Déjà presque deux ans depuis sa nomination à la tête de la mairie de Guédiawaye, et les populations de la Banlieue dakaroise attendent toujours la concrétisation des promesses électorales de Monsieur Aliou Sall qui durant toute la durée des pré-joutes locales de 2014 entendait faire de Guédiawaye une ville comme Paris une fois élu. Mais qui est réellement cet homme providentiel aux ressources tout simplement prodigieuses, qu'il en arrive à se porter au secours de tout un département, une ville qui a toujours servi de bastion électoral aux politiciens ? Encore une fois, l'arbre cache la forêt.
En fait depuis son investiture, Mr Aliou Sall est pratiquement invisible et se distingue par une politique du ni-ni au niveau de la mairie de Guédiawaye. Faire de la politique du ni-ni revient à ne pas avoir de politique du tout. D'aucuns avancent même que Guédiawaye n'est juste qu'un tremplin pour Aliou Sall dans son désir d'accéder à la magistrature suprême. C'est cette absence de politique réelle qui caractérise le maire et une équipe d'incompétents.


A Guédiawaye la mairie a changé de main, mais les problèmes demeurent surtout avec un maire aux abonnés absents, un maire président de l'Association des Maires du Sénégal, un businessman, et voyageur invétéré. En somme, il est dans toutes les sauces. A défaut d'une prise en charge réelle des préoccupations économiques des populations de Guédiawaye, Monsieur Aliou Sall a préféré adopter un traitement inéquitable des préoccupations sociales avec la distribution de billets pour la Mecque, de moutons pour la Tabaski, confondant la cause avec l'effet. Car le social n'entraine pas l'économique : c'est la bonne santé de l'économie locale qui permet de nourrir les avancées sociales.
Il est connu que les investissements d'aujourd'hui font les emplois de demain. Parlons un peu du part des investissements dans le budget des 5 communes de Guédiawaye dont la moyenne ne dépasse même pas 15% dans un contexte où on nous parle de l'acte 3 de la décentralisation qui vise à renforcer les responsabilités des collectivités en consacrant la territorialisation comme levier de performances des politiques publiques locales mais paradoxalement sur le terrain, on voit le contraire, la politique politicienne a de beaux jours devant elle. Aucun changement n'a été apporté dans le fonctionnement des mairies, même la structure du budget confectionnée depuis mathusalem demeure la même. D'ailleurs le vote des budgets a été réalisé sans travaux au préalable. Il leur a juste fallu de renseigner (remplir) les lignes du budget. Comment peut-on administrer une localité sans connaître les préoccupations des populations ? Quelle est l'utilité des conseils de quartier ? N'est-il pas dit dans les textes de l'acte 3 de la décentralisation que le vote du budget des municipalités doit se faire avec l'implication des populations ? En voyant les dépenses allouées au cabinet des maires, cela n'étonne pas de voir les administrés mis hors de toute contribution aux affaires des communes. Le maire de Wakhinane Nimzatt, Monsieur Racine Talla, Directeur de la Radio Télévision Sénégalaise ne me démentira pas. Ce Monsieur se comporte comme un « Dieu », il a installé un climat de terreur dans sa mairie, personne ne parle ou bien c'est le renvoi assuré. Je plains vraiment les habitants de cette zone avec un maire qu'ils ne voient quasiment jamais.


Cher M. Aliou Sall, notre patience a des limites et jusqu'à présent on n'a même pas vu le bout du nez de vos promesses. J'espère que vous n'allez pas emprunter le même pas que Maitre Wade : « Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ». Je suis impatient de prendre le métro à Guédiawaye, d'aller nager dans la future piscine de Guédiawaye, de faire mes courses dans les futurs supermarchés, de me soigner gratuitement, de voir les artères de Guédiawaye toutes éclairés. Monsieur le Maire, Aliou Sall, dois-je continuer de rêver ?
J'ai oublié que tous les hommes sont défaillants et les hommes politiques sont aussi des hommes. Mais leur défaillance retombe sur la collectivité. Quand les foules s'en remettent à un « sauveur », la dictature n'est donc jamais loin. C'est exactement ce qui se passe actuellement à Guédiawaye avec le nouveau maire, Monsieur Aliou Sall. Rien ne marche et à son absence c'est encore pire, tout est bloqué. Monsieur Sall, il est extrêmement périlleux de susciter des attentes auxquelles vous ne seriez pas dans l'incapacité de répondre. Il faut d'ailleurs se méfier de ceux qui se proposent de réaliser un monde parfait sur terre.
La société parfaite, où serait assuré le bonheur pour tous, est une chimère à laquelle le Maire Aliou Sall a fait croire aux habitants de Guédiawaye.


Ibrahima Diouf dit Gaye – Gaye Economiste-Statisticien Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Merci à l'auteur qui est un fin observateur de la vie politique du Sénégal. Tout citoyen qui voudrait lui répondre pourra le faire ici, ichrono.info est une tribune libre qui donne la parole à chaque lecteur qui voudrait s'exprimer en vue d'apporter sa contribution au développement du pays, le Sénégal. P B Cissoko

 

COUPE DU MONDE - Les All Blacks ont remporté la finale du Mondial 2015 en disposant de l'Australie à Twickenham (34-17). Les hommes de Steve Hansen sont les premiers à conserver leur titre et glanent au passage leur troisième couronne mondiale. Un record. Cerise sur le gâteau : les All Blacks ont réussi ce tour de force au terme d'un match dont on se souviendra longtemps.

Incroyable ! Et le mot est faible. Quelle finale ! A coup sûr la plus belle depuis la création de la compétition. Samedi à Twickenham, la Nouvelle-Zélande est entrée dans l'histoire en devenant la première nation à conserver son titre, en dominant l'Australie (34-17). Elle est également désormais seule sur le toit de la planète rugby, avec trois couronnes. Les Blacks ont pourtant été chahutés à l'heure de jeu mais ils ont su mettre le coup d'accélérateur en fin de partie pour faire totalement la différence. Clairement, Richie McCaw et ses coéquipiers sont au-dessus de la mêlée. Loin au-dessus.
• Le film du match
Pour un grand match de rugby, il faut deux belles équipes. Les All Blacks ont su être grandioses. Mais que dire de l'Australie ? Menée de 18 points dès le retour des vestiaires après l'essai de Nonu (42e, 21-3), on ne donnait pas cher de sa peau. On pensait même qu'elle allait subir une déculottée historique. C'était sans connaître son orgueil et la performance majuscule de sa 3e ligne Hooper-Pocock-Fardy dans le jeu au sol. Avec le carton jaune de Ben Smith (52e), les Australiens ont mis de la folie pour relancer le match et le faire rentrer dans une autre dimension.

Le héros du jour à un nom : Dan Carter


Pocock (53e) et Kuridrani (64e) réduisaient l'écart à quatre petits points (21-17). L'air devenait irrespirable et Twickenham prenait feu. Les actions de très grande classe s'enchaînaient et chaque offensive laissait présager un essai. On frôlait le summum, la perfection de ce sport. Tous les joueurs évoluaient un cran au-dessus. Bref, une finale d'anthologie. Et dans ces cas-là, un grand champion sort toujours de sa boîte. Celui du jour à un nom : Dan Carter.

Le meilleur buteur de l'histoire claquait un drop aussi improbable que somptueux (70e, 24-17) et enfonçait la tête des Wallabies sous l'eau avec une pénalité à 52 mètres des perches (75e, 27-17). L'essai de Barrett en contre (80e) scellait cette rencontre d'une rare intensité, magnifiée par la présence de 46 acteurs éblouissants de talent. "Imblackables" durant quatre ans (3 défaites en 54 rencontres), les Néo-Zélandais ont su réaliser l'impensable : être sacrés champions du monde deux fois de suite. Reconnus depuis toujours comme la référence absolue, les All Blacks le sont aussi désormais au palmarès de la Coupe du monde. Uniques.

http://www.rugbyrama.fr/rugby/

 

Alain Delon prend, dans la presse magazine, la défense de Nadine Morano qui a évoqué une "race blanche". "Elle a des c... de tenir comme elle tient", estime l'acteur.

Alain Delon prend, dans la presse magazine, la défense de Nadine Morano qui a évoqué une "race blanche", et lui tire même son chapeau, s'interrogeant sur la "race" d'un pays comme "le Kenya" .

"Une polémique ridicule". "Juste une question : Le Kenya est un pays de quelle race ? Les gens sont noirs. C'est une polémique ridicule, grotesque, qui n'a aucun sens", estime l'acteur dans un long entretien à TV Magazine à l'occasion de son 80e anniversaire qu'il fêtera le 8 novembre. Nadine Morano "a des c... de tenir comme elle tient et de dire : 'Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire'. Chapeau!", dit encore Alain Delon.

"Respecter" le FN. Après la Seconde Guerre mondiale, la génétique a conduit à abandonner la notion de races, en montrant l'unité génétique de tous les êtres humains, même s'il existe des nuances et des différences, rappellent les scientifiques. Interrogé sur le Front National, le "Samouraï" affirme qu'il n'est pas proche de ce parti: "Et, si je l'étais, pourquoi n'en aurais-je pas le droit ? L'extrême gauche et Mélenchon, c'est valable, mais l'extrême droite, non ?" "Le Front national représente quand même 6 millions de personnes. C'est 6 millions de cons ? On a le droit de ne pas aimer, mais on doit le respecter", dit encore Alain Delon.

"Je suis un ami de Jean-Marie Le Pen depuis cinquante ans (...) Sur le Front national, j'ai simplement dit que je trouvais ça normal que les gens se rapprochent de ce parti parce qu'ils en ont marre. Marre de tout! Et c'est pour ça qu'ils sont prêts à aller n'importe où. Je le confirme : les gens ne savent plus où ils en sont, alors pourquoi pas le Front national...", observe l'acteur.

Invité d'Anne-Sophie Lapix dans l'émission C à vous sur France 5 mardi, Alain Delon a tenu des propos polémiques sur l'homosexualité. "Je n'ai rien contre les gays qui se mettent ensemble", a déclaré Alain Delon, avant d'affirmer qu'il estimait que c'était "contre-nature". "On est là pour aimer une femme, pour courtiser une femme, pas là pour draguer un mec ou se faire draguer par un mec", a-t-il ajouté.

Ces déclarations ont aussitôt suscité une vive controverse sur Twitter, si bien qu'Anne-Sophie Lapix l'a fait remarquer à Alain Delon lors de la seconde partie de l'émission. "Qu'ils se marient entre eux, je m'en fous complètement. Ce que je ne veux pas, c'est qu'ils adoptent", a alors lancé le comédien de 77 ans.

 

 

10% des enfants de moins de deux ans s'endorment avec un casque ou des écouteurs Europe 1
Le casque audio et les écouteurs sont utilisés par des enfants de plus en plus jeunes qui s'endorment parfois avec.
Le casque audio et les écouteurs sont utilisés par des enfants de plus en plus jeunes, avec près de 10% des enfants de moins de deux ans qui s'endorment avec, selon une enquête Ipsos rendue publique jeudi.
La berceuse remplacée par le casque. "Nous sommes très inquiets de voir que la berceuse est remplacée par le casque" commente Jean-Louis Horvilleur, un audioprothésiste qui a coordonné l'enquête réalisée pour le compte de l'association "la semaine du son" avec notamment le soutien de la Direction générale de la santé (DGS). L'enquête a été réalisée auprès de 1.500 personnes dont 500 parents d'enfants de 0 à 6 ans, 511 enfants de 7 à 12 ans et 502 adolescents âgés de 13 à 19 ans.
Les oreilles des jeunes en danger. La véritable surprise est venue des enfants de moins de deux ans qui, selon leurs parents, seraient 15% à utiliser des casques et des écouteurs et à s'endormir avec eux lors de longs trajets en voiture (71% de ceux qui les utilisent), mais également dans leur lit (61%), soit 9% de l'ensemble des enfants de moins de deux étudiés. Cette crainte est confortée par les parents qui sont 85% à déclarer qu'ils entendent ce que l'enfant écoute avec un casque en voiture sur de longs trajets.
Piétons, gare à vos écouteurs Europe 1


Les accidents chez les piétons écoutant de la musique en marchant ont triplé en six ans.


Ecouter de la musique en marchant peut coûter cher. En six ans, le nombre d'accidents graves chez les piétons se déplaçant avec des écouteurs ou un casque sur les oreilles a triplé, révèle une étude américaine publiée dans la revue Injury Prevention. En majorité, les victimes sont des adolescents et des jeunes adultes et la plupart des accidents ont eu lieu en ville. Dans seulement un cas sur dix environ, ils se sont produits en zone rurale.


Dans le détail, les victimes ont en moyenne 21 ans et un peu plus de la moitié ont été heurtées par des trains. Les deux-tiers de ces piétons accidentés sont des hommes, et 67% avaient moins de 30 ans au moment de l'accident. L'étude, qui ne prend pas en compte les téléphones portables et kits mains libres, porte sur 116 accidents entre janvier 2004 et juin 2011. En 2004-2005, les auteurs ont relevé 16 accidents, contre 47 en 2010-2011. Sur ces 116 collisions, 81 ont été mortelles.
La musique rendrait... aveugle
Dans les trois-quarts des cas, la victime portait des écouteurs au moment de l'accident. Et dans un cas sur quatre, des témoins ont rapporté que des klaxons ou des sirènes d'alarme avaient retenti avant que le piéton soit écrasé.
L'explication semble alors simple : absorbé par la musique, le piéton est distrait, et ses écouteurs l'empêchent d'entendre les sons extérieurs, ce qui peut expliquer l'accident. L'équipe du Dr Richard Lichenstein, de l'université du Maryland, va plus loin : le fait d'écouter de la musique réduirait les ressources dévolues aux stimuli extérieurs. Elle réduirait même l'attention visuelle au point de rendre ces piétons, en quelque sorte, aveugles à ce qui se passe autour d'eux.

 

A Washington, une policière a mis fin à une bagarre en dansant le "Nae Nae", populaire chez les jeunes Américains. Une initiative saluée par Obama en personne.
La vidéo fait le buzz sur la toile depuis plusieurs jours. Venue mettre un terme à une bagarre ayant éclaté à Washington, une policière a réglé le conflit en dansant la danse du "Nae Nae", une danse très populaire chez les jeunes américains. Obama en personne a salué l'initiative.


Une battle de danse improvisée qui fait le buzz. La scène s'est déroulée il y a bientôt une semaine dans les rues de la capitale, rapporte le Washington Post. Six jours plus tard, l'article relatant cette histoire reste celui le plus lu sur le site du Washington Post. Appelée pour une bagarre entre jeunes, la police est rapidement intervenue avant de tenter de disperser les protagonistes. C'est alors que l'une des adolescentes présentes a brandi son téléphone portable, a lancé la lecture de la chanson Watch me (Whip/Nae Nae) et a commencé à danser, suivant la chorégraphie du hit, que tous les adolescents connaissent par cœur outre-Atlantique. Surprise dans un premier temps, la policière lui a emboité le pas et s'est prêtée au jeu durant environ une minute.


Un bon exemple de "police de quartier", a tweeté Obama. Pour le président américain, ces initiatives positives sont à mettre en avant pour contrebalancer les vidéos de bavures policières qui circulent sur Internet. "Les très nombreux exemples du travail efficace de la police sont rarement montrés aux journaux du soir", a-t-il estimé devant les chefs de la police. En effet, le même jour, une autre vidéo a fait le buzz sur internet, montrant cette fois une jeune lycéenne noire brutalement empoignée par un policier blanc en Caroline du Sud. Les images avaient suscité une vague d'indignation et le policier avait été renvoyé.


Who knew community policing could involve the Nae Nae? Great example of police having fun while keeping us safe: https://t.co/ZGeTDm6OYw
— President Obama (@POTUS)



Les services de sécurité libanaise ont intercepté un chargement de près de deux tonnes de pilules de captagon à l'aéroport de Beyrouth, ce lundi. Le prince Abdel Mohsen Ibn Walid Ibn Abdelaziz figure parmi les cinq personnes interceptées.


La main dans le sac. Un prince saoudien a été arrêté, ce lundi à Beyrouth, dans la plus grosse saisie de drogue jamais effectuée à l'aéroport de la capitale libanaise.
Le prince Abdel Mohsen Ibn Walid Ibn Abdelaziz a été intercepté "alors qu'il tentait avec quatre autres personnes d'embarquer pour Ryad dans un avion privé près de deux tonnes de pilules de Captagon (une drogue à base d'amphétamine) et une quantité de cocaïne rangées dans des caisses", a affirmé une source sécuritaire libanaise. Les cinq hommes "se trouvent toujours à l'aéroport et sont interrogés par la douane", a précisé la source de sécurité.


Quarante valises


D'après l'agence officielle libanaise ANI, les pilules étaient rangées dans "quarante valises" et la destination de l'avion était Ryad.


D'après cette dernière, il s'agit de "la plus importante saisie à l'aéroport international de Beyrouth". En avril 2014, 15 millions de pilules de Captagon, avaient été saisies dans le port de la capitale libanaise, cachées dans des conteneurs de maïs. La production de Captagon a explosé au début des années 2000 en Turquie et en Syrie, où elle a fait l'objet d'un trafic à destination des pays du Golfe. Elle ferait aujourd'hui le bonheur des djihadistes de Daech. Prescrite à l'origine contre l'hyperactivité, la dépression et la narcolepsie, elle est depuis 1986 classée dans la liste des substances psychotropes par l'OMS.

 


"Je viens de découvrir cet homme, cet humaniste, cet intellectuel formé il me semble au pays, sur le territoire sénégalais et qui est de qualité. J'ai d'abord remarqué son travail sur les us et coutumes en Casamance. Les publications et les images collectées vont sauver nos mémoires comme le disait Platon. Puis je l'ai suivi sur facebook et à chaque fois qu'il écrit, il y a du contenu, du sens et de la modestie arme des forts. J'ai décidé de contribuer à le faire connaître dans les colonnes de ichrono.info". Pape B CISSOKO

Février 2013, au détour d'une rue de dakar, je rencontre M. ND., un promotionnaire á l'école primaire. 45 ans révolus. Le regard hagard. La démarche peu rassurante, il ressemblait à une loque humaine fraichement sortie des canniveaux de Bachus. Il m'interpelle avec fermeté comment vas tu Ndao ?

M. ND. pourtant faisait partie il y'a naguére des meilleurs élèves de sa génération. Combien sont-ils encore ces génies devenus des rebuts humains jetés dans les confins et labyrinthes des décharges humaines ? De l'école primaire à l'université, combien sont-ils à payer le prix de leur lumière ? Des milliers sous le regard d'une société anthropophagique, réfractaire aux génies et protectrice des médiocres. Entre ces extrêmités se jouent de façon visible ou invisible notre rapport au savoir, au mysticisme, à la valeur de la réussite sociale. Il s'y joue aussi une meilleure compréhension de la sociologie d'une famille sénégalaise aux apparences unitaires mais anthropophagiques dans son fonctionnement propre.

La sociologie de la famille nous enseigne que contrairement aux idées reçues, la famille est le premier espace de compétions mortelles même entre de vrais frères et soeurs. Les façades unitaires cachent avec plus ou moins de réussites les guerres familiales pour notamment maitriser les génies en sollicitant souvent les génies invisibles. Dans un contexte au modèle dominant polygamique, les compétitions prennent des relents à la fois subtiles et meurtriers.

L'organisation de nos unités familiales est la première base fondamentale de production de la mediocrité, du nivellement par le bas. C'est cette cellule familiale qui projette et irradie sa culture de la médiocrité aux différentes echelles d'une société qui croit plus à Amina Potté qu'au Pr Cheikh Anta Diop (dixit Sogue Diarisso). Les inversions de valeurs tirent ainsi leurs sources au sein des unités familiales où l'argent, l'exhibitionnisme, etc. sont devenus les nouveaux génies. Une culture familiale d'apparence et d'apparât.

Les vrais genies qui peuvent résoudre les équations mathématiques, trouver des solutions adaptatives pour nos variétés de riz, inventer des applications logicielles pour améliorer le fonctionnement de nos administrations, etc. eux sont méprisés, piétinés. Ils comprennent qu'il faut hélas souvent prendre les chemins sinueux de l'exile. Les sociétés modernes chantent, protègent et exhaltent leurs génies pour faire face aux défis complexes et rapides des révolutions scientifiques et technologiques. La notre semble faire l'option de la valorisation généralisée de la médiocrité. Les tensions profondes qui se jouent dans les pulsions de notre société ont fini d'immobiliser nos administrations, nos écoles, nos universités, nos structures familiales. Cette culture généralisée de la médiocrité est aussi le tréfonds du mysticisme et de l'obscurantisme. De la Basse Casamance à la Guinée Bissau en passant par le Sine, des milliers de sénégalais y convergent à la recherche de forces occultes pour "tuer" nos génies et les remplacer par la conglomération des minables. Il nous faut interroger sérieusement cette mentalité nationale qui se ligue au quotidien contre ses intelligences au profit des sombres esprits. Au-délà des catégories judicatoires de méchanceté, de jalousie, il existe dans notre modèle de socialisation des ressorts multiformes à interroger pour comprendre pourquoi notre société déteste ses génies.

C'est bien dommage pour notre société confrontée à des défis immenses dans un monde où les savoirs scientifiques et techniques sont les vrais génies créateurs de progrès social.

ANKN
A suivre http://ndukur.com/ndukur-com-une-ambition-panafricaniste-2/
Très présent sur facebook et autres réseaux sociaux

En ce moment on parle beaucoup des intelectuels, de leurs moyens dérisoires, mais il est bon aussi de parler de leurs implications ou non en tant qu'acteurs sociaux, de guides ou d'éclaireurs. Voici un texte de 2010 à revisiter. ichrono.info


Les intellectuels africains sont inertes face aux maux qui gangrènent le continent.


Un mutisme qui s'explique par l'indifférence des décideurs politiques du continent, selon le philosophe Pape Bakary Cissoko. Le commissaire chargé des politiques macroéconomiques de la Cedeao, Pr N'Galadjo Lambert Bamba, a appelé les intellectuels africains «à se constituer en stratèges pour sortir le continent du sous- développement. C'était au cours d'une rencontre avec la presse,lundi 2 mars 2010, pendant son séjour à Dakar. En réaction à cette sortie de l'économiste de la Cedeao, Pape Bakary Cissoko, philosophe et formateur à l'Université de Besançon et initiateur des «café-philo», reconnaît, pour le déplorer, le mutisme, voire l'inertie des intellectuels africains. «Toutefois, relève-t-il, même si le continent regorge d'éminents intellectuels présents dans toutes les institutions internationales, la triste réalité est qu'ils ne sont ni écoutés ni entendus chez eux par les décideurs.» Les gouvernants africains, regrette le formateur en interculturalité, repoussent les intelligences, restent sourds à ces intellectuels dès lors qu'ils ne sont pas au même sérail.


«Les gouvernants leur proposent leur carte de membre, ce que les intellectuels ne peuvent pas accepter», répète M. Cissoko.


A propos de l'ouvrage de référence et actes de symposium qui sera édité au terme du symposium de Ouagadougou, pour servir de bréviaire aux gouvernants africains,
Pape Bakary Cissoko ne fait pas dans la langue de bois. «Ce sera un ouvrage de plus.
C'est la démocratie qui est en sursis en Afrique à cause de l'immaturité politique. Il faut une véritable volonté politique d'intégrer les réalités, de les comprendre et de les dépasser. Sinon, c'est du bluff et ce qui est paradoxal, c'est que le coût de la conception de ce projet sera supérieur à sa réalisation.»
Il faut solliciter le peuple en partant de la base, sinon, c'est peine perdue, dit-t-il. Poursuivant, il conseille : «Les intellectuels et les politiques doivent travailler dans un esprit constructif pour servir l'intérêt général. Et il est temps d'éduquer à la citoyenneté, au respect des institutions pour asseoir une paix durable qui augure un développement économique.


Car, les conflits et les guerres bloquent tout processus de développement.»


Parlant des gouvernants, M. Cissoko indique : «On peut être le plus grand savant, mais quand on n'est pas organisé, cela ne sert à rien et l'individu porteur d'un destin national doit savoir qu'il est en transit, qu'il n'a qu'un bail pour servir son peuple pendant un temps limité.» Les intellectuels, souligne le philosophe formateur à l'Université de Besançon, en sollicitant le peuple, ne doivent pas rester en marge.
Ils doivent être, une force de résistance aux dérives du pouvoir en dénonçant au niveau national comme Mondial ces mêmes
dérives, insiste-t-il. Dans la foulée, Pape Bakary Cissoko estime qu'au Sénégal, «il y a une profusion d'écoles et qu'il faut s'en féliciter». Cependant, il s'interroge sur la validité des enseignements et des contenus. «Récemment, rappelle-t-il, l'Agence universitaire francophone (Auf) a émis des critiques sur la qualité de certains enseignants sénégalais non habilités à soutenir des Thèses de Doctorat d'Etat, car eux-mêmes n'ayant jamais soutenu leurs Thèses d'Etat.»
Il faut assainir la formation, le recrutement des enseignants à tous les niveaux, car un peuple mal formé est un peuple à la dérive, soutient-il.
Mars et Avril 2010 Par J P MANE l'observateur/ Sénégal

 

Forum européen de Bes Du Niak : Pêle-mêle à Paris Mansour Sy Djamil répond à Macky, Dansokho raconte Wade, Maître Tine intraitable sur le respect des libertés au Sénégal,...
Le forum européen de Bes Du Niak sur le développement du Sénégal a tenu son rang de grand évènement politique dans la capitale française par la pertinence et la qualité des interventions et la présence massive des sénégalais. Dans un élan de cohésion nationale qui transcende les clivages politiques, les sénégalais de toutes obédiences se sont réunis ce dimanche 24 octobre 2015 pour réfléchir sur le développement du Sénégal.

Le forum commence par des présentations sur les problèmes de l'immigration en Europe, des politiques publiques au Sénégal et du développement agricole durable. Ces trois présentations ont été à la fois succincte et exhaustive, et ont suscité à cause de leur richesse beaucoup d'intérêt de la part de l'assistance parce qu'elle abordait des sujets qui les préoccupent quotidiennement. Ensuite, suivront trois conférences qui abordent respectivement le problème des libertés publiques au Sénégal par Maître Tine, l'artisanat par le Docteur Atta Diouf, enfin sur le développement mythe ou réalité par Mansour Sy Djamil.


Dans un brillant exposé Maître Tine rappelle le cadre normatif qui régit la Justice au Sénégal. Les articles 7, 8, et 10 de la constitution garantissent respectivement la liberté des personnes, de manifestation et de presse. Il s'agissait, pour lui, de voir comment ce cadre a évolué entre les deux régimes de l'alternance. Si la liberté de presse et celle des personnes ont évolué positivement, celle de manifester est toujours soumise à la volonté du prince. Une réflexion d'ensemble qui aboutit à la fameuse et fumeuse question de la durée du mandat présidentiel et à la date des prochaines élections présidentielles.
Maître Atta Diouf parlera, quant à lui, de l'importance de la science des obstacles pour son appropriation par les africains, de la monnaie nationale et d'une banque centrale propre pour l'Afrique pour développer son économie. En prenant l'exemple sur des pays comme l'Inde et la Corée par rapport aux pays africains francophones, il montre que la liberté de créer une monnaie et l'investissement massif dans la recherche scientifique ont mis ces deux pays sur la voie du développement alors que les derniers cités sombrent toujours dans le sous développement. Ce qui n'est pas le cas pour les pays africains, qui continuent à marquer le pas. Il parlera ensuite de son brevet d'invention de « train électrique » qui a du mal à trouver des financements au Sénégal alors que dans le reste du monde (Inde, Nigéria,...) il reçoit de nombreuses sollicitations d'intérêts pour son projet. Cette conférence a permis d'avoir une juste perception des obstacles qui se dressent devant la maitrise de la science et de la technologie, et pour leur utilisation judicieuse pour le développement de l'Afrique à l'instar des autres continents.


Le ministre d'Etat Amath Dansokho prendra ensuite la parole pour rappeler la longue amitié qui le lie depuis 40 ans à Mansour SY Djamil avec qui il s'entretient régulièrement. Il ajoute qu'il n'y a pas au Sénégal de leader politique dont la proximité est aussi avérée et utile dans la réflexion sur les problèmes du pays, de l'Afrique et du monde. Il exprime sa gratitude à l'endroit des organisateurs de cette rencontre pour l'avoir invité à la présider. C'est à la fois un privilège et un honneur, et il en est profondément reconnaissant. Il parlera ensuite de la responsabilité de l'Europe dans l'extrême pauvreté qui sévit dans les pays du Sud du fait de la guerre ou de la crise économique. C'est la cupidité et la volonté de puissance des pays occidentaux qui sont responsables du chaos qui sévit dans les pays du Sud. Aujourd'hui, les conséquences se font sentir dans les pays de l'Europe où des vagues d'immigration non prévues rendent le dispositif juridique mis en place tel que la loi Schengen incapable de les contrôler, car inadaptée.


Le doyen de la gauche politique sénégalaise s'attaquera ensuite aux projets agricoles de Wade, faites d'improvisations, de manque total de consensus avec les acteurs du monde agricole. Ses projets concernant le maïs, le bissap et le manioc ont englouti beaucoup de ressources en termes d'investissement et permis par des surfacturations à des individus de son entourage de s'enrichir.
Il dira que le régime libéral de Wade a sciemment entrepris d'appauvrir les paysans pour des raisons électoralistes. Cet appauvrissement a conduit à la vente de leurs matériels agricoles. Le peuple qui n'en pouvait plus l'a fait partir comme il a fait pour Abdou DIOUF.
Il dira en substance que pour qu'il y ait une démocratie, il faut qu'il y ait des démocrates. Donc la question centrale du Sénégal est celle de l'éthique et des comportements qu'il faut changer en toute chose.
Le monde est dans des bouleversements dont il faut tenir compte dans toute stratégie pour l'avenir du Sénégal.
C'est ensuite autour du président du parti Bes Du Niakk, Mansour Sy Djamil, de prendre la parole pour rappeler sa longue amitié et proximité avec le Ministre d'Etat Amath Dansokho, son parcours avec le Parti africain de l'indépendance (PAI) et l'Association des étudiants sénégalais en France. Il rend hommage à la pertinence du discours du Ministre d'Etat, sa vaillante lutte pour l'épanouissement du Sénégal, ce qui constitue un modèle de constance, de dignité et d'engagement pour la jeunesse venue massivement à la rencontre, dans un contexte national où la trahison et la transhumance sont données comme les méthodes les plus juteuses en matière politique. Après avoir félicité tous les participants, il exprime son bonheur et sa joie d'avoir rencontré le Docteur Atta Diouf qu'il a eu à diriger dans le cadre de l'Association des étudiants sénégalais en France.


En matière de développement, le leader de Bes Du Niak aurait aimé se pencher sur le PSE, sa vision et sa pertinence. Il a souligné que l'initiative de consolider les multiples documents de perspectives existant est bonne en soi. Elle produit pour le Sénégal et les partenaires une cohérence et une visibilité de l'action publique sur le long terme avec comme ambition d'atteindre l'émergence en 2035.
M. Mansour SY aurai voulu s'appesantir sur les 3 axes stratégiques. Mais il a toutefois fait remarquer que la tournure des débats avait largement posé le problème du développement dans ces mythes et réalités. Et sur ces questions précises du PSE, il a ajouté que la vision du Sénégal émergent en 2035, avec une société solidaire dans un Etat de droit, doit faire l'objet d'un large partage avec toutes les couches de la société sénégalaise en vue d'une appropriation nationale. Il est important que la vision résiste aux changements politiques, et cette appropriation au niveau de la diaspora est capitale parce que cette frange de la population sénégalaise vit déjà dans des pays développés donc son point de vue est d'une importance capitale.


Et M. SY de s'interroger sur la question à savoir : pourquoi la promesse de développement attendue après les indépendances ne s'est pas réalisée ? Promesse que Jean Paul Sartre avait magnifiée dans la préface du livre de Frantz FANON qui disait que « le colonisé va chasser le colon par les armes. Ce fils de la violence puise en lui-même à chaque instant son humanité. Un autre homme devait naître chez le colonisé, un homme de meilleure qualité. Mais cet homme n'est pas arrivé. » La promesse du développement a été trahie. Pourtant Frantz FANON avait mis en garde cette confiscation des acquis de la lutte pour l'indépendance. Mais la réalité dépassa ses pires cauchemars. Des élites qui s'étaient réclamés du socialisme scientifique ou de la révolution nationale démocratique de l'Ethiopie à l'Angola, en passant par la Guinée se réclamèrent sans états d'âme au côté de l'ordre libérale pour le servir. Partout se créait de nouvelles places parfois aussi râpasses que des anciens colons. C'est dans ce contexte là qu'il a eu également à parler de l'ordre libéral en répondant à la déclaration de Macky SALL devant l'internationale libérale. Mansour SY Djamil considère que le Président de la République a toutefois le droit de donner son point de vue sur une question largement débattue.

Il dit également comprendre le contexte du discours où les dirigeants les plus éminents de l'internationale libérale ont fait la consécration de son prédécesseur et de son géniteur doctrinal, Abdoulaye WADE. A cet égard Mansour SY Djamil considère que Macky SALL a fait de la sur enchère sur un ordre libéral qui chérit la liberté et justifie l'esclavage. Les grands théoriciens du libéralisme tels que LOCKE en Angleterre ou Hugo GROTIUS, TOCQUEVILLE, brillants pour la défense de la liberté et paradoxalement ont justifié la traite des noirs en Afrique et le massacre des peaux rouges aux USA. Il serait très long dans ce cadre du communiqué de revenir sur tous les points élaborés, le comité scientifique se fera un plaisir de le communiquer séparément comme contribution à un débat à venir qui sera organisé par Imagine Africa dans un symposium international réunissant autour d'une table les grands partis de l'intégration libérale et la gauche à travers les continents de l'Amérique latine, de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique.
Le débat qui a suivi ces différentes interventions a été d'une haute portée : une vingtaine d'intervenants qui ont voulu participer à cette riche rencontre.


Bes Du Niak section de Paris considère cette rencontre comme un décillement, « l'intelligence théorique » du mouvement historique d'ensemble. Tant il est vrai que l'activité théorique, l'élaboration stratégique et la pratique politique dans notre démarche de jeune parti naissant. La rencontre du 25 octobre 2015 qui n'est qu'un point de départ, puisse être un jalon pour la réalisation de cette ambition. Le sénégalais de France en demande, peut compter sur Bes Du Niak pour organiser ce genre d'espace de partage, d'échange et de dialogue pour trouver des solutions aux problèmes de notre pays.
Bes du Niak est ce cadre là, il faut y aller massivement.

 

 

Zhang Sanfeng, l'immortel sans pareil du mont Wudang /

Zhang Sanfeng était un taoïste légendaire de l'histoire chinoise. Connu pour avoir fondé le Tai Chi, nombreux sont ceux qui croient que Zhang Sanfeng a atteint l'immortalité après avoir obtenu le Tao.
Des sources diverses ont situé l'existence de Zhang Sanfeng (appelé aussi Chang San-Feng ou Zhang Junbao ou Chang Chun Pao) aux alentours de la fin de la dynastie des Song du Sud, la dynastie Yuan et la dynastie Ming, soit sur une période couvrant plus de 200 ans. Comme Zhang a mené dans ses dernières années une vie recluse d'ermite et qu'il est cité dans de nombreuses histoires traitant de pouvoirs surnaturels, il est difficile de donner les dates précises de son existence.
Selon une estimation, Zhang serait né en 1247 et, à l'âge de 5 ans, il aurait commencé à perdre la vue en raison d'une étrange maladie de l'œil. Un prêtre taoïste a révélé à ses parents inquiets que Zhang était doué d'une extraordinaire prédisposition pour la culture taoïste mais qu'il était dérangé par un mauvais esprit. Le taoïste promit de prendre Zhang comme disciple et de le former aux méthodes taoïstes pour guérir ses yeux avant de le ramener chez ses parents qui ont alors accepté de le voir partir.


Disciple taoïste


Zhang a quitté la maison et est devenu disciple taoïste dans un temple. Il était très doué pour apprendre et assimilait très rapidement les enseignements classiques du taoïsme. En quelques mois, Zhang avait complètement recouvré la vue, mais il a passé sept ans à pratiquer le taoïsme avant de regagner la maison de ses parents.
Après être devenu adulte, Zhang a passé l'examen du service civil et a occupé un poste au gouvernement. À la mort de ses parents, selon la coutume traditionnelle du deuil, Zhang a démissionné de son poste. Il est dit que, durant cette période, il a rencontré un visiteur taoïste et que leur conversation l'a mené à un changement déterminant dans sa vie. Zhang a totalement renoncé à la quête de la célébrité et à la richesse. Il s'est complètement résolu à voyager, à travers la Chine, dans l'espoir de trouver un grand maître taoïste et de suivre l'enseignement jusqu'à atteindre l'illumination.
Selon une estimation, après des décennies consacrées aux voyages et à la recherche, Zhang a finalement rencontré un maître taoïste et reçu les enseignements essentiels de l'alchimie intérieure. Dans les premières années de la dynastie Ming, Zhang s'est rendu au mont Wudang et a construit de simples huttes en paille pour la méditation qu'il pratiquait avec ses disciples. C'est au mont Wudang qu'il aurait atteint le Tao et serait devenu immortel.


L'histoire impériale de la dynastie Ming a relaté que Zhang ne portait qu'une robe taoïste légère en été ou au cours de l'hiver glacial, et qu'il pouvait vivre plusieurs mois sans se nourrir. Il pouvait réciter les canons classiques ou les restituer après les avoir lus seulement une fois. Il était décrit comme un ermite taoïste insouciant et plein d'humour qui pouvait voyager sur une longue distance – plus de 500 kilomètres – jour après jour.
Il a quitté le mont Wudang et a visité beaucoup de temples en Chine. On pensait qu'il était mort mais il est revenu à la vie lors de ses funérailles dans un temple où il était installé. Il est retourné au mont Wudang et a laissé beaucoup d'histoires de pouvoirs magiques derrière lui, tout au long de son voyage.
Avec sa réputation grandissante et les histoires de magie liées à sa vie, les empereurs Chengzu de la dynastie Ming ont envoyé des messagers pour tenter de le contacter ou l'inviter dans la capitale, mais toutes ces tentatives furent vaines.
Dès lors, dans le but d'honorer Zhang, des ensembles de grands temples lui ont été construits, à la demande de l'empereur Chengzu (1423-1404). Plus de 300 000 soldats et ouvriers ont été impliqués dans cet immense projet. Zhang a été canonisé par l'empereur Yingzong en 1459 et le mont Wudang est devenu l'un des centres les plus influents d'étude du taoïsme. Aujourd'hui, les magnifiques constructions avec les remarquables paysages de la nature et la culture du mont Wudang ont été répertoriés sur la « liste du patrimoine de l'humanité » des Nations unies.


Fondateur du Tai Chi


Zhang Sanfeng est connu pour être le fondateur de l'art martial appelé « Tai chi », dans le Sud de la Chine. L'école Wudang des arts martiaux del'école taoïste partage le même prestige que l'école Shaolin des arts martiaux de l'école bouddhiste, la plus prestigieuse pratique de boxe fondée prétendument par Bodhidharma, dans le Nord de la Chine.
L'école Wudang insiste beaucoup sur la force intérieure et encourage les philosophies selon lesquelles « l'immobilité domine le mouvement » et « la douceur triomphe de la dureté » qui reflètent les enseignements taoïstes de calme et d'harmonisation avec la nature. Les enseignements de Zhang ont montré qu'il croyait plus important de différencier le bien du mal, plutôt que de se focaliser sur les noms des enseignements en Chine tels que le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. Zhang avait remarqué que tous les enseignements étaient destinés à aider les gens à mener une cultivation intérieure et une vie morale, et qu'ils ne seraient pas loin d'atteindre l'immortalité s'ils gardaient soigneusement leur compassion, leur loyauté, la piété filiale, l'honnêteté et la tolérance, indépendamment de leur statut social ou de leur âge.
Les enseignements de Zhang n'ont pas été retranscrits durant sa vie mais ont uniquement été transmis oralement à ses disciples. Quelques uns de ses enseignements ont été compilés dans un livre taoïste par un chercheur en 1723, mais beaucoup ont été perdus.


Le Tai Chi, art martial largement répandu dans le monde, bien que portant encore ce nom, s'est développé dans différents styles et a beaucoup perdu de ses enseignements originaux. Aujourd'hui, il consiste principalement en une technique de défense ou à un type d'exercices destiné à améliorer la santé des gens, plutôt qu'en une méthode de « cultivation » taoïste qui permet d'atteindre le Tao, comme cela était à l'origine.

in www.epochtimes.fr

 

le tai chi est devenu un art et un mode de vie pour réguler le stress et vivre en harmonie à son univers. Pape CISSOKO

 

 

 

 

 

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