mercredi, 06 décembre 2017 12:31

Johnny dans les yeux, sous la plume d'A. Sthers

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Il est est parti, ainsi va la vie

Johnny dans les yeux, sous la plume d'A. Sthers


Dans mes yeux, sa biographie de Johnny Hallyday connaît un succès de librairie fulgurant. Amanda Sthers était hier au Leclerc Océane. Rencontre.
Comment est né le projet du livre ?


C'est une éditrice qui m'a soufflé l'idée d'une biographie. J'avais écrit Keith me sur Keith Richards. Mais, à la manière d'un roman. J'admire Johnny Hallyday, parce qu'il fait partie de notre histoire. Je l'admire depuis longtemps. À vrai dire, je ne pensais pas qu'il allait accepter mon offre. En l'occurrence, je crois que je suis arrivée au bon moment. La confiance s'est établie assez vite. Johnny est quelqu'un de très pudique, pas du genre à s'épancher. Il m'a fallu prendre ma place, jouer avec le temps, savoir attendre, écouter... J'ai pris des notes, écrit dans mes carnets des impressions, traduit à ma manière ses confidences, ses hésitations, ses convictions. Il savait que c'était mon écriture mais que c'était son livre.


A sa sortie « Dans mes yeux » a rapidement suscité la polémique.


J'aurais dû m'y attendre, plus peut-être ! Johnny ne laisse pas indifférent et c'est bien, mais résumer le livre à une série de règlements de comptes c'est aller vite en besogne. Le livre est aussi construit sur l'amitié, l'admiration, la tendresse. Il y a une certaine humanité qui se dégage en même temps que le portrait d''un homme

blessé. Et puis, il y a quelque chose d'émouvant dans la manière dont il se livre sans concession, sans complaisance.


En tant que romancière, vous avez trouvé votre compte dans l'exercice ?


Ce n'est pas nouveau, je crois comme beaucoup d'autres avant moi que le travail de l'écrivain, c'est de se glisser dans la peau d'un autre, de vivre d'autres vies que la sienne. Un peu comme une actrice endosse un rôle. Je me reconnais dans ce livre. Et mes lecteurs me reconnaissent aussi. Il n'était pas question de prendre le devant de la scène, mais de rester en retrait, fidèle, à la manière d'une actrice qui tient son rôle. En tout cas je suis là, avec mon style, avec mes questionnements, avec mes inquiétudes.


Si au final il vous restait juste une chanson ?


Ce serait Envie d'avoir envie. Et, pour moi avoir envie encore et toujours d'écrire.
Ouest-France.fr

L'envie
Johnny Hallyday

• Ce titre est extrait de l'album : Gang
• Année de sortie : 1986
• Label : Philips

Qu'on me donne l'obscurité, puis la lumière.
Qu'on me donne la faim la soif, puis un festin.
Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire,
Pour que je retrouve le prix de la enfin.

Qu'on me donne la peine, pour que j'aime dormir.
Pour que j'aime le froid qu'on me donne la flamme.
Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil,
Et qu'on m'enferme un an pour rêver à des femmes.

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

Qu'on me donne la haine, pour que j'aime l'amour,
La solitude aussi pour que j'aime les gens.
Pour que j'aime les silences, qu'on me fasse des discours,
Et toucher la misère pour respcter l'argent ;

Pour que j'aime être sain, vaincre la maladie.
Qu'on me donne la nuit, pour que j'aime le jour.
Qu'on me donne le jour, pour que j'aime la nuit,
Pour que j'aime aujoud'hui, oublier les toujours ...

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

(solo)

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

L'envie --Johnny Hallyday

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

• Ce titre est extrait de l'album : Gang
• Année de sortie : 1986
• Label : Philips

Qu'on me donne l'obscurité, puis la lumière.
Qu'on me donne la faim la soif, puis un festin.
Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire,
Pour que je retrouve le prix de la enfin.

Qu'on me donne la peine, pour que j'aime dormir.
Pour que j'aime le froid qu'on me donne la flamme.
Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil,
Et qu'on m'enferme un an pour rêver à des femmes.

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

Qu'on me donne la haine, pour que j'aime l'amour,
La solitude aussi pour que j'aime les gens.
Pour que j'aime les silences, qu'on me fasse des discours,
Et toucher la misère pour respcter l'argent ;

Pour que j'aime être sain, vaincre la maladie.
Qu'on me donne la nuit, pour que j'aime le jour.
Qu'on me donne le jour, pour que j'aime la nuit,
Pour que j'aime aujoud'hui, oublier les toujours ...

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

(solo)

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie.

 

Y a-t-il une littérature noire? IN LEXPRESS-Propos recueillis par Baptiste Liger,Dany Lafferière donne son opinion

Au centre, l'acteur Chiwetel Ejiofor dans le rôle de Solomon Northup dans Twelve Years a Slave de S L'écricain et musicien américain James McBride pose à Paris le 23 septembre 2015.

Afro-américains ou francophones, les auteurs noirs sont-ils cantonnés éditorialement à évoquer leur vie ou une page de l'histoire? Comment casser certains clichés racistes?

Le romancier américain James McBride et l'académicien Dany Laferrière s'interrogent librement, et sans tabou.


Dans L'Oiseau du Bon Dieu, James McBride, vous retracez tout un pan de la guerre de Sécession en ne vous montrant pas forcément très politiquement correct: vous évoquez notamment le désir de certains Noirs de rester esclaves. Seriez-vous provocateur?


James McBride: On me l'a souvent dit, mais je ne me vois pas du tout comme ça. Au fond, je ne fais que suivre la réalité de l'histoire, à travers une fiction. On a généralement l'image des esclaves nus, fouettés avec des chaînes. Mais il ne faudrait pas oublier ceux qui sont des esclaves dans leurs têtes. Pendant la période de l'esclavagisme, les Blancs et les Noirs constituaient parfois une véritable famille.


Dany Laferrière: Tout à fait. Les enfants des Noirs et des Blancs - des affranchis - possédaient à un moment le quart des terres et le tiers des esclaves. Des fils d'esclaves étaient eux-mêmes propriétaires d'esclaves. Il s'agissait d'une société complexe, qu'il ne faudrait certainement pas réduire à quelques clichés. Tout le monde n'a pas une âme de révolutionnaire; chacun voit son confort, ses intérêts.


James, vous montrez aussi l'un des héros de l'abolition, John Brown, comme un étrange personnage à la lisière de la folie...
J.McB.: C'est plus compliqué. J'aimerais surtout qu'on retienne que John Brown fut celui pour qui l'égalité entre les Noirs et les Blancs était naturelle. Et il a appelé à l'insurrection pour celle-ci. Cette égalité peut paraître évidente, aujourd'hui, mais il s'agissait d'une réalité trop difficile à accepter pour les gens - Blancs comme Noirs - il y a deux siècles. Aussi, l'histoire a été longtemps écrite par les Blancs - même si les Black Panthers, par exemple, ont porté un autre regard sur Brown. Par ailleurs, je note qu'en France, on parle de guerre de Sécession, alors qu'il s'agit en réalité d'une guerre contre l'esclavage...

afp.com/JOEL SAGET


D.L.: John Brown est très connu en Haïti. Il a d'ailleurs une avenue à son nom à Port-au-Prince. Vous savez, le premier groupe qui a voulu changer les choses, lors de la révolution haïtienne, ce furent les colons, qui souhaitaient pouvoir librement commercer. Les affranchis, eux, réclamaient le droit de vote et l'obtention des postes politiques. Seuls les esclaves souhaitaient tout changer. Il ne faut jamais oublier qu'il y a toujours des révolutions dans les révolutions, des sous-groupes aux désirs très variés...


Ce qu'on connaît est aussi parfois moins effrayant que le changement: quand vous viviez à Haïti sous le régime de Duvalier, vous connaissiez tout le monde, vous saviez à qui parler. C'était un univers cohérent, et l'ailleurs pouvait vous terrifier. Je pose cette question, dans Le Cri des oiseaux fous: mieux vaut-il mourir d'une balle dans la nuque à Haïti ou d'un cancer de la prostate à Montréal?


Dany Laferrière, vous pouvez difficilement dire que vous n'aimez pas la provocation. Sinon, pourquoi avoir intitulé l'un de vos plus célèbres ouvrages Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer (1)?


D.L.: La provocation n'est toutefois pas forcément là où on l'imagine. Elle n'était pas sexuelle ou raciale, mais bien plus large : c'était avant tout une affaire de déplacement de territoire. Je vivais à Montréal, et mon livre se passe là-bas. Cela prend une énergie folle, vous savez, que d'écrire sur le pays dans lequel on vient d'arriver. C'est tellement plus facile d'évoquer la région d'où l'on vient et la dictature. J'ai rompu avec cette tradition du roman nostalgique.


J.McB.: Le titre de votre livre m'amuse beaucoup. Car je suis vraiment fatigué, ces temps-ci...


D.L.: J'ai aussi écrit un roman intitulé Je suis fatigué!


L'an passé, la question de l'esclavage avait été abordée dans le film Twelve Years a Slave de Steve McQueen, salué par l'Oscar du meilleur film. L'avez-vous vu?


J.McB.: Non. Je n'avais pas envie. Qu'est-ce qu'on allait me montrer? Et m'apprendre? Que les gens étaient battus? Pas besoin de me rendre au cinéma pour le savoir.

J'aimerais un discours plus complexe. Je note d'ailleurs que c'est un Anglais - et non un Américain - qui a signé ce film. Comme si ça faisait peur à Hollywood. Même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mon ami Spike Lee (2) a connu bien des tracas à ce titre...


D.L.: C'est drôle, mais l'artiste qui ressemble le plus à Spike Lee, c'est Woody Allen: pendant des années, on n'a jamais vu un Noir chez lui - pas plus qu'on n'a vu de Blanc chez Lee, à part peut-être dans son premier film, Nola Darling n'en fait qu'à sa tête. Alors qu'on est à New York! Les grands créateurs ne sont pas toujours lucides: lorsqu'il a réalisé son biopic Malcolm X dans les années 1990, Spike Lee était convaincu que les jeunes Noirs iraient le voir et qu'on organiserait des sorties scolaires. Or, les gamins n'ont fait qu'acheter la casquette et il n'y a eu que les intellectuels pour se déplacer dans les salles...

Dany Laferrière avec tous les attributs des "immortels" après la cérémonie d'admission à l'Académie française, le 28 mai 2015 à Paris.
afp.com/THOMAS SAMSON


Le rôle de l'écrivain n'est-il pas d'être le poil à gratter de l'histoire?


J.McB.: Je crois qu'il doit avant tout chercher et livrer sa propre vérité. Proposer sa vision des choses, et toucher un public. Illuminer la vie - j'insiste sur ce mot. Je n'ai pas d'approche théorique sur ce sujet, je veux juste offrir quelque chose aux autres, quels qu'ils soient.
D.L.: Ecrire prend du temps, vous savez, et il faut avoir envie de travailler pendant des mois sur un texte. L'essentiel, c'est la passion. L'intérêt historique n'est, au fond, pas primordial. J'ai toutefois l'impression que, souvent, on considère les écrivains noirs uniquement comme des conteurs, devant revenir sur l'histoire plus ou moins récente ou raconter exclusivement ce qui leur est arrivé. Dit-on de François Mauriac qu'il est un conteur lorsqu'il évoque la bourgeoisie bordelaise? Je ne crois pas... Sont pourtant en jeu les mêmes questions de rythme et d'émotions. Nous avons les mêmes problèmes que les autres avec le verbe et l'adjectif, et notre ennemie commune se nomme "page blanche".


Les éditeurs ne cantonneraient-ils pas, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis, les auteurs noirs à certains sujets?


J.McB.: Je crois surtout qu'il est plus facile pour les médias de mettre en avant aux USA des auteurs d'essais ou de documents évoquant des séjours en prison, des trafics de drogue, etc. Si on écrit un roman à la Faulkner ou à la Hugo, le livre peine à trouver de la visibilité. Comme si les Noirs étaient seulement capables d'évoquer des questions sociales, et dans le cadre de la non-fiction. Même si, évidemment et heureusement, il y a beaucoup de contre-exemples - prenez Toni Morrison...


D.L.: Le premier cliché, c'est d'ailleurs de mettre face à face deux écrivains noirs pour en parler, non? C'est ce que j'appellerais un entretien "Malevitch": carré noir sur fond noir!


Cela vous gêne-t-il de voir vos ouvrages classés dans certaines librairies à la fois en littérature générale et dans des rayons spécialisés "domaine afro-américain" ou "francophonie"?


J.McB.: Oh ça, c'est un vieux débat... Si mon livre n'est pas rangé dans de tels rayons, certains lecteurs ne le remarqueront jamais. C'est donc une chance, car cela lui offre la possibilité d'être lu. Je suis très fier, de toute manière, de voir mon nom parmi tous les autres auteurs. Ce qui compte, c'est avant tout l'identité du lecteur.


D.L.: Je suis tout à fait d'accord. Quand un Japonais me lit, je suis un écrivain japonais - ce constat m'a inspiré le titre d'un livre. L'identité d'un écrivain, en fin de compte, c'est le bassin de population dans lequel se trouve la majorité de ses lecteurs. Je ne suis pas encore un écrivain japonais, mais j'y travaille: à cause de l'intitulé de cet ouvrage, sur les moteurs de recherche français ou japonais, quand vous tapez "écrivain japonais", vous me trouvez avant Kawabata et Mishima. Les Nippons sont furieux!


James, vous êtes jazzman et Dany, vous appréciez particulièrement la musique. Au fond, le pouvoir de cette dernière ne serait-il pas supérieur à celui de la littérature?


J.McB.: Oui, bien sûr. Elle est plus facile d'accès, plus immédiate. Il y a des membres du Ku Klux Klan qui adorent James Brown! Elle peut exprimer tant de choses, pas nécessairement avec les mots - je ne fais pas forcément référence aux paroles de rap qui font "bitch mother fucker"...


D.L.: La musique n'est pas si universelle. D'ailleurs, on ne sera jamais dominés par le Japon à cause de sa musique - qui pourrait écouter en permanence ces "doom! doom!"? Pour citer Miles Davis, je dirais que la musique est mondiale dans son mouvement et la littérature, cosmopolite. Quand Michael Jackson sortait un disque, il touchait la planète. Moi, je dois séduire pays par pays, individu par individu. Homère a su conquérir le monde en marchant, la musique, elle, a voyagé en avion!


Biographies
James McBride


Ancien journaliste, il est connu outre-Atlantique en tant que compositeur et musicien. Grand amoureux du jazz, il officie comme saxophoniste dans le groupe Rock Bottom Remainders. Par ailleurs scénariste, il est également l'auteur de La Couleur d'une mère, best-seller aux Etats-Unis, et de L'Oiseau du Bon Dieu, National Book Award en 2013.


Dany Laferrière


Fils d'un ancien maire de Port-au-Prince, il a grandi à Haïti avant de rejoindre Montréal en 1976. Révélé avec Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, il a travaillé à la radio et à la télévision tout en poursuivant son oeuvre littéraire. Prix Médicis en 2009 pour L'Enigme du retour, il a été élu à l'Académie française en 2013.
https://www.lexpress.fr/culture/livre/

 

La Vérité se dit : LA RÉPONSE MAGISTRALE DU PRÉSIDENT GHANÉEN À EMMANUEL MACRON.- Par Pierre Carpentier
• Édition : Mémoires du colonialisme


Un puissant discours sans détours, à lire-écouter sans modération qui a contraint le jeune "Marquis" de l'Elysée à ronger son frein, à applaudir son hôte, à le remercier pour la leçon, et non à le traiter en réparateur de clim... Quand on en a on en impose, c'est aussi simple que cela ! (Emmanuelle Bramban)
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• Le discours du président du Ghana, Mr Nana Akufo-Addo en anglais (Youtube) © GhanaCulturePolitics
TRADUCTION DU DISCOURS PRONONCÉ DE NANA AKUFO-ADDO PRÉSIDENT DU GHANA FACE AU PRÉSIDENT FRANÇAIS MACRON


"J'espère que le commentaire que je m'apprête a faire ne vas pas offenser la personne qui a posé la question ainsi que les gens présents dans cette salle. Je pense que l'on fait une erreur fondamentale sur cette question.


On ne peut pas continuer à faire des politiques pour nous, dans nos pays, dans nos régions, sur notre continent sur la base du soutien que le monde occidental, la France ou l'UE voudrait bien nous donner.


Ça ne va pas marcher, ça n'a pas marché hier et ça ne marchera pas demain.


Notre responsabilité est de tracer la voie par laquelle on pourra développer nos nations nous mêmes. Ce n'est pas correct pour un pays comme le Ghana, 60 ans après les indépendances, d'avoir encore son budget de la santé et l'éducation financé par la générosité et la charité des contribuables Européens.


On devrait être maintenant capable de financer nos besoins basiques nous mêmes. Et si nous devons considérer les prochaines 60 années comme une période de transition, une transition à partir de laquelle on pourra se tenir debout de nous mêmes, notre préoccupation ne devrait pas être ce que le contribuable français décide de faire pour nous, quelque soit la simplicité qu'ils ont en France, ils sont les bienvenus, on apprécie les interventions du contribuable français à travers les actions que leur gouvernement fait à notre endroit. On ne va pas cracher sur une aide.
Mais ce continent, avec tout ce qui arrive est toujours le réservoir d'au moins 30% des plus importants minéraux du monde. C'est le continent des vastes terres fertiles. Ce continent a la plus jeune population de tous les continents au monde. Donc il y a une énergie nécessaire, il y a le dynamisme, on l'a déjà constaté.


Ces jeunes gens qui ont montré beaucoup d'endurance et d'ingéniosité en traversant le Sahara, trouvant des solutions pour traverser la méditerranée avec des bateaux de fortunes.

Toute cette énergie, nous la voulons ici dans nos pays travaillant pour le développement.


Et nous allons avoir ces énergies au service de nos pays si nous mettons en place des systèmes qui montrent aux jeunes que nos pays regorgent d'opportunités pour eux, qu'il y a encore de l'espoir ici.


Le phénomène de migration est aujourd'hui présenté comme si c'était quelque chose de nouveau. Il n'y a rien de nouveau à propos du mouvement de populations. C'est aussi vieux que le monde, les mouvements de populations ont toujours été liés aux mêmes causes : l'échec de la patrie d'origine à procurer des opportunités et donc l'on va voir ailleurs.
Pour ceux qui connaissent l'histoire du 19 ème siècle en Europe, ils savent que le plus grand mouvement de populations s'est fait à cette époque, ces mouvements provenaient essentiellement de l'Italie et de l'Irlande.


Des vagues après des vagues, des générations d'Italiens et d'Irlandais quittaient leurs pays pour rechercher le paradis Américain parce que l'Irlande et l'Italie ne fonctionnaient pas pour eux. Aujourd'hui on n'entend plus parler de cela. Les jeunes Italiens et Irlandais restent aujourd'hui dans leur pays respectifs.


Nous voulons que les jeunes Africains restent en Afrique.


Et cela veut dire que nous devons nous débarrasser de cette mentalité de dépendance, cette mentalité qui nous emmène à nous demander ce que la France peut faire pour nous.
La France fera ce qu'elle a à faire pour son propre bien et si cela coïncide avec nos intérêts, "tant mieux", comme disent les français.
Mais notre principale responsabilité en tant que leaders, citoyens, c'est de réfléchir à ce que nous devons développer pour nos propres pays.
Où toutes les institutions fonctionnent correctement, cela va nous permettre d'avoir la bonne gouvernance, une gouvernance responsable qui rend compte et qui s'assure que l'argent mis à la disposition des leaders est utilisé dans l'intérêt de l'Etat (du peuple) et non pour les intérêts de ces leaders. Un système qui permet une diversité, qui permet au peuple de s'exprimer librement et qui contribue à ancrer la volonté du peuple et les intérêts du public.


Le continent Africain devrait être en mesure de donner de l'aide à d'autres endroits si l'on se base sur les immenses ressources que nous avons. Nous avons beaucoup de richesses.


Et dans notre propre pays le Ghana, nous avons besoin d'une mentalité qui nous fait prendre conscience que nous pouvons y arriver. D'autres l'ont fait avant nous. On peut aussi le faire, dès lors que nous avons cette mentalité, nous verrons que cela va libérer notre potentiel.
La Corée, Singapour, la Malaisie, ces pays ont eu leur indépendance dans la même période que nous, on nous dit même que au temps de l'indépendance, le revenu par habitant du Ghanéen était supérieur a celui de la Corée. Aujourd'hui, la Corée fait partie du monde développé. C'est pareil pour la Malaisie et Singapour.


Qu'est ce qui s'est passé ?

Pourquoi ont-ils fait cette transition ? Et 60 ans après notre indépendance, nous sommes toujours à ce point là.
Voila les questions essentielles qui devraient être notre préoccupation, en tant qu'Africains, en tant que Ghanéens.
Et non... quand je le dis c'est avec beaucoup de respect pour le président français.

Je pense que la coopération avec la France est quelque chose que j'apprécie, je suis.... Tu sais, un grand ami de la France. Je suis Francophile. Je n'ai donc pas de difficultés avec ça.
Mais je parle de notre propre motivation, de que ce nous devons faire pour mettre nos pays au travail afin que nous puissions créer les conditions qui permettront à nos jeunes d'abandonner ces efforts hasardeux pour se rendre en Europe.
Ils n'y vont pas parce qu'ils en ont envie, ils y vont parce qu'ils pensent qu'ils ne peuvent pas trouver des opportunités dans nos pays. Donc ceci devrait être notre préoccupation première.


Et je pense avec ça..., si nous changeons nos mentalités, cette mentalité de dépendance, cette mentalité qui dépend de l'aide et de la charité, nous verrons que dans les décennies à venir, une nouvelle race de jeunes africains verra le jour. Et cette nouvelle mentalité africaine, dont on parlait à l'indépendance sera une réalité de notre temps.


Et c'est pourquoi, je dis que j'espère que je n'ai pas contourné la question. Mais c'est cela ma pensée.


Et c'est la raison pour laquelle, j'ai adopté pour slogan de ma présidence "Nous voulons construire un Ghana au delà de l'aide au développement, un Ghana qui est indépendant, qui se prend en charge, qui est capable d'être debout tout en construisant sa propre destinée". Nous pouvons le faire, si nous avons la bonne mentalité pour le faire."


Texte traduit par Diagaunet Dodie
https://blogs.mediapart.fr/edition/memoires-du-colonialisme/

 

Autonomie, indépendances, mensonges et vérités par François-Michel MAUGIS – La Réunion

Il est vrai que le bébé est totalement dépendant de la capacité de sa mère à le nourrir. Le petit enfant est dépendant de la capacité et de la volonté de ses parents de l'élever. Mais pour bien l'élever, et pour qu'à l'âge adulte, il soit indépendant, ne faut-il pas, progressivement, l'entrainer à de plus en plus d'autonomie ?


La vie en société traîne derrière elle une longue histoire. Le chef de tribu était en quelque sorte le père protecteur et la dépendance était acceptée et même souhaitée. Le roi était en quelque sorte le propriétaire d'un territoire et ses habitants, de gré ou de force, ses sujets. Il en va tout autrement de la République « Res Publica », la chose publique.

La réflexion de nos intelligences (écrivains, philosophes, sages, scientifiques, etc.) est passée par là. Et on a admis que gérer la « chose publique » devait poursuivre au moins deux objectifs : la démocratie (écouter les individus et agir en fonction de leurs souhaits et de leurs espérances) et l'intérêt général (comprendre le fonctionnement d'une société et agir de manière à ce qu'elle puisse vivre et se développer dans de bonnes conditions en préservant si possible la liberté de chacun en favorisant l'égalité et la fraternité et tout cela en harmonie avec son biotope). Il est vrai que ce n'est pas une mince affaire et malgré les siècles qui s'écoulent et la progression de nos connaissances et de notre compréhension du Monde et de ses grands équilibres, nous ne sommes pas encore parvenus à gérer et organiser tout cela correctement.


N'y aurait-il pas une explication ?

La chose publique a aujourd'hui atteint sa dimension définitive mais ses structures de gestion sont-elles à la hauteur ?

Certainement pas, malheureusement.


La chose publique, c'est quoi aujourd'hui ?

À n'en pas douter, la planète tout entière et l'humanité qui y a élu domicile. Ce n'est pas pour rien que l'on nous rebat les oreilles avec la mondialisation, mais qui a compris de quoi il s'agit ?

Une bande de gamins immatures incapables de se débrouiller seul ?

C'est en tout cas l'image que l'imbroglio mondial donnerait à un extra-terrestre qui viendrait nous visiter. Pas sérieux, pas raisonnables, indisciplinés, incapables de se dominer, addict à l'argent et aux bien matériels, saccageurs de leur propre maison, etc. etc. l'image parfaite d'un être immature, incapable de se gérer lui-même.


Notre planète ne peut compter que sur elle-même. C'est donc au sein de cet environnement unique que l'humanité doit organiser sa propre existence. Et le premier acte d'humanité serait de permettre à chacun, chaque famille, chaque village, chaque région, chaque nation, d'atteindre une certaine maturité, donc une certaine autonomie pour, finalement, un jour, être en phase avec l'indépendance, la solitude, la taille et les capacités de notre planète.

François-Michel MAUGIS – La Réunion
http://www.assee.fr

"Sortir du traintrain , la routine, la famille, les pesanteurs sociales, etc , pour souffler et prendre du "bon l'air" 

Les Manteaux bien mis, les sandwichs dans les sacs, les sacs bien refermés pour ne pas tenter les pic pockets, allez on prend le métro, le bus, etc, "Sortir du train train , la routine, la famille, les pesanteurs sociales, etc , pour soufler et prendre du bon l'air" pas pour travailler mais pour flaner, découvrir et direction la Dame de Fer, la Tour eiffeil, Paris. Elle sétaient belles, dans ce froid les tenues colorées ont égayé l'ambiance. elles étaient les stars du jour. P B CISSOKO

Nos mamans, courageuses et volontaires de Halaye-Asso 17-18-19 ème à Paris explorent la Tour-Eiffel ; Sénégal, Mali, Centre Afrique, etc : Annah Mbengue et Mme NIMAGA Afouseta à la manoeuvre.

L'association HALAYE en partenariat avec Projets 19 et le Fond des Habitants, est heureuse de vous annoncer la visite de la Tour Eiffel ce samedi 02 décembre par 40 familles de PARIS. Elles viennent du 17, 18 ème et du 19 arrondissement de Paris.

Il faut ajouter 9 enfants et 6 accompagnateurs.

La visite exploratoire est ici très simple selon Anna Mbengue : ces mamans sont là , elles travaillent tard le soir, revenues à la maison elles doivent s'occuper du foyer. Quelle vie pénible. Sans juger Anna propose de mettre ces bonnes dames courageuses et volontaires de bouger, d'apprendre, s'initier à l'informatique mais aussi découvrir les lieux publics de la capitale.


On ne doit pas rester cloitrée chez soi au motif que ce n'est pas pour nous. Pour être en phase dans l'éducation des enfants , comprendre les envies et besoins des enfants les parents doivent savoir, pour comprendre et mieux assumer le rôle parental en occident.

Nos mamans sont motivées et décidées à explorer la ville et Annah et ses bénévoles dont Laurent et autres sont là pour aider à cette réalisation.
Les structures commencent à comprendre le bien-fondé de cette association dynamique et qui méritent des égards. En agissant avec ces mamans Annah les entrainent à être citoyenne à part entière et pouvoir jouer leur rôle tout en jouissant du bon temps. Prendre du temps pour soi est important pour se dire, exister et vivre.

Cette sortie amusante, bon enfant, « ah moi j'ai peur, moi je peux pas marcher longtemps, j'ai mal aux genoux, mais c'est quel ascenseur ça qui prend 40 personnes, et quand l'ascenseur se met en branle les cris les rires envahissent l'espace et les autres visiteurs profitent de l'ambiance gratuite» Ah ce n'était pas facile à 300 m, il y a du vent couplé au froid hivernal, il a fallu trouver une zone chauffée avec des bancs et une dame de dire ah ça c'est bien pour moi, puis elle s'installe et sort son téléphone et regarde ses messages.

Oui elles savent toutes manipuler les réseaux sociaux et le contrôle parental. Pour Anna il faut réduire la précarité de l'information en donnant la possibilité aux dames d'apprendre.
Dans ce groupe il y avait Afouseta NIMAGA une dame d'expérience sur les questions de parentalité et qui est une caution morale dans l'association Haleye.


Une pluralité de nationalités qui cohabitent et un vivre ensemble concret.

Les dames avaient projeté de visiter dans la foulée les éclairages des Champs Elysées mais le climat hostile les a contraint à sursoir à cette idée. C'est dans le prolongement du pont qu'elles ont décidé de prendre un chocolat chaud pour stimuler le corps sous des manteaux adaptés.
Ce n'est que partie remise mais déjà un projet est né faire une balade en bateau mouche mais pendant l'été.
D'ici là les activités continueront dans la joie et la bonne humeur.

Il faut préciser que chacun a partaicipé et Anna refuse l'assistanat. Il faut que chacun soit responsable, on ne peut pas tout donner gratuitement, il est bien entendu que l'association et ses partenaires ont financé le projet et qu'ils soient remerciés ici.

Et voici ce que Annah nous dit : « Dans le cadre de nos activités ayant toujours trait au numérique nous avons choisi de faire une sortie à la Tour Eiffel car la Tour Eiffel fut vouée à une destruction après l'exposition Universelle de 1889 et celui-ci fut sauvé grâce aux tests de transmissions de l'armée de l'air mené par le Général Gustave Ferrié
En évoquant les différentes modes transmissions analogique et numérique avec le plus grand exemple de la transmission analogique au début du 20eme c'est la Tour Eiffel que nous avons saisi comme exemple pour amener le groupe voir ce monument emblématique de Paris sur le thème de " LA PARENTALITE NUMERIQUE "

Contact : Asso Halaye sur facebook etc Basée à paris 18 eme

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Merci à nos partenaires : Projets 19, Mairie de Paris et Préfecture de Paris.

"Une personne entière de dimension internationale sans clichés. Une personne "robuste" qui sait où elle met les pieds et quand et comment marcher où elle se trouve. Vous me direz comment elle fait ?

 Simplement, elle écoute, observe, analyse, confronte, elle sort de son cercle,  disons qu'elle émigre de ses certitudes et armée de tous ces apports elle avance. Entourée de brillants universitaires de dimension internationale dont Rachid BENNEGADI psychiatre, Marie jo BOURDIN apprend vite et assimile bien pour transmettre efficacement ce qu'elle sait. Elle est toujours en quête de savoirs pluriels, la preuve insaisissable, toujours entre deux avions". Pape B CISSOKO

voici son propos lors de cette belle rencontre à ndar du sénégal

« MOLAADE » de Sembène Ousmane : un regard psycho anthropologique sur l'excision ? par Marie Jo BOURDIN du Centre Médico Psychologique Françoise Minkowska /Paris 17

Dakar, 18 nov 2017 (APS) - Un colloque international en hommage à l'écrivain-cinéaste Sembène Ousmane s'ouvre, jeudi à 15h au Complexe Magic Land, sur le thème : "Littérature, cinéma et presse : lectures du legs pluriel de Sembène Ousmane" a appris l'APS

En cette journée internationale des violences faites aux femmes, je voudrais tout d'abord remercier les organisateurs, le comité scientifique et sa Présidente Madame André Marie Diagne Bonané pour m'avoir fait l'honneur d'être invitée pour rendre hommage à Sembène Ousmane et pour ce qui me concerne parler de son film « Moolaade ».
Permettez-moi des remerciements tous particuliers à deux amis : Alpha Amadou Sy mon ami de longue date qui m'a poussée à écrire et m'a fait l'honneur de préfacer mon premier ouvrage sur l'excision et un autre ami Buuba Diop qui m'a encouragée et apportée tout son soutien pour mon intervention/ témoignage d'aujourd'hui.


En effet pourquoi une psy dans ce colloque dans un milieu littéraire, philosophique et cinématographique ?

Et pourquoi ce point d'interrogation dans le titre de mon intervention, Je vais tenter de vous y apporter une réponse. D'une part je travaille depuis plus de 35 ans sur le thème et je co-dirige à Paris un Centre Médico Psychologique pour migrants et réfugiés de toutes les migrations internationales (nous recevons environ 1800 patients/an qui viennent du monde entier). Et, sur le registre de la clinique j'apporte un soutien psychologique socio-thérapeutique à des femmes victimes de mariages forcés (avec viol conjugal) et/ou victimes d'excision.


Par ailleurs j'ai la responsabilité du Pôle Formation et je forme des professionnels de la santé, du social au sens large sur ce thème. Enfin à L'université Paris Descartes ou nous avons un DU santé Maladie Soins et Compétence Culturelle, j'anime un cours et un TD sur le sujet. Alors la professionnelles en santé mentale que je suis utilise « Moolaade » comme précieux support à des fins pédagogiques mais aussi on le verra thérapeutique.

Le cours du DU s'intitule comme aujourd'hui « Aspect psycho anthropologique de l'excision mais sans point d'interrogation. Alors pourquoi ce point d'interrogation : J'y viens. C'est le fruit d'une longue conversation avec Sembène Ousmane. ce grand homme que nous célébrons depuis 3 jours (et je me rends compte après tout ce que j'ai entendu dans les témoignages du premier jour combien que j'ai eu de la chance !)


Il s'est intéressé à mon travail, m'a beaucoup questionnée et m'a dit je le cite « tu fais ce que tu veux avec ce film, tu t'en sers autant que tu veux mais je t'en prie n'en fait pas un film exclusivement sur la liberté de la femme, la libération de la femme »


Message je dois le dire que je respecte à la lettre lorsque je le présente toujours avec beaucoup d'émotion aux professionnels, aux étudiants ou lors de débats que j'anime autour de ce film et je demande toujours de le voir avec un œil d'apprenti anthropologue car dans ce film il y a tout : le village, les relations de séniorité (des ainés envers les cadets), les relations entre hommes et femmes, celles entre les co-épouses, le clin d'œil caricatural de l'immigré et enfin l'excision à bannir » .
Nous devions nous rencontrer à Dakar malheureusement il nous a quitté avant notre rencontre et pour moi c'est toujours un grand regret.
Mais avant de partir il a eu le temps de me faire accorder par le producteur une autorisation de diffusion de Moolade.


Voilà peut-être un long préambule mais qui me paraissait indispensable pour expliquer ma présence à cette belle manifestation en hommage à Sembène Ousmane, ce grand homme visionnaire, en retenant la question fondamentale qui traverse son œuvre de cinéaste-écrivain et d'une grande actualité « comment construire ensemble un monde meilleur pour tous ?


Et Moolade ce terme qui signifie en puulaar protection, droit d'asile prend dans le contexte actuel et au-delà de l'excision toute sa signification avec des parcours d'exil complètement fracassés de migrants.


Marie Jo BOURDIN a des ressources :
J'exerce depuis plus de 30 ans au centre Françoise Minkowska, centre médico psychosocial qui reçoit des personnes migrantes et réfugiées (adultes et enfants) d'Ile d France.Parmi mes différentes activités j'assure en autre dans le cadre des consultations de psychiatrie transculturelle l'accompagnement psycho social de femmes victimes de mutilations génitales féminines

Directrice adjointe
Centre Françoise MINKOWSKA
1981 – Aujourd'hui (36 ans)Région de Paris, France
Directrice adjointe au centre Médico Psychologique Françoise Minkowska
Responsable du Pôle Formation
Responsable de l'unité de Médiation, Accueil et Orientation
Enseignante à l'université Paris Descartes dans le cadre du Diplôme Universitaire "Santé, maladie, soins médiations et cultures" co organisé avec le centre Françoise Minkowska


Publications


• Ouvrage : "Les blanches ne sont pas frigides. Traumatisme-Excision-Normes de la sexualité". Préface Boris CYRULNIK ed Panafrika

 Marie-Jo BOURDIN  Ouvrage : "L'excision, une coutûme à l'épreuve de la loi" mai 2005


Les blancs ont dit : c'est pas bon pour les filles mais pourquoi ? Parole d'une condamnée à trois ans de prison En rendant la pratique de l'excision passible de la cour d'assises, la France a choisi la voie de la répression. Or les procès qui se voulaient exemplaires n'ont pas empêché que la pratique perdure. Non que le message ne soit pas passé : les Africains savent que la France rejette l'excision, mais ils ne comprennent pas pourquoi, et voient souvent dans ces procès un rejet global de leur culture. Cet ouvrage explore les relations entre culture et sexualité et aborde l'excision comme un ordre symbolique d'initiation.... L'excision n'existe pas seulement en Afrique mais aussi en Asie, au Yemen et même chez certains peuples indiens d'Amazonie... La condamnation de l'excision en France serait-elle un néo-colonialisme culturel ? L'auteur, par l'étude et la transcription des débats aux Assises montre que l'on ne peut venir à bout d'une coutume par l'application mécanique d'une loi mais bien par un processus de sensibilisation dans la durée, voie choisie par d'autres pays comme la Suède, l'Angleterre ou la Suisse et bien sûr par de nombreux acteurs des pays africains. Sembène Ousmane par son film " Moolaade " et ce livre nous montrent que l'excision reste un sujet d'actualité et une pratique très répandue. Marie-Jo Bourdin, assistante sociale au centre Médico-Psycho-Social Françoise Minkowska (Afrique Noire), coordinatrice du pôle formation, a réalisé ce travail de recherche au sein de l'Université de Paris XII.
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Le ministre des infrastructures, du développement, non moins coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr) dans le département de Podor, Abdoulaye Daouda Diallo a fait, le dimanche 3 décembre, une forte mobilisation pour lancer le mouvement Horizon 2019, dans sa localité. Toutefois, la grande manifestation a été écourtée dans la confusion la plus totale, avec des responsables qui ne parvenaient pas à prononcer leur discours, à cause d’un désordre indescriptible. Un manquement que le ministre a pourtant minimisé.

La scène était indescriptible hier, dimanche 3 décembre, dans le département de Podor, plus précisément dans la commune de Méry. Des jeunes surexcités, impossibles de les faire revenir à la raison. Des pancartes qui servaient d’armes pour se bagarrer. Des griots, chanteurs et animateurs, qui n’arrêtent pas leur animation, en dépit des injonctions et demandes du micro central. Une estrade envahie par des militants et autres responsables déterminés à se faire entendre. Tel était le décor lors du lancement du mouvement Horizon 2019, initié par le ministre des Infrastructures, non moins coordonnateur départemental de l’Alliance pour la République (Apr) de Podor, Abdoulaye Daouda Diallo.

En effet, les différents orateurs n’ont même pas pu tenir leur discours. Même l’initiateur de cette grande mobilisation s’est résigné tout simplement à dire «merci pour la mobilisation». Pis, la manifestation a été écourtée pour manque de sécurité à cause des empoignades entre militants de responsables politiques différents qui avaient fini de transformer l’enceinte de la rencontre en ring.

Pourtant, la rencontre était prometteuse, avant l’arrivée du ministre, vers 17h55. Le terrain de la commune de Méry, qui servait de lieu pour abriter la manifestation avait refusé du monde. En provenance des 4 arrondissements, des 22 communes que compte le département de Podor, les militants et autres sympathisants ont sonné la grande mobilisation.

Habillés en blanc, tous étaient vêtus à l’effigie de leur responsable politique. Pancartes, banderoles, affiches et danses meublaient le décor. L’ambiance ressemblait à celle d’un meeting en pleine campagne électorale où les militants et sympathisants se rivalisaient de visibilité. Députés, Directeurs généraux, maires du département, bref, la quasi-totalité a répondu présents à la grande mobilisation du parti présidentielle dans le Fouta. C’est vers 17h55mn que le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, accompagné d’une forte délégation composée entre autres du ministre d’Etat, Mbaye Ndiaye, du Directeur de l’école du parti, Maël Thiam, du Directeur général de l’Apix, non moins maire de Aéré Lao, Mountaga Sy, du maire de la commune de Méry, Abou Bacary Sow, etc., est arrivé sur les lieux dans l’hystérie la plus totale. Hélas, en l’absence des forces de l’ordre, empirée par la présence désordonnée des gros bras, la manifestation s’est terminée en queue de poisson, car, il était impossible de tenir un discours dans ce désordre.

Toutefois, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo à tant soit peu minimisé l’incident, qui a failli tourner au vinaigre. Pour lui, dans une aussi grande manifestation, l’importance est d’assurer la sécurité des personnes qui ont effectué le déplacement. Ne déplorant aucun blessé lors de la rencontre, il s’est satisfait de la bonne tenue de la rencontre. Expliquant le désordre noté, il a fait savoir que les militants étaient pressés de voir leurs responsables politiques. Ce qui expliquerait leur forte volonté de monter sur le podium, créant ainsi une confusion totale qui a obligé les organisateurs à mettre un terme au meeting.

LANCEMENT DU SLOGAN PODOR HORIZON 2019 DANS LE DEPARTEMENT : Abdoulaye Daouda Diallo se félicite de «l’unité et de la mobilisation»

Le ministre des Infrastructures, Abdoulaye Daouda Diallo s’est félicité de la forte mobilisation et de l’unité des responsables et militants dans la localité. Jugeant insuffisants les 74% obtenus lors des législatives dernières, l’ancien ministre de l’Intérieur a fait cas de la nécessité de la massification du parti présidentiel dans le département, non sans annoncer le ralliement d’Amadou Kane Diallo, responsable politique du Parti démocratique sénégalais (Pds) à Ndioum.

«Nous venons, ce soir (hier, ndlr), de vivre des moments exceptionnels en terme d’unité et de mobilisation dans le département de Podor», dixit le ministre des Infrastructures, non moins coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr) à Podor, Abdoulaye Daouda Diallo. En effet, au terme du meeting organisé dans la commune de Méry hier, dimanche 3 décembre, dans le cadre du lancement du slogan “Podor Horizon 2019“, destiné à faire réélire le chef de l’Etat Macky Sall, dès le premier tour à la présidentielle de 2019, le maire de la commune de Bokky Dialloubi a exprimé toute sa satisfaction pour la forte mobilisation des responsables et militants du département, mais surtout pour l’unité notée. De l’avis du ministre, cette mobilisation «jamais vue dans les anales de la vie politique du Fouta prouve à suffisance que le département de Podor a encore des ressources sur lesquelles le président Macky Sall peut compter». D’ailleurs, il estime que le slogan choisi, notamment “Podor Horizon 2019“ est «fédérateur» et marque ainsi le démarrage des activités pour la victoire au soir de la présidentielle de 2019.

Abondant dans le même sens, le ministre d’Etat, Directeur des Structures de l’Apr, Mbaye Ndiaye a estimé que le seul slogan qui vaille c’est la réélection du président Macky Sall dès le premier tour en 2019. Sur ce fait, il trouve que tous les militants et responsables doivent se tenir la main. Donc, pour lui, «la démonstration de force, réalisée dans l’unité, comme nous l’avons constaté à Podor, est un exemple». Il n’a pas manqué de tacler toute l’opposition qu’il considère comme “Samba Sétané“. Pour lui, il y a lieu d’éviter “Samba Sétané», «celui là qui a échoué dans le passé, qui échoue aujourd’hui et qui n’a aucune perspective pour le Sénégal». Donc, il pense qu’à l’image de Podor, qui selon lui a évité “Samba Sétané“, les 65% obtenus lors de la présidentielle de 2012 seront largement dépassés.

Revenant sur l’objet de la rencontre qui a enregistré la présence des 22 communes que compte le département, Abdoulaye Daouda Diallo a expliqué que l’idée était de lancer la campagne pour la réélection du Président de l’Apr. Pour lui, le département de Podor va servir de «cobaye» pour les autres départements de la région, mais aussi de tout le Sénégal. Il a en outre promis la poursuite des activités jusqu’au soir du premier tour, jour de réélection du président Macky Sall.

Amadou Kane Diallo transhume vers l’APR

Dans la foulée, l’ancien ministre de l’Intérieur a fait une révélation de taille, lors de son face à face avec les journalistes. En effet, Abdoulaye Daouda Diallo a révélé une «grosse prise» du camp présidentielle dans la commune de Ndioum. Ainsi, dans le cadre de la massification du parti dans le Fouta, le ministre a annoncé le ralliement du responsable politique du Parti démocratique sénégalais (Pds) à Ndioum, Amadou Kane Diallo. Pour lui, le score obtenu lors des législatives dernières, à savoir les 74% dans le département, est insuffisant. Donc, il a indiqué que dans les prochains jours, une grande manifestation sera organisée dans la commune de Ndioum pour accueillir le nouveau venu.

Sudonline

L’intégration prochaine du Maroc au sein de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) n’agrée pas le Professeur Moustapha Kassé. Invité de l’émission dominicale de la première radio privée du Sénégal (Sud FM, Sen Radio), l’ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) et non moins, doyen honoraire, a alerté les pays membres de la CEDEAO sur la dangerosité de l’entrée du Maroc dans cet espace communautaire de 15 membres.

L’entrée prochaine du Royaume chérifien de Maroc dans la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) va «handicaper» les économies des États membres de cette communauté. La déclaration est du professeur agrégé d’économie et doyen honoraire de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Moustapha Kassé.

Invité de l’émission Objection de la radio Sud FM (privée) hier, dimanche 03 décembre, l’ancien doyen de la Faseg de Dakar, Professeur Moustapha Kassé a indiqué, au sujet de la candidature du Royaume chérifien dans la Cedeao, que le Maroc, avec son Produit intérieur brut (Pib) estimé à 100 milliards, va causer «un énorme handicap» aux 15 États de la Cedeao au niveau macro-économique.

«Le Pib du Maroc est la somme des Pib de la Côte d’ivoire, du Sénégal, du Ghana à la fois. Mais, le plus important, c’est la manière dont le Maroc est géré ; la place octroyée à ses entreprises ; les taux de financements ; les politiques sectorielles. Si vous interrogez individuellement ces différents points, vous verrez que le Sénégal ne gagne rien dans l’entrée du Maroc dans l’espace CEDEAO. Pis, nous perdons même», a prévenu l’ancien doyen de la Faseg.

Pour rappel, le Maroc a déposé sa candidature pour une adhésion à la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Lors d’une sortie médiatique, le président de la commission de la Cedeao a souligné que dans sa demande d’adhésion à la Cedeao, le Roi Mohammed VI s’est dit prêt à abandonner le Dirham (monnaie du Maroc) lorsque la communauté économique aura sa monnaie unique.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture du 13ème Conseil présidentiel de l’investissement, à Dakar, le chef d’Etat, Macky Sall a annoncé que la question de l’adhésion du Maroc à la Cedeao sera débattue le 16 décembre prochaine à Lomé lors du prochain sommet de la communauté régionale.

Il faut également souligner que cette candidature du Maroc ne fait pas l’unanimité au sein des 15 États membres. En effet, si des pays comme le Sénégal et la Cote d’ivoire semblent soutenir ce projet, tel n’est pas le cas pour la première puissance économique africaine, le Nigéria. Redoutant un envahissement des produits européens sur le marché ouest africain avec l’adhésion du Maroc, le secteur privé de la République fédérale du Nigéria (plus grand marché ouest-africain) met la pression sur son gouvernement pour barrer la route à l’entrée du Maroc.

Pour rappel, les 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert), prévoient de lancer une monnaie unique en 2020, selon un rapport de l’organisation, qui retrace la stratégie globale d’adoption de ladite monnaie.

Une telle initiative avait déjà émergé en 2000, au sein des pays de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO : Ghana, Gambie, Nigeria, Guinée et Sierra Leone), à la suite de la Déclaration d’Accra et de l’Accord de Bamako. Ces pays représentaient une population de 190 millions d’habitants et un Pib de 375 milliards de dollars en 2008, selon le site adiac-congo.com que nous avons visité.

SudOnline

Le ministre français de l'Agriculture a confirmé ce dimanche 3 décembre dans le JDD l'objectif de 50% de bio dans les cantines d'ici à 2022. C'est l'une des mesures phares présentées par Stéphane Travert à l'issue de la seconde édition des états généraux de l'alimentation.

L'objectif emblématique des 50% de produit bio et locaux dans les cantines, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, sera donc prochainement inscrit dans la loi, et mis en place progressivement à l'horizon 2022. Le gouvernement veut également explorer d'autres pistes.

Lors de ces états généraux, Stéphane Travert a notamment promis de tout faire pour parvenir à indexer les prix de l'alimentaire sur les coûts de production des agriculteurs.

Pour le ministre de l'Agriculture interviewé par le Journal du dimanche, cela permettrait d'atteindre trois objectifs prioritaires : la souveraineté alimentaire, la recherche d'une alimentation bonne pour la santé et faire de l'alimentation un vecteur de cohésion sociale.

Pour y parvenir, le gouvernement entend donc mettre l'accent sur l'éducation des plus jeunes, mais aussi renforcer les contrôles sanitaires.

Le ministre souhaite enfin permettre aux cantines de donner aux associations leurs surplus, comme le fait déjà la grande distribution.

En revanche, la proposition du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot d'un repas végétarien par semaine dans les cantines scolaires n'a pas été retenue.

Petite sensation ce samedi avec la défaite du Paris Saint-Germain sur le terrain du RC Strasbourg en championnat de France (2-1). Le promu alsacien, au courage, s'est offert le scalp du leader de la Ligue 1, qui était invaincu toutes compétitions confondues depuis le début de la saison. Un coup d'éclat pour Strasbourg et un coup d'arrêt pour le PSG, à quelques jours d'un match capital à Munich.

Le PSG n'est pas invincible. Ceux qui rêvaient de voir l'équipe parisienne restée indomptée toute la saison au moins en Ligue 1 ont vu leurs espoirs s'effondrer ce samedi 2 décembre en Alsace. Incontestable leader du championnat de France, Paris a déposé les armes face aux RC Strasbourg (2-1).

Les Alsaciens s'enflamment devant leur public malgré Mbappé & consorts

Dans la froideur du début du mois de décembre au stade de La Meinau, les Parisiens ont perdu pied contre un adversaire accrocheur et porté par son public. Unai Emery, l'entraîneur des Rouge et Bleu, avait procédé à des changements importants, en laissant notamment Edinson Cavani et Marco Verratti sur le banc des remplaçants au coup d'envoi. Profitant de l'apathie de la défense, Nuno Da Costa a ouvert le score de la tête (12e).

Dominateurs, les Parisiens sont quand même revenus à la marque grâce à Kylian Mbappé, aligné en pointe et buteur à bout portant (42e). Le jeune Parisien a tout de même gâché plusieurs opportunités. Et bien qu'en souffrance devant la maîtrise globale mais stérile du leader, Strasbourg a puni une nouvelle fois son adversaire trop lent grâce à une réalisation de Stéphane Bahoken (65e).

Une gifle avant de défier le Bayern Munich

Dès lors, le PSG s'est jeté à l'offensive pour arracher au moins l'égalisation. Mais malgré leurs efforts, le temps additionnel à rallonge (9 minutes !) et la blessure du gardien strasbourgeois Bingourou Kamara, Neymar et les siens ne sont pas parvenus à faire mouche à nouveau. Dans un stade ivre de bonheur, le RCS, champion de France de Ligue 2, s'est offert une victoire prestigieuse.

Depuis le début de la saison, aucune équipe n'était parvenue à renverser le PSG. Seuls Montpellier et Marseille ont réussi à accrocher des matches nuls. Au classement, si Strasbourg s'éloigne de la zone rouge, les Parisiens n'ont pas encore de quoi s'inquiéter. Ils comptent 10 longueurs d'avance sur l'OM avant le match des Phocéens à Montpellier dimanche.

Toutefois, cette défaite peut avoir des conséquences dans la tête des joueurs. Elle intervient à quatre jours d'un match important en Ligue des champions (groupe B). Paris espérait se rassurer avant le choc en Allemagne contre le Bayern Munich mardi 5 décembre; c'est raté. Il s'agit désormais de se ressaisir avant cette rencontre contre un adversaire qui s'est bien repris depuis quelques semaines. De l'issue de ce match dépendra la position finale du PSG dans son groupe. En finissant premier, le club de la capitale évitera la plupart des gros adversaires lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la C1.

RFI

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