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Après la sortie salée des organisations de la société civile avant-hier, mardi dénonçant leur non implication dans le processus de révision du Code minier, le Directeur des Mines et de la Géologie apporte sa réplique. S’exprimant sur les ondes de Sud Fm hier, mercredi 4 février, Ousmane Cissé a précisé que la rencontre organisée la veille mardi n’est pas un atelier de validation du Code minier, mais un atelier de partage des résultats des travaux de la Commission de révision du Code minier. Aussi, il soutient que tous les acteurs du secteur minier ont été bien représentés à cette réunion
 
«Je voudrais tout simplement leur dire que l’exercice n’est pas arrêtée et que l’atelier d’hier (avant-hier mardi-ndlr) n’était pas un atelier de validation de l’avant-projet du Code minier, mais un atelier de partage des résultats des travaux de la Commission de révision du Code». La précision est d’Ousmane Cissé, directeur des Mines et de la Géologie qui réagissait sur les ondes de la radio Sud Fm hier, mercredi 4 janvier, suite à la sortie de certaines organisations de la société civile qui dénonçaient leur non implication dans le processus de révision du Code minier.
 
Selon lui, l’atelier de partage qui s’est tenu avant-hier, mardi à Dakar, avait pour but de réunir l’ensemble des acteurs du secteur minier pour qu’ils puissent, à leur tour, apporter leurs contributions sur la réforme. «Il ne s’agissait pas, ni pour l’administration minière ni pour le gouvernement, de discuter ou de valider l’avant-projet. On a réuni l’ensemble des acteurs du secteur des mines, à savoir les sociétés minières, les représentants des populations et la société civile, pour échanger et partager avec eux sur le document et pour que ces derniers puissent apporter leurs contributions par rapport à cette réforme qui a commencé depuis le mois d’avril 2013», a soutenu le Directeur des Mines.
 
Répondant aux organisations de la société civile qui jugent que le processus adopté n’est pas participatif et transparent, Ousmane Cissé martèle: «Nous avons suivi les différents commentaires et interventions dans la presse. Le message d’inclure un processus participatif et transparent c’est aussi le message de la commission. C’est dans ce cadre que nous avons réuni tous les acteurs. Ce qui est surprenant, c’est le porteur même du message lui même qui, bien avant la réunion le 15 janvier,  nous a transmis les propositions du cadre juridique».
 
Toutefois, il a fait savoir que le ministre de l’Industrie et des Mines Aly Ngouille Ndiaye fera parvenir à toutes ces organisations de la société civile qui jugent nécessaire le rapport pour l’avant-projet du Code minier  qui  est en ligne depuis plus de deux semaines dans le site web de la Direction des Mines et de la Géologie pour leur permettre d’apporter leur contribution. «Jusqu’à présent et à la date qui leur convient, elles peuvent transmettre leur contribution par rapport à ce projet. Donc elles ont eu accès aux documents. Maintenant quand il (le porteur du message-ndlr) parle de durée pour examiner le Code parce que n’ayant pas les compétences dans leurs organisations, le ministre de l’Industrie et des Mines leur indique qu’elles peuvent toujours apporter leur contribution et la commission en prendra connaissance et examinera les propositions qui vont être faites», rassure-t-il.

La prévention des maladies, comme le cancer, passe par une alimentation saine et équilibrée. C’est ce qu’a fait savoir hier la nutritionniste et diététicienne, Binetou Cheikh Seck.

Mme Seck, qui animait hier une conférence dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le cancer, a laissé entendre qu’il n’y a pas certes d’aliments anti-cancer mais on peut trouver un équilibre alimentaire pour éviter certaines pathologies. D’après la nutritionniste, il faut savoir associer 6 familles d’aliments qui sont indispensables pour la santé et trouver une connexion en termes de quantité et qualité tout en gardant le plaisir de manger. Si on en croit l’experte, «les aliments gras, riche en sucre ainsi qu’une alimentation faible en fruits et légumes sans activité physique peut être à l’origine de l’obésité, du surpoids, du diabète et de l’hypertension».

Faisant le lien entre le cancer et l’alimentation, elle soutient que 30% des causes de cancer sont liées à la mauvaise alimentation. «Il faut rompre avec certaines habitudes et éviter l’excès de sucre sous toutes ses formes, les viandes rouges surtout grasses, les matières grasses ajoutées, sels et aliments salés», a-t-elle expliqué. Revenant sur nos habitudes alimentaires, la nutritionniste a plaidé pour la consommation de beaucoup plus de fruits et de légumes. D’après Mme Seck, la moitié de l’assiette doit contenir des légumes, le quart des protéines et l’autre quart des féculents. «Ce qui est contraire à ce qu’on a l’habitude de voir au Sénégal où la nourriture est parfois grasse, trop salée avec peu de légumes. Pour la nutritionniste, il faut s’attaquer donc à ces mauvaises habitudes alimentaires afin de prévenir les maladies comme le cancer». «Sur les 14 déjeuners et dîners de la semaine, les 7 repas doivent contenir du poisson ou des fruits de mer, 2 repas de viande, 3 repas de volailles, 2 repas d’œufs», a-t-elle recommandé. Outre ces recommandations, elle a aussi conseillé «aux populations de manger des céréales locales, avec du lait au petit déjeuner qui donne du calcium et renforce l’énergie quotidienne». Lors de son exposé, Mme Seck a également beaucoup insisté sur la nécessité d’éviter les aliments trop salés et aussi les bouillons culinaires. D’après la diététicienne, il faudrait même penser à surtaxer ces produits pour limiter leur consommation dans les ménages.


Sudonline

vendredi, 06 février 2015 08:01

Raccordement à l’égout : Un guichet dédié aux PME

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L’Office national de l’assainissement du Sénégal a décidé de répondre avec célérité aux demandes relatives au raccordement à l’égout des Petites et moyennes entreprises (Pme). Pour y arriver, l’Onas a mis en place un guichet dédié.

Dans le cadre de l’amélioration continue des services délivrés pour le raccordement à l’égout, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a mis en place un guichet dédié pour recevoir et traiter les demandes des Pme. Selon le directeur général, «ce guichet est issu d’une des 11 décisions qui ont été prises lors de la réunion tenue le 22 janvier 2015 à la Primature présidée par le premier ministre...». Aliou Badara Diop explique que «l’Onas devait faire des réformes pour d’abord faciliter les raccordements à l’égout des Pme, amoindrir les procédures et diminuer les délais. C’est à ce titre que, de manière interne, nous avons pris les décisions pour satisfaire à cette requête, donc en interne les dispositions étaient prises pour que les raccordements des Petites et moyennes entreprises ne nécessitent plus certaines démarches». Ainsi, la facture d’eau de la Sde n’est plus exigée aux Pme. Et au moment du dépôt de la demande, seuls des frais d’études de métrés qui s’élèvent à 36 580 francs Cfa doivent être réglés, le coût des travaux de raccordement est payé après établissement du devis. Et les dossiers réceptionnés seront traités en 6 jours pour l’établissement des devis, 15 jours pour la réalisation des travaux sans traversée de chaussée, 30 jours pour la réalisation des traveaux avec traversée de chaussée. Le directeur de l’Onas de renseigner que «l’évaluation de 2014 faite par l’Apix a montré que les délais était de 90 jours. Avec cette réforme, l’Onas s’engage que ses délais ne vont plus dépasser 30 jours».

Venu visiter le guichet dédié de l’Onas, le directeur général de l’Apix souligne que, «ce guichet entre dans le cadre de la batterie de mesures qui a été lancée par l’Administration sénégalaise en vue d’améliorer la façon de faire des affaires au Sénégal, notamment pour la Pme. Depuis 2012, le président de la République a lancé le programme de réformes pour l’environnement des affaires et de la compétitivité qui repose sur une batterie de 56 mesures». Mountaga Sy de préciser que, «l’Onas comme l’ensemble des autres services administratifs, fait partie des départements sectoriels qui contribuent à réaliser le score qui permettrait de classer le Sénégal parmi les meilleurs réformateurs dans la sous-région, mais aussi au monde».

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L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade se dit «prêt à donner sa vie » pour que son fils Karim, emprisonné par «le monstre juridique»(selon ses mots) (Crei), ne soit pas condamné. Devant des centaines de militants et sympathisants du Pds et de ses alliés, venus assister au meeting hier, mercredi 4 février, à la place de l’Obélisque, Abdoulaye Wade a récusé la Crei, non sans exiger la libération de tous les «otages politiques» de Macky Sall. Il a, par ailleurs, demandé au président de la République de transférer les dossiers des prisonniers de la Crei vers des juridictions ordinaires.
 
«Il parait qu’il (Macky Sall) a dit que si Karim est condamné, il va le gracier. Karim ne sera pas condamné, parce que je ne permettrais pas à ce tribunal, qui est un ‘’machin’’ comme le dit Charles De Gaule, de juger Karim. Je suis prêt à donner ma vie», a déclaré Abdoulaye Wade, ancien président de la République. Face à des centaines de militants et sympathisants acquis à sa cause, le ‘’Pape du Sopi’’ s’est voulu intransigeant sur la question de la condamnation de son fils par la Crei. Selon lui, le président de la République, Macky Sall a ressuscité cette juridiction, considérée comme un «monstre juridique», pour combattre ses adversaires.
 
Ainsi, a-t-il fortement récusé la Crei, non sans réclamer un transfert des dossiers vers les juridictions ordinaires, tel que le Tribunal correctionnel et la Haute cour de justice. A l’en croire, «il y a plus de garantie à la Haute cour de justice qu’à la Crei», même si par ailleurs il a admis que c’est une juridiction de l’Assemblée nationale dominée par Macky Sall. Dans le même registre, Me Wade a fait savoir qu’il est contre l’utilisation de la force pour la conquête du pouvoir. A l’en croire, il a en a les capacités et que certains pays le lui avaient proposé en vain lorsqu’il créait son parti.
 
Le ‘’Pape du Sopi’’ est, par ailleurs, d’accord pour le dialogue avec le chef de l’Etat, tout comme sur le principe posé comme préalable. «Macky a dit qu’il est prêt pour le dialogue, mais sans parler de justice. Je suis d’accord, car je ne veux pas de négociation pour demander la libération de Karim Wade. Je veux qu’il soit jugé», a-t-il lancé. Toutefois, Me Wade est foncièrement contre la condamnation de son fils car pour lui, «si on le condamne, ne serait-ce qu’un mois pour le gracier après, il est déjà détruit. Parce que le milieu financier ne voudra plus de lui».
 
Dans la foulée, Abdoulaye Wade a réclamé la levée de l’interdiction de voyager de tous les leaders de l’opposition. Le ‘’Pape du Sopi’’ a exigé la libération de tous les «prisonniers et otages politiques» du gouvernement de Macky Sall. Dans la même logique, il a demandé le remplacement du président de la Crei, Henry Grégoire Diop, qui, selon lui «a déjà son jugement en poche». Comme propositions, Wade a demandé au président de transférer les dossiers de son fils et co-prévenus vers d’autres pays.
 
echos... echos...
 
Wade se paie un bain de foule
La place de l’Obélisque a vibré hier, mercredi 4 février, le temps d’un meeting du Pds et de ses alliés. En effet, ils étaient nombreux, femmes, jeunes et vieux, à faire le déplacement pour venir écouter le ‘’Pape du Sopi’’. Dès 15h30, par petits groupes, les gens convergeaient vers le lieu de rendez-vous. Avant l’arrivée d’Abdoulaye Wade, les slogans hostiles au régime actuel fusaient de partout. Par moment, l’animateur agrémentait l’ambiance en balançant le son de campagne de Wade en 2007, repris lors des élections de 2012.
Vers 17h30, l’hystérie monte d’un cran et comme un seul homme, la foule va à la rencontre du maître des lieux, en l’occurrence Abdoulaye Wade. Bien escorté par ses gardes du corps, Me Wade lève les mains en l’air, en signe de victoire, comme pour haranguer ses fidèles. Ses inconditionnels s’égosillent à tue-tête, des slogans favorables à lui.  
    
Wade n’aime pas le slogan «Guorgui, mo barry dolé»
S’il y a bien un slogan que le Pape du Sopi ne porte vraiment pas dans son cœur, c’est bien le «Guorgui, mo barry dolé». Encore une fois, Abdoulaye Wade a demandé à la foule, qui scandait à tue-tête ledit slogan au meeting d’hier, d’arrêter. Pour lui, il n’y a de Tout Puissant que Dieu. «Dites plutôt Sopi mo barry dolé», a-t-il suggéré à ses inconditionnels.
 
Diop Decroix, Toussaint et les autres…
Hier, à la Place de l’Obélisque, presque toutes les pontes du défunt régime ont répondu présents au meeting organisé par le Pds et ses alliés. Seuls Mamadou Diop Decroix,  Toussaint Manga etc sont absents. Toussaint Manga et sa bande, présentement dans les liens préventifs pour participation à une manifestation interdite, seront jugés ce vendredi 6 février.
 
Les voleurs s’invitent au meeting
Si lors du meeting du Pds et de ses alliés, beaucoup de personnes ont fait le déplacement pour écouter Me Wade, d’autres par contre y étaient pour de salles besognes. Mais, un de ceux là n’oubliera pas de si tôt le sale quart d’heure qu’il a passé entre les mains d’une foule surexcitée. En effet, le jeune homme, la trentaine révolue, à voulu faire les poches d’une dame. Malheureusement pour lui, il a été pris en flagrant délit. Le jeune a été bastonné, trainé au sol comme un mal propre. Il a cependant du son salue à certains qui est étaient contre son passage à tabac.
 
Me Abdoulaye Wade, Sg du Pds : « Je suis pour le dialogue sans renoncer à mes revendications »
Il faut sans réjouir et ne pas sans glorifier. Ils ont commis une erreur très grave, ils l’ont réparée aujourd’hui. Donc, oublions ça et regardons devant nous. Vous savez, quand on veut dialoguer, on ne pose pas de préalable. Mais je l’ai entendu, il parle de l’indépendance de la justice. J’ai défendu ce principe avant lui  et je suis d’accord   que cela soit respecté. Je ne demande pas de négocier des affaires qui sont devant la justice, donc il ,n’y a pas de problème .Je me suis battu pendant 20 ans pour ça. Je n’ai jamais, jamais  convoqué un juge pour lui donner des instructions. Je  vous expliquerais  tout à l’heure ce que signifie l’indépendance de la justice. Moi je suis professeur de droit, donc je peux expliquer ce que cela signifie. Maintenant, si le dialogue doit se faire, il se fera je n’ai jamais écarté ce principe. Et  puis moi aussi, je peux poser des préalables : tu ne peux pas me mettre en prison et demander à dialoguer  alors que  vous êtes dehors. Il y a des préalables mais ce ne sont pas des conditions dirimantes. Maintenant, je suis le père de Karim Wade et personne ne peut m’empêcher de défendre et d’exiger sa libération. Celui qui ne veut se battre pour libérer son fils est un lâche
 
MAMADOU DIAGNE FADA DEPUTE LIBERAL : « Un Etat démocratique ne doit pas être un vain mot »
 C’est d’abord une grande victoire de la démocratie. Le combat nous l’avons mené parce que c’est le PDS qui a installé la démocratie dans le pays. Il reste claire qu’aucun d’entre nous  n’accepte un recule démocratique. Un Etat démocratique ne doit pas être un vain mot. Nous sommes dans le cadre d’un pays qui se dit  démocratique, il est hors de question que les libertés individuelles et collectives soient bâillonnées, confisquée. Et c’est le sens de notre combat.

Sudonline

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Les Libéral en chef a fait hier un réquisitoire sévère contre  la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) qui est en train de juger Karim Wade, son fils qu’il défend. Il assimile le contraire a de la lâcheté. Abdoulaye Wade a fait savoir au Président Sall qu’il ne négociera pas la libération de l’ancien ministre d’Etat.

«Celui qui ne défend pas son fils est un lâche»
Abdoulaye Wade s’en prend une nouvelle fois à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Lors du meeting qu’il a dirigé hier à la Place de l’Obélisque, le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) a averti : «Je n’admettrai pas que la Cour se réunisse pour donner son jugement. Certains vont dire que je défends mon fils. Celui qui ne défend pas son fils est un lâche.» L’ancien chef de l’Etat a assimilé cette juridiction à un «machin». Du coup, il s’est engagé à ne pas la laisser terminer le procès en cours par une condamnation. «Je ne permettrai pas que Karim soit condamné par ce Tribunal qui est un machin, comme disait le Général De Gaulle. Et je suis prêt à y laisser ma vie», a-t-il martelé hier devant une foule acquise à sa cause.

Wade estime que Henry Grégoire Diop, le président de la Crei, a déjà son verdict. Il poursuit que la Crei est un «monstre» que le Président Macky Sall a ressuscité pour «liquider de potentiels adversaires politiques en 2017». Selon Abdoulaye Wade, certaines personnes inculpées doivent être transférées au «Tribunal correctionnel». Quant aux anciens ministres, il reviendra à «la Haute cour de justice de statuer sur leurs sorts».

«D’accord avec Macky sur le dialogue, libération de Karim non négociable»
Toutefois, le père veut que la justice statue sur le cas de son fils. «Macky Sall a parlé du dialogue et m’a répondu. Il a dit qu’il veut un dialogue, mais dans le cadre de la séparation des pouvoirs. Je suis d’accord. Je ne veux pas négocier la libération de Karim Wade. Je veux qu’il soit jugé. Mais je n’accepterai pas une condamnation de Karim venant de la Cour. Macky Sall n’est pas intelligent. Karim Wade est un banquier. Il vit dans le milieu financier. S’il est condamné à une peine d’un mois, personne n’aura confiance en lui. S’il le laissait sans qu’il ne soit jugé, personne n’aura besoin de lui. Je veux qu’il soit jugé», s’est expliqué le successeur de Abdou Diouf au pouvoir.
Néanmoins, Me Wade a rappelé que le président de la République est «le responsable du bon fonctionnement de toutes les institutions, y compris le Parlement et la Justice». Revenant sur le procès, Abdoulaye Wade ne comprend pas qu’on essaie d’attribuer les sociétés de Bibo Bourgi à son fils. Il s’en est ému en wolof : «Mais Karim ndeyam dafa ligey», une manière de se demander si son fils n’est pas le plus méritant au monde.

«Je veux apprendre aux Sénégalais à résister…»
S’attribuant le titre de grand artisan de la démocratie sénégalaise, Abdoulaye Wade trouve inacceptables «les violations de la Constitution, notamment  le droit de marcher». Pour dire que c’est la raison pour laquelle il s’est rendu à la Place de l’Obélisque samedi dernier. Par cet acte, ajoute-t-il, le Libéral en chef a voulu par ailleurs s’ériger en pédagogue. «On demande pourquoi je l’ai fait. Je veux apprendre aux Sénégalais à résister à l’oppression, lorsqu’ils ont le droit avec eux. Il ne faut pas reculer. Un ancien Président est un citoyen. Je ne veux pas que ce que j’ai construit ici soit détruit par un régime d’incapables», argumente-t-il.
Le leader libéral s’est alors insurgé contre l’arrestation de certains de ses partisans le week-end dernier. «On a arrêté Toussaint Manga et les autres, alors que j’étais l’unique organisateur de la manifestation. Pourquoi ne m’a-t-on pas arrêté ? Leur procès a été renvoyé au vendredi prochain. Il faudra aller les assister», intime-t-il à ses militants.
Cependant, quand il était opposant, précise le pape du Sopi, il a toujours refusé l’idée d’un coup d’Etat, même s’il en est capable. «Je ne peux pas gérer le Sénégal pendant douze ans et me lever pour dire que je vais faire un coup d’Etat. Pourtant je peux le faire, mais je ne le ferai pas», assure-t-il.

«Macky Sall a gagné… avec le soutien de puissances étrangères»
Le patron du Pds est également revenu sur sa défaite lors de la Présidentielle de 2012. Il considère qu’il a lâché le pouvoir pour éviter que le pays soit installé dans une crise, du fait de mains venues d’ailleurs. Selon lui, son successeur doit sa victoire à des pays qu’il n’ignore pas. «Macky Sall a gagné les élections avec le soutien de puissances étrangères, parce que je l’avais battu au premier tour. Mais j’ai su que des gens voulaient faire au Sénégal ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, avec deux gouvernements, deux armées, si Macky Sall perdait. Je lui ai demandé de venir prendre le pouvoir…», révèle-t-il à ses militants. Puis, le désormais ancien chef de l’Etat avait voulu «aider» son successeur. «Quelle a été sa réponse ? C’est la traque des biens mal acquis.»

lequotidien.sn


Parcours migratoire du couple Abdou MBAYE et Aida FALL/MBAYE : un don de soi et un caractère constant qui ne fondent jamais, ici ou ailleurs.

C'est en 1979 qu'il débarque seul comme un grand garçon à Paris pour faire des études d'informatique, de gestion et logistique.
Avant il avait eu une éducation propédeutique au pays, le Sénégal ; éducation traditionnelle, coran, école Française.
Formé très jeune au tidjanisme, il a su développer un amour de la religion qui l'accompagnera dans chacun de ses gestes prudents, sincères et empreints de sagesse et de retenu.
Il fait ses armes dans la solitude de l'étudiant puis en 1984 il fait venir son épouse Aïda et ses deux filles : 3 ans et 1 an.
Il s'agira ici de présenter deux parcours, deux personnages et un couple, au fond notre travail consistera à présenter deux en 1, une symbiose.
Il a fait divers jobs comme tous les étudiants pour payer ses études. Puis il restera plus longtemps de 1998 à 2013 dans la grande société Vétura. Il prend une retraite anticipée après s'être levé très tôt le matin pour arriver à l'heure à son travail. L'exemplarité était une vertu pour lui, il ne devait commettre aucune faute pour mériter un quelconque reproche de sa hiérarchie.
Le voici autour de sa famille qui va s'agrandir et donc en homme instruit et soucieux de l'éducation de ses enfants il participe à la vie de l'école. Parents d'élèves maniant avec aisance la langue de Molière, il fait de la médiation, prend la main des parents perdus face à l'éducation de leurs enfants.
Il a plaisir à rappeler l'interpellation d'un directeur d'école qui n'en pouvait plus d'un élève qui n'y arrivait et dont les parents ne se montraient pas. C'était une famille portugaise et le père ne comprenait pas le système et c'est Mr Mbaye Abdou de son prénom qui connait bien l'existence des gens, et les portugais en l'occurrence, débarque chez l'homme un dimanche. Il se présente et l'homme l'accueille avec un français bancal, et il répond à Abdou, moi je connais rien de l'école, je ne peux pas aider mes enfants, s'il faut payer pour que mes enfants soient suivis je le ferai, dites moi combien et je paierai. Voici simplement comment il a débloqué un semblant de conflit ou d'incompréhension entre l'école et le parent comme cela arrive souvent.
Dans son travail, il a été syndicaliste et n'a cessé de conseiller les jeunes diplômés qui pensaient posséder savoir de la totalité. Combien de fois il est intervenu pour sauver un jeune qui ne respectait pas les consignes, une jeune fille qui pour son premier emploi demandait un salaire de cadre. Avec son expérience et son expertise, son histoire, il parle aux jeunes et ces derniers l'écoutent et décident de suivre ses conseils de grand frère, de père ou de doyen, je dirai ses conseils d'Homme.
Il ne s'implique pas seulement dans la gestion des relations parent-école mais aussi des associations religieuses. Il fréquente la daïra Moustakhahinafila (les gens qui s'aiment pour Allah) et participe à plusieurs rencontres religieuses. Grace à cette association, qui reçoit des cotisations et permet à une dizaine de fidèles d'aller à la Mecque, Il est allé deux fois faire son pèlerinage.
Mais dis-donc, ne dit on pas que derrière un grand homme, il y a une «grande» femme, ah, certes petite par la taille mais grande et très grande dame par le cœur et la générosité ; accueillons Aïda Fall/Mbaye.
Elle n'est pas grande, mais son sourire rehaussé par une gencive ornée de dents blanches, ses jolis habits bien cousus et qui lui vont à ravir et sa forte personnalité sont là pour marquer sa présence. Comme je le disais c'est en 1984 qu'elle arrive sur le territoire français, à l'époque on n'avait pas besoin de visa pour entrer en France. C'était l'époque d'avant Pasqua.
En femme ouverte et consciente qu'un salaire est insuffisant ou juste pour entretenir une famille en France, elle n'hésitera pas à faire de menus boulots, de la cuisine sénégalaise dans le restau *le Ndiambour* à Parmentier dans le 11 ème, du ménage. Puis, pour s'émanciper de cette précarité elle entre en formation pour avoir un diplôme, elle gardera ainsi des personne âgées, puis des enfants à domicile, elle travaillera longtemps pour l'association AIDE (sidéens). Elle finira par trouver un travail fixe dans la crèche de l'hôpital Sainte Anne à Paris.
Ouverte sociable et généreuse et fidele en amitié, aida Fall aime donner la preuve elle accumule tellement que son appartement est à ses yeux toujours petit. Au détour d'une discussion, quand une amie cherche en vain un quelconque produit, Mme Mbaye va se demander dans sa tête où aurai-je planqué cet objet que son amie recherche et quand elle s'en souvient elle vous dira j'en ai a la maison, je te le donnerai, je crois qu'il est dans les bagages au balcon. Ce fameux balcon qui sauve les familles africaines, dépotoir d'objet de toutes sortes qu'on voudrait envoyer un jour au pays.
Ce n'est pas tout, notre communauté organise souvent des cérémonies familiales, mariage, baptême, décès, et c'est une occasion pour s'entraider et garder le contact.
Le couple Mbaye est souvent présent aux différentes occasions, il fait office de grand frère, de conseiller, il met la main à la pate pour aider, aiguiller les gens. Fidèle en amitié, Aida Fall/Mbaye prend en charge et s'occupe de masser le corps de son amie Ndeye SOW après l'accouchement, elle aura massé, rasé les nouveaux nés, et apporter la soupe à l'hôpital pour remodeler la flore intestine. Bien souvent les femmes africaines manquent de ces soins importants en France alors qu'au pays beaucoup de gens peuvent soulager les nouveaux nés et la maman en s'en occupant ou en leur apportant les premiers soins post natal. Ndeye Sow, celle qu'elle considère comme sa petite sœur et son amie sa confidente a profité de ses soins et ses attentions.
D'autres jeunes couples ayant eu des bébés ont profité de cette aptitude qu'elle a de modeler le corps du bébé et de la mère avec le fameux beurre de karité.
En Afrique quand une dame accouche, une personne habilitée, la grand-mère, la tante ou une autre, s'occupe de son corps, du ventre, pour reconstituer la personne qui a porté et subit des modifications pendant la grossesse. Le bébé aussi qui est resté 9 mois dans une position fœtale, recroquevillé, a besoin de massages conséquents, d'étirements, de modelage, pour retrouver une certaine forme. Mme Mbaye toujours là pour servir avec le sourire et la gentillesse qui le caractérise. De plus, ces massages peuvent être douloureux mais en bonne pédagogue, elle sait comment distraire les gens pour arriver à son but. Le mari est toujours à côté et s'attellent à perpétuer certaines traditions que rien, ni l'occident, ni la richesse peuvent effacer.
Elle est allée aussi à la Mecque et se rend souvent à Fez, fief de la confrérie des tidjianes pour prier.
Avec son mari, ils assistent, accompagnent les amis dans leur existence, avec un tact et une délicatesse qui font qu'ils sont estimés et respectes de tous.
A chaque occasion qu'il y a une rencontre, Mr Mbaye avec son air effacé, écoute et bien souvent à cause de son expérience et le privilège de l'âge, il prend la parole pour avancer quelques mots remplis de sens, pour rectifier ou conforter un propos, pour qu'on n'oublie pas, il saluera, et prononcera toujours des prières avec l'assemblée avant de quitter (Fatiha).
La prière oui il adore ça et avec sa préretraite ne dut-il pas qu'a présent il peut se consacrer plus sereinement a cette prière aux premières heures du matin ce qui lui manquait quand il était en exercice.
Mr Mbaye a une foi intense mais sa qualité ; c'est de comprendre que l'islam ne contraint pas il y a toujours un palliatif, si tu ne peux pas faire telle recommandation, le coran te dira comment faire et quand le faire. Il est pour un islam ouvert, simple et joyeux.
On ne peut passer sous silence la famille du couple Mbaye ; quatre bouts de bois au teint d'ébène dans une France qui ne connaît que la blancheur, et je pense à Mohamed Ali, Martin Luther King dans un monde raciste qui étaient fiers de dire «Black is beautiful». L'éducation donnée par le couple Mbaye a payé et Daw Mbaye, une de leur fille, est une des maquilleuses experte recherchée pour les peaux noires et métissées exerce ses talents chez Black up, ce n'est sans doute pas un hasard. Chaque enfant vit sa vie avec sa double culture et sans aucun problème.
L'éducation est la chose la plus difficile mais si les parent donnent les bases aux enfants, les cadres nécessaires, la foi, l'estime de soi, le goût du travail, quelque soit le lieu, avec la baraka il est possible de réussir et le couple Mbaye a travaillé sans relâche dans cette optique Maroc/Fez, etc) n'entame pas le caractère et la foi du couple. Ils ont accueilli et aidé beaucoup de gens sans en attendre un quelconque avantage.
Le couple se rend au Sénégal quand l'occasion se présente. Les relations avec leurs parents au pays est toujours constante et Mr Mbaye pourra encore nous guider de ses lumières alors que Mme Mbaye en bonne épouse/et mère, continuera à accumuler des objets au balcon et sous le lit pour ensuite distribuer mais elle ne devra pas oublier que la générosité nécessite de la place et nos appartements en Europe ne sont pas extensibles (rires). A présent elle essaie de récupérer des jouets pour les redonner aux petits africains qui en auront bien besoin. Elle est très sensible à la situation des albinos et aux enfants noirs aux yeux bleus (tensions oculaires, glaucomes, mals voyants).
Perpétuer la tradition, rester authentique sans se couper de la modernité, voici une façon noble et intelligente de vivre dans le monde.
Avoir un pied en FRANCE n'empêche pas d'avoir une pensée et des idées pour aider, accompagner des gens restés là-bas, le couple Mbaye est un exemple responsable.
Pape Bakary Cissoko ichrono.info

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Il est indéniable et absolument vrai, que l’objectif principal et le but essentiel visé par la décentralisation, c’est parfaitement, de rapprocher l’administration le plus près possible de ses administrés. Et cela va sans dire, qu’elle doit aussi bien entendu être au service des citoyens, pour la satisfaction de leurs besoins administratifs et autres bien compris. Ce qui dicte dès lors à l’Etat, d’ériger les collectivités locales sur des bases saines, objectives, rationnelles et économiquement viables, pour répondre aux attentes légitimes des populations, en tous genres. Au Sénégal, malheureusement, tel n’est pas le cas jusque-là. Bien au contraire, ici, l’érection d’une collectivité locale n’obéit en général, qu’à satisfaire plus, à des revendications politiciennes ou démagogiques, plutôt que de satisfaire les besoins administratifs indispensables et les nécessités économiques, sociales et culturelles des populations concernées. A l’état actuel des choses au Sénégal, nous avons le regret de constater effectivement le nombre pléthorique de nos collectivités locales tous genres confondus, dont certaines sont pratiquement des coquilles vides, dépourvues de ressources économiques et humaines suffisantes, justifiant valablement leur érection.

L’acte 3 de la décentralisation aurait dû en principe et objectivement, procéder avant tout, à une évaluation exhaustive de l’existant, et à un réexamen du bien fondé du maintien de cette pléthore de collectivités locales, dont certaines sont manifestement peu viables, si nous en jugeons par l’état des lieux et leur fonctionnement réel en ce moment à bien des égards. Assurément et en toute souveraineté, l’Etat devrait revoir à la lumière de leur vécu réel, leur baisse en vue d’une fusion prochaine entre elles, pour plus de viabilité des nouvelles. Mais, le PSE et l’acte 3 ont-t-ils même pris en compte et conscience cet état de fait, qui est une réalité incontestable et qui devrait être aussi incontournable?

Cette réforme de l’acte 3 de la décentralisation, considérée par le Pouvoir comme la cheville ouvrière de son Plan Sénégal Emergent (PSE), aurait mieux et plus gagné en performance et efficacité, si l’Etait avait le courage nécessaire, d’évaluer d’abord et d’oser dire non à certains cas complaisants, pour l’intérêt général et le développement harmonieux des localités visées. L’acte 3 devrait, avant l’entame de sa mise en œuvre, procéder à une évaluation exhaustive sérieuse de l’état des lieux, des présentes collectivités. Et à la suite de cet exercice, sur la base du résultat fiable obtenu sans complaisance, l’Etat verrait objectivement et sans aucun doute, l’absence criarde de viabilité et de fiabilité de certaines d’entre elles. Ainsi, fort et instruit par les enseignements et l’expérience tirés du vécu de la décentralisation depuis lors, l’Etat devrait procéder à la fusion rationnelle, judicieusement étudiée de certaines d’entre elles. Une fusion, bien entendu, profitable aux populations, et qui se fera nécessairement par le resserrement ou recentrage des entités actuelles. Précisément, de nouvelles collectivités locales ayant des potentialités économiques complémentaires pour un meilleur développement, des affinités et autres facteurs structurels favorables à un regroupement plus consistant, pour plus de viabilité économique, sociale et culturelle.

Nous avons noté que depuis le test de la première décentralisation en 1972, l’Etat n’a jamais procédé à une évaluation structurelle sérieuse et exhaustive des collectivités locales, en vue de corriger certaines anomalies et autres imperfections relevées dans la pratique et le parcours, pour plus d’efficacité dans leur fonctionnement. En fait, tous les pouvoirs qui se sont succédé à la tête de l’Etat, ont plutôt foncé tête baissée sur l’existent, sans aucune révision de taille préalable dans un sens quelconque, faisant ainsi, incontestablement, du pilotage à vue dans la réforme de l’administration territoriale. Et ceci, malgré toutes les anomalies et imperfections manifestement constatées dans leur fonctionnement, visiblement chaotiques. La preuve qui étaye cette affirmation est matérialisée par cette prolifération des collectivités locales, érigées de manière inconsidérée, par complaisance et sans mesures d’accompagnement pour garantir leur viabilité, comme le dicte en la matière, la loi. Cette disposition de la loi a été violée allègrement par tous les pouvoirs jusque-là, pour des raisons politiciennes et démagogiques particulièrement.

Parti de 7 régions en 1972, Le Sénégal en est aujourd’hui à 14, pour l’instant. La même logique est poursuivie, avec l’érection encore de nouveaux départements, ce qui porte leur nombre de 35 à 45. Dans le même ordre, des Communes de plein exercice, des Communes rurales, etc., ont été également nouvellement créées. Là aussi, la plupart d’entre-elles sontdépourvues du minimum nécessaire pour leur fonctionnement normal en tant qu’entité administrative et économique. En tout état de cause, le constat que l’on peut faire aisément, c’est que, cette décentralisation aveugle et irrationnelle appauvrit davantage certaines collectivités à cause de leur éclatement, et les prive de fait, du peu de ressources indispensables dont elles disposaient. Par voie de conséquence, l’Etat, en créant de nouvelles collectivités locales, est tenu de leur affecter du personnel adéquat spécifique et tous les services traditionnels réguliers de représentation de l’Etat central. Malheureusement, le principe qui voudrait qu’à chaque création de poste de charges, de prévoir les répondants en recettes, pour couvrir les charges, n’est pas respecté au Sénégal et même généralement en Afrique. Ainsi, au lieu de réduire les collectivités pléthoriques par fusion entre elles, de concentrer le peu de ressources disponibles pour plus de consistance, de minorer les charges partout où cela est possible, non ! L’Etat multiplie au contraire les dépenses par la création d’autres entités, et éparpille les ressources, déjà insuffisantes entre elles.

De facto, l’Etat crée certes des collectivités locales pour répondre aux besoins d’une réforme administrative et territoriale nécessaire, mais, en ne prenant pas en compte les conséquences des charges qui en découlent, il se trouve alors dans l’incapacité de leur fournir les moyens matériels nécessaires et ressources financières essentielles, pour assurer leur développement harmonieux. Il est incompréhensible pour beaucoup de Sénégalais, que l’Etat, malgré sa souveraineté soit contraint dans la conduite de sa réforme de l’administration territoriale, de se fixer une règle immuable, considérée en définitive, comme la Bible ou Le Coran. Ainsi, dans le cadre de la décentralisation, l’Etat, en créant des régions à la va-vite, se voit obliger de doter à chacune d’elle 3 départements, même si les conditions ne sont pas remplies pour en être ainsi. A cela s’ajoute, la création des Arrondissements, des Communes et communautés rurales, dont le nombre est fixé arbitrairement d’avance, sur des bases politiciennes et sans rapport avec la réalité du contexte économique du pays. Evidemment, toutes ces collectivités exigent la dotation obligatoire de services statutaires et de personnel administratif suffisant pour leur fonctionnement.

Bien entendu, toute cette bureaucratie qui n’apporte aucun impact positif dans le développement, nécessite plutôt des moyens énormes, tant matériels qu’humains. Ce qui pèse alourdit davantage le train de vie de l’Etat, qui est déjà devenu insupportable et hors de portée, dans les circonstances actuelles de nos propres ressources, régénérées par l’économie nationale. Certaines collectivités peinent même à payer régulièrement le salaire de leur personnel. Et, ce n’est pas le ministre des collectivités locales qui nous démentira, car, il reconnait ouvertement, que le personnel de celles-ci est bien pléthorique. Mais ce qu’il a omis de dire, c’est que les raisons évidentes de cette pléthore de personnel sont dues à l’augmentation injustifiée des collectivités et un recrutement du personnel sur des bases strictement politiciennes et complaisantes.

Ainsi, au lieu de s’atteler vers la création de grandes régions par complémentarité en ressources diverses, pour avoir des collectivités locales économiquement viables, cohérentes et qui se suffisent d’elles-mêmes, non, l’Etat opte pour leur fractionnement en de micros entités incapables de se développer durablement et de manière autonome. En vérité, la décentralisation version sénégalaise est pratiquement, synonyme d’une balkanisation du pays en des entités peu viables à bien des égards. Il est bien dit pourtant, à l’impossible nul n’est tenu, par conséquent, il est tout indiqué en matière de bonne gouvernance pour un Etat responsable, de s’assumer et d’oser dire la vérité à son peuple, quand il faut et dans son intérêt.

Mais comment comprendre, le Sénégal, avec une population approximativement de 13 millions d’habitants seulement, puisse compter 14 régions, dont certaines, ont certes un vaste territoire, mais d’une faible densité en population, désertiques ou alors avec peu de ressources naturelles? Lorsque dans le même temps, un pays comme la France, avec ses 66 millions d’habitants ne compte actuellement que 22 régions, mais a décidé de passer à 13 seulement en 2016, pour des raisons de viabilité économique, mais aussi, pour disposer de régions consistantes en potentialités économiques et sociales pour leur développement homogène. Il nous semble, du moins c’est l’impression qui se dégage alors, que nos Etats ne singent la France, que dans ses réformes les plus négatives.

On peut se demander franchement, pourquoi nos gouvernants ne se servent pas du vécu en général, qui est dans une large mesure, une bonne école d’expérience pour édifier et éclairer, non seulement les individus, mais aussi les Etats, dans leur prise de bonnes décisions pour le futur ? Mais enfin, quand est-ce que nos gouvernants comprendront-ils ce qui va de soi, pour s’évaluer constamment et tirer les leçons de leurs pratiques quotidiennes pour demain?

Les conséquences, d’une gouvernance mécanique, rudimentaire, informelle et faite de pilotage à vue, ne conduisent au bout du compte qu’à l’instauration d’un Etat bureaucratique, vorace en dépenses improductives, qui ne font que grever considérablement les charges de l’Etat au fil du temps. En continuant de multiplier infiniment l’érection des collectivités locales sur des bases subjectives, politiciennes et complaisantes, l’Etat multiplie dans le même temps ses charges financières, sans en contre partie, qu’elles régénèrent des retombées économiques conséquentes capables de couvrir ses charges élastiques. En effet, avec l’entretien d’un personnel administratif si pléthorique, affecté au service des nombreuses collectivités locales peu viables, et ne s’occupant uniquement qu’à des tâches administratives stériles, l’acte 3 de la décentralisation et le PSE sont irrémédiablement voués à l’échec, comme leurs prédécesseurs.

En conclusion, l’Etat du Sénégal doit courageusement prendre ses responsabilités et réviser les présentes collectivités locales, par leur rationalisation conséquente. Il pourrait mieux satisfaire les besoins des populations, en refondant judicieusement par fusion les collectivités actuelles en de grandes entités avec des potentialités économiques certaines. Puis, leur doter d’équipements techniques nécessaires performants, de moyens modernes et suffisants, à la place d’un personnel pléthorique inapte, inefficace et peu performant, donc au rendement nul. Avec de telles collectivités à leur juste mesure, l’Etat pourrait joindre et servir les populations partout où elles se trouveraient. L’Etat pourrait réduire ainsi, dans le même temps, la bureaucratie inefficace, source des blocages, des goulots d’étranglement dans le service public de l’Etat. Enfin, ce sera l’occasion pour l’Etat d’introduire les NTIC pour éliminer ou à défaut réduire au moins la corruption et les passe-droits au niveau des collectivités locales et dans les services publics en général.

Enfin, tous ces impacts négatifs relevés sont la résultante du fonctionnement d’un Etat fortement bureaucratique, qui s’arcboute sur les méthodes archaïques de l’administration néocoloniale désuète et qui refuse de rompre avec les méthodes du passé libéral et l’informel depuis l’avènement du 25 mars 2012.

Mandiaye Gaye

 

jeudi, 05 février 2015 07:50

Le Sénégalais Diafra Sakho réprimandé par la Fifa

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La Fifa a infligé mercredi une amende au club anglais de West Ham et a « réprimandé » le joueur sénégalais Diafra Sakho, qui avait déclaré forfait pour la Coupe d'Afrique des Nations quelques jours avant de jouer avec son club. La commission de discipline de la Fifa a jugé que le joueur et le club avaient enfreint les règlements. Le club londonien a été condamné à une amende de 100.000 francs suisses (94. 450 euros) et a reçu une réprimande. Le joueur a lui été simplement réprimandé, explique la Fifa dans un communiqué. Le joueur avait été convoqué par la fédération sénégalaise pour participer à la CAN (17 janvier-8 février) mais il avait été déclaré indisponible six semaines par son club pour une blessure au dos. Mais il a rejoué avec West Ham dès le 25 janvier à Bristol City (1-0) au 4e tour de la Coupe d'Angleterre. Entré en jeu à la 57e minute, il a inscrit le but victorieux des Hammers à la 81e. La fédération sénégalaise soupçonnait dès le départ le joueur d'être victime d'une blessure diplomatique.

Rfi

jeudi, 05 février 2015 07:46

CAN 2015: la CAN à portée de main pour les Ivoiriens

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Après avoir battu la RDC mercredi soir à Bata (3-1), les Ivoiriens vont disputer une nouvelle finale. Cette fois, ils ne voudront pas laisser passer une nouvelle occasion de remporter la Coupe qui leur tend les mains depuis un moment. Réactions.

De notre envoyé spécial à Bata,

Pour la troisième fois en dix ans, la Côte d’Ivoire est en finale. Face à la RDC en demi-finale, elle n’a pas laissé passer sa chance (3-1). Les Eléphants ont été efficaces et n’ont pas cherché le beau jeu qui plaît tant au public. Pour les notes artistiques, il faudra donc attendre. « Nous avions une équipe de qualité en face de nous, ça n’a pas été facile. On a gardé notre sang-froid et on a profité des occasions que l’on a eues. On a été efficaces. Peu importe la manière, il fallait gagner », explique Gervhino, un des buteurs face aux Congolais.

Hervé Renard: « On va essayer de ramener la coupe à Abidjan »

S'il se félicite de cette qualification, Hervé Renard, le coach, n'a « pas aimé ce match ». « On n'a pas tout fait bien, on a été parfois trop faciles, peut-être qu'on n'a parfois pas respecté l'adversaire. Il faut toujours faire attention quand il y a des joueurs comme ceux de la RDC en face, on aurait pu faire la différence avant », lance Hervé Renard. Un discours qui pourrait permettre à ses joueurs de rester sous pression. Mais en ont-ils besoin ? Ils attendent ce trophée depuis un moment (1992). « Le plus important c'est que les Ivoiriens soient dans les rues ce soir pour préparer la finale. On va essayer de ramener la coupe à Abidjan », précise tout de même Hervé Renard.

Il pourra encore compter sur Yaya Touré, auteur d’un missile en première période. « Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent qu'il fait un mauvais tournoi, indique le coach. On voit un Yaya Touré qui se sacrifie pour le collectif, il travaille, oriente le jeu. Il emmène ses coéquipiers avec Kolo, qui est déterminant depuis son retour. On n'oublie pas d'où on vient, notamment le soir où on a perdu 4-3 contre le Congo [à domicile en qualifications, NDLR] », se félicite Hervé Renard.

« Ce n’est pas la première fois que nous sommes en finale alors il faut rester humble et concentrer dans ce que l’on fait », explique Max-Alain Gradel. Le joueur de Saint-Etienne espère que cette année sera la bonne. « On ne veut pas l’étiquette d’outsider ».
Rfi

jeudi, 05 février 2015 07:40

Crash meurtrier d'un avion de ligne à Taïwan Par RFI

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Impressionnante catastrophe à Taïwan. Un avion s’est écrasé dans une rivière à Taipei, la capitale, peu après son décollage avec 53 passagers et cinq membres d'équipage à bord. L’appareil a d’abord slalomé entre les buildings avant de heurter une voie aérienne de l’autoroute et de s’abîmer dans l’eau. Bilan provisoire : 16 survivants, 31 morts et 12 disparus.

Il est 10h55 du matin (heure locale) ce mercredi quand la tour de contrôle de l'aéroport Songshan perd le contact avec l’ATR 72-600, qui vient de décoller pour assurer la liaison entre Taipei et la petite île de Kinmen, au large de la Chine continentale. A son bord, 53 passagers et 5 membres d’équipage. « SOS, SOS, extinction moteur » sera le dernier message des pilotes.

De fait, sur une très impressionnante vidéo amateur (à visionner à la fin de cet article), on voit l’avion, qui a déjà slalomé entre les buildings pour éviter de les toucher, basculer à 90 degrés, les ailes à la verticale. De la gauche il heurte alors la voie aérienne d’une autoroute, touchant un taxi, et s’abîme dans la rivière en contrebas, pour des raisons encore inconnues.

L'opération de sauvetage est en cours. Seize passagers ont été secourus et hospitalisés, 31 sont morts et 12 sont toujours pris au piège de l'appareil. Le froid et l'eau ont ralenti les opérations de secours, ont indiqué des responsables, reconnaissant n'être « pas optimistes » quant à la possibilité de retrouver des rescapés. D'après des médias chinois, 31 passagers étaient originaires de Chine continentale, le reste des personnes à bord étaient taïwanaises..

Les secours taïwanais tentent d'extirper les rescapés de la carcasse de l'avion de TransAsia qui s'est abîmé dans une rivière de Taipei le 4 février 2015 avec 58 personnes à bord.REUTERS/Pichi Chuang

Quatre cents soldats, huit canots de sauvetage et 15 ambulances sont mobilisés. Les secours comptent lever la partie avant de l’appareil avec des grues – c’est là que la plupart des passagers seraient pris au piège. Sur les images des télévisions locales, on peut voir des secouristes debout sur ce qu'il reste de l'appareil dans la rivière, tentant de sortir des passagers avec des cordes avant que la carcasse ne sombre entièrement. On y voit aussi les rescapés, dont deux enfants, emmenés jusqu'au rivage à bord de canots de sauvetage.

L’avion avait été livré à TransAsia il y a moins d’un an. Les dernières opérations d'entretien le concernant datent du 26 janvier selon la compagnie, qui a annoncé que les deux boîtes noires avaient été retrouvées. C’est la seconde catastrophe aérienne que vit Transasia en quelques mois. En juillet dernier, un autre de ses ATR s’était écrasé sur une île de l'archipel de Penghu, à l'ouest de Taïwan, alors que le Typhon Matmo frappait la région. Sur ses 58 occupants, 48 avaient été tués.

Rfi

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