Une capture d'écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d'un "Conseil national de restauration" au Gabon, le 7 janvier 2019. © HANDOUT via Reuters TV
Lundi 7 janvier, un groupe de militaires a pris temporairement le contrôle de la radio nationale pour appeler au soulèvement et annoncer la formation d'un « Conseil national de restauration », et ce alors qu'Ali Bongo Ondimba poursuit sa convalescence au Maroc. Une tentative de coup d'État qui s'est soldée quelques heures plus tard par l'arrestation des commanditaires.


Tôt dans la matinée du lundi 7 janvier, un petit groupe de militaires – une dizaine selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement –, a fait irruption dans les locaux de la Radio Télévision gabonaise (RTG) pour diffuser un message sur les ondes de la radio d'État et annoncer la mise en place d'un « Conseil national de restauration » dont le but était de « sauver la démocratie, préserver l'intégrité du territoire national et la cohésion nationale ». Six employés de la RTG, des journalistes et des techniciens, étaient également présents sur place et ont été séquestrés.

« Une fois encore, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir dans leur basse besogne continuent d'instrumentaliser et de chosifier la personne d'Ali Bongo Ondimba en mettant en scène un malade dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales », indiquait le communiqué, en faisant référence à la convalescence du président, dont sa dernière prise de parole depuis son hospitalisation remonte au 31 décembre, à l'occasion de son discours des vœux à la nation. Selon le communiqué des putschistes – qui a tourné en boucle une partie de la matinée sur les ondes de la RTG –, ce message de vœux n'a fait que « renforcer les doutes sur sa capacité à assumer ses fonctions de président ».


Qui sont les putschistes ?


Selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, les mutins étaient une dizaine à pénétrer dans les locaux de la radio. Plus tôt dans la journée, la présidence avait parlé de six militaires impliqués. Sur les images de l'allocution des militaires à la RTG, trois officiers coiffés des bérets verts de la Garde républicaine sont visibles, dont un certain lieutenant Kelly Ondo Obiang, commandant adjoint de la garde d'honneur de la Garde républicaine, qui a pris la parole pour lire le communiqué.


Se présentant comme le président d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), formation jusqu'à présent inconnue, il a été formé en partie en Côte d'Ivoire, à l'École des forces armées (EFA) de Zambakro, à Yamoussoukro, dont il est sorti en 2015. Selon nos informations, l'homme était jusqu'à présent « un parfait inconnu », plus souvent mobilisé au sein de la garde d'honneur, unité de parade et non de combat.


« Gabon : qui est le lieutenant Kelly Ondo Obiang, instigateur présumé de la tentative de coup d'État ?
07 janvier 2019 à 12h04 | Par Mathieu Olivier


Mis à jour le 07 janvier 2019 à 13h57

Une capture d'écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d'un "Conseil national de restauration" au Gabon, le 7 janvier 2019. © HANDOUT via Reuters TV
Principal protagoniste de la tentative avortée de coup d'État du 7 janvier à Libreville, le lieutenant Kelly Ondo Obiang est commandant adjoint de la garde d'honneur de la Garde républicaine.
Le lieutenant Kelly Ondo Obiang est l'un des commandants en second de la garde d'honneur de la Garde républicaine, l'unité de gendarmerie chargé de sécuriser la présidence de la République. Selon le communiqué lu lundi matin sur les ondes de Radio Gabon, il serait le principal instigateur de la tentative du coup d'État du 7 janvier.
Présent dans les locaux de Radio Gabon alors que le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale gabonaise y a donné l'assaut, Kelly Ondo Obiang est parvenu à échapper aux gendarmes et était toujours en fuite à l'heure où nous écrivions ces lignes (11h GMT). Quatre militaires ont en revanche été appréhendés lors du même assaut et mis aux arrêts, selon le gouvernement. Six autres personnes, des employés de Radio Gabon, étaient présents sur place.

« Parfait inconnu »


Selon nos informations, Kelly Ondo Obiang était jusqu'à ce jour « un parfait inconnu ». Connu « de vue » à la présidence, il y est décrit comme un « soldat de base » relativement discret. Il était régulièrement mobilisé au sein de la garde d'honneur, une unité de parade, et non de combat, regroupant des membres de chaque corps d'armée à l'occasion de cérémonies officielles.
Si les autorités gabonaises cherchent encore à compléter son profil, Kelly Ondo Obiang serait rattaché à l'unité d'intervention parachutiste de la garde républicaine. Il a notamment été formé en partie en Côte d'Ivoire, à l'École des forces armées (EFA) de Zambakro, à Yamoussoukro, où il a achevé une formation en 2015. Créée en 1963, l'EFA forme régulièrement des officiers venus de nombreux pays africains.

La situation rapidement « sous contrôle », selon le gouvernement


La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre. Les blindés des forces de sécurité gabonaises ont très rapidement bloqué l'accès au boulevard Triomphal, et pris le contrôle dès 7 heures (heure locale) des entrées de la RTG. Vers 9h00, la situation était « sous contrôle », selon la présidence.


Deux militaires impliqués dans la tentative de coup d'État avortée ont été abattus lors de l'assaut des hommes du Groupe d'intervention de la gendarmerie gabonaise, selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement. Les autres ont été arrêtés. Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, qui était parvenu à s'échapper des locaux de la radio, a finalement été appréhendé à proximité du bâtiment et mis aux arrêts. Les mutins sont actuellement entendus par le procureur de la République. Au moment où nous écrivons ces lignes (18h00, heure locale) internet était toujours coupé au Gabon.


Des proches de Jean Ping cités dans le communiqué


Dénonçant la « confiscation du pouvoir par ceux qui le 31 août 2016 ont fait assassiner nos jeunes compatriotes », le lieutenant Ondo Obiang a cité une série de personnalités pour prendre part au « Conseil national de restauration ». Parmi celles-ci, on retrouve le général Jean Philippe Ntumpa Lebani – qui avait purgé une peine de prison pour une précédente tentative de coup d'État avortée en 2009 –, le colonel Rapontchombo, officier de l'armée de terre, ainsi que plusieurs acteurs de la société civile, réputés proches de Jean Ping, le syndicaliste Jean Rémy Yama et la chercheuse Laurence Ndong, Marcel Libama (Union nationale), l'avocate Paulette Oyane et Bertrand Zibi, ancien député qui a quitté le Parti démocratique gabonais (PDG) avant la dernière présidentielle.
Une liste qui interroge, puisque Jean Rémy Yama a expliqué à Jeune Afrique ne pas être au courant de l'action entreprise par le groupe de militaires, tandis que l'ancien député Bertrand Zibi est, lui, toujours incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis août 2016.


Déby « indigné », l'UA et la France condamnent


L'Union africaine (UA) a été la première à réagir pour condamner fermement « la tentative de coup d'État intervenue ce matin au Gabon ».

« Je réaffirme le rejet par l'UA de tout changement anticonstitutionnel », a réagi sur Twitter Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine.


L'union africaine condamne fermement la tentative de coup d'Etat


La France a elle aussi condamné « toute tentative de changement de régime extra-constitutionnel », tandis que le président tchadien Idriss Déby Itno a fait part de son « indignation », dans un communiqué publié lundi après-midi, dans lequel il a apporté « son soutien et celui de toute la communauté de la Cemac » à son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, qui n'a pas encore commenté les événements.


https://www.jeuneafrique.com/700166/politique/gabon-qui-est-le-le-lieutenant-kelly-ondo-obiang-instigateur-presume-de-la-tentative-de-coup-detat/


L'acteur de Star Wars et Indiana Jones a pris la parole le 12 septembre 2018 au Sommet pour le climat de San Francisco en tant qu'ambassadeur de l'ONG Conservation International. Harrison Ford a dénoncé les dangers de l'inaction face au changement climatique et les ravages des climato-sceptiques et des anti-sciences.

Harrison Ford au pupitre du Sommet pour le climat le 12 septembre 2018.
©Global Climate Summit


Son nom n'est jamais mentionné. Mais c'est bel et bien le président américain Donald Trump qui était dans le viseur de Harrison Ford, lorsqu'il a pris la parole au pupitre du sommet sur le climat, qui s'est tenu du 12 au 14 septembre 2018 à San Francisco, en Californie. L'acteur y était invité en tant que vice-président de l'ONG Conservation International pour laquelle il oeuvre depuis plusieurs années. "Élisez des dirigeants qui croient en la science et qui comprennent l'importance de protéger la nature !, s'est-il emporté au micro.

Arrêtez bon sang le dénigrement de la science !

Arrêtez de donner le pouvoir aux gens qui ne croient pas à la science, ou pire encore qui font semblant de ne pas croire en la science pour servir leurs propres intérêts" s'est-il exclamé. L'acteur s'était livré à une charge similaire contre l'administration Trump en novembre 2017. "Aujourd'hui, la plus grande menace n'est pas le changement climatique, la pollution, les incendies ou les feux, c'est que nous avons aux manettes des choses les plus importantes des gens qui ne croient pas en la science" expliquait-il aux journalistes du Hollywood reporter.
Pour Harrison Ford, les effets du réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes convergent vers "la plus grande crise morale de notre temps"


Dans son discours de San Francisco, l'ancien Han Solo insiste toutefois sur l'importance vitale de la préservation de la nature. "Cette planète est la seule maison que nous connaîtrons jamais. Pour notre climat, pour notre sécurité, pour notre futur, nous avons besoin de la nature. Maintenant. Plus que jamais. La nature n'a pas besoin des gens. Mais les gens ont besoin de la nature" a-t-il martelé. "Car aujourd'hui, la destruction de la nature génère plus d'émissions de carbone que toutes les voitures et les camions dans le monde. On peut mettre des panneaux solaires sur toutes les maisons, on peut passer tous les véhicules à l'électrique ; mais tant que Sumatra brûle, nous aurons échoué.

Tant que la forêt amazonienne sera défrichée et brûlée, tant que les terres des populations indigènes seront spoliées, tant que les zones humides seront détruites, nos objectifs climatiques resteront hors de portée. Et nous n'aurons alors plus le temps de faire quoi que ce soit. Si on ne cesse pas la destruction de notre monde naturel, rien d'autre n'aura plus d'importance.

Pourquoi ? parce que restaurer les forêts, les mangroves, les zones humides et toutes ces zones denses en carbone représentent 30 % de ce qu'il faut faire pour éviter un réchauffement catastrophique. Leur préservation est la seule solution dont nous disposons actuellement pour stocker du carbone à l'échelle globale" a-t-il expliqué.


Sur la scène du Sommet pour le climat, Harrison Ford préconise l'inclusion de la sauvegarde de la nature dans tous les objectifs climatiques, et la mise en place d'un calendrier ambitieux pour atteindre les objectifs climatiques fixés durant l'Accord de Paris. "Nous devons investir dans les mangroves et les forêts tropicales de la même manière que nous investissons dans les énergies renouvelables, travailler à empêcher la destruction de ces écosystèmes, et poursuivre la recherche dans la reforestation, de la même manière que nous poursuivons la recherche sur la capture et le stockage de carbone". Et Indiana Jones de conclure : "Tous autant que nous sommes, riches ou pauvres, puissants ou faibles, nous allons tous subir les effets du changement climatique, de la destruction des écosystèmes et nous allons faire face à ce qui va rapidement devenir la plus grande crise morale de notre temps".


https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/harrison-ford-son-plaidoyer-pour-la-science_127608


On peut lire ceci sur les idées de Trump sur le climat


L'Américain Donald Trump est né le 14 juin 1946 à New York. Milliardaire, l'homme d'affaires a fait fortune dans la promotion immobilière et le divertissement télévisuel. Malgré son absence d'expérience politique, il a été élu président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. Pendant la campagne, le Républicain a adopté des positions résolument climatosceptiques, affirmant que le réchauffement climatique est un "canular", fomenté "par les Chinois" pour casser "l'appareil industriel américain". Il expliquait vouloir faire sortir son pays de l'accord de Paris signé à l'issue de la COP21 s'il accédait à la Maison Blanche. L'élection passée, Trump semble adoucir sa position, expliquant le 22 novembre 2016 dans un entretien au New York Times qu'il "y a un lien" entre l'activité humaine et le changement climatique.
Où le travail de sape environnementale de l'administration du président américain Donald Trump s'arrêtera-t-il ?

Cette dernière a proposé, le 11 décembre 2018, une vaste réforme de la loi sur la qualité de l'eau, une promesse de Donald Trump aux agriculteurs et aux promoteurs qui dénonçaient des normes environnementales trop strictes. Mais las : cette nouvelle loi fédérale va réduire à une peau de chagrin le nombre de zones humides et de cours d'eau protégés par le Clean Water Act. Elle doit "annuler et remplacer" la loi précédente, mise en place en 2015 par l'administration Obama, et saluée par les défenseurs de l'environnement. Elle avait permis de limiter les rejets de pesticides ou de fertilisants sur de vastes zones humides, allant des grands fleuves aux marais situés dans des propriétés privées.

 

DEFINITIONCLASSE SOUS

La mythomanie correspond à un trouble caractérisé par une tendance au mensonge et à la fabulation. Cette manie peut être source d'une grande difficulté à s'adapter socialement pour le malade.


Croire à ses mensonges


Le mythomane se crée une autre réalité. Il est souvent persuadé de la véracité des mensonges qu'il invente. Les enfants sont tous des mythomanes physiologiques : en effet, leur imagination et leur inexpérience leur font inventer des mondes imaginaires auxquels ils croient sincèrement. Chez les adultes, cela est en revanche pathologique. D'ailleurs, selon les spécialistes, les adultes mythomanes ont conservé une part d'esprit infantile.

Selon le cas et le degré de gravité de la pathologie, plusieurs traitements existent pour aider le patient : généralement, ils consistent en une prise en charge psychothérapeutique, parfois associée à une thérapie cognitive et comportementale.


Jean-Claude Romand, un célèbre mythomane


Un fait divers particulièrement célèbre illustre la mythomanie, celui de Jean-Claude Romand. Il a menti à ses proches pendant 18 ans sur sa vie réelle en s'inventant une profession de médecin et de chercheur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Sur le point d'être découvert, il a assassiné sa femme, ses enfants et ses parents en 1993.

Doit-on excuser les mythomanes ?
La mythomanie, une pathologie aussi angoissante que fascinante, et qui est loin d'avoir livré tous ses secrets. Explications.
Isabelle Taubes

Sommaire

• Mythomanie n'est pas vantardise
• Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ?
• Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi
• Une partie de poker
• L'excitante jouissance du mensonge
• Authentique guérison ?

Jeanne ment... comme elle respire. Elle raconte des histoires rocambolesques, où elle apparaît tour à tour infirmière en Afrique, ou assistante d'un grand professeur de psychiatrie... Bref, la madone des démunis ! Quand on l'interroge sur ses parents, elle évoque, blasée, une riche famille qui a fait fortune dans l'industrie pharmaceutique. Mais elle n'a que mépris pour cet argent, s'empresse-t-elle de préciser. A l'instar de tous les individus atteints de mythomanie, Jeanne s'invente des origines prestigieuses et des actions héroïques.
Ses mensonges sont son oxygène. Elle a besoin d'eux pour exister. Jeanne ne peut s'empêcher de mentir.

C'est cet automatisme irrépressible, fonctionnant en roue libre, qui fait de la mythomanie une maladie grave, et des mythomanes, des êtres fascinants et angoissants. En effet, nous mentant sans la moindre gêne, aussi sûrs d'eux et souriants que s'ils disaient vrai, ils nous renvoient à la nature incertaine du langage. Non, les mots ne sont pas entièrement fiables ; l'autre a toujours la possibilité de me mentir, de me tromper sans que je m'en aperçoive : rien, a priori, ne distingue une vérité d'un mensonge.
Mythomanie n'est pas vantardise
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Pourquoi mentez-vous ?

Tous. Tous les jours. Ou presque. On affabule, on arrange les choses. D'ailleurs, c'est parfois salutaire. Sans une légère dose d'hypocrisie, la vie serait bien compliquée... Pour connaître les motivations de vos petits mensonges (et de ceux des autres), répondez honnêtement – c'est possible ! – aux questions de ce test.
On connaît mal la mythomanie : les ouvrages qui l'abordent ne sont pas légions et rarement accessibles au grand public. Du coup, on emploie ce terme à tort pour désigner, par exemple, la vantardise de celui qui nous abreuve de ses imaginaires exploits sportifs, de ses inexistantes performances professionnelles. Ou la tendance de certains à embellir la réalité pour se rendre plus intéressants aux yeux des autres, plus aimables. Mais eux, contrairement au vrai mythomane, savent pertinemment qu'ils mentent et sont prêts à le reconnaître. Ce n'est pas le cas de Jeanne.


D'ailleurs, aucun spécialiste n'est en mesure d'évaluer le degré de lucidité du mythomane. Nous avons tous des fantasmes «mégalos» qui nous permettent de protéger notre narcissisme, notre amour propre, face aux coups durs. Dès qu'un échec nous met le moral au plus bas, immédiatement une issue s'offre à nous : l'imagination. Nous nous voyons en bienfaiteurs de l'humanité, sauvant des êtres en détresse, et suscitant l'admiration de tous, ou bien membres d'une riche famille, d'un clan plus intéressant que le nôtre. Ce sont précisément les images de nos scénarios mégalos les plus courants que véhiculent les affabulations des mythomanes.


Mais généralement, nous savons que nos fantasmes ne sont que des fantasmes, et nous les gardons pour nous (sauf, ponctuellement, quand nous avons envie de paraître, face à un personnage dont nous cherchons l'admiration). Ce n'est pas le cas du mythomane, qui, lui, les vit sans recul.


Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ?


Jeanne réussit à s'attirer l'affection d'une vieille dame, Madeleine, fascinée par cette jeune femme qui prétend avoir tourné le dos à une existence aisée pour se consacrer aux êtres souffrants. Elle l'engage pour s'occuper de son petit-fils, Antoine. Lui aussi ment, mais pour mieux escroquer ses semblables, les soulager de leur argent et de leurs bijoux. Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ? Si le menteur « normal » – y compris l'escroc – trompe sciemment son interlocuteur, le mythomane se trompe d'abord lui-même : l'autre, en tant qu'individu, compte peu, il n'est que le réceptacle – certes, indispensable – de ses affabulations : même si ses thèmes de prédilection sont de nature à inspirer le respect, l'admiration, ses récits sont d'abord destinés à son propre usage. En fait, il se parle à lui-même.
Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi


Une vie de mythomane n'a rien de facile. Pour rester dans son monde fantasmatique, qui la protège de la dureté du réel, Jeanne doit en permanence briser les liens noués à la faveur de son errance mentale et géographique : partir, toujours partir. En effet, le pire, pour un mythomane, est d'être placé face à son mensonge et de perdre ainsi sa raison d'être. C'est pourquoi, lorsqu'il est découvert, le mythomane embraye immédiatement sur une nouvelle affabulation. Mais une part de son psychisme est entamé. Et c'est l'angoisse. De terribles crises d'angoisse, qui conduisent Jeanne tout droit à l'hôpital. Dont elle sort pour poursuivre ailleurs, autrement, la même existence.


Si le mythomane ne supporte pas la réalité telle qu'elle est, c'est d'abord qu'il ne se supporte pas lui-même tel qu'il est. Nous sommes là face à une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi. « Tout mensonge emporte avec lui un désir, explique le psychanalyste Juan David Nasio en préface de l'ouvrage de Paul Ekman Pourquoi les enfants mentent (Rivages « Psychanalyse », 1991). Celui du mythomane est d'être reconnu... pour ce qu'il n'est pas. » Comme s'il lui fallait se dépeindre sous les traits d'un autre pour s'accorder le droit d'exister.


Une partie de poker


A l'inverse de ce que prétendait le grand psychiatre Ernest Dupré, la mythomanie n'est pas innée. C'est vers 3, 4 ans que les enfants commencent à s'essayer au mensonge : ils maîtrisent alors suffisamment bien le langage et ont désormais compris que les adultes ne savent pas tout ; on peut donc tenter de les tromper. Pour éviter une punition, obtenir une chose refusée...
C'est ainsi que naît le mensonge, celui, banal, dont nous ferons tous plus ou moins usage durant notre vie. Mais le mythomane, lui, par une sorte de décision de l'inconscient et pour éviter les frustrations, s'enfermera dans un univers factice. En fait, pour lui, le réel et la fiction sont équivalents. Le psychiatre Michel Neyraut compare d'ailleurs son existence à une partie de poker, dans laquelle le mythomane ne connaîtrait même pas son jeu. Il abat ses cartes, ses affabulations, « et si personne ne s'est récrié, c'est peut-être que cette carte était la bonne. Au fond, toute carte peut être la bonne ». Il y a une « jouissance » particulière dans la mythomanie : se faire croire à soi-même que tous les désirs sont possibles.


L'excitante jouissance du mensonge


Les mythomanes se recrutent dans tous les milieux. On observe qu'ils ont souvent eu des parents manipulateurs ou, à l'inverse, très crédules. Et qu'ils ont généralement très tôt souffert d'un manque de soutien psychologique – un père ou une mère absent(e), ou trop préoccupé(e) par ses problèmes ou un autre de ses enfants. D'où une précoce et intense solitude intérieure, qui les poursuit et que leur vie imaginaire s'efforce de combler. Mais l'attitude des parents n'est pas seule en cause : bien qu'aimé, le jeune mythomane a été insatisfait de son sort ; il aurait voulu avoir plus d'amour, des parents plus prestigieux.


Les psychothérapies qui viennent à bout des symptômes névrotiques sont rarement aussi efficaces concernant la mythomanie. Pour une bonne raison : si le mythomane est amené à en suivre une, c'est presque toujours à la demande de son entourage, inquiet pour lui, fatigué de ses frasques, de ses errances. Or, pour qu'une thérapie fonctionne, il est nécessaire que la personne qui présente des symptômes soit demandeuse. Lorsqu'il est pris d'angoisse – c'est-à-dire quand sa machine à fabuler se grippe –, le mythomane peut être tenté d'entamer un travail sur lui-même Mais dès que l'angoisse s'apaise, il part. Dans son inconscient, il préfère l'excitante jouissance du mensonge au plaisir tranquille de la réalité ordinaire. De plus, une thérapie est une rencontre avec la vérité, perspective plutôt inintéressante pour un être qui fuit le vrai.


Authentique guérison ?


Le mythomane est pourtant un habitué des services psychiatriques des hôpitaux. A cause de ses crises d'angoisse, qui l'y amènent en urgence, mais aussi parce qu'il arrive que ses mensonges le mettent en difficulté avec la loi et qu'il soit déclaré irresponsable. On le soigne alors avec des médicaments qui l'abrutissent. « Quand elle est à l'hôpital, ma fille a enfin l'air d'une personne normale. Parce qu'elle ne dit rien », explique, dans le film, la mère de Jeanne. Oui, la mythomanie peut faire place au mutisme, mais ne débouche pour ainsi dire jamais sur une authentique guérison. Difficile dans ces conditions de conseiller l'entourage d'un mythomane quant à l'attitude à adopter. Le suivre systématiquement dans ses mensonges, pour ne pas le heurter, ne l'aide pas : cela contribue à l'enfermer dans son monde imaginaire. Les dénoncer pour le forcer à accepter la réalité est inefficace : il a trop besoin de la fuir, c'est pour lui une question de survie. On reste donc très démuni devant cette pathologie – heureusement rare. En fait, face à la mythomanie d'un proche, il appartient à chacun d'« inventer » l'attitude adéquate. Sans hésiter à se faire conseiller par un psychiatre.


http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-

Lettre ouverte à Mr Macky Sall président de la république sortant et candidat aux présidentielles du 24 Février 2019 par Abdou Ndiaye
Esprit libre.
Merci à Bamba FALL pour le partage

Objet : " LES SÉNÉGALAIS DANS LE CŒUR "

Monsieur le président sortant et candidat aux prochaines élections .

Vous avez choisi la date du 11 décembre correspondant au 57e anniversaire de votre naissance pour réunir vos proches et sympathisants pour organiser une cérémonie de dédicace de votre livre de récit autobiographique " le Sénégal au cœur "
Monsieur le président j'aurais choisi le titre " le SÉNÉGAL DANS LE CŒUR " à la place et pour qui sait bien lire et analyser comprend aisément la touche d'une cellule de communication d'une culture occidentale ou occidentalisée derrière cette tentative de dernière chance de vous faire rentrer davantage dans le cœur des sénégalais.


Monsieur le président , tout en vous souhaitant avec un léger retard un très joyeux anniversaire , je vous signale que vous avez été mal conseillé de sortir un livre à résonance autobiographique à la veille des élections présidentielles car ni le contexte ni le contenu ne s'y adaptent .


Vous auriez gagné à vous limiter strictement et objectivement à votre parcours politique et peut être votre cursus scolaire sans essayer de répondre à des provocations antérieures et sans porter de jugements de valeurs personnels et vous montrer en exemple pour cette jeunesse sur qui repose l'élection du prochain président sénégalais, si vous teniez vraiment à prendre votre plume.


Monsieur le président les quelques passages repris par la presse et par vous même de votre livre montrent un déphasage avec notre culture car vous êtes sensé savoir qu'un livre autobiographique objectif dans la culture sénégalaise heurte inéluctablement car notre culture est loin d'accepter le dévoilement de certains faits même avec le temps car la personnalité dans notre culture se forge justement dans ce "mythe " autour d'une personne qui avait fait dire à jean Paul Sartre que "la mort transforme la vie en destin " .
Une décontextualisation de culture s'est dressée devant vous face à ceux qui vous ont conseillé même si un relativisme culturel pourrait vous accorder peut être des circonstances atténuantes et il aurait été mieux adapté dans un contexte temporel post présidentiel c'est à dire après avoir quitté le palais avec un esprit beaucoup plus objectif libre et dénudé de tout intérêt intellectuel.


Les quelques passages mis à la disposition des sénégalais font ressentir parfois des règlements de compte surtout sur le passage par rapport à l'offense de votre prédécesseur Me Abdoulaye Wade que beaucoup de citoyens comme moi ont déploré et condamné avec la dernière énergie à l'époque.


Mais monsieur Sall , je me permet ici de vous appeler par votre nom car cette attaque et contre attaque de votre part sont personnelles mais dans votre réponse à votre mentor Abdoulaye Wade , vous remettez en relief le fameux problème de stratification sociale de nos sociétés qui, a mon avis en 2018 ,devrait être dépassée pour laisser place à une société socialement égalitaire pour un Sénégal uni et juste: Aucun citoyen n'est ni socialement mieux ni socialement supérieur à l'autre et j'y crois fermement.
Monsieur le président votre cellule de communication est entrain de copier des modèles qui sont en total déphasage à nos réalités ethno anthropologiques évolutives.


Monsieur le président je profite de mon avant dernière correspondance avant les élections pour vous dire que j'irais à contre courant de la manière dont vous avez organisé votre investiture pour les raisons suivantes :
Le lieu choisi n'était pas le lieu adapté car le stade omnisports Dakar Arena qui a coûté 66 milliards de francs au contribuable sénégalais ne devait pas accueillir comme premier événement d'envergure une manifestation politique privée car n'étant pas sa vocation première. Certes il est de votre droit mais sur un point de vue éthique ce n'est pas acceptable.


La ville de Dakar a été bloquée pendant plusieurs heures et à causé d'énormes préjudices aux citoyens qui vaquaient tranquillement à leurs occupations.


Les présidents présents à cette cérémonie ont fait l'objet de beaucoup de critiques et cet acte peut être qualifié d'ingérence politique et ceci ne va pas à votre avantage monsieur le président.
Aujourd'hui beaucoup de militants de votre coalition se vantent d'avoir rempli arena dakar mais ils oublient vite que cette salle ne fait que 15.000 places et il faudrait remplir quatre fois la salle pour avoir l'électorat d'un seul député et en plus une logique voudrait un travail plus scientifique qui aurait consisté à voir si cette population correspond à un échantillon de la population sénégalaise et aussi et surtout si elle correspond à un bon échantillonnage du fichier électoral.


Monsieur le président sans me tromper je puis vous affirmer que si vous manquez le rendez vous avec la jeunesse de la tranche d'âge 18-25 ans même aller au deuxième tour pourrait vous être objectivement compliqué pour votre coalition.


Les motivations de vote de cette jeunesse sont très complexes et dépendront de plusieurs facteurs qui a mon avis ne sont nullement pris en compte dans vos démarches jusqu'ici.
La jeunesse de militants dans les autres investitures que j'ai eu à voir avec un œil très observateur témoigne d'un élection difficilement prévisible et statistiquement complexe.
Monsieur le président rapprochez vous davantage des populations et cassez cette barrière communicative qui est entrain de détruire votre image.
A ce stade une communication directe est d'une priorité absolue à deux mois du choix électoral.
Ne sous estimez jamais des conseils dépourvus de tout intérêt et croyez en esprit libre aucun candidat ne vaut mieux que l'autre et je terminerais par paraphraser mon ami pape ale
" Sénégal mo niou nior "

Bon courage cher président sortant et candidat.

par Abdou Ndiaye
Esprit libre.

lundi, 31 décembre 2018 21:52

Des paroles, toujours des paroles, rien que des paroles !

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Le Président de la république dans son message à la nation se contente de commenter des actions et des résultats insignifiants comme le spectateur passif qu’il est depuis 7 ans sur la scène. Macky SALL a tout raté en 7 ans, fragilisé le pays, les institutions, angoissé les Sénégalais par ses dérives autoritaires.

Et que dire de la suffisance parfaitement déplacée dont Macky Sall fait preuve lorsqu’il évoque les perspectives économiques.

Le président poursuit jusqu’à l’indécence son entreprise d’autosatisfaction. Comme si des mots avaient le pouvoir de faire mentir la vérité. Et la vérité oblige à dire qu’au vu de son bilan calamiteux, Macky SALL restera comme le plus mauvais président de la République. Une position qu’il s’emploie manifestement à conforter au regard de la manière dont il entame l’élection présidentielle de février prochain. J’invite les citoyens sénégalais de mettre fin au soir du 24 février aux tâtonnements, à l’immobilisme et l’incompétence.

 

Ibrahima Thiam, Président du mouvement un Autre Avenir

David DOUILLET, à la matinale CIAN/SPORSORA :-« Si l'on veut grandir tous ensemble, il faut respecter et aimer l'Afrique ! »


par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)

L'ancien multi-champion de judo et ministre des Sports David DOUILLET, lors de sa participation à la matinale CIAN/SPORSORA, à Paris, le 4 décembre 2018. © Sporsora.com
Au lendemain d'une récente conférence dédiée à la filière sport au siège parisien de Business France, et à laquelle participait la ministre des Sports Roxana MARACINEANU*, c'est le CIAN et SPORSORA, association promouvant l'économie du sport, qui organisaient une matinale dans un cinéma parisien. Le Thème : « L'Afrique, star mondiale du sport ». L'invité-vedette, parmi plusieurs personnalités et professionnels de la filière : l'ancien multi-champion et ministre des Sports David DOUILLET... Et un consensus : oui, les entreprises françaises ont du savoir-faire à faire valoir pour contribuer au développement du sport africain. À certaines conditions toutefois... »>..


« Nous tous savons bien maintenant qu'avec ses futurs 2,4 milliards d'habitants d'ici à vingt ans, et l'émergence d'une classe moyenne qui passera de 350 millions de personnes aujourd'hui à quelque 500 millions, l'Afrique sera un formidable relais de croissance, car cette classe moyenne urbaine aura des besoins nouveaux à satisfaire, et les activités de loisir comme le sport en font partie », déclare Étienne GIROS, Président délégué du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique), dans son propos liminaire, en ouverture de la matinale dédiée à « L'Afrique, star mondiale du sport ».
Étienne GIROS relève aussi que dans cette filière sport, « les entreprises françaises disposent de nombreux atouts, y compris pour faire gagner du temps aux Africains, grâce à nos nombreux savoir-faire. En montant des partenariats, nous pouvons leur faire gagner des années, comme ils l'ont fait dans la téléphonie mobile ».


À la suite de cette introduction, plusieurs intervenants apportent leurs témoignages concordants. Ainsi Laurent PETRYNKA, Président de la Fédération Internationale du Sport Scolaire (ISF), relève-t-il que « l'Afrique est déjà une star du sport (...) qui est très développé à l'école [car] de plus en plus de pays s'intéressent à livrer un patrimoine à leur jeunesse ».
Diamil FAYE, Président JAPPO Sport et Entertainment (Sénégal), considère lui aussi que le sport est devenu « une priorité des gouvernements », que « les possibilités sont énormes » et si les entreprises françaises ont reculé, « elles seraient mieux acceptées » si elles contribuaient plus au développement du sport, par « des actes de mécénat plus visibles ». Une affirmation à laquelle Étienne GIROS adhère, précisant que le sponsoring du sport africain représenterait en effet une formidable vitrine pour la promotion des marques françaises en Afrique.


Géraldine ROBERT, unique joueuse de basket professionnelle du Gabon et consultante pour le Ministère des Sports de ce pays, relève que le sport peut être la porte d'entrée pour sensibiliser à bien des thématiques d'aujourd'hui, comme la non-discrimination, l'égalité des genres, la médecine préventive... Elle appelle à plus d'implication du secteur privé afin de compenser le fait qu'actuellement les structures du sport en Afrique sont souvent « un peu trop politisées », ce qu'elle déplore, tout comme Zineb EL HOUARI, journaliste sportive et chroniqueuse (France 24), qui précise que « l'Afrique a besoin d'expertises et de compétences professionnelles ».


Le sport, marqueur des classes moyennes et facteur d'intégration sociale


Jean-Michel HUET* associé chez Bearing Point et expert de l'Afrique numérique, apporte aussi une touche positive au débat, expliquant comment l'expression de l'intérêt pour le sport est devenue « un marqueur social clé de l'accession à cette classe moyenne africaine en cours de structuration ».
Les gens ont envie de dépenser pour des activités sportives une part de l'argent disponible pour leurs loisirs, ils se rencontrent via les réseaux sociaux, ce qui est facilité par l'explosion de l'usage des téléphones mobiles, signale encore Jean-Michel HUET, relevant comme Étienne GIROS que le mouvement accéléré d'urbanisation du continent et l'accroissement des classes moyennes se conjuguent pour favoriser fortement la montée en puissance du sport.

Une vue de la salle durant l'intervention de Jean-Michel HUET. © AM/AP.P


Une réalité déjà observable, fait remarquer Brahim SAIL, CEO de l'institut de sondages africain IMMAR, producteur du Baromètre CIAN des leaders d'opinion du Continent : « 62 % des leaders d'Afrique témoignent de leur intérêt pour le sport, et encore plus, soit 72 %, en Afrique de l'Ouest francophone », révèle-t-il.


Thomas GIL, Directeur par intérim du Comité International des Jeux de la Francophonie, auxquels participent vingt-quatre pays d'Afrique (sur 88 membres au total de l'OIF), met pour sa part l'accent sur les valeurs que portent les Jeux de l'OIF : « solidarité, diversité et excellence ».


Faire émerger « une relation d'égal à égal » entre la France et l'Afrique


Jean-Marc ADJOVI-BOCO, ancien joueur de football professionnel, DG de Diambars et membre du Conseil présidentiel pour l'Afrique (CPA) souligne combien « le sport est un facteur d'intégration sociale », relève combien l'Afrique a besoin de formation à tous les niveaux » : « Aujourd'hui, explique-t-il, il en va du sport comme des processus industriels : la matière première et les consommateurs sont en Afrique, mais il nous manque la chaîne de valeur, elle est inexistante ou défaillante ».
Il appelle ainsi de ses vœux à la création d'un modèle « plus vertueux », remisant « le vieux logiciel de la relation France-Afrique » pour faire émerger « une relation d'égal à égal ».
Sur le même thème de la relation à reconstruire entre la France et l'Afrique,
la Tunisienne Azza BESBES, vice-championne du monde d'escrime et Femme francophone de l'année 2018, livre un point de vue encourageant : « Oui, la France a perdu des parts de marché en Afrique... elle a pris du retard ! Mais c'est aussi le pays qui connaît le mieux l'Afrique et les Africains ! »

Un atout supplémentaire à valoriser, donc, pour la filière la filière française de l'industrie du sport. À condition toutefois de ne pas tergiverser car, comme le disait Étienne GIROS, « c'est dès aujourd'hui qu'il faut se placer sur les grands marchés africains pour y acquérir les positions de 2030 ! »


David DOUILLET : « les valeurs du sport


peuvent permettre de structurer une société »


Le mot de la fin de cette matinale instructive – qui sera suivie d'autres initiatives, auxquelles le CIAN va réfléchir, nous confie son Président délégué – revient à David DOUILLET.
Pour l'ancien ministre français des Sports, et multi-champion d'Europe, du monde et olympique de judo, « tout peut se débloquer en Afrique (...) Il faut parler d'égal à égal avec les pays ou les personnes avec lesquels on veut travailler, considérer aussi les us et coutumes, les traditions et façons de faire... il faut s'adapter à l'Afrique, il faut la respecter. En réalité, si l'on veut grandir tous ensemble, il faut estimer, il faut aimer l'Afrique ! »


Et puis, l'ancien champion invite aussi les uns et les autres à ne pas considérer la seule dimension économique, mais aussi la vertu civique du sport : « Je considère – et je peux paraître prétentieux mais je l'assume ! – que les valeurs du sport peuvent permettre de structurer une société. C'est déjà un peu le cas en Afrique, mais compte tenu de l'explosion démographique qui vient, il faut que ce le soit totalement dans les dix à vingt prochaines années. »


Enfin, répondant à une question sur les lenteurs et la fréquente mainmise gouvernementale sur le monde du sport africain, ce qui représente un frein à son développement harmonieux, David DOUILLET affirme : « Je connais une arme absolue pour lutter contre cela : la vitesse ! Car en général la politique est lente ; donc on peut la prendre de vitesse.


Comment ? En lui imposant le rythme ! Et le rythme peut être imposé très rapidement par les citoyens et les entreprises. Des entreprises qui investissent, apportent les savoir-faire, élaborent et construisent des modèles économiques et des stratégies de fonctionnement adaptés aux caractéristiques de l'Afrique, et qui soient viables.
Oui, il faut apporter tout cela ! Car il ne s'agit pas d'arriver, de profiter de l'événement puis de repartir. Non, il faut semer en terre profonde pour que les racines soient solides de tout ce qui va pousser. L'Afrique a le potentiel pour être la plus grande terre de sport au monde. »

jeudi, 27 décembre 2018 17:53

Communiqué d’Ibrahima Thiam, président Un autre Avenir

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C’est avec beaucoup de tristesse et de regrets que je me vois obligé de renoncer à être candidat à l’élection présidentielle de février prochain.

Le nombre de parrainages que j’ai recueilli à ce jour, 51 000 est insuffisant et il me manque 7000 signatures pour être en capacité de déposer ma candidature auprès de Conseil constitutionnel.

Le président Macky Sall a tout fait pour verrouiller cette consultation électorale de première importance pour l’avenir du pays et museler l’émergence de nouvelles voix susceptibles de faire vaciller son régime.

Pour autant mon ambition pour un autre avenir du Sénégal reste intacte et cet écueil institutionnel ne fait que renforcer ma détermination à poursuivre mon engagement au service des Sénégalais et des Sénégalaises afin de redonner de l’espoir à notre jeunesse.

J’entends, dès demain, poursuivre activement l’implantation de notre mouvement dans tous les territoires, propager les idées qui sont les nôtres et faire la pédagogie de notre projet en faveur d’un autre avenir pour notre grande nation.

Aujourd’hui marque le début d’un long processus démocratique qui sera fait de rencontres et d’explications auprès de nos compatriotes avec pour objectif de remporter leur adhésion lors des prochaines consultations électorales.

Pour ce qui concerne l’élection du mois de février j’indique que je ne participerai à aucune coalition et ne rallierai aucun parti.

Je ne donnerai pas davantage de consignes de vote à nos sympathisants. J’appelle ceux-ci à voter selon leur choix et en conscience.

Je veux enfin remercier les dizaines de milliers de sympathisants et de militants qui durant des mois m’ont apporté leur soutien et leurs encouragements en s’impliquant dans une campagne électorale dont les règles étaient biaisées à l’origine.

Le seul perdant dans ce retrait, qui n’est pas un renoncement, est la démocratie que des artifices constitutionnels ont abimée en ne permettant pas à l’opposition de pouvoir s’exprimer loyalement et d’offrir au peuple une alternative au pouvoir politique actuel. 

Vive le Sénégal.

Ibrahima Thiam, président du mouvement Autre Avenir

A Noël, le pape plaide contre un consumérisme vide de sens:


Lundi soir, le pape François a appelé à "partager et à donner", un message apprécié par des fidèles français qu'Europe 1 a pu rencontrer au sortir de la messe de Noël.
Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a appelé lundi soir les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles, dans son homélie de la nuit de Noël. Une mise en garde appréciée par des fidèles venus du monde entier, dont certains Français qu'a pu rencontrer Europe 1.
"L'homme est devenu avide". "L'homme est devenu avide et vorace. Avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie", a constaté le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés comme chaque année dans la majestueuse basilique Saint-Pierre de Rome.


"Non pas dévorer mais partager". "Une insatiable voracité traverse l'histoire humaine, jusqu'aux paradoxes d'aujourd'hui; ainsi quelques-uns se livrent à des banquets tandis que beaucoup d'autres n'ont pas de pain pour vivre", a martelé le pape argentin, infatigable défenseur des pauvres. "Le petit corps de l'Enfant de Bethléem lance un nouveau modèle de vie : non pas dévorer ni accaparer, mais partager et donner", a plaidé le pape lors de la messe de la nuit de Noël, qui commémore dans la tradition chrétienne la naissance de Jésus de Nazareth à Bethléem.
"Est-ce que j'arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ? Demandons-nous : à Noël, est-ce je partage mon pain avec celui qui n'en a pas ?", a lancé François, s'exprimant sous le baldaquin dessiné par le Bernin, où seul le souverain pontife est autorisé à célébrer la messe.


"Assez émouvant". Paul-Emmanuel, au moment où il est sorti de cette messe de Noël, s'est confié à Europe 1. Pour lui, ce moment passé avec sa famille a été marquant : "c'est la première fois qu'on venait au Vatican, c'était assez émouvant de voir la messe et le pape". Pour ce jeune homme, c'était "un vrai moment de communion et de foi" avec des fidèles venus du monde entier.
"Le cadeau, c'est Rome". Benoit et sa femme, catholiques pratiquants, ont choisi, eux, de passer Noël au Vatican avec leurs trois enfants pour retrouver le sens de Noël. "Pour nous, c'est le cœur de notre foi, c'est quelque chose de fort". "On essaye de donner un sens à cette fête qui est un peu trop une course aux cadeaux", explique le père de famille. Et d'assumer : "moi, j'ai dit (à mes enfants, ndlr) 'le cadeau, c'est Rome, vous ne vous rendez pas compte, vous ferez peut-être ça qu'une fois dans votre vie'". Un message qui correspond bien au message du pape.
https://www.europe1.fr/international/a-noel-le-pape-plaide-contre-un-consumerisme-vide-de-sens-3827366
In lemonde.fr


• Société


« L'homme est devenu avide et vorace » : le pape plaide contre un consumérisme vide de sens


« Demandons-nous : est-ce que je partage mon pain avec celui qui n'en a pas ? », a dit François dans son homélie de Noël.


Dans le midi libre on lira ceci


« Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a appelé dans la soirée du lundi 24 décembre les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles, dans son homélie de la nuit de Noël.
Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a appelé dans la soirée du lundi 24 décembre les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles, dans son homélie de la nuit de Noël. "L'homme est devenu avide et vorace. Avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie", a constaté le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés comme chaque année dans la majestueuse basilique Saint-Pierre de Rome.
Le pape François se met à genoux pour prier alors qu'il célèbre la messe le 24 décembre, jour de la célébration de la naissance de Jésus-Christ, dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. - AFP
Ne pas glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme


"Une insatiable voracité traverse l'histoire humaine, jusqu'aux paradoxes d'aujourd'hui; ainsi quelques-uns se livrent à des banquets tandis que beaucoup d'autres n'ont pas de pain pour vivre", a martelé le pape argentin, infatigable défenseur des pauvres, en appelant les fidèles à "ne pas glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme".
Christ est né pour nous! Venez, vous tous qui cherchez le visage de Dieu: le voici, dans cet Enfant, déposé dans une crèche.


"Le petit corps de l'Enfant de Bethléem lance un nouveau modèle de vie : non pas dévorer ni accaparer, mais partager et donner", a plaidé le pape lors de la messe de la nuit de Noël, qui commémore dans la tradition chrétienne la naissance de Jésus de Nazareth à Bethléem. "Est-ce que j'arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ? Demandons-nous : à Noël, est-ce je partage mon pain avec celui qui n'en a pas ?", a lancé François, s'exprimant sous le baldaquin dessiné par le Bernin, où seul le souverain pontife est autorisé à célébrer la messe.
En contemplant l'enfant Dieu, qui épand la lumière dans l'humilité du berceau, nous pouvons nous aussi devenir témoins d'humilité, de tendresse et de bonté. #Noël
— Pape François (@Pontifex_fr) 24 décembre 2018


A Bethléem, une foule compacte a assisté à la messe de minuit célébrée dans l'église Sainte-Catherine, attenante à la Basilique de la Nativité, construite sur le lieu où selon la tradition chrétienne Jésus est né. Dans son homélie, l'archevêque Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du patriarche latin de Jérusalem, a rendu hommage à la ville palestinienne, précisant que la naissance du Christ à Bethléem était "un choix divin". "Bethléem, Nazareth, Cana, Capharnaüm, Jérusalem : ce sont des noms chers à nos coeurs puisque ces villes ont été aimées par Jésus", a-t-il dit. Evoquant une "responsabilité" vis-à-vis de "la ville et la terre que nous habitons", il a ajouté : "il ne s'agit pas de la posséder ou de l'occuper mais de la transformer" pour que puissent y fleurir "l'expérience de communion et de paix".


A Noël, le plaidoyer du pape contre un consumérisme vide de sens


— Catherine Marciano (@clmarciano) 24 décembre 2018


Des centaines de pélerins


Le président palestinien Mahmoud Abbas, son Premier ministre et un représentant du roi de Jordanie ont assisté à la messe. Plus tôt dans la journée, des scouts palestiniens habillés de bleu, jaune ou beige ont défilé au son des cornemuses et des tambours sur la place de la Mangeoire, située près de la basilique et où se dresse un imposant sapin de Noël.
Nigérians, Français ou Palestiniens, des centaines de fidèles ayant fait le déplacement jusqu'à Bethléem pourront cette année admirer les chatoyantes mosaïques de la basilique de la Nativité qui datent de l'époque des Croisades et qui ont été récemment restaurées. "C'est une belle opportunité d'être dans un endroit aussi symbolique pour Noël", a estimé Léa Gudel, une étudiante française de 21 ans en échange universitaire à Jérusalem.


Le pape François bénit du balcon de la basilique Saint-Pierre pendant le traditionnel message de Noël "Urbi et Orbi". - AFP


Le pape espère un retour sur leurs terres des réfugiés syriens


Le pape François a consacré mardi son message de Noël à "la fraternité" entre les peuples, en espérant tout particulièrement que la paix permette aux réfugiés syriens de rentrer chez eux. Dans son traditionnel tour d'horizon des zones de conflit de la planète, le souverain pontife a appelé mardi la communauté internationale à tout faire afin que les Syriens "qui ont dû quitter leur terre pour chercher refuge ailleurs, puissent retourner vivre en paix dans leur pays".


"Que la communauté internationale oeuvre résolument pour une solution politique qui mette de côté les divisions et les intérêts partisans", a-t-il plaidé devant 50 000 fidèles, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, avant la bénédiction "Urbi et orbi" ("à la ville et au monde"). Le président américain Donald Trump a ordonné le retrait des quelque 2 000 militaires américains déployés en Syrie, combattant les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) aux côtés d'une coalition arabo-kurde. Un tournant qui devrait avoir des répercussions sur un conflit complexe.


Le pape, très sensible au sort des migrants de toutes confessions fuyant des zones de guerres de la planète, avait spécifiquement exprimé ses craintes de voir "effacée" la présence des chrétiens au Moyen-Orient, lors d'une rencontre en juillet dans le sud de l'Italie avec tous les patriarches des Eglises du Moyen-Orient. Des patriarches chrétiens de Syrie et du Liban avaient alors appelé à une aide internationale au retour des réfugiés syriens dans leur pays. François a d'ailleurs lancé un appel mardi à "la liberté religieuse", évoquant les chrétiens minoritaires célébrant Noël "dans des contextes difficiles, pour ne pas dire hostiles".


"Je pense au Yémen, avec l'espoir que la trêve obtenue grâce à la médiation de la communauté internationale puisse finalement soulager les nombreux enfants et les populations épuisés par la guerre et la famine", a en outre souligné le pape. La guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts depuis 2015 et jusqu'à 20 millions d'habitants sont "en situation d'insécurité alimentaire", d'après l'ONU.
Un accord très fragile sur un cessez-le-feu "immédiat" négocié par l'Onu a été conclu le 13 décembre entre le pouvoir soutenu militairement par l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis appuyés politiquement par l'Iran. Le pape n'a pas oublié la Terre sainte dans son traditionnel message de Noël, renouvelant un appel au "dialogue", au moment même où des législatives anticipées viennent d'être annoncées en Israël pour avril, un scrutin pour lequel le Premier ministre Benjamin Netanyahu est donné favori en dépit de récentes critiques sur sa politique à Gaza. Que la fête de Noël "permette aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre le dialogue et d'entreprendre un chemin de paix qui mette fin à un conflit" de soixante-dix ans, a lancé le pape argentin.


Jorge Bergoglio n'a pas oublié son continent latino-américain, en appelant à une réconciliation des populations au Venezuela et au Nicaragua, deux pays en proie à des manifestations réprimées dans le sang. Il a aussi espéré un renforcement des nouveaux "liens fraternels" entre les deux Corées. Enfin, le pape François, qui multiplie les efforts diplomatiques pour se rapprocher de Moscou, a emprunté un terrain glissant en exprimant sa proximité avec les communautés chrétiennes de la "bien-aimée" Ukraine.


"Seule grâce à la paix, respectueuse des droits de chaque nation, le pays peut se remettre des souffrances subies et rétablir des conditions de vie dignes pour ses citoyens. Je suis proche des communautés chrétiennes de cette région, et je prie pour qu'elles puissent tisser des liens de fraternité et d'amitié", a souligné le pape.


Le président russe Vladimir Poutine avait condamné la semaine dernière la création en Ukraine d'une Eglise orthodoxe indépendante de la tutelle russe, dénonçant une violation "flagrante" des libertés religieuses. Ces tensions religieuses sont un nouvel épisode du divorce entre Kiev et Moscou depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 et l'éclatement d'un conflit armé entre l'armée ukrainienne et des séparatistes prorusses.

AFP

 


Ancienne journaliste de "Charlie Hebdo", Zineb El Rhazoui a reçu de nombreuses menaces de mort depuis ses propos sur l'islam, il y a une semaine. Des propos qu'elle a choisi de maintenir, au micro de Matthieu Belliard.


INTERVIEW


"Il faut que l'islam se soumette à la critique, qu'il se soumette à l'humour, qu'il se soumette aux lois de la République, qu'il se soumette au droit français". Ces propos, tenus vendredi dernier sur CNews, valent aujourd'hui à Zineb El Rhazoui des menaces quotidiennes. La journaliste, qui a notamment officié à Charlie Hebdo, refuse pourtant de se taire. "Je n'ai pas changé d'avis depuis", assure-t-elle avec fermeté au micro de Matthieu Belliard, jeudi sur Europe 1.


L'islam en France, "un sujet tabou". "Injures, insultes racistes, menaces de mort ou de viol"... Depuis une semaine, la journaliste est la cible d'une campagne très violente, notamment sur les réseaux sociaux. À tel point qu'elle a décidé de déposer plainte en début de semaine. Depuis le 7 janvier 2015, et l'attentat islamiste qui avait fait huit morts au sein de la rédaction du journal satirique (douze au total), Zineb El Rhazoui est placée sous protection policière. "Quatre ans après Charlie Hebdo, nous en sommes toujours là", déplore-t-elle sur Europe 1, constatant que la question de l'islam en France est "un sujet tabou".


Des propos "complètement anodins". "En réalité, ces propos ne sont pas différents de ce qu'ont dit Avicenne ou Averroès (deux philosophes musulmans des 10ème et 11ème siècles, ndlr), ou de ce qu'ont dit les penseurs des Lumières sur le christianisme. Ces propos me semblent complètement anodins", poursuit la Franco-Marocaine. Selon elle, cette situation "est symptomatique d'un mal profond qui est en train de ronger la société française".

Malheureusement, beaucoup de voix ont cédé à la terreur intellectuelle qui tente de nous imposer cette chape de plomb.


"Le devoir" de tenir ces propos. Car celle qui est aussi connue sous le nom de plume de Zineb n'a "pas changé d'avis" sur le fond. "Je pense que je n'ai pas uniquement le droit de tenir ces propos-là. Je pense que dans le contexte actuel, j'en ai également le devoir, parce que malheureusement, beaucoup de voix ont cédé à la terreur intellectuelle qui tente de nous imposer cette chape de plomb."
Déjà visée en septembre dernier. En septembre dernier, elle avait déjà fait l'objet de messages haineux après avoir déclaré sur C8 que les femmes portant le voile suivaient "une idéologie qui est celle de l'islam radical, qui est une idéologie dont l'aboutissement est le terrorisme". Une plainte avait alors été déposée à son encontre par le Collectif contre le racisme et l'islamophobie.
ENTENDU SUR EUROPE1 :

Par Thibauld Mathieu

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