https://youtu.be/esVN6krsYkE

 

https://youtu.be/8-uJ-PurCYc

 

Personne n'est supérieure à l'autre. Quand les gens se rencontrent ils s'observent et construisent réciproquement des idées sur les autres. On dira que jusque là rien de plus banal. Mais quand cette construction devient obsessionnelle et établie comme vérité il y a conflit, il y a de la peine, et le vivre ensemble prend un coup. Par l'humour, par l'éducation au respect on peut arriver à inverser le regard. L'esclavage, la colonisation, la publicité, les médias, etc, ont favorisé le développement de ces clichés ce qui conduit aux actes racistes. Ces clichés existent partout, dans chaque pays et culture, et affectent les uns et les autres. Il faut travailler avec les plus jeunes sur le respect de la différence "L'autre,individu ou société nous est précieux dans la mesure où il nous est dissemblable" A Jacquard

Education des enfants issus de l'immigration-orientation.stage.professeurs.parents ?


https://youtu.be/8-uJ-PurCYc


Eduquer c'est plus que donner à manger et boire. C'est accompagner un enfant vers l'âge adulte et mature. Nos enfants sont victimes de préjugés, ils ne choisissent pas leurs voies, les professeurs décident de leurcsvenir sombre. Les débouchés sont bouchés. les stages inaccessibles et le travail idem. C'est la République qui doit réagir pour offrir un parcours stimulant et créatif. c estva la communauté de s' organiser pour aider les jeunes. C'est aux parents de se mettre à l'écoute pour comprendre les enfants afin de mieux les accompagner. Tous ensemble pour la réussite de tous les enfants de la République sans les discriminer. les enfants de la République viennent de partout et font un socle commun au service de la belle nation France. Eduquer pour Réussir dans la vie.

 

ATTENTAT ISLAMOPHOBE EN NOUVELLE-ZÉLANDE

LUTTE - Régulièrement critiqué pour la gestion de ses contenus, Facebook va interdire davantage de publications ayant trait au "suprématisme blanc", en bannissant également l'apologie du "nationalisme" ou du "séparatisme" blancs.


Ce sont des thèses qui promeuvent une séparation physique entre "races". Le naturalisme et le séparatisme vont être plus durement condamnés et interdits par Facebook, quelques jours après la polémique que le réseau social a dû essuyer. Le jour de l'attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande), le terroriste a diffusé en direct la scène, qui est restée de longues minutes en ligne.

Très souvent accusé de ne pas expurger vite les publications problématiques ou choquantes, Facebook a décidé de réagir. "Facebook faisait déjà la chasse à l'apologie des thèses dites 'suprématistes' mais n'avait pas appliqué le même raisonnement au 'nationalisme blanc' et au 'séparatisme blanc', parce que (nous) pensions à des concepts plus larges de nationalisme ou de séparatisme, comme la fierté (d'être) américain et le séparatisme basque, aussi appelé indépendantisme en français, qui sont des parties très importantes de l'identité des gens", explique le réseau social dans un communiqué. L'interdiction, également valable sur Instagram, propriété de Facebook, débutera la semaine prochaine.


Décision trop tardive ?


Ces trois concepts - suprématisme, séparatisme et nationalisme - "se chevauchent", dit encore le groupe, qui a en conséquence décidé de traiter de la même façon les publications faisant l'apologie de ces trois thèses racistes. "Désormais, les gens auront toujours le droit de montrer leur fierté de leur héritage ethnique, mais nous ne tolérerons plus l'apologie ou le soutien au nationalisme blanc et au séparatisme blanc", tient encore à préciser Facebook.

En outre, le groupe indique que les usagers cherchant des termes liés au "suprématisme blanc" seront automatiquement dirigés vers une organisation appelée Life After Hate ("la vie après la haine") fondée par "d'anciens extrémistes violents" qui se consacrent désormais à la prévention de ce type de violences.
Cette décision de Facebook "aurait dû intervenir depuis longtemps", a réagi dans un communiqué l'association de consommateurs SumOfUs, promettant de surveiller de près comment le réseau social s'attachera à faire respecter sa nouvelle politique.

Facebook, comme les autres plateformes, est en permanence pris dans un dilemme dont il semble avoir du mal à se sortir : laisser les opinions s'exprimer sur leurs réseaux au nom de la libre expression tout en devant expurger les messages choquants et haineux. Résultat, la plateforme est régulièrement accusée de censure ou, à l'inverse, de ne pas agir assez efficacement contre les publications litigieuses.
https://www.lci.fr/international/apres-l-attentat-de-christchurch-nouvelle-zelande-facebook-veut-lutter-contre-le-suprematisme-blanc-2116750.html
Endiguer la diffusion de la haine sur les réseaux sociaux


Le Monde


Editorial. Après la diffusion en direct de la vidéo du massacre de Christchurch en Nouvelle-Zélande, il est urgent de responsabiliser les plates-formes du Web afin qu'elles ne servent pas de caisse de résonances aux propos haineux.
Editorial du « Monde ». La mort en direct. C'est le spectacle nauséeux que des centaines de milliers de personnes ont partagé sur Internet, le 15 mars. Le terroriste d'extrême droite Brenton Tarrant, qui a massacré 50 personnes dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, avait en effet pris la cynique initiative de filmer et de diffuser en temps réel son acte sur Facebook pour lui donner encore plus de résonance.


Le réseau social a mis près d'une demi-heure pour réagir, le temps qu'un premier internaute signale le contenu de la vidéo. Trop tard. Grâce à la viralité du Web, l'ignominie s'est répandue comme une traînée de poudre après avoir été partagée sur Facebook, YouTube et différentes plates-formes alternatives.


Ce scandale montre les limites du contrôle des contenus diffusés par les réseaux sociaux et les plates-formes de partage de vidéos. Le groupe de Mark Zuckerberg affirme avoir supprimé 1,5 million de copies de la vidéo de l'attaque, dont 1,2 million avant le chargement sur la plate-forme. Nécessaire, mais pas suffisant. Outre les centaines de milliers qui ont été effectivement visionnées, des sites de téléchargement à la réputation plus ou moins recommandable ont eu tout le loisir de dupliquer et de partager le contenu incriminé.


Le problème ne se limite pas à l'incitation à un voyeurisme extrêmement malsain. Il participe d'un prosélytisme des plus dangereux. Quelques heures seulement après la tuerie, sympathisants de l'alt-right américains, néonazis et extrémistes de droite partageaient massivement la vidéo pour célébrer leur nouveau « héros », certains appelant à s'inspirer de son acte.


Eradiquer l'écosystème extrémiste


Sous le couvert du respect de la liberté d'expression, principe fondateur du Web et valeur cardinale aux Etats-Unis, d'où sont issues la plupart de ces grandes plates-formes, celles-ci contribuent, à leur corps défendant, à la diffusion des discours de haine.


Après des années d'irresponsabilité, les géants de l'Internet se sont attelés au renforcement de la modération avec plus ou moins de succès. Le filtrage automatique pour lutter contre la pédophilie en ligne fonctionne globalement bien. Depuis 2016, ce procédé a été adapté aux contenus terroristes.

Le drame de Christchurch montre qu'on est encore loin du compte.


La difficulté est que cette dérive est intrinsèque du fonctionnement de ces grandes plates-formes. Il s'agit de faire appel à l'émotion, à l'indignation permanente pour augmenter sa visibilité, susciter le plus de réactions possible, pour le meilleur, mais trop souvent pour le pire. Les communautés, organisées en silo, deviennent le royaume de l'entre-soi, ce qui incite à échanger avec ceux qui vous ressemblent et finit par lever les inhibitions en encourageant une parole libérée de toute contradiction.

Force est de constater que ces outils de viralité sont plus efficaces pour diffuser les idées extrémistes que les positions modérées.


Il sera très compliqué d'éradiquer l'écosystème extrémiste en ligne qui prospère sur les forums ou les messageries cryptées où islamistes radicaux et militants d'extrême droite ont tout loisir de disséminer leur paranoïa mortifère au nom d'un choc des civilisations. L'urgence consiste à empêcher que les grandes plates-formes ne leur servent de caisse de résonance. Celles-ci doivent consacrer leur puissance technologique à endiguer le phénomène. Quant aux dirigeants politiques, ils doivent les responsabiliser au travers d'une législation suffisamment dissuasive pour qu'un drame comme Christchurch ne soit jamais plus utilisé ni instrumentalisé.


LEMONDE.FR

Après le massacre dans un village du centre du Mali qui a fait plus de 160 civils peuls tués, le gouvernement malien a annoncé, dans la foulée, la dissolution du groupe armé dogon Dan na Amassagou. Mercredi, le chef militaire du groupe Youssouf Toloba a répondu « non », alors, que de son côté le président de la plus importante association culturelle dogon du Mali, prône le dialogue pour résoudre la crise.

En rejetant la décision du gouvernement de dissoudre son association, transformée par la suite en groupe armé, Dan na Amassagou, Youssouf Toloba avance d’abord une raison, c’est pour, dit-il, « protéger » les populations civiles dogon abandonnées à elles-mêmes à des endroits dans le centre du pays. Celui qui est le chef militaire redouté du groupe armé poursuit : tant que l’État ne pourra pas jouer ce rôle, ses hommes resteront sur le terrain. 

Face à cette situation, toujours tendue, l’association culturelle Ginna Dogon qui rassemble quasiment toutes les populations dogons du Mali appelle de son côté à la recherche de la paix par le dialogue. 

Pour son président, Mamadou Togo, « la situation est, je dirais, même plus qu’inquiétante, parce qu’elle dépasse tout entendement, et nous pensons que l’État prendra toutes ses responsabilités pour sécuriser les populations et leurs biens. Pour que la paix revienne, il faut un dialogue, que toutes les vérités soient dites. » Et, pour trouver cette paix, Mamadou Togo a entamé des rencontres tous azimuts.

Rfi

 

 

« Les moments de pause sont faits pour poser la valise et analyser à froid. Ingénieur hautement qualifié, baroudeur à travers le monde pour regarder, observer et comprendre, Mamadou Lamine nous propose ici une lecture rigoureuse des élections présidentielles de 2019 . Il est certes loin de son pays natal, mais on sait que les distances n'existent plus réellement à cause des NTICS. Fin analyste, citoyen engagé pour l'émergence du pays le Sénégal et de l'Afrique Mamadou Lamine nous décille les yeux de l'esprit pour ensuite nous inviter au travail dans un contexte moral et éthique.»P.B Cissoko

Les dernières élections présidentielles ont fait ressurgir les pires démons sénégalais. Des débuts de la campagne électorale à ce jour, passant par l'annonce des résultats, nous avons assisté à une série de dénigrements et de calomnies, loin de nos valeurs culturelles et morales.


D'une part, une victoire au premier tour avec 58% devrait être suivie d'une fête, un moment de congratulations entre artisans, mais aussi une prise de conscience. Car au moins 42% de ceux que vous allez diriger, ne vous font pas confiance.


À la place, il y a eu un silence assourdissant du côté des << vainqueurs >> pendant plusieurs jours. Un sentiment de honte nous dirons tous ceux qui contestent les résultats proclamés. N'oublions pas que le camp présidentiel a toujours revendiqué une victoire éclatante au premier tour, avant, pendant et après les élections.


Alors que le président sortant était d'une rare impopularité. Un homme qui aura sur sept ans, mis sur pieds une opposition qui se cherchait. À cause notamment de ses choix politiciens, synonymes d'un sectarisme révoltant et d'un acharnement sans précédent sur ses potentiels adversaires. Même s'il faut reconnaître que nombreux sénégalais ont décidé de le suivre sur ce chemin chaotique. Notre beau peuple s'est vu diviser en groupuscules ethnocentriques et confrériques, au grand dam d'un riche héritage, que nous enviait toutes les autres Nations. La diversité ethnique, culturelle et religieuse sénégalaise était jusqu'ici, une référence mondiale.


Et personne ne mérite de mettre à terre, ce monument bâti à sueur et à sang par nos illustres aïeux. L'ironie du sort est que le fatalisme a gagné beaucoup de terrain, face à l'appel de la conscience citoyenne. La déception du citoyen lambda qui ne sait plus à quel saint se vouer, tant la corruption a atteint toutes les couches ; sociales, morales, religieuses et intellectuelles. Ce qui était inacceptable, voire impensable hier, devient défendable aujourd'hui. Avec la complicité d'une certaine presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage.
La dernière en date étant celle de l'affaire de Monsieur Abdourahim Kébé, Colonel à la retraite. Un citoyen avec un parcours remarquable, digne serviteur de la Nation.

Nommé en 2010 chef de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA). Ancien chef de la Division personnelle de l'état-major des armées de 2000 à 2003 en remplacement du colonel Ousmane Sarr. Il a participé à la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), de 2007 à 2008 et bénéficié d'une formation de l'Ecole supérieure de guerre d'Allemagne, de 2003 à 2005, avant d'occuper différents postes à l'armée de terre et à l'état-major des armées du Sénégal. Monsieur Abdourahim Kebe a suivi des cours d'état-major, en Tunisie, de 1992 à 1993, puis des cours de capitainerie d'infanterie aux Etats-Unis, en 1998. De 1993 à 1995, il a dirigé la Division musée et archives de la DIRPA. Il a aussi assuré la fonction de chef de la Division gestion et formation de 2008 à 2010.


Le colonel Kébé est titulaire d'un baccalauréat littéraire en 1978 et a fréquenté plusieurs écoles militaires dont l'Académie royale militaire de Meknès (Maroc), d'octobre 1978 à juillet 1981. Il a servi dans les garnisons des régions de Tambacounda, Kaolack et Ziguinchor, de 1982 à 2006. Mais ces attaques personnelles sont le fruit des bras armées du pouvoir, de vrais pyromanes sans éthique ni déontologie, se livrant à une guerre sans merci contre d'honnêtes citoyens. Des sénégalais qui ont comme seul péché, un engagement patriotique au sein de l'opposition.


L'un des plus en vue est sans nul doute le Groupe de presse GFM, au service de son << maître chanteur >> Youssou Ndour, à l'opposé des règles de base du journalisme. Voici un homme qui vogue au gré de ses intérêts. S'il a tout donné au Sénégal musicalement et culturellement, ce pays lui a rendu encore plus. Nul n'a le droit de piétiner les fondamentaux de notre démocratie.


L'homme de Fekké Ma ci Bolé devait faire preuve d'une certaine neutralité, mais hélas il en est loin. Avec son passé tumultueux, on pouvait se livrer au même exercice quand on sait qu'il n'est pas exempt de tout reproche. L'on se souvient de cette même presse qui avait fabriqué des éléments, afin de discréditer le candidat Sonko avec un certain Madiambal Diagne.


Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet. Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Avec la complicité de cette presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage. Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet.


Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Mamadou Lamine Danfakha- Ingénieur en Informatique-Entrepreneur-France

 


Auteur : Ishmael A. Ngu (27/03/2017)


https://www.linkedin.com/pulse/africa-maslows-hierarchy-using-basic-models-rethink-buildasaba
Traduit librement de l'anglais par : V. Allouche et S. Sow


Il est temps pour les Africains et leurs dirigeants d'employer des concepts et des modèles
fondamentaux pour gouverner et rendre autonome le citoyen et les communautés.
La hiérarchie des besoins de Maslow (Pyramide de Maslow) existe depuis longtemps et
elle peut expliquer l'état d'esprit des Africains à bien des niveaux. Je suis africain et fils de
la terre moi-même et j'essaie dans cet article, par le biais de mon expérience et de mes
observations, d'utiliser la théorie de Maslow pour positionner la majeure partie de l'Afrique
et une majorité d'Africains selon cette hiérarchie des besoins.


Je propose également ma réflexion sur des idées et des meilleures pratiques pour susciter
la prise de conscience et la compréhension du potentiel qui pourraient être générés par
l'application de cette théorie fondamentale.


Avec le bon niveau de compréhension, l'objectif est de trouver des occasions d'inspirer le
développement et d'encourager le partage et le réseautage au profit des hommes, des
femmes et des jeunes africains de la nature, du désert ou du safari.
La hiérarchie des besoins de Maslow : la Pyramide de base


Si vous êtes étudiant ou avez étudié la gestion, la comptabilité, les sciences sociales, le
comportement humain et organisationnel, vous connaissez sans doute déjà cette
modélisation.
© 2019 Page

 

Organisée vendredi 16 novembre 2018  par le mouvement BDS France Saint-Étienne, les héroïnes, la JC Loire et le CRAAP de Lyon, la projection du film de Hassane Mezine Fanon : hier, aujourd'hui a attiré du monde. Le film est dédié à la vie de ce militant décolonial consacrée aux peuples colonisés et qui est l'auteur des célèbres « Les damnés de la terre » et « Peau noire, masques blancs ».

Frantz Fanon, artisan infatigable des luttes décoloniales, est mort d'une leucémie à 36 ans en 1961, il ne connaîtra pas l'indépendance de l'Algérie pour laquelle il a tant œuvré. En France, malgré son rôle crucial dans la lutte contre la colonisation et en dépit de ses ouvrages majeurs, Fanon va rapidement tomber dans l'oubli, comme si une chape de plomb était venue recouvrir l'histoire coloniale française. Une chape de plomb peut-être liée à la disparition précoce de Fanon, mais sans doute plus sûrement la conséquence d'une certaine lâcheté : il fallait ne pas questionner cette civilisation occidentale tant vantée et qui a tant asservi, il fallait ne pas froisser les plus réactionnaires de nos concitoyens et autres nostalgiques de l'Algérie française, et surtout il fallait ne pas condamner leurs crimes alors même que la responsabilité de l'entreprise coloniale était collectivement partagée. Fort heureusement, les nouvelles générations plus ouvertes sont davantage disposées à remettre en cause l'entreprise de domination raciale que fut la colonisation occidentale.


Colonisation : violence, déstructuration sociétale et racisme


Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde - Fanon - Les damnées de la terre
Lire Fanon, c'est l'assurance de ressentir un profond malaise. La colonisation s'est faite au nom d'une conception occidentale de la civilisation : c'est donc au nom d'une certaine vision du progrès et des droits de l'homme occidentaux qu'ont été asservis des hommes et des femmes à un niveau mondial.

C'est au nom de ces idées qu'ont été massacrés ceux qui s'y sont opposés, au nom de ces idées qu'un système généralisé de torture d'êtres humains a été institué, en Algérie notamment. C'est un dévoiement, des mots et des valeurs. Une honte pour toute personne éprise d'un humanisme véritablement universel. Mais Fanon n'a pas fait que mettre en exergue la violence brute de la colonisation, il a aussi mis en évidence ses dimensions insidieuses :
 Le pouvoir colonial a exacerbé les divisions tribales. Diviser pour mieux régner. Se faisant, il a créé des catégories sociales de collaborateurs et de résistants et donc des haines tenaces au sein des anciennes colonies. Il a engendré de multiples dissensions au sein des jeunes nations indépendantes, qui sont autant de défis aux nécessaires réconciliations nationales.
 Le pouvoir colonial a engendré une bourgeoisie nationale.

Une caste qui a profité de la colonisation, qui a peu participé aux luttes décoloniales et qui s'est octroyée les postes des colons à leur départ. C'est une caste de parvenus, aussi arrogante qu'incompétente et corrompue, qui va dévoyer les luttes décoloniales et livrer les jeunes nations indépendantes aux intérêts des anciennes nations coloniales.
 Le pouvoir colonial a orchestré la haine de soi. En s'octroyant les valeurs civilisationnelles, le pouvoir, les valeurs de la réussite, les colonisateurs ont fait de l'homme blanc le dépositaire de ces valeurs et les ont mécaniquement confisqués aux peuples colonisés. De surcroît, pendant des décennies, le pouvoir colonial va se servir de la science pour justifier sa domination et la hiérarchisation des races. En Algérie, c'est le professeur Porot qui va se charger de ce travail, arguant que la paresse au travail et la violence des algériens est congénitale. C'est le primitivisme : « l'indigène ne se sert pas de ces lobes frontaux », une théorie qui sera enseignée à la faculté d'Alger.


Fanon, une vie à combattre, à analyser et à déconstruire la domination coloniale


De son expérience du racisme lors de ces engagements militaires et fort de son expérience de psychiatre, Fanon a su percevoir le racisme inhérent à l'entreprise coloniale européenne. Il a su expliquer que la violence du colonisé est légitime, libératrice, et n'est jamais qu'une réponse à la violence du système colonial, il a méthodiquement démonté les théories raciales enseignées à l'époque, il a sévèrement critiqué les bourgeoisies nationales, il a réalisé une analyse rationnelle de la société algérienne pour cerner les positionnements des différentes classes, il a tenté de définir ce que devrait être une culture nationale pendant les luttes décoloniales et au lendemain des indépendances. Il a analysé la situation économique, sociale et politique quasi-désespérée des jeunes états indépendants et il comprend qu'il leur faudra des siècles pour déconstruire l'influence néfaste de la colonisation sur les peuples qui l'ont subie et il réclame alors justice aux occidentaux : octroyer l'indépendance ne suffit pas, il faut réparer. Fanon a réalisé un travail colossal. Et loin d'être habité par la haine des colonisateurs, il leur propose de prendre en compte la critique de la colonisation pour réparer leur vision biaisée de l'homme.


Pour l'Europe, pour nous-même et pour l'humanité, camarades, il faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf - Fanon - Les damnées de la terre


Conséquences actuelles de la colonisation, positionnement occidental


60 ans plus tard, quel bilan tirer des luttes décoloniales ?

Force est de constater que non seulement Fanon avait vu juste au sujet de cette bourgeoisie nationale coupée du peuple, s'accrochant au pouvoir, et qui s'est accaparée les richesses en livrant les ressources des jeunes états indépendants aux anciens pays colonisateurs et en dévoyant les luttes décoloniales.

Coté occidental, les descendants des immigrés sont toujours victimes d'un racisme structurel, ils sont sur-représentés dans les classes défavorisées et premières victimes des répressions policières. Mais d'autres questions brûlent les lèvres. Où en sont les pays occidentaux dans leur introspection de leur histoire coloniale, dans la remise en cause du racisme structurel qui en découle et dans la juste réparation qui est due aux anciennes colonies ? Quels sont les hommes politiques, militaires et intellectuels qui ont soutenu activement la colonisation et qui sont aujourd'hui frappés d'opprobre et d'indignité nationale ? Devant quelle cour pénale internationale les responsables français et occidentaux coupables des crimes coloniaux ont-ils été traduits ? On peut répondre en trois mots : c'est le néant.


Alors que les extrême-droites populistes s'élèvent partout dans le monde, avec leurs idées simples et des solutions aux inégalités économiques dont l'axe d'action se résume à accuser l'autre surtout s'il est d'origine étrangère ; alors que des situations coloniales perdurent dans le monde et notamment en Palestine avec une colonisation insolente dans le cadre d'une domination ethnico-religieuse, il est temps que les forces progressistes cessent d'adopter une attitude ambivalente ou passive sur les sujets cruciaux que sont la colonisation et les luttes décoloniales. Non, les quelques hôpitaux et les routes abandonnés par les colons - et construits pour eux - ne forment pas une juste compensation.

L'absence de condamnation ferme du colonialisme est une porte d'entrée par laquelle s'engouffrent les idées réactionnaires, il faut la fermer d'urgence. Avec ce film sur Fanon, Hassane redonne vie à cet homme d'engagement et de cœur. Il fait un lien entre le passé et le présent, entre le constat de ce que fut la colonisation, les luttes pour l'indépendance et les luttes décoloniales actuelles. À notre époque où ressurgissent les idées brunes, redécouvrir la lecture fanonienne du monde est une priorité.


Le travail de Hassane y contribue avec brio, merci à lui.

 

Nos chercheurs nous aident à comprendre. Un prénom un nom a un sens,  mais il ne faut pas réduire les gens à leurs noms. Il faut être capable de dépassement.P B CISSOKO

Ngor= le vrai homme
Ndew=la femme
Wagane=celui qui peut
Diégane=celui a qui a ou le riche
Modiane= le meilleur
Fakhane=la gentille, la tendre
Mignane= qui a vécu longtemps
Mossane=la belle
Niokhor=le bagarreur
Mame Koor= le grand-père
Mame Ndew= la grand-mère
Makane= l'aînée (jumelle)
Ndébane=la cadette (jumelle)
Ngormack= l'aîné (jumeau)
Ngorndéb= le cadet (jumeau)
Gnilane=celle qui met bien le pagne
Ndébal= femme noire
Kaynak= le berger
Guilgane= dont son mariage n'est célébré
Téning= lundi
Khémess= jeudi
Dibor= Dimanche
Maad=qui est présent
Madane= qui l'a vécu ou témoigné
Ndiig= l'hivernage
Séék= hiver
Roogodéb= le petit Dieu
Salma koor= le soldat
Sédar= qui n'aura jamais honte
Sonar= l'infatigable
Sobel=on la trouve sur place
Guiniane= la rassasiée
Gaskel= celui qui est prêt à être inhumé
Koumakh= le chef
Bougar= le mal aimé
Lamaan= l'héritier
Khookhane= le cultivateur
Baraane= le doué
Liwane ou Riwane= le tisseur
Mbar= le canari
Watew
Yandé
Sèn= qui n'est nulle part mais est partout.
Pour le Sérère, le nom de Dieu, la personne, l'animal, l'arbre et l'herbe c'est Sèn pour la simple raison qu'il pense que ces êtres sont partout.
Dieu est partout, la personne est partout, l'animal est partout, l'arbre est partout mais aussi l'herbe est partout.
Pour le sérère Roog (Dieu) est une femme et il la nomme Roog o ndew car pour lui c'est Dieu qui a donné naissance à tout ce qui est présent sur terre et c'est Elle qui nous couve de sa grande miséricorde.
#SD

 

"Bonjour Mr Cissoko, c'était pour savoir si vous avez des connaissances qui travaillent dans le domaine du stylisme, car je dois effectuer un stage du 13 mai au 10 juillet et je n'arrive toujours pas à trouver un stage, pourriez-vous m'aider ?" Mlle Hadja Coulibaly


Elle se débrouille bien, son handicap moteur ne la bloque pas dans la vie quotidienne, mais elle saura vous dire tout ça pour faciliter son accueil et son stage


DEMANDE DE STAGE POUR établissements régionaux d'enseignement adapté Bac PRO MODE VETEMENT EREA 106 BD RAYMOND POINCARE 92380 Garches (handicap moteur)


Pour concrétiser son année elle a besoin d'un stage en stylisme Hadjia franco-africaine motivée et résiliente, jeune fille de 19 ans avec un handicap (petite taille) a besoin de vous et de nous.


J'essaie d'aider des jeunes issus de l'immigration à choisir leur métier au lieu qu'on les oriente n'importe où.
L'école française est en panne et peut discriminer ou freiner les talents en orientant vers des métiers non souhaités, nous devons réagir en prenant en main des jeunes motives et ambitieux.

Une jeune fille avec un handicap, elle est de petite taille mais avec une joie de vivre immense. Une jeune femme sans complexe et qui vit sa vie avec ses amies fidèles.


Elle a trouvé un internat pour apprendre la couture sa passion.

Nous devons l'aider et c'est pour quoi je fais appel à des gens comme vous, des exemples pour ne pas laisser nos jeunes issus de l' immigration au bord de la route quand les autres enfants qui ont plus de chance trouvent facilement et vite un stage ou un job.

Elle habite Champigny sur Marne mais son courage, sa résilience, sa volonté, sa motivation font qu'elle veut faire son stage à Paris là où on voudra bien l'accepter pour exprimer ses talents et vivre sa passion créatrice.


Elle est différente et heureuse et résiliente, battante et volontaire : c'est simplement hadjia 19 ans 


La différence au service de la dréation


Dites-moi si vous pourrez lui accorder cette chance voici son message :

"Bonjour Mr Cissoko, c'était pour savoir si vous avez des connaissances qui travaillent dans le domaine du stylisme, car je dois effectuer un stage du 13 mai au 10 juillet et je n'arrive toujours pas à trouver un stage, pourriez-vous m'aider ?" Mlle Hadja Coulibaly


Depuis un certain temps j'accompagne des jeunes et des personnes qui veulent soit faire un stage de découverte 3 ème collège, soit un stage de seconde, terminale, master ou trouver du travail.
La France n'est plus tellement facile pour les personnes issues de l'immigration et c'est à nous de les aider comme nous pouvons, personnellement ou en utilisant nos réseaux, les associations, mais personne ne doit être au bord e la route.


Des amis-es ont répondu positivement à mes appels et demandes : stage en médecine dans un cabinet de généraliste, médecine nucléaire à Genève, marketing aux Antilles, administration –Master- (INSERM), sécurité informatique au Conseil départemental du 94 ; stage en architecture d'intérieure, etc ....
Ensemble nous réussirons.

erea
1. En France, les établissements régionaux d'enseignement adapté sont des établissements publics locaux d'enseignement dont la mission est de prendre en charge des adolescents en grande difficulté scolaire et sociale, ou présentant un handicap. ...

Le titulaire du bac pro Métiers de la mode-vêtement intervient dans le cadre de fabrications en petites séries et dans le suivi des productions en grandes séries. Il exerce en atelier, en bureau d'études, ou en bureau des méthodes.

L'agent technique d'atelier ou de bureau d'études des industries de l'habillement est en charge de la réalisation des prototypes. Il intervient tout au long de la chaîne de fabrication du vêtement : définition, industrialisation, réalisation, assemblage et contrôle des éléments constituant le vêtement.


En phase de conception, il travaille en collaboration avec le modéliste, chargé de réaliser le vêtement. Il l'aide dans la préparation des patronages et la réalisation du prototype. En phase d'industrialisation, il élabore les différentes tailles du vêtement à partir d'un logiciel de PAO et procède à la coupe. Il participe, par ailleurs, à l'amélioration des processus de production. En fin de production, il contrôle la qualité du produit fini. Il intervient dans le cadre de fabrications en petites séries et dans le suivi des productions en grandes séries.


Le titulaire du bac pro Métiers de la mode peut évoluer vers des fonctions de technicien supérieur modéliste ou de technicien supérieur des méthodes d'industrialisation, après expérience ou/et une formation complémentaire.


Exemple(s) de métier(s):


modiste
prototypiste en matériaux souples
tailleur/euse et couturier/ère


Le bac pro a pour objectif l'insertion professionnelle mais, avec un très bon dossier ou une mention à l'examen, une poursuite d'études est envisageable en BTS.
Poursuite d'études conditionnelle
Exemples de formations poursuivies :
•BTS Métiers de la mode - vêtements

Qu'est-ce qu'un EREA ?


Les établissements régionaux d'enseignement adapté (EREA) sont des établissements publics d'enseignement (EPLE).

Leur mission est de prendre en charge des adolescents en grande difficulté scolaire et sociale ou présentant un handicap. Les orientations des élèves en EREA sont faites par : -la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) pour les élèves présentant un handicap moteur ou sensoriel -la commission départementale d'orientation vers les enseignements adaptés du second degré (CDOEA) pour les élèves présentant des difficultés scolaires graves et durables.

Anciennement écoles nationales de perfectionnement (ENP) les EREA ont aujourd'hui plus d'un demi siècle d'existence. Quelques données 80 EREA sont implantés en France métropolitaine. Parmi eux : - 72 accueils des élèves en grande difficulté scolaire et sociale ( dont l'EREA de Saintes) - 5 accueillent des élèves présentant un handicap moteur - 3 accueillent des élèves présentant un handicap visuel.

La particularité de la prise en charge des élèves d'EREA est liée à la présence d'un internat éducatif dans 75 d'entre eux. L'encadrement à l'internat est assuré en grande majorité par des personnels 1er degré. Les finalités et missions des EREA sont assignées dans la circulaire du 17 mai 1995.


Celle-ci précise et définit le public accueilli ; les objectifs poursuivis et l'organisation pédagogique qui comporte un secteur de la formation et un secteur éducatif.
L'internat constitue un aspect important et singulier du fonctionnement du secteur éducatif des EREA. Les formations en EREA sont organisées en référence aux enseignements du collège, du lycée professionnel ou du lycée général et technologique. Elles permettent d'acquérir au moins une qualification de niveau V.


(Eduscol) Plus en détail : La formation est organisée en trois cycles calqués sur le modèle du collège auxquels s'ajoute le cycle qualifiant. - le cycle d'adaptation (classe de 6ème) : l'objectif est d'accueillir les élèves et de faciliter leur adaptation - le cycle central ( 5ème et 4ème ).


La deuxième année du cycle central permet aux élèves d'accéder aux ateliers de l'EREA - le cycle qualifiant (3ème ) : l'objectif est d'engager l'orientation vers une formation qualifiante (LP, EREA, CFA). Il se traduit au sein de l'EREA par une première formation professionnelle, inscrite dans un champ professionnel. Les élèves effectuent des stages en entreprise . Ils se présentent également à l'examen du CFG (certificat de formation générale) - le cycle qualifiant ( CAP) : l'objectif est de préparer les élèves aux CAP proposés au sein de l'EREA.

 

|Engagement, Mission de Vie, Reprendre le pouvoir sur soi, Si. C'est possible.


Il était une fois une jeune femme, qui venait de rencontrer en voyage chamanique sa douleur et son impuissance face la misère du monde. Elle se l'est prise en pleine face, sans prévenir, brute et terrifiante. Elle en tremblait encore après le voyage.


Et comme c'était le dernier voyage de l'atelier, elle était désemparée.

Et voilà la réponse qui m'a été chuchotée à l'oreille par la grande bienveillance de l'univers, et qu'elle m'a donnée l'occasion de vous retranscrire ici :
» A chaque fois que cette douleur/impuissance rentre dans ta vie,envoie tout ton amour à ceux qui souffrent. Le premier effet c'est que les victimes reçoivent réellement ton amour, et le deuxième c'est que ton amour te protège.


Rencontre des personnes qui oeuvrent pour une société où la nature et l'être humain sont placés au centre de toutes les décisions.

Ces personnes sont aujourd'hui légions, il y en a forcément pas loin de chez toi. Par exemple les Colibris de Pierre Rabhi, les Faizeux de Bleu, Blanc Zèbre et tant d'autres.


Et enfin, trouve ta mission de vie, celle qui est le point de rencontre exact entre l'endroit où tu es le-la plus utile au monde et celui où tu exerceras tes talents avec le plus de joie.
Et plus rien ne t'arrêtera dans ton bonheur d'apporter au monde ce que tu as de plus beau en toi. «
La jeune femme est repartie tout sourire, elle était sauvée.
Merci la Vie :-))))
https://www.danselavie.fr/comment-transformer-sa-peurimpuissance-devant-la-misere-du-monde/

Je suis une chercheuse visionnaire et
une artiste humaniste et vivante.
La vie est ma passion, et transmettre cette passion
à ceux que j'accompagne est mon métier.
Mes liens privilégiés avec
l'intelligence subtile de la Nature
et la société de demain
me permettent de tirer un trait d'union entre elles,
porteur de sens et d'espoir.
Je suis une femme engagée au service de la Nature
et de la société que nous laisserons à nos enfants.
La vision de mon enseignement est guidée par ma vision de la vie :
belle et simple.

Mes outils

Ils sont par choix simples et millénaires.

la bienveillance,
l'art de l'écoute, du questionnement et de la reformulation,
la maîtrise de l'attention et de l'intention,
l'accueil des émotions dans la pudeur,
la respiration consciente,
le pouvoir des mots,
la vision systémique,
le voyage chamanique,
la danse tribale,

et ceux que j'ai mis au point au fil des années

Anne Sauvage
Fondatrice de Danse la Vie

Sourcière de Missions de Vie
Praticienne en chamanisme
Mentor en transitions professionnelles et entrepreunariat
Positive Branding Strategist

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Ousseynou Sy, âgé de 47 ans, Italien depuis 2004, chauffeur scolaire sans histoire

• « Rien, ne justifie la violence et de prendre pour cible des enfants ou des personnes qui ne sont pas responsables de ce qui se passe au niveau des Etats. Il ne faut pas confondre les ordres. Tous les italiens ne sont pas de mauvaises personnes, il y a des organisations qui se battent auprès des migrants, des familles qui sont à leurs côtés. Il faut dire et demander à nos Etats africains de mieux gérer les pays et évitant ainsi à nos jeunes de tenter la mort à bord de canaux de fortune » P B CISSOKO


Un Italien d'origine sénégalaise a pris en otage 51 collégiens dans le bus qu'il conduisait près de Milan mercredi. Les enfants et leurs accompagnateurs ont été sauvés in extremis du véhicule auquel l'homme avait mis feu pour attirer l'attention sur le sort des migrants en Méditerranée.


La police italienne a sauvé mercredi de justesse 51 collégiens pris en otage et menacés dans un bus près de Milan par leur chauffeur, un Italien d'origine sénégalaise, qui a invoqué le sort des migrants africains morts en mer Méditerranée avant d'incendier le véhicule.


"C'est un miracle, cela aurait pu être un carnage. Les carabiniers ont été exceptionnels pour bloquer le bus et faire sortir tous les enfants", a déclaré à la presse le procureur de Milan, Francesco Greco. Le chauffeur a été interpellé sous les chefs de "prise d'otage, massacre et incendie" avec la circonstance aggravante de "terrorisme".


Un geste "éclatant" pour attirer l'attention sur le sort des migrants


Selon son avocat, l'homme a expliqué durant son interrogatoire qu'il "voulait faire un geste éclatant pour attirer l'attention sur les conséquences des politiques migratoires". "J'ai perdu trois enfants en mer", a affirmé le chauffeur lors de la prise d'otage, selon le témoignage d'un adolescent diffusé sur les sites Internet des médias italiens.


Ousseynou Sy, âgé de 47 ans, Italien depuis 2004, chauffeur scolaire sans histoire "a agi comme un loup solitaire" sans liens avec l'islamisme radical, a toutefois estimé au cours d'une conférence de presse le chef de la cellule anti-terrorisme de Milan, Alberto Nobili.


Ses actes étaient "prémédités" depuis plusieurs jours, "il voulait que le monde entier puisse parler de son histoire", a-t-il expliqué. L'homme a posté sur YouTube une vidéo pour expliquer son action et "dire Afrique soulève-toi", à l'intention de proches à Crema (près de Milan) mais aussi au Sénégal. Divorcé de son épouse italienne, il a deux enfants adolescents.


Le ministère de l'Intérieur a évoqué dans un communiqué des antécédents de conduite en état d'ivresse et d'agression sexuelle sur mineur. "Le ministère est à l'oeuvre pour vérifier la possibilité de retirer la citoyenneté italienne au Sénégalais", ont ajouté des sources ministérielles, en brandissant le décret-loi du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini sur la sécurité et l'immigration adopté à l'automne.
Des collégiens pris en otage et menacés avec de l'essence, un pistolet et un couteau


Les 51 élèves d'un collège de Crema voyageaient dans le cadre d'une sortie sportive avec trois accompagnateurs, quand le chauffeur a subitement changé de chemin prenant la direction de l'aéroport de Linate. La prise d'otage a duré une quarantaine de minutes. "Personne ne sortira d'ici vivant", a-t-il lancé, selon les témoignages de plusieurs enfants. Armé de bidons d'essence et d'un briquet, il leur a pris leur téléphone portable et a demandé aux accompagnateurs de les ligoter avec du fil électrique.


"Il nous menaçait, disait que si nous bougions il verserait l'essence et allumerait le feu. Il n'arrêtait pas de dire qu'il y avait tant de personnes en Afrique qui continuaient à mourir et que c'était la faute de [Luigi] Di Maio et [Matteo] Salvini" (les deux vice-Premiers ministres italiens et hommes forts du pays), a raconté une jeune fille.

 


Elle précise que le chauffeur "se retournait et versait de l'essence par terre" et qu'il a aussi brandi "un pistolet et un couteau". "Puis les carabiniers sont arrivés et nous ont sauvés". Selon le procureur Francesco Greco, le chauffeur a en outre percuté une voiture où se trouvait un père de famille et son enfant, qui se sont enfuis avant que leur véhicule ne prenne feu. Le bus et la voiture ont été entièrement calcinés.


Une évacuation in extremis du bus en feu


Le héros du jour est aussi un adolescent de 13 ans qui a pu récupérer le téléphone tombé à terre d'un camarade et donner l'alerte à 11h50. "Je me suis un peu fait mal aux mains pour le récupérer et j'ai pu prévenir les carabiniers et la police. Nous étions tous effrayés", a-t-il raconté, très calmement, devant une caméra. "Les enfants frappaient sur les vitres, appelaient à l'aide", a décrit Roberto Manucci, l'un des six carabiniers qui sont intervenus.


Le chauffeur a forcé un premier barrage de deux véhicules de police, avant d'être bloqué contre un parapet par trois autres voitures. Faisant face à deux carabiniers, l'homme a ensuite mis le feu au bus, tandis que d'autres carabiniers brisaient des vitres à l'arrière du bus pour faire descendre les enfants, hurlant et pleurant. Une douzaine d'enfants et deux des adultes ont été conduits à l'hôpital après avoir été légèrement intoxiqués par la fumée.

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