Emmanuel Macron se rend à Rome pour une visite officielle au Vatican, mardi 26 juin. Le président de la République va rencontrer le pape François en audience privée. Mais il va aussi prendre possession de son titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran », héritage d'une tradition historique.
Le titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran » est avant tout honorifique. Il revient aux rois de France depuis Henri IV comme remerciement pour le don au Saint-Siège de l’abbaye de Clairac, dans le Lot-et-Garonne.

La tradition a perduré jusqu’à nos jours. Les présidents de la République française sont tous chanoines de Latran. Certains choisissent de venir prendre possession de leur titre, comme le général de Gaulle ou Jacques Chirac. D’autres, à l'instar de François Mitterrand ou François Hollande, ne le font pas.

Monseigneur Rougé, ancien directeur du service pastoral d’études politiques et prochain évêque des Hauts-de-Seine, se réjouit qu’Emmanuel Macron vienne recevoir ce titre. « Le fait de lerecevoir sobrement et simplement est une manière d’accueillir une histoire qui fait partie de la vie d’aujourd’hui où la France, comme le disait Emmanuel Macron aux Bernardins, a peut-être des racines mais aussi une sève chrétienne », estime-t-il.

Réparer le « lien abîmé »

Le président de la République a en effet prononcé un discours important devant la conférence des Evêques au Collège des Bernardins en avril dernier. S'adressant aux catholiques de France, il leur a dit : « Le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, il nous importe de le réparer. Pour cela, il n’est pas d’autre moyen qu’un dialogue en vérité. Ce dialogue est indispensable et si je devais résumer mon point de vue, je dirais qu’une Eglise prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation et qu’un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir ».

Ces propos ont fait polémiques, car certains y ont vu une atteinte à la laïcité. Bruno Cautrès, politologue du centre de recherche politique de Science Po, explique pourquoi ce sujet est si sensible en France : « On peut voir qu’Emmanuel Macron prête beaucoup d’attention à montrer qu’il lui tient à cœur [d'avoir] des bonnes relations entre la France et l’Eglise catholique. Ca pose toujours la question de cette tension : peut-on être un chef d’un Etat laïc et en même temps entretenir des rapports avec les Eglises ? ».

Des convergences avec le pape ?

Dans l’entourage du chef de l’Etat, on assume totalement ce message aux catholiques et on explique qu’Emmanuel Macron a voulu réaffirmer l’importance de leur contribution dans la vie publique, les inviter à s’engager. La notion d’engagement, c’est un point de convergence avec le pape François. Les deux hommes ont une autre chose en commun : une éducation jésuite. Emmanuel Macron, qui a été baptisé à 12 ans à sa demande, a étudié au lycée La Providence à Amiens.

Quant au titre de chanoine de Latran, le président de la République n’a pas hésité à choisir de le recevoir. Pourtant, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime que cela ne va pas forcément de soi. « Pourquoi ni François Mitterrand, ni François Hollande n’ont pas été cherchés ce titre ? Tout simplement parce qu’ils avaient le souci de rappeler que nous sommes une République laïque et de ne pas donner le sentiment qu’il y a un lien particulier établi entre l’Eglise catholique et l’Etat français », explique-t-il.

La comparaison avec Nicolas Sarkozy

Emmanuel Macron doit donc prendre des précautions lors de cette visite. D’autant plus que le dernier président qui est allé recevoir son titre de chanoine de Latran, Nicolas Sarkozy, avait provoqué beaucoup de remous avec le discours prononcé à Rome. « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé même s’il est important qu’il s’en approche parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance », avait-il déclaré.

A l’Elysée, on s’attendait à la comparaison avec Nicolas Sarkozy et on explique que les deux démarches n’ont rien à voir. Emmanuel Macron a d’ailleurs choisi de ne pas prononcer pas de discours au Latran. Le meilleur moyen pour éviter de prêter le flanc aux critiques.

LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Le Nigeria affronte l'Argentine mardi 26 juin à Saint-Pétersbourg dans un des chocs les plus attendus du premier tour de la Coupe du monde 2018. En cas de victoire, les « Super Eagles » assureraient leur billet pour les huitièmes de finale et élimineraient les vice-champions du monde. Mais au-delà, ils pourraient aussi précipiter la retraite internationale d'un Lionel Messi méconnaissable qui, à 31 ans, ne paraît plus vraiment motivé par l'équipe d'Argentine.

De notre envoyé spécial à Saint-Pétersbourg,

Le Nigeria est depuis plus de vingt ans un adversaire de prédilection pour l’Argentine. En 1996, les « Super Eagles » avaient certes battu en finale du tournoi olympique les Argentins. Mais ces derniers avaient pris leur revanche douze ans plus tard, à Pékin, de la main d'un certain Lionel Messi...

En Coupe du monde, les deux équipes ne se quittent pratiquement plus depuis le Mondial 1994 aux Etats-Unis. Les Nigérians ont en effet croisé le chemin des Argentins en 2002, en 2010 et en 2014, dans des duels à chaque fois favorables aux Sud-Américains.

Le 25 juin 1994, à Boston, les Nigérians avaient même été les témoins privilégiés du dernier match de Diego Maradona en Coupe du monde, en tant que joueur... Ce jour-là, les Argentins, vainqueurs (2-1), avaient vu leur idole subir un contrôle anti-dopage à l'issue du match, contrôle positif à l'éphédrine qui allait marquer une triste issue pour la carrière internationale du « Pibe de Oro »...

L’Argentine au bord de la bérézina

Le match que Nigérians et Argentins livreront ce mardi 26 juin restera-t-il lui aussi dans l'histoire ? Assurément, surtout si les « Super Eagles » dominent leurs adversaires et précipitent l'élimination de l'Argentine. Une équipe ciel et blanc en perdition depuis le début de cette Coupe du monde 2018.

Tenue en échec 1-1 par des valeureux Islandais qui faisaient leurs débuts en phase finale, lourdement battue par la Croatie (3-0), l'armada du Rio de la Plata sombrerait dans une grave crise aux conséquences incertaines. Enjeu de querelles politiques (le président de la fédération, Claudio Tapia, successeur du tout-puissant Julio Grondona qui la dirigea d'une main de fer pendant 35 ans jusqu'à sa mort en 2014, est fortement contesté), l'équipe nationale est aussi le théâtre de conflits générationnels. Le sélectionneur Jorge Sampaoli doit faire face en outre à une violente opposition d'une partie de la presse. Le tout sous le regard consterné de dizaines de milliers de supporteurs qui ont fait le voyage jusqu'en Russie et qui voient leur rêve tourner au vaudeville...

« Ça a été une semaine difficile... Mais je ne veux pas penser à autre chose que le match contre le Nigeria, a assuré Jorge Sampaoli, en conférence de presse. Il faut travailler dans la réalité. Je suis persuadé que l'Argentine a de très sérieuses raisons de se qualifier. Il y a un monde virtuel qui te transforme en délinquant quand tu perds un match. Je ne veux pas faire partie de ce monde-là... »

Messi comme Maradona ?

Ce supporter nigérian est au micro de notre correspondant à Moscou: «Leo et moi on a le même nom, mais je vais devoir soutenir mon pays ! Car mon pays est toujours premier dans mon cœur ! J’aime Leo Messi, mais j’y peux rien, je suis pour le Nigeria...» 26/06/2018 - par Daniel Vallot Écouter

Et Lionel Messi dans tout ça ? Le capitaine argentin, qui venait de remporter un nouveau Soulier d'or quelques semaines plus tôt, trophée qui l'accrédite comme  meilleur buteur des championnats du monde entier, n'a toujours pas inscrit un but durant cette édition. Sa meilleure occasion, un penalty face à l'Islande, n'a pas trouvé le chemin des filets. Et depuis, l'homme aux cinq Ballons d'or semble étrangement absent, enfermé dans son mutisme, ne quittant sa chambre que pour s'entraîner ou pour prendre ses repas.

Dimanche, à l'occasion de son 31e anniversaire, Lionel Messi a enfin souri, il a soufflé les bougies sous les acclamations de ses coéquipiers. Et ce mardi, son épouse Antonella et ses trois enfants seront à Saint-Pétersbourg pour le soutenir durant ce match si important. La presse argentine affirme également que le capitaine aurait participé à une importante réunion avec les cadres de l'équipe, le staff technique et le président de la fédération pour demander un retour aux schémas habituels et la titularisation des joueurs confirmés... Une manière de signifier au sélectionneur Jorge Sampaoli que les errements tactiques qu'il a tenté d'imposer depuis un an et les changements de joueurs doivent cesser...

Ce retour aux sources pourrait être la dernière chance pour un des plus grands joueurs de l'histoire de soulever la Coupe du monde. Les Nigérians seront-ils la victime expiatoire de la renaissance argentine en cette Coupe du monde ? Ou précipiteront-ils la retraite internationale de Lionel Messi, 24 ans presque jour pour jour après avoir vu celle de Diego Maradona ? « Je n’y avais même pas pensé, a réagi le défenseur nigérian Brian Idowu, à la veille de la rencontre. Ce sera quelque part notre objectif, le fait que ce soit son dernier match de Coupe du monde. Même si nous adorons voir Messi jouer, c’est contre nous qu’il va le faire. Et il n’y a donc qu’une seule option pour nous : qu’il dispute sa dernière rencontre, ici, à Saint-Pétersbourg. »

REUTERS/Matthew Childs

Le Maroc a terminé son Mondial 2018 avec un nul face à l’Espagne lundi 25 juin à Kaliningrad (2-2). Les Lions de l’Atlas ont sauvé l'honneur après les deux premières défaites face à l’Iran et au Portugal. Khaled Boutaïb a inscrit le premier but de la sélection depuis vingt ans en Coupe du monde. Réactions.
De notre envoyé spécial à Kaliningrad

Déjà en souffrance pour battre l'Iran (1-0), l'Espagne a failli cette fois-ci se faire surprendre par le Maroc, qui sauve toutefois son honneur avec ce nul au goût amer.

Car si Isco avait réussi à répondre (19e) à l'ouverture du score de Khalid Boutaïb (14e), l'entrant Youssef En-Nesyri pensait avoir sanctionné la trop grande passivité de la défense espagnole (81e). Mais Iago Aspas a finalement vu son but égalisateur en toute fin match être validé par l'assistance vidéo alors qu’il avait été signalé hors-jeu dans un premier temps (90e+1).

« Le VAR, ce n’est pas pour les petites équipes »

Et cette fameuse assistance vidéo (VAR) restera comme un vrai cauchemar pour les Lions de l’Atlas, qui n’ont pas digéré la rencontre face au Portugal. Hervé Renard et ses hommes reprochent à l’arbitrage de ne pas avoir fait appel aux images après trois fautes litigieuses des Portugais.

« Le VAR, ce n’est pas pour les petites équipes », avait déjà affirmé Younès Belhanda. Ce soir, c’était au tour de Fayçal Fajr de mettre en cause ce système en abondant dans le sens de son coéquipier. « Je ne digère pas le VAR. C’est ma plus grande déception même si c’était une grande aventure. Mais c’est le foot. On est plus clément avec les grosses équipes », raconte le milieu de terrain de Getafe en Espagne.

Le capitaine Mehdi Benatia, lui, ne voulait plus polémiquer sur le sujet. « C’est une belle compétition, il faut la respecter même si notre pays ne l’a pas été », avance le joueur de la Juventus Turin non titulaire face à la Roja. « C’est frustrant. Mais l’Espagne a des grands champions. On leur souhaite le meilleur, même si on n’a pas été très juste avec nous », ajoute-t-il.

Le réconfort des supporters

Mais comme le souligne Fayçal Fajr, le Maroc a pu compter durant tout ce Mondial sur ses supporters. « Ceux qui aiment le foot ont vu ce que c’était que le Maroc. Avant le Mondial, beaucoup de gens ne connaissaient pas cette sélection. Tous les joueurs rêvent d’avoir avec eux des gens qui les accompagnent. Certains ont privilégié l’équipe nationale plutôt que de partir en vacances en famille, d’autres ont fait des crédits. Je suis triste d’être éliminé et je suis triste aussi pour eux. Dans mon pays, le foot transmet de la joie », explique Fayçal Fajr, un ballon sous le bras pour l’offrir à son neveu au Maroc.

« On en avait parlé tous ensemble avant, c’était un match important pour nous et pour nos supporters », avoue Aziz Bouhaddouz, auteur malheureux du but contre son camp face à l’Iran.

« Maintenant on va se préparer pour faire mieux que le quart de finale de la dernière CAN au Gabon », lance Romain Saiss qui pense tout de même prendre un peu de vacances.

RFI

Le Cedaf centre de Fatick a abrite avant-hier, samedi 23 juin, la cérémonie de passation de service entre Mme Aïssatou Ly Niang, la présidente sortante du Comité national de la scolarisation des filles (CNSCOFI) et Mme Awa Sène Diop la nouvelle présidente. Cette dernière, qui inscrit son action dans la continuité,  veut relever le taux de transition des filles dans les filières scientifiques dans le moyen-secondaire. Un plan  stratégique a été élaboré dans ce sens, en corrélation avec les objectifs du système éducatif.
 
Mme Awa Sène Diop a été officiellement installée dans sa nouvelle fonction de présidente du Comite national de la scolarisation des filles (CNSCOFI). Elle remplace à ce poste Mme Aïssatou Ly Niang, après 23 ans d’exercice. Cette dernière explique que «les  résultats sont probants. Et il y a des défis à relever. Je n’ai pas de doute que les défis seront relevés par l’équipe dirigée par Mme Awa Sène Diop. Je quitte le CNSCOFI avec des résultats laissés sur place.»
Et elle poursuit: «à notre début, moins de 35% des filles allaient à l’école. Aujourd’hui, au niveau de l’enseignement élémentaire, nous avons la parité à l’avantage des filles. Les filles sont plus nombreuses que les garçons.

Au niveau de l’enseignement moyen, les filles sont plus nombreuses que les garçons. Les filles, au niveau de l’enseignement élémentaire, achèvent mieux que les garçons. Même au plan  des résultats scolaires, les filles se positionnent. Les nombreuses fêtes de l’excellence le montrent. Elles sont toujours devant. Et le résultat le plus important, c’est l’impact de nos actions sur le terrain parce que, changer  des comportements, c’est difficile. Il y avait des localités au Sénégal où il était impensable d’inscrire une fille à l’école. Aujourd’hui, nous avons changé ces comportements.

Mais, cela nous le devons aux différents partenaires de l’éducation, les IA (Inspections d’académies), le ministère et le président de la République qui a toujours accompagné la CNSCOFI par des subventions.  Notre   lutte a toujours été: ‘’à diplôme égal, poste égal’’.»
La nouvelle présidente, Mme Awa Sène Diop, soutient qu’elle a beaucoup d’ambitions pour cette nouvelle mission. «L’équipe sortante a beaucoup contribué à l’atteinte de ces bons résultats. Nous avons élaboré un plan stratégique qui est en corrélation avec les objectifs du système éducatif. Il nous faut une large concertation pour pouvoir mettre en œuvre ce plan stratégique». Et d’ajouter: «notre défi majeur est le maintien des filles à l’école.

Nous voulons aussi améliorer davantage les performances des filles mais aussi relever le taux de transition des filles dans les filières scientifiques dans le moyen-secondaire car, les filles n’osent pas affronter les matières scientifiques. La stratégie qui sera mise en œuvre pour atteindre ces différents objectifs repose sur l’élargissement du partenariat, l’organisation de campagnes de sensibilisation mais aussi l’implication de tous les acteurs de l’école.»

Sud quotidien

23 juin 2011-23 juin 2018. Voilà 7 ans, jour pour jour, que le Sénégal a connu un mouvement populaire hors du commun. Comme un seul homme, les citoyens sénégalais, notamment les partis d’opposition, les organisations de la société civile et les mouvements citoyens, se sont ligués contre le projet de loi constitutionnelle instituant un ticket pour les candidatures à la présidentielle, poussant ainsi le régime d’alors à faire marche arrière et à retirer ledit projet de loi de l’Assemblée nationale. En perspective de la commémoration de ce jour historique, Sud Quotidien prête la parole à certains acteurs pour poser leur diagnostic sur la gouvernance politique au Sénégal, voire sur la réalité ou non de ruptures significatives dans le mode de gestion actuelle du pouvoir.
 
ZAHRA IYANE THIAM, CONSEILLERE SPECIALE DU PRESIDENT
«LES CONDITIONS QUI AVAIENT PREVALU AU MOUVEMENT DU 23 JUIN NE SONT PLUS D’ACTUALITE»

Si nous devons faire une lecture de la gouvernance politique actuelle, comparée à ce qui avait conduit au mouvement du 23 juin, je pense qu’il faudrait également camper la situation d’alors qui n’était pas axée sur une gestion de la politique, mais sur l’utilisation des Institutions et un peu l’instrumentalisation de la loi. D’ailleurs, le slogan «Touche pas à ma Constitution» est assez révélateur de l’esprit de la plateforme…Donc, c’était loin d’être une question de gestion des affaires publiques. Maintenant, il est vrai que ces situations-là ont des incidences sur la gestion et l’exécution des politiques publiques. Puisque nous avons constaté la corruption qu’on voulait faire surtout vis-à-vis ces Institutions financières. Tout le monde se rappelle du cas Alex Ségura.

Il y a aussi la privation des droits de la classe politique, notamment celle de l’opposition. Il faut noter, à ce sujet-là, que l’opposition d’alors avait toujours souhaité s’assoir autour d’une table avec le président Wade. D’ailleurs, nous avions proposé à l’époque, la mise sur pied d’une Commission paritaire pour discuter de plusieurs questions, notamment de celle du processus électoral, qui en définitive était un élément de stabilité au niveau des pays.

Donc, si nous voulons faire une comparaison avec ce qui se fait aujourd’hui, je pense qu’il est aisé de voir que les conditions qui avaient prévalu à un mouvement du 23 juin, ne sont plus d’actualité. Que nous avons quand même une gouvernance qui renforce les droits des citoyens, à travers le référendum. Nous avons des Institutions plus fortes qui s’attellent de plus en plus à leur tâche. Voyez ce que nous faisons avec la représentation nationale, autour du contrôle de l’action du gouvernement. Nous avons également le dialogue, qui est rejeté malheureusement par une frange de l’opposition.

DETHIE FALL, DEPUTE DE REWMI
«MACKY SALL S'EST AUTO-EXCLU DU CERCLE DES PRINCIPAUX ACTEURS DU 23 JUIN»

Le président Macky Sall a trahi l'esprit et la lettre du 23 juin. Il est en train de poser des actes pires que ceux qui avaient soulevé les Sénégalais ce jour-là pour une démocratie moderne et contre un tripatouillage de la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Aujourd'hui, le président de l'Apr a introduit, entres autres, le parrainage pour tous les partis politiques par le biais d'une loi constitutionnelle pour chercher à avoir un deuxième mandat par la voie électronique.

Et cela, suite au recul connu sur le terrain politique le rendant minoritaire lors des législatives avec 49, 48%. Avec lui comme président de la République, le Sénégal n'a pas tiré bénéfice de cette prise de conscience collective et manifestée devant l'Assemblée nationale pour un processus électoral remarquable et une démocratie soustraite de la basse volonté d'un Président de confisquer le suffrage universel de ses compatriotes. Tous les Sénégalais doivent célébrer le 23 juin, sauf l'actuel «gardien de la Constitution».  Il s'est auto-exclu du cercle des principaux acteurs. Et c'est regrettable.
 
PAPE ZATOR MBAYE DIALLO, DEPUTE SORTANT MEMBRE DE L’AFP
«LA RUPTURE EST AU RENDEZ-VOUS»

Je voudrais saluer les bonds quantitatifs et qualitatifs qui sont en train d’être faits, depuis la survenue de la deuxième alternance. Quand je parle de bonds qualitatifs, c'est-à-dire des ruptures profondes sur le plan de la gouvernance, sur le plan des options politiques et même sur le plan des options programmatiques, avec notre cheval de batail qui est le Plan Sénégal émergent et qui est le lit sur lequel sont couchés tous les projets et toutes les réformes qui sont déroulées depuis la survenue de la deuxième alternance. Demain (Ndlr : aujourd’hui) sera le 23 juin, on sera déjà à quelque chose comme 7 ans.

Pour nous autres qui étions des acteurs du 23 juin, ces manifestations découlaient d’un tripatouillage abusif de la Constitution. Je rappelle quand même, il y a eu 16 réformes déconsolidantes qui avaient été faites. Le clou pour couronner tout cela, il fallait que le régime d’alors puisse changer la Constitution en faisant sauter le quart bloquant et pouvoir permettre à un éventuel candidat de passer dès le premier tour avec juste 25%.

C’est cela qui avait provoqué l’ire des populations qui s’étaient mobilisées comme un seul homme pour dire non. Ça été un moment important, une leçon pour tous les gouvernants, qu’ils soient d’aujourd’hui, de demain…Heureusement que le président Macky Sall l’a compris depuis son arrivée. Il essaie, autant que faire se peut, de poser des actes concrets dans le sens de permettre au Sénégal de faire des bonds qualitatifs et quantitatifs. La rupture est au rendez-vous… C’est cela que les Sénégalais attendaient. Le visage du pays est en train de changer.

 MALICK GAKOU, DU GRAND PARTI SUR LA GOUVERNANCE POLITIQUE DU SENEGAL
«EN MATIERE DE DEMOCRATIE, NOTRE PAYS EST RELEGUE A LA QUEUE DU PELOTON»

La gouvernance démocratique se porte mal au Sénégal du fait de l’incurie et de l’incompétence manifeste du régime du Président Macky Sall qui a foulé au pied les attentes historiques de la charte de gouvernance démocratique des Assises Nationales.  Le référendum et la loi scélérate sur le parrainage sont à la dimension de cette mégalomanie institutionnelle de réformes constitutionnelles totalement en porte-à-faux avec la défense des intérêts supérieurs de la Nation et de la pérennisation des acquis démocratiques de notre pays.

A tel enseigne que notre pays, naguère cité en exemple en matière de démocratie, est relégué à la queue du peloton. Pour rétablir les grands équilibres institutionnels et remettre notre pays sur la voie de la modernité démocratique, de l’innovation et des réformes pour le développement, il faut engager, sans conteste, les transformations structurelles de la gouvernance au Sénégal. Et cela passe nécessairement par le respect des conclusions des Assises Nationales soutenues par une forte volonté politique de développement dont le socle réside dans le patriotisme économique.  

Personne ne développera le Sénégal à la place des Sénégalais. C'est clair qu’à la lumière des errements du gouvernement et de sa volonté de tailler la gouvernance à la mesure d’un hypothétique deuxième mandat, il nous faut beaucoup de sueurs et de jérémiades pour redresser la situation de la gouvernance calamiteuse de notre pays.  Le Programme Alternatif Suxxali Senegaal (Pass) que je propose aux Sénégalais se veut d’être le premier rempart des Assises Nationales et engagera notre pays à partir du mois d’avril 2019 dans la voie des réformes et du développement économique et social pour le bien-être du peuple sénégalais.

SudOnline

Selon Cheikh Sadibou Fall, ancien ministre de l'intérieur du Sénégal (avril 2004-novembre 2004) et membre du comité directeur du Parti démocratique Sénégalais (Pds), Karim Wade devrait rentrer au bercail pour parler aux Sénégalais et leur présenter son programme politique. Invité de l’émission Grand Jury de la Radio Futurs médias (Rfm privée) hier, dimanche 24 juin, Cheikh Sadibou Fall a réaffirmé lui-aussi que le Pds n'a pas de candidat de rechange.
 
L’ancien ministre de l'intérieur du Sénégal et membre du comité directeur du Pds, Cheikh Sadibou Fall, met la pression sur Karim Wade, ex-ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures et candidat des Libéraux pour la prochaine présidentielle. Invité de l’émission Grand Jury de la Radio Futurs médias (Rfm privée) hier, dimanche 24 juin, Cheikh Sadibou Fall, également ancien ambassadeur du Sénégal en Italie, soulignant d’emblée qu’il n’a aucune information au sujet du calendrier de Wade fils, a toutefois estimé que le moment est venu pour celui-ci de rentrer au bercail pour porter sa candidature pour la prochaine présidentielle.

«Il est temps que Karim rentre au bercail». Pour cela, le responsable du Pds invite Karim Wade à braver les menaces des tenants actuels du pouvoir qui, selon lui, sont en train de tout faire pour empêcher son retour. «Le Pds n'a pas de candidat de rechange. Karim Wade est et reste le candidat du Pds à la Présidentielle de 2019. Il est grand temps qu'il soit là. C'est un combat politique et un combat politique comporte des risques. Qu'il revienne dans son pays pour parler aux Sénégalais et leur présenter son programme politique. On ne peut pas faire une campagne politique, via les réseaux sociaux ou par correspondance épistolaire», a soutenu Cheikh Sadibou Fall.

Par ailleurs, s’exprimant sur la controverse au sujet de l’inscription ou non de Karim Wade sur le fichier électoral, l’ancien ministre libéral n’est pas allé par quatre chemins pour recadrer son successeur, Aly Ngouille Ndiaye qui avait indiqué, lors de son passage à l'Assemblée nationale pour le vote du projet de loi modifiant le Code électoral, que Karim Wade n’est pas inscrit sur les listes électorales. «Aly Ngouille raconte n'importe quoi. Karim a bien son récépissé. Il s'est présenté devant une commission administrative, il a été inscrit sur les listes électorales. Donc, Aly Ngouille Ndiaye et son collègue de la Justice, Ismaïla Madior Fall, sont en train de tout faire pour que Karim ne participe pas à la présidentielle».

Sudonline

La tension reste vive dans la région de Mopti après une attaque dans la localité de Koumaga, dans le cercle de Djenné au Mali. Les faits se sont produit samedi 23 juin. Au moins 32 civils peuls ont été tués, selon la principale association peule du Mali. Le gouvernement, dans un communiqué, indique qu'« une mission des FAMA d'interposition dépêchée sur les lieux a découvert seize corps et d'importants dégâts matériels ». Les assaillants portaient des habits de chasseurs traditionnels dozo. Les leaders de la communauté peule du Mali, citant des survivants de l'attaque, s'interrogeaient toutefois dans la matinée de ce dimanche sur l'identité réelle de ces assaillants.

Abdoul Aziz Diallo est le président de Tabital Pulaaku, la plus importante association des Peuls du Mali. A son domicile de Bamako, les informations sur les tragiques événements du terrain arrivent.

Koumaga, gros village du centre du Mali. C’est là, ce samedi, que les chasseurs traditionnels communément appelés « dozo », armés, arrivent. « Ils ont d'abord exécuté un homme avant d'entrer dans le village... Puis ils ont tiré sur tous les hommes dont ils croisaient la route », explique Ousmane Dicko, administrateur de l'association à Mopti.

« Ils ont encerclé tous les villages. Il y a les Peuls, il y a les Dogons, il y a les Soninkés, il y a les Malinkés et il y a d’autres personnes, mais ils ont ciblé les familles peules. Ils se sont mis à tuer. Ils ont tué. Ils ont tué… Ils ont tué des femmes, ils ont tué des enfants. Généralement, le matin, les gens sortent les animaux. Donc, tous les gens qu’ils ont trouvés dehors avec les animaux, même des petits enfants, ils les ont tués. Ils les ont froidement assassinés », précise Abdoul Aziz Diallo.

Sur place, un commerçant peul raconte : « Personne ne s'attendait à une tuerie... Des enfants de 7 à 12 ans ont été tués », poursuit-il, « ainsi que des personnes de plus de 60 ans ». Il a été contraint de fuir dans un village voisin.
Deux élus du centre du Mali, interrogés séparément par RFI, confirment cette version des faits. L'un d'eux précise même que les assaillants viendraient du cercle du Macina... dans la région de Ségou.

Après l’intervention des assaillants, un bilan provisoire des victimes civiles a été établi.

« Actuellement, on a pu retrouver 32 corps et nous avons les noms. Il y a à peu près huit que l’on n’a pas retrouvés », rapporte Abdoul Aziz Diallo.

« Ce qui se passe est grave. Evitons les amalgames. Evitons de considérer tous les Peuls comme des terroristes jihadistes », a ajouté ce leader de la communauté peule du Mali.

Le gouvernement a également réagi par l'intermédiaire de son porte-parole.

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Communiqué du gouvernement du Mali sur l'attaque de Koumaga le 23 juin 2018. © Communiqué du Gouvernement du Mali
AFP

Les dirigeants de 16 pays de l'UE étaient réunis ce dimanche en mini-sommet à Bruxelles pour évoquer la question migratoire et tenter de trouver des solutions communes à un dossier qui provoque de vives tensions au sein de l'Union.

Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis ce dimanche 24 juin à Bruxelles se sont quittés sans adopter de conclusions communes. Une déclaration formelle n'était de toute façon pas à attendre de cette simple réunion de travail, destinée simplement à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin prochains.

Selon le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et la chancelière allemande Angela Merkel, cette réunion a surtout permis à chacun de faire preuve de bonne volonté et d'exposer ses propres préoccupations.Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a fait part sur Twitter de sa satisfaction.

Le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a quant à lui déclaré que ce mini-sommet a permis d'évacuer des solutions « qui n'étaient pas conformes à nos valeurs ».

Angela Merkel a d'ailleurs estimé lors de son départ que la solution la plus plausible serait la conclusion d'accords bilatéraux pour résoudre les crises au cas par cas. C'est là le contraire du principe de coopération européenne.

On sent bien que les positions sont toujours éloignées et que la solidarité européenne n'est pas prête à jouer, constate notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Or, c'est cette solidarité que réclament les pays du Sud, à savoir l'Espagne, la Grèce et surtout l'Italie. Pour l'instant, les pays d'Europe centrale ne veulent pas en faire preuve. La France et l'Allemagne préconisent toujours de leur côté le Règlement de Dublin, qui prévoit que les demandes d'asile des migrants sont traitées dans le premier pays où leurs empreintes ont été enregistrées.

L'idée de répartir les migrants par quotas n'avance pas non plus. D'un côté, les pays d'Europe centrale - représentés hier par l'Autriche - qui ont martelé que la répartition des migrants par quotas, même uniquement en cas de crise restait taboue. De l'autre côté, il y a les pays méditerranéens, en particulier l'Italie : ils déplorent le manque de solidarité et dénoncent le maintien du règlement de Dublin. Pour Emmanuel Macron, ce sont les questions de politique intérieure qui déstabilisent le débat européen : « Aujourd'hui, c'est un défi qui est lié à la pression politique dans certains Etats membres et à ce qu'on appelle l'émigration secondaire [...] Certains essaient d'instrumentaliser la situation de l'Europe pour créer une tension politique et jouer avec les peurs. » La solution qui semble pour l'instant se dessiner est celle d'une sous-traitance du dossier migratoire par des pays hors de l'UE.

Il y a malgré tout des résultats tangibles à ce sommet avec trois axes de travail sur lesquels les Européens se sont accordés : l'accélération des réformes internes, la protection des frontières et la recherche de coopération avec les pays des Balkans ou d'Afrique pour endiguer en amont la pression migratoire.

Geert Vanden Wijngaert/Pool via Reuters

Vainqueur de son premier match de la Coupe du monde 2018 face à la Pologne (2-1), le Sénégal a été tenu en échec par le Japon (2-2), également victorieux lors de sa première sortie devant la Colombie (2-1). Les Lions peuvent nourrir des regrets après avoir mené deux fois au score. Il leur faudra ne pas perdre face à la Colombie pour leur dernière sortie pour valider leur qualification en huitièmes de finale.

Quand le latéral droit Moussa Wagué s’est mué en un improbable sauveur en inscrivant le deuxième but du Sénégal (71e), les Lions ont certainement cru avoir fait le plus dur face à un Japon très accrocheur. Mais le Sénégal n’y a cru que 7 minutes, le temps pour Keisuke Honda (78e) d’égaliser en profitant d’une sortie mal maîtrisée du gardien Khadim Ndiaye. C’était la deuxième fois de la soirée que les hommes de Cissé se faisaient rejoindre au score dans cette rencontre. Les Lions avaient mené dès la 11e minute par Sadio Mané qui a marqué grâce à Kawashima, sur un ballon maladroitement repoussé sur lui après une frappe de Sabaly. Entreprenants dans les premières minutes du match, les Lions ont commencé à reculer après le but de Mané. Mal leur en prit puisqu’à force d’insister, les Japonais égalisent grâce à un superbe but d’Inui (34e).

Dans cette rencontre, Aliou Cissé avait décidé de changer son système de jeu en troquant le 4-4-2, aligné devant les Polonais, avec un 4-3-3 censé contenir les Japonais plus vifs et plus techniques. L’attaquant Mame Biram Diouf laisse donc sa place à Pape Alioune Ndiaye, milieu de terrain, pour renforcer l’entrejeu et permettre à Alfred Ndiaye d’évoluer en sentinelle afin de limiter l’influence du maître à jouer nippon, Kagawa.

Les supporters sénégalais à Dakar pendant la rencontre Japon-Sénégal, le 24 juin 2018.RFI/ Guillaume Thibault
 
Cissé trop gestionnaire ?

Le Sénégal a eu les opportunités pour prendre les six points notamment grâce à Mbaye Niang. Buteur contre la Pologne, le joueur de Torino (Serie A, Italie) a été une nouvelle fois très remuant sur le front de l’attaque et a beaucoup pesé par sa vitesse et son physique. Niang a insisté devant et a été dangereux plusieurs fois avec notamment cinq tirs au but, le record du match.

C’est un match nul qui n’arrange aucune des deux équipes, même si elles restent toutes les deux en tête de la poule H. L’équipe d’Aliou Cissé a sans doute payé une tactique assez gestionnaire et calculatrice en changeant systématiquement d’approche dès qu’elle a mené au score. L’attitude a été de conserver son but d’avance plutôt que d’aller chercher à faire le break d’où certainement les entrées des milieux de terrain Cheikhou Kouyaté et Cheikh Ndoye alors que les attaquants Diao Baldé Keïta et Moussa Sow sont restés sur le banc comme lors du premier match. L’esprit offensif a été plus incarné par les latéraux Youssouf Sabaly et Moussa Wagué. Le premier est à l’origine des deux buts du Sénégal, le second est devenu le plus jeune buteur africain de l’histoire de la Coupe du monde à 19 ans et 8 mois avec sa réalisation à la 71e minute.

Avec ce match nul, le Sénégal reste leader du groupe H avec le Japon (4 points), il lui faudra prendre un point face à la Colombie jeudi 28 juin pour assurer sa qualification pour les huitièmes de finale. Ce n’est pas encore gagné…

RFI/ Guillaume Thibault

Moussa Wagué est devenu le plus jeune buteur africain de l’histoire en phase finale de Coupe du monde, en marquant face au Japon (2-2), ce 24 juin à Ekaterinbourg. Le latéral droit sénégalais, titulaire-surprise durant ce Mondial 2018, vit un rêve éveillé avec les « Lions de la Téranga », à 19 ans.

Moussa Wagué a quitté le Stade central d’Ekaterinbourg après un nul 2-2 face au Japon avec le même air stoïque qu’après la victoire 2-1 du Sénégal face à la Pologne le 19 juin. Le latéral droit ne le savait alors pas encore, mais ce 24 juin 2018, à l’âge de 19 ans et 236 jours, il est devenu le plus jeune buteur africain de l’histoire de la Coupe du monde. Sa frappe surpuissante à la 71e minute lui a en effet permis d’effacer des tablettes le Ghanéen Draman Haminu, scoreur face aux Etats-Unis en 2006, à l’âge de 20 ans.

« Franchement, c’était un énorme plaisir pour moi de marquer mon premier but en Coupe du monde et pour mon pays, lâche Moussa Wagué, timidement. J’ai d’abord pensé à mes deux parents qui sont vraiment très content pour moi et à tout le peuple sénégalais ».

Titulaire surprise durant ce Mondial 2018

Moussa Wagué, qui ne compte qu’une douzaine de sélections en équipe du Sénégal est en outre la surprise chez les « Lions de la Téranga ». Aliou Cissé, le coach sénégalais l’a préféré à l’expérimenté Lamine Gassama. « Déjà, participer à une Coupe du monde en étant si jeune, c’est un rêve pour moi, explique Wagué. Et, en plus, être titulaire, c’est vraiment énorme… Je suis en train de vivre un rêve ».

Sadio Mané, le joueur-vedette des « Lions », lui aussi buteur face au Japon, jette un regard bienveillant sur son cadet. « C’est un très bon joueur et il fait du bien à l’équipe, assure le milieu offensif. Tant mieux pour nous et pour lui. On va en tout cas essayer de l’aider encore plus pour qu’il soit au top ».

Même son de cloche du côté du milieu défensif, Alfred Ndiaye : « Je suis très content pour lui. Il n’a même pas 20 ans et il marque en Coupe du monde ! C’est une très bonne chose pour lui. C’est un joueur travailleur. Il mérite ce qui lui arrive. Il faut qu’il continue comme ça. Il n’en est qu’au début de sa carrière. J’espère qu’il pourra aller très loin. »

« Tout est allé très vite… »

Pas totalement à son aise face à la Pologne puis face au Japon, le natif de Bignona en Casamance sait qu’il a encore beaucoup de travail à fournir. Mais il se souvient aussi du chemin parcouru depuis son passage par l’Académie Aspire, fondée par le Qatar. « Quand j’étais à Aspire, j’imaginais des choses mais je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça, concède celui qui porte désormais les couleurs du club belge KAS Eupen. Tout est allé très vite… Je remercie d’ailleurs Aspire et mon école de football à Bignona ».

Moussa Wagué poursuit donc sa belle ascension après avoir fini 4e de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2015…

Un sort enviable durant cette Coupe du monde 2018 qu’il partage avec son ex-camarade de promotion à Aspire, le gardien de but nigérian Francis Uzoho, lui aussi titulaire, avec les « Super Eagles ». « Ça fait très plaisir de le voir jouer, comme moi, sourit enfin Moussa Wagué. On s’appelle tout le temps pour s’encourager. C’est une surprise pour lui aussi et je suis très content pour lui ».

REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

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