Des émissaires de Abdoulaye Wade ont été reçus par le porte-parole du khalife général des tidianes de Tivaouane.  Ils n’ont pas obtenu le soutien attendu. Abdoul Aziz Sy «Al Amine» leur a signifié son indignation par rapport aux déclarations de leur leader sur la famille de l’actuel président de la République.

Abdoulaye Wade ne chôme pas. Il s’est engagé dans la bataille de l’opinion. Face au tollé suscité par ses déclarations dirigées vers les origines familiales du Président Macky Sall, le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est évertué à s’expliquer devant des guides religieux du pays. C’est ainsi qu’il a envoyé des émissaires à Tivaouane parmi lesquels il y avait Me El Hadji Amadou Sall. Le porte-parole du Khalife général des tidianes a reçu la délégation du Pape du Sopi. Selon des indiscrétions, Abdoul Aziz Sy Al amine a fait savoir aux émissaires libéraux que l’ancien chef de l’Etat a tenu des «propos inacceptables» à l’encontre de la famille de son successeur qu’un «combat politique ne saurait justifier».

La séance d’explications avec Al Amine a été essentiellement centrée sur les raisons qui ont poussé leur leader à aller trop loin dans ses attaques verbales contre le Président Macky Sall. Mais ils n’ont pas pu convaincre le guide religieux. Et ce dernier n’en est pas le seul. Certains Libéraux ont ouvertement regretté l’argumentaire de leur mentor construit autour des expressions : «l’anthropophagie» et «descendant d’esclaves». D’autres ne cessent de rétorquer que, si Abdoulaye Wade en est arrivé à ce niveau, c’est parce que lui et sa famille sont «victimes d’un acharnement» de la part du régime en place, depuis 2012.
Interrogé par téléphone sur le déplacement à Tivaouane, Amadou Tidiane Wone, chef de cabinet de Abdoulaye Wade, n’a pas souhaité parler de cette visite faite à Al Amine. «Je ne peux rien dire de cette rencontre parce que je n’y étais pas», insiste-t-il. Malgré toutes les tentatives de le joindre, Me El Hadji Amadou Sall a vu son téléphone sonner dans le vide. Les messages écrits l’ont, peut-être, moins convaincu de réagir.
Cette sortie médiatisée que l’ancien chef de l’Etat a effectuée, à l’issue d’une rencontre avec les femmes de son parti, a fait l’objet de condamnation générale au sein de la classe politique et de la Société civile. Les termes utilisés sont jugés choquants. Le Libéral en chef continue d’ailleurs d’essuyer des tirs groupés venant des partisans de Macky Sall, même si ce dernier s’épargne de répondre. Cependant, les guides religieux du pays sont restés aphones pour la plupart. Ils comptent encore les coups de part et d’autre.

lequotidien.sn

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A deux ans de la tenue de la prochaine présidentielle prévue en 2017 prochain, le Chef de l’État, Macky Sall et son chef de gouvernement, Mahammad Boun Abdallah Dionne, mettent la pression sur le gouvernement.
 
En effet, lors du conseil des ministres tenu hier, mercredi 4 février à Dakar, sous sa présidence, le patron de l’Alliance pour la République (Apr) qui, vient de boucler une tournée économique d’une semaine dans la région naturelle de la Casamance, a notamment invité le gouvernement à accélérer la cadence.
 
Abordant le point de sa communication relatif à l’emploi, Macky Sall, rappelant au Gouvernement, ses orientations déjà déclinées, lors de la réunion tenue, sur le sujet, le 28 juillet 2014, a invité le Chef du gouvernement à mettre du rythme pour la mise en œuvre inclusive d’une politique de l’emploi cohérente en vue de satisfaire cette forte et prégnante demande sociale.
 
En outre, le chef de l’exécutif a également exhorté le Gouvernement d’appuyer, sans relâche, la réalisation, sur l’ensemble du territoire national, des Domaines agricoles communautaires (Dac), la mise en place des chaînes de valeur dans les secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’élevage et la pêche, ainsi que l’appui à la modernisation du secteur informel.
 
Loin d’en rester là, Macky Sall a aussi tenu à faire part aux membres du gouvernement de l’intérêt qu’il accorde à la consolidation du dialogue social qui selon lui, s’est traduit l’année dernière par la tenue, pour la première fois au Sénégal, d’une Conférence sociale, à l’issue de laquelle un Pacte pour la Stabilité sociale et l’émergence économique a été signé par le Gouvernement et les différents partenaires sociaux (syndicats et patronat).
Il a dans ce sens demandé au Gouvernement de lui faire le point sur l’état de mise en œuvre du Plan d’action relatif à ce Pacte qui dénote l’intérêt tout particulier qu’il accorde au dialogue social qui est au cœur de son mandat.
 
LES NOMINATIONS DU CONSEIL DES MINISTERES
 
Monsieur Mamadou Saliou DIOUF, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en Fédération de Russie, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Sergio MATTARELLA, Président de la République italienne. Mamadou Saliou DIOUF remplace à ce poste Madame Seynabou BADIANE, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
 
Monsieur Moumar GUEYE, Poète-Ecrivain, est nommé Président du Conseil d’Administration des Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs, poste vacant. Monsieur Aloyse DIOUF, Conseiller aux Affaires culturelles, est nommé Directeur général des Manufactures sénégalaises des Arts décoratifs de Thiès, en remplacement de Monsieur Sidy SECK, appelé à d’autres fonctions.
 
Monsieur Hamady BOCOUM, Archéologue, Anthropologue et historien de l’art, est nommé Directeur du Musée des Civilisations noires au Ministère de la Culture et de la Communication.
 
Monsieur Abdoul Aziz GUISSE, Professeur de Lettres principal de classe exceptionnelle, Poète-Écrivain, est nommé Directeur du Patrimoine culturel au Ministère de la Culture et de la Communication, en remplacement de Monsieur Hamady BOCOUM, appelé à d’autres fonctions.
 
Monsieur Abdoulaye KOUNDOUL, Professeur d’Éducation artistique, est nommé Directeur des Arts au Ministère de la Culture et de la Communication, en remplacement de Monsieur Ousseynou WADE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

 

Le terme « signare » était l'appellation des jeunes femmes métisses, issues du mariage de Portugais avec des femmes sérères de la Petite-Côte du Sénégal, dans les comptoirs de Rufisque, puis de Gorée et finalement de Saint-Louis jusqu'au milieu du XIXe siècle.
www.au-senegal.com
lire aussi « www.au-senegal.com « Voluptueuses femmes "signares" au Sénégal.
«Aucune femme au monde ne possède cette distinction, cette noblesse, cette démarche, cette allure, cette élégance, cette nonchalance, ce raffinement, cette propreté, cet hygiène, cette santé, cet optimisme, cette inconscience, cette jeunesse, ce goût ! »,
célèbre phrase de Blaise Cendrars.
Quelle devait être cette femme qui a su inspirer ces mots ? ... Une « signare » !
Du 17è au 19è siècle, les hommes français expatriés au Sénégal et ayant laissé leurs épouses légitimes loin des « périls de la colonie » étaient confrontés à une existence assez dure.
De ce fait, ils rencontraient à Saint-Louis (et aussi à Gorée) de bien belles africaines esseulées qui savaient les soigner à l'aide des plantes locales, les nourrir d'une façon adaptée au climat, et d'une certaine manière, qui savaient s'occuper d'eux.
Il s'ensuivit bien des « mariages à la mode du pays » desquels naquirent des « signares » descendant donc à la fois de la population locale, mais également de familles françaises, anglaises, portugaises ... et qui comptaient souvent les plus grands noms.
Le nom de « signare » (du portugais « senhora ») était un véritable titre attribué aux femmes de ces unions coutumières ainsi qu'à leurs filles métisses.
Ces voluptueuses dames signares au fort penchant pour l'amour, au teint clair et à la beauté légendaire, parées de nombreux et magnifiques bijoux en or, formaient une classe à part, très puissante et fortunée, car elles étaient liées aux commerçants et aux administrateurs de sociétés venus tenter leur chance dans les comptoirs africains.
Souvent décrites entourées d'une multitude de serviteurs, on dit aussi que leur fortune était issue des placements fructueux pendant la période la traite de l'esclavage (!...).
Très mystérieuses, l'image des signares est une image forte, peut-être parce que le romantisme
lié à la douceur de vivre et du climat avait dû déchaîné bien des passions, et ne dit-on pas aussi que les balcons ouvragés de la ville de Saint-Louis étaient les témoins d'échanges de regards et de connivences.
Ces signares développèrent un art de vivre somptueux dont l'écho arrive encore à se faire entendre de nos jours à travers de nombreux livres d'histoires,
ainsi que des spectacles annuels organisés tant à Saint-Louis qu'à l'île de Gorée,
sans oublier les magnifiques poèmes de Léopold Sedar Shenghor (célèbre écrivain) qui fut le 1er Président du Sénégal.
Encore une fois, vous savez tout ... ou presque !
On peut aussi trouver une panoplie complète de peintures ou tableaux sur les signares
Lire http://senegalmetis.com/Senegalmetis/SIGNARES.html

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Payer des entraîneurs nationaux 12 mois sur 12 sans qu’ils ne travaillent, le ministère des Sports veut y mettre fin. D’où l’idée de pige comme mode de traitement des techniciens, à l’image de ceux du basket. Si on peut comprendre une telle démarche qui semble cohérente, par contre le désengagement de l’Etat vis-à-vis des petites catégories, avenir du sport sénégalais, est incompréhensible et inacceptable. Les dirigeants de la Fédé foot, en pleine préparation pour la Can U20, en savent quelque chose.

Lors du point de presse du sélectionneur de l’équipe nationale junior, en vue de la Can U20 que le Sénégal accueille du 8 au 22 mars, le vice-président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Sow a fait une révélation de taille : «Le problème des entraîneurs est que leurs contrats ont été soumis à l’approbation du ministère des Sports qui a pensé qu’il faut reformuler ces contrats. C’est à dire qu’on ne peut plus payer des entraîneurs 12 mois sur 12 alors qu’ils ne travaillent pas 12 mois sur 12. L’Etat nous a dit qu’il faut qu’on aille vers la réflexion sur le statut de ces entraîneurs». Des propos qui viennent confirmer la volonté (cachée) du ministère des Sports d’opter pour la pige comme mode de traitement des sélectionneurs de football.

Cheikh Sarr : «Je suis pigiste avec la sélection»
On ne va pas crier au scandale si on sait qu’une telle démarche semble cohérente. D’ailleurs au basket, c’est à la mode, comme l’a confirmé le coach des Lions, Cheikh Sarr qui, parlant de son avenir à la suite de l’élimination du Sénégal de l’Afrobasket a tenu à préciser qu’il n’est «qu’un pigiste». «Pour qu’on soit clair, je suis là parce qu’on me l’a demandé. Je fais ce qu’on appelle une pige. Je n’ai pas un contrat à durée déterminée. Quand les gens ont besoin de moi, il m’appelle je travaille et on me paie à la fin. C’est donc différent d’un entraîneur qui est payé uniquement pour ça avec son programme et tout ce qui va avec», avait-il rappelé en conférence de presse.
En tout cas, si cette option se confirmait, cela pourrait être bénéfique pour tous ces entraîneurs nationaux qui n’ont jamais vu la couleur de l’argent, surtout ceux en charge de certaines disciplines, comme le handball, la natation, l’athlétisme…

Quand l’Etat se désengage, la Fédé Foot s’engage
Mais il ne faudrait pas que quand ça l’arrange l’Etat se précipite pour proposer des alternatives et quand il faut plonger pour aider certaines disciplines, il s’efface.
On en veut pour preuve, l’organisation de la Can U20 de football où le ministère des Sports, si on suit les propos du vice-président Abdoulaye Sow, n’a pas mis un sous (pour le moment) dans la préparation de l’équipe pour cet événement continental que le Sénégal accueille du 8 au 22 mars. La Fédération ayant tout pris en charge y compris les primes de participation et de qualification des gamins de Joseph Koto. Et même les salaires des entraîneurs ont été payés sous forme d’avance.
De là, il y a de quoi s’inquiéter quand une Fédération supplée l’Etat. Car quand l’Etat se désengage, cela fait désordre surtout vis-à-vis de la petite catégorie qui incarne l’avenir, et par rapport à un sport sénégalais en manque de moyens et qui navigue dans un environnement où le sponsoring est devenu une denrée rare. Mais faut-il attendre plus d’un Etat qui, en dépit de promesses électoralistes, refuse d’augmenter le budget du ministère des Sports ?

lequotidien.sn

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Le poids du dossier a fait que le procès de Aïda Ndiongue a été renvoyé. Les différentes parties ont pris rendez-vous dans deux semaines pour discuter de l’opportunité d’une audience spéciale pour l’ex-sénatrice.

La salle d’audience aménagée pour juger Aïda Ndiongue a refusé du monde hier. Il s’y est ajouté que le juge a enrôlé plusieurs autres dossiers comme c’est souvent le cas en matière correctionnelle. Entendre l’inculpée, son présumé complice Abdoul Aziz Diop et les témoins était quasi-impossible. Du coup, toutes les parties se sont rendu compte que les conditions d’un procès serein de l’ex-sénatrice n’étaient pas été réunies. Le Tribunal a renvoyé l’affaire au 17 mars prochain. Au cours de cette matinée, les avocats de la défense plaideront l’organisation d’une audience spéciale à une date décidée par le juge, afin de se donner le temps de discuter publiquement du dossier. C’est-à-dire que l’affaire connaîtra un deuxième renvoi. En attendant, Me Mbaye Jacques Ndiaye a précisé hier que sa cliente Aïda Ndiongue est poursuivie pour «détournement de deniers publics» portant sur un montant de «20 milliards 688 millions de francs Cfa et pour mauvaise exécution d’un marché public». Toutefois, les conseils de la prévenue n’ont pas voulu passer cette journée par pertes et profits. Ils ont introduit une demande de liberté provisoire. De ce fait, le juge leur a demandé de patienter jusqu’à l’appel de l’affaire les concernant pour plaider leur requête. Une fois plaidée, le juge l’a rejetée.

Pour autant, les nombreux partisans de la femme d’affaires ne désespèrent pas de voir leur sœur libérale humer l’air de la liberté. Arrêtée depuis décembre 2013, Aïda Ndiongue doit répondre du marché des produits phytosanitaires du Plan Jaxaay qu’il avait gagné sous le magistère de Abdoulaye Wade. Il lui a été attribué par ministère de l’Habitat et de l’hydraulique géré à l’époque par l’actuel coordonnateur du Pds, Oumar Sarr. C’est pourquoi d’ailleurs le directeur des affaires générales et de l’équipement de l’époque, Abdoul Aziz Diop, est poursuivi dans cette affaire pour complicité présumée.

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Le budget 2015 de l’Etat du Sénégal est celui de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, la base de la politique de développement du pays jusqu’en 2035. Les ambitions de ce plan ne se reflètent pas toujours dans le budget en question, dont d’ailleurs, sur certains points, la sincérité est mise en question. Dans un document qui s’impose petit à petit comme une référence, le cabinet Grant Thornton en montre les limites.

L’encours de la dette progresse actuellement de 1,5 à 2% du Pib par an. Bien qu’il n’atteindra cette année que 50% du Pib, ce qui est encore très loin de la limite des 70% du Pib imposée par les critères de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Ue­moa), la rapide progression de l’encours de la dette est assez inquiétante. Et le dernier dossier du cabinet Grant Thornton, intitulé, Budget 2015 : Objectifs de croissance et orientations budgétaires, n’a pas manqué de le relever. Le document note également que le service de la dette publique enregistre, comme en 2014, une forte progression de 14,25%. Et les rédacteurs du cabinet de relever que «le service de la dette et les dépenses de personnel, à eux deux, absorbent 66% des recettes ordinaires hors dons. Cette proportion reste préoccupante et offre un espace budgétaire restreint».
Le budget de 2015 est présenté comme celui qui verra le début des effets du Plan Sénégal émergent (Pse), l’épine dorsale de la politique économique du gouvernement de Macky Sall, entré enfin dans sa phase opérationnelle. Il est naturel qu’une structure internationale spécialisée comme le cabinet d’audit Grant Thornton, dont le bureau sénégalais est dirigé par Mansour Gaye, s’y penche et l’analyse, dans un document dont la vocation première est d’informer les investisseurs potentiels, «qui ont besoin de données économiques de qualité pour alimenter leurs business modèles en vue de soutenir leurs projets au Sénégal». Le document aide également à éclairer «les partenaires techniques et financiers qui pourront y trouver un condensé d’informations économiques susceptibles de donner une visibilité globale de la politique économique et sociale du pays».

Fiabilité du budget en question
Malheureusement, le métier d’auditeur empêche les experts-comptables d’émettre un avis sur les dossiers qu’ils traitent, se contentant de présenter des analyses. Néanmoins, il est assez aisé de voir que malgré les fortes ambitions dans la conduite du Pse, la fiabilité du budget 2015 est encore sujette à caution. C’est ce que l’on pourrait comprendre de cette analyse de la brochure : «Les dépenses de personnel du titre II sont prévues à 31,8% des recettes fiscales. Cependant, la prise en compte des salaires des corps émergents de l’éducation inscrits au titre III porterait le ratio à 37,2% des recettes fiscales, au-dessus du plafond Uemoa de 35%.» On se demande d’ailleurs, les corps émergents étant payés par le budget de l’Etat, ce qui d’ailleurs a poussé plusieurs fois le ministère de l’Economie et des finances à protester sur le poids des salaires de la Fonction publique sur le budget de l’Etat, ce qui justifie la non-prise en compte officielle de ces rémunérations dans le budget. Ce problème de fiabilité se pose même en ce qui concerne les chiffres sur lesquels sont élaborées les données du budget de l’Etat. Grant Thornton a été, à un moment, confronté au problème que Le Quotidien avait soulevé en avril de l’année dernière : «Dans la phase de collecte d’informations qui a précédé la rédaction de la présente brochure, Grant Thornton a été confronté à des chiffres contradictoires entre la Dpee et l’Ansd, notamment sur l’estimation du taux de croissance.» Et les auditeurs estiment : «Il est souhaitable que les différents services de l’Etat qui produisent des informations économiques et statistiques trouvent des convergences. De telles divergences entre différentes entités de l’Administration sont de nature à porter préjudice au Sénégal qui a toujours été vu comme un pays de référence pour la qualité de sa production statistique.»
Nonobstant cela, le document de Grant Thornton note avec satisfaction l’effort de clarté et d’ouverture réalisé par les concepteurs du budget de l’Etat : «Les autorités ont procédé, dans un souci de transparence, à des opérations de reclassement de certaines dépenses de fonctionnement improprement intégrées dans la rubrique des dépenses d’investissement. C’est le cas par exemple des dépenses de contrepartie de certains projets et programmes financés par les Ptf.»
Il faut néanmoins noter que les ambitions du Pse ont semblé bien trop importantes pour le budget 2015. Ainsi, dans la préparation du budget, les autorités ont tablé sur un taux du Pib de 5,4%, et qui sera porté par une reprise du secteur primaire et la consolidation des performances des secteurs secondaires et tertiaires. Le document de Gt note : «Cette prévision est toutefois substantiellement en retrait par rapport à l’objectif de 6,7% inscrit au Pse.»
D’autres éléments qui ont servi de base à l’élaboration du budget, les hypothèses d’une croissance du Pib à prix courant à 8,2%, un taux d’inflation à 1,4%, un niveau de pression fiscale de 19,4%, bien au-dessus des 17% préconisés par l’Uemoa, et surtout, un taux de déficit budgétaire de 4,5%, bien au-dessus de l’objectif des 3,9% antérieurement fixé, et qui est considéré comme le minimum indispensable pour maintenir un niveau de dette satisfaisant. L’objectif aurait été repoussé à 2017, pour se conformer au cadrage du Pse.

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche a annoncé hier, mardi 3 mars, la promulgation de la loi cadre n°31/2014 relative à la gouvernance universitaire. Mary Teuw Niane s’exprimait hier, mardi 3 mars, sur l’état d’avancement des négociations entre le gouvernement du Sénégal et les syndicats des enseignements du supérieur. Cette décision du gouvernement surprend toutefois le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) qui a reçu une convocation du ministre du Travail pour discuter sur la loi et le protocole d’accords, ce vendredi. Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général du Saes, et Cie restent déterminés pour une relecture de la loi. Ils ont d’ailleurs renouvelé un mot d’ordre de grèves de 72 heures à partir aujourd’hui avec des actions communes en ligne de mire et une réunion du bureau national élargi à Thiès samedi.
 
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a, à peine, annoncé la promulgation de la loi cadre relative à la gouvernance universitaire, que le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) hausse le ton.
 
En effet, Mary Teuw Niane qui faisait face à la presse hier, mardi 3 mars, pour s’exprimer sur l’état d’avancement des négociations,  a fait savoir que « la loi cadre qui a été de fait promulguée est passée par tout le circuit gouvernemental ».
 
« Elle a été adoptée en conseils des ministres. La promulgation de la loi est un acte constitutionnel. Les discussions sont toujours ouvertes. Nous leur avons rappelé les décrets d’applications  pour la loi cadre », a-t-il soutenu devant les journalistes.
 
Ainsi, cette promulgation de la loi cadre coïncide avec le nouveau plan d’actions du syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes). En cheval de bataille depuis quelques semaines, les Camarades de Seydi Ababacar Ndiaye, Secrétaire général du Saes, ont remis ça en décrétant encore un mot d’ordre de grèves de 72 heures à partir d’aujourd’hui, mercredi. L’arrêt total des cours dans les 5 universités publiques du Sénégal sera suivi d’une réunion du bureau national du Saes à Thiès pour donner suite à leur lutte.
 
« Les déclarations du ministre ne nous intéressent pas. Nous sommes déterminés pour que la loi fasse l’objet d’une relecture. On ne changera pas de positions. C’est une détermination  de toute la communauté universitaire à combattre cette loi », a soutenu Moustapha Sall. Pour le chargé des revendications du Saes, « nous allons faire des actions communes contre cette loi. Elle ne passera pas dans les universités. C’est un principe sur lequel le Saes ne reculera pas. Le combat vient de commencer. C’est la survie de l’Enseignement supérieur qui est en question ».
 
En attendant d’y voir plus clair, une rencontre a été convoquée par le ministre du Travail ce vendredi 6 mars pour essayer d’arrondir et d’intégrer les positions des deux parties prenantes. « Le ministre le dit en même temps son homologue du Travail, nous a convoqué à une séance plénière ce vendredi pour regarder entre autres les amendements du Saes pour cette même loi », a informé M. Sall.
 
Si le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche estime que la « loi définie un cadre global et le ministère reste ouvert sur les modalités d’application », le Saes «rejette en revanche ces propositions en rangeant aux oubliettes les décrets d’application qui ne sont pas au-dessus d’une loi. La loi est un préalable du protocole d’accords », disent-ils.
 
Toujours est-il que l’ancien recteur de l’université Gaston Berger de Saint Louis a exprimé son souhait  de voir « les négociations aboutir. Car la volonté du gouvernement est d’avancer au plus pour finaliser les réformes universitaires en cours pour la réussite des étudiants ».
 
« Nous voulons aller vers un consensus pour tourner la page sur cette loi. Le gouvernement est ouvert au dialogue pour discuter. Le gouvernement travaille pour en finir avec cette crise le plutôt possible », a relevé le ministre. Avant de poursuivre : « il faut créer les conditions pour conclure avec le Saes. Les salaires seront libérés sans une quelconque rétention. Je n’envisage pas des possibilités de coupures de salaires ».

 

Arletty dans le téléfilm Arletty, une passion coupable, diffusé ce mercredi 4 mars sur France 2, à 20 h 50.

Ce film est particulier voir singulier et interpelle l'humanité sur des questions existentielles toujours en débat.
Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Il est difficile de comprendre comment une femme ou un homme peut se lier avec l'ennemi, le monstre, le bourreau etc. ?
Ce sujet pose aussi le problème du métissage, de l'interculturalité, due la rencontre, du mélange, etc, que personne ne peut freiner. Les frontières sont sourdes aux oreilles de la passion et comment faire alors ? Un film qui doit nous amener à réflêchir sur les relations interculturelles et l'ambiguïté de l'HOMME.
A cette époque de la guerre les relations homosexuelles ou bi-sexuelles existaient , même s'il est vrai que les artistes sont des personnages avant-gardistes .

Téléfilm biographique pour France 2, Arletty, une passion coupable revient sur une période trouble de la vie de l'actrice. Laetitia Casta incarne cette femme mythique de l'âge d'or du cinéma français. Découvrez le diaporama croisé de ces deux actrices.

Dans Arletty, une passion coupable, l'histoire commence dans un Paris occupé par l'armée allemande. Anticonformiste, Arletty, actrice de renom, poursuit le tournage des Enfants du Paradis. Alors qu'elle entretient une relation amoureuse avec une résistante, Antoinette, elle tombe sous le charme d'un officier allemand. Cet amour fait murmurer toute la capitale, chez les résistants comme chez les collaborationnistes. Insoumise, elle refuse de se plier à la bonne morale en quittant cet amant. L'Histoire va l'obliger à prendre une décision.

Arletty, de son vrai nom Léonie Marie Julie Bathiat, est née en 1898 et décédée en 1992. Sténo puis mannequin, elle tourne son premier film en 1930 avec La douceur d'aimer et son dernier en 1962 avec Le Voyage à Biarritz. En 32 ans de carrière au cinéma, son rôle le plus lumineux fût celui de Garance dans Les Enfants du Paradis. Amoureuse d'un officier de la Luftwaffe durant l'occupation et pendant le tournage de ce film, elle aurait répondu de sa gouaille légendaire : "Mon coeur est français, mais mon cul est international".

Pour incarner cette immense actrice au style inimitable, le réalisateur du téléfilm Arletty, passion coupable, Arnaud Selignac, a choisi Laetitia Casta, qui comme Arletty a commencé sa carrière par le mannequinat. On la découvre au cinéma pour la première fois sous les traits de Falbala dans Astérix et Obélix contre César. Depuis, elle a tourné dans plus d'une vingtaine de films et a obtenu une nomination aux César pour son interprétation de Brigitte Bardot dans Gainsbourg en 2011.

Pour ce téléfilm, Laetitia Casta a étudié toute la filmographie d'Arletty, décidée à l'incarner de la façon la plus fidèle possible. "J'ai cherché les points communs qui pouvaient exister entre Arletty et moi" explique la comédienne. A l'écran, l

La belle Laetitia Casta incarnera Arletty sur France 2 (photo AFP).
La comédienne Laetitia Casta, née à Pont-Audemer en 1978 et qui a passé une partie de son enfance dans la cité risloise, interprète le rôle d'Arletty dans le téléfilm Arletty, une passion coupable, diffusé ce mercredi 4 mars sur France 2, à 20 h 50.
« Je suis un lion »
Dans une interview donnée à Télé 7 jours, Laetitia Casta dit se sentir proche de l'actrice
« J'avais très envie de défendre cette boule d'énergie, explique-t-elle. Comme elle, je me rebelle, même si, chez moi, ça passe d'abord par la joie. (...) Dans le fond, j'ai toujours été une femme engagée. J'ai besoin de déployer mes ailes ! »
Laetitia Casta revendique son titre de combattante, le même qu'Arletty.
Je suis un lion ! Parfois, je me suis mis une peau de mouton pour suivre les autres moutons, mais un lion reste un lion ! Toute petite, première fille de la famille, il m'a fallu me battre. (...) Je voulais être moi. C'était une question de survie. C'est devenu mon discours, confie-t-elle au magazine.
Comme Arletty, Laetitia Casta a débuté sa carrière par le mannequinat. On la découvre au cinéma pour la première fois sous les traits de Falbala dans Astérix et Obélix contre César. Depuis, elle a tourné dans plus d'une vingtaine de films et a obtenu une nomination aux César pour son interprétation de Brigitte Bardot dans Gainsbourg en 2011.
A la télévision, elle a joué son premier rôle dans le téléfilm diffusé en 2000, La Bicyclette bleue, de Thierry Binisti, qui cherche à adapter pour la télévision les trois premiers tomes du roman de Régine Deforges. Le jeu de Laetitia Casta y est très apprécié par la critique, malgré quelques passages jugés surjoués.
« Mon cœur est français... »
Arletty, de son vrai nom Léonie Marie Julie Bathiat, est née en 1898 et est décédée en 1992. Sténo puis mannequin, elle a tourné son premier film en 1930 avec La douceur d'aimer et son dernier en 1962 avec Le Voyage à Biarritz. En 32 ans de carrière au cinéma, son rôle le plus lumineux a été celui de Garance dans Les Enfants du Paradis. Amoureuse d'un officier de la Luftwaffe durant l'occupation et pendant le tournage de ce film, elle aurait répondu de sa gouaille légendaire : « Mon cœur est français mais mon cul est international. »

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Quels secrets recèlent les squelettes du magasin Monoprix de Réaumur-Sébastopol, en plein coeur de Paris ? Les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) mènent, depuis janvier, des fouilles sous l'immeuble du supermarché, où se trouvait jadis le cimetière de l'hôpital de la Trinité, fondé au XIIe siècle, mais détruit à la fin du XVIIIe siècle. Une équipe de l'Inrap a fait une découverte peu ordinaire : des fosses communes contenant près de 200 squelettes étaient profondément enfouies sous l'immeuble d'un supermarché parisien du IIe arrondissement de la capitale. Les archéologues ont donc mis au jour un ancien cimetière hospitalier, sans doute celui de l'hôpital de la Trinité qui se trouvait tout à côté. La disposition des squelettes, soigneusement rangés, bras serrés, tête-bêche, montre que les corps avaient été enveloppés dans un linceul avant l'ensevelissement. Cela laisse supposer qu'il s'agit de victimes d'une épidémie comme la peste ou encore d'une hécatombe liée à une famine. Même si, selon les archéologues, les restes osseux ne présentent pas de lésions permettant d'identifier la cause de ces décès en masse. Des prélèvements ADN sont donc en cours pour tenter de la déterminer. Ils permettront aussi d'établir d'éventuels liens génétiques entre les individus. Mais c'est une course contre la montre pour les archéologues : ils doivent avoir terminé les fouilles d'ici au 20 mars, car les travaux de réaménagement du supermarché interrompus par leurs recherches doivent impérativement reprendre.

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L'armée tchadienne a mené une offensive contre Boko Haram au Nigeria et repris la ville de Dikwa, dans le nord-est du pays. Dikwa était aux mains du groupe islamiste Boko Haram depuis plusieurs semaines. Selon l'état-major de l'armée tchadienne, il y a eu un mort et trente-quatre blessés du côté tchadien et il y a des morts également dans les rangs des islamistes. Un important matériel militaire a été récupéré au cours de l'opération. Notre correspondant au Tchad, Madjiasra Nako, a pu se rendre à Dikwa où l'armée tchadienne continue son ratissage.

Avec notre envoyé spécial

L'armée tchadienne qui venait de Gambaru a attaqué les islamistes au nord de la ville.

« La bataille a été intense, il nous a fallu près d'une heure pour entrer dans Dikwa », racontent des officiers qui ont pris part à la bataille.

« Nous nous sommes rendu compte que les islamistes défendaient leur poste de commandement, une grande villa située à l'entrée de la ville », ont-ils ajouté.

Dans la villa, une grande bâtisse avec des murs hauts où sont plantés les drapeaux de Boko Haram, les traces des combats sont encore visibles. Des murs éventrés, des motos brulées, des marmites renversées ainsi que des corps des islamistes entassés dans des chambres où ils se sont réfugiés pendant l'attaque, en témoignent.

Après avoir pris le camp, les forces tchadiennes ont avancé rue après rue, tuant un nombre important d'islamistes. Certains ont réussi à fuir la ville. Il n'y a pas de chiffres disponibles ce lundi soir sur le nombre d'islamistes tués.

Après avoir sécurisé la ville, les militaires tchadiens se sont retirés sur une plaine hors de Dikwa comptant dans leurs rangs un mort et trente-quatre blessés.

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