«Que faut-il ajouter à cette information, ce fait divers qui cloue notre entendement au pilori.
La fin justifie-t-elle les moyens au point de sacrifier son enfant dont est on est responsable légal ?
Qu'est-ce qui poussent les gens à sacrifier leur vie de cette façon vile et irresponsable ?
Quand la foi et la raison n'ont plus raison des hommes la bêtise humaine s'empare de notre esprit et l'on devient fou, oui certains gestes sont du domaine de la psychiatrie. Il faut demander aux pays africains, aux chefs d'Etas africains de faire de lutte contre l'immigration clandestine une priorité, il faut aussi donner du travail aux jeunes pour qu'ils assument la trop grande charge qui pèse sur les petites épaules. Stop à l'imbécilité, que la société civile se lève pour lancer des pétitions pour sommer nos Etats à bouger. Pour le droit des enfants ... »

Pape cissoko ichrono.info est en colère


Les autorités espagnoles ont indiqué qu'un garçon de huit ans, enfermé dans une valise, était entré clandestinement en Espagne.
Il était en provenance du Maroc.
Le garçon prénommé Abou a été retrouvé jeudi à l'intérieur du bagage que transportait une femme de 19 ans à Ceuta, une enclave espagnole près des côtes marocaines.
Selon un porte-parole de la Guardia Civil, l'enfant se trouvait dans un "terrible état"
Un porte-parole de la Guardia Civil a rapporté à l'AFP qu'en ouvrant la valise, les policiers se sont rendu compte que l'enfant se trouvait dans un "terrible état".
Le garçon d'origine ivoirienne a été placé sous la garde des autorités de Ceuta.
En échange d'une somme d'argent
Le quotidien espagnol El Pais a rapporté que la jeune femme n'a aucun lien familial avec le jeune ivoirien.
Elle aurait accepté de cacher l'enfant dans sa valise en échange d'une somme d'argent remise par le père.
Selon le journal, ce dernier vit dans les îles Canaries et voulait que son fils le rejoigne.
Il a été arrêté par les gardes-frontières en venant récupérer son fils.
Frontières poreuses
Ceuta et Melilla, deux enclaves séparées du Maroc par des frontières grillagées de six mètres sont confrontées à des arrivées, parfois massives, de migrants en provenance d'Afrique.
Ceuta et Melilla, deux enclaves séparées du Maroc par des frontières grillagées de six mètres censées freiner l'immigration clandestine
L'ONG Human Rights Watch affirme qu'au moins 4 300 personnes sont entrées illégalement de Ceuta et Melilla en 2013, par rapport à 2 804 l'année précédente.

En février 2014, des centaines de migrants ont pris d'assaut la clôture de Melilla. En une journée, environ 100 sont parvenus à entrer à l'intérieur de l'enclave.

 

Avec la suppression du visa d'entrée au Sénégal en vigueur depuis le 1er Mai dernier, ainsi que celle de certaines taxes annoncée par le gouvernement pour relancer le secteur du tourisme, les hôteliers espèrent un renouveau du secteur qui connaît depuis plusieurs années une baisse de recettes.
L'activité hôtelière au Sénégal a plutôt stagné ces dernières années, avec des prix élevés et une fréquentation très en baisse. Rien qu'en 2014, le secteur hôtelier a vu ses recettes chuter de près de 3 milliards de francs CFA. Une situation qui, d'après certaines analyses, serait le résultat d'une mauvaise publicité de certains médias étrangers sur la présence du virus Ebola dans le pays. Mais en réalité, il faut aller chercher plus loin les causes de cette crise qui secoue le secteur hôtelier et qui a occasionné la fermeture ces 5 dernières années de plusieurs établissements. Parmi ces causes figurent le poids excessif des taxes aéroportuaires, la mise en place du visa d'entrée des touristes, l'absence d'une promotion efficace de la destination, l'absence de libéralisation des transports aériens, mais surtout le prix du séjour hôtelier très cher dans les zones touristiques ne permettant pas au sénégalais lambda la possibilité de s'offrir un séjour.
L'espoir renaît
En témoignent les dernières déclarations du président Macky Sall qui préconise la prise de « mesures fortes » pour faire du tourisme un des piliers du développement économique et social national, les hôteliers peuvent compter sur l'accompagnement des autorités pour développer davantage le nombre d'arrivées et les recettes hôtelières. L'espoir est donc nourri pour des lendemains meilleurs pour les hôtels sénégalais, qui peuvent désormais s'assurer une plus grande affluence avec la baisse de nombreuses taxes, notamment sur les billets d'avion et de lignes, qui jusqu'ici rendaient la destination Sénégal très chère. En plus des mesures gouvernementales, les patrons d'hôtels peuvent également s'appuyer sur l'implantation dans l'ensemble du Sénégal du site de réservation d'hôtels jovago.com, qui permet aux hôtels sénégalais d'avoir une plus grande visibilité mondiale. Toutefois, il est important que les acteurs de l'hôtellerie mettent également « la main à la patte » - cela passe notamment par une prise en compte des tarifs dans les zones touristiques très peu favorables au développement d'un tourisme local.
Selon les prévisions, on s'attend pour cet été, à une hausse de fréquentation de 7% dans les hôtels, générée par la suppression des taxes sur le prix des billets d'avions et du visa d'entrée. Le taux actuel avoisine les 20% pour l'ensemble du pays.
Ismael Cabral Kambell Responsable Relations Publiques l'Afrique de l'Ouest
Tel: +221 76 644 38 93 l
Voir aussi Abou Ba Guide touristique honnête et fiable. Ichrono ne fait pas de publicité nous donnons l'information à ceux qui veulent que le Sénégal change et se mette au travail.
Il réfléchit en tant qu'acteur de terrain sur le tourisme au Sénégal. Il a de l'expérience et une éthique indispensables quand on travaille pour donner la plus belle image de son pays et de sa profession.
On peut le lire :
http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/293-les-bourreaux-du-tourisme-au-senegal-par-abou-ba-guide-touristique-m-bour-senegal

 

SYNTHESE DU CAFE PHILO
DU MERCREDI 22/04/2015
AU LYCEE DE RICHARD-TOLL de Dagana par le Pr Alpha SY : acteur culturel et promoteur de la pensée critique

Richard-Toll, Département de Dagana, au bord du Sénégal, 15°41 de latitude nord, à une centaine de kilomètres au nord de Saint-Louis, et 45° à l'ombre. Une chaleur torride. Mais cette atmosphère hostile à l'épanouissement sera vite « oubliée » grâce à la qualité et la....chaleur de l'accueil. En effet, l'événement de ce mercredi 22 avril, dans cette cité qui abrite l'un des poumons agro- industriels du Sénégal, est l'organisation du café philo sous l'égide de l'Institut français de Saint-Louis. Des élèves, apparemment curieux de découvrir ce type d'activité pédagogique, avaient, malgré la canicule et hors temps scolaire, pris d'assaut le Lycée de Richard-Toll avec la complicité des trois professeurs de philosophie de la localité.
Suite aux allocutions d'usage- dont celle bien appréciée de Thierry Dessolas, Directeur de l'Institut français - les débats ont été ouverts avec comme prétexte cette interrogation : « Quelle est la limite du plaisir ? »
Dès l'entame, les potaches avaient, à l'évidence, vaincu la timidité pour se prononcer le plus naturellement du monde sur la problématique du jour. Une forte tendance a consisté à verser dans des généralités en faisant allusion à la religion, à la morale et à la culture. Dans le même mouvement, il se donnait à remarquer une certaine forme d'inhibition au niveau des élèves qui, pour contourner le tabou que le discours ne doit même pas consigner, abusaient des « ceci », des « cela ».
Le modérateur mettra à profit ce dysfonctionnement dans les échanges pour rappeler les règles du jeu qui régissent le café philo : se donner l'opportunité de se comporter en sujet pensant en formulant son propre point de vue. Dans cette foulée, il précisera aux élèves que ce banquet est fondamentalement un lieu d'apprentissage de la prise de parole en public.
Toutefois, conscient qu'il importait aussi de laisser « quelque chose aux élèves », candidats au bac dans le contexte particulier de perturbations des cours et de grèves en séries, le modérateur invitera les professeurs à élever les débats. Aussi, les élèves auront-ils droit à un rappel fort opportun de la bonne vieille méthode socratique : il est hasardeux de répondre à la question si l'on ne prend pas le soin d'en définir la notion-clé. S'ensuivit un effort pour circonscrire la notion de plaisir, en tant que « sensation recherchée et provoquée ». De ce point de vue, le plaisir, que peut ressentir les hommes tout comme les animaux, a été distingué de la joie et du bonheur, propres aux humains. La première notion renvoie à « une émotion ou un sentiment de satisfaction spirituelle, plus ou moins durable », tandis que la seconde, exprime « un état durable de plénitude, de satisfaction ou de sérénité, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps ».
Les règles du jeu une fois intégrées, et l'esprit du café philo suffisamment approprié, l'engouement pour la prise de parole monta d'un cran. Mais, puisque le temps continue à refuser d'accéder au vœu du poète de suspendre son vol, il fallait bien mettre un terme au débat. Du moins, le suspendre jusqu'à la Nuit de la Philosophie prévue le 30 mai de 21 heures au petit matin à l'Institut français de Saint-Louis, et dont la thématique est ainsi formulée : « Les media : vecteur du pluralisme ou nouveaux instruments de pouvoir ? »

Cette rencontre, à modérer par Alpha Amadou Sy, verra la participation de : Diatou Cissé, journaliste, Mamoudou Ibra Kane, journaliste, Mor Faye de l'UFR CRAC de l'UGB, Rachid Id Yassine, Enseignant-chercheur à l'UGB et, par Skype, Renè Villemure éthicien, Québec et Pape Bakary Cissokho, philosophe et formateur interculturel Paris.

Alpha Amadou SY
Modérateur du Café Philo de l'Institut français
Ecrivain et professeur de philosophie

Institut français du Sénégal , site de Saint-Louis
Avenue Jean Mermoz - NORD - BP 368 - SAINT-LOUIS - SENEGAL
Tél. : (00 221) 33 938 26 26 - Fax : (00 221) 33 961 86 61

Thierry Dessolas, directeur délégué : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

De la colonisation des Amériques, à l'extermination des Indiens et la déportation d'esclaves noirs ». La traite esclavagiste a « façonné un nouveau système économique » et servi de matrice à « l'idéologie raciste ravalant des êtres humains au rang de biens meubles ».

Cette journée de mémoire est très importante pour tous nos concitoyens. Pour ceux d'abord qui ont impérativement besoin que l'histoire terrible vécue par leurs aïeuls aux Antilles et à la Réunion soit connue, mais aussi de tous les Français qui doivent savoir que la France s'est malheureusement bâtie durant des siècles à travers des rapports de domination faisant d'une partie de nos compatriotes des êtres à qui était déniée toute humanité

Cet anniversaire rappelle certes une période néfaste qu'était l'esclavage, mais elle prône surtout le « vivre ensemble » quel que soit nos différences et refuse les discours de haine, de stigmatisation colportés encore de nos jours par certains. L'avilissement des uns aux profits des autres, l'humiliation et la division n'ont jamais rien réglé, bien au contraire.

Aujourd'hui comme hier, pour les élus de notre groupe, les combats ont toujours été facteurs d'émancipation humaine.

Lorsque les hommes et les femmes mènent des combats pour mettre fin à l'oppression et remportent des victoires importantes comme l'abolition de l'esclavage ou de l'apartheid, l'obtention des droits de citoyenneté, l'abolition d'une législation discriminatoire, leur statut social, mais aussi politique et économique s'améliorent, et cela profite à l'ensemble des êtres humains.

La Déclaration universelle des droits de l'Homme, du 10 décembre 1948, rappelle avec force et conviction la dignité de tous les êtres humains. C'est pourquoi, cette journée n'est pas seulement une journée du souvenir, elle est aussi pour nous une journée de mobilisation contre les discriminations, de solidarité envers des territoires, une journée de tolérance, de réflexion.
Le groupe des élus front de gauche, républicains et citoyens s'associera à toutes initiatives qui feront de cette commémoration, un moment de mémoire partagée et de valorisation des apports de tous ceux qui ont contribué à faire vivre les principes qui fondent la démocratie et la république.
Chantal Grasset-Prian Conseillère municipale associée Respect et droits des minorités- Choisy-le-Roi/ France

Chantal GRASSET PRIAN – Parti Communiste Français 46ans Agent Territoriale
Pourquoi elle s'engage : Choisy-le-Roi appartient à l'Histoire. Choisy-le-Roi est une ville qui contient l'histoire de tous les enfants, les parents, les grands-parents, les personnes isolées, les personnes en situation d'handicap. C'est sur cet axe de réflexion que je prononce ma volonté de m'engager aux côtés de Didier Guillaume pour continuer à bien vivre ENSEMBLE.
« Une femme d'exception, qui aime observer pour mieux analyser et comprendre avant d'agir dans le sens du mieux vivre ensemble.
Elle est passionnée par la peinture et ichrono reviendra sur cet aspect de sa personnalité ».
Ichrono.info remercie aussi Nathalie BESNIET (maire-adjoint politique de la ville à Orly) qui a travaillé sur cet article avec Chantal » Pape CISSOKO ichrono.info

Le gouvernement s'est inscrit dans une logique de toujours rectifier quand les politiques qu'il initie ne trouvent pas un écho favorable chez les populations, a déclaré, mardi à Dakar, le président Macky Sall.

''Nous venons de prendre une décision majeure concernant la suppression du visa d'entrée au Sénégal. Quand j'initie une politique et que je constate qu'elle ne trouve pas un écho favorable, je sais m'arrêter et rectifier'', a notamment dit le président Sall.

Il présidait l’ouverture d’un forum sur le financement des projets de type partenariats public-privé à Dakar, sous le thème : ’’Les partenariats public-privé : colonne porteuse du Plan Sénégal émergent’’.

Cette rencontre, qui cible ‘’le potentiel des secteurs socioéconomiques du Sénégal’’, va proposer pendant trois jours, des sessions plénières, des ateliers techniques et des expositions autour des projets PPP et ses outils les plus actuels de financement de projets.

Il est prévu ‘’des expositions ainsi que des excursions sur le site de projets PPP déjà réalisés’’.

''Lorsque j'initie une politique et que je me rends compte qu'elle ne rencontre pas d'échos favorables, je m'arrête pour la remettre en cause'', a insisté Macky Sall.

Après la suppression du visa d'entrée au Sénégal, il a invité les compagnies aériennes à faciliter les prix aux usagers, avant de de préciser que la surtaxe sur le carburant et le kérosène ne dépend pas des Etats mais des compagnies aériennes''.

Ont pris part à cet évènement des investisseurs internationaux, le secteur privé sénégalais, les spécialistes des PPP, des hauts responsables d’institutions financières, des donneurs d’ordre, des partenaires au développement et des donateurs ainsi que des sociétés de services.

APS

La crise couve au sein de Benno Bokk Yakaar et pourrait conduire, à très court terme, à une implosion de la coalition au pouvoir, comme le relèvent nos confrères de Grand-Place dans leur édition du jour. Après les piques acerbes des Jallarbistes de la Ligue démocratique (Ld) contre la gestion-maison du pouvoir par le président de la République avec l'implication de quasiment toute la fratrie Faye-Sall (les frères et beaux-frères du Président Sall), et le rejet par le Parti socialiste (Ps) de la nouvelle culture de la transhumance prônée par ce dernier, voilà que les jeunesses du parti de Tanor Dieng se démarquent du bilan du parti au pouvoir, l'Alliance pour la République. En conclave hier, le bureau politique national des jeunes du Ps, appuyé par les bureaux des régions de Tambacounda et de Kédougou, a exprimé cette position sur la gestion du bilan du Président Sall. Pour ces jeunes, qui ne sont que la tête de turc du Bureau politique du Ps, aucune coalition au monde, serait-elle de majorité présidentielle, ne peut définir la politique de la nation qui relève exclusivement de la volonté du président de la République. Leur tête de file, le truculent député-maire socialiste, Barthélémy Dias, par ailleurs membre du Bureau politique national du Ps, s'est voulu clair sur cette question. " Il est clair que c'est lui (Ndlr. : Macky Sall) qui a été élu par les peuple sénégalais. Et c'est lui qui rendra aussi compte devant le peuple ", s'est-il fendu. Mieux, à l'attention de ceux qui s'agitent pour une candidature unique de la coalition au pouvoir à l'échéance 2017, Dias assène : " ceux qui pensent que le Ps, qui depuis l'aube des temps est dans l'arène politique, bien structuré, très bien organisé et très discipliné, n'aura pas ou doit pas présenter de candidat contre Macky Sall, se trompent et se sont sûrement réveillés tard, se trompent. Qu'ils se détrompent ! ". Ce qui en droite ligne avec la déclaration du premier secrétaire du Ps, Ousmane Tanor Dieng : " (...) évidemment, lorsqu'on crée un parti, c'est pour conquérir le pouvoir ". Une lapalissade qui, lâchée à quelques encablures de la présidentielle de 2017, garde tout son sens. Ce que précise, sans fards, Mame Bounama Sall, le patron des jeunesses socialistes : " Le Ps présenteraun candidat et briguera les suffrages des Sénégalais, quoi qu'il adviendra ". Voilà qui a le mérite d'être clair et qui effrite davantage la cohésion tant vantée de Benno Bokk Yakaar. 2017 n'est plus loin : à vos marques !

Leral

 

LA BIENTRAITANCE    

Michel Manciaux -Professeur émérite de pédiatrie sociale et de santé publique, Université Henri Poincaré, Nancy, France. La bientraitance : c'est traiter bien, c'est-à-dire aimer ou au moins respecter ceux qui nous sont confiés dans nos rôles de parents, de professionnels, de bénévoles, d'associations, en évitant la confusion des rôles car les professionnels ne sont pas des parents, mais parents et professionnels doivent travailler ensemble pour le bien de l'enfant dans l'intérêt de l'enfant. La Convention internationale sur les droits de l'enfant parle même de l'intérêt supérieur de l'enfant, notion juridiquement floue. Pour moi, l'intérêt supérieur de l'enfant c'est d'être respecté et aimé ; alors voyons ensemble comment traiter bien ou au moins suffisamment bien ces enfants confiés à nos soins. Mais d'abord deux questions : – la bientraitance est-elle des habits neufs pour des affaires anciennes ou un concept nouveau ? la bientraitance mythe ou réalité ? Nouveauté oui et non : tout le travail, toutes les recherches sur la vulnérabilité, la fragilité, les risques mais aussi sur les compétences précoces du nouveau-né et de l'enfant, sur les ressources parentales ont pavé le chemin pour le développement des concepts d'attachement, de bientraitance, de résilience qui en sont en quelque sorte l'aboutissement. –
La bientraitance : concept réaliste ? oui et non. Il y a tant de mal, de violence, d'exploitation dans le monde, même dit civilisé, mais aussi chez chacun d'entre nous qu'il est difficile de croire à la bientraitance. Mais il y a aussi tant de parents, de professionnels, d'individus certes pas parfaits mais suffisamment bons, justes, respectueux qui donnent du contenu à la notion de bientraitance. Bientraitance et résilience : utopie peut-être un peu, mais utopie mobilisatrice. Mieux traiter familles et professionnels, car la bientraitance ne concerne pas que l'enfant. Elle est souhaitable aussi dans toutes nos relations humaines, qu'elles soient professionnelles ou sociales ; donc comment mieux traiter non seulement les enfants mais aussi leurs parents et les professionnels qui s'occupent d'eux avec les questions qui s'en suivent : comment des parents maltraités par la société, les institutions, les professionnels (par exemple : ces parents que l'on dit démissionnaires), peuvent-ils être des parents bientraitants ? Comment des professionnels traités mal par l'Etat, par leurs employeurs, par leurs institutions, par leurs collègues, par les usagers pourraient-ils être des professionnels bientraitants ? D'où le plan de ce qui suit : on verra successivement la bientraitance à l'égard des enfants, des parents, des professionnels avec comme objectif final : vers des communautés bientraitées et bientraitantes.
Bien traiter les enfants : un enjeu d'humanité Pour les psychologues, l'enfant est un être de désir, de plaisir ; mais c'est aussi un être en devenir, une promesse d'avenir. Paradoxalement c'est un être fragile, totalement dépendant à ses débuts alors qu'il est riche de compétences, de ressources, de potentialités. C'est une petite personne mais une personne à part entière, sujet de droits spécifiques et pas seulement de droits dérivés de ceux reconnus aux adultes. Il s'inscrit dans une lignée qui l'identifie et le nomme comme une personne singulière ; il s'inscrit dans une histoire qui n'est pas toujours idyllique : voir par exemple "Fantômes dans la chambre de l'enfant", un livre fondateur de Selma Freiberg et collaborateurs où il est question de tout ce dont l'enfant, avant même sa naissance, est chargé par les adultes qui l'attendent (non dits, conflits, attentes irréalistes). L'enfant n'est pas une cire vierge sur laquelle les relations, les événements vont inscrire leurs traces ; il n'est pas le réparateur des carences, échecs, désillusions de ses parents, pas davantage un adulte en miniature. L'enfance est une période spécifique de la vie avec ses richesses, ses problèmes, ses difficultés, et l'enfant n'est jamais l'enfant idéal rêvé, mais un enfant réel avec ses qualités, mais aussi ses manques, ses problèmes, par exemple en matière de sommeil, d'alimentation, de caractère, etc ...
Enfin nos enfants ne sont pas nos enfants, ils ne nous appartiennent pas et le droit à l'enfant si je veux, quand je veux, comme je le veux, bien que revendiqué par beaucoup de parents, s'oppose aux droits l'enfant ; ce supposé droit expose à beaucoup de déceptions dont on rend ensuite l'enfant responsable : c'est ce que l'on appelle le blâme de la victime. Chaque bébé, chaque enfant est une personne singulière, complexe. Comment les bien traiter ? Il y a là deux approches complémentaires : satisfaction des besoins en vue d'un développement harmonieux et respect des droits. Besoins : ils sont nombreux, Mya K. Pringel, directrice du Children's Bureau à Londres dans les années 60, les a définis de la façon suivante : amour, sécurité, confiance, expériences et responsabilités à sa mesure. On pourrait d'ailleurs le dire de toute personne, mais il faut voir comment cela se décline au quotidien et dans la durée pour chaque enfant au long de ses premiers mois et années et dans ses différents milieux de vie. Droits : la Convention internationale sur les droits de l'enfant (1989), (Droits de l'enfant. Enfance Majuscule. Boulogne, France, 2 rue des longs prés, 2005, N° 80-81) les a fixés : c'est un instrument juridique international qui s'impose aux pays signataires et leur demande de modifier leur droit national pour le rendre compatible avec la Convention. C'est ainsi qu'en France la Cour de cassation vient enfin de reconnaître la possibilité pour les tribunaux de s'y référer directement pour leurs prises de décisions. C'est un instrument imparfait mais perfectible.
C'est un instrument à disposition des défenseurs des droits de l'enfant mais aussi des professionnels qui doivent être les garants et les messagers des droits de l'enfant. C'est un instrument incomplet : il y manque en particulier le droit de donner l'enfant, car il n'y a pas de relations humaines, même inégalitaires, sans réciprocité. Par exemple, comme le disent les psychiatres, l'enfant parentalise ses parents et c'est là un beau cadeau qu'il leur fait : il y a pour lui de nombreuses façons et occasions de donner, de rendre, de remercier : pensons par exemple à son sourire. Mais il n'y a pas de droits sans devoirs et les enfants uniquement récipiendaires de droits deviennent facilement des enfants rois, des enfants tyranniques. Tout droit a ses limites. Mieux traiter les parents Comme ce serait agréable de soigner, d'éduquer, de socialiser les enfants s'il n'y avait pas les parents ! C'est un discours que l'on entend quelquefois chez les professionnels correspondants. C'est oublier que les parents sont les premiers responsables et les premiers acteurs du développement de leurs enfants et ceux qui a priori les connaissent le mieux. Ils ne sont pas seulement source de problèmes pour les professionnels, mais aussi ressources de solutions, par leurs connaissances et leurs compétences propres, par un savoir populaire transmis de génération en génération et qu'il est trop facile de mépriser, par leur formation au sein de la famille et de la société. Il est à remarquer d'ailleurs que les compétences parentales ont été longtemps niées par les professionnels, par les "gens bien", par la société, surtout quand il s'agit de parents pauvres, de niveau social modeste, peu éduqués, étrangers. Il est inacceptable de réduire les parents à leurs problèmes, à leurs carences, à leurs manques, sans prendre aussi en compte leurs savoirs, leurs connaissances, leurs habilités, leurs capacités mises en évidence par exemple pour les plus pauvres dans leur lutte pour la vie.
Bientraiter les parents, c'est les rendre conscients de leurs capacités, de leurs qualités, de leurs compétences et mobiliser toutes ces ressources en vue du bien-être des enfants. En langue anglaise on parle d'empowerment, en français de capacitation et c'est en particulier le rôle des écoles de parents. Bientraiter les parents c'est aussi donner des conseils où l'empathie l'emporte sur le jugement ; c'est les respecter, tel ce travailleur social qui disait : "quand je dois rédiger un signalement pour un enfant maltraité dans sa famille, je m'astreins à passer autant de temps et à remplir autant de papiers pour dire ce qui va mal dans cette famille et qui nécessite et justifie le signalement, et pour décrire ce qui va bien ou qui pourrait aller bien et sur quoi on va pouvoir se baser pour commencer un travail de réparation". Bientraiter les parents c'est reconnaître, quels que soient leurs défauts et leurs torts, qu'ils sont comme toute personne humaine porteurs d'une dignité inaliénable. Les bientraiter c'est aussi en faire des partenaires, des alliés, qu'ils s'agisse d'une alliance thérapeutique avec les professionnels de santé, en cas de maladie de l'enfant par exemple, d'une alliance éducative avec les enseignants, d'une alliance pour leur bien-être avec les professionnels du travail social, d'une alliance communautaire aussi pour l'apprentissage de la vie en société, de la citoyenneté. L'apprentissage commence dès la naissance mais il doit s'inscrire dans la durée et il faut souligner à ce propos le rôle capital des centres de la petite enfance. Bien traiter les professionnels Les professionnels sont souvent maltraités par la société qui les rend volontiers responsables de ce qui ne va pas avec les jeunes ; maltraités par les parents qui les trouvent trop occupés, pas assez disponibles, parfois incompréhensibles dans leurs messages ; maltraités par les autres professionnels de leur institution ou des autres métiers : il y a là alors conflits de pouvoir et de compétences ; maltraités par eux-mêmes qui se découragent, se dénigrent, se jugent incapables, s'épuisent.
Comment bientraiter les professionnels aujourd'hui ? Nul ne l'a mieux dit que Michel Lemay dans le livre Bientraitances (Gabel M., Jésu F., Manciaux M. Bientraitances : mieux traiter familles et professionnels. Fleurus, Paris, 2000, 450 p.) : – « la bientraitance à l'égard des professionnels passe par une reconnaissance de leur identité ; – cette identité des professionnels ne peut s'actualiser que si leur action peut prendre sens dans un milieu donné ; – il n'est pas possible d'être « bien dans sa peau » si le milieu n'édifie pas un certain nombre de balises sans lesquelles toutes les dérives deviennent possibles ; – les modes de soutien mis en place n'ont pas pour but premier de rendre heureux. Leur objectif est de créer une disponibilité intérieure qui permet de se bâtir sa propre zone de bonheur dans son lieu de travail ». Ces questions, je sais que beaucoup de professionnels se les posent, à titre individuel et en équipe : c'est important, car c'est à partir de réponses claires sur leur identité professionnelle et sur le sens de leur activité qu'ils peuvent être des professionnels suffisamment bons. Et voici, d'après Michel Lemay, le mode d'emploi et les résultats qu'on peut en attendre : « La bientraitance, c'est avoir la sécurité, mais c'est aussi découvrir qu'un certain niveau d'incertitude génère l'énergie de l'esprit. On se pose des questions, on propose de nouveaux essais, on se confronte au doute afin de se bâtir momentanément un nouvel équilibre remis en cause autant par les apports extérieurs que par ses expériences. C'est dans un tel creuset qu'une équipe de travail peut sincèrement se dire : malgré les divergences et les tensions inévitables, nous sommes relativement satisfaits de ce que nous faisons, mais nous devons gérer aussi bien les sources d'insatisfaction que l'impression trompeuse d'être parvenus à nos fins. Il faut un peu « se maltraiter » pour déboucher sur la conviction d'être bien traités », et bientraitants. L'éthique n'est pas loin. Bientraitance et résilience.
Parlons d'abord brièvement de la résilience (Résilience. Enfance Majuscule. Boulogne, France, 2 rue des longs prés, 2003, n°72-73.), qui résulte de la même "positivation" des attitudes et des comportements. On peut la définir comme la capacité de certains individus (enfants, adolescents, adultes ...) ou de groupes (par exemple des familles) à résister à des traumatismes sérieux, à des situations difficiles, déstructurantes et à se construire une vie qui vaut d'être vécue, là où d'autres, beaucoup d'autres, perdent pied et sombrent. Capacité extraordinaire ? Non, les résilients sont des personnes comme les autres, mais qui ont su mobiliser des ressources personnelles et environnementales souvent insoupçonnées pour résister et se construire, double mouvement qui caractérise la résilience. La littérature est pleine d'exemples d'enfants résilients : Poil de Carotte, Rémy (Sans famille), la petite Cosette et Gavroche de Victor Hugo (Les misérables), David Copperfield (Oliver Twist) de Charles Dickens ... En fait nous connaissons tous des enfants, des jeunes, des parents, des familles qui, placés dans des conditions difficiles, parfois même dans des situations gravissimes, parviennent à assumer et, souvent, à fonctionner ensuite à un niveau qu'ils n'auraient peut-être pas atteint sans l'épreuve. Mais on n'est pas résilient tout seul. Il y faut d'abord des qualités personnelles, intrinsèques, souvent latentes, mais révélées par le traumatisme : capacité à créer des relations, à donner du sens aux événements, au vécu, à anticiper, estime de soi, humour etc.
Le sujet devient résilient grâce aussi à une ou à plusieurs personnes : de son entourage proche, de son voisinage, de sa communauté, des services fréquentés. Boris Cyrulnick qualifie ces personnes, en qui l'enfant a confiance et qui lui font confiance, de tuteurs de résilience. Il y faut aussi du soutien social, et la résilience se tricote, dit-il, en interaction permanente avec l'environnement. Précisons encore que cette capacité n'est pas forcément définitive, acquise une fois pour toutes ; qu'elle ne supprime pas les traumatismes subis, mais qu'elle aide à les métaboliser ; qu'elle a un coût psychique, résultat à la fois des séquelles de l'événement fondateur et d'une adaptation pas toujours adéquate : réactions de repli, orgueil, arrogance ... Equilibre subtil et évolutif entre facteurs de protection et facteurs de risque, elle résulte d'un processus complexe et encore incomplètement connu. Et si la réalité de la résilience est empiriquement prouvée, le concept lui-même reste encore à développer dans une perspective psychodynamique. De fait, la résilience ne constitue pas une nouvelle technique éducative ou thérapeutique. Mais elle invite à porter un regard nouveau sur les personnes et sur ce qu'elles vivent, en vue d'un meilleur usage des stratégies d'intervention. Ce regard cherche, au-delà des symptômes et des comportements, à détecter et à mobiliser les ressources des personnes, de leur entourage, de la communauté. Il conduit à abandonner tout déterminisme fataliste, toute idée de reproduction transgénérationnelle automatique et tout perfectionnisme, afin que la personne et la famille cherchent, dégagent et se construisent elles-mêmes un chemin de vie. Ce changement dans la façon de voir les autres nécessite, de la part des professionnels.
http://cnpf.ca/index.cfm                  La commission nationale des parents francophones.

La Senelec pourra difficilement compter sur l’une des centrales à charbon prévue à Bargny pour combler son déficit énergétique sous peu. La construction  de l’usine de 125 mégawatts est à l’arrêt à cause de la suspension du  financement par les principaux bailleurs qui ont décidé d’avoir une idée claire  sur les impacts de ce projet sur la santé des populations et sur  l’environnement, avant de continuer les décaissements.

Lors de l’inauguration de la centrale électrique de Kahone, le chef de l’Etat a réaffirmé son optimisme de voir aboutir la construction des deux centrales à charbon de Sendou, à Bargny-Minam. Macky Sall avait surtout dit que le projet a connu un arrêt sans livrer les raisons. En effet, depuis près de trois mois, le chantier de  la centrale de 125 mégawatts  est dans l’impasse.  Et pour cause, les principaux bailleurs de   ce projet énergétique  de 140 milliards de francs Cfa ont suspendu    leurs contributions financières. Il s’agit notamment de la Banque africaine de développement (Bad) qui finance à hauteur de  37%, de la Fmo qui est la Banque de développement néerlandaise pour le développement  (23%), de la Cbao (15%) et  de la Boad (25%).  Face aux risques environnementaux et sociaux de ce projet  relevés par les populations  environnantes, les partenaires financiers avaient fini de commanditer un audit social et environnemental. Mais les mesures correctives préconisées dans le rapport de contre expertise établi par  le cabinet Pb power engagé par la Fmo n’ont pas été appliquées par la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces), maître d’œuvre de ce projet au nom de la Senelec. Elle a confiée la réalisation de l’ouvrage à l’entreprise suédoise Nykomb Synergetics development Ab.

Méfaits socio-environnementaux
La Fmo  et ses associées veulent  voir  plus clair sur les  risques sociaux et environnementaux à Bargny-Minam. Depuis janvier, les banques représentées par les cabinets Monkey Forest, Kadd Consulting et Earth System  ont signifié à la Ces, leur décision de suspendre les décaissements jusqu’à une prise en charge plus adéquate des préoccupations des populations, à la suite d’une discussion avec les représentants de ces dernières.
L’étude d’impact environnemental et social réalisée en 2009, a relevé plusieurs probables impacts négatifs dont l’émission de gaz toxiques comme le NOx ( de l’oxyde d’azote), des rejets d’eaux chaudes sur la mer qui, à ce niveau, accueille une niche de reproduction de poissons financée par la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de francs Cfa.   La Ces veut par ailleurs ériger ses centrales à charbon   à côté du site de transformation du poisson de Khelcom. A ce jour, aucun espace de recasement n’est préposé à ces femmes, mais aussi aux bénéficiaires (victimes de l’avancée de la mer) des lotissements de Minam, une terre que la Ces occupe. Les bailleurs ont invité la Ces à instaurer un cadre de dialogue inclusif avec les populations. La société est néanmoins forte de son titre foncier, malgré le fait que le président Abdoulaye Wade ait déclaré ce projet d’utilité publique. En effet, la Ces a  acheté 29 ha  en déboursant près 1 milliard 500 millions de francs Cfa  (lire Le Quotidien du 13 décembre2014).
Etant donné que leurs responsabilités morales seraient engagées sur d’éventuelles conséquences néfastes de l’usage du charbon, la  Bad et la Fmo ont bloqué les lignes de crédits destinés à la construction de cette centrale, en attendant que  la Ces se met à respecter leurs conditions. Le gouvernement n’est pas moins sensible à ce blocage. Des initiatives sont prises. Du côté du ministère de l’Energie, on rassure que les travaux  vont bientôt reprendre, comme l’a annoncé le chef de l’Etat .

lequotidien.sn

Alors que le Bayern Munich se déplace mercredi 6 mai 2015 sur la pelouse du FC Barcelone en demi-finale aller de la Ligue des champions, les statistiques sont sans équivoque. Lors de leurs huit confrontations européennes, les Allemands dominent nettement des Espagnols qui gardent en mémoire une humiliation subie en 2013.

Personne n’a oublié cette terrible gifle. Le 23 avril 2013, avec un Lionel Messi très diminué, le FC Barcelone se rend à l’Allianz Arena avec l’envie de prendre une option pour une nouvelle finale, deux ans après le triomphe de Londres, face à Manchester United. Mais rien ne se passe comme prévu pour la formation dirigée depuis quelques mois par Tito Vilanova, successeur d’un certain Pep Guardiola, auteur d’un bilan exceptionnel avec quatorze trophées en quatre années de règne, dont deux Ligues des champions (2009, 2011), sans oublier un jeu vif, à une touche de balle, qui a ébloui tous les amateurs de football.

Sur la pelouse allemande, les Espagnols explosent. Une déroute comme ils n’en ont plus jamais connues. Müller, avec un doublé, Gomez et Robben régalent et infligent aux Catalans leur plus lourde défaite dans cette compétition depuis novembre 1997. Au micro de Canal+, Franck Ribéry, intenable également, a le sourire : « On a vu ce soir un grand Bayern, un grand public et un grand club ». Et ce n’est pas terminé.

4-0 puis 3-0 puis le Bayern en demi-finale de l’épreuve 2013

Sans Lionel Messi, finalement forfait pour le match retour au Camp Nou, Barcelone se montre incapable d’inverser une issue prévisible. Avec leur jeu ambitieux et offensif, les futurs champions d’Allemagne apportent le coup de grâce en deuxième période. Grâce à Robben, Piqué contre son camp, puis Müller, le Bayern s’offre une troisième finale en quatre ans et un premier titre, quelques semaines plus tard, contre le Borussia Dortmund. Ce 7-0, score cumulé, plane-t-il toujours dans la tête des Blaugranas ? « Comme tout le monde, la manière dont nous avions perdu m'a fait mal mais beaucoup de temps est passé depuis. Nous jouons différemment, eux aussi, et ce sera une autre histoire », a avoué mardi 5 mai, veille des retrouvailles au même stade de la compétition, le meneur argentin, revanchard.

Le 8 avril 2009, Barcelone, grâce à Messi, Henry et Eto'o, buteurs tous les trois ce même soir, domine le Bayern Munich 4-0. Le seul succès des Espagnols face aux Allemands.
AFP PHOTO/LLUIS GENE

Une seule victoire pour Barcelone en huit confrontations

Par le passé, les Allemands ont régulièrement pris le dessus sur Barcelone (cinq victoires, deux nuls et une défaite au total). A commencer par les coéquipiers de Oliver Kahn et Jean-Pierre Papin lors de la saison 1995-1996. Avant de dominer le Bordeaux de Zidane, Dugarry et Lizarazu en finale de la Coupe de l’UEFA, le Bayern accroche à domicile une formation dans laquelle évolue Guardiola et Carles Busquets, le père de Sergio, actuel milieu de terrain des champions d’Espagne (2-2), avant de remporter l’une de leurs trois victoires dans l’antre barcelonaise (1-2).

Rebelote lors de la saison 1998-1999 qui verra le Bayern échouer pour quelques secondes face à Manchester United sur la dernière marche (1-2 avec deux buts anglais dans les arrêts de jeu). Dans le groupe D, en faveur de leurs deux victoires (1-0 puis 2-1 au Camp Nou), les Bavarois éliminent Barcelone de la course aux quarts de finale.

Dix ans plus tard, les Espagnols trouvent enfin la faille. Leur seule et unique victoire en huit confrontations. Avec le trio magique Messi-Eto’o-Henry, ils illuminent ce quart de finale de Ligue des champions (4-0) avant de tenir le nul (1-1) au match retour. L’entraîneur de l’époque ? Pep Guardiola. Décidément, dans tous les – bons ? – coups.

Rfi

La justice a ouvert une enquête après des propos de Robert Ménard, maire de Béziers, dans le sud de la France. Ce proche du Front national a affirmé sur France 2 se servir des prénoms pour établir des statistiques confessionnelles des élèves de sa commune. Un délit passible de 5 ans de prison et de 300 000 euros d’amende.

Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête préliminaire ce mardi 5 mai après les propos tenus par le maire de Béziers. Robert Ménard, proche du Front national, a revendiqué la veille dans une émission de télévision procéder au décompte des élèves de confession musulmane présents dans les classes des écoles de sa ville.

Lundi soir, dans l'émission Mots Croisés, sur la chaîne de télévision France 2, alors qu’il est interrogé sur la question de l'immigration, le maire de Béziers lâche un chiffre, au détour d'une phrase : « Dans ma ville, il y a 64,8% des enfants qui sont musulmans dans les écoles primaires et maternelles ».

« Je sais que je n'ai pas le droit de le faire »

Un téléspectateur s'interroge sur les réseaux sociaux. D'où le maire de Béziers tient-il cette statistique ?

    Robert Ménard dit qu'il y a 64,6% d'enfants de confession musulmane à Béziers. Mais il les tient d'où, ces statistiques ? #MotsCroisés
    — ian gallagher ✏️ (@yannsolle) 4 Mai 2015

L'un des chroniqueurs de l'émission interroge donc, à nouveau, Robert Ménard… qui assume. « Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de le dire, le maire a, classe par classe, les noms des enfants. Je sais que je n'ai pas le droit de le faire. Pardon de le dire, les prénoms disent les confessions. Dire l'inverse, c'est nier l'évidence », déclare-t-il alors.Une déclaration qui lui vaut donc l’ouverture d’une procédure judiciaire : en France, la loi interdit de procéder à des statistiques ethniques ou religieuses. Un délit passible de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.

Levée de boucliers

Ses propos ont également vivement fait réagir, sur les réseaux sociaux, jusque dans les rangs du gouvernement. « Honte au maire », a ainsi lâché le Premier ministre sur Twitter.

    Honte au Maire de Béziers. La République ne fait AUCUNE distinction parmi ses enfants. MV
    — Manuel Valls (@manuelvalls) 5 Mai 2015

Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, estime pour sa part qu'une « ligne jaune » a été franchie. « Un tel fichage est interdit par la loi. Ficher des enfants selon leur religion, c'est renvoyer aux heures les plus sombres de notre histoire », écrit le ministre de l'Intérieur dans un communiqué.

Autre réaction, celle d’Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM) : « Je suis scandalisé, écoeuré par de tels propos. La loi interdit un tel fichage. En plus on peut se prénommer Mohammed sans être musulman pratiquant ! »

Dans un communiqué publié dans la matinée par les services de la mairie de Béziers, affirme que la municipalité « ne constitue pas et n'a jamais constitué de fichiers des enfants ». Sans réitérer à l'identique ses propos de la veille, Robert Ménard dit pour sa part assumer, et justifie cette volonté de mettre en place des statistiques confessionnelles. « J’essaye de savoir la vérité. On n'établit aucune liste, on essaye de savoir ce qu’il en est », a-t-il déclaré sur l’antenne de BFM TV.

Rfi

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