Le milliardaire américain Robert Durst a été arrêté. L'homme, héritier d'un empire immobilier aux Etats-Unis, est soupçonné d'avoir tué sa femme et l'une de ses amies. Les faits remontent à des années, mais c'est lors du tournage d'un documentaire sur sa vie que le milliardaire a fait des aveux, seul face à lui-même lors d'une pause aux toilettes, sans avoir conscience qu'il était enregistré par le micro qu'il portait sur lui.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

C'est lors du tournage d'un documentaire que Robert Durst a été démasqué. En 1982, l'épouse du milliardaire disparaît. En 2000, une amie qui devait être interrogée sur l'affaire est assassinée. Durst est soupçonné dans les deux cas, mais l'enquête ne donne rien. En 2001 en revanche, il est jugé pour avoir découpé un homme en morceau. Il sera acquitté, persuadant le jury que le décès était accidentel : c'est par peur qu'il avait dissimulé le corps.

Une fiction a été tournée sur sa vie mais Robert Durst voulait « rétablir la vérité ». Il a donc accepté une série d'entretiens pour un documentaire de la chaîne HBO. A un moment du tournage, l'homme est allé aux toilettes sans retirer son micro-cravate. Il faut tendre l'oreille. Robert Durst chuchote : « Qu'ai-je donc fait ? Je les ai tous tués bien sûr ! » Les journalistes avaient découvert d'autres indices pendant le reportage. Cette phrase confirmera leurs doutes.

La vanité n'est pas bonne conseillère. Comment le milliardaire, s'il est coupable, a-t-il pu accepter qu'on enquête sur sa vie pour ce film ? Le procès, qui s'annonce sensationnel, le dira peut-être.

Des élections législatives ont lieu ce mardi 17 mars, pour renouveler les 120 sièges de la Knesset, le Parlement israélien. Les bureaux de vote ont ouvert ce matin. Le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahu est en position difficile, puisque son parti de droite, le Likoud, est distancé dans les sondages par une liste de centre-gauche.

Un homme et une femme figurent sur les affiches électorales de la liste de centre-gauche. Lui, c'est Yitzhak Herzog, surnommé Bouji. À 54 ans, il est chef du Parti travailliste, petit-fils d'un grand rabbin et fils d'un président de l'Etat d'Israël.

Elle, c'est Tzipi Livni, 56 ans. Cette ancienne espionne du Mossad a quitté le Likoud il y a 10 ans pour se rapprocher du centre. Elle fut ministre des Affaires étrangères et répète que seule la création d'un Etat palestinien peut permettre à Israël d'être à la fois un Etat juif et démocratique, rapporte notre envoyé spécial à Jérusalem, Nicolas Falez.

Union sioniste

Ytzhak Herzog et Tzipi Livni dirigent l'Union sioniste, c'est le nom de leur liste. Pendant des semaines, ils ont expliqué qu'en cas de victoire, ils seraient Premier ministre à tour de rôle. Coup de théâtre, dimanche soir à la veille du vote, Tzipi Lini a annoncé qu'elle renonçait à cette rotation, au bénéfice de son partenaire.

En cas de percée électorale ce mardi, l'Union sioniste devra former une coalition, ce qui est loin d'être acquis. Israël n'a pas connu de Premier ministre travailliste depuis 2001. Et ces dernières semaines, ce sont les sujets économiques et sociaux qui ont redonné de la vigueur au discours de centre-gauche. Et beaucoup moins la question israélo-palestinienne, même si Benyamin Netanyahu a annoncé la veille des élections qu'il n'y aurait pas d'Etat palestinien si il était réélu, rappelle notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

La campagne électorale s'est donc poursuivie jusqu'au dernier moment, les deux grands partis s'accusant mutuellement de céder à la panique. La question est de savoir si le Likoud a réussi a combler l'écart avec l'Union sioniste. Les derniers sondages autorisés à la publication qui remontent à vendredi 13 mars donnait une avance de quatre sièges au parti d'opposition. Même si le bloc de la droite est toujours en tête depuis le début de la campagne électorale.

Autre point à retenir toujours selon les sondages : la liste arabe unie serait désormais le troisième parti en Israël. De l'avis général, tout va se jouer sur le taux de participation, qui s'élevait à moins de 68 % lors de la consultation de 2013. La clôture du scrutin est prévue à 22 heures, heure israélienne, avec la publication des premières fourchettes de résultats.

Arsenal joue sa place en quarts de finale de la Ligue des champions de football, ce 17 mars à Monaco. Le club anglais est en mauvaise posture après sa défaite 3-1 en huitième de finale aller. Les Londoniens jouent leur réputation sur ce match retour. Ils multiplient en effet les échecs en coupes d’Europe depuis huit ans. Voici en partie pourquoi.

Arsenal va-t-il manquer les quarts de finale de la Ligue des champions de football pour la cinquième fois de suite ? Le club anglais est au bord de l’élimination en huitièmes de finale. Battus 3-1 à domicile, les Gunners doivent gagner nettement à Monaco, ce 17 mars, s’ils veulent éviter un nouvel échec cuisant en coupe d’Europe.

En effet, leur bilan sur la scène européenne est décevant depuis qu’Arsène Wenger est devenu entraîneur d’Arsenal, en 1996. Les Londoniens n’ont atteint le dernier carré de la Ligue des champions que deux fois au cours des seize dernières éditions, dont la finale en 2006. Voici quelques explications.

Une vision du jeu (trop ?) idéaliste

Arsenal pratique un beau football, conformément à la philosophie de son entraîneur Arsène Wenger. Les lignes directrices restent les mêmes chaque année, avec un jeu offensif et rapide, fait de passes courtes et de pressing haut lorsque l’adversaire a le ballon… Une stratégie risquée en Ligue des champions, où la moindre erreur se paie presque systématiquement.

Le Français veut que son équipe joue bien, quitte à « mourir » avec ses idées. Or, gagner avec la manière est possible. Mais pour cela, il faut disposer de joueurs hors-norme et, si possible, en grand nombre.

Un manque de grands joueurs

Le dernier grand joueur à avoir porté le maillot d’Arsenal est Robin Van Persie. Le Néerlandais est parti à Manchester United en 2012. L’avant-centre a été remplacé par Olivier Giroud, cette année-là. Le Français est un excellent attaquant. Mais il n’est pas un buteur d’exception comme l’était son compatriote Thierry Henry.

Henry, qui a évolué à Arsenal de 1997 à 2007 puis en 2012, est d’ailleurs le premier et le dernier « Gunner » à avoir figuré parmi les trois finalistes pour le Ballon d’Or, la plus prestigieuse distinction individuelle pour un footballeur. C’était en 2003 et 2006.

La fuite des talents

Thierry Henry est parti au FC Barcelone en 2007, tout comme le milieu de terrain Cesc Fabregas en 2011. Les meilleurs éléments finissent par quitter Arsenal, lassés notamment des performances décevantes en Ligue des champions. Ce qui n’aide, évidemment, pas les Gunners à briller en coupe d’Europe.

Pire : le club londonien ressemble désormais davantage à un tremplin vers des équipes plus en réussite et plus dispendieuses comme Manchester City. Ainsi, en l’espace de quelques saisons, Arsenal a laissé filer l’Ivoirien Kolo Touré (2009), le Togolais Emmanuel Adebayor (2009), les Français Gaël Clichy (2011), Samir Nasri (2011), Bacary Sagna (2014).

Un recrutement parfois hasardeux

Pour remplacer les partants, Arsenal a parfois fait quelques erreurs de casting, en intégrant par exemple le Marocain Marouane Chamakh, le Sud-Coréen Park Chu-Young ou l’Ivoirien Gervinho… Arsène Wenger recrute énormément de jeunes joueurs, notamment en France. Une stratégie qui a montré ses limites. La Ligue des champions requiert en effet de l’expérience.

Arsenal a également misé sur de jeunes joueurs talentueux mais un peu en perte de vitesse dans des clubs plus huppés, comme l’Anglais Danny Welbeck venu de Manchester United, le Chilien Alexis Sanchez parti du FC Barcelone, ou l’Allemand Mesut Özil transféré du Real Madrid.

Pas de démesure sur le marché des transferts

Pour recruter Özil, Arsenal a ainsi déboursé 50 millions d’euros, un record pour les Gunners. Jusqu’alors, les Londoniens avaient acquis une réputation de « radins », préférant miser sur des joueurs pas cher.

Pendant plusieurs années, Arsenal a dû composer avec le coût très élevé de construction de son nouveau stade, l’Emirates stadium (390 millions de livres). Jusqu’à lasser ses propres supporters, mécontents de payer les abonnements annuels les plus chers d’Europe (au moins 1.200 euros). « Spend your fucking money ! » avaient chanté les fans à l’adresse de Wenger, en 2011. « Dépense ton put… d’argent ! » Une colère bien compréhensible : pour suivre la saison du champion d’Europe, le Real Madrid, les Madrilènes ont dû payer leur abonnement au moins 350 euros. Soit trois fois moins cher que les supporters d'Arsenal.

C'était l'une des promesses de campagne de François Hollande. La proposition de loi sur la fin de vie doit être votée ce mardi 17 mars à l'Assemblée nationale. Le texte, porté par le député PS Alain Claeys et le député UMP Jean Leonetti a fait l'objet de longs débats la semaine dernière entre les parlementaires. Au bout du compte c’est une loi basée sur le compromis a été adoptée.

Ils ont voulu une proposition de loi centrée sur le patient. Les députés Alain Claeys et Jean Leonetti ont placé au coeur de ce texte, la possibilité d'endormir le malade pour qu'il meure dans son sommeil. Une proposition qui reste encadrée : cette sédation profonde concerne les patients conscients, qui souffrent de maladie incurable et dont les jours sont comptés, ainsi que les patients maintenus en vie grâce à des machines.

Par ailleurs si un malade décide de refuser l'acharnement thérapeutique, sa volonté devra dorénavant être respectée par les médecins. Ces directives anticipées existaient déjà depuis 2005 et la loi Leonetti, mais jusqu'à présent, le corps médical pouvait refuser de les suivre.

Plus de 1000 amendements

Jugé trop timoré par certains, hypocrites par d'autres, ce texte n'a pas manqué de faire débat au sein de l'Assemblée nationale. Au total, plus de 1000 amendements ont été déposés. Parmi eux, celui, très épineux portant sur l'assistance médicalisée active à mourir - en clair, l'euthanasie -, a finalement été rejeté par les députés.

L'heure est donc désormais au vote. Une première étape, en attendant l'examen du texte par le Sénat.

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Plusieurs représentants de la médiation internationale sont attendus ce mardi 17 mars à Kidal. À l'invitation de la Coordination des mouvements de l'Azawad, ils passeront quelques heures dans cette ville du nord du pays. Objectif : écouter et convaincre, si c'est encore possible, ceux qui n'acceptent pas de parapher l'accord déjà paraphé à Alger le 1er mars par les autres parties au conflit. En l'état, les groupes rebelles du nord ont refusé le projet d'accord de paix qui leur a été proposé, tout en réaffirmant leur attachement au processus de paix.

Au début du mois, le gouvernement malien et les groupes armés qui le soutiennent avaient validé le texte proposé par la médiation internationale. Les groupes rebelles, eux, avaient demandé du temps pour consulter leur base, qui a alors très clairement signifié son opposition à la paraphe lors d'échanges organisés sur le terrain à Kidal.

Une déclaration d'une page a donc été diffusée ce lundi soir, signée par Bilal Ag Acherif, secrétaire général du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, membre de la Coordination des mouvements de l'Azawad ou CMA). On peut y lire que la CMA remercie le gouvernement malien pour sa disponibilité dans la recherche d'une solution négociée, mais interpelle la communauté internationale pour reprendre la discussion.

Moussa Ag Acharatoumane, chargé de communication au sein du MNLA, explique à RFI : « Aujourd'hui, le document ne prend pas en compte beaucoup de réalités, beaucoup d'aspirations. Et de ce faits, nous souhaitons que les discussions puissent continuer sur ce document-là, qui peut servir de base de discussion. Mais en l'état actuel des choses, nous ne pensons pas que nous serons en mesure de le parapher tel qu'il est présenté là tout de suite. »

La porte ouverte aux médiateurs

Après plusieurs jours de réunion, marqués par de nombreuses manifestations dans leur fief de Kidal, les groupes rebelles pouvaient de fait difficilement valider le texte sans donner aux populations l'impression d'avoir été dupées, voire trahies. En cause : l'absence, dans le projet d'accord, de statut politique spécifique pour les régions du nord du pays, que les rebelles nomment Azawad.

Mais le voyage de la médiation est maintenu. Car ce « non », qui n’en est pas encore vraiment un, laisse la porte ouverte à la visite des médiateurs. C'est d’ailleurs sur la base d'une invitation datée du 11 mars et signée Bilal Ag Acherif, que ceux-ci se rendront à Kidal ce mardi.

« Nous partons à Kidal sur la base d’une invitation écrite, confirme ainsi Pierre Buyoya, Haut Représentant et chef de la Mission de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel (Misahel), pour les aider à parler à leurs gens. Pour expliquer (...) l’intérêt que l'accord a pour les populations du nord. C’est une mission pour assister les dirigeants de la Coordination dans le travail qu’ils sont en train de faire. »

Déjà prévu samedi, le voyage avait finalement été repoussé, le temps d'organiser la sécurité des diplomates. Plusieurs ambassadeurs sont annoncés, dont le patron de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Misnusma), mais aussi des représentants de l’Union européenne ou de la France.

Un message clair à ceux qui refusent de signer

L'esprit est donc d'écouter les demandes et les propositions des leaders qui ont consulté leur base ces derniers jours, mais aussi de tout faire pour convaincre les opposants au texte. En allant à Kidal, la médiation entend montrer à ceux qui en doutent qu'elle sera garante de l'application de l'accord. Elle passera aussi un message clair à ceux qui refusent de signer.

« Ils seront considérés comme des obstacles au processus de paix et pourraient faire l'objet de sanctions individuelles », avertit un médiateur. « Ils n'ont pas intérêt à discuter plus longtemps, ajoute un autre membre de la délégation attendue à Kidal, car ils n'obtiendront jamais un meilleur accord. »

La médiation l'a plusieurs fois répété ces derniers jours : le fait de remettre en cause le processus de négociation n'est, à ce stade, plus vraiment possible. D’ailleurs, comme le rappelle Pierre Buyoya, en évoquant les objectifs de la médiation, « nous espérons que cela va les aider dans leur prise de décision [qui] leur appartient entièrement […] Mais notre mission essentielle, c’est de les encourager à prendre la bonne décision, celle de signer l’accord. »

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En République démocratique du Congo, l’arrestation dimanche 15 mars de militants pro-démocratie continue de faire réagir. Venus du Sénégal et du Burkina, à l'invitation de la société civile congolaise, les leaders des mouvements Balai citoyen et Y’en a marre sont accusés par les autorités de vouloir déstabiliser le pays.

Dimanche soir, à l’issue d’une conférence de presse, des militants pro-démocratie ainsi que plusieurs personnes présentes dans la salle ont été interpellés dans le quartier de Masina, banlieue de Kinshasa. Avec eux, un diplomate américain, qui travaille sur les questions de démocratie à l'USAID, ainsi que des journalistes des médias, BBC, AFP et RTBF ont aussi été arrêtés.

Le ministre Lambert Mende explique ces arrestations en évoquant des problèmes liés aux conditions de leurs entrées sur le territoire : « La police estime avoir des raisons de croire qu’il y a une manœuvre de déstabilisation et d’atteinte à la sûreté de l’Etat derrière cette activité de personnes qui se réclament de Y'en a marre et du Balai du Burkina Faso, dans la mesure où le voyage a été entaché de pas mal d’irrégularités, d’une sorte de manipulation même de nos services d’immigration. Donc, ils ont été plus ou moins sous surveillance et on est tombé sur des choses que la police se réserve de mettre à la disposition de la justice ».

Le porte-parole du gouvernement évoque sans donner de détails des méthodes d'insurrection transmises par les Burkinabè et les Sénégalais aux jeunes Congolais : « D’organiser des bandes de jeunes pour leur demander de faire mieux que le 19 et 21 janvier où nous avons perdu 27 personnes, comme si c’était quelque chose dont il faut se vanter, de faire comme au Burkina. Nous n’avons pas l’intention de voir notre palais du Peuple être incendié. Au Burkina, que les Burkinabè s’expriment. Ils sont Sénégalais, c’est bien qu’ils s’expriment au Sénégal. Mais venir faire de la politique en RDC, ça vraiment c’est interdit par notre législation et nous ne pouvons pas accepter qu’ils viennent intoxiquer nos jeunes », estime Lambert Mende.

Les organisateurs démentent formellement ces allégations et affirment avoir insisté sur le fait que la violence n'était pas une solution, y compris lors de leur prise de parole au cours de la conférence de presse, juste avant leur arrestation. Aujourd'hui, ils s'inquiètent pour leurs collègues congolais ou étrangers détenus. Ils assurent ne pas savoir où ils se trouvent et qu'aucun n'aurait eu jusqu'ici accès à un avocat.

Plus de mobilisation si pas de libération

Au Sénégal, comme au Burkina, on se dit choqué par l'attitude du gouvernement congolais envers des personnalités invitées dans leurs pays et on appelle à leur libération immédiate. « Plus longtemps ils retiendront nos camarades, plus il y aura d’actions allant dans le sens de leur libération, mais surtout aussi allant dans le sens de la dénonciation de cette mafia politique qui a pour but simplement de préserver des intérêts individuels », promet le Burkinabè Smockey, l'un des fondateurs du Balai citoyen.

Choquée également, l'organisation de jeunes activistes de Goma, la Lucha, après l'arrestation de l'une des figures de leur mouvement Fred Ba-uma. Ces jeunes Congolais assurent n'avoir plus peur de la prison et qu'ils continueront malgré tout à œuvrer pour la démocratie. Eux aussi promettent de se mobiliser si tous les activistes ne sont pas libérés.

Seule réaction au sein de la communauté internationale jusqu'à présent, celle de l'ambassade des Etats-Unis. Elle confirme l'arrestation puis la libération du responsable du programme sur la démocratie de la coopération américain USAID au Congo. « Ces groupes de jeunes bien connus, non partisans, de même que les organisateurs congolais, visaient à promouvoir la participation des jeunes congolais au processus électoral », peut-on ainsi lire sur la page Facebook de l'ambassade. Les Etats-Unis déclarent même avoir financé ces rencontres entre jeunes activistes congolais et africains et rappellent que les autorités étaient invitées à y participer.

Afin d’améliorer la fiscalité et promouvoir le tourisme, le gouvernement a soumis hier en procédure d’urgence, le projet de loi portant modification du Code général des impôts. Les députés l’ont adopté à l’unanimité des présents.

Lors de sa tournée économique dans le Sud du pays le mois dernier, le président de la République annonçait une panoplie de mesures pour améliorer l’environnement des affaires, mais aussi et surtout de réduire les taxes qui plombent le secteur touristique. Ces dispositions ont été intégrées hier dans le Code général des impôts par les députés à l’Assem­blée nationale. Modifié en  2012, le système fiscal sénégalais vient de connaître quelques réajustements à travers le Code général des impôts.

Ainsi, afin relancer le tourisme en difficulté depuis quelques an­nées, le droit de timbre sur le billet d’avion est supprimé dans l’optique de rendre la destination Sénégal moins chère et par-delà, avec la Tva au taux réduit, booster les activités du tourisme. Défen­dant le projet devant les parlementaires, le ministre de l’Economie, des finances et du plan a indiqué que la «fiscalité n’est pas un domaine figé». Le ministre Ama­dou Ba a ajouté : «Chaque fois qu’on se rendra compte qu’il y a des mesures susceptibles d’améliorer l’environnement des affaires, je pense qu’il urge pour le gouvernement de prendre des dispositions afin que ce texte puisse passer plus rapidement en vue que les uns et les autres puissent en bénéficier.»
Concernant la fiscalité directe, il est apparu nécessaire de repréciser les modalités de liquidation de l’acompte sur l’impôt au titre de revenus des valeurs mobilières. Il en est de même pour les modalités de calcul de plus-value imposable à l’impôt sur les revenus. Pour la fiscalité indirecte, le champ d’application de la Tva a été étendu à toutes les prestations et établissements d’hébergement touristique. Le taux réduit de Tva de 10% qui n’était appliqué qu’aux activités touristiques a été élargi aux prestions des hôtels, a annoncé M. Ba.

Evasion fiscale de Hsbc : «Nous allons tirer toutes les conséquences»
En matière de droit d’enregistrement, le projet de loi réaffirme l’option constante du législateur de faciliter l’accès à la terre aux investisseurs, en faisant passer les droits de mutation d’immeubles et de droits réels immobiliers de 10% à 5%.
De plus, en vue de ne pas entraver la célérité recherchée dans les transactions commerciales, le code opte pour l’exclusion du champ de la formalité d’enregistrement, les actes de commerce. Le ministre renseigne, par ailleurs, que la question de la suppression des visas pour les touristes sera analysée avant la fin du mois, à l’issue d’une rencontre avec ses collègues en charge du Tourisme et de l’Intérieur.
En outre, Amadou Ba s’est prononcé sur l’évasion fiscale à partir des comptes logés dans la banque britannique Hsbc, dans laquelle des Sénégalais sont impliqués. Amadou Ba assure que ses services sont en train de vérifier ces informations et que le gouvernement va en tirer toutes les conséquences. «D’abord, les procédures fiscales ne sont pas exposées devant le public. Nous avons beaucoup de contentieux. J’ai souvenance qu’en 2012, lorsque je quittais le Direction générale des impôts, le montant total des redressements, qui ont été faits et ont été payés, avoisinait les 50 milliards. C’étaient des erreurs, des manquements ou des fraudes fiscales. Nous avons l’information sur Hsbc. La Direction générale des impôts a l’habitude de traiter des informations de cette nature. Là on peut être impressionné par le nombre, le volume des opérations. La Direction générale des impôts et domaines travaille sur le dossier. A la fin, nous tirerons toutes les conséquences.»

lequotidien.sn

Un atelier national sur le langage des signes se tient à Dakar, grâce à l’Unesco et d’autres acteurs sociaux, qui veulent sensibiliser et conscientiser les pouvoirs publics et les populations de  manière à créer les conditions de prise en charge des personnes sourdes. Tout comme l’introduction du langage des signes dans le système éducatif.

Le Sénégal ne dispose pas dans son système éducatif actuel, de dispositif d’intégration des personnes mal entendant, ni de mesure permettant leur prise en charge sanitaire, éducative et communicationnelle. «La prise en charge est pratiquement minime. Au niveau des services publics, il n’existe aucun dispositif de prise en charge des personnes sourdes sur le plan éducatif sauf au niveau l’école nationale des travailleurs sociaux spécialisés où il existe une filière de formation en réinsertion des personnes handicapées. En dehors de cela, nous disposons uniquement de structures privées», a expliqué Moustapha Mbodj, expert consultant en politique sociale, en marge d’un atelier national sur le langage gestuel organisé par la Commission nationale Unesco, en réponse aux attentes de cette couche vulnérable.La rencontre vise la sensibilisation et la conscientisation des pouvoirs publics, des populations sur ce gap qui marginalise et exclut les personnes sourdes du système éducatif national. Les participants à cet atelier de 3 jours dont des experts en communication gestuelle, des acteurs institutionnels, veulent aménager un cadre juridique et un dispositif de manière à créer les conditions de prise en charge des personnes sourdes au Sénégal. L’idée, selon M. Mbodj, est aussi de lancer une initiative nationale de manière à inviter l’Etat, à travers le Paquet, à introduire le langage des signes dans le système éducatif, d’autant plus qu’il existe une loi d’orientation sociale votée, permettant de développer un système d’intégration beaucoup plus inclusif.Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale, le gouvernement nourrit cette ambition à travers le Paquet qui prend en charge des exclus par  la création d’une école de l’équité et de l’égalité des chances. «Une école qui intègre les programmes éducatifs spéciaux dans les curricula et cela à tous les niveaux du système», a affirmé Joseph Pierre Ndiaye. Il invite à revisiter la didactique du langage des signes pour une société inclusive et pour donner une réponse appropriée aux changements économiques et sociaux. «La maîtrise du langage des signes par nos concitoyens, dans un environnement de solidarité affective et effective, permettra d’attirer des programmes développant des capacités techniques et professionnelles à travers des référentielles de compétence», dira le directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale. Les 3 jours sont mis à contribution pour capitaliser des acquis dont les modules élaborés en faveur du langage des signes. «Le langage des signes ne se développera que s’il est bien connu et ne sera bien connu que s’il est bien enseigné», a expliqué  pour sa part, Aliou Ly, secrétaire général de la Commission nationale de l’Unesco. «Il faut une meilleure communication pour une meilleure prise en compte du langage des signes  dans les politiques éducatives», a-t-il ajouté.

lequotidien.sn

Le Ps est resté solidaire à son secrétaire national à la vie politique et maire de la capitale sénégalaise, Khalifa Sall, dans le bras de fer qui l’oppose à l’État. S’exprimant, ce samedi 14 mars dernier, à la sortie de la cérémonie d’installation du nouveau secrétaire national du Mouvement des élèves et étudiants socialistes (Mees), Ousmane Tanor Dieng a invité le gouvernement à laisser évoluer l’emprunt obligataire de la ville de Dakar.
 
Interpelé à la sortie de ladite cérémonie d’installation, Ousmane Tanor Dieng a indiqué que la position du Ps n’a pas varié, concernant le blocage de l’emprunt obligataire de la ville de Dakar. Face aux journalistes, le patron du Ps est même allé plus loin en invitant  le gouvernement à laisser évoluer l’emprunt obligataire. «On l’a dit dès le départ, nous soutenons notre camarade Khalifa Ababacar Sall…Nous sommes solidaires au combat qu’il mène parce que, comme il l’a indiqué, il y a l’avis de non objection qui avait été soumis et validé par le gouvernement et qui était non seulement le fil conducteur de son action mais aussi la base de l’engagement des partenaires comme l’Usaid. Je pense que l’essentiel, c’est que le gouvernement et la mairie se retrouvent et discutent pour laisser l’emprunte obligataire évoluer. Si le gouvernement a besoin d’assurance, de clarification ou d’encadrer l’emprunt, qu’il le fasse parce que nous pensons que cet emprunt est dans l’intérêt des populations dakaroises».      
 
Le patron du Parti socialiste a lancé par ailleurs un appel au rassemblement et à l’unité des membres de sa formation politique. Venu en effet présider la cérémonie d’installation du nouveau secrétaire national du Mees, Ousmane Tanor Dieng a salué l’esprit de dépassement et le sens de responsabilité qui a prévalu lors du choix consensuel de Dib Cor Faye comme nouveau patron de cette structure. A l’occasion, le patron des Verts, sans nommer un quelconque responsable socialiste, a salué la vitalité du Ps qui contredit les déclarations relatives à la crise d’engagement politique au Sénégal. «Ils étaient 16 candidats, ils ont pu réaliser le consensus et avoir une équipe coordonnée par le camarade Dib Cor Faye. C’est encourageant d’avoir une jeunesse aussi engagée au moment où on parle de crise d’engagement politique au Sénégal. Je pense que c’est encourageant pour notre parti. Vous avez fait une belle mobilisation. Ce qui veut dire que notre parti vit parce que si sa jeunesse est là, rayonnante je pense que c’est pas bien pour notre parti».

Sudonline

Une riposte se prépare dans les rangs des douze membres de l’Alliance des forces de progrès (Afp) exclus le vendredi dernier par le Comité ad hoc de ladite formation. Les exclus qui considèrent la mesure «arbitraire» vont se retrouver dans les prochaines heures pour réfléchir sur la conduite à tenir. La perspective judiciaire n’est pas à exclure, selon des sources proches du dossier.
 
Le groupe des exclus du Comité Ad Hoc de l’Alliance des forces de progrès (Afp) va se retrouver dans les prochaines heures pour échanger sur la conduite à tenir. Une première rencontre depuis la décision de leur exclusion  de l’Afp. Selon des sources proches du groupe des exclus, la mesure disciplinaire prise par le Comité ad hoc du parti est jugée « illégale et arbitraire ». Le groupe des 12 membres de l’Alliance des forces du progrès exclus le  week-end dernier envisagerait, toujours selon nos sources, de réfléchir sur les voies et moyens d’établir les concernés dans leur droit. Puisque jusqu’à preuve du contraire ils se considèrent militants et responsables de l’Afp. La perspective judiciaire n’est pas à exclure, selon nos informateurs.  
 
Pour rappel, l’Afp est secouée par une crise depuis la décision, de son Secrétaire général Moustapha Niasse, de ne pas présenter un candidat à la présidentielle de 2017 face à Macky Sall. Une décision qui n’a pas emporté l’adhésion de certains responsables du parti. El Hadji Malick Gackou, N°2 de l’AFP, est le porte-étendard du groupe des contestataires qui estiment que l’Afp doit avoir un candidat à la présidentielle de 2017.
 
Mais le comité ad hoc du jeudi 12 mars dernier a pris la décision de leur exclusion rendue publique vendredi dernier.  El Hadj Malick Gackou, le N°2 du parti, et 11 autres membres sont ainsi exclus des rangs de l’Afp pour «forfaits inqualifiables au détriment du parti, de ses idéaux et de ses responsables» en application des « articles 22 et 31 du Règlement intérieur du parti ».  Les autres membres exclus sont : Malick Guèye, Mamadou Goumbala, Bérouba Guissé, Séga Sy, Mady Kanté, Pape Massar Diop, Babacar Fall, Mame Diarra Cissé, Babacar Ndaw, Saliou Sonar Diouf et Landing Goudiaby.

Sudonline

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