, il a demandé au gouvernement de «prendre toutes les dispositions pour l’application effective, dans les délais indiqués, de sa décision portant sur des mesures exceptionnelles d’augmentation de 40.000 FCFA de l’indemnité de logement allouée aux enseignants qui sera portée à 100.000 FCFA en 2020.»

 

Aussi a-t-il engagé le gouvernement a «asseoir la stabilité durable du secteur de l’Education par un suivi rigoureux de la mise en œuvre des recommandations et décisions des Assises nationales sur l’éducation et la formation, dans le but de consolider, dans le consensus et dans l’esprit de la vision d’un Sénégal Emergent «l’Ecole du futur» une véritable Ecole de la réussite et de l’excellence», précise le texte. 

 

REHABILITATION DES PONTS DE TOBOR ET D’EMILE BADIANE A ZIGUINCHOR ET PROGRAMME «ZERO BAC» POUR DESENCLAVER L’ILE A MORPHIL

Abordant le renforcement de la politique de désenclavement interne et externe du Sénégal, le président Sall s’est réjoui du «lancement du programme « Zéro Bac » pour accélérer le désenclavement de l’île à Morphil et la valorisation des potentialités agro- industrielles de la Vallée du Fleuve Sénégal.»

 

Dans la même perspective, le président de la République a exhorté le gouvernement à «prendre toutes les dispositions requises, en vue de finaliser le processus de réhabilitation des Ponts de Tobor et d’Emile Badiane à Ziguinchor, l’exécution des travaux de la boucle du Boudié ainsi que ceux du pont sur le Fleuve Gambie, dont l’achèvement est prévu en décembre 2018», lit-on dans le document.

 

POUR LA CONSTRUCTION DU PONT DE ROSSO, DU PORT FLUVIOMARITIME DE  SAINT-LOUIS…

 

En outre, Macky Sall a enjoint le gouvernement, en accord avec la partie mauritanienne, «à veiller à l’accomplissement de toutes les diligences nécessaires à la réalisation, dans les délais contractuels, du Pont de Rosso. Enfin, le président de la République exhorte le Gouvernement à prendre les mesures appropriées pour le déploiement rapide du projet «Navigation de l’OMVS» avec les réalisations, au Sénégal, du port fluviomaritime de Saint - Louis et des escales de Richard Toll, Dagana, de Podor, Cas-Cas, Matam, et Bakel», renseigne la même source.

 

Au final, au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté «le projet de loi prescrivant le remplacement dans tous les actes législatifs et réglementaires de la dénomination «Collectivité locale» par «Collectivité territoriale».

C’est aujourd’hui, jeudi 3 mai, que l’imam Alioune Badara Ndao (Aliou Ndao) est attendu à la barre de la Chambre criminelle spéciale pour répondre des accusations portées à son encontre dans le cadre du procès lié à des faits de terrorisme.  L’annonce a été faite par le président du tribunal, Samba Kane, à la reprise de l’audience dans la soirée d’hier, mercredi 2 mai, 14e jour d’audience dans le cadre de ce procès pour apologie du terrorisme.

Dernière personne à être interrogé, imam Aliou Ndao, va faire face aux juges de la Chambre criminelle spéciale du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar aujourd’hui, jeudi 3 mai. Il va répondre notamment des accusations d’apologie de terrorisme, d’associations de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Imam Aliou Ndao est ainsi attrait à la barre après l’audition de tous ses 29 co-inculpés, notamment Makhtar Diokhané. 

A la suite de l’imam Aliou Ndao, le tribunal entendra lundi 7 mai les témoins Massamba Diop et Alioune Diop, respectivement père et frère de Mouhamed Diop, et de Modou Diop père d’Abdou Lahat Diop. Il est aussi prévu, pour cette journée du lundi, la confrontation entre les prévenus et certains des accusés et les témoins. Il est envisagé une suspension de l’audience le mardi 8 mai et le mercredi 9 mai pour permettre au procureur de préparer son réquisitoire. Jeudi 10 mai étant férié, le réquisitoire du procureur est prévu le lundi 14 mai. L’audience sera à nouveau suspendue à partir du mardi 15 mai pour permettre aux avocats de préparer leurs plaidoiries.

Les plaidoiries des avocats sont programmées pour le jeudi 17 et la matinée du vendredi 18 mai, pour se poursuivre le lundi 21 mai.  Concernant la journée du vendredi, qui d’habitude n’était pas jour du procès, le président Samba Kane a indiqué que le tribunal appréciera à la fin de la journée du jeudi de la tenue d’une audience à cette date.

ME MASOKHNA KANE REITERE LA DEMANDE DE COMPARUTION DES ENQUETEURS

Me Masokhna Kane a demandé, une fois de plus, la comparution du chef de la Division des investigations criminelles (Dic), le commissaire Alioune Diop et le patron de la Section de recherche (Sr) de la Gendarmerie, le commandant Issa Diack. Pour la robe noire, les enquêteurs doivent venir s’expliquer à la barre car il y a plusieurs informations contenues dans les procès verbaux qui ont été réfutées par les accusés. Selon Me Masokhna Kane, les enquêteurs ont porté des accusations jugées graves sur leurs clients, d’où la nécessité de leur comparution.

 Le président du tribunal, Samba Kane, dans sa réponse, a fait constater à la robe noire qu’aussi bien le tribunal que le procureur n’ont pas eu à poser des questions en se basant sur les commentaires contenus dans les procès verbaux d’enquête qui ne sont que de simples moyens de renseignement. Il n’a pas jugé opportun la comparution des enquêteurs. Car, trouve-t-il, ces derniers ne viendront pas à la barre contredire un travail déjà effectué. Mieux, la comparution d’enquêteurs est contraire au principe directeur du tribunal, a-t-il dit.    

         

Moustapha Cissé Lô qui avait annoncé sa démission de toutes les instances du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr), pour convenance personnelle a levé hier, dimanche, un coin du voile sur les raisons de sa décision. Invité de l’émission politique de la radio Sudfm «Objection» hier, dimanche 29 avril, le 2e vice-président de l’Assemblée nationale et membre fondateur de l’Apr a pointé du doigt la gestion solitaire de l’Apr par le président Macky Sall qui ne consulte aucun responsable, depuis 2009, dans la prise de ses décisions.

On en sait maintenant un peu plus sur les raisons qui ont amené Moustapha Cissé Lô, 2e vice-président de l’Assemblée nationale et membre fondateur du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr), à annoncer sa démission de toutes les instances dirigeantes de cette formation politique qui fêtera ses dix ans d’existence en décembre prochain. Invité de l’émission politique de la radio Sudfm «Objection» hier, dimanche 29 avril, celui qui occupe aujourd’hui le poste de président du parlement de la Cedeao a pointé du doigt la gestion solitaire de l’Apr par le président Macky Sall qui ne consulterait aucun responsable depuis 2009 dans la prise de ses décisions. Face à notre à notre confrère, Baye Oumar Guèye, Moustapha Cissé Lô qui a souligné avoir tout donné pour l’émergence de l’Apr, notamment sur le plan financier en citant les 30 millions qu’il aurait investis lors des dernières législatives, a notamment déploré sa mise en l’écart ainsi que d’autres militants de la première heure dans les décisions concernant le fonctionnement de leur parti.

«Aujourd’hui, nous sommes au frigo, moi et la plupart des responsables de la première heure. On ne connait rien de ce qui se passe dans le parti», a-t-il déploré. Poursuivant son propos, toujours au sujet des raisons qui l’ont amené à se décharger de toutes responsabilités au sein des instances de l’Apr, Cissé Lô renseigne. «Le problème que j’ai dans l’Apr, je l’ai avec le président Macky Sall. Nous ne sommes pas d’accord sur la façon de coaching du parti surtout au sommet. Je ne suis pas d’accord sur sa façon de gérer le parti. Il faut qu’on nous associe. Le dernier mot lui revient mais, il doit nous associer comme il l’avait l’habitude de le faire». Poursuivant son propos, il ajoutera dans la foulée. «Ce que je n’ai pas accepté avec Wade, je ne le ferais pas avec Macky Sall. Ou je suis dans les instances du parti pour qu’on écoute mon point de vue ou je quitte pour redevenir un simple militant. Je n’accepte pas d’être un apprenti. Soit je suis dans le dispositif de Macky Sall, soit je ne le suis pas». 

«Tu es au secrétariat exécutif pour valider, je ne dors pas, je reste jusqu’à minuit voire une heure du matin pour valider, je refuse. J’ai quitté cette instance et je ne participerai plus à ses réunions mais je reste militant de l’Apr, engagé pour la réélection du président Sall puisque je ne suis pas candidat à cette élection. J’ai le droit de dire que je m’habille en Apr mais je n’ai pas besoin des colliers d’or qu’on me donne et des colliers d’argent. C’est ce que j’ai dit et cela ne méritait pas des attaques ou des insultes puisque je suis libre et je l’ai toujours dit», clame encore Moustapha Cissé Lô.

Directoire de campagne de l’Apr : Cissé étale ses réticences

Par ailleurs, se prononçant sur la décision du chef de l’Etat, Macky Sall de mettre en place le dispositif de pré-campagne à l’Apr, chargé de la «gestion d’évènements majeurs de l’Apr durant toute l’année 2018» prise lors de la réunion du Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République (Apr) au Palais de la République le 10 avril dernier, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a ouvertement exprimé son désaccord. «Je n’ai été pas là-bas et je ne cautionne pas ça». Poursuivant sa critique au sujet de ce dispositif mise en place par son mentor, le président du parlement de la Cedeao ajoutera : «il (Macky Sall) l’a fait en solo avec des gens qu’il a choisis. Est-ce que ces gens sont plus méritants que les autres ? Je ne le pense pas. On avait créé des directoires de campagne et il n’y avait pas de directeur de campagne. Aujourd’hui, il a le pouvoir, il a l’argent, les forces de sécurité et tout mais s’il peut se permettre de faire seul ce qu’il fait, moi, je ne suis pas d’accord. Il y a des gens qui peuvent se mouvoir dans ce que fait le président, moi, je ne peux pas, j’ai refusé et je refuse».

Macky Sall, un chef Isolé

Poursuivant ses critiques de la façon dont Macky Sall administre leur parti, Moustapha Cissé Lô a également laissé entendre que celui-ci serait tout simplement isolé par un groupe dans sa gestion du parti. «Aujourd’hui, il (président Macky Sall) est isolé dans sa gestion du parti par un groupe, je ne suis pas d’accord, je dois être impliqué dans les décisions qu’on prend mais aussi au cœur du dispositif du parti parce que je contribue au rayonnement, à l’élargissement et à la massification du parti en donnant tout ce que j’ai. Je suis le seul responsable qui donne tout au parti».

Répondant à ses détracteurs qui, selon lui, disent que Cissé Lô fait des menaces au président, il déclarera : «Le président ne m’a jamais rien donné. J’ai des salaires comme lui, ce que je perçois des activités que je mène sur le plan économique, je l’investis pour son profit dans les Magal, Gamou et dans les activités du parti. J’ai financé partout. Je refuse de cautionner des gens comme (…) qui étaient contre le président et qui ne sont intéressés que pour l’argent».

 

Le quotidien

         

Membre du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), Ababacar Fall est d’avis que l’intervention de la Commission de protection des données personnelles (Cdp) dans le processus électoral à la suite de l’adoption de la nouvelle loi constitutionnelle portant généralisation du système de parrainage pour toutes les candidatures à la prochaine élection présidentielle  peut-être une bonne chose pour la sauvegarde des données personnelles des électeurs. Il a toutefois précisé que l’intervention de la Cdp dans le processus électoral n’est nullement prévue en l’état actuel des textes législatifs.

«Dans la loi électorale actuelle, il n’y a aucune disposition législative ou réglementaire concernant l’implication de la Commission de protection des données personnelles (Cdp) dans le processus électoral y compris le code électoral qui est la référence en la matière », explique Ababacar Fall , membre du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec.  Il fait remarquer qu’ en matière de contrôle au niveau du Conseil constitutionnel, «le juge constitutionnel a toujours fait faire les vérifications par la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) avant de valider ou invalider les candidatures ». I l rappelle que : «C’est ce qui s’est fait depuis 1993 avec Me Mamadou Lô et récemment en 2012 avec les  Youssou Ndour, Kéba Kendé et Abdourahmane Sarr ».  Il croit savoir que «  les listes des différents parrains n’ont jamais été publiées ».  Bien au contraire, « on a seulement dit que les candidats n’ont pas atteint le nombre de signatures valides requis sans pour autant leur permettre de faire un recours ; mais, il n’y’avait pas de publications de la liste des signataires ». A cause de tout cela, Babacar Fall affirme ne pas voir , aujourd’hui, «le Conseil constitutionnel publier les listes des personnes qui vont parrainer les candidatures pour la présidentielle de 2019, surtout avec le nombre élevé auquel il faudra s’attendre ».

Par ailleurs, fait-il remarquer : « Compte tenu du fait que les modalités de la mise en œuvre de cette nouvelle loi sur la généralisation de ce parrainage n’ont pas encore fait l’objet d’une intégration dans le code électoral, Il est prématuré de parler de ces conditions ». De son point de vue, «il faudra attendre les implications de cette loi dans le code électoral et des dispositions législatives et réglementaires relatives aux modalités de collecte des signatures et d’exploitation de ces signatures pour voir de façon claire le rôle que la CDP pourrait jouer dans le processus électoral ».

Il rappelle que cette suggestion du Gradec, à savoir : « si c’est un comité de validation des signatures composé d’experts, des gens de la société civile, des représentants de l’administration et des acteurs politiques qui sera mise en place pour effectuer le travail de pré-vérification des signatures, ces membres ne doivent pas avoir la possibilité de disposer des données. Ils doivent seulement faire les vérifications au niveau du Conseil constitutionnel, voir les données, les signatures et s’assurer de leur conformité. Et quel que soit le statut de ces gens-là, ils ne doivent pas avoir la possibilité de sortir avec les documents ».

Revenant sur le champ de compétence de la CDP, Babacar Fall relève qu’il : «est plus large et ne concerne pas que le parrainage mais plusieurs domaines dont notamment les données personnelles relatives à l’utilisation de l’internet, des comptes Facebook, des caméras de surveillance entre autres». Cependant, fait-il remarquer, «la CDP peut jouer un rôle qui se limite juste à garantir que les informations que les électeurs sont amenés à donner concernant leur identité, leur adresse, leurs numéros de cartes d’identité et d’électeur ne soient pas utilisées par les candidats ou les partis politiques à une fin autre que le parrainage». Selon Babacar Fall, « nonobstant le contrôle qui va être fait dans des formes qui vont être définies par les acteurs et par le Conseil constitutionnel », il faudra « s’assurer que ces données ne seront pas utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles, elles sont destinées ».  Pour le reste, Il demeure « convaincu que c’est peut être sous ce rapport qu’il faut comprendre le communiqué de la CDP qui peut avoir en quelque sorte un rôle de régulation à l’instar du CNRA par exemple afin que des données recueillies dans le cadre du parrainage ne fassent pas l’objet d’un usage autre que ce qui a été prévu ».

PROTECTION DES DONNEES PERSONNELLES A DES FINS DE PARRAINAGE - CE QUE DIT LA LOI

La question du parrainage introduite dans la Constitution sénégalaise, le jeudi 19 avril 2018, par la 13ème législature, tout comme sa mise en application après la modification du Code électoral qui se fera très prochainement, posent le problème de la gestion et de la protection des données personnelles. Moult interrogations taraudent l’esprit des Sénégalais relativement à la confidentialité des noms des parrains, quand on sait que ne peut être portée que la candidature d’un seul prétendant au fauteuil présidentiel. D’où les assurances de la Commission de protection des données personnelles (Cdp), à travers un communiqué en date du 1er mai. Dans ladite note, les services de Awa Ndiaye, présidente de la Cdp promettent de mettre en œuvre «toutes les dispositions nécessaires à la sécurité et à la confidentialité des données personnelles de l’ensemble des électeurs seront rappelées aux autorités et aux candidats concernés». Mieux, ladite institution compte veiller «à l’application de la loi au fur et à mesure que les mécanismes d’opérationnalisation seront adoptés». 

CONTROLES ET SANCTIONS

Que dit en réalité, la loi n°2008-12 du 25 janvier 2008, en cas de non-respect des droits des citoyens ? Dans sa section V, intitulée Contrôle et sanctions administratives et pécuniaires, notamment en son article 29, il est dit que la Cdp peut prononcer les mesures suivantes : «un avertissement à l’égard du responsable du traitement ne respectant pas les obligations découlant de la présente loi» ou «une mise en demeure de faire cesser les manquements concernés dans le délai qu’elle fixe».

Poursuivant, en son article 30, la loi permet à la Cdp, si le responsable du traitement ne se conforme pas à la mise en demeure qui lui a été adressée, après procédure contradictoire, de prendre les sanctions suivantes : «un retrait provisoire de l’autorisation accordée pour une durée de trois (3) mois à l’expiration de laquelle, le retrait devient définitif», ainsi «qu’une amende pécuniaire d’un (1) million à cent (100) millions de Franc Cfa».  Mieux, à l’article 31 de cette même loi, il est indiqué qu’en cas d’urgence, lorsque la mise en œuvre d’un traitement ou l’exploitation de données personnelles entraîne une violation de droits et libertés, la Cdp, après procédure contradictoire, peut décider «l’interruption de la mise en œuvre du traitement pour une durée maximale de trois (3) mois» ; «le verrouillage de certaines données à caractère personnel traitées pour une durée maximale de 3 mois» et même «l’interdiction temporaire ou définitive d’un traitement contraire aux dispositions de la présente loi». Cela, tout en précisant plus loin, à l’article 32 que «les sanctions et décisions prises par la Commission des Données Personnelles sont susceptibles de recours devant le Conseil d’Etat».

APPLICABILITE

Cependant, quid de l’applicabilité de telles sanctions à des partis ou organisations politiques ? Quelles sont les dispositions techniques prises par la commission gérée par Awa Ndiaye, pour procéder au suivi des opérations de collecte et de traitement des données personnelles à des fins de parrainage? A quel moment du processus peut intervenir la Cdp ? Quels sont ses pouvoirs coercitifs en cas de manquements répétés ? Le moins que l’on puisse dire est que la Cdp, dans la note rendue publique, promet de rappeler aux autorités et aux candidats concernés les dispositions de la loi. Sollicités par nos soins, les services d’Awa Ndiaye, présidente de la Cdp, promettent de fournir les réponses attendues très prochainement.

 

SudOnline

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