Le Parti socialiste prend le contre-pied du président de la République, Macky Sall, sur la réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Réunis en assemblée général ce samedi, les secrétaires généraux du Ps ont exigé la tenue du référendum cette année et non à l’année prochaine comme l’a annoncé le chef de l’Etat, rapporte le quotidien L’Observateur."Nous demandons la tenue du référendum au plus tard dans le dernier trimestre de l’année 2015 pour asseoir une meilleure équité entre les partis. Nous demandons solennellement au gouvernement de tout mettre en ouvre pour que ce référendum se tienne au courant de l’année 2015 et non en mai 2016, comme annoncé par le Président Macky Sall", lance le porte-parole adjoint du Ps, Me Moussa Bocar Thiam. Pour l’avocat, "si le référendum devrait se tenir en mai 2016, puis la Présidentielle en 2017, cela peut créer un déséquilibre entre les candidats". Même son de cloche chez Abdoulaye Wilane pour qui "organiser le référendum en 2015 permettra à tout le monde d’avoir des coudées franches ». Poursuivant son argumentaire, le porte-parole du Ps rappelle que "tous les partis préparent chaque jour les élections ».

Les camarades d’Ousmane Tanor Dieng estiment également que la question du référendum met le pays dans une campagne électorale permanent. "C’est pour que cette question qui pollue l’atmosphère puisse être définitivement tranchée afin que les Sénégalais soient édifiés s’il y aura élection ou non », argue Me Moussa Bocar Thiam. Plus précis, Abdoulaye Wilane avance que "presque 90% des cartes d’identité nationales arrivent à expiration en 2016. Ou bien, on produit de nouvelles cartes (pour le référendum), ou bien, il y aura une loi qui proroge la durée de validité de ces cartes".

Léral.

 

Après huit ans de procédure, un ancien étudiant de l'ESC Toulouse qui accusait la Société Générale d'avoir repris son projet innovant de transfert d'argent vers l'étranger sans son accord a finalement obtenu gain de cause. La banque devra lui verser 80.000 euros de dommages et intérêts.
La Société générale a été condamnée par la Cour d'appel de Toulouse à payer 80 000 euros de dommages et intérêts à Kéba Diop, pour "agissements parasitaires". Le groupe français a usurpé deux aspects clés d'un projet développé par le Sénégalais et visant la clientèle africaine.
La Société générale a été condamnée par la Cour d'appel de Toulouse à payer 80 000 euros de dommages et intérêts* à Kéba Diop, un jeune entrepreneur Sénégalais, pour "agissements parasitaires". Le service 'Votre banque ici et là-bas', commercialisé par la Société générale depuis 2008, a repris deux éléments innovants du projet "Transcompte" développé par Kéba Diop, a estimé la Cour dans une décision rendue le 29 janvier. Selon le jugement, les deux éléments copiés sont "la création d'un double compte, support indispensable à la phase épargne et investissement dans le pays d'origine" et "la création d'agences dédiées aux communautés étrangères avec du personnel de même origine".
Ce mécanisme avait été exposé par le jeune étudiant sénégalais dans un mémoire de fin d'études à l'Ecole supérieure de commerce de Toulouse en novembre 2003. Il avait été primé pour son originalité par la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse, dans le cadre du Concours régional des étudiants créateurs d'entreprise (Crece), en 2004. "C'est cette reconnaissance de l'originalité du projet qui a conduit aux premiers contacts avec la Société générale", explique Kéba Diop, contacté par Jeune Afrique. Durant le premier semestre de l'année 2004, plusieurs échanges ont lieu entre le jeune diplômé et des responsables de la banque. Le projet est même présenté "aux responsables du service direction de la stratégie et du marketing de la Société générale à Paris", reconnaît la Cour dans son arrêt.
Marché des migrants
En 2005, la Société générale, implantée de longue date en Afrique et plus récemment en Europe de l'Est, crée une structure spécialisée pour les migrants. Un projet de bi-bancarisation, basé sur l'ouverture simultanée de deux comptes bancaires est testé dès 2006 pour les immigrés roumains en France. Fin 2007, la banque démarre la commercialisation de son tout nouveau produit "Votre banque ici et là-bas" qui repose sur le principe de double relation bancaire avec l'ouverture de compte dans ses filiales à l'étranger. En 2008, le responsable du département marché des migrants reçoit le prix de l'innovation financière pour la Société générale aux European Business Awards.
Le jeune entrepreneur sénégalais porte plainte contre la banque française en 2009 pour "concurrence déloyale". Il sera débouté par le Tribunal de grande instance de Toulouse en janvier 2012 avant de faire appel. "Au moment d'interjeter appel contre cette décision, explique Ferdinand Nzepa, avocat de Kéba Diop, nous avons décidé de mettre l'accent sur la notion de "parasitisme" qui repose sur le fait pour un agent économique de s'inspirer sensiblement ou de copier une valeur économique d'autrui."
Contacté par Jeune Afrique, la Société générale n'a fait aucun commentaire sur le jugement de la Cour d'appel.
* Kéba Diop demandait 15 millions d'euros. Jeuneafrique.com

Marseille n’a pas dit adieu à la Ligue des champions en s’imposant dans la douleur face à Monaco au stade Vélodrome (2-1). Cueillis à froid dès le début de la rencontre, les Marseillais ont eu du mal à revenir au score et ont attendu la 79e minute pour égaliser grâce au Ghanéen André Ayew. Alessandrini obtient le but de la victoire quelques minutes avant le coup de sifflet final.

En moins d’une minute, le milieu portugais Moutinho a refroidi le stade Vélodrome d’une frappe à ras de terre aux 20 mètres après une relance approximative de Lemina. Les statistiques ont encore eu raison en ce début de rencontre puisque les hommes de Marcelo Bielsa réalisent de moins bonnes performances sur la phase retour que lors des matchs allers. En avril, les Phocéens ont carrément perdu leurs quatre matches de championnats. L'OM a encaissé son 14e but à domicile lors de ses six derniers matches.

Une victoire à l'énergie

Ce soir, les Marseillais n’avaient pas droit à l’erreur. Pour encore espérer une place synonyme de Ligue des champions, il fallait absolument battre Monaco au Vélodrome en clôture de la 36e journée. Monaco, cinq points devant l’OM, pouvait s’envoler vers l’Europe et laisser sur place le champion d’automne. Ce titre décerné il y a quelques mois n’est plus vraiment dans les têtes tant Marseille a changé de visage bien avant le printemps. Invaincus en Ligue 1 depuis le dimanche 8 février, les Monégasques sont arrivés à Marseille le torse bombé. D’autant plus que Monaco n’a pas perdu face aux Marseillais lors de leurs cinq dernières rencontres (3 victoires - 2 nuls).

Les efforts de Gignac - 20 buts cette saison -, la détermination d’André Ayew ou encore les accélérations de Payet n’ont pas été payants avant la fin de cette rencontre. Les Marseillais ont souvent buté sur l’international tunisien Aymen Abdenour - sorti sur blessure -, redoutable d’efficacité. Mais l’OM a cru en sa bonne étoile pour ne pas laisser filer la possibilité de jouer la Ligue des champions la saison prochaine. Pourtant, à part une frappe cadrée par André Ayew (43e), Marseille ne réussit pas à se remettre dans la partie et encore moins à inquiéter les Monégasques bien en place durant la première période. Pire, une frappe de Carrasco qui touche le poteau droit aurait pu permettre aux Monégasques de faire le break.

Le salut est venu d’Ayew qui, profitant d’un centre, frappe de la tête au point de penalty pour égaliser (79e). L'OM prend l'avantage grâce à Alessandrini (87e). Après avoir dit adieu au titre, Marseille ne voulait pas se résigner à ne pas entendre l’hymne de la Ligue des champions la saison prochaine. Les Phocéens restent 4e, à égalité de points (63) avec Saint-Etienne (5e), et ce duo ne pointe désormais plus qu'à deux longueurs de Monaco (3e).

Les sénateurs planchent ce lundi sur la réforme du droit d’asile adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Mais après la fuite d’un rapport de la Cour des comptes qui dénonçait un système au bord de l’embolie dont le coût avoisinait les deux milliards d’euros annuels, et dans le contexte tragique des morts en Méditerranée, la majorité sénatoriale s’apprête aujourd’hui à durcir le texte.

L’un des objectifs de cette réforme du droit d’asile est de réduire les délais d’examen des demandes à neuf mois au lieu de deux ans actuellement.

François-Noël Buffet, sénateur UMP et rapporteur de ce texte, présente les pistes de réflexion qui concernent l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) : « Il y a plusieurs moyens d’y parvenir, notamment la création d’une procédure dite accélérée avec la création au niveau de la Cour nationale d’un juge unique, ce qui permet de traiter plus rapidement les procédures ou les demandes dont on sait qu’elles ont un caractère dilatoire, affirme-t-il. Donc l’enjeu, c’est que ceux qui ne relèvent pas de l’asile ne viennent pas encombrer cette procédure. »

Autre proposition avancée par le sénateur : s’attaquer aux déboutés du droit d’asile. Pour cela, il veut durcir le texte : « Lorsque l’Ofpra ou la CNDA rendent une décision définitive, elles prennent en même temps une obligation de quitter le territoire français [à l’égard du débouté, ndlr]. Et puis aussi je propose que lorsqu’un demandeur a fait le choix d’engager une procédure, s’il ne l’obtient pas, il ne puisse pas faire une demande pour rester sur le territoire pour d’autres raisons », indique-t-il.

Reste la question non résolue et qui ne sera pas abordée dans ce texte des « ni-ni », ceux qui n’ont pas obtenu le statut de réfugiés mais qui ne peuvent pas non plus être expulsés dans leur pays où leur vie serait mise en danger.

Rfi

Le dernier jour de plénière du Forum de Bangui a été marqué par la signature d'un accord sur les modalités du prochain programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). En dépit de réticences et d'éclats de voix pendant la cérémonie de signature, les ex-Séléka, les anti-balaka et d'autres groupes armés ont finalement tous signé le texte. Et l'enjeu est fort. L'effondrement des précédentes tentatives a conduit le pays dans l'abîme.

L'échec patent en 2012 du programme de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) en direction des groupes armés du nord-est avait provoqué la reprise de leurs activités militaires. L'accord qui vient d'être signé espère ouvrir cette fois-ci la voie à une sortie de crise.

Le texte prévoit une approche individuelle. Les groupes n'ont pas reçu de quotas. L'accord indique que les ex-combattants devront être rassemblés, remettre leurs armes et qu'ils pourront ensuite soit être candidats à une intégration dans les corps en uniforme de l'Etat, soit opter pour la réintégration communautaire, c'est-à-dire participer à des programmes de développement au sein de leur communauté. Concernant le cas très polémique des combattants dits étrangers, les fameux mercenaires tchadiens ou soudanais, l’accord dit que ceux qui n’auront pas commis de crime de guerre seront rapatriés dans leur pays d’origine.

Reste à savoir si la communauté internationale parviendra cette fois-ci à mobiliser les fonds nécessaires. Et si les groupes armés parviendront à maintenir leurs troupes dans le cadre de cet accord.

« Il est temps que le peuple centrafricain puisse retrouver la paix »

En tout cas, pour certains de ses signataires, ce texte marque le début d'une page nouvelle dans l'histoire du pays. Herbert Gontran Djono Ahaba est le président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), qui réunit les ex-Seleka : « J’ai signé parce que c’est ma motivation, ma conviction, c’est mon pays, explique-t-il. Je pense que nous devons faire taire les armes, je pense qu’il est temps que le peuple centrafricain puisse retrouver la paix, je pense qu’il est temps que notre pays soit pacifié et que la réconciliation se tienne parmi les fils de ce pays. »

Du côté des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona parle de journée capitale pour le pays. Il confirme sa volonté de transformer le mouvement anti-balaka en parti politique et annonce son intention de présenter des candidats, dont lui-même, aux législatives : « L’heure n’est plus au combat, l’heure n’est plus à l’utilisation des armes. Nous sommes engagés dans une voie de pacification parce que nous avons d’autres orientations pour apporter notre contribution à une nouvelle République centrafricaine, affirme-t-il. (…) Je ne dis pas que je vais aller aux élections présidentielles parce que nous les anti-balaka on n’a pas de moyens, mais nous souhaitons présenter une liste aux élections législatives. »

Peu après cette signature, le Forum de Bangui a discuté d'un rapport sur les raisons de l'échec des précédents DDR. Le rapport pointait entre autres un manque de volonté politique, une absence de participation de la population touchée et le manque de confiance entre bailleurs de l'époque et gouvernement.

Rfi

En Guinée, l'opposition a annulé sa manifestation prévue en ce début de semaine pour se donner une chance de dialoguer avec le parti au pouvoir. L'opposition conteste le calendrier électoral, qui prévoit une présidentielle en octobre prochain et une élection communale au premier trimestre 2016. De son côté, le parti au pouvoir se dit ouvert au dialogue, mais exclut toute modification de ce calendrier. Le chef de file de l'opposition et le président devraient se rencontrer dans les jours qui viennent.

Pour cette rencontre, l'opposition part avec deux objectifs en tête : négocier la libération de plusieurs dizaines de personnes condamnées au cours des dernières manifestations, et faire modifier le calendrier électoral, qui selon elle, ne respecte pas l'accord conclu le 3 juillet 2013.

Cet accord prévoit l'organisation d'élections communales « au plus tard au dernier trimestre 2015 » et avant la présidentielle. Avec le calendrier actuel, l'opposition craint d'éventuelles fraudes. Elle estime, en effet, que les autorités locales dont le mandat a expiré en 2010, sont manipulés par la présidence.

« Un impasse totale »

De son côté, le président Alpha Condé souhaite maintenir le calendrier électoral en l'état. Dans son entourage, on renvoie la balle du côté de la Céni. « C’est à la Commission électorale de clarifier le calendrier électoral et d'apporter la contradiction », indique un proche du président.

« C'est une impasse totale », s'inquiète un observateur étranger, qui estime que les conditions d'un climat apaisé ne sont pour le moment pas atteintes.

Au-delà du calendrier électoral, plusieurs questions restent en suspens, et notamment celle de la restructuration de la Commission électorale, que l'opposition juge proche du parti au pouvoir.

Rfi

Au Sénégal, la polémique sur l'envoi des troupes en Arabie saoudite - 2 100 hommes envoyés à la frontière avec le Yémen - ne désenfle pas. Et, depuis l'annonce officielle à l'Assemblée nationale lundi, de nombreuses voix s'élèvent pour s’y opposer, y compris au sein de la coalition gouvernementale.

Dans la presse sénégalaise ou dans la société civile, nombreux sont ceux qui craignent les représailles. « Le terrorisme est déjà à nos portes au Mali ou au Nigeria, pourquoi envoyer des troupes jusqu'en Arabie saoudite ? », s'interroge Aboubacry Mbodji de la Rencontre africaine des droits de l'homme (Raddho).

Au sein de la coalition gouvernementale, certains députés estiment que la vie des soldats sénégalais ne doit pas être échangée contre des pétrodollars. Malgré les réticences, le PS, un des partis au pouvoir, soutient cette décision. « Les Etats n’ont pas forcément que des amis, explique Abdoulaye Wilane, son porte-parole. Les Etats ont d’abord et avant tout des intérêts. Mais dans ce qui nous lie à l’Arabie saoudite, c’est comme ce qui nous lie à un pays comme la France, nous ne mettons pas en avant les intérêts pécuniaires ou autres. Ce que nous mettons en avant, ce sont les valeurs et les principes que sous-tend notre action diplomatique et notre politique extérieure. Nous sommes dans un pays où 95% des Sénégalais accomplissent le cinquième pilier de l’islam en direction de La Mecque. Comment voulez-vous que le roi Salman nous saisisse et que nous ayons les moyens d’intervenir et que l’on n’intervienne pas ? »

De son côté, le Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti d'opposition, s'insurge et rappelle que les autres alliés de l'Arabie saoudite n'ont proposé qu'un soutien logistique.

 

Les piscines sont importantes comme lieux de loisirs mais aussi de sport et de soin. Il y a beaucoup de passages dans une piscine et ce qui est problématique c'est la qualité de l'eau. Mais pourquoi une eau saine devient polluée, malsaine, impropre malgré les consignes de sécurité et de vigilance des maîtres-nageurs et autres agents.
N'oublions pas que les principaux fautifs sont ceux qui vont à la piscine.
« Bien souvent, certains prennent leur douche hebdomadaire à la piscine, les pipis, les produits dont on s'enduit, les parfums, déodorants, maquillages mais aussi les restes de selles (crottes) ou résidus de l'anus. C'est pourquoi certains pensent surtout qu'il faut se laver les fesses après avoir fait ses besoins pour élimer tous les résidus. De plus en plus d'enfants sont atteints de certaines allergies à cause de la qualité des eaux de piscine, n'oublions pas que les maîtres-nageurs aussi font les frais de cette insalubrité. Soyons vigilants. Quand on a des maladies de peau, ou autres, il est obligatoire de passer avant d'entrer dans le bassin de se laver et profiter pour vous laver l'anus.» pape CISSOKO ichrono.info
Le savez-vous : il y a une relation directe entre la douche et les yeux rouges qui piquent en sortant de l'eau. Laquelle ? Enquête à la piscine de Longjumeau...
Une piscine, c'est de l'eau, de l'air et des baigneurs... Pour que la baignade reste un plaisir, il faut que l'eau soit traitée, que l'air soit renouvelé et que les baigneurs respectent une bonne hygiène sanitaire. Pour garder une eau propre, des produits désinfectants comme le chlore et l'ozone sont utilisés... mais au contact des salissures, le chlore peut devenir irritant pour les yeux, la peau ou les bronches.
T'as d'beaux yeux (rouges) tu sais !
« Pas besoin de me laver, je vais à la piscine ! ». Ce raisonnement risque de vous piquer les yeux !
Le corps est naturellement porteur d'impuretés. Les produits de désinfection de l'eau, en combattant les bactéries, se combinent avec la matière organique des baigneurs comme la sueur, les peaux mortes, les cheveux, la salive, l'urine, les sécrétions nasales, les liquides de la peau et du cuir chevelu... et forment des sous-produits nocifs en forte concentration, comme les trichloramines. C'est cette fameuse famille des chloramines qui donne cette odeur si particulière aux piscines et vous fait des yeux rouges !
Plus il y a de bactéries, de microbes et de peaux mortes, et plus le taux d'émanation augmente.
La production de chloramine est identique, que les bassins soient couverts ou découverts, mais dans le cas des piscines couvertes comme à Longjumeau, où l'atmosphère ne se renouvelle que lentement, malgré une ventilation en marche continuellement, elle a un impact bien plus important sur les nageurs, maîtres-nageurs et le personnel.
C'est donc pour se débarrasser de toutes les peaux mortes et autres secrétions accumulées dans la journée qu'une douche avec du savon est obligatoire avant d'accéder aux bassins. Il faut également penser à se démaquiller, et bien-sûr, à passer aux WC avant la douche. Dernière requête avant de faire plouf : on se rince les pieds dans le pédiluve, surtout en venant de l'extérieur !
Enfin, même s'il n'est pas obligatoire à Longjumeau, le port du bonnet de bain est fortement recommandé pour leur bien-être et celui de tous.
Sans pollution organique, l'odeur de chlore serait pratiquement absente et vos yeux indemnes. Il serait dommage de se priver de ce confort !
Une eau surveillée en permanence
La Ville œuvre en permanence pour vous permettre une baignade agréable et sereine. C'est grâce à une importante machinerie et au travail de deux techniciens que l'eau du petit et du grand bassin de la piscine de Longjumeau est maintenue quotidiennement à température idéale (28 degrés) et à Ph neutre (entre 7,2 et 7,4 pour favoriser l'action du chlore). Les contrôles sanitaires inopinés réalisés tous les mois par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), en atteste.
L'eau courante arrive à la piscine Chichignoud à une température moyenne de 15 degrés et un Ph de 7,8. Elle est traitée, filtrée puis chauffée avant de rejoindre les bassins. Les deux techniciens se relaient pour surveiller, tous les jours, à plusieurs reprises la qualité de l'eau, en réalisant des mesures tests. En fonction des résultats, ils modifient, ou pas, l'apport en produits de désinfection. Un registre à l'accueil relève la fréquentation quotidienne de la piscine. « On voit bien comme le taux de chloramines augmentent proportionnellement à la fréquentation, explique Romuald. Si tout le monde prenait correctement sa douche en utilisant du savon, ce taux baisserait sensiblement. »
L'eau est renouvelée en permanence, par aspiration (par les grilles de fond) et par débordement (par les goulottes). Les pollutions de fond sont principalement des sables, et celles de surface, l'huile solaire, les cheveux, les poils, la salive... le tout passe par un bac de rétention, puis est filtré, nettoyé et traité chaque semaine. « L'apport d'eau est aussi fonction de la fréquentation, il atteint quasiment 80 litres par personne, sans compter les 3 vidanges annuelles. Avec un peu plus de discipline, nous pourrions descendre à 50 litres. Quand le taux de chloramines est trop important, on est obligé de fermer le bassin. Ça arrive 2 à 3 fois par an. Le port systématique du bonnet pourrait empêcher ce genre de désagrément. »
www.longjumeau.fr/Sport/Equipements-sportifs

 Actualité de Pape CISSOKO Enseignement universitaire
Sujet du cours : Représentation de la violence à travers les cultures DU du 11/05/2015
Diplôme Universitaire (DU) « Santé, maladie, soins médiation et culture », en partenariat avec l'Université Paris-Descartes, co-dirigé par le Pr Silla Consoli et le Dr Rachid Bennegadi, et coordonné par Stéphanie Larchanché. Ce DU est ouvert à tous les professionnels travaillant auprès de personnes migrantes et réfugiées et souhaitant améliorer leur prise en charge en acquérant les bases théoriques et les outils pratiques pour travailler en situation transculturelle.

Actualité de pape Cissoko : 5 ème nuit de la philo à St –Louis du SENEGAL
Nuit de la Philosophie de l'Institut Français de Saint-Louis que nous organisons depuis 2010. La date retenue est le samedi 30 mai prochain de 21h jusqu'au petit matin...
Pour cette 5e Nuit de la Philosophie la thématique sera axée autour de la place et du rôle des media avec comme formulation: Les media : vecteur du pluralisme ou nouveaux instruments de pouvoir ?
Il s'agit de partir de ce sujet pour donner libre cours à l'esprit critique en favorisant la prise de parole d'un public majoritairement composé de lycéens et d'étudiants. Pour animer ce banquet philosophique : Diatou Cissé, Journaliste - Présidente du SYNPICS , Mamoudou Ibra Kane, Journaliste - Directeur GFM , Mor Faye , Directeur UFR CRAC - UGB, Rachid ID Yassine, Enseignant - chercheur - UGB
Nous aurons aussi des interventions par Skype notamment avec les professeurs René Villemure, Ethicien - Québec et Pape Bakary Cissoko, philosophe et formateur interculturel - Paris
Alpha Amadou Sy professeur de Philo et acteur culturel doublé d'un écrivain se chargera de modérer le débat.
Thierry DESSOLAS Directeur délégué
INSTITUT FRANÇAIS SÉNÉGAL – Site de Saint-Louis
Avenue Jean Mermoz – Nord tél : +221 33 938 26 26 port : + 221 77 569 03 19
Site internet : www.institutfrancais-senegal.com Facebook : INSTITUT FRANCAIS DE SAINT-LOUIS

Actualité de Pape CISSOKO en France/Paris –Cité internationale

Dans le cadre du Festival annuel "L'Afrique dans tous les sens" où l'invité sera le Sénégal , organisé par SAFOUL PRODUCTION depuis 2010, il est prévu, en dehors des multiples évènementiels différentiels et multi artistiques, un Débat / Table Ronde sur le thème :
"La Citoyenneté à l'épreuve de la Mondialisation : quel rôle pour la Société Civile ?"
De par vos compétences et votre expertise avérées, nous vous sollicitons pour faire partie du panel d'intervenants, le Samedi 6 Juin, de 15h à 18h, à la Cité Universitaire Internationale de Paris.
Les modérateurs seront Monsieur Lamine Sagna Professeur de Sociologie aux USA et en France, et le Dr Ndongo Mbaye Sociologue et journaliste , écrivain et poète.
Avec la participation de Pape Bakary CISSOKO, Philosophe, Conférencier et formateur interculturel
Dr Ndongo MBAYE

 

«L'Afrique est riche, ses enfants sont talentueux et on peut le voir à travers le monde, dans de grandes universités, dans de grandes institutions mondiales. Mais l'Afrique ne sait pas exploiter ou profiter de ses enfants, alors ce sont les autres qui en profitent directement mais le bénéfice est universel. C'est pourquoi ichrono.info recherche à travers le monde pour mettre en lumière ses enfants, ses intellectuels, chercheurs, inventeurs, banquiers, stratégistes, etc. Ils font la fierté du continent mais le continent doit créer des ministères de l'innovation et de la recherche pour recenser, accompagner ses dignes fils qui aimeraient tant que leur continent profite de leurs talents. Papa Amar SISSOKHO fait partie de ses enfants du Sénégal et de l'Afrique qui est spécialisé dans un domaine des mathématiques dont on parle beaucoup aujourd'hui (facebook, les réseaux sociaux, etc). Mais la théorie des graphes ou des réseaux a beaucoup plus de potentialités et notre compatriote en fin pédagogue nous explique en quoi consiste cette discipline très peu connue appelée les mathématiques discrètes. Ichrono.info remercie le Professeur Papa Amar SISSOKHO d'avoir pris du temps alors que les examens universitaires étaient en cours ». Pape CISSOKO ichrono.info


-Cher Professeur avant d'attaquer cette discipline peu connue dans les mathématiques, pouvez-vous nous dire rapidement votre parcours scolaire du Sénégal aux USA?


Apres le bac en 1992, j'ai passé une merveilleuse année au département de Mathématiques Appliquées et Informatique de l'UGB de Saint Louis (Sénégal). J'ai bénéficié par la suite d'une bourse du gouvernement Japonais pour faire un DUT en Electronique. Apres ce DUT, je suis allé continuer mes études aux Etats Unis ou j'ai obtenu un doctorat en mathématiques.
-Vous enseignez aux USA, vous êtes mathématicien et vous travaillez particulièrement sur un domaine peu connu du grand public mais que ce grand public utilise sans le savoir ; les graphes : Qu'est-ce que la théorie des graphes ?
Mon domaine de recherche est généralement au niveau des mathématiques discrètes. Cette branche des mathématiques s'intéresse aux notions (concrètes ou abstraites) que l'on peut distinguer ou séparer, contrairement aux notions dites continues. La théorie des graphes est une branche de recherche très populaire au sein des maths discrètes. Un graphe est composé d'objets et de relations entre ces objets. (On insiste sur le fait que chaque pair de ces objets est soit en relation ou pas en relation, mais pas les deux à la fois.)


-Quand on parle de la théorie des graphes on pense aux 7 ponts de Königsberg, au mathématicien Suisse Leonhard EULER, mais aussi on entend un langage particulier; les sommets, les arcs, les arêtes, les nœuds, les graphes, pouvez-vous nous dire un mot à ces sujets?


Le problème des 7 ponts de Königsberg (voir les détails sur Wikipédia) est en effet considère comme la genèse de la théorie des graphes. Euler aurait donc invente la théorie des graphes pour résoudre ce problème qui était hors de portée des méthodes de mathématiques disponibles à cette époque (18 ème siècle).
En guise d'exemple, on peut définir le «graphe-des-pays-voisins» dont les objets (appelés «sommets») sont les différents pays du monde une relation (appelée «arête») existe entre deux pays donnes s'ils ont une frontière terrestre en commun. On peut alors observer qu'avec quatre couleurs différentes a notre disposition, on peut colorier tous les pays du monde sur une carte de telle manière que si deux pays ont une frontière commune, les couleurs qui leurs sont assignées sont différentes. Cependant, la démonstration mathématique de cette observation nécessite à présent l'emploi d'un ordinateur pour résoudre certains cas particuliers. Dans d'autres domaines voisins (comme en informatique), on utilise aussi le terme «nœud» au lieu de «sommet». Finalement, le terme «arc» est utilisé à la place du terme «arête» quand on a un graphe dit «oriente» (dans ce cas, la relation entre deux sommets donnes a un ordre particulier). Il y a bien d'autres termes comme «arbre», «feuille», «parent», «descendant», etc. Cette terminologie est souvent motivée par les applications pratiques de la théorie des graphes.
-En travaillant sur ce sujet pour vous interroger, j'ai compris que la théorie mathématique des graphes était appelée la mathématique discrète, elle a des implications dans divers domaines: chimie, biologie, sciences sociales (réseaux/ transports), la gestion de projet, l'informatique et la physique quantique, ça fait beaucoup non? Les réseaux sociaux seraient une conséquence ou une résultante de la théorie mathématique des graphes.

Comme je l'ai dit tantôt, la théorie des graphes est une branche des mathématiques discrètes qui compte à son sein d'autres branches comme la combinatoire (qui est très utile en informatique). Il y a en effet énormément d'applications de la théorie des graphes dans tous les domaines que vous avez cites, et bien d'autres encore. Le fait que la théorie des graphes soit aussi bien adapte a toutes ces applications qui touchent à notre vie quotidienne n'est pas surprenant compte tenu de la définition d'un graphe. Encore une fois un graphe est plus ou moins comme un certain nombre de sommets (personnes, places, etc.) avec des arêtes (voisin territorial, ami, pont, etc.); et cette définition englobe plus ou moins tout qui se passe dans ce monde ou nous vivons. Par exemple, on peut modéliser le réseau Facebook avec un graphe dont les sommets sont les personnes qui ont une page Facebook et les arêtes sont les relations d'amis-sur-Facebook entres elles. Le graphe que l'on obtient à la suite de cette modélisation pourra donc être analyse avec les techniques et méthodes disponibles au sein de la théorie des graphes afin de trouver certaines structures ou particularités sur le réseau Facebook. De la même manière, l'outil de navigation (je parle de l'algorithme et non du GPS) qui permet de trouver le plus court chemin d'un point à un autre sur un réseau routier (et ce n'est pas la ligne droite dans ce cas!) est complètement base sur des techniques et principes venant de la théorie des graphes.


-Maintenant que je connais un peu plus la théorie des graphes qui permet de modéliser, de représenter la structure, on dira ici que le graphe est un raccourci de pensée qui modélise et formalise la diversité, est-ce que ce que je dis est vrai?


Ce que vous dites est vrai quand on se limite sur l'aspect applicatif de la théorie des graphes. Cependant, la théorie des graphes est un domaine de recherche des mathématiques et elle renferme des questions sur sa propre structure. Dans ce cas, ils y a d'autres branches des mathématiques (comme l'algèbre, l'analyse, et même les probabilités) qui jouent les rôles de modélisateurs pour donner des réponses à certaines de ces questions.
-En France le Pr Claude BERGE développe la théorie des graphes, le répétiteur en mathématiques de mon fils (Gabriel) vient de présenter un sujet sur les graphes parce qu'il y a un chapitre en seconde et c'est en cela qu'il est important de faire connaître ce domaine des mathématiques discrètes. Sachant que les réseaux sociaux et l'informatique utilisent les graphes pourquoi les enseignent-t-on si peu ?
Le professeur Berge a en effet beaucoup fait sur la théorie des graphes en France et sur le plan international avec en l'occurrence d'importants ouvrages sur le domaine. Malgré son importance, les mathématiques discrètes en général (et en particulier la théorie des graphes) n'occupent pas en ce moment une grande partie du programme universitaire (et encore moins scolaire) dans presque tous les pays du monde. Cela est en partie dut du fait que la plupart des gens qui enseignent les mathématiques et ceux qui établissent les programmes scolaires n'ont pas été (ou pas suffisamment) exposes aux mathématiques discrètes durant leurs formations. Je pense que cela est en train de changer petit à petit, et ce processus est accélère avec l'avènement des d'applications pratiques de cette branche des mathématiques qui est relativement jeune par rapport aux branches traditionnelles des mathématiques comme l'algèbre et l'analyse.


-Est-il vrai que la théorie des graphes permet d'économiser 1200 heures de calcul manuel, alors qu'avec l'informatique et ces gros appareils calculateurs, 3 h suffisent ?

La théorie des graphes peut en effet permettre d'économiser des heures de calcul sur beaucoup de problèmes (par exemple, trouver le plus court chemin d'un point à un autre sur un réseau routier), mais le nombre d'heures que l'on peut économiser dépend également d'autres facteurs comme le type de calcul à faire, la capacité de l'ordinateur utilisé, la qualité de la programmation, etc. Cependant, la plus importante contribution de la théorie des graphes à ce niveau est d'avoir donné des méthodes qui permettent de reconnaître à priori si certains calculs peuvent être achevés dans des durées acceptables (heures, jours, etc.) ou s'ils sont intraitables (même des siècles ne suffiraient pas) avec les méthodes actuelles. Cette partie de la théorie des graphes est fondamentalement liée à l'informatique.


-En tant qu'africain et sénégalais quels sont vos rapports avec ce continent ? Quel regard sur l'enseignement au Sénégal, est-on sur la bonne voie ?


Je n'ai pas assez fait à ce niveau. J'ai juste pu inviter un enseignant-chercheur du Sénégal qui avait passé une dizaine de jour pour faire des recherches au sein de mon département. J'espère pouvoir faire plus dans le futur. Je suis régulièrement l'actualité Africaine (en particulier celle du Sénégal) et je constate que l'intérêt qui est porte à l'enseignement est de plus en plus important. Dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche, les compétences sont présentes au sein du continent. Cependant le cadre de travail est toujours à déplorer. Pour le cas du Sénégal, l'enseignement est malheureusement en crise avec des grèves permanentes sur tous les niveaux. Le gouvernement doit faire plus d'efforts pour satisfaire une bonne fois pour toutes les revendications de base des enseignants et des étudiants afin que les choses puissent progresser normalement car l'enseignement est plus que jamais un secteur incontournable pour un développement durable qui a la capacité d'assurer une meilleure qualité de vie.


-La population sénégalaise est sur une mauvaise pente, que pouvez-vous dire sur les mentalités de nos compatriotes, pensez-vous avec le regard du voyageur mais surtout du scientifique rigoureux que le pays avance dans le bon sens ?


Le Sénégal est en train de faire face à beaucoup de problèmes sur presque tous les secteurs de la vie. La plupart des gens disent que la solution est de changer les mentalités. Malheureusement il n'est pas évident de trouver un plan d'action pour «changer les mentalités». Peut-être qu'il serait plus pragmatique de changer d'abord le système (même si on procède par étape) pour conditionner tout le monde à agir au-delà de l'intérêt personnel. Bien que cette question soit un peu philosophique, il nous faut des solutions pratiques qui sont applicables sur le terrain. Je pense donc qu'on a juste besoin d'un président qui a la volonté d'améliorer le système (comme l'ancien président Pedro Pires du Cap Vert). Avec un système adéquat, je suis confident que la majorité des sénégalais feront leur part du travail car ils y verront leurs intérêts personnels et collectifs.
Merci également à toi Pape. Je pense que je vais m'arrêter là pour cette fois.


Merci aussi à Mariama SISSOKHO SOW et Samba SOW (France) d'avoir permis cette rencontre.

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