À l'occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, Barack Obama a fait un discours très attendu à Johannesburg. Ses nombreuses allusions à Donald Trump ont fait mouche dans le stade Wanderers.

Le discours de l’ancien président américain à Johannesburg a marqué le point d’orgue des célébrations du centième anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013.Barack Obama a salué la mémoire d' »un vrai géant de l’histoire ». « La lumière de Madiba (surnom de Nelson Mandela) brille toujours avec beaucoup d’éclat », a-t-il assuré, défendant la « vision » du prix Nobel de la paix sud-africain.
Un destin en commun

Les deux hommes partagent un destin en commun qui les a fait entrer dans l’Histoire : ils sont devenus les premiers présidents noirs de leurs pays.

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela a été élu à la présidence en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999. Barack Obama a lui occupé la fonction suprême aux États-Unis de 2009 à 2017.

Contre les hommes politiques « autoritaires » et « la politique de la peur »

À Johannesburg, Barack Obama s’en est pris aux hommes politiques « autoritaires » qui ont recours à « la politique de la peur » et « ne font que mentir », critiquant en creux son successeur à la Maison Blanche, Donald Trump.

« Compte tenu de l’époque incertaine et étrange dans laquelle nous vivons, les informations apportent chaque jour leur lot de titres perturbants qui donnent le tournis », a lancé l’ancien président au début de son intervention devant plus de 10 000 personnes.

« Les responsables politiques semblent rejeter le concept de vérité objective, des gens inventent », a-t-il lancé, déclenchant des rires nourris. « Nier les faits peut mettre à mal la démocratie », a-t-il mis en garde alors que son successeur dénonce à longueur de journée des « fake news » quand des informations le desservent.

    Je ne peux pas trouver de terrain d’entente avec quelqu’un qui affirme que le changement climatique n’existe pas

« Je ne peux pas trouver de terrain d’entente avec quelqu’un qui affirme que le changement climatique n’existe pas, quand tous les scientifiques disent l’inverse », a poursuivi Barack Obama.
Une des rares interventions publiques d’Obama depuis son départ de la Maison blanche

Sur la politique d’immigration là encore, Barack Obama s’en est pris directement à Donald Trump.

« Il n’est pas faux d’insister sur le fait que les frontières nationales importent (…) mais cela ne peut pas être une excuse pour des politiques d’immigration basées sur la race », a-t-il estimé lors d’une de ses rares interventions publiques depuis son départ de la Maison blanche début 2017.

    Tous ces mecs [les Bleus] ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Ils sont Français

L’occasion aussi pour Barack Obama de faire une digression pour saluer la victoire de la France au Mondial de football et la diversité des origines des Bleus.

« Tous ces mecs ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Mais ils sont Français », a-t-il lancé sous les applaudissements, regrettant cependant que « le monde n’ait pas tenu les promesses » de Madiba.Persistances des discriminations raciales en Afrique du Sud et aux États-Unis

« Les discriminations raciales existent toujours en Afrique du Sud et aux États-Unis » et « la pauvreté a explosé », a-t-il dénoncé. Près d’un quart de siècle après la fin officielle de l’apartheid en 1994, le racisme attise les tensions dans la « Nation arc-en-ciel » et la pauvreté persiste dans le pays le plus inégalitaire au monde, selon la Banque mondiale.

    Mandela et Obama sont les symboles de la victoire sur l’adversité

« Mandela et Obama sont les symboles de la victoire sur l’adversité », a lancé mardi sur le podium la dernière épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, vêtue d’une lumineuse robe et coiffe bleu roi.

« Ils ont tous les deux donné de l’espoir à des millions de jeunes qui se sont identifiés avec leur parcours humble », a-t-elle souligné.

Dans la foule, les Sud-Africains étaient aux anges. « Je suis vraiment ravi qu’Obama s’en soit pris à Trump » et à sa politique d’immigration qui « ne respecte pas nos frères et sœurs en quête d’une nouvelle vie aux États-Unis », a salué Karabo Tima, un consultant de 25 ans.

Jeune Afrique

jeudi, 19 juillet 2018 10:47

Sénégal: Khalifa Sall reste en prison

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Pas de libération pour Khalifa Sall. La cour d’appel de Dakar en a décidé ainsi mercredi 18 juillet. Dans un arrêt rendu fin juin, la cour de justice de la Cédéao estimait que le maire de la capitale, condamné à 5 ans de prison pour escroquerie, n’avait pas eu le droit à un procès équitable. Les avocats du maire ont donc demandé la fin immédiate de sa détention, en vain.

« L’arrêt de la Cédéao, je n’en parle plus ». Cette petite phrase du juge a provoqué une immense bronca dans l’assistance, ce mercredi. Et comme la semaine passée, Demba Kandji a donc ordonné l’évacuation de la salle de la cour d’appel de Dakar. Une salle remplie d’un bon millier de partisans qui criaient « libérez Khalifa » à l’arrivée de la cour.

En moins de 10 minutes, le juge a donc expliqué pourquoi cet arrêt de la cour de justice de la Cédéao n’avait pas sa place dans ce procès ultra-sensible, car il ne devait pas « fragiliser, anéantir l’autorité du juge national ».

Pour Demba Kandji, cet arrêt n’a qu’une conséquence : l’Etat doit payer 35 millions de francs CFA de dommages et intérêts et éventuellement « hisser sa législation » dans le futur pour respecter au mieux les droits de l’homme. Les rejets de la nullité de la procédure comme de la libération ont été salués par de grands sourires du côté des avocats de l’Etat.

Les avocats du maire ont dénoncé, une fois de plus, une justice aux ordres, un procès politique pour anéantir l’ambition présidentielle de Khalifa Sall.

La colère du millier de partisans de Khalifa Sall a rarement été aussi forte. Comme celle de ses avocats, ici maître Clédor Ly, qui estime qu'en évacuant en dix minutes l'arrêt de la Cédéao, en estimant qu'il n'a aucune incidence sur le procès en appel, le juge Demba Kandji a bafoué la justice...

RFI

Au delà des éléments fixes qui figureront sur la fiche de collecte des parrains à la prochaine présidentielle, notamment les prénoms, noms, circonscription électorale, sans oublier le numéro de la carte d’électeur, tout comme la signature, le ministre en charge des élections va fixer un discriminant par arrêté. L’information a été livrée hier, mardi 17 juillet, par le Directeur de la Formation et de la Communication à la Direction générale des élections (Dge), Bernard Casimir Cissé, lors du séminaire de vulgarisation des modifications du Code électoral.
 
Pour la mise en œuvre du système de parrainage de tous les candidats à la prochaine élection, la question de l’authentification des signatures des parrains a fait l’objet de beaucoup de débats dans la sphère politique. La détention du fichier électoral par l’ensemble des coalitions ou partis politiques avait posé le problème de la possibilité pour certains, animés de mauvaise foi, de procéder dans leur salon à la constitution d’une liste de parrain. Cela, sans l’avis des électeurs présentés comme leurs soutiens.

Pour pallier à cette éventualité, un verrou semble avoir été trouvé par la Direction générale des élections (Dge) et compris dans les modalités de la mise en œuvre du parrainage. En effet, lors du séminaire de partage des modifications survenues dans le Code électoral avec les acteurs des médias hier, mardi 17 juillet, le Directeur de la Formation et de la Communication à la Direction générale des élections (Dge), Bernard Casimir Cissé a informé des dispositions qui seront prises par le ministre en charge des élections. A son avis, au delà des éléments fixes qui seront compris sur la fiche de collecte, à savoir les prénoms, noms, circonscription électorale, le numéro de la carte d’électeur, tout comme la signature, il y aura «un discriminant fixé par arrêté du ministre en charge des élections».
Cet élément, pour le moment tenu secret par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui est toujours celui en charge de l’organisation des élections, figurerait sur la Carte biométrique Cedeao. Après l’introduction des éléments fixes, cités ci-dessus, l’entrée dudit discriminant dans la base de données des services de la DGE permettrait de vérifier si l’électeur a reçu la visite du collecteur des parrains à des fins de signature. Cet élément ne serait pas disponible, selon M. Cissé, sur le fichier électoral dont disposent les coalitions ou partis politiques. Donc, le problème de la vérification des signatures des parrains semble ne plus se poser. Cela, d’autant plus que pour Bernard Casimir Cissé, «lorsqu’on parle de signature, c’est moins l’acte de griffonner que la concordance des données de l’électeur».  

Le  Directeur de la Formation et de la Communication à la Dge informe, par ailleurs, que ledit spécifiant sera connu de tous, que ce soit par le collecteur de parrains, qui sera obligé de le demander à l’électeur, tout comme par le parrain voulant soutenir la candidature d’un tiers. Il a toutefois précisé que l’information relative au discriminant à réclamer à l’électeur parrain sera disponible dès que le ministre en charge des élections «aura signé l’arrêté fixant le montant de la caution». Pour cela, le ministre Aly Ngouille Ndiaye disposerait encore de temps, au plus tard le 27 août prochain, conformément aux dispositions de la loi.

Cependant, M. Cissé de préciser que son ministre de tutelle est dans les dispositions de rendre public l’arrêté avant même cette date, dans le but de mettre à la disposition des candidats les fiches de collecte en version papier et en mode électronique, le plus rapidement possible. A partir de la signature de l’arrêté ministériel, la pêche aux parrains peut alors démarrer. Ce qui voudrait dire, selon M. Cissé, que tous ceux qui ont commencé à recueillir des signatures, seront obligés de repartir sur le terrain car, ne disposant pas de la fiche officielle de collecte, la seule valable devant le Conseil constitutionnel en charge de la vérification des signatures.   


LA COURSE CONTRE LA MONTRE DES CANDIDATS


Le traitement des dossiers de candidature à la présidentielle 2019 se fera par ordre de dépôt, dès réception des documents. Ces éclairages sont de Bernard Casimir Cissé, Directeur de la Formation et de la Communication à la Dge, qui informe que dans le cas d’une signature double d’un électeur, sur plusieurs listes de candidats, seule la signature comprise dans le premier dossier déposé auprès du greffe du Conseil constitutionnel sera retenu.

Les habitudes de dépôt de la dernière minute, notamment le dernier jour et les dernières heures de dépôt des candidatures, changeront inéluctablement pour la prochaine présidentielle du 24 février 2019. En effet, dans la mise en œuvre du système de parrainage pour tous, des nouvelles dispositions ont été prises pour faciliter le travail de vérification et de décompte au Conseil constitutionnel en charge du traitement des dossiers de candidature. Pour ce faire, informe le Directeur de la Formation et de la Communication à la Dge, Bernard Casimir Cissé, le contrôle des parrains se fera par ordre de dépôt des dossiers de candidature auprès du greffe du Conseil constitutionnel. Par conséquent, si toutefois, un électeur se trouve être un parrain de plusieurs candidats, seule la signature dudit parrain comprise sur le premier dossier reçu par le greffe sera validée. Toutes ses autres signatures, constatées sur les listes des candidats retardataires, seront tout bonnement annulées, sans oublier les sanctions qui peuvent en découler pour l’électeur.

Le même ordre de traitement sera maintenu, que ce soit sur les listes des candidats retenus, sur l’impression des bulletins de vote des candidats, tout comme sur l’acheminement desdits bulletins dans les bureaux de vote. Ce qui voudrait dire donc que les premiers arrivés seront les premiers servis, car le Conseil procédera à la vérification au fur et à mesure que les dossiers arrivent. Une disposition qui va très certainement pousser les candidats à se ruer devant les portes du greffe du Conseil constitutionnel, dès le premier jour de dépôt, pour éviter de se voir invalider leurs parrains qui se trouveraient sur d’autres listes de concurrents.    


A signaler que le dépôt des candidatures auprès du greffe du Conseil constitutionnel se fera entre 75 et 60 jours avant la date du scrutin, le 24 février 2019. Les «7 Sages» disposent de 17 jours pour procéder au contrôle des dossiers, à partir de la date d’ouverture des dépôts des dossiers de candidature jusqu’à 24h après la date de clôture dudit dépôt.
Mieux, le Conseil notifie aux mandataires des irrégularités remarquées, notamment les défauts de signatures d’électeurs sur leur dossier, 43 jours avant la date de l’élection. Ce dernier a 48h pour faire remplacer les mauvaises signatures afin d’atteindre au moins 0,8% du fichier des électeurs.

Sud Quotidien

Moins de 24 heures après leur victoire face à la Croatie en finale de la Coupe du monde, la France a accueilli ses héros ce lundi 16 juillet. Le programme de l'équipe de France ressemblait beaucoup à celui de leurs glorieux aînés, vainqueurs en 1998 : descente des Champs-Elysées, réception à l'Elysée par le président de la République Emmanuel Macron.

Les 23 sont arrivés aux alentours de midi à l'aéroport de Moscou, les mines bien fatiguées après une fête qu'on imagine avoir duré une bonne partie de la nuit. La veille, ils ont battu la Croatie 4-2 en finale de la Coupe du monde, ajoutant une deuxième étoile au maillot bleu après celle décrochée en 1998. L'avion a finalement décollé aux alentours de 13h30, avec une heure de retard sur le planning.

On fait beaucoup de choses dans des avions qu'on ne peut pas faire au sol et ça fait parti des privilèges
Le témoignage du commandant de bord des Bleus
Les Bleus ont chanté et dansé, posé pour quelques photos avant de s'engouffrer dans un autocar frappé des deux étoiles et portant en gros caractères l'inscription « champions du monde ». Escortés par des motards de la gendarmerie sur une autoroute coupée à la circulation, ils ont ainsi gagné la capitale où une horde de supporters en scooter les a rejoints, klaxonnant et agitant des drapeaux tricolores.Direction les Champs-Elysées qu'ils ont descendus dans un autre bus, à impériale celui-là, comme leurs aînés il y a 20 ans. Sous un soleil écrasant, des centaines de milliers de personnes agglutinées sur 2 kilomètres de long guettaient les champions du monde depuis le milieu de l'après-midi dans une ambiance folle. Des Marseillaise et des chants à la gloire de l'équipe ont été régulièrement entonnés pour tromper l'attente, a constaté notre envoyé spécial, Elie Abergel. « Je veux voir la coupe, je n'en peux plus », confiait Maxime, arrivé à 16h, trop tard cependant pour avoir une bonne place. Deux mille membres des forces de l'ordre et 400 secouristes avaient été mobilisées.

Et lorsque le bus est apparu au carrefour de l'Etoile, rebaptisée « place des Deux Etoiles », la foule a laissé éclater sa joie dans le brouillard opaque des fumigènes. Les Bleus ont répondu aux acclamations par des saluts et en faisant tourner leurs écharpes.

Ils ont roulé hyper vite. En trois secondes ils étaient passés. Mais ça valait le coup
Les Champs-Elysées en folie 17/07/2018 - par Pierre Olivier
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Au-dessus d'eux, la Patrouille de France a effectué un aller-retour en dessinant dans le ciel de longs drapeaux bleu-blanc-rouge.

Alors que 20 ans plus tôt, l'Equipe de France 98 avait peiné à se frayer un chemin au milieu de la marée humaine, la descente de « la plus belle avenue du monde » a pris à peine un quart d'heure. Car cette fois, la voie était bien dégagée, délimitée par des barrières de sécurité et un double rideau de policiers pour protéger l'autocar.

Grosse ambiance au palais

Les Bleus ont alors rejoint l'Elysée où les attendaient sur le perron le président de la République Emmanuel Macron et son épouse. Impeccables dans leur costume bleu marine, joueurs et encadrement ont posé sur le tapis rouge déployé en leur honneur dans la cour du palais, avant de chanter spontanément, au mépris de tout protocole, I Will Survive de Gloria Gaynor, l'hymne à Benjamin Pavard et la Marseillaise.

Près de 3 000 personnes avaient été invitées pour l'occasion dans les jardins du palais présidentiel. Parmi elles, de très nombreux jeunes venus des clubs de foot formateurs des champions du monde, comme celui de Bondy (Seine-Saint-Denis) où a débuté Kylian Mbappé. Des sportifs médaillés des derniers JO d'hiver ainsi que les joueurs de l'équipe de rugby des moins de 20 ans, récemment sacrée championne du monde, avaient également été conviés. Les Bleus ont une nouvelle fois été acclamés sous l'air de We Are The Champions, de Queen.

« Merci », « ne changez pas » et « n'oubliez jamais d'où vous venez », leur a lancé au micro Emmanuel Macron.

Devant vous, il y a des clubs qui vous ont formés, des clubs de la France entière ! Il y a des jeunes de tous ces clubs! Il y a des éducateurs qui n'ont pas compté leur temps !
«Ne changez pas! N'oubliez jamais d'où vous venez!» 17/07/2018 - par RFI
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Comme leurs aînés de 98, les vainqueurs de Moscou seront décorés de la Légion d'honneur. Elle leur sera remise dans quelques mois, à une date encore non déterminée.

Lucas Barioulet / AFP

La décision de la Cour de justice de la Cedeao ne peut impacter les poursuites qui ont été engagées contre Khalifa Sall et cie. Telle est la conviction de Me Oumar Youm, le directeur de cabinet du président de la République qui se prononçait au cours du week-end sur l'arrêt de la juridiction communautaire dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Non sans manquer de se prononcer sur la pénurie d’eau à Dakar qui sera réglée dans une…dizaine de jours.
 
Le ministre Directeur de cabinet du président Macky Sall joue sa partition dans l’appréciation générale de la décision de la Cour de justice de la Cedeao. S’expliquant devant la presse, au cours du week-end écoulé, Me El Hadj Oumar Youm a tout dit qu'il n'a pas de commentaire à faire, sinon de rappeler simplement que la Cedeao n'est pas une juridiction d'appel ni de cassation pour le Sénégal. Pour lui, c’est tout simplement  une juridiction qui a rendu une décision qui a un caractère déclaratoire. Pour autant, a-t-il fait savoir, « Cette décision ne peut pas impacter les poursuites qui ont été engagées concernant la liberté de Khalifa Sall.

La Cour avait, si c'était le cas, les moyens de demander la liberté de Khalifa Sall ». Et Me Youm de poursuivre son argumentaire en précisant que « la Cour avait les moyens d'ordonner la libération immédiate de Khalifa Sall, ce qu'elle a eu à faire dans d'autres cas similaires, mais elle s'est abstenue de le faire pour ce cas ».  Le Directeur de cabinet du président Macky Sall et maire de Thiadiaye en conclura : « Ce qu'il faut retenir en réalité dans cette décision de la Cour, c'est qu'il n'impose aucune forme de mesure aux juridictions du Sénégal. Ces dernières sont des juridictions souveraines, qui rendent des décisions de justice au nom et pour le compte du peuple Sénégalais. Il n'y a pas une autre juridiction capable de rendre justice sur le territoire du Sénégal. Donc, j'en appelle à la raison, à la sérénité. Ayons confiance en la justice de notre pays qui est composée de professionnels ».


                                               LA PENURIE DE L’EAU SOLUTIONNEE DANS …10 JOURS


Quid du climat social ambiant ? Le maire de Thiadiaye soulignera à ce niveau que « le Sénégal est un pays en voie de développement qui est confronté à beaucoup de priorités, d'urgences dans les secteurs de l'éducation nationale, de la pêche, de la santé, de l'hydraulique. Dans beaucoup de secteurs, nous avons des besoins pour lesquels, il faut le reconnaître et avoir le courage de l'avouer, le président Macky Sall en l'espace de peu de temps a apporté beaucoup de solutions ».  Me Omar Youm de renchérir dans la foulée que « les bourses de sécurité familiale étaient inexistantes dans le vocabulaire de développement. Le Président Macky Sall a aussi pensé à 80% des Sénégalais qui n'avaient pas accès à la protection sanitaire pour instituer ce qu'on appelle la Couverture maladie universelle. Il a pensé à des milliers de pêcheurs qui n'avaient pas de moteur pour s'activer et il leur a octroyé une subvention à hauteur de 70%. Il a procédé à une réhabilitation de l'élevage en subventionnant l'aliment de bétail ». Pour conclure, le directeur de cabinet du président Macky Sall a abordé la question de la pénurie d'eau qui, selon lui, sera réglée au plus tard dans 10 jours.

Sudonline

Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier, dimanche 15 Juillet, Ousseynou Samba, enseignant-chercheur à l'Ucad, spécialiste du droit pénal et coordonnateur du Bureau d'information du Justiciable de l'Ucad a déploré la manière dont le juge Malick Lamotte, président du tribunal correctionnel qui a vidé en première instance l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar, a tranché cette affaire. Selon lui, la Cedeao n’a fait que se baser sur des textes sénégalais pour dire les choses que tout le monde savait déjà, concernant cette affaire. Raison suffisante pour conclure sans fioritures
 
Le coordonnateur du Bureau d'information du Justiciable de l'Ucad a déploré hier, dimanche 15 juillet, la façon dont le juge Malick Lamotte, président du tribunal correctionnel qui a vidé en première instance l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar, a tranché cette affaire. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier, dimanche 15 Juillet, Ousseynou Samba, enseignant-chercheur et spécialiste du droit pénal a, en effet, indiqué que le juge Lamotte qu’il qualifie pourtant d’«excellent juriste», n’a pas eu le courage de dire le droit dans cette affaire quand elle était appelée devant son tribunal. En effet, selon lui, dans sa décision, la Cour de justice de la Cedeao n’a rien dit d’extraordinaire sinon les choses que tout le monde savait concernant cette affaire. Sous ce rapport, il a indiqué que tout ce que le juge Malick Lamotte devait faire avec ses assesseurs, c’était d’appliquer les textes.

« Le président Malick Lamotte est un excellent juriste mais, il n’a pas eu le courage dans cette affaire. Je ne peux pas voir ce qu’il n’a pas vu. Lorsque les avocats de Khalifa Sall ont évoqué le fait que ses droits n’ont pas été respectés, si une personne dit que j’ai besoin d’une expertise, j’ai besoin que l’on entende des témoins, autant le parquet a le droit de faire entendre des témoins, autant la partie civile dispose de ce même droit, y compris la défense.
Pourquoi entendre les témoins de l’Etat, ceux du parquet et refuser les témoins de Khalifa Sall et vouloir dire qu’on est dans un procès équitable. Dans un procès équitable, on se voit à armes égales. Vous avez vos arguments, moi j’ai les miens et le rôle du juge, c’est de trancher. Si mes arguments étaient rejetés, vous déclarez la procédure viciée, c’est ce qu’on attend d’un juge. Il n’a pas eu le courage de prendre les décisions prises aujourd’hui par le juge de la C0edeao», a lancé Ousseynou Samba, enseignant chercheur à l'Ucad. Et le spécialiste du droit pénal d’ajouter : «Je n’ai rien contre les juges de la Cedeao mais je pense qu’ils ne sont pas plus intelligents que nous. Ils n’ont pas appris ou encore connaissent mieux que nous le droit. Tout ce qu’ils ont eu à dire, objectivement, on n’a pas besoin d’être un excellent juriste pour le voir. Ce sont les textes, il fallait juste les appliquer. Car tout ce que la Cedeao a dit, elle l’a basé sur des textes sénégalais».  

«SI LE SENEGAL NE RESPECTE PAS SES ENGAGEMENTS, AUTANT QUITTER LA CEDEAO»

Par ailleurs, se prononçant sur le débat en cours concernant la conséquence que les juridictions nationales devaient tirer de l’arrêt que la Cour de justice de la Cedeao a rendu en faveur du député-maire de Dakar, Khalifa Sall, dans cette affaire, l’enseignant-chercheur à l'Ucad et spécialiste du droit pénal prend le contrepieds des partisans du régime en place qui plaident pour le non-respect de cette décision. Selon lui, le débat sur la souveraineté des juridictions nationales n’a pas sa place dans le cadre de la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao dans cette affaire. Mieux, il est d’avis que «si le Sénégal ne respecte pas ses engagements, autant quitter la Cedeao». «Ce n’est pas une question de souveraineté, ce sont les questions sur lesquelles nous avons pensé, nous pays ouest-africains, qu’il fallait pour le respect des droits humains donner à cette institution la possibilité lorsque des personnes, des institutions, sentent que leurs droits ont été violés, de s’adresser à cette institution», soulignera d’emblée Ousseynou Samba. Avant d’insister : «  Si la Cour dit que les droits étaient violés, on n’a pas à l’interpréter, on a uniquement à l’appliquer. Et si nous n’appliquons pas les décisions de la Cedeao, je pense qu’il faudrait que nous ayons le courage de quitter cette institution en reconnaissant qu’elle n’a pas la capacité de nous dicter ses règles», a lancé le coordonnateur du Bureau d'information du Justiciable de l'Ucad tout en mettant en garde ceux qui essayent de faire la distinction entre force contraignante et force obligatoire. «Il faut que nous arrêtons de jouer au dilatoire, de jouer avec l’intelligence des Sénégalais en parlant de force contraignante et force obligatoire. Ce sont les décisions qui s’imposent et cela veut dire que le juge sénégalais est dans l’obligation de les appliquer. C’est du français, ce n’est pas du droit et on n’a pas besoin d’être juriste pour le comprendre. En signant le protocole de la Cedeao, nous avons renoncé, pour certains points, à notre souveraineté. Autrement dit, nous donnons à une autre juridiction de pouvoir nous imposer ses décisions sur certains points».

 
«L’AVOCAT GENERAL, LANSANA DIABY, A MANQUE DE COURAGE DANS LE CADRE DE CETTE AFFAIRE»

Se prononçant sur le cas spécifique de la réquisition faite par l’avocat général Lansana Diaby devant la Cour d’appel, mercredi dernier, Ousseynou Samba, enseignant chercheur à l'Ucad, spécialiste du droit pénal et coordonnateur du Bureau d'information du Justiciable de l'Ucad a indiqué que le représentant du ministère public n’a fait que des vœux pieux. Selon lui, l’avocat général, Lansana Diaby, a lui-aussi manqué de courage dans le cadre de cette affaire. «Le ministère public ne défend pas l’Etat mais les intérêts de la société. L’Etat, s’il a besoin d’un avocat, a obligation de chercher ses avocats. Ce que les gens semblent ignorer, c’est que le parquet n’est pas l’avocat de l’Etat. Le procureur de la République ne représente pas l’Etat, il représente la société donc tout le monde, y compris la personne poursuivie. C’est la raison pour laquelle lorsque le procureur de la République ou l’avocat général se rend compte que les droits de la personne poursuivie ont été violés, il doit être le premier à le décrier parce que cette personne poursuivie fait aussi partie de la société. L’avocat général aurait pu requérir la libération de Khalifa Sall mais il ne l’a pas fait même s’il est favorable à cette libération. Mais, il faut que quelqu’un ait le courage de franchir le rubicond en désignant les choses par leur nom : il faut libérer immédiatement Khalifa Sall. Pour moi, c’est ça».

Sudonline

Dans un rapport, publié ce lundi 16 juillet, intitulé « Budgets en chute, répression en hausse », l'ONG Amnesty International s'intéresse à l'impact social des mesures prises par le gouvernement tchadien, depuis 2015, pour faire face à la chute brutale des cours du pétrole. Baisse du budget de la santé, coupes budgétaires en matière d'éducation... les populations paient un lourd tribut et, lorsqu'elles manifestent pacifiquement leur lassitude, elles sont victimes de la répression par les forces de l'ordre.

Des mesures d’austérité, mais à quel prix ? Dans son dernier rapport publié ce lundi, Amnesty International montre que les réductions drastiques dans les secteurs de la santé et de l’éducation ont renforcé la précarité des populations les plus vulnérables. Cette étude s’appuie sur les témoignages de 176 personnes recueillis à Ndjamena, Massaguet, Massakory et Sarh.

L’ONG constate que le budget du gouvernement consacré à la santé a diminué de moitié entre 2013 et 2017. Les subventions allouées aux hôpitaux ont aussi baissé. Résultat : des pénuries récurrentes de médicaments et notamment de produits essentiels tels que le paracétamol et les désinfectants.

« Rien ne saurait justifier le non-respect des obligations minimales essentielles en matière de droit à la santé, même une crise économique », déplore Samira Daoud, la directrice régionale adjointe pour d’Afrique de l’Ouest et du centre d’Amnesty.

Seconde victime de ces coupes budgétaires : l’éducation. Suppression des bourses des étudiants, hausse des frais d’inscription dans les universités publiques, réduction de 50 % des primes et indemnités des fonctionnaires… tout ceci contribue à maintenir un faible taux de scolarisation, à avoir des salles de classe sous-équipées et une grogne sociale de plus en plus importante de la part des enseignants et des étudiants, constate l’ONG de défense des droits de l’homme.

Chaque fois qu'il y a eu des mesures d’austérité qui ont été prises, cela a entraîné des manifestations des populations, de la société civile, des étudiants, des élèves, mais aussi des grèves de fonctionnaires. De janvier à mars, nous avons documenté au moins 12 manifestations. Dans tous ces cas-là, il n’y a eu qu’une seule manifestation pendant laquelle les forces de sécurité n’ont pas eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Que les gens aient fait ou non usage de la force, les forces de sécurité ont frappé des manifestants. Il y a eu plusieurs blessés et 150 personnes, au moins, ont été arrêtées, dont de nombreux élèves et étudiants. Nous, ce que nous constatons c’est que la répression continue au Tchad. Les mêmes restrictions qui existaient avant continuent et sont encore plus renforcées. Par conséquent, le ton a durci encore plus et la situation est, pour nous, très inquiétante d’autant plus que nous avons eu à faire, auparavant, des recommandations et nous constatons que ces recommandations ne sont pas mises en œuvre.

RFI

Le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sont à Pékin ce lundi 16 juillet pour constituer un bloc destiné à s'opposer au protectionnisme américain, mené par Donald Trump au nom de « l'Amérique d'abord ». Les deux dirigeants européens se rendront ensuite à Tokyo, pour lancer également un vaste accord de libre-échange avec le pays du Soleil-Levant.

Le 20e sommet Union européenne-Chine qui se tient ce lundi 16 juillet à Pékin tombe à point nommé pour démontrer la volonté des deux partenaires de poursuivre et même renforcer leurs relations commerciales. Cela dans un climat de guerre protectionniste lancée par les États-Unis.

La Chine, deuxième puissance économique mondiale et l'Union européenne (UE), le plus grand marché unique du monde, sont favorables à une modernisation de l'organisation mondiale du commerce, soit tout le contraire de Donald Trump.

Unies pour lutter contre les droits de douane imposés par les États-Unis aux importations d'acier et d'aluminium, l’UE et la Chine sont cependant en désaccord sur certaines pratiques commerciales chinoises qualifiées de dumping par les Européens. Cela aussi devra être abordé, car la Commission européenne insiste sur la nécessité de respecter les règles du commerce international.

Les deux dirigeants européens se rendront ensuite à Tokyo pour signer un accord de libre-échange avec le Japon, autre signal fort contre le protectionnisme. Cet accord de libre-échange devrait couvrir près d'un tiers du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

EMMANUEL DUNAND / AFP

A Dakar, l'opposition appelait à une grande marche ce vendredi après-midi. Une manifestation, autorisée par le préfet de la capitale, pour dénoncer, critiquer l'autorité et son chef, Macky Sall. Un président accusé de tout faire pour éliminer ses opposants. Notamment Khalifa Sall, le maire de Dakar qui est en prison depuis près de 500 jours, et Karim Wade, le fils de l'ancien président, qui vit en exil au Qatar. La marche s'est transformée en meeting à sa gloire.
C'est au son strident des trompettes spéciale Coupe du monde, recyclée pour l'occasion, que les militants de Karim Wade se sont retrouvés...
13-07-2018 - Par Guillaume Thibault
Le t-shirt à l'effigie de Karim Wade était la tenue imposée pour ce rassemblement. Tenues mais aussi affiches, slogans, banderoles : tout était à la gloire du fils de l'ex-président parti au Qatar il y a maintenant plus de deux ans, mais qui reste pour ses sympathisants le futur président. « Etre karimiste, c'est d'abord défendre l'intégrité. Nous défendons la justice, la justice, la bonne gouvernance bien sûr », dit une manifestante.

Pour les karimistes, le président Macky Sall n'a donc qu'un objectif : stopper les ambitions politiques de leur champion. « Le président Macky Sall essaie d'éliminer des candidats, comme Khalifa Sall, Karim Wade qu'il a fait exiler », estime cet homme.

Un discours rôdé, très politique mais qui va aussi parfois sur le terrain social et les galères du quotidien, difficultés qui seront sans aucun doute au coeur de la campagne de 2019. « Je suis très fâché : les gens ne travaillent plus, quand tu es malade, si tu n'as pas d'argent tu meurs », s'énerve un autre manifestant.

En organisant cette marche pour Karim Wade, le Parti démocratique sénégalais a donc tenté de montrer sa force. Mais en mobilisant moins que pour un match de foot, le débat sur l'absence prolongée de Karim Wade sera sans aucun doute au coeur des prochaines réunions du parti.

Rfi

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