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"95% des Français sont nés d'un parent étranger et remettre en cause le droit du sol serait d'une aberration historique et morale" a rappelé ce matin l'historien, politologue français Patrick WEIL, directeur de recherche au CNRS.
Ceci en réponse à Nicolas Sarkozy, ancien Pdt de la République et immigré hongrois naturalisé qui souhaiterait une remise en cause de ce droit fondamental pour l'acquisition de la nationalité française dans une course effréné à y perdre son âme derrière le FN de Marine Le Pen.
Ce migrant et Pdt du parti "Les Républicains" se permets même d'ironiser et de comparer lors d'un meeting l'afflux de migrants à une canalisation percée, et Bruxelles à un plombier qui proposerait de répartir l'eau déversée au lieu de réparer la fuite.


Je lui recommande la lecture d'un ouvrage de ce même Patrick WEIL "Qu'est-ce qu'un Français ?: histoire de la nationalité française depuis la Révolution" (éditions Grasset, avril 2002).
Pour rappel, ce n'est qu'en 1803 , et contre l'avis de Napoléon, en rupture avec le droit du sol qui dominait sous l'Ancien Régime et durant la Révolution, que le Code civil fait prévaloir le principe de droit du sang.
"Le droit du sol, c'est la France", avait déclaré Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012. Trois ans plus tard, il a changé d'avis.
"Faut-il remettre en cause le droit du sol ?
Pour concurrencer le parti lepéniste, il est donc prêt à remettre en question l'un des fondements de la nationalité française. Il a même pris soin de nommer un groupe de travail pour plancher sur le sujet.
C'est quoi le droit du sol ?
La règle est très simple : la nationalité est accordée à une personne qui naît sur un territoire particulier.
En France, "est française toute personne née sur le territoire dont un parent est également né en France".
Mais la loi Pasqua a changé la donne en 1993 : "Un enfant qui est né en France et qui y a vécu au moins cinq ans de suite peut devenir français à sa majorité et à sa demande".
Et le droit du sang ?
"Les enfants récupèrent la nationalité de leurs parents, quel que soit le pays où ils naissent".
Dans de très nombreux pays comme l'Allemagne, le Japon, la Suisse, cette règle régit la nationalité et s'applique aussi en France.
"Un enfant né de parents français possède, sans avoir à naître sur le sol français, la nationalité française".


Le droit du sol et le droit du sang coexistent donc en France.
Qui est concerné par le droit du sol en France ?


Quand on étudie les chiffres des acquisitions de la nationalité française, le droit du sol n'est pas en tête des demandes.
Selon l'Insee, ce sont bien les naturalisations qui trustent la première place avec 49.757 en 2013.
Les enfants nés en France de parents étrangers qui ont effectué une déclaration anticipée pour obtenir la nationalité française étaient 24.145 en 2013.
Est-ce donc crédible de remettre en cause le droit du sol ?
Non et c'était la positon pleine de bon sens du candidat Sarkozy en 2012 qui disait ceci : "Avec le droit du sang, on a un toujours un sang qui n'est pas suffisamment pur".
Le chanteur sénégalais Youssou N'DOUR a clamé lors d'un concert pour la fête de la musique à Evry dimanche dernier "qu'on peut être Noir et Français sans problèmes".
Pour MALEK, un autre chanteur, "l'addition des contraires est une richesse".
Pour moi, "la France est plus belle en multicolore". Tout naturellement et tout simplement.


La terre est un patrimoine commun où les Migrants en quête de bonheur, de liberté ont toute leur place. La mer, le désert, l'érection de murs et de barbelés n'y pourront rien.
Après la remise en cause du droit du sol, ce sera bientôt celle du droit d'asile dans le sens d'une restriction.
Décidément il est difficile de nos jours d'être Immigré, Noir et/ou Musulman, en Europe et en Amérique du Nord.
Paix à l'âme des neuf morts de l'Eglise de Charleston aux États-Unis, victimes innocentes de Dylann Storm Roof âgé de 21 ans, ardent partisan de la suprématie de la race blanche et nostalgique de l'Apartheid et de la traite des Nègres.


Nabbie Ibrahim Baby Soumah Juriste et anthropologue Guinéen Lecture proposée par MMe  Mariama DIALLO du Val de Marne 

 

Regardez bien ces images, les traitements sont différents qu'on soit blanc ou noir : c'est un constat et ce n'est pas juste. Quand l'Amérique va se réveiller pour plus de justice; moins d'armes à feu. Un grand pays qui bafoue les droits des citoyens au nom de la Liberté ... Pape 

Les paroissiens ont pu assister au service religieux ce dimanche, durant lequel le révérend a dénoncé le «diable» Dylann Roof, assassin présumé de neuf personnes.

Larmes, chants et dénonciation du «diable» : l'église de Charleston, en Caroline du Sud, a accueilli dimanche ses paroissiens pour un premier service religieux depuis le massacre mercredi dans cette ville des Etats-Unis de neuf Noirs abattus par un jeune suprématiste blanc.

Charleston : la justice évoque un «acte de terrorisme intérieur»
Pourquoi la tuerie de Charleston peut être qualifiée de «terrorisme» Par Adrien Franque
Charleston : «Le drapeau confédéré est un drapeau raciste» Par Laurence Defranoux

Cette tuerie raciste, l'une des pires de l'histoire récente des Etats-Unis, a choqué une partie de l'Amérique et relancé les controverses tant sur les tensions raciales latentes que sur la législation des armes à feu ou encore sur la place du drapeau confédéré du Sud historique.
Plusieurs centaines de personnes, blanches et noires, occupaient dès 9h30 les bancs de l'Emanuel African Methodist Episcopal Church, la plus vieille église de la communauté noire de Charleston, lieu emblématique pour les droits civiques, et théâtre du bain de sang mercredi soir provoqué par le jeune Dylann Roof. Des centaines d'autres fidèles et badauds, principalement blancs, étaient aussi massés, faute de place, à l'extérieur de l'église, d'où ils pouvaient entendre, grâce à des hauts-parleurs, le long discours du pasteur John Gillison et les chants religieux. Une chorale de gospel a chanté plusieurs minutes face à une foule calme, parfois émue aux larmes.


La cérémonie, très forte en émotions, a été retransmise pendant près de deux heures par les télévisions américaines. Le révérend Gillison a maintes fois fait référence, sans le nommer, à Dylann Roof, le tueur présumé de neufs paroissiens noirs, et qui a été inculpé et maintenu en détention. Mercredi, Dylann Roof, 21 ans, s'était introduit dans une soirée de lecture biblique de l'église. Après avoir sagement assisté à une heure d'étude, le jeune homme s'était levé et a ouvert le feu, touchant à plusieurs reprises ses victimes.
Les paroissiens «étaient dans la maison du seigneur, étudiant ses paroles, priant les uns avec les autres», a clamé le dignitaire religieux. «Mais le diable est aussi rentré. Et il a sans aucun doute essayé de prendre le contrôle.

Mais grâce à Dieu, alléluia (...) il ne pouvait pas contrôler vos fidèles. Et il ne pouvait pas s'emparer de votre église», s'est exclamé John Gillison.
Le pasteur de la paroisse, Clementa Pinckney, élu démocrate du Sénat de Caroline du Sud, a été tué mercredi soir, ainsi que deux hommes et six femmes, âgés de 26 à 87 ans. En mémoire aux victimes, les cloches d'une vingtaine d'églises à et autour deCharleston ont sonné, tout comme des dizaines d'autres aux Etats-Unis. Samedi déjà, plusieurs manifestations avaient secoué la Caroline du Sud.
Des milliers de personnes s'étaient rassemblées à Columbia, capitale de l'Etat et siège du parlement local, devant lequel flotte toujours le drapeau confédéré, symbole controversé du sud esclavagiste des Etats-Unis, défait lors de la Guerre de sécession (1861-1865).


Les manifestants étaient venus exiger le retrait de ce drapeau, qui n'avait pas été mis en berne en hommage aux victimes après la tuerie, contrairement au drapeau fédéral, la bannière étoilée, ou au drapeau de la Caroline du Sud. Symbole durable de la fierté et de l'héritage du Sud pour ses partisans, le drapeau confédéré représente le racisme et la théorie de la suprématie blanche pour ses détracteurs.
Une autre manifestation s'est tenue samedi soir, à Charleston, à l'appel du mouvement «Black Lives Matter» («La vie des Noirs compte»). La découverte samedi d'un site internet attribué à Dylann Roof a également fourni un éclairage sur le massacre. On y voit le jeune Blanc brûler la bannière étoilée et brandir le drapeau confédéré, mais surtout, dans un manifeste bourré de fautes d'orthographe, justifier a priori son crime par sa haine des Noirs.


Le FBI a assuré qu'il travaillait à l'authentification du site, qui, selon des médias américains, aurait été ouvert en févier au nom de Dylann Roof. Le texte en dit long sur l'état d'esprit et la motivation du jeune homme, sorti du système scolaire après la 3e et chômeur au moment des faits. «Je n'ai pas le choix (...) J'ai choisi Charleston parce que c'est la ville historique de mon Etat et qui a eu à un moment le ratio le plus élevé de Noirs par rapport aux Blancs dans le pays», peut-on lire.
«Nous n'avons pas de skinheads, pas de véritable KKK (Ku Klux Klan), personne ne fait rien d'autre que de parler sur l'internet. Quelqu'un doit avoir le courage de le faire dans le monde réel et j'imagine que cela doit être moi», ajoute l'auteur avant de se lancer dans une série de diatribes racistes contre les Noirs «stupides et violents».
Le drame de Charleston a également provoqué la colère du président Barack Obama qui a de nouveau réclamé de légiférer sur les armes.


www.liberation.fr AFP

Droit du sol, civilisation impossible ? Où va la France ?

 

Je n'ai jamais connu le village où je suis né. Et alors ? Comme tout le monde, je suis attaché à certains lieux, tout particulièrement, ceux de mon enfance : la campagne du Sud-Ouest de la France où j'ai connu la terre, l'Afrique Noire à 14 ans, et cela marque un enfant, etc. Mais ce destin ne me rapproche-t-il pas de celui de l'espèce humaine toute entière et de ses grandes migrations ? Est-ce pour cela que je me sens bien partout et citoyen du Monde ? Je finis par me demander si, à l'heure de la mondialisation, le droit du sol garde une quelconque justification. Devons-nous encore aujourd'hui, tels des bêtes sauvages, défendre notre territoire individuel ou même national ?

Ne serait-il pas préférable de faire honneur à la conscience de savoir qui nous sommes : une espèce finalement très peu animale qui vit sur la plus belle planète de l'Univers ? Le droit du sol ferrait-il partie de ce conservatisme rétrograde qui nous interdit cette vision globale du Monde, qui nous attache à notre animalité et nous interdit la civilisation ? N'est-il pas à l'origine de ce que nous détestons le plus, les conflits et les guerres ?

Nous vivons tous sur une ile entourée d'un océan d'espace immense et infranchissable. Il faut en prendre son parti et vivre en paix sur le seul territoire que nous possédons : la planète Terre. L'un des intérêts de la conquête de l'espace c'est de nous confirmer chaque jour davantage notre isolement et, paradoxalement de ne pas aller chercher ailleurs le bonheur, le paradis et la paix. Pardon, François, vous avez raison de vous inquiéter mais vous oubliez qu'en nous faisant miroiter le paradis au ciel, les religions se rendent complice de l'enfer sur Terre. Il n'est pas tolérable que, par leurs diktats, certains états menacent la paix du Monde. Une troisième guerre mondiale peut être déclenchée aussi bien à cause du déséquilibre économique que d'un problème local comme le conflit Israélo-Palestinien. Comme celle des humains, la liberté des nations ne doit pas nuire aux autres. La propriété du sol national ne peut s'opposer au droit de l'espèce humaine de vivre en paix sur sa planète.

François MAUGIS – La Réunion
http://assee.free.fr

L’équipe du Mali a battu celle du Sénégal 3-1 lors du match pour la 3e place de la Coupe du monde des moins de 20 ans, ce 20 juin 2015 à Auckland. Les Maliens égalent ainsi leur meilleure performance de 1999. Les Sénégalais, eux, finissent à une belle quatrième place, pour leur première participation à un Mondial juniors.

« Nous sommes allés très loin dans ce tournoi et nous avons fièrement représenté l'Afrique. » Fanyeri Diarra, le sélectionneur de l’équipe du Mali des moins de 20 ans, ne boudait pas son plaisir après la 3e place des Aiglons à la Coupe du monde juniors, ce 20 juin 2015 en Nouvelle-Zélande.

Fait inédit dans l’histoire de la compétition, deux équipes africaines se sont affrontées pour la médaille de bronze. Les Maliens sont en effet venus à bout du Sénégal 3-1. Les Lionceaux de la Téranga avaient pourtant ouvert le score par Ibou Wadji (64e), malgré l’exclusion de Moussa Ba avant la pause. Mais les Aiglons ont fait la différence durant le dernier quart d’heure, avec un doublé d’Adama Traoré (74e et 83e), auteur de 4 buts durant ce Mondial, et une réalisation de Diadie Samassekou (90e+1).

Sportif, Fanyeri Diarra a salué la prestation de ses adversaires : « Je tiens à féliciter le Sénégal. Le Nigeria et le Ghana (éliminés en huitièmes de finale, Ndlr) ont montré de très belles choses également et l'Afrique en général peut être très fière des performances de ses représentants dans cette Coupe du monde. Nous avons prouvé qu'avec les ressources nécessaires, les équipes africaines pouvaient obtenir de bons résultats. »

Le Malien Dama Traoré meilleur joueur du tournoi

La déception était vive, en revanche, chez le sélectionneur du Sénégal U20, Joseph Koto : « C'est une défaite douloureuse pour moi. Nous avons contrôlé le match en première période et nous étions très bien organisés. Nous avons même ouvert le score. Après le carton rouge, nous avons dû faire des changements, et notre organisation en a été affectée. Au final, le Mali mérite sa victoire. Il a très bien joué, mais on peut dire cela de mon équipe également. […] »

Ce tournoi restera malgré tout une belle édition pour le football sénégalais. C’était en effet la première participation des Lionceaux à un Mondial juniors.

Les Maliens peuvent également être satisfaits, même s’ils se seraient sans doute bien vus à la place de Serbes, sacrés champions du monde et qui les avaient éliminés en demi-finales. Le Mali égale en tout cas sa meilleure performance dans cette compétition : la 3e place décrochée en 1999 par une équipe comptant Seydou Keita et Adama Coulibaly dans ses rangs. Une référence dans l’histoire du football malien que vient d'imiter Adama Traoré, désigné meilleur joueur de cette Coupe du monde des moins de 20 ans.

François Hollande était accueilli par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, ce dimanche à Milan pour inaugurer le pavillon français de l’Expo 2015. L'occasion pour les deux hommes d’évoquer les deux thèmes brûlants de l’actualité européenne : l’avenir de la Grèce dans la zone euro et la gestion des migrants de Méditerranée.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Tréca

Grands sourires et poignées de main chaleureuses, le président français et le chef du gouvernement italien ont affiché dimancheleur bonne entente et leurs points de vue communs sur le nécessaire accueil des populations martyrisées et leur refus de l’égoïsme. Toutefois, les deux hommes n’ont pas tout à fait les mêmes souhaits, quant aux réponses précises à y apporter.

Matteo Renzi insiste : il ne faut pas paniquer. Les personnes arrivées dans la péninsule cette année sont seulement un peu plus nombreuses que l’an passé à la même époque. Mais l’accord de Dublin est défavorable à l’Italie, toujours seule en première ligne. Si les autres pays de l’Union européenne ne lui tendent pas la main, elle jouera en solo, en distribuant des permis de séjour provisoires pour permettre aux migrants de circuler partout en Europe.

Point de tensions frano-italiennes : Vintimille

Pour François Hollande, il n’est pas question de changer les accords. Les pays d’arrivée doivent gérer les migrants et faire la différence entre ceux qui ont droit au statut de réfugié et les autres à ramener dans leurs pays d’origine. Les contrôles aux frontières sont nécessaires, comme à Vintimille. Pour le chef d'État français, l’Europe doit agir dans les pays d’émigration, pour garantir un avenir meilleur aux personnes tentées de partir.

Dans l’immédiat, la France veut aider l’Italie à créer des centres d’enregistrement des migrants. Il s'agirait d'un premier pas vers une éventuelle répartition des réfugiés entre pays membres. Une idée lancée, mais à vérifier jeudi et vendredi prochains, au sommet européen.

 

lundi, 22 juin 2015 08:18

Côte d'Ivoire: pluies meurtrières à Abidjan

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Les intempéries ont fait 6 morts ce week-end à Abidjan. Malgré les opérations de «déguerpissement», menées depuis plusieurs mois par les autorités, les victimes sont des habitants de quartiers populaires de la capitale économique. Au total, depuis le début de cette saison des pluies, selon l'AFP, les intempéries ont fait au moins 16 morts à Abidjan.

C'est dans deux quartiers pauvres de la capitale économique que les intempéries ont à nouveau fait des victimes. Dans la nuit de samedi à dimanche, à Adjamé, deux personnes sont mortes dans l'effondrement de murs d'une maison.

A Attécoubé, c'est vers 4h du matin qu'un éboulement a tué une fillette de quatre ans. Dans la même commune, un glissement de terrain a lui emporté trois hommes. Trois Nigériens, selon une source locale, qui, malgré les interdictions, s'étaient réinstallés là il y a seulement quelques jours. Tout leur quartier avait en effet été évacué.

Risques d'inondation, de glissement de terrain, ces derniers mois de nombreuses zones d'Abidjan jugées dangereuses, inhabitables et inconstructibles, ont ainsi fait l'objet de vastes opérations des autorités. Souvent dans des quartiers précaires où les logements avaient été construits de façon anarchique, des habitants ont été délogés par milliers, des centaines de maisons rasées.

Une campagne très impopulaire, mais « indispensable », selon le gouvernement après la multiplication de catastrophes l'année dernière. En 2014, la saison des pluies avait fait 39 victimes dans la capitale économique.

Rfi

L'accord de paix a été signé sur le papier samedi 20 juin. Il faut maintenant l'appliquer sur le terrain. Un Comité de suivi de l'accord, composé notamment de la médiation, des différentes forces armés sur le terrain au nord, de la Minusma et de plusieurs pays et institutions, a tenu dimanche sa première réunion. Et cela a été plutôt laborieux.

Un diplomate compare la première réunion du Comité de suivi de l‘accord de paix au premier numéro d’un journal. Donc, tout n’a pas été parfait. D’après les informations de RFI, un problème de leadership a surgi au sein de certains groupes armés. Résultat : des délégations contenaient 15 membres alors qu’il n’en fallait que cinq. Des divergences ont éclaté publiquement, pas entre groupes rivaux, mais à l’intérieur même des mouvements armés.

La rencontre a malgré tout pu se tenir. On sait par exemple avec quasi-certitude que la Mission de l’ONU au Mali assurera le secrétariat du Comité. La présence algérienne à la tête du Comité de suivi fait grincer des dents en coulisses.

Par ailleurs, pour le fonctionnement de cette structure, un règlement intérieur sera – on l’espère - rapidement élaboré. Un consensus semble se dégager pour que le local du Comité de suivi de l’accord soit installé à Bamako.

Reste qu’il faut aller vite, entretenir la flamme. Pour les plus optimistes il faut encore quelques semaines pour que le Comité atteigne sa vitesse de croisière. En attendant, les quatre groupes de travail créés s’apprêtent à s’entendre sur leur mode de fonctionnement.

Rfi

 

«Ichrono.info s'inscrit au cœur de la bataille pour le respect de la personne et des albinos. Nos frères et sœurs atteints d'albinisme sont des personnes à part entière avec une identité qui mérite respect. Il n'y a aucune raison qu'ils soient stigmatisés ou ostracisés. Ils ont droit à la santé, l'instruction, la protection du Droit etc. C'est pourquoi tous les albinos et les citoyens du monde épris de justice doivent s'unir pour lutter ensemble. Ensemble la victoire sera à la portée de tous ».Pape CISSOKO

Dans grotius International géopolitique de l'humanitaire on pourra lire ceci :

On constate dans certaines sociétés africaines que le fait d'être blanc est signe de richesse, et que la dépigmentation volontaire de la peau chez les africains est une pratique courante et acceptée, notamment en Afrique de l'Ouest.

Mais être né blanc avec des traits négroïdes n'est-il pas acceptable ? Marque d'une étrangeté, l'albinos est couramment défini comme « un être blanc aux yeux rouges » auquel on attribue diverses croyances. Mais cette maladie à l'origine de nombreux handicaps chez ses porteurs, semble surtout méconnue et incomprise. Ainsi, l'ignorance de sa définition scientifique a eu pour corollaire l'éveil de préjugés et discriminations qui rendent impossible le classement de ces individus « ni Noirs ni Blancs », et leur appartenance à un groupe.

Dans nos sociétés, la vie n'est jamais facile notamment pour les personnes atteintes d'un handicap. Souvent exclues, mises à l'écart, leur intégration sociale est difficile, car cette différence qui les caractérise lorsqu'elle est rapportée à un terme référent, à une prétendue normalité, en fait des personnes à part et hors norme. C'est le cas de l'albinos, cette personne née avec une anomalie génétique, devra vivre toute sa vie avec un handicap physiologique parfois doublé d'un handicap psychologique. En effet, l'albinisme oculo-cutané provoque de nombreux handicaps au niveau médical (visuel, cutané, photosensibilité), qui constituent souvent un lourd tribut pour la construction personnelle et sociale des albinos.

Cette affection universelle qui touche 1 cas sur 20 000 naissances dans le monde et plus particulièrement les populations africaines et sud-américaines, déclenche des réactions très partagées selon les pays, les régions, voire d'une personne à l'autre.

L'albinos, qui en Europe passe quasiment inaperçu, suscite, a contrario, de vives émotions en Afrique. En effet, sur ce continent, la symbolique attribuée à cette maladie a connu de nombreuses variations historiques : du protégé du roi, au mauvais présage, en passant par l'enfant des dieux des eaux ou au fantôme de l'homme Blanc. L'albinos est alors caractérisé par une identité ambivalente et tripartite, partagée entre le céleste, le terrestre et une association à l'homme Blanc. L'albinisme n'a alors jamais pu être banalisé et occulté en Afrique où la maladie semble avoir un impact socio-culturel beaucoup plus important.

D'une part, cette blancheur caractéristique de l'albinisme ne peut être qu'en contraste direct avec l'Afrique, souvent présenté comme un monde de couleur. D'autre part, la naissance d'un enfant albinos a très souvent un fort impact psychologique sur sa famille, qui déclenche la plupart du temps un sentiment de honte, de mépris et de rejet, allant parfois jusqu'à l'infanticide.

L'impact causé par la naissance d'un enfant blanc dans une famille noire a également des conséquences sur l'enfant albinos.

Première victime de ce rejet familial et communautaire, il ne pourra jamais être considéré comme « normal » alors qu'il est visiblement « anormal ». Cette anomalie pèsera sur la construction de son identité, et l'acceptation de sa différence.

Différentes formes de discrimination

Cette pathologie génétique qu'est l'albinisme a des effets discriminatoires bien au-delà du corps de l'individu et de son apparence physique. Ces discriminations interviennent aussi bien au niveau social, de la santé, de l'éducation et de l'intégration.

Le rejet de l'albinos dès son plus jeune âge par ses pairs ou sa famille, les problèmes médicaux qu'il rencontre tels que la myopie ; responsable des échecs scolaires ; ou les infections cutanées ; signes précurseurs du cancer de la peau ; sont autant d'obstacles à son développement personnel. Les stigmates physiques de l'albinos contribuent alors largement à la détérioration de son image dans la société et sa marginalisation. Par conséquent, les fonctions sociales très élevées lui sont très difficiles d'accès. De plus, les pratiques courantes dans le milieu du travail en Afrique ne garantissent pas l'accès à l'emploi aux personnes handicapées et vulnérables.

La non-discrimination qui est un droit fondamental, est pourtant souvent bafouée envers les albinos africains. Cette discrimination dont ils font l'objet enfreint alors un certain nombre de droits de l'Homme, tels que : le droit à la différence, le droit inaliénable à la vie, à la santé, à l'éducation ou encore au travail. Ainsi, elle engendre souvent une privation de libertés, voire des traitements cruels et dégradants pour les albinos.

L'identité de l'albinos africain

Porteurs de représentations, d'imaginaires symboliques et significatifs, l'albinos met en relation les représentations sociales avec sa propre individualité, étouffant ainsi un développement sain de son identité individuelle. Cette quête identitaire semble alors difficile, car son identité sociale lui rappelle constamment l'ambivalence qui le caractérise et le fait qu'il n'appartient à aucun groupe défini. Etant rejeté par la société, ils traînent tout au long de sa vie des frustrations, et des souffrances psychologiques qui ne facilitent guère son intégration sociale. L'albinos doit alors se libérer de cette identité sociale où le complexe d'infériorité est prépondérant. Il doit construire son identité individuelle afin de s'accepter avec ses différences.

Cette minorité, oubliée et délaissée, alors victime de discriminations doit se battre pour assurer la construction de son identité individuelle. Elle doit lutter contre les handicaps que lui infligent sa maladie, le rejet de sa famille et de la communauté, les diverses croyances dont elle fait l'objet, l'ambivalence qui règne autour de son appartenance et les différentes séquelles psychologiques causées par la maladie. Mais le fardeau de l'albinos africain ne s'arrête pas là. En effet, dans certaines zones d'Afrique notamment dans la région des Grands Lacs ou encore au Cameroun, ces discriminations non seulement verbales et morales sont sources de violences physiques souvent barbares et meurtrières.
Par Candice Duprix www.grotius.fr

 

Le scandale total de la gestion du Monde, ... et de La Réunion :

Il y a comme ça des chiffres qui sautent à la figure, des situations aberrantes et scandaleuses qui troublent ou révoltent n'importe quel adulte et même beaucoup d'enfants. « Penser global agir local » dit-on souvent. Mais qui aujourd'hui est capable d'appréhender notre humanité, notre Monde, notre Société, de manière globale ? Les choses sont devenues très compliquées et derrière le stress de chacun de nous dans la vie quotidienne, se cachent des mécanismes complexes et confus qui occultent certaines vérités et bien des enjeux. Comment comprendre, comment porter un jugement global et objectif lorsque notre conscience est noyée par mille informations parasites ? Permettez-moi donc d'être un peu caricatural :
Notre planète de 7 milliards d'humains, comporte au moins 3 milliards de personnes amaigries ou qui meurent de faim, qui ne mangent pas à leur faim ou qui ont des difficultés insurmontables pour vivre décemment et de manière civilisée (dénuement total, pas d'accès à l'eau potable, pas d'hygiène, pas d'énergie, pas de moyens pour sortir de la misère).

A côté de ceux-là, pas loin de 3 milliards de personnes sont obèses, suralimentées et souvent noyées dans le superflu ou même le luxe. Ce mélange est bien-sûr explosif mais personne n'en parle. Cette situation déjà catastrophique, s'améliore-t-elle ? Non. Chaque année, les graves inégalités du Monde se creusent et menacent de plus en plus la paix. Les migrations des pauvres vers un monde meilleur sont devenues incontrôlables. Le terrorisme et la colère des laissés pour compte s'amplifie comme s'amplifie le gaspillage alimentaire des riches. La mainmise sur les ressources naturelles de notre planète est totale.

Leur distribution ne concerne que ceux qui ont les moyens de payer. Au lieu d'être conservées pour les générations futures, les ressources fossiles et donc limitées du Monde (charbon, pétrole, uranium, etc.) font l'objet d'une spéculation politique et économique scandaleuse. Ce qui est le plus révoltant, c'est que nos connaissances des hommes et du Monde augmentent, c'est que nous savons comment mieux administrer, gérer, manager notre planète (nous appliquons déjà ces méthodes pour mieux manager nos entreprises) mais, malgré la pléthore d'organismes internationaux dont c'est la charge, nous sommes incapables de faire régner sur notre propre planète, un peu plus d'humanité et de justice. Même à titre d'essais, sur un petit territoire de bientôt 1 million d'habitants, seulement, comme l'ile de La Réunion où les problèmes de société restent à taille humaine, sont plus visibles et maîtrisables, nous ne le faisons pas. Pourquoi ?

François MAUGIS - économiste
Ex animateur régional en qualité industrielle
Président de l'association Energie Environnement
Référent développement durable et agenda 21 pour les projets territoriaux
(Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie)
Membre du Conseil économique, social et culturel du Parc national de la Réunion

ichrono remercie Mr MAUGIS qui est contributeur et nous avons trouvé ses articles audacieux et suscitent débats.

 

J'ai longtemps souffert du mépris que nous, les hommes blancs, avons trop souvent pour les hommes noirs. A côté de cela, je jubilais devant leurs succès sportifs et certaines vérités ou révélations glanées au cours des ans dans mes lectures « Le sang de tous les hommes est rouge » ou « L'Afrique noire est le berceau de l'humanité » ou encore le fait que certains cadres des armées arabes (les Sarazins) qui ont envahi la France jusqu'à Poitier, étaient des noirs. Et je ne parle pas de certains royaumes africains qui, avant l'arrivée des blancs, avaient atteint un degré de civilisation qui, encore aujourd'hui, étonne et surprend ou le fait que les premiers pharaons d'Egypte étaient noirs.


Mais c'est une réflexion plus globale et plus profonde sur l'origine de l'humanité et son évolution, qui apporte pour moi un point final à tout jugement négatif sur les blacks. A la lumière des plus récentes découvertes scientifiques sur l'histoire des hominidés, il semble se confirmer que le passage de l'animal à l'homme, se situe bien en Afrique tropicale. Or, cette lente et progressive hominisation serait intervenue au cours d'une longue période de dérèglement climatique. Au cours de cette période, l'animal, confronté à de grandes difficultés et à des problèmes de survie, a été contraint d'évoluer. Sa nourriture habituelle se faisant rare, notre très lointain ancêtre fut contraint de modifier son alimentation et ses comportements. Puis, l'apparition d'un grand désert (le Sahara) coupa l'Afrique en deux parties. Certains pré-hominidés furent chassés vers le Nord, les autres purent rester dans leur milieu d'origine. Stressés par des conditions climatiques défavorables, les hommes du Nord ont fui dans toutes les directions pour retrouver le soleil. Cette quête désespérée du bonheur les a amenés au bout du Monde mais la plupart n'ont jamais retrouvé leur monde d'origine. Alors, ils ont inventé mille stratagèmes pour retrouver le bonheur et la paix, en vain. Le peuple d'Israël et bien d'autres illustre de façon dramatique cette histoire des hommes du Nord que toute sagesse a aujourd'hui quitté. Seule l'âme africaine, lorsqu'elle n'a pas été totalement polluée par les hommes du Nord, a gardé les pieds sur terre. Il n'est jamais bon d'aller trop vite. Cela semble bien une loi universelle du monde vivant. La crise mondiale actuelle serait donc une conséquence de cette précipitation.

La course saisonnière vers le soleil, l'amour de la peau bronzée, le succès des rythmes africains, le développement des voyages et des échanges, tout cela me paraît cependant positif. Si les hommes du Nord ne détruisent pas l'âme africaine, ils peuvent peut-être encore espérer retrouver un jour un nouveau rythme de vie plus favorable. « Il faut tout un village pour élever un enfant » voici bien une manifestation de cette sagesse africaine. L'amour appelle l'amour et la femme blanche voit de plus en plus dans la sensualité du corps et dans la pureté de l'âme noire, un nouvel horizon, un avenir plus radieux et réciproquement pour ce qui concerne les rapports entre l'homme blanc et la femme noire. On le dit souvent, l'avenir de l'humanité c'est le métissage (les Africains préfèrent parler d'ouverture) mais je ne suis pas sûr que l'on ait mesuré que ce métissage là, est la dernière chance de l'humanité de se remettre sur les rails d'une évolution plus raisonnable. Ce qui me séduit dans l'âme africaine authentique, c'est cette proximité avec la Nature et la Terre nourricière. Chez les Africains, même les plantes ont une âme. En allant trop vite en besogne, les hommes du Nord ont conquis le Monde, c'est vrai, mais ils ont perdu l'essentiel. Ils ont perdu cette conscience du vivant, cet attachement aux valeurs les plus profondes et les plus authentiques que sont l'amour de la vie, l'instinct de survie. Un peu par accident, la dernière espèce animale apparue sur Terre, est l'hominidé.

Mais l'histoire de la vie nous apprend que l'adaptation au milieu, l'évolution, la stabilité d'une espèce, tout cela prend du temps et le temps ne pardonne pas ce qui se fait sans lui. Oui, les Africains sont en retard par rapport aux hommes du Nord. Et alors ? Mon sentiment est que les Africains sont dans le bon tempo de l'évolution des espèces. Nous, les hommes du Nord, avons déréglé notre machine évolutive. Nous avons pété les plombs et risquons l'asphyxie et la mort si nous ne mettons pas un bémol à notre schizophrénie consumériste de développement, de production, de vitesse et de complexité. Se rattacher comme des désespérés aux vraies valeurs de l'âme africaine, est probablement une solution pour sauver l'humanité tout entière. Les sociétés africaines authentiques nous apportent la chaleur humaine que l'on peut opposer à notre indifférence et notre mépris. Elles nous apportent la convivialité pour lutter contre notre égoïsme, l'instinct et la spontanéité pour lutter contre nos calculs bien souvent sordides. En opposant liberté du corps et de l'esprit à nos contraintes et nos frustrations, en opposant son naturel à notre propension à l'artificiel, en opposant sa sensibilité à notre tripotage cérébral, en opposant sa simplicité à notre complexité, l'âme africaine va devenir un modèle à suivre.
La France est aujourd'hui dirigée par le dernier carré des hommes fermés, repliés sur des valeurs aujourd'hui dépassées. Or, une société repliée sur elle-même n'a pas d'avenir. Le comprendrons-nous assez tôt pour éviter notre disparition ?

François MAUGIS Président de l'association Energie Environnement
Membre du Conseil économique, social et culturel du Parc national de la Réunion
45 bis chemin des Pruniers - 97490 Ste CLOTILDE Ile de La Réunion (France DOM)

Article trouvé dans le site de la fondation ki-zerbo

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