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En visite à Dakar depuis jeudi, la directrice générale  du fonds monétaire internationale (Fmi), Christine Lagarde, a été reçue par les députés de la 12e législature à l’Assemblée nationale hier, vendredi 30 janvier. Face aux représentants du peule, la patronne du Fmi a tracé au Sénégal les chemins de l’émergence. Ainsi, invite-t-elle le Sénégal à redynamiser son économie en tirant les enseignements des expériences d’autres pays qui ont réussi à pérenniser leur décollage économique.
 
Face aux députés hier, vendredi 30 janvier, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde, qui est en visite de travail au Sénégal depuis jeudi, n’a pas manqué de montrer au Sénégal la voie à suivre pour atteindre l’émergence.
 
En effet, selon la patronne du Fmi, pour devenir un pays à revenu intermédiaire comme il aspire, le Sénégal devra s’employer à dynamiser son économie, à offrir plus d’opportunités aux petites et moyennes entreprises  et à attirer l’investissement étranger.
 
Cet objectif demandera dit-elle plus d’efforts dans un environnement mondial incertain.
« Le Sénégal a accompli des progrès considérables sur le plan de la stabilité macroéconomique. Néanmoins, les retards observés dans la mise en œuvre des réformes ont abouti à une croissance moyenne de 3,4 % par an, un taux inférieur à celui nécessaire pour encourager le secteur privé, créer des emplois et garantir la postérité des générations futures. Je pense ici aux 45% de votre population qui ont moins de 14 ans et pour qui il est urgent d’agir », a-telle relevé.
 
REDYNAMISER SON ECONOMIE
 
Poursuivant, elle soutient que le Sénégal peut redynamiser son économie et contribuer à placer la région sur la voie d’une croissance solidaire qui permette une réduction de la pauvreté.
 
Pour cela, il estime qu’il faut mettre fin à ces résultats décevants de l’économie sénégalaise  au cours des 30 dernières années, avec une croissance  moyenne d’environ 3,5%.
 
Pour Mme Lagarde, le moment est venu pour le Sénégal d’accélérer sa croissance, d’atteindre les 5 ou 8% envisagés dans le plan Sénégal Emergent et enregistrés par les tigres asiatiques  et les pays africains à croissance rapide. « Le moment est venu pour les lions rouges de rugir mais comment accélérer la croissance ? », s’interroge-t-elle.
 
TIRER LES ENSEIGNEMENTS D’AUTRES PAYS
 
Ainsi, invite-t-elle le Sénégal à tirer les enseignements de l’expérience d’autres pays qui ont réussi à pérenniser leur décollage économique.
 
« Le Sénégal a défini la voie à suivre.  Le programme de développement annoncé par le gouvernement inclut bien tous les éléments majeurs qui ont permis aux autres pays de réussir ». Cependant, elle pense que le Sénégal a trébuché sur ces obstacles par le passé. Par ailleurs , elle indique que  le Sénégal peut tirer les enseignements de l’expérience d’autres pays  qui ont « traduit leur intention en actions concrètes avec succès »,suggère-t-elle..
 
Et de préciser ; « je mentionne trois enseignements essentiels qu’il convient de prendre en considération. Premièrement mettre l’accent sur une gestion budgétaire macroéconomique. Deuxièmement accroître les exportations en s’ouvrant  à l’investissement direct étranger  et troisièmement  renforcer les institutions  et développer le capital humain »
 
Soulignant que tous les ingrédients essentiels au succès sont en place, la directrice générale du Fmi trouve que le gouvernement dispose d’un solide programme de développement et il existe un consensus  parmi les parties prenantes sur la nécessité d’opérer des réformes.
 
« La communauté internationale partage la vision des autorités  et a déjà promis un financement de plus de 7 Milliards de dollars. Mais il faut opérer une masse critique de réformes  pour rompre résolument avec le passé  et accélérer la croissance. Le temps est compté, il est urgent de répondre aux aspirations des populations, à savoir des emplois gratifiants, un niveau de vie amélioré et de meilleurs débouchés »,a-t-elle laissé entendre.

Le nouveau gouverneur de la région de Dakar, Mouhamed Fall, nommé par décret présidentiel, décision rendue publique à l’issue du conseil des ministres du mercredi 7 janvier 2015, a été installé dans ses fonctions, samedi 31 janvier dernier. En présence du ministre Abdoulaye Daouda Diallo, et de nombreuses autres autorités, l’ancien gouverneur de Thiès a officiellement remplacé Cheikh Tidiane Ndoye, nommé ambassadeur du Sénégal au Portugal.
 
C’est  dans un hôtel de ville de Dakar archi comble que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo a installé Mouhamed Fall dans sa nouvelle fonction de gouverneur de la région de Dakar en remplacement de Cheikh Tidiane Ndoye nommé ambassadeur du Sénégal au Portugal. C’était avant-hier, samedi 31 janvier.
 
Devant plusieurs autorités politiques et coutumières,  Mouhamed Fall, à la tête du «poste le plus prestigieux dans le commandement territorial du pays», a dit toute  sa détermination à mener à bien sa nouvelle responsabilité qui est, estime-t-il, synonyme d’une distinction. «Je prends l’engagement solennelle de représenter l’Etat et à faire respecter l’ordre public. Je ne ménagerais aucun effort à faire appliquer  les lois et règlements. Je veillerais à l’exécution des politiques publiques», a-t-il dit.
 
Mouhamed Fall compte aussi, dans l’accomplissement de sa mission, assister les collectivités locales. Un rôle qui ne se limite plus, affirme-t-il, au respect strict des textes régissant la profession, mais une adaptation aux exigences démographiques, la demande sociale et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le nouveau gouverneur entend également dépasser son statut de fonctionnaire, pour être «un manageur apte à dialoguer, accessible et attentif aux préoccupations de ses administrés».  
 
Tous ces engagements pris par le nouveau gouverneur de Dakar sont sans nul doute nécessaires. Car, estime le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, les défis qui  attendent Mouhamed Fall sont nombreux et variés.  Abdoulaye Daouda Diallo, d’affirmer: «il a besoin de prendre en considération les nouvelles réformes institutionnelles et de faciliter leur mise en œuvre,  mais également de gérer convenablement, la spécificité de la capitale qui, dit-il, est le reflet de la société sénégalaise».
 
Pour sa part, le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a réaffirmé au nouveau gouverneur toute sa disponibilité à l’accompagner pour la réalisation des projets envisagés dans la capitale sénégalaise. L’installation du nouveau gouverneur de Dakar a aussi été l’occasion pour les différents orateurs de magnifier la personnalité de son prédécesseur,  Cheikh Tidiane Ndoye, dont ils se sont tous accordés sur le dévouement dans le travail, la compétence et la loyauté.
 
Avant sa nomination à la gouvernance de Dakar, Mouhamed Fall a occupé plusieurs responsabilités. Précédemment gouverneur de la région de Thiès, Mouhamed Fall a été aussi préfet du département de Thiès jusqu’en 2006, avant d’en devenir l’exécutif régional. Auparavant, il a été chef de Division des affaires politiques et syndicales au ministère de l’Intérieur, chef de la Division de l’administration territorial et adjoint au gouverneur de la région de Dakar chargé du développement.

Le Quotidien.sn

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Les manifestations récurrentes du Pds et de ses alliés ont provoqué une «séance extraordinaire» du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Apr jeudi.

Cette instance du parti présidentiel relève, dans un communiqué, «la frénésie» avec laquelle, le Pds et ses alliés «s’activent pour mettre en péril l’Etat de droit et les fondements de la République». Seydou Guèye et Cie qualifient le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) de «forces anti-républicaines composées» de «résidus d’un défunt pouvoir honni des Sénégalais et adepte de la violence instrumentale». Pour le Sen de l’Apr, c’est après avoir «constaté amèrement» la tournure du procès de Karim Wade et «mesuré pleinement l’impact et la portée des réalisations et chantiers ouverts» par Macky Sall qu’une «fraction, la plus rétrograde et la plus violente, du Pds, s’engage dans la voie de l’aventurisme et du coup de force politique». L’objectif de ces manifestants pour «la libération de leurs otages politiques» est, selon les Apéristes, de «restaurer leur paradis perdu par l’usage de stratégies visant à briser la cohésion de notre Nation et à discréditer les Institutions de la République». De l’avis du parti au pouvoir, «le raid violent sur un bus de Dakar dem dikk, proche des méthodes utilisées par des milices ou groupes mafieux témoigne de leurs funestes intentions». C’est pourquoi, le Sen exhorte le gouvernement à «veiller scrupuleusement au respect de l’Etat de droit, à la protection des biens et des personnes, dans le strict respect des lois en vigueur dans notre pays».Par ailleurs, l’Apr exhorte les militants à «davantage soutenir le M23» et à se mobiliser pour la «réussite» du 3ème anniversaire de l’assassinat de Mamadou Diop. Cet étudiant a été tué lors des violences préélectorales de la Présidentielle de 2012 sur la Place de l’Obélisque. Pour le Sen de l’Apr, ce sont «les fascistes d’hier et de toujours, en quête de sainteté démocratique, mais dont les mains sont tachetées de sang» qui ont tué Mamadou Diop le 31 janvier 2011.

lequotidien.sn

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LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE TOUS LES FRANCAIS

Par Joëlle URSULL

Vous avez osé, Mr Hollande, en 2015 au vu et au su de tous, insulter par omission des peuples, oui des peuples entiers. Lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, vous avez affirmé que : « LA SHOAH EST LE PLUS GRAND CRIME, LE PLUS GRAND GENOCIDE, JAMAIS COMMIS ».
Alors Mr le président je suis furieuse d'une telle déclaration. Car ou vous êtes inculte ou vous faites semblant de l'être........
C'est ce genre d'hiérarchisation des horreurs de l'humanité, qui engendrent d'autres discriminations, toutes aussi pernicieuses. Voilà pourquoi de nos jours en France, si vous marchez sur le pied d'un juif, c'est une agression antisémite. Mais le tort fait aux autres (Noirs, Maghrébins etc.) c'est juste du racisme ordinaire. C'est à s'y perdre Mr le président. Alors comment expliquer le fait lorsque vos compatriotes noirs, arabes ou asiatiques sont agressés par des activistes d'extrême droite, il ne se trouve aucun homme politique pour le dénoncer autant que s'il s'agissait d'un acte antisémite ? Et dans le dernier malheur ayant touché notre pays et fait 17 victimes, dont 4 juifs, l'attention du grand public n'est presqu'attirée, que sur ces 4 victimes. Rendre hommage à la mémoire de ces victimes et compatir à la douleur de leurs familles est un devoir noble qui nous incombe tous. Mais n'est ce pas excessif et discriminatoire, de vouloir inscrire l'histoire de la shoah à l'école, en oubliant les autres histoires comme celle de vos compatriotes descendants de millions de déportés africains ? Mon but ici n'étant pas de chercher à communautariser ni l'Histoire ni les Mémoires, ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire. Car il n'y a pas de degrés dans l'horreur, ni de monopole de la souffrance. Aussi, comme l'histoire nous l'enseigne la Shoah et ses 6 millions d'innocents immolés, est une de ces taches indélébiles et inoubliables dans l'histoire de l'humanité. Mais force est de reconnaître aussi, que la dimension prise par la traite et l'esclavage dont ont été victimes les peuples noirs, dépasse en nombre de morts, en traitement des victimes déportées, en durée et en horreurs, tout ce qui l'avait précédée ou suivie. La traite négrière, invention du monde arabo-musulman aura concerné près de 17 millions d'individus. Quant au commerce triangulaire – dont la France a une très grande responsabilité -, les historiens admettent qu'environ 11 millions d'Africains furent déportés dans le Nouveau Monde. Soit pour l'ensemble de ces déportations, 28 millions de malheureux ont été arrachés à leurs terres, pour subir les traitements les plus inhumains. Et que pour un captif, 3 à 4 autres furent décimés, du fait des guerres, des incendies de villages, de greniers et des épidémies résultant de ces horreurs. Les statistiques sur le nombre des morts (environ 80 millions), donnent le vertige. Cette entreprise gigantesque, qui aurait pu conduire à la disparition totale des peuples noirs sur le continent africain, ne saurait être comparée à aucune autre dans l'histoire. Et aujourd'hui vos compatriotes descendants de ces horreurs, ont appris à panser leurs blessures dignement et en silence. Ils avancent sans courber le dos, la tête haute malgré tout ! Votre phrase est donc une offense pour tous ces peuples, une offense pour tous ces Noirs français et qui ont voté pour vous, moi la première (et je m'en mords les doigts).... Quant à Mme Christiane TAUBIRA, à quoi sert votre loi sur la traite négrière ? Votre silence me glace le sang ! Votre collègue ministre de l'Outre- mer G. Pau-Langevin est aussi muette que vous, encore plus muets, le sont nos présidents de régions et nos députés ultra-marins, c'est triste........ Mr le président François HOLLANDE nous exigeons des excuses. Veuillez prendre connaissance du manifeste du « Collectif des Nègres Insoumis », pour vous rappeler certaines réalités de l'Histoire et rendez-vous aux prochaines élections !!!
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JOELLE URSULL
Artiste guadeloupéenne et..... Française (uniquement sur papier sans doute) descendante d'esclaves africains et fière de l'être.

LE COLLECTIF " NEGRES INSOUMIS "

LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT ET MEDIAS FRANCAIS

Nous, Nègres qui avons contribué à la richesse de la France gratuitement, esclavage oblige.....
Nous, Négres qui avons allaité et éduqué les enfants des maîtres pendant l'esclavage(les femmes blanches avaient autre chose à faire)......
Nous, Nègres qui avons été trahi avec "leur BUMIDOM, sans dédommagement aucun ......
Nous, Nègres, Indiens de le Réunion qui avons été adopté illégalement, avec la complicité de l'état........
Nous Nègres qui avons nettoyé vos rues, quand aucun blanc ne le voulait....
NOUS Nègres empoisonnés par la chlordécone avec la complicité de l'état...
Nous Nègres Guyanais laissés pour compte et surveillés par les renseignements généraux et légionnaires, sans compter les retombées inexistantes de Kourou pour la Guyane (Ariane etc.)
Nous Iliens du pacifique qui avons été empoisonnés par les essais nucléaires Français
Nous Nègres qu'un ex président français inculte a effacé des livres d'histoire !!!!
Nous Négres, qu'un pape a traité de sans âme (pour pouvoir continuer la traite des nègres sans remords)
Nous Nègres qui avons été dissidents ,qui avons combattu au nom de la patrie FRANCE
Nous, Nègres spoliés de nos terres de notre histoire, de nos plantes, de notre culture,
Nous Nègres avilis ,tués, emprisonnés à cause de notre peau
Nous Nègres gendarmes,policiers,avocats,enseignants,infirmiers,docteurs,écrivains,chercheurs,aide soignants, artistes,
Nous Nègres acteurs ,sportifs ,inventeurs ,éducateurs etc. etc. tous ceux qui contribuent à faire fonctionner la FRANCE
Nous Nègres salis par des Zemmour, des animateurs ,des journalistes, des humoristes et autres ......donc par les médias......
Nous Nègres qui avons supporté humiliations, pardonné, essayé le vivre ensemble
Nous, Nègres, Métis, Basanés, tous ceux qui ne sont pas vraiment blancs pour la France
Nous Nègres, fatigués de ces clichés avilissants et répétitifs......
Aujourd'hui nous voulons le respect ...un respect que nous ne quémandons pas mais que nous exigeons ....
Trop c'est trop
Quand nous, nous parlons d'agressions racistes, certains nous traitent de paranoïaques.....
Mais quand ce sont des agressions contre des personnes de confession juive, là ce n'est pas pareil, c'est flagrant....
Tous les jours des inconnus (noirs, métis maghrébins, indiens) subissent des agressions racistes
Et vous osez vous offusquer du racisme à l'envers de certains, comme vous aimez l'appelez ...
Encore heureux qu'il y ait des lois pour empêcher de tirer à vue sur toutes personnes basanées .....
Nous avons été des MARTIN LUTHER KING, des GHANDI ............
MAIS NOS ENFANTS SONT des LUMUMBA , des SANKARA ,des MALCOM X , des SHAKA ZULU ,des ALIKER ,
des CESAIRE, des ROSA PARK, des BERTHELOT, des MONA, des VELO ,des Guy KONKET ,des Tien jah FAKOLY, des Tidiane N'DIAYE, des Maryse CONDE ....et j'en passe ........

AU NOM DE LA PAIX ET DES 3 MOTS QUE VOUS CONNAISSEZ BIEN

LIBERTE EGALITE FRATERNITE

NOUS N'ACCEPTERONS PLUS CES DISCRIMINATIONS

NOUS ALLIERONS TOUTES NOS FORCES, NOUS ECRIRONS, NOUS MANIFESTERONS

NOUS FERONS TOUT CE QUI PEUT ÊTRE FAIT ENSEMBLE....

UN TEMPS, CERTAINS ONT DIVISE POUR POUVOIR MIEUX REGNER

IL EST TEMPS DE CHANGER TOUT CELA

LE COLLECTIF " NEGRES INSOUMIS "

Merci à T NDIAYE, Merci à Joelle et je comprends sa colère. Il ne faut pas surcharger les souffrances et hiérarchiser les horreurs de l'humanité pour plaire à une communauté. Pape CISSOKO Ichrono

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Les anciens présidents de la France pleins aux AS, un budget colossal à revoir !!!

René Dosière, le député PS spécialiste des dépenses de l'Etat, s'est intéressé aux avantages dont bénéficient les anciens présidents. Selon lui, tous coûteraient plus de six millions d'euros par an à l'Etat, dont 2,5 millions seraient dépensés pour un seul homme.
Un vrai budget ! Les anciens présidents de la République bénéficient à vie de plusieurs avantages aux frais de l'Etat. Grand observateurs des dépenses de la République, le député PS René Dosière a récemment révélé sur son blog à combien se chiffrait l'ensemble de ces frais chaque année. "Plus de six millions d'euros par an, c'est le coût global à la charge de l'Etat des anciens présidents", assure le socialiste. En d'autres termes, cette somme correspond à ce que coûtent chaque année les trois anciens présidents Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aux contribuables. A noter, cette somme ne prend pas en compte les 6 000 euros mensuels qu'ils touchent tous les trois au titre de leur traitement mensuel, ni les 12 000 euros mensuels que touche VGE en tant que membre du Conseil constitutionnel.
D'importants frais de fonctionnement
Pour arriver à une telle somme, René Dosière a additionné l'ensemble des montants facturés pour les avantages auxquels ces trois hommes ont droit après leur passage à l'Elysée. Il s'agit, entre autres, de deux policiers assurant leur protection rapprochée, d'un bureau, d'un logement de fonction meublé, de personnel de maison, de deux chauffeurs, d'un véhicule de fonction et de sept collaborateurs permanents. Et si tous ont droit aux mêmes prestations, celles-ci n'ont pas toutes le même prix. Aussi, et toujours selon René Dosière qui a réussi à obtenir le détail des dépenses dites de fonctionnement, quelques 343 307 euros ont été dépensés l'année dernière pour VGE, 309 342 euros pour Nicolas Sarkozy et enfin, 242 816 euros pour Jacques Chirac. Ces sommes ont notamment servis à payer les loyers des appartements et bureaux de fonction des trois ex-chefs d'Etat.
A ces sommes, René Dosière a ensuite ajouté les dépenses de personnel. Le détail de celles-ci lui a été fourni par les ministères des collaborateurs concernés. Aussi, le ministère de la Défense lui a indiqué "que 2 sous-officiers de l'armée de terre et 3 sous-officiers de la marine sont mis à la disposition de Valéry Giscard d'Estaing pour un coût global annuel de respectivement 109 130 euros et 177 566 euros". De son côté, le ministère des Finances a écrit qu'il "met à la disposition de Nicolas Sarkozy 1 agent, auprès de Jacques Chirac 2 agents et auprès de Valéry Giscard d'Estaing 3 agents pour un coût global en 2013 de 511 605 euros". Enfin, Matignon a précisé que les montants des "indemnités de sujétion particulière" (qui compensent les heures supplémentaires) s'élevaient en 2014 à 124 600 euros pour le personnel de Jacques Chirac, 155 198 euros pour celui de VGE et 299 574 euros pour celui de Nicolas Sarkozy.
2,5 millions dépensés chaque année pour VGE
Mais alors que le détail de ces dépenses ne lui a pas encore été communiqué par le ministère de l'Intérieur, le député s'est basé sur un ancien rapport du Sénat. D'après ce document, 5 gendarmes étaient mobilisés en 2010 à temps plein pour garder la résidence privée de Valéry Giscard d'Estaing à Authon (Loir-et-Cher) et 6 pour celle de Jacques Chirac à Bity (Corrèze), soit un coût respectif annuel de 1,1 et 0,4 million d'euros. Le coût de la sécurité de Nicolas Sarkozy s'élèverait, quant à lui, à environ 700 000 euros. En conclusion, les plus de six millions d'euros dépensés chaque année par l'Etat se répartissent ainsi : 2,5 millions d'euros pour VGE, 1,5 million pour Jacques Chirac et 2,2 millions pour Nicolas Sarkozy. Ce qui fait de VGE l'ancien président qui coûte le plus cher à la France.
On pourrait facilement appeler ça des privilèges. Samedi 17 janvier, Mediapart (article payant) a publié le détail des dépenses engagées par la République au bénéfice de Nicolas Sarkozy entre mai 2012 et décembre 2014. Ameublement, loyer, matériel informatique... Le site d'investigation s'est procuré la liste de ces avantages auxquels l'ex-chef de l'Etat à droit.
Une addition salée
En sa qualité d'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a droit à une indemnité de 6.000 euros par mois à laquelle s'ajoutent l'entretien de ses gardes du corps, le loyer de son bureau situé Miromesnil, sa voiture de fonction ainsi que la gratuité des transports (SNCF et Air France). Dans le détail, les choix de l'ancien président ont de quoi laisser perplexe.
À titre d'exemple, le bureau qu'il loue rue dans le très cossu 8ème arrondissement de la capitale a un loyer de 16.431 euros par mois, ce qui représente la somme de 196.092 euros par an. Toujours selon cette liste de dépenses, le déménagement a coûté 8.513 euros, sa Citroën C6V6 HDI Exclusive 44.141 euros, le mobilier 56.727 euros, les frais d'entretien 215.392 euros. Ajoutez à cela les frais d'essence et d'entretien de la berline ex-présidentielle : 10.000 par an. Selon Mediapart, 570.000 euros ont été engagés en tout pour le bureau de la rue Miromesnil. Mais ce n'est pas le plus cher...
Collaborateurs et charges sociales
Si la facture de la rue Miromesnil paraît particulièrement salée, les dépenses les plus importantes portent sur les collaborateurs de Nicolas Sarkozy. En tout, l'ex-chef de l'Etat a 10 collaborateurs dont la masse salariale est estimée à 660.000 euros nets par an. Dans le détail, il s'agit de deux chauffeurs payés 4000 et 5339 euros mensuels, deux gardes du corps et un intendant. A ses collaborateurs réguliers s'ajoutent ceux dits "contractuels" qui sont rémunérés de 5.247 à 7020 euros par mois. Parmi eux en autres, la demi-sœur l'ex-première dame... En effet, Consuelo Remmert est chargée de la diplomatie de Nicolas Sarkozy (comprendre : de ses conférences à l'étranger).
Ces avantages font grincer des dents à gauche et de nombreux cadres PS estiment que ces privilèges n'ont plus lieu d'être depuis que Nicolas Sarkozy est devenu le chef de l'opposition. Pour l'anecdote, ces avantages datent de 1985 et valent d'ailleurs pour Jacques Chirac et Valéry Giscard-d'Estaing. Le document qui prévoit ces dispositions spéciales avait été signé par le Premier ministre de l'époque : un certain Laurent Fabius...

 

Un enfant est un perroquet : c'est une bombe en puissance d'où la necessité de lui donner une bonne éducation.
Apologie du terrorisme: un enfant de 8 ans et son père entendus par la police
Par LEXPRESS.fr,
A Nice, un garçon âgé de huit ans a été convoqué au commissariat ce mercredi. Il aurait proféré dans l'enceinte de son école des propos radicaux de solidarité envers les terroristes, indique une source policière.
L'avocat assurait ce mercredi qu'un garçon de 8 ans, prénommé Ahmed, "a été entendu ce jour dans le cadre d'une audition libre" au commissariat de Nice pour "apologie d'acte de terrorisme «Une information confirmée dans la soirée de source policière.
"Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes"

On ne peut pas laisser passer ce genre de dérive. S'il est vrai que l'enfant est un enfant de 8 ans on doit pouvoir l'interroger pour comprendre. Dans une période de tension maximale il ne faut tolérer absolument rien d'où que ça vienne.
Au fond quelle réflexion nous invite ce fait divers ?
Quand les parents sont immatures, quand les parents se disent libres de dire ce qu'ils veulent devant les enfants, quand la parole n'est plus secrète, quand les enfants sont témoins de tout au nom de la liberté qui n'est rien d'autre que de la licence, c'est la dérive et le débordement alors que nous voulons vivre ensemble dans le respect.
Un enfant est un «perroquet » il ne dit que ce qu'il a entendu sans avoir compris. Il reproduit sans avoir assimilé l'information. C'est pourquoi il est demandé aux parents d'accompagner les enfants dans leur développement. Le développement c'est l'éducation, il faut apprendre à l'enfant à se tenir, se comporter, à tenir sa langue quand il faut, à ne pas répondre à un inconnu, etc.

En 1968 on disait qu'il était interdit d'interdire alors à table, partout les gens se lâchent, ils sont grossiers, mal polis, parlent fort, crient et tapent. L'autre est indexé, pointé du doigt comme étant la cause.
Cet enfant qui revient à l'école et qui voit un petit noir, un petit arabe dans son école que fait-il ? Il dit haut ce qu'il a entendu lors des discussions ou réflexions de ses parents. Dans les autres familles aussi c'est pareil, il ne s'agit pas de culpabiliser uniquement les familles blanches ou jaunes ou vertes. Il faut entendre mon propos au sujet de tous les enfants qui grandissent dans des familles ou le langage est relâché et où la critique et les insultes sont monnaies courantes.
On a vu à travers l'histoire comment les enfants répètent et c'est pourquoi on dit qu'ils sont perroquets » et il faut faire attention au langage. Eduquer un enfant c'est le préparer à vivre dans un groupe en respectant les autres si différents soient-ils.
Dans les traditions africaines ou autres, les enfants ne devaient pas assister ou participer aux discussions des adultes, pour éviter le colportage.
C'est d'ailleurs une façon de protéger l'enfant. Que fait-on aujourd'hui pour la télévision, le cinéma, on met des clignotants pour autoriser ou pas les enfants : interdit aux moins de....
Bref en Afrique on « dit que quand l'enfant a les mains propres il peut manger dans l'assiette des grands » C'est dire qu'il aura assimilé des règles et modes de comportements pour vivre avec les autres dans un respect total.
Dans nos formations nous disons toujours aux parents de protéger les enfants, de ne pas tout dire aux enfants, il y a un âge pour chaque choses et ne pas respecter cela expose l'enfant à des situations que l'adulte devra assumer comme responsable.
Un collègue me disait ' D P ; qu'il ne comprend pas et c'est paradoxal d'ailleurs que quand dans une cour d'école il y a une diversité d'enfants, tous jouent ensemble et c'est en grandissant que ses identités respectives s'éloignent avec des préjugés et clichés. Il faut vraiment que ce jeune soit fort, avec une éducation saine de ses parents pour que cet enfant ne soit pollué par les préjugés et clichés.
Le même collègue me disait que son neveu avait sorti une expression inconnue par les parents et illico le père l'appelle pour demander de répéter ce qu'il vient de dire. Il reprend son fils et lui dit : un enfant bien éduqué parle bien. Il n'est pas question de ressembler aux copains, parce que les éducations des familles sont différentes et chacun fait ce qu'il veut. La vérité c'est que l'éducation de base c'est se respecter et respecter les autres, ne pas faire ou dire à autrui ce que tu ne voudras pas entendre.
Une autre amie N. BEYE cadre dans le privé, me disait qu'il faut dresser les enfants et elle n'a pas tort. Elle constate que les enfants sont gâtés et pourris, ils se croient maître du roi ne dit-on pas en ces jours « l'enfant roi » ?
Dresser n'est pas réserver aux animaux, c'est rendre droit comme le tuteur qu'on attache à la plante pour lui donner une direction, l'empêchant ainsi de se tordre sous l'effet de l'environnement. Un enfant qui n'est pas éduquer à la base peut prendre tous les sens, c'est un bandit en puissance sans loi ni foi. C'est la rue ou la police qui lui réservera un sort.
C'est Alain le Philosophe dans son traité d'éducation qui utilisa cette expression «dressage» des enfants pour leur éviter de tout dire sans tenir compte du contexte, un enfant doit recevoir une éducation.
Aujourd'hui dans les cités les pompiers, les médecins , les urgentistes sont persécutés, il faut qu'ils soient escortés pour porter secours. Le monde change et les parents sont en cause il faut dire et leur dire que faire des enfants est un projet, il faut être prêt à accompagner son enfant jusqu'à son émancipation. Un parent doit être le premier responsable de ses enfants et la société prendra le relai ainsi que l'école, etc.
Un enfant est un perroquet , on peut l'aimer sans tout lui dire.
Pape CISSOKO

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Les nouvelles dispositions du Code des marchés publics ont été partagées avec les journalistes au cours d’un atelier de partage. L’objectif est de renforcer leur capacité d’analyse.

Renforcer les capacités d’analyse et de compréhension des journalistes sur les procédures, règles et conditions qui encadrent la commande publique, c’est l’objectif d’un atelier de partage qui s’est tenu hier à l’Ecole nationale d’administration (Ena). A l’initiative de la Direction de la bonne gouvernance, l’atelier répond, selon Ibrahima Dème, Directeur de la promotion de la bonne gouvernance au ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la promotion de la bonne gouvernance, «à une volonté de revisiter avec les journalistes tout le dispositif institutionnel, législatif et réglementaire qui organise les procédures de passation des marchés publics, surtout les procédures de gré à gré et les règles qui les entourent». Depuis la dernière reforme sur le Code des marchés publics, beaucoup d’interrogations, de débats et même de confusions ont été notés dans  l’esprit des citoyens. Raisons de plus pour éclaircir l’environnement de cette réforme et pour une meilleure compréhension du rôle de l’Au­torité de régulation des marchés (Armp) et de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), souligne M. Dème.
Avant la réforme du Code des marchés, au moins 67% des marchés se faisaient par gré à gré. Après 2007, le nouveau système qui obéit au principe d’efficacité, a permis de mettre en place un encadrement autour de cette pratique, indique Mouhamadou Lamine Sow de la Dcmp. Aujour­d’hui, le gré à gré ou entente directe est maintenu à un seuil inferieur à 20%. Et le recours à l’entente directe obéit désormais à des règles très strictes en ce sens qu’il ne peut être appliqué qu’après autorisation ou avis de la Dcmp. Quand le marché touche à l’exclusivité, aux marchés complémentaires, à la sécurité ou aux urgences, la réglementation autorise le recours à l’entente directe, mais sans dépasser le seuil de 20%, précise M. Sow. Mais, avec le nouveau Code des marchés publics d’autres domaines sont exclus des appels d’offres. Il s’agit du gaz domestique dont les prix sont homologués, les médicaments et produits essentiels utilisés dans la médecine d’urgence et l’acquisition de produits pharmaceutiques essentiels.
Globalement, souligne Elimanel Fall de l’Armp, «c’est la matière qui est complexe mais pas le règlement». Une complexité qui fait le lit des nombreux recours enregistrés par l’Autorité de régulation. Selon M. Fall, même si certains de ces recours sont fantaisistes et retardent la procédure, «il s’agit d’un droit fondamental». L’essentiel des litiges enregistrés sur les marchés publics portent sur les règles de concurrence, l’accès au marché et les règles de transparence. Quand aux manquements, Elimanel Fall informe qu’ils sont liés à la méconnaissance des règles.
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La gestion coordonnée est le meilleur moyen de faire face aux multiples assauts que subissent les frontières, a indiqué le ministre du Budget. Birima Mangara présidait hier la journée internationale de la douane dont le thème est : «Gestion coordonnée des frontières (Gcf), une démarche participative pour tous les acteurs concernés».

Un des effets de la mondialisation de l’économie et de l’essor des grands ensembles, reste la multiplication des assauts contre les frontières. Selon le ministre du Budget Birima Mangara, devant cette situation où des adeptes des pratiques illicites exploitent les opportunités de développement des Etats à des fins criminelles, «les forces de défense et de sécurité se doivent de s’organiser». Selon le ministre qui présidait hier la cérémonie marquant la célébration de la journée internationale de la douane, cette réponse «ne peut dès lors se trouver que dans la gestion coordonnée de nos frontières». Le thème de cette journée : «Gestion coordonnée des frontières (Gcf), une démarche participative pour tous les acteurs concernés» répond à cet impératif. En effet, la Gcf vise à impliquer et à coordonner les organismes du service public qui travaillent de part et d’autre des frontières en vue d’atteindre un objectif commun et d’apporter une réponse cohérente du gouvernement face aux défis que représente la gestion des frontières, explique la Douane dans une brochure. Cette forme de gestion est déjà en cours d’implémentation dans le pays. «Au plan national, les principaux aspects du système de gestion des frontières sont la coordination et la coopération à l’intérieur des différents services», souligne le ministre qui invite la Douane sénégalaise à renforcer la collaboration avec les autres acteurs intervenant à la frontière à savoir l’Armée, la police, la gendarmerie, les Eaux et Forêts et les Services de contrôle sanitaire et phytosanitaire.

Pour le directeur général de la Douane, Pape Ousmane Guèye, «la Douane est déjà dans une optique de gestion concertée». Cette dé­marche participative en cours dans l’Administration des douanes a permis d’atteindre certains résultats. Elle a permis d’organiser des opérations conjointes Douane-Marine nationale, d’accompagner l’action du Comité national de facilitation des transports à travers une coordination des contrôles, de développer des procédures et des actions communes en matière de contrôle des frontières, de redynamiser la coopération avec les pays frontaliers, en actualisant les accords d’assistance administrative mu­tuelle, pour mieux y intégrer l’approche Gcf. «Nous pouvons déjà nous réjouir des initiatives prises au plan opérationnel, avec l’Unité mixte de contrôle des conteneurs (Umcc) au Port de Dakar, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (Caat) à l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor, et les projets de construction de postes de contrôle juxtaposés aux frontières sénégalo-malienne, sénégalo-guinéenne et sénégalo-gambienne», se réjouit le directeur de la Douane. Birima Mangara ajoute qu’un plan opérationnel sera déroulé pour permettre à chacun des acteurs de jouer son rôle. Cela implique la mise en place d’un cadre juridique avec les pays voisins pour aboutir à l’harmonisation des procédures, la mise en place d’installations communes et l’établissement d’un guichet uni­que pour le contrôle à la frontière. A la fin de la cérémonie de lancement, des récipiendaires ont reçu le certificat du mérite de l’Or­ganisation mondiale de la Douane (Omd) et la médaille d’honneur des douanes.

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Après leur match nul à Mongomo (1-1), les joueurs maliens et guinéens attendent impatiemment le tirage au sort qui aura lieu jeudi 29 janvier à 16 heures dans la ville de Malabo. Ces derniers auraient préféré une séance de tirs au but pour déterminer l'équipe qualifiée pour les quarts de finale...

De notre envoyé spécial à Mongomo,

« Ils auraient dû faire le tirage au sort dans la foulée », lance aux officiels de la Confédération africaine de football une journaliste, dans le petit stade de Mongomo transformé en véritable théâtre. « C’est le règlement », lui répond l’homme au costume bleu. Un règlement qui n’est pas contesté par les joueurs. Sauf qu’ils auraient tout de même préféré une séance de tirs au but.

Henri Kasperczak : « Il y a de grands joueurs qui ratent des penalties »

Appuyé contre un poteau dans les couloirs du stade, le regard dans le vide, Abdoulaye Diaby, première CAN au compteur et passeur décisif sur le but de Modibo Maïga, semblait bien dépité. Tout comme le sélectionneur malien, le Français Henri Kasperczak. Quant au capitaine Seydou Keita, il n’a pas dit un mot à l’issue de la rencontre. Le joueur de l’AS Rome, le visage défait, la tête dans les mains et la démarche fatiguée n’a pas voulu donner son sentiment. Sans son penalty raté, il aurait pu changer le cours de cette rencontre. « Il y a de grands joueurs qui ratent des penalties, c'est malheureux pour lui et pour nous. Mais il se sent bien et nous avec lui, on est bien », confie en substance Henri Kasperczak. La nuit va être longue pour les Maliens. Mais les Guinéens ne sont pas plus heureux.

« Il faut s’en remettre au sort, on va attendre demain et voir se qui va se passer », confie Michel Dussuyer, le sélectionneur guinéen. « On souffert en seconde mi-temps, on a eu du mal à mettre le pied sur le ballon et on a reculé. Les joueurs ont été courageux pour décrocher ce nul qui nous permet de rester invaincus dans cette poule et de continuer à y croire ». Il vaut mieux positiver. « On est encore en vie jusqu’à au moins demain 15 heures (GMT) », dit-il avec un rictus.

La patience et le hasard

« On va attendre, on va être patient, nous n’avons pas le choix », souligne de son côté le Malien Sambou Yatabaré. On ne sait pas s’il aime les jeux de hasard, mais il attend « une main chanceuse ». « Dans le football, il y a très peu de place pour le hasard, raconte Ibrahima Traoré, le capitaine de la Guinée. C’est bizarre d’aller se coucher sans savoir si on est qualifié ou éliminé, en sachant que l’on a fait de bonnes performances et que l’on a notre place, tout comme le Mali ». Il continue : « Si on passe, je penserais d’abord aux Maliens car ils n’ont pas mérité ça. Et ils penseront certainement à nous dans le cas contraire ». La soirée se termine sur une note de fair-play avant le verdict.

Mongomo se souviendra longtemps de cette CAN 2015 et de cette drôle d’histoire. Cette nuit, les supporters maliens et guinéens scruteront certainement le ciel de Guinée équatoriale et tenteront d’apercevoir une bonne étoile...

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Les Ivoiriens savourent leur prestation collective la plus aboutie lors de cette CAN 2015 : une qualification en quarts de finale et une victoire 1-0 face à des Camerounais qui les avaient balayés en éliminatoires. Les Lions Indomptables, eux, sont sonnés après leur élimination dès le premier tour de cette Coupe d'Afrique.

De notre envoyé spécial à Malabo,

Ce n’est pas encore l’euphorie au sein de l’équipe de Côte d’Ivoire, mais les joueurs n’ont pas pour autant boudé leur plaisir après avoir décroché leur place en quarts de finale de la CAN 2015, ce 28 janvier à Malabo. « L’important, c’était de se qualifier, souligne le défenseur Serge Aurier, après une victoire 1-0 décisive face au Cameroun. C’est vrai qu’on a mal commencé cette CAN. Mais mieux vaut mal commencer et bien finir ». Le joueur du Paris Saint-Germain ajoute : « C’est lors des grands matches qu’on se réveille. On aime bien être dos au mur. »

Les Ivoiriens savourent particulièrement ce succès contre le grand rival camerounais. « On avait pris une claque contre eux lors des éliminatoires, rappelle Aurier. Je n’en garde pas un bon souvenir. Donc, on va dire qu’on a pris une petite revanche ». L’attaquant Junior Tallo se remémore cette défaite 4-1 à Yaoundé, en septembre. « Quand on a perdu en éliminatoires, ils nous avaient charriés, lance-t-il. Nous, on est resté corrects » !

« On avait besoin de ce déclic »

Au-delà des règlements de compte, Serge Aurier pèse l’importance de cette victoire, après deux nuls 1-1 contre la Guinée et le Mali lors de cette CAN 2015. « On avait besoin de ce déclic, assure-t-il. On a connu des périodes très difficiles, notamment lors de nos deux premiers matches. Ce soir, on a vu des soldats, des guerriers, qui avaient faim. Ça fait plaisir de retrouver une équipe qui a la rage comme ça ». Junior Tallo ajoute : « Notre équipe est très jeune. Pour une première, on est en quart de finale. Pour notre patrie, on s’est montré orgueilleux. »

« Le plus important était d’atteindre ces quarts de finale, assure de son côté le sélectionneur Hervé Renard. Comme je l’ai dit, la vraie compétition commence avec les quarts de finale. Lorsque des équipes comme celles d’Algérie, du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, ne franchissent pas le premier tour, c’est un échec ». « Moi, je n’aime que la victoire, sourit le Français. Si je suis éliminé prochainement, je serai furieux contre moi-même. Je ne le monterai pas, mais ça me démange quand je perds ».

En quarts de finale, le 1er février prochain à Malabo, les Eléphants défieront l’Algérie. « Ça va être une belle partie parce qu’on va jouer contre le numéro un d’Afrique », souligne Junior Tallo. « L’Algérie est sans doute la meilleure équipe depuis le début du tournoi, affirme Hervé Renard. Maintenant, on fait donc face à la grande montagne ».

Nicolas Nkoulou, défenseur camerounais :

« On est déçu, on n’a pas fait le match qu’il fallait. Tout ce qu’on retient ce soir, c’est cette déception. Les gars ont pourtant répondu présent. Mais on n’a pas eu de réussite. On n’a pas réussi à marquer. Quand tout va mal, on essaie de trouver la petite bête. Le match vient de se finir. On est encore assommé. On fera une analyse plus tard. »

Franck Etoundi, attaquant camerounais :

« On est vraiment déçu par rapport à cette élimination. Ça fait vraiment mal. On va rester positif et essayer de penser au futur. […] Nous sommes en reconstruction. On a tout donné. Mais ce qui est arrivé devait arriver. »

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