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C'est ce mardi 25 février que le Parlement votera la prolongation ou non de la mission Sangaris en Centrafrique. L'intervention militaire française a été déclenchée le 5 décembre 2013. François Hollande avait promis qu'elle serait rapide, mais l'insécurité et le chaos régnant à Bangui ont rendu la situation plus complexe que prévu.

Intervenir en RCA, l’idée était dans les cartons depuis le printemps 2013, mais à cette époque l’armée française était très occupée au Mali. Il faudra attendre l’automne et le feu vert des Nations unies. « Les Nations unies vont être saisies d’une résolution à l’initiative de la France, et il y aura une deuxième résolution », affirme Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. A Paris, on parle alors d’un millier d’hommes et de quatre à six mois de mission de sécurisation, avant de passer le relais aux forces africaines et à l’ONU. Mais les choses se précipitent. Le 5 décembre, la France doit intervenir sans plus tarder après un déchaînement de violence à Bangui qui fait près de 500 morts en quelques jours.

Aqmi menace la France pour son intervention en Centrafrique

A ce stade, 1 600 Français sont déployés. Le 9 décembre, l’armée de terre enregistre ses premiers morts durant les opérations de désarmement. Le président François Hollande se rend à Bangui : « Antoine et Nicolas sont morts pour la France », dit-il. Ex-Seleka, anti-balaka, à Bangui, personne ne veut déposer les armes. Deux mois seront finalement nécessaires pour ramener un semblant de calme. Mais après le départ forcé de certains miliciens musulmans, les anti-balaka tentent d’imposer leur loi. 400 Français sont finalement envoyés en renfort, 200 viennent du Tchad. Officiellement, les effectifs français passent à 2 000 hommes. Sangaris se déploie enfin en région. La force africaine Misca atteint 6 000 hommes. L’Europe se prépare à déployer un millier d’hommes au total à partir du mois de mars.

En France, l'heure est maintenant au vote du Parlement, prévu par la Constitution pour les opérations extérieures qui se prolongent au-delà de quatre mois. Celle de RCA ayant débuté le 5 décembre, la consultation parlementaire aurait donc dû intervenir fin mars ou début avril prochain. Mais les travaux des Chambres seront suspendus à cette période, en raison des élections municipales. Alors, le vote tombe maintenant. Certes, la discussion devrait aboutir à un prolongement de l'opération. Mais elle s'annonce animée, en raison des difficultés sur le terrain. C'est à droite que l'on attend les critiques les plus fortes.

L’opération militaire française en Centrafrique a démarré

Bien sûr, l'opposition ne remet pas en cause le fondement de l'opération. Mais elle fustige des erreurs d'appréciation. L'Elysée avait parlé d'une opération courte et d'un contingent limité. Or, 1 600 hommes, « c'était insuffisant et nous le savions », avance le député centriste Philippe Folliot. « Et nous savons aussi, dit-il, que nous sommes en Centrafrique pour longtemps. » Son collègue UMP Pierre Lellouche se montre encore bien plus dur, parlant d'une « lourde erreur des services de renseignement » et d'une décision d'engagement des troupes « très improvisée ». « Nos soldats, argumente-t-il, sont pris dans une épuration ethnique qui ne dit pas son nom. »

Que voter ? Les parlementaires UMP sont loin d'être unanimes. Leurs suffrages devraient se partager entre l'abstention, le vote « contre » et le vote « pour » la prolongation de l'opération. Alors que dans la majorité aussi, on émet aussi quelques inquiétudes, à l'instar du socialiste Jean-Paul Bacquet, de retour d'une mission parlementaire à Bangui, et qui estime que l'on est « en train de conduire les soldats français à la limite de l'épuisement ». Mais réserves ou pas, les socialistes voteront bien sûr en bloc la reconduction de Sangaris.

Rfi

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Une nouvelle manifestation a été organisée, ce lundi 24 février, à Alger où la grogne sociale ne faiblit pas. Après les syndicats dimanche, c’était au tour des travailleurs qui bénéficient d’une mesure d’emploi jeune de descendre dans la rue. Les manifestants ont dénoncé une fois de plus la précarité de leur situation.
 
Liberté et justice sociale, c’est ce qu’ont réclamé lundi pour la énième fois les manifestants devant la Maison de la presse. Ces jeunes diplômés ont bénéficié d’un dispositif anti-chômage appelé le pré-emploi : une embauche en contrat à durée déterminé, en échange de mesures fiscales avantageuses pour leur patron.
 
Mais aujourd’hui, certains contrats arrivent à terme et les jeunes craignent de revenir à la case départ comme pour cet employé de mairie, venu de Sétif pour manifester : « On revendique juste pour nos droits, un droit constitutionnel, c’est le travail. On revendique des postes d’emplois titulaires, officiels. On n’a pas besoin de bricolage ».
 
Du « bricolage », dénonce ce manifestant qui comme les autres se dit exploité et sous-payé. Tous demandent la titularisation de leur poste et un minimum de considération de la part des autorités : « Ce que nous voulons c’est que les autorités nous entendent. Nous ne nous tairons pas », ont-ils hurlé au nez des policiers qui les avaient empêchés la veille de manifester devant l’Assemblée nationale.
 
Mécontentement politique
 
Sur le plan politique, trois partis, le RCD, Ennahda et le MSP appellent au boycott de la prochaine présidentielle du 17 avril. Ces partis politiques sont très réservés sur cette présidentielle qui selon eux est organisée dans un contexte de corruption et de manque de transparence sur le fichier électoral et sur l'organisation du scrutin. Ils dénoncent une mascarade.
Notre position de boycotter le scrutin est antérieure à la décision officielle de Bouteflika d’être candidat.
Abdérazac Makri
mardi, 25 février 2014 12:25

Football - Ligue 1 : Gignac délivre (encore) l'OM

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La décision a été longue à se faire au regard de ce match animé, et c'est encore une fois Gignac le sauveur. L'attaquant marseillais a ouvert la marque à la 83e minute seulement et permet à son équipe de revenir à deux points de Lille grâce à ce succès 1-0. Le LOSC sera donc un peu plus sous pression demain soir pour affronter l'Olympique lyonnais à domicile.
 
La partie a été assez agréable à regarder dans son ensemble. Les deux formations n'étaient pas là pour cadenasser leur jeu, et Marseille (revenu à une défense à quatre) comme Lorient ont multiplié les belles actions pour porter le danger sur les buts adverses. Le ballon s'est baladé d'un camp à l'autre, mais aucune des équipes ne s'est montrée suffisamment réaliste en première période. Aboubakar, Jouffre, Monnet-Pacquet et Aliadière ont plusieurs fois alerté Mandanda avec notamment un joli geste acrobatique pour le dernier cité à la suite d'une très belle remontée de balle entamée du camp lorientais à la 25e minute.
Composition inédite
 
Côté marseillais, le coach José Anigo a présenté un onze inédit avec Payet, Thauvin, Cheyrou, Ayew et Gignac alignés d'entrée. Mais les actions phocéennes pèchent dans le geste final pour cette première période. Les deux équipes rentrent au vestiaire pour la pause avec ce score vierge.
 
La seconde mi-temps a débuté sur le même tempo. Un faux rythme ponctué régulièrement par des offensives de l'OM et de Lorient qui ont tous deux donné l'impression de jouer en contre-attaque. Petit changement, les gardiens commencent à s'employer car les attaquants se mettent enfin à bien cadrer. Fabien Audard repousse plusieurs tentatives de Gignac... jusqu'à la 83e minute. À cette minute, Payet centre côté gauche dans la surface bretonne. Guerreiro exploite très mal sa relance et rate le ballon qui est alors récupéré par Gignac. L'ex-canonnier de Toulouse n'a ainsi plus qu'à fixer Audard et à conclure.
 
Cette victoire, acquise au forceps, va faire du bien à l'OM qui n'a pas encaissé de but malgré le fait d'être repassé à quatre derrière.

Le Point.fr

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Le Paris-SG a repris ses 5 points d'avance en tête du classement après sa victoire remportée à Toulouse (4-2) grâce à un triplé d'Ibrahimovic, tandis que Lille et Lyon ont offert un terne duel (0-0) de prétendants à l'Europe, dimanche 23 février lors de la 26e journée de Ligue 1. Le troisième match dominical a vu Rennes humilier Nantes à La Beaujoire pour s'adjuger le derby breton (3-0).

Grâce à ce deuxième succès de rang, le PSG compte désormais 61 points et maintient donc intacte son avance sur Monaco (56 pts) qui s'était imposé dans les arrêts de jeu (3-2) face à Reims vendredi. Ce duo distance un peu plus Lille (11 et 10 pts), qui reprend la 3e place chipée pour vingt-quatre heures par Saint-Etienne (4e), vainqueur la veille à Bastia (2-0).

ZLATAN EN BONNE FORME

Cinq jours après leur démonstration de force à Leverkusen (4-0) en 8es de finale aller de la Ligue des champions, le retour au pain quotidien de la L1 n'a pas été simple pour les Parisiens, qui ont été bousculés par une vaillante équipe toulousaine, plusieurs fois proche de les faire vaciller. Mais Paris a une nouvelle fois pu compter sur sa star, Ibrahimovic, qui a fait la décision presque à lui tout seul en inscrivant ses 20e, 21e et 22e buts en championnat.

Le Suédois, plus que jamais meilleur buteur de L1, a d'abord ouvert la marque en transformant un penalty justement sifflé pour une faute de Spajic sur Lavezzi (32e). Il a ajouté un but de la tête (68e) sur un coup franc de Cabaye, avant de clore la marque en reprenant victorieusement sa Panenka, que Boucher s'était employé à repousser sur le 2e penalty sifflé pour Paris (89e) après une main de Yago.

Entre-temps, Lavezzi, encore préféré à Pastore dans le onze type de Laurent Blanc, avait marqué le 2e but parisien, bien servi par Matuidi (56e), démontrant un sérieux regain de forme et de confiance devant les cages (5e but cette saison).

Toulouse, qui a eu plusieurs opportunités face à Sirigu (dont un poteau en sa défaveur) a tout de même marqué deux buts par le seul Ben Yedder, d'abord auteur d'une somptueuse volée du plat du pied sous la barre à la réception d'un centre de Didot (44e) avant de se montrer opportuniste sur une offrande involontaire de Thiago Motta (72e). Le TFC, qui n'a jamais rien lâché et aurait pu recoller à 2-2 si Sirigu n'avait pas été décisif devant une tête canon d'Aurier (65e), reste à la 10e place (33 pts).

Très loin d'offrir un pareil feu d'artifice, le match entre Lille et Lyon a constitué une mauvaise publicité pour la L1 tellement le spectacle fut indigent pendant une heure. La dernière demi-heure a vu les deux équipes aux ambitions européennes assumées prendre enfin des risques, mais Lopes et Enyeama ont été décisifs quand il le fallait pour ne pas prendre de but.

Avec ce point de pris, le LOSC (46 pts) reste sur le podium, mais est de plus en plus menacé par Saint-Etienne (45 pts), voire Marseille (43 pts) qui a battu Lorient samedi (1-0) grâce au 12e but de la saison de Gignac. L'OL, toujours 6e, demeure à cinq longueurs de son rival du soir.

A La Beaujoire, dans la chaude ambiance du derby breton, c'est Rennes qui a imposé sa loi face à Nantes (3-0), au terme d'un match maîtrisé et dominé, qui a également mis en lumière les grosses carences actuelles des Canaris.

C'est le jeune Ntep, transfuge d'Auxerre du mercato hivernal et grand espoir français, qui a ouvert son compteur but en L1, en trompant Riou en force dans une position compliquée (16e). Le Norvégien Konradsen, d'une frappe de 20 mètres, a doublé la marque (63e), avant que le Suédois Toivonen n'assène un troisième but en toute fin de match, permettant aux Rennais (13e) de dépasser Nantes (14e) au classement (31 pts chacun).

Le Monde.fr

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Le Bayern Munich, tenant du titre, a pris une grosse option sur la qualification en allant battre Arsenal (2-0) en 8e de finale aller de la Ligue des champions, mercredi à l'Emirates, tout comme l'Atletico Madrid qui a assommé l'AC Milan en fin de match à San Siro (1-0).
 
Le choc de la soirée a tenu toutes ses promesses et ce sont encore une fois les Munichois qui sont sortis maîtres des débats sur un missile délivré par Toni Kroos (54e) et une tête de Thomas Müller (88e).
 
Arsène Wenger n'a pas pu éviter une lourde déconvenue, similaire à celle subie face aux Bavarois au même stade de la compétition lors de l'édition précédente (3-1). Les Gunners ont certes disputé près d'une heure à dix après l'exclusion du gardien Szczesny (37e) et auraient même pu ouvrir la marque rapidement sur un penalty sans la maladresse de Mesut Özil (7e). Mais le Bayern, qui a également manqué un penalty par David Alaba (39e), était trop fort et reste en course pour le doublé en C1, 24 ans après le dernier réussi par l'AC Milan.
 
La nouvelle terne prestation d'Özil, incapable de justifier les 50 millions d'euros de son transfert, a de quoi interpeller et Wenger doit également gérer le cas Olivier Giroud, remplaçant après les révélations de la presse people sur ses aventures extra-conjugales.
 
D'ici le retour prévu le 11 mars à l'Allianz Arena, le Bayern aura sans doute récupéré son arme maîtresse Franck Ribéry, absent après son opération aux fessiers, ce qui devrait encore augmenter son potentiel offensif, rendant la tâche quasi impossible pour Arsenal.
 
Le sort du duel entre l'AC Milan et l'Atletico Madrid paraît tout aussi limpide. L'attaquant Diego Costa était attendu et il a tenu son rang avec un but inscrit à la 83e minute en forme de coup de poignard pour les Rossoneri.
 
Les Milanais peuvent se mordre les doigts après avoir eu plusieurs grosses opportunités de conclure. Kaka et Poli ont notamment trouvé le poteau, gâchant quelque peu le baptême du feu du nouvel entraîneur Clarence Seedorf en Ligue des champions.
 
Face à des Madrilènes qui tiennent la dragée haute au FC Barcelone et au Real Madrid en Liga, le résultat est cependant logique pour le club de Silvio Berlusconi, qui a perdu son lustre d'antan (7 C1) et végète à la 9e place de la Serie A.

Rfi

mardi, 25 février 2014 12:09

Mesurer la douleur à travers les yeux

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SANTE - L'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon se sert de cet appareil depuis un an...

Un appareil «révolutionnaire». Depuis un an, l'hôpital de la Croix-Rousse s'est doté d'un pupillomètre, une petite machine, présentée jeudi, capable de mesurer en moins d'une seconde le niveau de douleur d'un patient. Un appareil essentiellement utilisé dans les blocs opératoires et les services de réanimation.

Utilisé sur Schumacher

«Jusqu'à présent, quand un patient était dans l'impossibilité de s'exprimer ou lors de l'anesthésie, on se fiait à l'œil nu pour administrer le dosage de produits anti-douleur, explique Nathalie Aulnette, directrice de la fondation Apicile qui a financé l'achat de l'appareil. On observait les gestes, la pression artérielle ou cardiaque».

Désormais, les médecins regardent la taille de la pupille de l'œil qui indique si la personne est en souffrance. «C'est beaucoup plus rapide qu'une stimulation sur la main, note le docteur Christian Bauer du service anesthésie-réanimation de la Croix-Rousse. Cela nous permet d'avoir des dosages très précis. Par exemple, si on voit qu'un patient souffre, on peut ainsi réinjecter de la morphine sans évoluer à tâtons.»

Conséquence de cette petite révolution : les patients se réveillent mieux et récupèrent davantage de leur opération. «Nous sommes au début de l'utilisation des pupillomètres. On peut imaginer un développement fulgurant», poursuit Nathalie Aulnette. Car l'appareil a déjà permis de mesurer la douleur des femmes en train d'accoucher. Autre exemple: Le CHU de Grenoble en utilise actuellement un pour surveiller l'état de douleur de Michael Schumacher, plongé dans le coma.

Caroline Girardon

Les gares routières n’échappent pas à l’insalubrité qui sévit dans les lieux publics de la capitale sénégalaise. L’incivisme et d’autres actes peu responsables ont fini par transformer des places très fréquentées en dépotoir d’ordures ou en toilettes de fortune, favorables à la prolifération de microbes et de mouches. Constat à Pompier et à Colobane.
 
Gare routière interurbaine de pompier communément appelé «garage pompier», en cette matinée du lundi 24 février, se réveille dans le brouhaha habituel. Les yeux attentifs à toute entrée, chauffeurs, apprentis ou simple rabatteurs (‘’coxeurs’’) guettent des clients en partance pour telle ou telle autre destination.
 
Outre ce décors habituel, un fait, qui de part la force de sa pratique, a finit par être parti intégrante de la vie des nombreux usagers de ce lieu, attire l’attention. Bouteille d’eau à la main, le pas pressé, un cinquantenaire se dirige vers les toilettes de fortune, pardon le mur de clôture. Après s’être soulage, comme si de rien n’était, il entame une discussion dont chacune des phrases est terminée par des éclats de rire. Une bonne humeur qui en dit long sur l’esprit de nombres d’usagers de ce lieux public tant fréquenté, l’acte «banal» qu’il vient de commettre entrant dans l’ordre normal de la vie ici.
 
A l’image de cette homme ils sont nombreux des adultes qui ont fini par transformer les alentours de la gare routière de pompier en des toilettes ou chacun peut se soulager sans débourser le petit centime. Par conséquent, respirer prés du mur de clôture est quasi impossible, une odeur nauséabonde pousse piétons et automobilistes à se boucher les narines. Par ailleurs, l’image qui s’offre aux yeux du visiteur qui arpente la petite porte de la gare routière pour rallier le camp Sékou Mballo est insoutenable. Débris de bouteilles, sachets vides, viennent s’ajouter à un cocktail déjà noirci par des déchets faisant ainsi l’affaire des mouches qui ont finit d’y élire domicile.
 
A côté, l’odeur des poissons séchés à même-le-sol rappelle le quai de pêche, de St-Louis, la vielle ville. Malgré, cette insalubrité des femmes restauratrices tenancières de garrottes vaquent tranquillement à leurs occupations. Ustensiles et autres affaires servant pour le petit déjeuné mis à l’écart, des dames s’affairent dans les préparatifs du repas de midi.
 
Légumes, poissons, viandes et autres condiments s’offre aux yeux du curieux passants et à la merci des mouches, de la poussière soulevée avec les nombreux va et vient. Le cadre désagréable et empesté de bactéries n’y fait rien, ce qui compte pour ces bonnes dames, c’est le gagne-pain. Du côté des clients, l’essentiel c’est se remplir le ventre, tuer la faim en fermant les yeux la «bombe» environnante.
 
Une autre place, une situation identique. A Colobane, mis à part, la proximité imposé de force par les chansons «Pompiers, Colobane», fredonnées par les apprentis de cars ndiaye ndiaye, à la quête de passagers à convoyer vers ces destinations, cette gare routière et celle de Pompier se retrouvent de part leurs décors et conditions. A Colobane se sont des tas immondices, des toilettes étant érigées au fond de la gare à l’abri des regards, qui délimitent les zones interdites de promenade pour les piétons. Les murs aussi sont dans une situation lamentable. Malgré une peinture de couleur blanche, qui cache mal les séquelles de «l’usage abusif», des personnes continuent d’y faire leurs besoins, pardon d’uriner contre le mur de clôture, sans se soucier du regard des autonomistes et des problèmes sanitaires qui peuvent en découler.
 
Pikine: la gare des Baux Maraicher en sursis
A l’image de ces deux gares routières interurbaines, ce sont toutes les gares routières du pays, ou presque qui offrent ce visage hideux, à l’exception de la gare des Baux Maraichers,  un bijou qui a englouti 7,5 milliards de F Cfa sur 12 hectares à Pikine encore en sursis, le temps de son ouverture prochaine.
 
Pourtant, aussi bien à Pompier qu’à Colobane, des toilettes, WC et autres ouvrages d’assainissement individuel  sont bien existants. Ils sont ouverts à tous, moyennant 25 (toilettes) à 50 F Cfa (WC), selon le besoin. Mais la majeurs parti des usagers de ces lieux tant convoité par des voyageurs en partance pour diverses destination, notamment l’intérieur du pays, préfèrent se soulager en plein air, contre les murs de clôture sans bourse délier. Ce qui repose, en plus du manque de civisme de certains Sénégalais, le problème de l’entretien des infrastructures dans lesquelles l’Etat à investi des sommes colossales du contribuable.

SudOnline

Les villes situées sur l’axe Keur Momar Sarr / Pout, Dakar-ville, Dakar-banlieue et le département de Rufisque vont subir des perturbations dans la distribution de l’eau, les jeudi 27 et vendredi 28 février prochains. C’est la Séné­galaise des eaux (Sde) elle-même qui en en a fait l’annonce hier, à travers un communiqué parvenu au journal Le Quoti­dien.

Mais, les services de communication de la Sde ont précisé que c’est «la So­cié­té nationale des eaux du Sénégal (Sones) (qui) procédera avec la société Degremont, au revêtement intérieur de la pièce en acier de l’usine de Keur Momar Sarr, le jeudi 27 février 2014». Et que c’est à cause de ces travaux, que «la Sde procédera à l’arrêt de l’usine de Keur Momar Sarr». Ce qui aura comme conséquences des perturbations dans la distribution de l’eau aux dates indiquées ci-dessus.
«Les habitants des zones concernées sont invités à constituer des réserves d’eau durant cette période. Un dispositif d’approvisionnement par camions citernes sera mis en place. La situation devrait revenir à la normale dans la soirée du samedi 1er au dimanche 2 mars 2014», lit-on encore dans le document.

Le Quotidien.sn

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La septième réunion du Groupe consultatif Sénégal  a enregistré un franc succès hier, lundi, à Paris. Les partenaires financiers du Sénégal ont été plus que généreux en s’engageant pour 3729 milliards de FCfa alors que le Sénégal les sollicitait pour quelque 1853 milliards de FCa, représentant le gap de financement public destiné au financement du Plan Sénégal émergent(Pse).
 
Paris - C’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail, de polémique autour d’un plan qui aura mobilisé beaucoup de ressources financières et humaines. Au finish, objectifs largement atteints pour le Sénégal auprès de la communauté des bailleurs de fonds. Les financements obtenus hier, lundi, dans la capitale française lors de la rencontre du Groupe consultatif pour le Sénégal présidée par le Président Macky Sall, dépassent de très loin les objectifs de 1853 milliards que le gouvernement sénégalais était allé solliciter auprès de ses partenaires financiers pour combler ce gap. La confiance renouvelée des bailleurs et leur conviction dans le Plan Sénégal Emergent (Pse) se sont finalement traduites par des engagements de financement de 3729 milliards de FCfa.
 
Ces engagements nouveaux viennent s’ajouter aux 2056 milliards de FCfa d’engagements en cours, soit un total des engagements financiers publics de 5785 milliards de FCa compte non tenu des 4202 milliards de FCfa engagés par l’État du Sénégal. En gros, le total des financements acquis pour le Sénégal s’élève à 9988 milliards de FCfa dans le cadre du financement du Pse sur cinq ans.
 
C’est un Macky Sall heureux et fier qui a déclaré, lors d’un point de presse à l’issue de la rencontre : « Ce résultat ne vise qu’un seul objectif, le bien être des Sénégalais. » Et d’ajouter que « cet effort des partenaires financiers est un encouragement pour ce que nous faisons en matière de réformes, notamment dans le cadre de la transparence et la gouvernance. »
 
Rappelons que le Pse repose sur trois piliers qui devraient, par leur synergie, créer les conditions vers l’émergence. Il s’agit de la transformation structurelle de l’économie et la croissance ; la promotion du capital humain, la protection sociale et le développement durable ; la gouvernance, les institutions, la paix et la sécurité.
 
Dans ce cadre, un programme d’investissement phare met le focus sur un plan d’actions prioritaires qui porte sur 27 projets d’envergure disposant d’une capacité à influer sur l’économie. Des actions portant sur des secteurs clé comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, le tourisme, entre autres, susceptibles d’être des locomotives de la création d’emplois.
 
Reste le plus dur
 
Autour de la table des partenaires financiers du Sénégal, la Banque mondiale, la Bad, la Banque islamique de développement(Bid), le Pnud, entre autres institutions.
 
D’ores et déjà, le Pnud, en plus d’apporter son expertise au mécanisme de mesure et de suivi des progrès réalisés pour l’atteinte des objectifs dénommé « delivery unit »,  promet des financements de l’ordre de 110 milliards de FCfa dans le cadre du Pse, selon son directeur régional, Abdoulaye Mar Dièye. Pour lui, « Le document de stratégie qui nous est présenté pose avec séquence et cohérence les fondements de l’émergence. »
 
Il n’a pas, cependant, manqué d’attirer l’attention sur des préalables « qui sont des impératifs dont on ne saurait faire l’économie et qui sont au demeurant des facteurs déclencheurs, d’accélération, d’adhésion et de soutenabilité de l’émergence. »  Le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, est allé dans le même sens en estimant que « La réussite du Pse exigera une utilisation efficiente des ressources mobilisées, ce qui rassurera non seulement l’ensemble des partenaires mais aussi la population sénégalaise. »
 
Une autre façon de rappeler, en perspective, qu’une une chose est de mobiliser les ressources, une autre est de les utiliser de manière optimale. Car dans cette expédition de Paris, l’Etat sénégalais est parti pour faire une formidable moisson de ressources financières au terme, ce mardi, du Forum des investisseurs privés pour le Sénégal qui compte mobiliser auprès de ces derniers, quelque 1111 milliards de financements pour des projets privés des secteurs prioritaires.

Sudonline

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Cadre dans un institut de recherches , diplômé de Dauphine, Ibrahima Thiam veut porter les couleurs de la coalition "Bokk guiss-guiss" aux prochaines municipales. Il lui faudra peut-être beaucoup plus qu'un pedigree élogieux pour conquérir le coeur des saloum-Saloum pour succéder à Madieyna Diouf

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