L’hivernage 2015 laissera un grand souvenir pour tous les riverains qui vivent dans des villes mal assainies ou simplement en face de la mer. Depuis quelques semaines, si ce sont pas des ponts qui s’effondrent sous le poids cumulé de camions en surcharge, ce sont des traits de côtes qui bougent et reculent sous la pression des eaux et de la mer. Déjà, la semaine dernière, la mer en furie a déversé ses fortes houles sur les côtes entrainant des dégâts énormes, notamment à Dakar (Corniche Est, Hann, Yarakh), Mbao, Rufisque, Bargny, Mbour et Saly-Portudal, avec à la clé des maisons effondrées ou englouties, des pirogues et autres matériels de pêche endommagés. Le spectacle était désolant, obligeant le chef du gouvernement à effectuer le déplacement auprès des sinistrés. Changement climatique ou pas, au moment où l’hivernage entame son second mois actif, il semble que les périls vont se poursuivre si des mesures énergiques ne sont pas prises pour venir en aide à ces gens établis sur des zones parfois très dangereuses pour leur vie
 
1987, la pointe de Sangomar situé au sud de la ville de Joal, perd la moitié de sa surface.  Séparée de la Pointe de Djiffère et son bel hôtel à l’époque, ce bel endroit devient tout d’un coup une île et une zone sinistrée. La fin des années 80 sonne presque le glas du tourisme dans ce petit village de pêcheurs, mettant en sursis la vie des populations de localités toutes proches, la sous-préfecture de Niodior et l’île de Dionewar, qui venaient y écouler leurs ressources tirées de la mer, en péril. Cela ne faisait que commencer.
 
 Les années 1990, ne sont guère mieux avec la ville de Joal qui voit une bonne partie de son littoral et les petits villages autour comme Palmarin (Nguedji et Fakao réunies) partie sous les eaux. Images terribles d’un scénario improbable. Eux avaient vu les premiers signes d’un tsunami africain.  Mais, l’alerte n’attire pas l’attention des autorités parce qu’on est encore loin de Dakar. Or, dans cette partie du territoire national décrite dès 1848, le comte Édouard Bouët-Willaumez, officier de marine et explorateur français comme une côte coupée par de petites rivières ou marigots qui viennent déboucher à la mer, surtout pendant la saison des pluies, le lagunaire et le précaire se mélangent.
 
Plus près de Dakar, avant même le péril que connaît aujourd’hui, la station balnéaire de Saly et le littoral mbourois, ce sont les cimetières de Rufisque  et les quartiers de Mérina, Keuri kaw, Diokoul, Thiawlène qui sont envahis par la mer encore, au milieu des années 1990 avec des ossements humains qui sortent de l’eau. Là aussi, c’était encore la mer qui venait de charger. 1986-2000-2015, quand on en parle sans regarder en arrière, l’impression est que le risque et les catastrophes naturels ne se passent qu’à un certain moment de la vie. Et, tout d’un coup, criant au secours, les populations ameutent la presse pour crier au scandale ; mais qui est le véritable responsable de ces phénomènes ? Pourquoi la mer charge-t-il le continent ?
 
Le plus fataliste vous expliquera les raisons, en invoquant Dieu le tout puissant. Le chercheur et le spécialiste de ces ouragans, typhons, cyclones ou tempêtes tropicales vous diront eux que les causes parce qu’il y en a beaucoup, ce sont bien entendu, l’homme et ses imprudences. Même si la nature et ses effets sur la vie des gens, ne peuvent être totalement exclus. L’histoire de la mer qui monte remonte à bien plus loin depuis la fin du 19 ème siècle, mais c’est nul doute grâce à la photo satellite qu’on a remarqué l’avancée de la mer sur le continent.
 
Sur le littoral atlantique, comme sur le Pacifique, la mer monte tout le temps avant de redescendre des fois à son niveau normal ; mais après que de dégâts causés sur les habitations, les cultures, le fragile écosystème littoral. Au Sénégal, dans la ville de Saint-Louis, le village de Guet Ndar a vu nombre de ses habitations en dur sombrer dans la mer.
 
UN PAYS ENTRE FLEUVE ET OCEAN : L’alerte a été donnée par le Magazine «Thalassa»
 
Le magazine de France 3, Thalassa  du mois d’octobre 2014 dans un documentaire intitulé « Le Sénégal entre fleuve et océan » présenté par l’inspiré Georges Pernoud avait encore sous les éclairages de Haidar El Ali, avait attiré l’attention sur les risques énormes qui pesaient sur cette partie du nord du pays. En vain apparemment. Les images à couper le souffle, des solutions quasi inexistantes face à un problème d’une telle ampleur ; même l’ancien ministre de l’environnement, demeurait impuissant, est resté dans un descriptif sommaire qui n’apportait rien de nouveau au nouveau.
 
Au Sénégal, nombre de villes sont aujourd’hui établies sur des sites à risques : Dakar, Saint-Louis, Rufisque, Mbour, Joal, Kaolack et les îles du Saloum,  au loin de la Casamance de l’île de Karabane au Cap Skirring… On ne finit pas le décompte. Et si ce n’est pas la mer qui charge, ce sont les pluies qui coupent des ponts ou « chassent » les populations mal installées dans des villes à risques et sur des zones non constructibles. De Sédhiou à Vélingara en passant par Ziguinchor, Kaffrine, Tambacounda, Bakel, aucune de ces villes ne dispose d’un assainissement correct. Aujourd’hui, une grande ville comme Mbour est sous les eaux depuis plus d’un mois et sur ses anciennes belles rues, si on peut encore leur octroyer ce pseudo.
 
Ce long panorama a donné une belle image de ce pays enfoui par certains pans de son finage dans la mangrove (en Casamance), dans les estuaires ( au Saloum), les embouchures dans la vallée du fleuve pour d’autre. Mais, il s’agit bien de zones précaires. Du changement climatique et de l’avancée de la mer, trois regards de chercheurs et d’un défenseur de la nature en la personne de Mamadou Mbodj, président de l’association sénégalaise des amis de la nature, s’y sont posés et n’ont pas suffi. La mer bouscule les pointes de Djifère et de Sangomar et de Djiffère depuis l’année 1986. Et cela, tous les trois l’avaient prédit. Le professeur Madiagne Diagne, brillant agro-climatologue aujourd’hui disparu fut l’un des plus actifs.  Isabelle Niang et Pape Goumba LO, la première du département de géologie de la faculté des sciences et le second géologue à l’Institut des sciences de la terre (Ist) de l’Université de Dakar, ont été les premiers à s’intéresser à cette avancée du trait de côte sur le continent.
 
Aujourd’hui, sur les 10.000 km de côtes que compte l’Afrique de l’ouest à travers un ensemble de 11 pays, le Sénégal n’en dispose que de 700 presque toutes plus exposées les unes que les autres.  Sur le littoral de cette partie du territoire la plus fragile face au changement du climat, Mamadou Mbodj explique que le phénomène s’est aggravé avec la disparition des écosystèmes de mangrove.  La faute, selon lui, aux hommes et femmes qui venant chercher des huîtres ne se gênaient pas à abattre les pieds d’avicenna ou de rhizophora pour leur propre plaisir.
 
Pour le professeur Pape Pape Goumba Lô, la première conséquence de l’extraction du sable marin, serait l’érosion côtière. Babacar Diop, responsable du conseil rural de Dionewar n’hésitera pas à un moment pour dire que « Le risque, c’est de voir disparaître les îles du Saloum. Il y a eu certes une prise de conscience avec la rupture de la Pointe de Sangomar, mais même avec la rationalisation de l’exploitation des huîtres, la nécessité de protéger ces zones fragiles est devenue une urgence… »
En revenant un peu plus au centre du pays, la station de Saly, est aujourd’hui sous la menace des eaux. L’installation de digue autour de certains hôtels n’a pas suffi pour arrêter la mer. Aujourd’hui, toute la station est sous la menace de l’eau depuis le Savanah jusqu’à Téranga qui ont perdu une bonne partie de leur plage. Dans la ville de Dakar, Yarakh et la baie de Hann sont encore bien plus exposés. Et, les populations dans le désarroi se sont mobilisées derrière une petite association dite des populations victimes de la mer. Chose qui n’empêchera pas la mer de s’agiter sur les habitations situées dans sa zone d’emprise et sur les plages plus proches.
 
DJIFERE-SANGOMAR : Deux pointes mythiques coupées en deux
 
La rupture de la pointe de Sangomar est l’aboutissement d’un processus naturel vieux de quelques millénaires1, déjà remarqué par les marins. En 1891,  on constatait ainsi que la pointe avait été rognée de 25 à 30 m depuis 18862. Au XXe siècle plusieurs ruptures sont signalées en 1909, 1928, 1960, 1970. De grande ampleur, la dernière en date se produit le 27 février 1987 au lieu dit Lagoba. Un an plus tard, la brèche mesure 1 km de large, et dix ans plus tard environ 4 km. Plusieurs campements et bâtiments ont été détruits. L’usine de conditionnement de poisson de Djifer a été fermée en 1961. En effet, le village situé à 4 km au Nord du premier point de rupture, est de plus en plus menacé et les autorités envisagent l’évacuation de ses habitants vers le nouveau port de Diakhanor.
 
Parallèlement au phénomène d’érosion se produit un processus de sédimentation : l’extrémité Sud de la nouvelle île de Sangomar s’étend de 100 m par an vers le Sud et, sur la rive opposée, les abords des villages de Niodior et Dionewar s’ensablent considérablement, ce qui réduit le trafic des embarcations et contribue à l’enclavement des populations. La pointe de Sangomar est aussi décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes à cause de sa barre et en raison de sa position stratégique en aval du port de Kaolack, centre de production important pour l’arachide et le sel.
 
Au milieu du XIXe siècle, Faidherbe, alors gouverneur du Sénégal, cherche à prendre le contrôle des pays de l’arachide et à encercler le Cayor. Il mène notamment une expédition au Sine en mai 1859. Pour consolider les positions françaises, et comme à Rufisque (Cayor), Saly-Portudal, Kaolack et Joal un fortin est construit à Sangomar. En 1890, on y édifiera un poste de douane.
 
ZOOM SUR... SAINT-LOUIS : UNE ILE, DEUX BRECHES
 
Dans le nord du Sénégal, l’ouverture de la brèche sur le littoral atlantique, pose un autre problème avec des pans de l’île de saint en danger. La langue de barbarie est dans le lot. En octobre 2003, suite à un risque important d’inondation de la ville de Saint-Louis, les autorités décident d’ouvrir un « canal de délestage » pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville. De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 250 mètres de large trois jours après le creusement, passant même à 800 mètres au mois d’avril 2004.
 
L’érosion est aujourd’hui très importante dans la partie sud, entraînant la disparition des filaos et des dunes. Il s’y ajoute la salinisation inquiétante de la nappe phréatique qui a entraîné le déclin de bon nombre de cultures.
 
L’ouverture de la brèche a ainsi complètement modifié le milieu estuarien et certains spécialistes craignent désormais que la ville de Saint-Louis soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation, même minime, du niveau de la mer. Une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012 un peu au Nord de Gandiole, à 500 mètre de la première. Au départ limitée à quelques vagues, c’est désormais une nouvelle ouverture d’un kilomètre de large qui coupe la langue de Barbarie, menaçant notamment le campement Océan et Savane, tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ces berges.
 
FOCUS SUR... TOUT UN LITTORAL EN PERIL
 
Au Sénégal, nombre de villes sont aujourd’hui établies sur des sites à risques : Dakar, Saint-Louis, Rufisque, Mbour, Joal, Kaolack et les îles du Saloum,  au loin de la Casamance de l’île de Karabane au Cap… On ne finit pas le décompte.
 
Pour faire face à un tel péril, des actions sont tentées depuis une vingtaine d’années grâce à la science et aux chercheurs de l’université. Les populations aussi s’y sont mises quand elles n’avaient plus personne pour leur venir en aide. Ces dernières aidées en cela par des spécialistes, ont commencé à mettre en place des épis, des brise-lames ou autres remblais pour se protéger. Et Djibo Ka, à l’époque ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature parlait de protéger tout le littoral régional à travers la ferme volonté de l’Etat de s’engager dans la recherche de solutions. Mais surtout, l’élaboration de dispositions à différents niveaux pour juguler le mal sur l’ensemble du littoral du Maroc au Cameroun et même l’Afrique du Sud.
 
L’expert Pape Goumbalo, en sa qualité de centre expérimental de recherche et d’étude pour l’équipement (Cereq) avait encore une fois, comme à son habitude depuis des années, situé les racines et l’extension du phénomène d’érosion côtière. Déplorant le fait que les actions sectorielles et parcellaires mais aussi individuelles pour trouver des solutions avaient empiré le mal et affirmant que cela créait beaucoup de plus de problèmes. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’un programme intégré de lutte prenant compte le phénomène dans un vaste ensemble a été initié avec l’appui de l’Union économique et monétaire ouest-africain dont le professeur est un des experts sur la question.
 
 Sur la démarche, l’initiative entreprise par l’Uemoa pour un coût global estimé à 96 milliards de francs Cfa devant prendre appui sur des études pour le diagnostic, mais aussi d’ouvrages sur une durée de 5 ans a été ainsi initiée.
 
L’UEMOA ET L’UICN AVAIENT TIRE LA SONNETTE D’ALARME
 
C’est ainsi que sous l’égide de l’Uicn et de la Commission de l’Uemoa, une rencontre s’est tenue à Dakar du 16 au 17 mai 2011. Quatre années déjà se sont écoulées après cette validation d’une étude régionale sur le suivi du trait de côte et l’élaboration d’un schéma directeur sous-régional ouest africain. Mais la mer ne cesse d’avancer sur le continent.
 
 Les  résultats de ce diagnostic avaient ainsi montré la forte dynamique des différentes formes d’occupation de l’espace littoral, avec des concentrations fortement croissantes des populations et des biens dans les espaces à proximité de la mer. Les éléments ainsi présentés de ce diagnostic de l’Uemoa avaient montré l’importance stratégique de la réduction des ridsques littoraux dans le développement futur des Etats côtiers. Dans le même sens, celle-ci a été aussi argumentée  par celle de l’Acmad qui a rappelé les effets du changement climatique sur le littoral tout en précisant les larmes marges d’incertitude qui affectent et toute prospective dans le domaine. Tout autant, toujours ont poursuivi les experts, que la montée progressive de la mer et difficilement quantifiable du niveau de la mer, les épisodes exceptionnels météo-marins déjà connus et pouvant intervenir à tout moment, et les surcôtes de tempête qu’ils peuvent engendrer constituent des risques directs, plus proches et qui s’inscrivent dans la réalité quotidienne des territoires cotiers et populations littorales de la sous-région.
 
Quatre ans après, il semble que la mise en place d’un observatoire du littoral ne soit encore qu’un mot politicien. Il semble surtout que la bonne gouvernance nationale et régionale des risques côtiers comme la mise en place d’un réseau d’observateurs indépendants en vue de l’élaboration d’un observatoire chargé de suivre l’évolution du trait de côte et l’avancée de la mer, ne soient encore qu’au stade des idées. Ce mal africain ne disparaîtra que lorsque le décideur politique et l’élu local comprendront que leur élection ne doit rien à leur intelligence, mais surtout aux espoirs énormes que les populations placent en eux, en les mettant face à leurs responsabilités, le premier jour de leur arrivée au pouvoir.

 

Sénégal: La sauvegarde des bâtisses coloniales, un héritage par Ismael Kambell de jovago.com

Comme de nombreuses villes d'Afrique subsaharienne, plusieurs villes au Sénégal sont d'origine coloniale. Du nord au sud du pays, les traces matérielles de la colonisation participent au tissu urbain cohérent fait d'architecture plus ou moins remarquable, qui permet aux nouvelles générations de plonger dans le Sénégal d'autrefois.

Rues pavées, vieilles bâtisses côtoyant des constructions modernes font partie de l'héritage du Sénégal, autrefois colonie, devenu indépendant en 1960. Ces réalisations coloniales ont été, pour la plupart, portées par des personnalités importantes de l'histoire du pays et d'Europe, dont les noms ont été souvent donnés aux rues, avenues et grande places du pays. Un passé qui nous rappelle qu'au XVIIe siècle, la traite des esclaves devient l'activité dominante en Afrique noire. Plusieurs siècles après, les nouvelles générations sénégalaises et africaines sont témoins de cette époque à travers ces bâtisses et souvent les histoires qui les accompagnent. Par exemple, il n'est pas rare d'entendre un jeune sénégalais réciter spontanément l'histoire de Gorée après avoir effectué la traversée Dakar-Gorée :

« Appelé « Beer » en wolof, l'île a été baptisée « Goede Reede » par les Hollandais, pour être connue plus tard sous le nom de Gorée. Elle offrait, surtout à la fin du XVIIIe siècle, le double visage d'un carrefour prospère, où commerçants négriers, soldats et fonctionnaires vivaient dans un décor de rêve, et d'un entrepôt de « bois d'ébène », avec tout son cortège de souffrances et de larmes », a-t-on souvent coutume d'entendre. Partout au Sénégal, à Rufisque, Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor ou ailleurs, vous entendrez des jeunes vous parler de l'histoire de ces villes au grand passé coloniale. Certains, à l'image des guides touristiques, vous plongent par leurs récits dans le Sénégal colonial comme s'ils y avaient vécu.


Si certains rares bâtiments sont réhabilités dans le respect de leur architecture, le piètre respect de la législation sur les monuments historiques, parmi lesquels plusieurs ont été classés par l'UNESCO, tend à une défiguration de certains d'entre eux par des transformations incontrôlées ou encore finissent par s'aplatir sous le poids de l'âge, abandonnés à eux même. « Il est dommage que l'on assiste, partout au Sénégal, à la ruine de cet héritage qui pourtant représente un avantage pour le secteur du tourisme. Dans certains pays, ces bâtisses coloniales sont transformées en hôtels historiques ou en musées et cela marche plutôt bien. Je pense que le Sénégal devrait s'inscrire dans cette logique », estime Xavier Starkloff, Directeur Afrique de l'ouest de la plateforme jovago.com. Face à ce spectacle de désolation dans l'ensemble des villes coloniales sénégalaises, on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur la place que les pouvoirs publics accordent au patrimoine architectural colonial. Au-delà de la richesse qu'elles représentent pour l'histoire de l'humanité, la mise en avant de ces vieilles bâtisses attirerait plus de visiteurs (d'affaires, des résidents et autres),particulièrement des touristes, et donc engendrerait des retombées économiques. Entretenir cette architecture coloniale, c'est préserver un patrimoine pour les générations à venir, mais, il faut bien en avoir conscience.


Ismael Kambell


Resp Relations Publiques l Afrique de l'Ouest www.jovago.com

 

Les pays où les habitants sont les plus riches, Suisse, Etats-Unis, Australie, Canada, sont aussi les pays où la durée annuelle moyenne du travail est la plus haute, approchant 1200 heures.
Des épines pour moi, vous les nommez des roses

Il suffit de dire que les Français ne travaillent pas assez pour que de nombreux experts ou responsables politiques s'offusquent, brandissant le nombre d'heures travaillées par les salariés à temps plein ou le nombre conséquent de temps partiels. Emmanuel Macron vient d'en faire les frais. Ce qui est frappant, c'est cette incapacité à bâtir un diagnostic commun, pourtant première étape nécessaire à toute réforme. Le flou des indicateurs permet d'éviter la remise en cause du dogme de la fixité du volume de travail et la nécessité de son partage.

Le mal français se résume pourtant en un unique chiffre. En 2014, la France avait une durée annuelle moyenne du travail par habitant en âge de travailler de 900 heures et se classait bon dernier des pays développés. Chez nos voisins allemands cette durée est de 1000 heures quand elle tutoie les 1100 en moyenne dans l'Union européenne. Les pays où les habitants sont les plus riches, Suisse, Etats-Unis, Australie, Canada, sont aussi les pays où la durée annuelle moyenne du travail est la plus haute, approchant 1200 heures.

Ce chiffre permet de ramener le sujet à l'échelon individuel et de capturer l'ensemble des problèmes du marché du travail : 35 heures, mais aussi taux de chômage élevé, départs à la retraite trop précoces, trop faible participation des jeunes au marché du travail et nombre de jours travaillés réduits. Pour parer à toute critique, ces chiffres proviennent de l'enquête européenne sur les forces de travail, réalisée par sondage auprès des ménages qui sont invités à déclarer leur durée effective de travail, permettant d'inclure salariés comme indépendants.

Travailler 16 % de moins que nos voisins nous condamne à être plus pauvres. Cette situation est le fruit d'un choix politique décidé à la fin des années quatre-vingt-dix par les responsables politiques de gauche comme de droite. Mais ce choix n'a jamais fait l'objet d'un arbitrage clair auprès des électeurs. Voulons-nous travailler moins en vivant moins bien que nos voisins, voilà la question que nous devons aujourd'hui nous poser.

Notre chômage élevé n'est même pas un juste prix à payer pour refuser la précarité. Le pourcentage de travailleurs pauvres, autrement dit de travailleurs vivant avec moins de 60% du revenu médian après transferts sociaux, est en ligne avec le Royaume-Uni et l'Allemagne. Quant aux temps partiels subis, ils sont plus nombreux en France que chez nos voisins. Notre travail est donc aussi précaire mais notre taux de chômage est deux fois plus élevé qu'outre-Manche et que de l'autre côté du Rhin. Pire encore, le chômage est très concentré sur les populations les plus fragiles. Pour les Français sortis de l'école entre 2005 et 2008, le taux de chômage des non diplômés était cinq fois plus élevé que celui des diplômés de l'enseignement supérieur.

La France a le pire des deux mondes, la précarité et la rareté. Si la flexibilisation du marché du travail a été largement acceptée dans les années 2000, elle n'a pas produit de bénéfices en terme de réduction du chômage, parce qu'elle n'a pas été complétée de politiques actives de retour à l'emploi. Les classes moyennes ont l'impression d'avoir payé pour les autres, nourrissant les accusations d'assistanat.
Nous donnons bien souvent de divers noms aux choses : Des épines pour moi, vous les nommez des roses disait Corneille dans L'Illusion. Mesdames et Messieurs les socialistes, ce que vous défendez au nom de la rose n'est qu'une barrière d'épines pour les plus faibles.
http://www.lopinion.fr/

Robin Rivaton est économiste.

 

VILLES DURABLES Quelles villes pour demain ? La ville se pense et s'organise 

Disons-le d'emblée, pour nombre d'entre nous, l'expression ville durable, tout comme celle de développement durable, semble à la fois un slogan banal et un mot-valise dénué de tout sens critique. Le mot « durable » se révèle une piètre traduction du terme anglais sustainable qui signifie « que l'on peut soutenir ». La question n'est donc pas de savoir comment faire durer les villes (certaines villes n'ont-elles d'ailleurs pas suffisamment duré ?), mais bien de savoir comment soutenir une écologie des territoires urbains pour que les conditions de vie en ville ne deviennent pas insoutenables. Mais au-delà des termes, de quoi parlons-nous et que savons-nous ?


Que la ville durable est tout sauf un concept, que cette appellation insatisfaisante ne recouvre pas une seule réalité, mais au contraire un ensemble de processus, d'expérimentations – voire d'utopies concrètes –, portés par des acteurs aux volontés singulières présents dans des territoires chaque fois différents. De Växjö en Suède à Loos-en-Gohelle en France en passant par Rennes, Bologne, Hambourg ou Dunkerque, les actions et les politiques environnementales traduisent des enjeux particuliers souvent contradictoires. En effet, comment rassembler des logiques et des forces opposées : comment allier qualité de l'environnement, développement économique et justice sociale ? Que faire dans les territoires où la population est confrontée à la fois à la précarité économique, à la fragilité de son environnement et aussi à l'indignité de son habitat ? Comment repenser nos moyens de déplacement et rendre l'air de nos villes respirable ? Qu'espérer des innovations architecturales, des écoquartiers et de la montée en puissance des villes intelligentes ? Que faire pour mobiliser et responsabiliser les habitants ?


Voilà quelques-unes des questions que nous nous sommes posées au fil de la réalisation de ce dossier. Questions qui seront également abordées sous d'autres formes tout au long de l'exposition permanente du Learning center de Dunkerque qui sera inaugurée en janvier 2016. Prenez date !
Et pour l'heure, nous vous invitons à découvrir les pistes de ce qui sera peut-être demain notre quotidien urbain.

'L'Afrique doit se repenser, et faire de la prospective et ne pas laisser la fatalité prendre le dessus.) P B Cissoko


THIERRY PAQUOT RICHARD PEREIRA DE MOURA
CHRISTOPHE RYMARSKI

 

Les murs de la honte traduisent la dérive de l'homme vers l'inhumanisme et l'individualisme malsain.

Quand on confond migrants et réfugiés, on se fourvoie et les données sont faussées et c'est laisser la place aux pires dérives. A travers le monde et son histoire on peut recenser diverses entorses à la liberté de circulation et de rencontre. On connaît le mur de BERLIN 1961-1989, la United States Border Patrol aux USA, l'Apartheid, le mur de sable, la barrière de séparation, la Zone coréenne démilitarisée, la Barrière de Ceuta, le mur de la Paix, la Barrière de Djibouty, le mur de la honte, le Rideau de fer, etc.


Toutes ces séparations, ces limites entravent la liberté de circulation des agents et ceux qui fuient les guerres sont confondus à des migrants et prennent tous les risques pour sauver leur vie et leurs enfants. Les peuples Occidentaux qui ont entretenu certains pays, la chute des certains pays ( Libye ; Irak, etc), ne facilitent pas la gestion de la paix condition de la sédentarisation des peuples. La paix est indispensable à toute vie, pour le réfugiés le risque est à prendre plutôt que se laisser abattre par les belligérants ultra armés.


Chaque jour on entend des morts, dans des camions, dans les eaux de la méditerranée, sous les trains, etc, et le monde civilisé, les pays démocratiques se sentent impuissants et ce sont les pauvres gens qui, choqués par les scènes de mort se chargent de venir en aide aux réfugiés désespérés. L'Allemagne se réveille, l'Angleterre aussi, ici et là les peuples ont décidé de se bouger, d'apporter à manger et de donner un peu de charité à ces être en errance qui fuient la guerre pour chercher la paix et la tranquillité dans les pays dits riches et démocratiques.


L'Humain a-t-il perdu son esprit de charité, sa générosité ou a-t-on peur des extrémistes qui pensent que les migrants et les réfugiés sont la cause de tous les maux ?
Que non, l'humanisme doit dépasser la politique du pire, l'humanisme doit être revu et plébiscité et ni le FN en France, ni l'extrême droite où qu'il soit ne doit bloquer toute volonté d'action pour soulager la peine, la souffrance. Il est vrai aussi que les Etat, les grandes organisations internationales, l'ONU, l'UNESCO etc, doivent se battre pour rechercher la paix et taire les armes, il faut aider les pays en développement à s'auto gérer et que les citoyens puissent se former et travailler tout en percevant un salaire correct afin de se prendre en charge.


La mondialisation c'est aussi aider l'autre à gagner une certaine autonomie, le monde doit opérer un partage équilibré des ressources de la terre, toutes les inégalités criardes, toutes les guerres de religion ou ethniques devront être battues en brèche au profit du vivre ensemble générateur de paix et de développement économique. Cultivons notre humanisme, interrogeons-nous en nous demandant et si ce que leurs arrivent m'arrivait ? Levinas nous enseigne de penser au miroir pour nous comprendre pour mieux comprendre l'autre.

Pape Cissoko

 


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Alors que la révolution numérique bouscule la pédagogie traditionnelle, des start-up espèrent surfer sur le marché prometteur de l'e-éducation pour évincer les éditeurs traditionnels de manuels scolaires, sans toutefois avoir encore trouvé le modèle économique miracle pour rafler la mise.
Plus besoin de professeurs ni de salles de cours, une application mobile suffit désormais pour réviser ses leçons. Inspirés par le succès des pionniers étrangers comme l'américain Khan Academy, qui a su exploiter l'ergonomie des tablettes numériques pour révolutionner l'apprentissage des mathématiques, des dizaines de start-up françaises rivalisent d'innovations pour répondre à cette demande croissante de nouveaux contenus éducatifs.


« Nous avions la volonté de rompre avec la méthode de pédagogie traditionnelle : +Je fais la leçon et après je fais les exercices pour valider la compétence+. Cela marchait peut-être à l'époque de Jules Ferry mais ce n'est plus du tout approprié pour la génération Google », explique à l'AFP Jérôme Serre, co-fondateur d'EduPad, qui mise plutôt sur les vidéos courtes ou les mécaniques du jeu-vidéo pour mieux « capter l'attention de l'enfant ».
Et la formule fonctionne. Avec son catalogue de 160 applis iTooch à destination des élèves du primaire au collège et commercialisées à 4,99 euros, Edupad a enregistré une croissance de 50%, essentiellement grâce aux États-Unis où il a réalisé 70% de son chiffre d'affaires estimé à 500.000 euros.
Un temps désarçonnés par l'irruption des « pure-players », les acteurs traditionnels comme les éditeurs de manuels scolaires, ont mis en place des cellules de recherche et développement consacrées au numérique à l'image d'Editis (Nathan, Bordas) pour ne pas laisser ce segment porteur être monopolisé par les jeunes pousses de l'internet.
De fait, le marché de l'e-éducation est plein de promesses. Selon une enquête réalisée par le Credoc, le taux d'équipement en tablettes numériques en France a quasiment doublé, passant de 17% en 2013 à 29% en 2014.
« Plus il y aura d'équipements en tablettes, plus le marché va se développer », espère Sylvain Fayol, directeur du numérique chez Editis, qui mise sur la plateforme « Viascola » ou la suite ExoNathan, 40 applications par discipline et par niveaux, pour doper des revenus issus du numérique « encore marginal » et représentant « moins de 5% du chiffre d'affaires ».


Pas de modèle économique miracle


Car si le potentiel est grand, la rentabilité n'est pas encore au rendez-vous pour tout le monde dans ce marché très concurrentiel. Avec sa « machineareviser.com », une solution de révision intelligente initialement lancée en 2014 à destination des lycéens puis des collégiens, Domoscio a finalement décidé de réorienter son activité vers le marché de la formation professionnelle, beaucoup plus rentable à ses yeux.
« Personne n'a encore trouvé le bon modèle économique. Il n'y a pas encore d'acteur majeur qui ait réussi à dégager un chiffre d'affaires représentatif, à savoir 10 millions d'euros », souligne à l'AFP Thierry Debarnot, co-fondateur de Digischool, davantage tourné vers les lycéens et les étudiants, et qui tire 90% de ses revenus de la publicité et l'analyse de données.


« Si une école d'ingénieur nous demande un profil +Bac S+ on met les bannières publicitaires qu'il faut », explique M. Debarnot, à la tête de l'un des leaders du secteur, grâce à ses applis sur le bac ou le code de la route, qui ont attiré près de 8 millions d'utilisateurs en juin 2015.
En attendant la formule miracle, ces start-ups ont les yeux tournés vers l'Éducation nationale. Longtemps chasse gardée des éditeurs traditionnels, le marché public semble vouloir s'ouvrir à de nouveaux acteurs depuis l'annonce par François Hollande d'un plan d'un milliard d'euros consacré au numérique à l'école. Avec l'objectif que la France « puisse être leader dans l'e-éducation » à la fois en termes de contenus et d'équipements.
Mais si la tendance leur semble favorable, les jeunes pousses de l'e-éducation vont toutefois devoir patienter avant de s'inviter dans les classes tant la formation des enseignants et des personnels, prévue durant les trois prochaines années, s'annonce longue.

http://www.lagazettedescommunes.com/

JACK GUEZ/AFP Le Français de 26 ans est devenu, samedi 29 septembre 2015 au Kazakhstan, le judoka le plus titré de l’histoire en championnats du monde. Teddy Riner, qui a conquis huit couronnes mondiales depuis 2007, est déjà tourné vers les Jeux olympiques de Rio où il tentera de décrocher sa deuxième médaille d’or. Record absolu. Teddy Riner a décroché, samedi au Kazakhstan, un huitième titre mondial chez les plus de 100 kilos. Derrière le colosse (2,04 m pour 141 kg) se cache un jeune homme de 26 ans sensible et particulièrement proche de sa famille. Samedi 29 septembre, lors des Mondiaux à Astana, la capitale du Kazakhstan, Teddy Riner est entré un peu plus dans la légende du judo. Le natif des Abymes en Guadeloupe a conquis son huitième sacre mondial, ce qui fait de lui le judoka – hommes et femmes confondus – le plus titré de l’histoire . Mais, au-delà du record, le Parisien paraissait surtout heureux de partager cette nouvelle victoire avec les siens. « C’était la première fois que mon fils venait en compétition, je n’avais pas le droit de perdre, a-t-il raconté. Et lorsque j’ai gagné ce huitième titre, je lui ai dédicacé. Ce petit malin avait mis un jouet dans mon sac, un petit canard flottant ! Il y avait aussi Papy ce soir (samedi 29 août). Il m’a dit merci alors que c’est moi qui le remercie et il ne sait pas à quel point. Ça fait plaisir d’avoir sa famille, c’est un second souffle. » Cinq ans d’invincibilité, 95 victoires de rang Le petit Éden aura presque deux ans et demi lors des prochains Jeux olympiques de Rio de Janeiro (Brésil), le nouvel objectif de son champion de papa. Déjà sacré à Londres en 2012, il rêve de conserver son titre sous les yeux de son fils. Et aujourd’hui, il est bien difficile d’imaginer Teddy Riner échouer dans sa quête tant il règne en maître chez les lourds (+ de 100 kilos). L’octuple champion du monde n’a plus perdu depuis cinq ans, soit 95 victoires de rang ! Parfait alliage de puissance, de vitesse et de technique, le Guadeloupéen semble progresser année après année. Sur le plan physique, le géant est toujours plus impressionnant. Il affiche par exemple un tour de bras de 52 centimètres. À chaque grand rendez-vous international, Teddy Riner s’échine à décourager la concurrence. Le rival capable de le faire tomber de son piédestal n’est pas encore apparu sur la planète judo. Finalement, son plus redoutable adversaire n’est autre que lui-même. Son corps n’a pas été épargné par les blessures ces dernières années. Cette saison, sa préparation pour les Mondiaux a été tronquée par une opération du coude en février et un arrachement osseux au gros orteil. En revanche, malgré l’accumulation de succès, Teddy Riner n’a jamais affiché une once de lassitude. Il continue de détester la défaite et s’entraîne toujours plus dur pour demeurer le meilleur. Et ce n’est pas à l’approche des Jeux olympiques de Rio que le colosse risque de flancher. « J’ai envie de marquer l’histoire de mon sport », a-t-il confié. Avec un deuxième titre olympique, il égalerait David Douillet, titré en 1996 et en 2000. ARNAUD BEVILACQUA http://www.la-croix.com/

 

Avec l'avènement des nouvelles technologies le secteur du tourisme a connu des avancées considérables qui ont permis de concevoir le voyage d'une façon différente. Un apport révolutionnaire pour le secteur touristique qui n'est pas sans conséquence pour les offices du tourisme, notamment en Afrique.
Le touriste d'aujourd'hui est internaute, une nouvelle donne qui au fur des ans a fini par bouleverser la culture des professionnels du tourisme. « Selon un sondage effectué en France, 77% des touristes préparent leurs voyages sur internet et cette tendance prend du terrain en Afrique. Quand on compare le nombre de réservation que nous avons pu enregistrer en un an sur notre plateforme, on se rend compte que l'internet devient très présent dans les habitudes de voyages des africains », explique Xavier Starkloff, Directeur Afrique de l'ouest de jovago.com. Dans ce contexte on comprend vite que les offices du tourisme classique sont confrontés à une concurrence non négligeable, environ « deux tiers des voyageurs n'entrent jamais dans un office de tourisme. Quand on observe la vitesse à laquelle le continent africain s'internalise, on comprend vite que les nombreuses offices présentent sur le continent ont du pain sur la planche.


Vers une numérisation des offices du tourisme « Les technologies numériques représentent une formidable occasion de renforcer les rôles et missions des professionnels du tourisme, les visiteurs qui entre dans les offices viennent poser des questions d'ordre pratique, à faible valeur ajoutée, mais le plus souvent c'est sur internet qu'ils se renseignent d'abord », explique Xavier Starkloff de jovago.com. Les technologies numériques permettront de délester l'agent de ces tâches récurrentes au profit d'une mise en œuvre de ses compétences de conseiller. Pour les offices du tourisme, le numérique, est aussi un moyen d'assurer une présence de l'office sur les réseaux sociaux internet, notamment Facebook, Twitter ou Trip Advisor. En d'autres termes, l'office se positionne comme un expert de sa destination là où le touriste se trouve, c'est-à-dire sur internet. Cela permet de revaloriser la voix de l'office face aux nombreux sites d'avis et de commentaires dont se nourrissent les voyageurs mais qui ne sont pas contrôlés. Il n'y a donc pas lieu de s'alarmer pour les offices de tourismes africains, à l'instar de leur collègues européens ou d'ailleurs, avec internet bénéficient d'un grand nombre d'opportunité, le tout réside dans l'originalité de l'offre.

Ismael Cabral Kambell

www.jovago.com

 

 

Adapter l'activité d'une entreprise au mobile est désormais plus que capitale. Et les entreprises sénégalaises l'ont bien compris. Nombreuses parmi elles se sont lancé dans les applications mobiles pour booster leur activité.

A l'arrivée sur le marché sénégalais des premières applications, elles étaient considérées comme de simples et « chouettes » fonctions ou suppléments associés au smartphone. Certains s'en vantaient même d'avoir telle ou telle application. Depuis, on est passé de simple « joujou » de la technologie à un rôle évolué : « les applications sont source d'innovation et de créativité, et connaissent une croissance exponentielle au Sénégal depuis quelques années, au point que certaines grandes marques en ont fait des outils à part entière de leur stratégie de développement », nous explique Moussoukoro Diop, Digital Manager à jovago.com. Pour comprendre cette révolution des « apps », il ne faut pas chercher loin, au Sénégal comme dans la plus des pays africains, la navigation internet dite fixe perd aujourd'hui de la vitesse au profit d'une navigation sur smartphone : pour vérifier ses mails, faire ses courses en ligne, réserver un hôtel vérifier, commander à manger, ou tout simplement jouer, les sénégalais sont devenus des vraie « fana » des applications et cela n'étonne plus personne de voir les entreprises développer leurs propres applications. Face à cet intérêt grandissant, certains en ont fait des activités rentables, c'est le cas de plusieurs jeunes développeurs encadrés par des incubateurs comme CticDakar , Synapse center ou encore Jokkolabs.


« Développer une App à un coût et plus l'application demande de l'exigence au niveau du design, de la complexité de l'offre et des services, et plus l'investissement sera important », explique Seydina Ndiaye, un jeune développeur d'application mobile. Pour obtenir des applications de qualité, les entreprises sont donc appelées à investir de budget important, « toute fois au Sénégal ont est encore loin de cette logique, on a l'impression que ces entreprises négligent le travail qu'il y'a derrière une application », ajoute Seydina Ndiaye. Au Sénégal les jeunes développeurs ne manquent pas d'originalité, ils ont très vite compris qu'au-delà des entreprises, les apps peuvent contribuer grandement à l'éducation des populations.

Les avantages des applications mobiles
Une application mobile est une extension des services de l'entreprise. Peu importe votre domaine, vous pouvez bénéficier d'une présence sur l'ensemble de « App Store ». Cela permet à l'entreprise notamment d'établir un lien privilégié avec vos clients. Votre produit ou service se retrouvant sur l'appareil mobile de ces derniers, il suffit d'appuyer sur une touche pour avec accès aux services de l'entreprise. Ensuite il est indéniable qu'avec le lancement d'une application mobile, l'entreprise gagne en notoriété. Un maximum de buzz autour duquel peut être organisé tout un tas d'éléments marketing.
Côté utilisateurs, l'expérience d'une application mobile semble plus adaptée car elles offrent de très bonnes interfaces clients auxquelles s'ajoutent leur rapidité et leur ergonomie. Certains considèrent qu'il est plus facile aujourd'hui d'installer une application pour avoir recours aux services d'une entreprise que de faire des milliers de kilomètre pour s'y rendre. L'application a donc pour intérêt de faciliter l'expérience client et de le rapprocher de l'entreprise où qu'il soit, cela permet un temps de réaction plus court et une prise de décision plus rapide pour le client.

Ismael Kambell. www.jovago.com

 

Par ces temps de forte chaleur partie pour durer encore quelques semaines, hellofood s'est intéressée à une maladie très peu connue mais qui touche des millions de personnes : la rétention d'eau.
Lorsque l'on parle de rétention d'eau, on a tendance à penser que cette affection touche principalement les femmes. Détrompez, messieurs nous sommes également concernés. La rétention d'eau se traduit par un gonflement des parties du corps telles que les pieds, les mains et les chevilles, avec une impression de raideur et parfois même de douleurs à ces endroits. Pour rappel, notre corps est composé d'eau à 65% d'eau. Très souvent, l'organisme se met à la stocker et ne veut plus éliminer le surplus. Lorsque l' on fait de la rétention d'eau, cela veut tout simplement dire que l'organisme ou une partie de l'organisme est excessivement chargé en eau. Très souvent, il s'agit des reins qui ne font pas correctement leur travail.
Afin de mieux lutter contre la rétention d'eau, la plateforme www.hellofood.sn à identifier les différentes causes et vous propose des conseils afin de mieux la traiter.
L'eau est attirée vers les milieux les plus concentrés. Quand on mange trop salé, il y a trop de sel dans les tissus, ce qui y attire l'eau. Les gonflements peuvent alors survenir dans n'importe quelle partie du corps.

L'organisme a besoin de très peu de sel pour fonctionner. D'après les médecins, entre 4 et 6 g seraient suffisant par jour. Aujourd'hui, la consommation journalière de sel par les Sénégalais est supérieure à la normale recommandée. Il y a du sel partout, dans le pain, le riz, les pâtes que nous consommons sans compter les cubes et autres bouillons meilleures alliées des femmes sénégalaises et africaines qui sont ajoutés à la cuisson des aliments. Il est important de souligner que la première cause de décès chez les femmes de plus de 50 ans est l'accident vasculaire cérébral (AVC), et l'une des principales causes de l'AVC est la surconsommation de sel.

La carence en protéines provoquées par l'abscence de consommation (viandes, poissons, œufs), peut elle aussi être un des facteurs de la rétention d'eau. Les problèmes de carences en protéines sont fréquents chez les végétariens et végétaliens. De ce fait, il faut penser à consommer des protéines végétales. Ces dernières se retrouvent dans les oléagineux (noix, noisettes, amandes), les céréales complètes et les légumineux (riz, blé, lentilles, haricots secs comme le niébé).

Le drainage, il permet de supprimer l'eau en excès dans les tissus par des massages ou des exercices travaillant les muscles. Il s'agit en général de massages réalisés par un kinésithérapeute. La pratique de sports de fond comme la natation ou la marche est fortement conseillée.

Rappelons que l'exposition à la chaleur tend à dilater les vaisseaux sanguins en les rendant moins perméables. De ce fait, l'eau circule plus facilement du sang aux tissus. Lorsque l'on a une mauvaise circulation sanguine, nous sommes particulièrement sensibles aux gonflements dus à la chaleur.
Il n'y a pas de solution miracle contre la chaleur hormis tremper les membres inférieurs dans de l'eau froide afin d'atténuer les gonflements. Surélever les jambes et éviter de rester debout trop longtemps permettent aussi de diminuer la rétention d'eau lors des fortes chaleurs.

M.SOW

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Moustapha Baidy Sow
Regional head of communication
Hellofood-Jovago-Easy Taxi

www.jovago.com

 

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