Dans un contexte où obtenir un emploi n'est pas une chose facile, le commerce électronique a le vent en poupe et il n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Ce boom économique fait les affaires du marché de l'emploi sénégalais.
Depuis 2014, année considérée comme celle du décollage du commerce électronique, le secteur a largement contribué à révolutionner les comportements d'achats. De plus en plus de sénégalais ont recours à internet pour faire leurs achats ou accéder à des services, le doute n'est donc plus permis quant à l'essor du commerce électronique au pays de la « téranga ».
Le commerce électronique ne fait pas que des heureux côté internautes mais aussi chez de nombreux jeunes sénégalais en quête d'emploi, et qui trouvent dans le développement du e-commerce une opportunité de sortir du « cancan » de la recherche d'emploi. Pour exemple,en une année, les startups d'Africa Internet Holding (Kaymu, Jovago, Carmudi,, Hellofood, Jumia, Lamudi) ont à elles seules recruté plus de 100 jeunes sénégalais dans des secteurs divers (marketing, logistique, commerciale, communication, etc.). Il en est de même pour d'autres acteurs comme cdiscount, afromania, niokobok, komkom, qui se positionnent également comme les nouveaux pourvoyeurs d'emplois pour les jeunes avec environ une dizaine d'employés.
Le nombre important de recrutements dans le secteur du e-commerce est en phase avec l'augmentation du nombre de sites marchands actifs dont près d'une trentaine sont aujourd'hui référencés au Sénégal. Une tendance qui devrait se poursuivre. « Notre ambition est d'offrir aux jeunes sénégalais une nouvelle expérience autre que celle à laquelle ils sont habitués. Chaque semaine nous recrutons de nouveaux profils, mais bien évidemment comme nous sommes dans un environnement très exigeant nous misons sur les talents. Nous appelons d'ailleurs les jeunes à nous contacter dans ce sens » explique Xavier Starkloff, Directeur Afrique de l'ouest de jovago.com.
Même si les données ne sont pas encore disponibles sur le nombre d'emplois générés par le secteur, tout laisse croire à la vitesse où vont les choses, que le commerce électronique pourrait très vite devenir l'une des forces économiques du Sénégal.
Ismael Cabral Kambell Resp PR & Communication
Jovago Afrique de l'Ouest Tel: +221 77 416 75 74 Skype: Is-kambell

 

Bien que l'Afrique centrale soit le parent pauvre du tourisme africain, il n'en demeure pas moins que cette partie du continent présente un potentiel énorme et pourrait constituer l'avenir du tourisme en Afrique. Selon Xavier Starkloff (directeur Afrique de l'ouest et du centre de jovago.com, site de réservation d'hôtels en ligne), « l'Afrique possède un potentiel touristique énorme mais qui demeure sous-exploité ».
Seul pays de l'Afrique Centrale présent dans le classement Bloom Consulting des destinations africaines, le Cameroun (25e sur 25 pays) possède une richesse touristique et culturelle qui pourrait faire rêver plus d'un touriste... Son architecture teintée d'un paysage rurale parcellé de haies vives témoigne la rationalité de la gestion de l'espace fondé sur la conservation de ses richesses naturelles. Des paysages magnifiques qui vont du sud-ouest au nord-ouest formés de quelques massifs isolés (entres autres le mont Cameroun haut de 4100 mètres) mettent en avant une formidable végétation, constituée de savanes arborées et forêts denses, idéales pour les amoureux du Safari.
La grande richesse artisanale du pays se trouve dans une panoplie impressionnante d'objets d'arts: masques, statuettes en bois et en cuivre, des objets perlés, des pagnes traditionnels...
Sao tomé et principe. Situé à environ 300 km au large de la côte atlantique dans le golfe de Guinée, face au Gabon et à la Guinée équatoriale, ce pays très peu connu des touristes, possède les plus beaux paysages et les plus belles plages d'Afrique centrale. Un coin paisible qui pourrait avec un peu plus de promotion devenir un paradis pour des vacances de rêve, et se hisser au top mondial. Le pays qui connait une forte stabilité sociale et politique, est considéré comme l'une des plus grandes démocraties en Afrique, ce qui en fait une destination sûre pour les visiteurs.
Le Gabon, est sans aucun doute l'un des pays de l'Afrique centrale qui possède tous les « ingrédients » pour développer son tourisme. Malgré son évident potentiel, le tourisme au Gabon peine à se développer en raison de difficultés d'accès aux sites touristiques, des prix élevés des billets d'avion, de la qualité d'accueil très moyenne en raison d'un déficit en formation et du manque d'infrastructures hôtelières. Pourtant tout le décor est planté, le pays dispose de nombreux atouts touristiques. Le Gabon possède une faune et une flore parmi les plus diversifiées au monde. On y trouve de nombreuses espèces animales parmi lesquelles l'emblématiques perroquet gris, les éléphants, les buffles ou encore le gorille dos argenté, les tortus luths, les antilopes... Les végétaux présents au Gabon sont multiples également. On dénombre plus de 8 000 espèces différentes. La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs: le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo)...
Le Congo. Plutôt moribond au début des années 2000, le tourisme reprend des couleurs au Congo Brazzaville. Le pays s'est engagé à développer un tourisme responsable et durable afin de relancer cette filière. Toutefois, malgré une volonté des autorités, l'énorme potentiel touristique du pays reste sous-exploité. La République du Congo avec ses vestiges historiques, ses villages pittoresques, ses paysages variés, ses plages féeriques, ses traditions ancestrales et religieuses, ses parcs nationaux et réserves de chasse, est un pays agréable à visiter. Des savanes de la plaine du Niari aux forêts inondées du Nord, de l'immense fleuve Congo aux montagnes escarpées et forestières du Mayombe, la République du Congo possède une grande variété de paysages naturels, plus sauvages les uns que les autres. Depuis très longtemps, le Congo possède un art typiquement traditionnel. La sculpture se fait sur bois, argile, sur les défenses d'éléphants. La peinture occupe une place prépondérante. Autant d'arguments qui, avec plus de la volonté, pourraient hisser le pays au rang des destinations africaines.
Enfin, la Guinée-Equatoriale, forte de la réussite de l'organisation de la coupe d'Afrique de football, jouit aujourd'hui de plus en plus de visibilité. Mis à profit, cela pourrait constituer un atout considérable pour le développement du tourisme. Le pays bénéficie également depuis quelques années d'infrastructures considérables (hôtels, routes, hôpitaux...). Comme ses voisins de l'Afrique centrale, la Guinée Equatoriale bénéficie d'un climat équatorial chaud et humide. La saison sèche est la période idéale pour se rendre dans ce pays. Le charme hispanique des villes et la beauté du paysage sont des caractéristiques évidentes de la Guinée Equatoriale. Le pays offre une multitude de sites bien adaptés pour la pratique de diverses activités touristiques. Les belles plages bordées de sable blanc de Bata ou de l'île de Corisco sont des lieux de prédilection pour la baignade. Pour les amoureux des sports d'aventures tels que le rafting ou l'escalade, les collines volcaniques et le pont Cope situés sur l'île de Bioko sont des cadres enchanteurs. Cependant les restitutions de liberté sont un frein à la promotion de la destination.
Cordialement Ismael Cabral Kambell Resp PR & Communication
Jovago Afrique de l'Ouest Tel: +221 77 416 75 74 Skype: Is-kambell

Macky Sall n'est certes pas un socialiste ou un fils spirituel d'Abdou Diouf. Mais le natif de Fatick a beaucoup d'égard pour l'ancien président du Sénégal. Quand il s'agit d'honorer ou de faire plaisir à Abdou Diouf, Macky Sall met les petits plats dans les grands.La nomination de Ousmane Paye, conseiller spécial et proche collaborateur de Diouf à l'Organisation Internationale de la Francophonie, est une nouvelle marque d'estime du locataire du Palais de l'Avenue Roume à son prédécesseur pour qui rien n'est décidément trop beau. Avant le sommet de l'OIF, le marché portant sur le contrôle de la charge à l’essieu a été confié, sans le moindre appel d’offres, à Pédro Diouf, fils de l’ancien Président de la République et Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Abdou Diouf.
En marge de ce sommet de l'OIF, le centre de Diamniadio a été baptisé Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD). Tant d'honneurs pour celui qui doit vraiment se sentir honoré par la nouvelle planque en or trouvé à un de ses hommes de confiance, ami de longue date.

vendredi, 10 avril 2015 08:27

Coupe de France: Paris rejoint Auxerre en finale

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Le PSG a dominé Saint-Étienne en demi-finale de la Coupe de France mercredi 8 avril au Parc des Princes grâce notamment à un triplé de Zlatan Ibrahimovic (4-1). Il affrontera le 30 mai l’AJ Auxerre, club de Ligue 2, qui a éliminé la veille le tenant du titre l’EA Guingamp.

Alors, c’est qui le patron ? Voici certainement les mots qui ont dû trotter dans la tête de Zlatan Ibrahimovic mercredi soir, lui qui a été si critiqué ces dernières semaines, et qui risque, jeudi 9 avril, une longue suspension de la part la commission de discipline de la Ligue après ses propos à l’encontre du corps arbitral suite à la défaite du PSG à Bordeaux mi-mars.

Victime préférée du Suédois, Stéphane Ruffier a encore passé une mauvaise soirée. Après trois buts encaissés en Ligue 1 (défaite 5-0) lors de la 4e journée et un autre en quart de finale de la Coupe de la Ligue (0-1), le portier international s’est à nouveau incliné à trois reprises face à Zlatan Ibrahimovic qui a, en premier lieu, transformé un penalty provoqué par Lavezzi (21e) pour marquer son centième but avec le PSG.

Malgré l’égalisation d’Hamouma (25e), les Parisiens n’ont pas flanché. Lavezzi, si maladroit en championnat, place merveilleusement sa tête piquée pour redonner l’avantage aux siens. Mais que dire, ensuite, du bijou d’Ibrahimovic ? Sur une ouverture de Matuidi, l’attaquant de 33 ans s’offre un grand pont dans un trou de souris sur Stéphane Ruffier avant de conclure, le sourire aux lèvres (81e). Pas encore rassasié, il se permet même un nouveau triplé, le troisième de la saison, avec un tir croisé dans les arrêts de jeu. Sur le déclin Zlatan ? Ce n’est pas le gardien stéphanois qui osera répondre par l’affirmative.

L'exploit d'Auxerre, dix ans après

Dix ans que les supporteurs auxerrois attendaient cela. Dix longues années durant lesquelles ils ont connu tant de hauts et de bas. Mais grâce à la victoire de Sébastien Puygrenier et des siens, les Bourguignons vont retrouver le Stade de France, une décennie après la quatrième Coupe de France de leur histoire décrochée face à Sedan, alors pensionnaire de Ligue 2.

Le Petit Poucet, cette fois-ci, changera de camp. Sevré de matchs de haut-niveau depuis la descente de l’AJA et les remous internes qui ont précipité le club centenaire en deuxième division au printemps 2012, le public de l’Abbé-Deschamps a pu à nouveau rugir de plaisir mardi soir, quatre ans après avoir accueilli aux bords de l’Yonne le Real Madrid, l’Ajax Amsterdam et le Milan AC lors de la dernière participation d’Auxerre à la Ligue des Champions. Une autre époque.

Après avoir lutté jusqu’à la dernière journée la saison passée pour assurer son maintien au deuxième échelon national, l’AJA retrouve donc les sommets grâce à son succès, à domicile, face au tenant du titre, l’En Avant Guingamp. Héroïques et réduits à dix après l’expulsion de Jamel Aït Ben Idir à la 73e, les joueurs de Jean-Luc Vannuchi, 8e de Ligue 2, ont défendu chèrement leur court avantage acquis dès la 15e par Frédéric Sammaritano. Avant de fêter cette qualification avec leurs supporteurs qui n’ont pas hésité à envahir la pelouse à la fin de la rencontre et qui ont déjà coché ce rendez-vous qui les attend le 30 mai face au voisin parisien, pour un remake de l'édition 2003 remportée par les Bourguignons...

Invitée du journal de 20h de TF1 jeudi 9 avril, la présidente du Front national Marine Le Pen a annoncé sa décision d'engager une procédure disciplinaire contre son père Jean-Marie Le Pen, et l'a invité à se retirer de la vie politique. Une querelle déclenchée par les propos du fondateur du FN dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol. Jean-Marie Le Pen a répondu à sa fille, ce vendredi matin sur RTL.

Article mis à jour avec les réactions de MM. Valls, Le Pen et Aliot

« Si on avait pu se passer de cette crise, on l'aurait fait avec plaisir », avoue Marine Le Pen sur la chaîne française TF1. Elle parle également de son « chagrin de fille » face aux « dérives inacceptables » de son père, avant de réendosser très vite son rôle de patronne du Front national : « Nous sommes des responsables politiques avant tout », lâche-t-elle avant d'annoncer que son père sera prochainement convoqué dans le cadre d'une « procédure disciplinaire » devant le bureau exécutif du parti, mais sans pour autant préciser quelle sanction pourrait être envisagée.

Seule certitude, Marine Le Pen réaffirme son opposition à la candidature de son père comme tête de liste pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). « Il n'est plus la meilleure locomotive pour ce scrutin », tranche-t-elle, avant de plaider en faveur de son retrait pur et simple de la vie politique : « Jean-Marie Le Pen devrait faire preuve de sagesse, tirer les conséquences du trouble qu'il a créé et arrêter ses responsabilités politiques », affirme-t-elle. Un message sans concession de la fille à son père, une porte de sortie également, peut-être, pour éviter le traumatisme que représenterait une exclusion du parti.

Pour Jean-Marie Le Pen, sa fille « se suicide »

La réponse ne s'est pas fait attendre. Dès le lendemain, ce vendredi matin, le président d'honneur du FN, fondateur du mouvement en 1972, s'est exprimé sur la crise suscitée par ses propos dans Rivarol, lors d'un entretien accordé à la chaine de radio RTL. Jean-Marie Le Pen, 86 ans, s'est dit « pantois » et a assuré qu'il irait devant les instances de son parti pour « se défendre » et « probablement attaquer ». Loin de se retirer, il a accusé sa progéniture, « Madame Le Pen », de « dynamiter sa propre formation ». Avec la prise de distances qu'elle a engagée avec lui, la présidente du Front national « prend le risque » de « se soumettre au système », tacle M. Le Pen.

 
Marine et Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2013 lors de la traditionnelle fête de Jeanne d'Arc, à Paris.REUTERS/Charles Platiau/Files

« Elle avait la chance d'avoir une unité et des résultats conquérants, et c'est elle-même qui crée une difficulté majeure avec le président d'honneur, fondateur de son parti, qui de surcroît est son père, sous des prétextes extrêmement légers, qui ne justifient pas l'action qu'elle prétend mener », estime le patriarche. « Je me demande si ce n'est pas une manœuvre délibérée pour essayer de se concilier je ne sais quelle sympathie ou indulgence de la part du système et qui dirait (...) " Il faut que vous soyez autre chose. "Quand elle sera autre chose, elle ne sera plus rien », ajoute-t-il.

Jean-Marie Le Pen se qualifie d'élément « fondamental » pour le FN. Selon lui, avec cette brouille familiale, Marine Le Pen « se suicide ». Le « menhir » entend défendre sa candidature pour représenter le Front national aux élections régionales de PACA le 17 avril devant le bureau politique du parti, bien qu'il le fasse « sans trop d'illusion ». Et de prendre acte que sur cette affaire, sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la présidente du parti, ne le soutient pas. Jean-Marie Le Pen parle ainsi d'un « assaut généralisé ».

 

 
Jean-Marie Le Pen et Louis Aliot, le 1er mai 2014 à Paris.AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

Crise familiale au FN : le gendre s'en mêle

Après l'entretien de Jean-Marie Le Pen sur RTL, ce fut au tour de Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, de s'exprimer sur une chaine concurrente, RMC. Renvoyant l'accusation « pro-système » à son auteur, qualifié d' « allié objectif du système » qui « nuit » au FN, il a néanmoins plaidé contre une exclusion de Jean-Marie Le Pen du mouvement qu'il avait fondé. « Je ne suis pas favorable à une exclusion », a-t-il dit. « Je tiens compte du travail effectué, de tout ce qu'il a apporté au Front national (...) La vie de Jean-Marie Le Pen s'est faite au service de son pays. »

Ce qui ne l'empêche pas de se démarquer clairement de lui : « Les excès en politique servent les gens en place, c'est exactement ce qu'il fait », dénonce l'eurodéputé à l'encontre de son beau-père. Selon lui, Jean-Marie Le Pen, dont il fut le directeur de cabinet, « est un anarchiste, il se fout de tout, il n'a aucune limite. Je ne vais pas dire " ni Dieu ni maître ", parce que je pense qu'il croit en Dieu, mais il n'a pas de maître. »

• Valls ne souhaite pas trop s'en mêler

En déplacement au Maroc, Manuel Valls a été interrogé sur la crise que traverse le Front national, alors qu'il avait lui-même été attaqué par Jean-Marie Le Pen dans son interview donnée à Rivarol, en raison de sa nationalité de naissance (espagnol). « Je ne veux pas en parler, parce que tout cela est en train de faire l’affaire de Madame Le Pen », a réagi le Premier ministre, qui fait valoir qu’il a d’autres chats à fouetter, et surtout la lutte conjointe contre le terrorisme islamiste, au cœur de ses discussions avec les autorités marocaines.

Manuel Valls se méfie d’une polémique qui, au final, pourrait selon lui profiter à l’opération de « dédiabolisation » engagée par le FN de Mme Le Pen. Et de poser une question : « Est-ce que le FN est moins populiste, moins anti-européen, moins anti-islam, moins homophobe ? » « Je ne participerai pas à une réhabilitation du Front national. Le combat contre l’extrême droite continue et passe par les valeurs », explique le chef du gouvernement.

Rfi

Les communiqués de chef suprême d'al-Qaïda au Maghreb islamique sont rares. Le dernier remontait à décembre 2012. Jeudi 9 avril, Abdelmalek Droukdel a diffusé un message audio sur internet. Dans ce message, ni l'Algérie, où il est caché depuis plus de dix ans, ni le Sahel ne sont mentionnés. L'émir d'Aqmi se félicite des dernières victoires d'al-Qaïda en Syrie.

Toujours caché dans les montagnes kabyles, Abdelmalek Droukdel sort d'un silence de plus de deux ans pour parler de Syrie. Dans son message audio diffusé sur Twitter, l'émir numéro un d'Aqmi félicite pour leurs récentes victoires Abou Mohamed al-Joulani, le chef du Front al-Nosra, et la toute nouvelle coalition de rebelles syriens baptisée Jaysh al-Fath, dont la branche syrienne d'al-Qaïda fait partie. Le 28 mars dernier, après moins d'une semaine de combats, cette coalition prenait à l'armée de Bachar el-Assad la ville syrienne d'Idlib, une capitale provinciale. Droukdel salue cette victoire, résultat d'une union enfin trouvée entre des brigades qui se sont parfois combattues dans le passé.

Ni l'Algérie, ni le Sahel, ni le groupe Etat islamique concurrent d'al-Qaïda ne sont cités. Mais le message du chef d'Aqmi semble destiné aux groupes jihadistes actifs dans sa région : l'été dernier, une cinquantaine de ses combattants ont fait défection pour lancer la branche algérienne de l’organisation EI, responsable de l'assassinat du Français Hervé Gourdel.

En Libye, le groupe Etat islamique est de plus en plus actif et plus au sud du Sahel, le groupe al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar échappe à son leadership alors qu'Aqmi sort très affaibli des assauts de l'armée française. Abedelmalek Droukdel incite donc les jihadistes maghrébins et sahéliens à prendre exemple sur les rebelles syriens d'Idlib et à s'unir sous la bannière d'al-Qaïda.

En Ouganda, plusieurs suspects ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat le 30 mars dernier à Kampala de Joan Kagezi, la procureure chargée du dossier des attentats islamistes de 2010. L'un des suspects est un ancien détenu de la prison américaine de Guantanamo.

Les Etats-Unis ont participé à l'interpellation de plusieurs des suspects : l'un est un ancien détenu de Guantanamo. La porte-parole du département d'Etat, Marie Harf, a confirmé que « des membres du gouvernement américain ont apporté leur soutien à une opération de l'Ouganda qui a permis d'appréhender plusieurs individus soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de la procureure ». Elle a également précisé que l'ancien détenu de la prison de Guantanamo « avait été libéré en 2006 ».

Il s'agit de Jamal Kiyemba, ancien résident du Royaume-Uni de nationalité ougandaise, arrêté au Pakistan en 2002 pour lien supposé avec al-Qaïda, puis transféré à la prison de Guantanamo. Il avait été libéré en 2006 sans être inculpé. Il avait alors été envoyé en Ouganda.

Au moins six personnes ont été arrêtées ces derniers jours, selon les autorités ougandaises : deux femmes et quatre hommes. Fin mars, la police ougandaise indiquait n'avoir encore arrêté aucun suspect et ne privilégier aucune piste dans l'assassinat de Joan Kagezi, directrice adjointe du ministère public ougandais. Elle avait été tuée par des hommes armés à moto le 30 mars dernier dans le quartier de Kiwatule dans la banlieue de Kampala alors qu'elle faisait des courses.

Numéro deux du parquet, elle dirigeait les poursuites dans de nombreuses affaires criminelles d'importance, dont le dossier du double attentat du 11 juillet 2010 à Kampala qui avait fait 76 morts. Une attaque revendiquée par les shebabs somaliens.
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Le procès lié à cet attentat avait commencé le 17 mars dernier à Kampala et impliquait treize accusés : sept Kényans, cinq Ougandais et un Tanzanien poursuivis pour de nombreux chefs d'inculpation, dont ceux de terrorisme et de meurtres. Il devait reprendre le 31 mars, mais après le meurtre de la procureure, il a été reporté sine die.

L’essentiel des charges qui devaient lui revenir, en particulier les dossiers stratégiques de la 4G et de la transition de l’analogie au numérique, lui ont été arrachés. Quant à la régulation, elle semble avoir disparu devant la volonté de la Sonatel. D’où la question de savoir à quoi sert encore l’Artp.

L’annonce hier, par les médias, d’une augmentation des tarifs des appels entrants par les opérateurs de téléphone, en a ajouté à la pression sur l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Avérée ou pas, cette nouvelle est venue mettre une pression supplémentaire sur l’Artp, dont plusieurs personnes aussi bien à l’intérieur de l’agence qu’en dehors, commencent à se demander si, sous le magistère de son Dg Abdou Karim Sall, elle ne ressemble pas de plus en plus à un bateau ivre.

En effet, avant cette annonce de hausse des tarifs, qu’elle n’a pas été en mesure, dans la journée d’hier, de confirmer ou d’infirmer la réalité, l’Artp était déjà secouée par le désaveu qu’elle a essuyé dans le cadre de la gestion de la licence 4G, qui lui a été retirée pour ne pas avoir su, pendant plus d’un an, faire aux autorités politiques des propositions réalistes de cession. Cette incapacité à soumettre à l’Etat une proposition de prix pour cette licence, avait d’abord conduit les autorités à prolonger gratuitement les périodes d’essai de la 4G, avant qu’elles ne se résolvent à en suspendre l’utilisation à la fin de mars.
Mais à côté de cela, l’Artp se retrouve petit à petit mise à l’écart de certains dossiers qui, théoriquement, relevaient pleinement de ses compétences, mais dont semble s’être désintéressé son nouveau directeur. Il y a le cas de la transition de l’analogique vers le numérique. L’Artp a été dépossédée de tout pouvoir et de toute autorité dans ce dossier, qui a été confié au Comité national de pilotage de la transition de l’analogique vers le numérique (Contan), dirigé par le patron de presse Babacar Touré.

La portabilité promise pour mars 2015
Outre cela, il y a le dossier de la portabilité du téléphone. Ce dossier de la portabilité, mécanisme qui permet à tout usager de téléphone, de changer d’opérateur de téléphone sans pour autant changer de numéro, aurait, selon les déclarations des dirigeants même de l’Artp, bien avancé. Lors de sa cérémonie de départ, l’ancien Dg de l’Artp, M. Abou Lô, avait assuré en juin 2014, que le processus devant conduire au choix du prestataire devant gérer la plateforme unique était très avancé, et devait aboutir à l’entrée en vigueur de la portabilité au mois d’octobre. Quelques temps après, le nouveau Dg Abdou Karim Sall assurait lui que c’est en juillet seulement que le processus de mise en place de la portabilité avait été lancé, et qu’au premier trimestre 2015, celle-ci deviendrait effective. Depuis, toujours rien.
Interpellé sur la question, le service de communication de l’Artp, a affirmé que le dossier de la portabilité était «bien avancé» et que l’Autorité attendait l’avis de la Dcmp pour décider de l’identité du prestataire indépendant.

Ce que Sonatel veut
Quoi qu’il en soit, de manière générale, l’atmosphère ces jours-ci, au sein de l’Artp, n’est pas à l’euphorie. Nombre d’agents se plaignent d’une gestion qui semble plus mue par des intérêts politiciens ou corporatistes, que de ceux de la Nation. Même les hauts cadres ont le sentiment de ne plus être consultés quand il s’agit pour le Directeur de prendre des décisions concernant l’orientation politique de la boîte. D’autres, sans doute pour rappeler que M. Abdou Karim Sall est un ancien de la Sonatel, ont le sentiment que l’immobilisme actuel dans beaucoup de dossiers, est dû au fait que le Dg ne veut pas aller à l’encontre des desiderata de la Sonatel. Ils rappellent ainsi que Orange n’a jamais caché son hostilité à la portabilité, ainsi d’ailleurs qu’au contrôle du flux des appels. Et sur tous ces points, comme quand Orange s’était permis de bloquer viber et whatsapp, l’Artp a fait le dos rond au lieu de sanctionner.
Comme pour montrer encore qu’il ne tient quasiment pas compte des avis de ses cadres, M. Abdou Karim Sall a pris d’un seul coup, une quarantaine de stagiaires, dont on dit qu’ils proviennent tous de sa base politique. Personne parmi les agents ne sait à quoi ils sont destinés, mais tout le monde sait qu’ils sont payés par l’agence…
La direction de l’Artp nous avait promis hier de réagir aux interrogations du journal. Jusqu’à l’heure du bouclage, personne dans l’agence n’avait plus contacté Le Quotidien.

lequotidien.sn

L'ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, est sorti de son mutisme pour s'exprimer clairement sur les raisons de son départ du Parti démocratique sénégalais (Pds). La seule et unique raison en serait la " mascarade " électorale qui a désigné Karim Wade, le fils de l'ancien président de la République et secrétaire national du Pds, Abdoulaye Wade, comme candidat du parti à la présidentielle de 2017. Dans l'émission Faram Facce de Pape Ngagne Ndiaye sur la Tfm, Souleymane Ndéné Ndiaye, sans gants, comme à son habitude, est revenu sur les véritables raisons de son départ du Parti démocratique sénégalais (opposition). Il a dénoncé l'inélégance et le système de pensée unique dont a fait preuve le pape du Sopi, l'ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, dont il fut le dernier Premier ministre, dans " l'élection " de Karim Wade comme candidat du parti pour la présidentielle de 2017. Et à propos d'élection, Souleymane Ndéné Ndiaye parle plutôt de " mascarade ". L'ancien Pm juge que la désignation même des membres de la Commission d'investiture par Abdoulaye Wade lui-même, dans le secret de son cabinet et sans consulter l'avis de quiconque, augurait d'un parti pris évident. Son président, Sada Ndiaye, a toujours clamé son allégeance à Karim Wade, de même que Woré Sarr et d'autres membres de ladite commission. Il était donc attendu que le fils de l'ancien président de la République soit désigné candidat du Pds, sans coup férir. Mieux, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui n'a pas présenté sa candidature, en connaissance de cause, tenait de certains " candidats " qu'ils avaient été sommés de se présenter pour donner un semblant de de démocratie à cette " mascarade " électorale. L'un d'eux a été d'ailleurs sommé par le même Abdoulaye Wade de retirer sa candidature au profit de son fils. Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a toujours refusé de s'aligner " derrière ce gosse ", pour reprendre ses propres termes, a donc claqué la porte du Pds après cette parodie d'élection et s'est porté candidat à la présidentielle de 2017.

Leral

Au Burkina, les arrestations se poursuivent dans les rangs du CDP, l'ancien parti au pouvoir, mais aussi parmi les proches de Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré. Trois de ses proches étaient encore en garde à vue, mercredi. Trois anciens ministres de Blaise Compaoré sont toujours aux arrêts également depuis lundi. Un ancien Premier ministre a aussi été interpellé pendant plusieurs heures hier avant d'être relâché.

La plupart des personnes interpellées depuis lundi sont toujours en garde à vue. C'est le cas de l'ancien maire de Ouagadougou, mais aussi de trois anciens ministres de Blaise Compaoré, Salif Kaboré, Jean Bertin Ouédraogo et Jérôme Bougouma. L'avocat de ce dernier a tenté de le voir hier, mercredi, en vain. D'après ses informations, ordre a été donné qu'il ne reçoive aucune visite.

Maître Salambere s'interroge toujours sur la démarche qui anime les autorités : « Apparemment, ce ne sont pas des poursuites qui proviennent du parquet normal, et donc nous ne comprenons pas, étant dans un Etat de droit, comment le parquet peut être en marge d’une telle procédure et comment les droits de la défense peuvent être violés. Sommes-nous dans un état de droit ? »

Ces interpellations sont politiques, assure-t-on du coté du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti de Blaise Compaoré, même si officiellement la majorité des personnes gardées à vue le sont pour des malversations présumées ou pour activité politique illégale. Mercredi, la police judiciaire a entendu pendant plus de deux heures l'ancien président du Conseil économique et social et ancien Premier ministre Ernest Paramanga Yonli. Mais il a finalement été relâché après avoir été auditionné.

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