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Avec la bénédiction des autorités, la cimenterie Dangote use de la nappe souterraine pour satisfaire ses besoins en eau. Des rapports réalisés par des experts révèlent de graves menaces sur les ressources hydrauliques de cette localité et sur la santé des populations locales qui ont d’ailleurs porté plainte. Les germes d’un conflit sont réels.

Entre les villageois et la cimenterie Dangote, c’est un pacte de cohabitation rompu. La confiance laisse la place à la méfiance et à la confrontation. La tension a coulé de source depuis que l’usine a commencé à exploiter des forages sur autorisation de l’Etat du Sénégal, à travers une lettre datée du 26 novembre 2012, délivrée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé à l’époque par Oumar Guèye. Ce recours à la nappe déjà très sollicitée par la Sde pour refroidir sa centrale électrique de 30 mégawatts n’est pas du goût d’une frange de la population locale. Les conséquences d’une telle opération peuvent être dommageables sur l’environnement et notamment sur les ressources hydrauliques. Les dangers encourus par l’écosystème local ont été mis en lumière par Dr Cheikh Hamidou Kane, expert hydrogéologue, enseignant-chercheur à l’Ufr Sciences de l’ingénierie de l’Université de Thiès.
Dans son rapport intitulé Analyse critique des impacts quantitatifs et qualitatifs des prélèvements en eau de la nouvelle cimenterie de Pout sur les ressources en eaux souterraines, l’expert révèle que «pour sa production d’eau, la cimenterie de Pout et les carrières connexes de Tchicky et Pout Est exploitent actuellement 5 forages (sur 6 autorisés) qui se répartissent comme suit : 3 forages pour la centrale à charbon de l’usine, 1 forage dans la concession minière de Pout Est, 1 forage dans la carrière à Tchicky».
Dans le document, il est précisé que «tous ces ouvrages réalisés ont obtenu au préalable l’autorisation du ministère en charge de l’Hydraulique qui permet à l’exploitant de solliciter les forages à un débit ne dépassant pas 80 m3/h». La seule obligation est que la cimenterie doit rendre compte de sa consommation annuelle.

Surexploitation, remontée de la nappe salée
Toutefois, M. Kane fait observer que «dans la zone de Pout, il existe plusieurs infrastructures dédiées à l’Approvisionnement en eau potable (Aep) de Dakar qui exploitent les deux nappes du Paléocène et du Maastrichtien. Il s’agit notamment des centres de captage de Pout Nord, Pout Sud et de Pout Kirène». La Sénégalaise des eaux (Sde) produit 76 024 m3/j dans cette zone.
Les agriculteurs exploitent également les eaux souterraines. Une surexploitation est constatée. Dans le rapport, il est relevé que «bon nombre d’études dans le secteur ont montré que l’alimentation de la nappe du Maastrichtien ne suffit plus à compenser les prélèvements par pompage et il en résulte une baisse progressive, d’années en années, du niveau piézométrique de base qui pourrait à long terme favoriser l’intrusion saline latérale». Pis, «les prélèvements de la cimenterie Dangote vont s’ajouter à ceux de la Sde qui, rien que pour la zone de Pout Nord, exploite neuf forages (…). Cette surexploitation des eaux souterraines risque de créer de la place aux eaux salées». En effet, l’hydrogéologue prévient que «les eaux du Maestrichtien supérieur sont douces et reposent sur les eaux salées à sursalées du Maestrichtien inférieur». Les inquiétudes de l’Association des ruraux et agriculteurs de Notto sont d’autant plus réelles que la consommation en eau de la cimenterie est énorme.
Dans un rapport intitulé Etude de la consommation en eau de la cimenterie de Dangote à Pout, réalisé par Emile Ngom, expert en énergie, les besoins en eau de l’usine ont été passés au peigne fin. La conclusion de l’expert en énergie est la suivante : «Avec une puissance fonctionnelle de 22 Mw (pour une puissance installée de 30 Mw) correspondant à la capacité actuelle de 1,5 millions de tonnes, la consommation d’eau de la cimenterie est estimée à 153m3/h, soit 130m3/h pour la centrale électrique et 23 m3/h pour la l’usine.»
Le document dit que «ces valeurs sont très proches de celles indiquées dans le tome 1 du rapport de l’évaluation environnementale des installations de la cimenterie de Dangote à 120m3/h pour la centrale électrique, 21,15 m3/h pour la cimenterie, complété par 7m3/h pour les autres usages ; soit un besoin total de 148,15 m3/h». Et durant la période de basses températures, «le débit d’eau d’appoint du refroidissement condenseur augmente à 190m3/h». Ainsi, la consommation totale passe à 217m3/h. Selon M. Ngom, «en pleine charge, la consommation de l’usine et de la centrale thermique de Dangote se situera, selon la saison, entre 150 et 200 m3/h environ, soit des besoins entre 3 600 et 4 800m3/jour. La consommation annuelle en eau est estimée à 1 million 277 mille 040 m3».

87% de hausse en cas de 3 millions de tonnes
La cimenterie envisage de produire trois millions de tonnes de ciment. Le prélèvement de ressources hydrauliques sur la nappe phréatique risque de connaître une hausse importante. «En cas de réalisation du doublement de capacité prévue (passage de 1,5 à 3 millions de tonnes avec extension de la puissance consommée de la centrale de 22 Mw à 44 Mw), la consommation annuelle en eau passera de 1 million 478 mille 520 à 2 million 755 mille 560 m3, soit une augmentation de d’environ 87%», souligne M. Ngom.
Le rapport recommande à la cimenterie Dangote d’améliorer le design de la centrale thermique en remplaçant l’aéroréfrigérant par un aérocondenseur. Cette modification supprimerait le plus gros consommateur d’eau de la cimenterie et préserverait une nappe phréatique déjà très déficitaire dans cette zone. Ce système existe au Sénégal. L’eau de mer est utilisée en lieu et place de la nappe souterraine. «Cette technologie de refroidissement demeure la plus adaptée à nos zones sahéliennes où la rareté des ressources en eau nécessite leur préservation», selon le rapport. Pour l’ingénieur environnementaliste Ibrahima Diaw, les préoccupations liées à l’eau se rapportent notamment au pompage, à l’eau de refroidissement, au traitement de l’eau, au traitement des eaux usées et à la pollution des sols. L’auteur de l’Analyse de conformité de la procédure et examen du rapport d’évaluation environnementale du projet de cimenterie de Dangote à Pout renseigne qu’il est fait état de «deux autorisations ministérielles pour deux forages de 80 m3/h datant du 30 avril 2008, puis de quatre forages de 80 m3/h maximum datant du 5 octobre 2012 (Annexe 1 du rapport)».

Le ministère de l’Hydraulique incriminé
Ces autorisations, mentionne M. Diaw, vont à l’encontre des éléments d’une étude de Gkw Consult de 2009. Celle-ci avait été commanditée par la direction de la Gestion et de la planification des ressources en eau et avait déjà préconisé «des mesures conservatoires», dont le refus pour la réalisation de tout nouveau forage dans les secteurs de Pout et Sébikhotane, la réduction significative des débits de pompage imposée à la Sde dans le secteur, entre autres. Il y avait déjà constaté une surexploitation de la nappe pour alimenter Dakar en eau. Cela montre la contradiction dans la démarche de l’Etat qui a autorisé la cimenterie Dangote à forer. Quant au système de refroidissement, l’expert s’appuie sur la description de l’installation des aéroréfrigérants pour apprendre que «l’on a affaire ici à un système de refroidissement en circuit ouvert». Par conséquent, «il y a bien contact entre l’eau de refroidissement et le milieu ambiant via l’air».

Risques d’une infection respiratoire
Son étude révèle que les risques de biocides n’ont pas été clairement mentionnés dans le rapport d’évaluation environnemental. Au-delà, détecte-t-il, la légionellose qui est une infection respiratoire provoquée par les bactéries vivant dans l’eau douce, appelées légionelles, risque de voir le jour dans la zone. «L’infection se fait en général par inhalation de l’aérosol (gouttelettes sorties en tête des tours aéroréfrigérantes). C’est une infection qui peut être mortelle.» Le document montre que «la seule approche technique pour maîtriser le risque de développement des légionelles dans ces systèmes s’appuie sur la mise en œuvre d’un suivi rigoureux et de procédures d’alerte en cas de franchissement de certains seuils». En étudiant l’évaluation faite de l’environnement de la localité d’implantation de l’usine, il est découvert que «ce risque n’a jamais été mentionné dans le rapport d’Eies (Etude d’impact environnemental et social) et les moyens de suivi et de contrôle de la qualité des eaux d’appoint de chaudière et du circuit de refroidissement ne sont pas explicités». Sa prise en compte demande un investissement supplémentaire.

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La cellule de communication de la présidence de la République a levé un coin du voile sur le traitement accordé aux ex-Présidents sénégalais en procédant à la publication du décret portant sur la dotation «des anciens chefs d’Etat» du Sénégal. Dans ce document, il est apparu que les anciens présidents de la République au Sénégal perçoivent en guise d’indemnités 5 000 000 francs CFA chaque mois, soit 7622.450 euros. Cette somme est supérieure à ce qui est alloué à leurs homologues français. En réaction à la sortie de Me Wade qui, dans un entretien accordé à deux chaines de télévisions privées sénégalaises (Walf TV et 2STV), se disait désavantagé par rapport à son statut d’ancien chef de l’Etat, le service de presse de la présidence a donc décidé d’apporter la réplique au Pape du Sopi en diffusant notamment le décret numéro 2013-125 portant sur la dotation «des anciens chefs d’Etat» du Sénégal. Ce document a tout simplement permis de constater que les anciens chefs d’Etats sénégalais coûtent très cher au contribuable sénégalais ! Plus cher même qu’ailleurs. Notamment dans certains pays comme la France où les Etats Unis d’Amérique, pays pourtant beaucoup plus nantis que le Sénégal. En vérité, l’Etat sénégalais ne se contente pas de verser une généreuse retraite aux ex-Présidents. Il assure tout : logement, personnel, frais de déplacement, indemnité... En effet, une fois admis à faire valoir leur droit à la retraite, par la force des urnes comme ce fut le cas du président Abdou Diouf et de son successeur, Me Abdoulaye Wade, les anciens chefs d’Etat n’ont pas de souci à se faire sur le plan non seulement matériel mais aussi financier. Elevés au rang d’«ex» présidents de la République, les chefs d’Etats, nonobstant tous les privilèges que la République leur accordait quand ils étaient encore aux affaires, continuent d’être pris en charge par l’Etat qui leur assure un train de vie plus que confortable. Ainsi, en guise d’indemnité, ils reçoivent près de 5 000 000 francs CFA chaque mois, soit 7,622.450 euros. Cette somme est supérieure au montant accordé à leurs homologues français. En effet, pour leurs indemnités de retraite, les anciens présidents français perçoivent, outre le privilège matériel (Logement, personnel, frais de déplacement), privilèges dont bénéficient aussi les ex chefs d’Etats sénégalais, une somme de 6000 euros par mois, soit 3, 935,742 F Cfa. Cette somme est bien inférieure aux 5 000 000 francs CFA accordés aux deux anciens chefs d’Etat y ayant droits actuellement. A cela, il faut ajouter aussi l’octroi d’une assurance maladie étendue au conjoint, de deux véhicules, d’un téléphone fixe dont le crédit n’est toutefois pas précisé, d’un logement et du mobilier d’ameublement. Le document informe aussi qu’en cas de renoncement au logement affecté, tout ancien président de la République perçoit une indemnité compensatrice d’un montant mensuel net de 4 500 000 francs CFA. L’Etat du Sénégal prend également en charge à hauteur de 40 000 000 francs CFA, par an, le coût des billets d’avions de chaque ancien président de la République et de son (ses) conjoint(s). Loin de s’en tenir, le document souligne que l’Etat permet à tout ancien Chef de l’Etat qui décide de s’établir hors du Sénégal de s’attacher les services de quatre collaborateurs de son choix. «Ces derniers sont rémunérés dans les mêmes conditions que les personnels affectés dans les postes diplomatiques et consulaires du Sénégal». Il faut aussi noter qu’en plus de ces privilèges, l’Etat met gracieusement à la disposition de tout ancien président de la République un personnel. Celui-ci est composé de catégories suivantes : un aide de camp dont le grade n’est pas supérieur à celui de Commandant et qui remplit sa mission exclusivement à l’intérieur du territoire national ; des gendarmes pour assurer la protection du logement ; deux agents de sécurité pour assurer la protection de sa personne ; un agent du protocole ; deux assistantes ; un standardiste ; un cuisinier ; une lingère ; un jardinier et enfin deux chauffeurs.

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C'est l'un des grands textes du quinquennat. Il est censé « déverrouiller l'économie française ». La loi « pour la croissance et l'activité » sera présentée mercredi 10 décembre en Conseil des ministres par Emmanuel Macron. Elle prévoit notamment l'extension du travail du dimanche et la libéralisation de plusieurs professions réglementées. Le ministre de l'Economie sera ce mardi matin à la réunion des députés socialistes à l'Assemblée nationale, pour déminer le terrain.

Si le contenu précis de la loi Macron n'est pas encore connu, cette dernière suscite d'ores et déjà des résistances parmi les députés de la majorité. Voilà pourquoi le ministre de l'Economie se rend ce mardi 9 décembre à l'Assemblée pour les rencontrer.

Ce sera un peu son « grand oral », ou le grand saut. Car ce ministre n'a en effet jamais été élu. C'est d'ailleurs « un problème », lâche l'un de ses collègues au gouvernement, agacé par ce qu'il appelle « les macronneries », les gaffes à répétition d'Emmanuel Macron sur les « illettrés », les 35 heures ou « l'échec » du pacte de responsabilité.

Emmanuel Macron veut libérer l'économie pour sauver l'Etat-providence. Mais les députés socialistes ne l'entendent pas forcément de cette oreille. Ils sont particulièrement remontés contre l'extension du travail du dimanche.

« Il ne maitrise pas le débat parlementaire »

La nomination de M. Macron fin août, après le départ d'Arnaud Montebourg, avait fait jaser. D'abord pour ce qu'Emmanuel Macron incarne : le virage social-libéral de François Hollande, la politique « pro-entreprises » du gouvernement.

Ancien banquier, enfant gâté du hollandisme nommé ministre sans passer par la case élection ; lui et sa loi ont tout pour déplaire à des députés socialistes volontiers frondeurs. Pas sûr qu'il existe une majorité autour d'un texte jugé « fourre-tout ».

C'est donc un gros travail de conviction qu’entame Emmanuel Macron. Avec un autre handicap : « Il ne maîtrise pas le débat parlementaire », reconnaît un ministre. Il lui reste quelques semaines pour faire ses armes.

Au Sénégal, la ville sainte de Touba se prépare pour la 120ème édition du Grand Magal, un pèlerinage qui va rassembler, jeudi 11 décembre, des centaines de milliers de disciples mourides. Cette année, les autorités s’impliquent dans la prévention du virus Ebola et parmi les initiatives, quatre lave-mains fabriqués par un inventeur sénégalais seront installés par le ministère de la Santé. Ils ont un avantage : quatre personnes peuvent se laver les mains en même temps.

Mamadou Saliou Diallo est un enfant de l’école coranique. Il était un vendeur ambulant avant de travailler dans une petite fabrique de montage à la chaîne. Il explique qu’il n’a jamais bénéficié de la moindre formation professionnelle mais qu’il avait été frappé par l’épidémie de choléra qui a touché Touba en 2004.

D’où cette idée d’inventer un lave-mains très utile dans les cérémonies et les grands événements.  « Il y a quatre robinets, détaille Mamadou Saliou Diallo. Tu appuies d’un seul doigt, l’eau coule. Tu te laves les mains, l’eau coule dans le réservoir d’eaux sales en bas. Maintenant tu appuies de l’autre côté, et ça s'arrête. C’est très facile, très économique en eau, très mobile parce que ce n’est pas lourd. »

Ce lave-mains, Mamadou Saliou Diallo l’avait inventé il y a 7 ans. Il a même été primé en 2010 mais le prototype dormait dans un coin. Aujourd’hui l’inventeur rêve de passer à la phase d’industrialisation : « Il n’y a pas qu'Ebola. Il y a d’autres maladies contagieuses : choléra, maladies des yeux, grippe. Il faut toujours se laver les mains, proprement. » Mamadou Saliou Diallo travaille désormais sur une version en plastique avec un système d’écoulement d’eau automatique. Il recherche des financements.

mardi, 09 décembre 2014 12:37

L'otage français Serge Lazarevic est libre

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C'est confirmé, Serge Lazarevic est libre. François Hollande l'a annoncé ce mardi 9 décembre. Ce Français de 50 ans avait été enlevé le 24 novembre 2011 à Hombori, au Mali, en compagnie de Philippe Verdon. Ce dernier a été tué durant sa détention par al-Qaïda au Maghreb islamique. Serge Lazarevic aura passé plus de trois ans aux mains d'Aqmi. Il était le dernier otage français dans le monde.

« Notre otage Serge Lazarevic, notre dernier otage, est libre », a déclaré le président Hollande en marge d'une visite à la caserne des Gardes républicains à Paris. « La France n'a plus aucun otage, dans aucun pays au monde », se réjouit-il. « Aujourd'hui, c'est la joie », conclut le chef de l'Etat français, qui ira accueillir Serge Lazarevic à son retour.

L'Elysée précise que Serge Lazarevic, 50 ans, 1,98 m et 120 kg, va rapidement rejoindre Niamey puis la France. Il est « en relativement bonne santé », malgré les conditions « très éprouvantes » de captivité. L’Etat français a associé les autorités nigériennes et maliennes à cette issue heureuse.

Avec son ami Philippe Verdon, Serge Lazarevic avait décidé de venir au Mali, officiellement pour exploiter une carrière de ciment. Un temps présentés comme des agents des services français, puis plus sûrement comme des aventuriers, les deux hommes avaient été enlevés deux jours après leur arrivée sur le sol malien, dans un hôtel de Hombori. C'était le 24 novembre 2011. Une quinzaine de jours plus tard, Aqmi revendiquait l'enlèvement.

Très vite, les deux Français seront séparés et retenus par des groupes distincts. Philippe Verdon, 55 ans, avait une santé fragile. Au printemps 2013, Aqmi annonce l'avoir exécuté. Son corps sera retrouvé en juillet, une balle dans la tête, et sa mort confirmée par Paris le 14 juillet suivant. Quant à Serge Lazarevic, il croise les otages d'Arlit, aujourd'hui libres. L'un d'eux, Thierry Dol, affirmera l'avoir vu durant un mois au cours de sa détention.

A ce moment, des sources bien informées assurent aussi que Serge Lazarevic est aux mains d'Abdelkrim al-Targui, un proche de Iyad Ag Ghali. Durant ces trois longues années, sa fille Diane va se battre pour que l'on n'oublie pas son père : elle demande des preuves de vie. Une vidéo est diffusée au printemps, puis une seconde en novembre.

L'homme a changé. Amaigri, il se dit malade et en danger de mort. S'adressant au président français, il l'implore : « Vous serez responsable de ce qui m'arrivera », évoquant les huit Français tués dans le Sahel. Manifestement, le message a été entendu par Paris.

mardi, 09 décembre 2014 12:35

Nouveau gouvernement en RDC: le MLC de Bemba ébranlé

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En RDC, alors que l’opposition essaie de se montrer unie face à Joseph Kabila, la confusion a régné quelques heures, lundi 8 décembre. Nommés ministres dans le nouveau gouvernement de cohésion nationale, trois membres du Mouvement de libération du Congo (MLC), dont le secrétaire général du deuxième parti d’opposition au Parlement, ont finalement été radiés de leur formation. Selon plusieurs sources, depuis la Cour pénale internationale, le président du parti, Jean-Pierre Bemba aurait sévi.

En débauchant le secrétaire général du deuxième parti de l’opposition, Joseph Kabila a réussi un coup politique.

Thomas Luhaka, numéro deux du MLC, est bombardé vice-Premier ministre en charge du stratégique secteur des Télécommunications. Deux autres membres du MLC deviennent ministres de l’Industrie et de l’Aménagement du territoire. Une façon évidente de donner de la crédibilité à ce gouvernement de cohésion nationale censé s’ouvrir à l’opposition.

Mais quelques heures après l’annonce de ces nominations, le parti de Jean-Pierre Bemba réunit son secrétariat général, puis son bureau politique. Au final une déclaration fait état de la radiation formelle des trois membres du MLC fraîchement nommés ministres.

Un cafouillage interne que Jacques Djoli, sénateur et membre du bureau politique du MLC, tente de minimiser : « Ce n’est pas notre premier secrétaire général qui part. Nous en avons connu d’autres. Et la stratégie de débauchage ou de transhumance est une stratégie fondamentale de la politique dans le pays où les économies ne sont pas assez solides pour permettre aux acteurs d’avoir une certaine autonomie. Mais là n’est pas la question. Ce qui est important, c’est qu’ils ont fait cette option pour des motivations personnelles et qui ne sont pas dictées par les orientations politiques et philosophiques du parti. »

Dans le passé, deux secrétaires généraux du MLC ont déjà quitté le navire pour rejoindre le gouvernement. Reste que ce nouveau cas de transhumance de trois membres du deuxième parti d’opposition fait tache. Elle est aussi la preuve d’un certain nombre de divisions alors que le parti de Jean-Pierre Bemba, actuellement jugé à la Cour pénale internationale, doit se préparer pour de nouvelles échéances électorales.

Que serait Rome sans le Colysée et tous ces petits monuments et vestiges du moyen âge et de la renaissance européenne ? New York plus loin de l’autre côté de l’Atlantique sans l’Empire state building, serait-ce toujours New York ? Et Paris alors, sans sa Tour la plus connue ? Les questions liées au patrimoine et à l’identité culturelle de nos espaces et sociétés, surgissent partout dans le monde, mais au Sénégal, malgré l’érection de ces deux notions en Direction nationale, il semble que bientôt, Kermel, Sandaga, les vieilles mosquées omariennes, les vieilles églises et marchés des villes de l’intérieur, ne seront plus qu’un mauvais souvenir dans notre mémoire et celle des enfants d’aujourd’hui.
 
Un monde qui change dans le mauvais sens : les villes et les campagnes. Souvent méconnu ou simplement bafoué, le patrimoine et l’identité culturelle sont un concept presque devenu creux dans les sociétés africaines, tellement, tout semble devenu banal face aux crises en tout genre et la mal gouvernance. Sine Ngayène et ses mégalithes ne seraient pas des vestiges du passé qu’on fait visiter aux touristes s’ils n’existaient pas encore dans le Saloum. Tout comme les amacoquillers du delta dans la même région du coté de Toubacouta, Missira, dans le Diomboss qui conservent les traces de la préhistoire sénégalaise…
 
Comprendre les enjeux de notre monde et accompagner les différentes mutations qui les accompagnent ou les provoquent sont devenus une nécessité pour la presse et les médias en général. Quand le tout politique et ses scandales finissent, de quoi parle-t-on  en général ? De tout et de rien, et pourtant que de sujets importants à explorer pour le public. Parmi eux, cette question liée au patrimoine et aux différentes menaces qui pèsent sur nos identités culturelles.
 
Que reste-t-il de ce qui a fait il y a un siècle ou avant des espaces urbains et les grands villages sénégalais ? Du patrimoine matériel, on peut en dire un peu ; du patrimoine immatériel bien moins, en dehors de quelque symboles comme les croyances populaires, les ordres et les organisations nées des premiers traits de civilisation. Le reste est à l’histoire qu’il faudrait secouer encore et davantage pour poser les bonnes questions sur la signification du patrimoine.
 
Le mérite du collège d’architecture de Dakar, maître d’œuvre de cette belle initiative, est d’avoir mis le doigt sur une question majeure de notre temps : celle d’une nouvelle appropriation de notre propre histoire dans le temps et dans l’espace. Pour un établissement de ce type, ceux qui ne connaissent pas grand-chose aux métiers des architectes, se demandent encore pourquoi cette question de l’identité et du patrimoine à l’intérieur de ce monde où les mots essentiels  sont la conception, la construction, le design extérieur et intérieur, le choix des matériaux, etc. Mais, en ayant choisi le quartier Mbot dans le centre de Dakar pour son histoire, l’école a fait comprendre que le regard sur la ville devrait changer en devenant plus précis, plus adapté et plus orienté vers l’avenir.
 
Le fief du Ndèyedjirew est un coin vivant du Cap vert et de la collectivité léboue et l’accueil coloré que les femmes du quartier ont réservé à la délégation venue d’Afrique invité par l’école de Dakar montrent la vivacité de cette histoire laissée par les sociétés indigènes depuis la création de la médina. Preuve que la mémoire ici est restée intacte. A voir cet homme à l’accoutrement d’un autre âge, rouge dans sa toge avec les excroissances volontaires donnés à son ventre proéminent, on est déjà dans cette histoire.
 
Le grand fromager presque bicentenaire, au centre de cette maison a sans nul doute été le témoin de la vie de cette société d’hier qui voulait marquer son appartenance à un pays d’Afrique fier de ses us et coutumes ; les maisons en baraques, les rues étroites, le caractère sommaire de l’habitat sont aussi les signes de certains traits de caractère de cette civilisation.

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La polémique suscitée par les affaires Petro Tim et Arcelor Mittal continue encore d’alimenter le débat. Aujourd’hui, c’est la mouvance présidentielle qui se retrouve dans tous ses éclats, suite à la série de questionnements d’Abdoulaye Wade lors de son meeting tenue à la place de l’Obélisque, le 21 novembre dernier. En soulevant des zones d’ombres réelles ou supposées dans ces dossiers, le Pape du Sopi a au moins réussi à susciter une certaine … zizanie au sein de la majorité qui semble partir en vrille, tant les positions des uns et des autres s’entrechoquent.
 
Considérée à l’époque comme une simple stratégie politicienne du secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais, la série d’accusations de Me Wade, relativement aux affaires Petro Tim et Arcelor Mittal, installe de plus en plus le doute dans l’opinion sénégalaise et, de surcroit, dans la mouvance présidentielle elle-même. Deux semaines après cette sortie de Me Wade, les réactions continuent ainsi d’alimenter la place publique sénégalaise. Pas un seul jour ne passe sans qu’un avis concernant cette affaire ne soit rendu public dans la presse.
 
Pour rappel, l’ancien chef d’Etat sénégalais a vertement accusé devant une foule de militants rassemblée sur cette mythique place de la capitale sénégalaise, en l’occurrence la place de l’Obélisque, l’actuel Président Macky Sall de «s’être enrichi illégalement»dans l’affaire Arcelor Mittal, voire d’avoir fait perdre des milliards de francs Cfa à l’Etat du Sénégal. Poussant le bouchon plus loin, Me Wade s’était directement attaqué à la famille de Macky Sall en accusant celui-ci de s’être arrangé pour donner à son frère Aliou Sall 30 % des parts d’une société de recherche et d’exploitation de pétrole dans les blocs de Saint-Louis Offshore Profond et de Cayar Offshore Profond, en l’occurrence Petro Tim.
 
Les réactions avaient fusé de toutes parts, déclenchant une polémique qui continue encore de faire les choux gras de la presse. Muette sur la question au début, la mouvance présidentielle est aujourd’hui en train de se déchirer sur cette même question. En effet, on assiste de plus en plus à des prises de positions froides du côté des partis membres de la coalition au pouvoir, en l’occurrence Bennoo Bokk Yaakaar (Bby. Certains sont même allés jusqu’à adopter une position « extrême » vis-à-vis du gouvernement sur cette question en demandant la publication de tous les contrats miniers signés au Sénégal. Il s’agit du Front pour le socialisme et la démocratie/Bennoo Jubël- (Fsd/Bj) de Cheikh Bamba Dièye et de la coalition Bennoo Siggil Senegaal (Bss). Membres de la mouvance présidentielle, ces deux entités politiques ont plus que surpris l’opinion, à travers leur sortie sur ce dossier.
 
FSD/BJ ET DE BENNOO SIGGIL SENEGAL EXIGENT LA LUMIERE SUR CES DOSSIERS
 
Le premier à réagir parmi les «amis» du président Macky sur cette question est en fait Cheikh Bamba Dièye, secrétaire général du Fsd/Bj. Dans un communiqué diffusé par nos collègues du site d’information, «ndarndar.com», Cheikh Bamba Dièye et ses amis interpellent en ces termes le chef de l’Etat. «En ces moments de doute, il ne sert à rien de noyer le poisson avec des menaces de poursuites judiciaires contre Wade. Il s’agit juste de sortir les contrats et accords incriminés et les vrais pour que le pays entier soit édifié». Et le communiqué.de renchérir : «L’Etat agissant au nom et pour le compte du citoyen est dans l’obligation d’éclairer notre lanterne. Ne pas le faire maintenant est suicidaire pour un régime et un Président qui avait fait de la transparence et de la gestion vertueuse son crédo».
 
La semaine dernière, c’était au tour des alliés du président de l’Assemblée nationale dans Bennoo Siggil Senegaal (Bss) d’emboucher la même trompette. Lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux de l’Afp, la conférence des leaders de cette coalition, également membre de Bby, est allée plus loin en invitant les autorités en place à «prendre très au sérieux les interpellations» de l’ancien président de la République. Ils demandaient même à Macky Sall de fournir les documents de preuves concernant les dossiers Arcelor Mittal et Petro-Tim. «Nous invitons le gouvernement à donner toutes les informations dont il dispose pour clarifier et informer sur cette affaire. Ce n’est pas bien de voguer en permanence dans la nébuleuse, il est bon qu’on clarifie et que chacun fonde son opinion sur des faits concrets».
 
Que dire par ailleurs de la Ligue démocratique et de son secrétaire général Mamadou Ndoye qui réitéraient, avant-hier seulement lors de son passage à Touba, leur crédo à la transparence dans la gestion des affaires publiques comme à la reddition des comptes. Sur l’affaire ayant opposé le Président Macky Sall et le Président Abdoulaye Wade relatives aux dossiers Petro Tim et Arcelor Mittal, le patron des « Jallarbistes » avait tenu à déclarer : « nous  sommes pour la transparence et la reddition des comptes. Cela signifie que sur tout problème où le gouvernement  a le devoir de rendre compte, il doit être transparent et rendre compte ».
 
LE PS ET CAR LENEEN TEMPERENT LEUR POSITION
 
A la différence de ces formations politiques de la mouvance présidentielle qui ont affiché clairement leur position vis-à-vis du gouvernement, concernant ces dossiers (Petro Tim & Arcelor Mittal), d’autres par contre ont préféré jouer au clair-obscur en maintenant un flou général sur leur position. C’est le cas du Parti socialiste (Ps) et la formation d’Amsatou Sow Sidibé, Car Leneen. Interpelé sur la question, le secrétaire général du Parti socialiste Ousmane Tanor Dieng s’est contenté tout simplement de livrer un discours sur le rapport «pouvoir-opposition». « Ma position est simple. Dans une démocratie, il y a l’opposition et le pouvoir. Ceux qui détiennent le pouvoir doivent l’exercer et ceux qui sont dans l’opposition doivent s’opposer librement. Le plus important simplement, c’est que l’Etat de droit soit respecté. Chacun reste dans son rôle dans le cadre des lois et régalements du pays. Je crois que c’est ça le plus important. Si des critiques sont faites de manière générale au pouvoir, le pouvoir a les moyens, les canaux, les preuves pour répondre et ça, c’est le jeu démocratique. Je pense que de ce point de vue, il n’y a rien d’anormal ». Et d’ajouter que «il n’y a rien de répréhensible. Il faut que chacun ait conscience de ses devoirs et responsabilités parce qu’une démocratie a besoin d’un pouvoir qui exerce ses responsabilités et d’autre part d’une opposition qui fait prévaloir ses droits ». La formation d’Amsatou Sow Sidibé s’est elle tout simplement contentée d’une déclaration dans laquelle son directoire appelait « à l’apaisement, à la sérénité et à la retenue».
 
L’APR DENONCE LA POSTURE DE SES ALLIES
 
A la suite de ces prises de positions aux allures de franche démarcation, la réaction du parti au pouvoir qui vient de fêter ses six années d’existence, ne s’est pas fait attendre. En déplacement à Ziguinchor, au cours du week-end écoulé, le ministre Directeur de cabinet politique du président de la République, Mahmout Saleh est entré dans la danse en invitant de son côté les alliés du chef de l’Etat à plus de retenue. Car a-t-il dit, «On ne doute pas de son ami». Le ministre conseiller est même allé jusqu’à qualifier l’attitude de ces alliés du Président de « cécité » ou de « surdité subite ». Au final, il les a invités à plus de retenue et plus  de sérénité  « s’ils estiment devoir encore être  dans le dispositif politique qui l’accompagne ». Avant de leur déconseiller d’ailleurs de s’engouffrer dans des tentatives de déstabilisation et de déconcentration, toutes choses qui, selon lui, sont le fait de l’opposition.
 
A sa suite, le Comité des Intellectuels républicains pour le suivi des engagements et de la massification de l’alliance pour la république (Cirsem), proche du pouvoir, a qualifié cette sortie de Bss et cie d’«engagement non partisan des alliés» De Macky Sall. Cela, «en dépit des réponses officielles claires et précises déjà apportées». Le Cirsem avait fini par exhorter «la conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal à faire des propositions à l’Etat par des canaux appropriés sur l’affaire Arcelor Mittal et Petro -Tim.» C’est dire que les affaires Pétro Tim et Arcelor sont bien loin d’être épuisées et qu’elles pourraient déboucher sur des développements assez inattendus, surtout au niveau des relations tissées entre alliés de la mouvance présidentielle. Le moins qu’on pourrait dire, à ce niveau de la polémique, c’est que Me Wade a au moins réussi, en soulevant les affaires en question, à mettre un cheveu dans la soupe de Macky Sall. Au maître du jeu de s’employer à éteindre le feu, à défaut de voir sa coalition partir en vrille !

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Au nom du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadre a répondu au Président Abdoulaye Wade. «Nous ne ferons que répéter ce que vous aviez eu l’habitude d’entendre parce que comme vous l’aviez dit, vous connaissez bien Touba. Mais la répétition est une bonne chose. Quand vous étiez à la tête de l’Etat, vous avez réalisé tout ce que le khalife vous avait dit.

Personne n’oubliera ce que vous avez fait à Touba et pour Serigne Touba, lui en premier. Comme il vous l’avait dit, vous devez rendre grâce à Dieu. Il dit que les conseils qu’il vous avait prodigués, à savoir de privilégier la paix, vous les avez suivis. Il ne vous le rappelle pas parce que vous êtes sur cette lancée. Le marabout a dit que vous vous connaissez il y a plus de vingt ans. En ce moment, vous n’étiez pas Président mais depuis lors, vous entretenez de bons rapports.»

lequotidien.sn

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Le président de la République Macky Sall va procéder à la pose de la première pierre de l’autoroute Thiès-Touba, le 27 décembre prochain. Déjà, Birahim Seck du Forum civil remet au devant de l’actualité la controverse qui avait entouré l’attribution du marché relative à “l’offre spontanée proposée par les Chinois”. Selon lui, la transparence et le respect de la concurrence sont foulés au pied, dans cette affaire où le gré à gré prédomine.
 
Le gouvernement serait-il en train de donner raison à Birahim seck du Forum civil dans l’attribution du marché relatif à l’extension de l’autoroute à péage jusqu’à Touba. Même si du côté du gouvernement, on laisse entendre que le contrat  avec les Chinois devant construire l’autoroute Thiès-Touba a été paraphé, mardi dernier, avec un financement de plus de 400 milliards, le non respect de la concurrence est vivement dénoncé par le Forum civil. Et pour cause, le président de la République Macky Sall va procéder, selon l’organisation, à la pose de la première pour l’extension de l’autoroute Thiès-Touba sans appel d’offre.
 
Et pourtant, à en croire Birahim Seck, l’attribution du marché avait été dénoncée à l’époque mais démentie sur toute la ligne. “En 2013, j’avais dénoncé le gré à gré qui a été accordé aux Chinois. J’avais dit à l’époque que le montant a été surévalué à plus de 100 milliards de Fcfa. En novembre 2013, Thierno Alassane Sall, ministre des Infrasctructures de l’époque, avait nié l’existence du gré à gré. Mais deux jours après,c’est-à-dire le 1er décembre 2013, Saër Niang, le directeur de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) disait que les 400 milliards constituent un montant indicatif” a –t-il rappelé.

Suffisant pour que Birahim Seck confronte les deux arguments afin de tirer une conclusion: “ aujourdhui, si on oppose les arguments de Thierno Alassane Sall et de Saër Niang, on se rend compte qu’il y a un gré à gré dans la mesure où le président de la République va procéder à la pause de la première pierre d’un marché alors qu’il n’y a pas eu appel d’offres. De plus, le montant de 400 milliards n’a pas bougé. Autrement dit, il a augmenté de 13 milliards. On est maintenant à 413 milliards. Le montant indicatif de Saer Niang n’existe plus”.
 
« L’AUTOROUTE THIES-TOUBA N’EST PAS OPPORTUNE ET... »
 
Au lieu de construire une autoroute à péage, selon Birahim Seck, le gouvernement avait une autre alternative qui lui permettait de rationaliser les ressources. “L’autoroute Thiès-Touba n’est pas opportune et les urgences sont ailleurs.Il suffit de faire deux fois deux voies sur la route actuelle. Parce que, hormis la présence du Magal, on ne constate pas un trafic dense entre Thiès et Touba”, se désole-t-il. Et de dénoncer l’absence de transparence dans cette affaire: “ce qu’ils n’ont pas dit ,c’est que l’autoroute à construire sera une autoroute  à péage. On veut nous imposer de payer pour aller à Touba par le biais de l’autoroute à péage”, dira-t-il en conclusion.

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