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LA REVOCATION DU MAIRE DE DAKAR EST ILLEGALE-Par Seybani SOUGOU cadre franco-sénégalais


Depuis 48 heures, des membres du gouvernement y compris le Ministre de la Justice, s'épanchent dans les médias pour justifier laborieusement la légalité du décret n°2018-1701 du 31 Aout 2018 pris par Macky SALL, portant révocation du Maire de la Ville de Dakar ; se fondant sur les articles 135 et 140 de la loi organique 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités territoriales. Qu'un régime qui depuis 2012 (6 ans), viole la Constitution, le Droit, les lois et règlements, les traités et les conventions internationales en vienne à brandir la notion de légalité qui lui est totalement étrangère, est d'une absurdité confondante. A croire que le ridicule ne tue plus. Passons....Pour démontrer le caractère illégal du décret portant révocation du Maire de Dakar, il convient d'avoir une lecture à un double niveau :


1. Du pouvoir du Président de la République de révoquer le Maire de Dakar


Sur ce 1er point, il n'y a pas de débat. Tous les juristes s'accordent sur la capacité « juridique » du Président à révoquer le Maire par décret. L'article 135 de la Loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales est on ne peut plus clair « Lorsque le maire ou tout autre conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit..... Ils ne peuvent être révoqués que par décret ». Mieux, l'article 140 dudit code énumère (liste non limitative) 8 fautes qui peuvent entraîner l'application des dispositions de l'article 135 et conclut « que dans les 7 premiers cas, la sanction administrative ne fait pas obstacle aux poursuites judiciaires ». Tels des « chacals affamés », les partisans du régime se sont engouffrés dans ce qui est supposé être une brèche pour porter l'estocade au Maire de Dakar. Une analyse juridique poussée prouve que le décret pris par Macky Sall, le 31 aout 2018 n'a aucune base légale, car il est totalement vicié.


2. De l'illégalité du décret n°2018-1701 portant révocation du Maire de Dakar


Primo, en Droit, un acte légal ne peut en aucun cas, couvrir une illégalité. Or, toute l'affaire Khalifa Sall est construite sur de graves illégalités manifestes (du jugement de Malick LAMOTTE en date du 30 mars 2018, à la confirmation de la condamnation du Député- Maire par Demba KANDJI, le 30 aout 2018). Le réquisitoire cinglant des juges de la Cour de justice de la CEDEAO en date du 29 juin 2018 qui dévoile un banditisme d'Etat sans nom, met à nu des pratiques policières infâmes, et pointe les dérives du Procureur de la République, Bassirou Gueye et du magistrat instructeur, déconstruit à tous les niveaux le décret n°2018-1701 du 31 Aout 2018 portant révocation du Maire de Dakar.

Toutes les décisions administratives et judiciaires rendues dans le cadre de cette affaire sont nulles, non avenues et frappées du sceau d'illégalité. Il faut rétablir les choses à l'endroit : au moment où on épilogue sur la pseudo légalité du décret de Macky Sall, le Maire Khalifa SALL devrait jouir de sa liberté d'homme. C'est parce que le Sénégal sous le magistère de Macky Sall se comporte comme un « Etat voyou » que le sieur Demba KANDJI a abusé de sa fonction et violé littéralement l'article 55 du code de procédure pénale et le règlement n°05/CM de l'UEMOA. Dans un Etat de Droit, ce pseudo magistrat serait révoqué sur le champ et traduit en Justice.

Sur ce point le Forum du Justiciable doit être cohérent et refuser de tomber dans le piège du régime. On ne peut un jour déclarer que le code de procédure pénale ne sert plus à rien, admettant qu'il faut le déchirer, et un autre, affirmer que le décret de révocation du Maire de Dakar est légal. A partir du moment ou les droits fondamentaux du Maire ont été violés dès l'entame « Droit à l'assistance d'un conseil dès l'interpellation, le droit à la présomption d'innocence et à un procès équitable de Khalifa SALL », toutes les décisions ultérieures prises dans le cadre de cette affaire ne peuvent avoir, en aucun cas, un fondement légal. Avant de disserter sur la légalité du décret n°2018-1701 portant révocation du Maire, il faut au préalable appliquer la loi et tirer les conclusions de l'article 55 du code de procédure pénale et du règlement n°05/CM de l'UEMOA (libération de Khalifa Sall).

Le décret a été pris parce qu'une forfaiture a validé la procédure initiée à l'encontre de Maire. Accorder une quelconque valeur au décret de Macky Sall révoquant le Maire de Dakar, c'est accorder un crédit au jugement de Malik LAMOTTE et à l'arrêt de Demba Kandji, et considérer que l'Etat de Droit existe au Sénégal. Or, tout le monde sait que depuis le 30 aout 2018, la Justice s'est effondrée comme un château de cartes au Sénégal ; l'anarchie et les pratiques déviantes d'un homme atteint du syndrome d'HUBRIS (maladie du pouvoir) Macky Sall se substituant à la loi. Ce n'est pas parce que des Juges aux ordres rendent des décisions qu'elles revêtent un caractère légal. En réalité, le décret révoquant le Maire de Dakar est une diversion du régime pour « couvrir et légaliser la forfaiture à l'encontre de Khalifa SALL».
Secundo, des « spécialistes » soutiennent la thèse selon laquelle « la décision de révocation indépendamment des poursuites judiciaires, pouvait intervenir depuis le rapport de l'Inspection générale d'Etat ».

Cet argument est faux, pour une raison simple : l'article 135 de la Loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales dispose « Lorsque le maire ou tout autre conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit. Les Maires et adjoints, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, peuvent être suspendus par un arrêté du Ministre chargé des Collectivités locales pour un temps qui n'excède pas un mois et qui ne peut être porté à trois mois que par décret ». Le pouvoir de révocation n'est pas une prime à l'arbitraire. Il est strictement encadré. S'il suffisait de commander des rapports à l'IGE et sur cette seule base révoquer des Maires, le potentat Macky Sall, ne se priverait pas pour jeter en prison des dizaines de Maires. Comme le précise l'article 135, « les mis en cause doivent être préalablement entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés ». C'est une obligation substantielle et légale. Khalifa Sall n'a pas été invité à fournir des explications aux autorités administratives. En transmettant le rapport de l'IGE au Procureur de la République, Macky Sall a clairement opté pour la judiciarisation du dossier.

Le support de la décision de révocation du Maire de Dakar, n'est pas le rapport de l'Inspection Générale D'Etat (qui est certes une pièce maîtresse du dossier), mais bel et bien 2 décisions de Justice illégales (le jugement en première instance de Malik Lamotte et la confirmation de la condamnation par l'arrêt de la pseudo Cour d'appel de Dakar du 30 aout 2018). Le Député-Maire ayant été privé du Droit à un procès équitable, toute la procédure s'effondre. A fortiori, un décret couronnant la forfaiture. Reconnaître que le Député-Maire a été détenu arbitrairement et qu'il n'a pas eu droit à présomption d'innocence pour ensuite venir dire que le décret le révoquant est légal, c'est franchement prendre les sénégalais pour des demeurés !


3. Les partisans du régime font une lecture biaisée des articles 135 et 140 du CGCT


Incontestablement, il y a une lecture biaisée (mauvaise foi) par les partisans du régime des articles 135 et 140 la loi N° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités territoriales. Avant d'évoquer l'article 140, il convient de lire les dispositions de l'article 135 précisant que le Maire a droit à ce que « sa cause soit entendue, dans le cadre d'un procès équitable ». Ce qui n'a jamais été le cas tout au long de la procédure, vidant l'article 140 du CGCT de sa substance. En conclusion, le décret portant révocation du Maire de Dakar est illégal, car le fondement est illégal (article 135). En matière de légalité, ce régime doit faire profil bas. La liste des forfaitures sous le magistère de Macky Sall dépasse l'imagination : modification d'un Avis du Conseil Constitutionnel en Décision en 2016, fraude électorale en 2017, privation du Droit de vote de millions de sénégalais, violation de la Constitution avec la loi sur le parrainage Intégral, vol de deniers publics avec l'affaire PRODAC, népotisme avec la nomination de son frère Aliou SALL à la tête de la Caisse des dépôts et Consignations, etc...En 6 ans, Macky Sall et ses sbires (délinquants au pouvoir) qui ont saccagé l'Etat de Droit et détruit les fondements de la Démocratie devraient raser les murs.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Réflexions matinales de l'ami Guillaume ENG du Cameroun: un africaniste convaincu et actif


Cet entrepreneur ,cet éducateur, ce coach, ce professeur de judo et de gym, cet écrivain, cet homme qui fait et sait beaucoup nous livre des pensées simples mais efficientes. P B  CISSOKO

Tout ce que nous touchons nous y laissons des empreintes.


Si nous touchons la vie d'autres personnes, nous laissons notre identité en eux.
La vie est bonne quand on est heureux mais elle est encore meilleure quand d'autres sont heureux à cause de nous.
Sois fidèle en touchant le coeur des autres. Sois pour eux une inspiration.
Rien dans la nature ne vit pour soi même.


- Les rivières ne boivent pas de leurs eaux.
- Les arbres ne mangentpas leurs fruits.
- Le soleil ne brille pas pour lui même.
- Les fleurs ne répandent pas leur odeur sur elles mêmes.

Vivre pour les autres est une règle de la nature.
Nous sommes tous nés pour nous aider les uns les autres.
Quelle que soit la situation face à laquelle tu te trouves, continue à être une bénédiction pour les autres.


Si quelqu'un *se moque* de ta vie, sache qu'il peut *te trahir*
s'il *te vole...il peut te tuer*
S'il *te ment...il peut t'empoisoner*
s'il *te conseille...il t'aime*
S'il *te raisonne...il te considère*
s'il *te réprimande...il veut ton bien*;
s'il *t'enseigne...il veut ton succès*
s'il *te fait des blagues, c'est que t'es spéciale pour lui*
S'il *se soucie de toi...il t'admire*
S'il *t'écrit...il pense à toi*
S''il *te salut...il te respecte*


*Saches désormais comment et avec qui vivre*


Penser du jour!!!

Lorsque les frères de Joseph l'ont vendu, ils ont cru que c'était fini pour lui. Mais, ils l'ont retrouvé en habits de gouverneur en Egypte!
Te concernant, tes ennemis pensent t'avoir anéanti. Mais DIEU utilise leurs actions pour t'élever!
Je t'annonce que malgré leurs attaques, tu seras une source de bénédictions.Alors à toi de jouer.
Car tu es né(e) pour être un sujet de gloire!!!

Pour la plus grande des victoires!!!

vendredi, 31 août 2018 10:28

Le pouvoir des images-Jean-François Dortier

Poster par

 

Le pouvoir des images-Jean-François Dortier
Septembre-octobre-novembre 2018

 

Grands Dossiers N° 52 - septembre-octobre-novembre 2018
Le pouvoir des images -


Les enfants adorent les images. Donnez un crayon à un enfant et voilà l'artiste en herbe qui se met à dessiner : d'abord quelques gribouillis, puis des bonshommes, des maisons, des soleils, des animaux. Le même enfant sera fasciné un peu plus tard par les albums de contes. Les images du loup, de la Lune et de petites cabanes vont peupler ses rêves.


Les enfants adorent les images. Les adultes aussi : photo, films, vidéos, images de magazines, notre monde est saturé d'images. Ce numéro explore ce monde des images : leur histoire, leur usage, leur signification.
L'histoire des images débute au fond des cavernes, dans des grottes ornées de grands animaux et se poursuit sur les murs des monuments, sur les parchemins, puis sur des feuilles de papier, enfin des écrans. Les images se sont animées et se sont mises à parler.


Leur usage est multiple : elles ont servi de support aux religions, aux pouvoirs et aux savoirs. Elles accompagnent les récits ; elles servent à mémoriser, à informer, à se mettre en scène.


Car les images sont avant tout des messages. C'est à ce titre qu'on leur attribue un pouvoir : le pouvoir des images est supposé supérieur à celui des mots.


On découvrira dans ce numéro que cette opposition entre le texte et l'image n'a pas lieu d'être. De tout temps, les images ont été accompagnées de discours. Si les images de la préhistoire restent pour nous une énigme, c'est justement parce que nous ne connaissons pas les discours, les rituels, les chants et les paroles qui les accompagnaient. La vue d'un homme crucifié ou d'« images pieuses » de saints ne prend sens que pour celui qui connaît le catéchisme de l'Église. Il en va de même des peintures des musées qui ne peuvent toucher qu'un esprit informé. C'est encore le cas aujourd'hui pour la plupart des images qui nous entourent : films, actualités, plans, cartes, images publicitaires ne parlent pas seuls.


Comme c'est le cas aussi dans ce numéro : les images et les mots doivent faire bon ménage. Les uns éclairent les autres et le pouvoir des images n'existe pas sans un texte et un contexte qui l'accompagnent.


A lire


-À l'origine des images, il existe une capacité mentale inédite dans le monde animal : l'imagination. Elle est à la source du langage, des techniques, de l'art, des pensées et des fictions.
« Au commencement était le verbe », le premier verset de l'Évangile selon saint Jean a suscité un flot de commentaires théologiques, philosophiques, anthropologiques. Une interprétation de la formule est celle-ci : c'est la parole qui donne naissance à l'humanité. Dit autrement : c'est le langage qui fait l'humain, il est le « propre de l'homme ». Cette thèse a la force de l'évidence – quoi de plus spécifique à l'être humain que son langage ? Mais l'évidence ne fait pas toujours bon ménage avec la science.
Si le langage était le propre de l'humain, comment se fait-il que les humains aient hérité aussi d'autres capacités très singulières comme celle de fabriquer des outils ?

Comment se fait-il que les humains soient aussi doués dans les arts ?


Voir des images est aujourd'hui la chose la plus banale qui soit. Nous sommes cernés par les dessins, photos, vidéos, logos, etc. Elles sont omniprésentes sur les écrans d'ordinateur ou les smartphones... Un monde d'images double le monde réel. Et nous vivons dans ces deux mondes parallèles.
Cette production proliférante est un phénomène nouveau.
Tout au long de l'histoire, les gens ont surtout vécu en n'ayant sous leurs yeux qu'un répertoire très restreint : les images de cultes, dans les églises, les temples et autels, quelques images profanes, scènes de chasse, scènes de guerre ou animaux mythiques brodés sur des tissus ou peints sur des objets. Entre les peintures de la grotte Chauvet et les milliards d'images diffusées quotidiennement sur YouTube, l'histoire des images peut être scandée en six grandes périodes


1 - Images de la préhistoire


Les premières images repérées par les préhistoriens datent du Paléolithique supérieur (- 35000/- 10000 ans). Elles sont tracées sur des parois rocheuses (art rupestre) ou des objets (art mobilier).
Les peintures et gravures rupestres sont présentes dans le monde entier. Les plus anciennes sont situées en Indonésie (- 39000 ans) et dans la grotte Chauvet en France (- 36000 ans).
Ces images sont stéréotypées.


-Mâtinée de recherches esthétiques et d'innovations techniques, l'affiche française s'est enrichie en se mettant au service d'enjeux commerciaux... mais aussi en tentant de rompre avec eux.
C'est au 15e siècle, date de l'invention de l'imprimerie (1440), que le mot affiche, qui depuis le 12e siècle désignait une agrafe, prend son sens d'« avis imprimé » sur une feuille de papier apposée sur une paroi.
En France, l'affichage est né en 1539 d'une ordonnance de François Ier stipulant que les annonces des crieurs de rue seront accompagnées par la mise en place dans l'espace public de placards : « Les lois seront attachées à un tableau, écrites sur des parchemins en grosses lettres dans les seize quartiers de la ville (...). Fait défense de les ôter à peine de punition corporelle. »


De petits formats, les placards étaient, jusqu'au 18e siècle, essentiellement réservés à l'Église et au roi. Seuls les sortants de l'Imprimerie royale avaient le droit d'être imprimés sur du papier blanc. Les autres, comme les affiches de spectacles, etc


-Autrefois triées dans d'épais albums familiaux, nos photos personnelles sont aujourd'hui exposées sur Internet, au milieu de selfies et de banals clichés de nourriture. Mais qu'ils soient intimes ou abondamment partagés, nos albums photos demeurent avant tout un mode de communication.
En 1888, pour 25 dollars, les Américains peuvent s'offrir leur propre « boîte noire ». Les premiers appareils automatiques Kodak sont accessibles sur le marché. C'est la naissance de la photographie amateur. Durant les premiers temps, ce loisir est réservé aux élites. Pourtant, cent trente ans plus tard, en 2018, tout le monde ou presque prend des photos, à tout bout de champ sur son smartphone. Que s'est-il passé entre-temps ? Pour le comprendre, il faut rouvrir nos albums de famille.Anniversaires, mariages et fêtes de famille


En France, le grand essor du parc des appareils photos a débuté plus tardivement qu'aux États-Unis : à partir des années 1950-1960. L'heure est alors à la photographie argentique, loisir de plus en plus populaire. Dans les années 1980-1990, 7 ou 8 Français sur 10 possèdent un appareil photo. 9 sur 10 si on se limite aux adultes de moins de 65 ans. Et, pour ceux qui ne possèdent pas leur propre boîtier, les appareils jetables permett [ lire la suite... ]

Sylvain Maresca


Professeur de sociologie à l'université de Nantes, il a publié, entre autres, Basculer dans le numérique. Les mutations du métier de photographe, Presses universitaires de Rennes, 2014.
-Benoît Peeters
Scénariste de bande dessinée et écrivain, auteur avec François Schuiten du cycle Les Cités obscures, il a récemment publié, avec Jacques Samson, Chris Ware. La bande dessinée réinventée, Les Impressions Nouvelles, 2010, et une biographie de Jacques Derrida chez Flammarion, 2010. Benoît Peeters sur Internet : www.benoitpeeters.net

La bande dessinée a diversifié ses supports, ses formes et ses thèmes. Est-il encore possible de la définir ?
-Qu'est-ce qu'une image ?

 

« L'image n'a pas le pouvoir qu'on lui prête généralement. »

Il a consacré une grande partie de sa carrière d'historien à l'étude des images du Moyen Âge. Ses recherches l'ont conduit à une réflexion théorique sur la notion d'image et sur le pouvoir qui leur est souvent attribué. Dans son livre Qu'est-ce qu'une image ? (Droz, 2013), il prend ses distances face aux thèses couramment admises sur la puissance des images.

Le titre de votre livre Qu'est-ce qu'une image ?est déroutant car, au premier abord, la réponse semble évidente.
Justement, c'est une fausse évidence qu'il faut questionner. Généralement, on qualifie aujourd'hui d'images toutes les représentations visuelles dont le support est plat : un dessin, une peinture, une gravure, une photo, une radiographie, une affiche, le cinéma... Cette conception courante imprègne [ lire la suite... ]

Pendant longtemps, on a associé la bande dessinée à l'enfance et au comique. Depuis vingt ans, cette définition n'a plus de sens. La bande dessinée adulte est plus présente aujourd'hui que la bande dessinée jeunesse, et la bande dessinée sérieuse l'est davantage que la bande dessinée humo
-L'image comme outil de preuve
-Outil, preuve, concept..., les images ont toujours été mobilisées par les scientifiques à des fins très diverses. De quoi rompre avec leur antique réputation d'iconophobes.


À première vue, image et science se repoussent comme deux aimants contraires. Pour Platon, les images sont des ferments d'illusion, trompeuses par nature. Imitant le réel, ceux qui les produisent ne pourraient s'empêcher d'embellir, de simplifier et d'esthétiser ce qu'ils voient. Autrement dit, de le falsifier. À l'inverse, la science véritable apprécierait la réalité intelligible des choses et les considérerait non sous le prisme de leur apparence, mais de leur essence. La quête du « vrai » passerait donc, nécessairement, par se prémunir des visions erronées du monde sensible que l'image véhicule.


Mais l'iconophobie dont on accuse génériquement scientifiques et philosophes n'est-elle pas surévaluée ? L'histoire des sciences montre de nombreux exemples de collaborations fructueuses entre savants et artistes ; les images sont alors mises à contribution pour devenir d'authentiques passeurs de connaissance, quand elles ne vont pas jusqu'à &ec [ lire la suite... ]


-En banalisant les images plus que tous les autres médias, la vidéo s'est octroyé un pouvoir immense. Avec les progrès de la technique, ses usages se multiplient, notamment pour sa valeur de preuve.
« On ne peut plus imaginer le football sans l'assistance vidéo à l'arbitrage. » Pour la coupe du monde 2018, Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (Fifa), tenait à proposer aux arbitres l'aide des caméras de télévision. L'objectif de ce dispositif, de plus en plus utilisé dans le sport, est clair : réduire les erreurs d'appréciation, voire les éliminer. La VAR (« Video Assistant Referee », assistance vidéo à l'arbitrage) peut en effet améliorer la prise de décision, en montrant à l'homme en noir des images qui aurait pu lui échapper. Une corde de plus à son arc pour obtenir des preuves objectives avant de juger. Mais selon Jacques Blociszewski, spécialiste des relations entre sport et médias, l'œil des caméras n'est pas meilleur que celui de l'arbitre : « L'image ralentie déforme le réel. Le geste sportif n'est pas une succession d'images


-Eduquer par l'image
-
L'éducation aux images passe notamment par l'étude de leur histoire, de leur mode de fabrication et surtout par l'exercice du regard.


L'éducation aux images constitue une sorte de tarte à la crème des enseignements depuis des années. Cette question est pourtant liée à une autre qui la détermine : doit-on éduquer aux images ? Posée ainsi, la réponse semble évidente : oui, éduquer aux images est devenu prioritaire, car elles ont pris une place déterminante dans notre nouvelle culture visuelle à l'ère de l'écran généralisé. Mais comment ?
Comprendre le territoire : le visuel proliférant
La puissance des images et leur circulation planétaire sous forme d'objets et de représentations diverses sont consubstantielles des activités humaines, provoquant même des mouvements iconoclastes. Ce qui a changé est double : d'une part, la multiplication industrielle des images ; d'autre part, leur cumul et leur circulation planétaire exponentielle avec Internet (1).
La multiplication industrielle des images est apparue au milieu du 19e

 

HOMMAGE DE MONSIEUR ALPHA AMADOU SY, PRESIDENT DE LA CACSEN, AU PERE DOMINIQUE CATTA à l'occasion de son inhumation le samedi 25/08/2018 à Keur Moussa.

"Le dialogue inter-religieux est une réalité au Sénégal" P B Cissoko

Depuis l'annonce du rappel à Dieu du Père Dominique Catta, des voix, des plus autorisées, ont tenu à témoigner de sa foi, de son altruisme, de son respect des cultures autres, pour tout dire de son humanisme.
Le parcours et l'œuvre du Père Catta méritent d'être cernés en fonction de deux évènements majeurs qui ont fortement impacté sur le séjour sénégalais des neuf moines français de l'Abbaye de Solesmes.


Les futurs fondateurs du monastère de Keur Moussa sont arrivés au Sénégal en 1963, moins d'un an après l'ouverture du IIe concile œcuménique du Vatican, le 11 octobre 1962, par le Pape Jean XXIII. Ce Concileest d'autant plus importantqu'il expose le souci de l'Eglise de « s'ouvrir au monde moderne et à la culture contemporaine ». Dans cet esprit, était engagé le débat sur « la liturgie, le rapport que l'Église catholique doit entretenir avec les autres confessions chrétiennes, avec les autres religions, et avec la société en général.... ». Les chrétiens et théologiens africains avaient saisi cette opportunité pour s'interroger sur la question de savoir « comment transformer l'Église en Afrique en une Église africaine ».


Autre évènement : l'organisation du 1er Festival Mondial des Arts Nègres par le Gouvernement du Sénégalet par La Société Africaine de Culture en 1966, c'est -à - dire trois ans après l'arrivée au Sénégal du Père Dominique Catta et de ses huit autres Frères. Ce rendez- vous inédit en terre africaineaura été largement mis à profit pour prendre conscience de la consistance du patrimoine artistique, notamment musical du continent.


Le concours de ces deux événementshistoriques est d'autant plus établi que leur Supérieur avaient non seulement invitéles moines à écouter, mais surtout à participer à toutes les manifestations culturelles du Festival de 1966. Cette invitation, aux accentsde forte recommandation, est explicite dans l'interview que le Père Dominique Catta a bien voulu accorder aux animateurs de la Bibliothèque Centrale de l'Université Gaston Berger, à l'occasion de la commémoration du Cinquantenaire du 1er Festival Mondial des Arts Nègres.


Du reste, il avait tenu à participer, en personne,à ces rencontres commémoratives en 2016. Aujourd'hui,encore, je revois le défunt Père dont le dynamisme toujoursdébordant contrastait avec son corps frêle, donnant l'impression de ployer sous le poids de l'âge !


Ayant l'intelligence de leur mission et faisant preuve d'une immense ouverture d'esprit, les moines français de l'Abbaye de Solesmes ont su faire montre de créativité et d'abnégation pour valoriser, perfectionner et intégrer dans une sublime harmonie des instruments, notamment la Kora, dans une liturgie qui parle, au-delà de l'Afrique, des Africains, à toutêtre humain. Il en a résulté la constitution d'un patrimoine d'autant plus dense qu'il participe, à la fois,du matériel et de l'immatériel, du culturel, du religieux et du spirituel.
Au Père Dominique Catta, le co-fondateur du monastère, est revenu la terrible, redoutable mais oh combienexaltante mission de continuer l'œuvreentamée à neuf !


Et, la postérité retiendra les immenses succès qui ont couronné son travail d'orfèvre. Pour preuve,lePape Jean-Paul IIlui a attribué, en 2004, le Prix des Académies Pontificales. Il s'agit d'une reconnaissance des plus symboliques de son « précieux travail d'inculturation du très riche répertoire musical grégorien dans les cadences et rythmes de l'Afrique ».


Le Sénégal ne sera pas en reste. Il élèvera le Père Dominique, en 2016, au rang de « Trésor humain vivant ».


Par ma voix, la section sénégalaise de la CommunautéAfricaine de Culture présente ses sincèrescondoléances à la famille, à tous les moines de Keur Moussa, à tous les amis, proches et collaborateurs du Père Dominique Catta.
Puisse son œuvre continuer à nous inspirer les uns et les autres pour poursuivre,avec esprit de suite,le dialogue interreligieux et pour nos combats quotidiens afin que ladifférence reste une richesse et non un prétexte à la barbarie.


Paix à son âme !


On pourra lire ceci :


Père Dominique Catta de Keur Moussa élevé au rang de « Trésor Humain Vivant »

Le Sénégal a élevé au rang de « trésor humain vivant », le Père Dominique Catta. Âgé de 90 ans, il est le dernier survivant des neuf moines français qui sont venus de l'Abbaye de Solesmes, pour fonder l'abbaye de Keur Moussa, au Sénégal en 1961.


Il a été ainsi distingué pour son œuvre musicale contribuant à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel sénégalais. En effet, le Père Dominique Catta a composé de nombreuses pièces musicales spécifiques, qui à l'aide de la « kora » accompagnent les chants liturgiques communautaires. Il a de plus favorisé l'enseignement de cet instrument, sorte de harpe-luth d'origine mandingue.


Le « THV » est l'une des plus hautes distinctions culturelles internationales.

Ce titre distingue des professionnels des métiers d'arts, pour leur savoir-faire exceptionnel et leurs capacités à transmettre leurs connaissances. Les THV sont reconnus par l'UNESCO, à travers une convention internationale de 2003 sur la protection du patrimoine culturel immatériel.


En lui remettant la distinction devant un public nombreux, Mbagnick Nidaye, ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, a rappelé que l'œuvre du Frère Catta avait contribué à revaloriser la kora africaine, devenue sans aucun doute l'instrument de musique africaine le plus répandu dans le monde. « Le Frère Dominique Catta a mis en lumière la richesse de notre culture par son apport décisif dans la renommée de l'atelier de lutherie musicale du monastère, fondé en 1963 », a souligné Mbagnick ndiaye.


Il a rappelé que la découverte de la kora par le Frère Catta s'était faite à travers l'écoute des génériques de la radio nationale du Sénégal et son amitié avec des griots, maîtres de cet instrument.
L'abbé Ange Marie Niouky, Supérieur du monastère de Keur Moussa, a souligné que, tout au long de sa vie, le Frère Catta avait puisé dans les trésors traditionnels musicaux du continent africain une inspiration mise au service de l'Eglise, pour honorer Dieu.

Il a ajouté que cette dernière distinction célébrait « les valeurs de partage, de générosité », et manifestait « l'attachement d'une âme à sa terre d'accueil, à l'homme et à la nature en ce qu'ils ont de plus beau ». L'abbaye de Keur Moussa a reçu par le passé plusieurs autres distinctions relatives à ses activités musicales, tel que le prix Albert Schweitzer. Le Père Dominique Catta a reçu lui-même en 2012 la Légion d'Honneur.


https://www.infocatho.fr/pere-dominique-catta-de-keur-moussa-eleve-au-rang-de-tresor-humain-vivant/

« L’élément déterminant pour la présidentielle du 24 février 2019, semble plus être la nécessité de renverser le président sortant pour l’opposition, que de faire adhérer les populations à un programme alternatif  » , selon Maurice Soudieck Dione, docteur en Sciences politiques, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. C’est la perspective qui se dessine du fait de la tendance du chef de l’Etat, Macky Sall, à des «dérives autoritaires et arbitraires dans ses rapports avec l’opposition». Evoquant la pléthore de déclarations de candidature à 6 mois de la joute présidentielle, M. Dione, est convaincu que certains n’iront pas jusqu’au bout. Entretien……

Croyez-vous que toutes les déclarations de candidatures à la prochaine présidentielle  iront jusqu’au bout de leur logique?

Il est vrai que déclarer sa candidature est une chose, être en mesure de se présenter effectivement en est une autre. Cela pour plusieurs raisons. D’abord, eu égard aux moyens financiers colossaux pour aller aux élections. Car, en plus de la caution de 30 millions, il faut des ressources pour sillonner le pays, pour obtenir les parrainages requis avant d’entrer dans la compétition. Ensuite, pour les besoins de la campagne, il faut mobiliser des voitures, déplacer et entretenir une équipe sur toute l’étendue du territoire, concocter un programme politique pertinent entre autres. Toutes ces contraintes peuvent amener certains candidats à déchanter. Il y a aussi que certains autres candidats pourraient être dans une logique stratégique, consistant à faire monter les enchères autour de leur candidature, pour se ranger en définitive derrière un autre candidat, ou alors mobiliser une partie de l’électorat, pour qu’en cas de second tour négocier leur accès au pouvoir. 

N’y a t-il pas  dans ce cas des déclarations de candidatures fantaisistes ?

Je ne qualifie aucune candidature de fantaisiste pour éviter de tomber dans la discrimination entre citoyens sénégalais. Je considère dans l’absolu qu’il faut respecter tous les candidats qui sont d’égale dignité au plan juridique, dès lors qu’ils respectent les conditions de fond et de forme prévues par la Constitution, les lois et règlements. C’est au prorata des suffrages collectés qu’on pourra classer les candidats au sortir des élections, et donner des analyses sur la base de faits concrets.

A votre avis, lequel des enjeux entre celui de la découverte de gaz et de pétrole, ou celui de la nécessité d’instaurer l’État de droit et la démocratie pour tous, va prendre le dessus ?

En fait c’est un tout. Car la multiplication des ressources nationales, avec la découverte de gisements de gaz et de pétrole, fait que le pouvoir devient de plus en plus un enjeu qui aiguise des appétits tant sur le plan national qu’international. Mais il faut dire également qu’avec de telles ressources, il est impératif et impérieux que le jeu politique soit transparent et loyal, pour assurer la paix et la stabilité politique du pays, afin de conjurer les démons du chaos politique sur lesquels, comme cela a été le cas ailleurs en Afrique, des saigneurs et des seigneurs de la guerre ont profité du désordre pour s’enrichir, en collusion avec les puissances étrangères. On a pu alors parler de criminalisation de l’État.

Comment devrait-on s’y prendre alors ?

La découverte de richesses exige une compétition équitable pour préserver la paix, sans quoi rien ne peut être construit. Ensuite les ressources trouvées repositionnent au centre du débat politique, la gouvernance démocratique, qui non seulement doit être transparente, mais doit également profiter à tous les Sénégalais. Ce qui suppose une allocation pertinente et efficiente des ressources pour créer encore plus de richesses avec des investissements productifs, refonder des services publics de qualité en matière de santé et d’éducation notamment, construire et valoriser le capital humain, etc. Or si les valeurs de la République sont piétinées en raison du clientélisme et de la propension à l’enrichissement personnel des dirigeants érigés en règles, et si les principes de la démocratie et de l’État de droit ne sont pas respectés, notamment à travers une compétition politique loyale, les ressources découvertes ne seront pas d’un grand apport pour le pays, car elles seront pillées et gaspillées par une caste de politiciens sans scrupules, et qui vont mettre le pays en danger, c’est-à-dire dans l’instabilité.

Qu’est-ce qui sera déterminant pour cette élection : les programmes alternatifs, la nécessité de renverser le président sortant ou de le maintenir ?

Malheureusement les enjeux de l’élection présidentielle risquent d’être dévoyés, comme cela a souvent été le cas au Sénégal, notamment lors des alternances de 2000 et 2012, où l’on a plus congédié des régimes ayant failli, qu’adhérer à un programme. Cette perspective qui se dessine a été construite pour une bonne part par la tendance du Président Sall à des dérives autoritaires et arbitraires, dans ses rapports avec l’opposition marqués par la répression et la violation des droits et libertés des opposants et par l’imposition de sa volonté et des intérêts exclusifs de sa coalition, en ce qui concerne les règles du jeu politique. Or , celles-ci doivent être définies de manière concertée, pour éviter que le pays ne sombre dans des lendemains incertains.

Propos recueillis par  Jean Michel DIATTA

Des militants de l’APR France originaires du Boundou auraient décidé de rejoindre Un Autre Avenir(AA). Si cette nouvelle annoncée par Ibrahima Thiam dans un document  est confirmée, ce sera une grosse perte pour le parti au pouvoir dont l’ambition est de réélire son candidat, Macky Sall, dès le premier tour. Selon le document transmis à Infos15, AA organisera une rencontre publique pour les accueillir , samedi 25 août, à Paris, dans le 18 eme arrondissement.
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Management - Holacratie : est une forme de management originale
Chaque partie du tout, dont elle dépend, est autonome et décisionnaire.
. Voici comment la définir à travers quelques exemples concrets.


« Le monde de l'entreprise n'est pas statique il évolue sans cesse et comme disait l'autre l'agent, l'employé n'est pas uniquement une Main, c'est aussi une Tête et un Cœur » P B CISSOKO


Holacratie : définition


Pour dynamiter l'ancien modèle de management traditionnel qui consiste à prendre des décisions au sommet de la pyramide de l'entreprise et à les faire descendre et appliquer jusqu'en bas, un nouveau pattern décisionnel a vu le jour en 2001 : l'holacratie. C'est Brian Robertson, président de Ternary Softwares (entreprise américaine de logiciels), qui a imaginé ce chamboulement pour obtenir des mécanismes de fonctionnement plus agiles. Contrairement à un système oligarchique, l'holacratie consiste en un management horizontal, où chaque partie du tout, dont elle dépend, est autonome et décisionnaire.


Organigramme de l'holacratie


Concrètement, le principal changement né de l'holacratie réside dans l'organigramme de l'entreprise : il disparaît. Il n'existe plus de chefs. L'holacratie revient à la raison d'être de l'entreprise et du rôle de chacun. Au lieu d'évoluer en pyramide, on évolue en cercles : ces cercles regroupent les salariés qui ont des rôles proches, sachant que tout un chacun peut se voir attribuer plusieurs rôles, même variés, selon sa charge de travail. Un chargé de communication pourra également intervenir au niveau du cercle de la formation, comme dans celui de la prospection de clients si ses aptitudes et son temps de travail le lui autorisent.


Ces techniques de management originales et qui marchent
Voir le dossier

Management en holacratie


Dans un système holacratique, chacun devient responsable de la mission qui lui a été confiée (et si elle doit disparaître, une autre lui sera confiée, idem s'il ne parvient pas à atteindre ses objectifs). Il n'a plus à s'en référer à un manager, mais n'a pas non plus d'expert référent vers qui se tourner. C'est au sein de réunions dites "de gouvernance" que les problèmes sont évoqués, les tensions évacuées et les solutions étayées, par tous, au même niveau.


L'holacratie chez Zappos


En 2014, la plus grosse structure à tenter l'expérience de l'holacratie fut Zappos, e-commerçant de chaussures, qui emploie 1 500 personnes. Quittant le concept de "patronat visionnaire", Zappos mise sur la créativité et les idées de tout son staff plutôt que sur une poignée d'hommes dans leurs bureaux. Ce faisant, le souhait de Zappos était de devenir plus souple, et de pouvoir continuer de grossir sans être freiné par un manque de maniabilité.


Exemples d'holacratie


L'holacratie, sur le papier, peut s'appliquer à tous les secteurs et à toutes les entreprises, petites ou grosses, de services ou d'industrie. En France, Auchan, Danone et Castorama ont tenté la mise en place partielle d'un tel système, quand d'autres s'y sont cassé les dents, comme Amazon.


Holacratie critique


Certaines voix s'élèvent pour critiquer l'holacratie. Pour certains salariés, le changement est tel qu'ils préfèrent donner leur démission, ce qui peut conduire à un exode de collaborateurs expérimentés. De plus, certains d'entre eux préfèrent être cantonnés à des tâches précises et se sentent peu à l'aise dans ce modèle. Autre critique, en rendant tous les salariés egaux, il existe le risque de transformer le chef d'entreprise en gourou omniscient.


Holacratie avantages


Pour d'autres, l'holacratie est un excellent moyen de faire émerger la créativité et les idées nouvelles. Les salariés se sentent plus reconnus et sont donc plus productifs et plus investis dans leur entreprise. C'est donc un formidable moyen pour faire triompher l'intelligence collective.


Holacratie et entreprise libérée


On associe fréquemment le concept d'holacratie avec celui d'entreprise libérée, car il y réside une forme de liberté, mais cette dernière a ses règles (elle cesse dès qu'on empiète sur celle du voisin) et il n'est pas question de dire adieu aux responsabilités ; celles-ci sont seulement distribuées différemment. L'holacratie peut être vue comme un cadre, et au sein de ce cadre, à chacun d'établir le fonctionnement qui convient le mieux à son entreprise. La bande dessinée de Bernard Marie Chiquet explique bien que dans l'holacratie, on est sans managers mais pas sans management.

https://www.google.fr/amp/s/www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1204818-holacratie-definition-exemples/%3foutput=amp

jeudi, 23 août 2018 14:09

Trop de révisions tuent la Constitution

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Trop de révisions tuent la Constitution

Les transformations de la société peuvent justifier une réforme constitutionnelle. Mais gare aux modifications dictées par les circonstances.

La Constitution est la clé de voûte de l'État de droit et du pacte politique qui soude la communauté des citoyens dans une démocratie. Son rôle est particulièrement important en France, marquée par l'instabilité chronique de ses institutions depuis 1789. La révision de la Constitution ne doit être engagée qu'avec prudence et pour des raisons impératives. Et ce d'autant qu'elle retentit inévitablement sur la légitimité du chef de l'État. S'il semble nécessaire d'actualiser la Constitution pour prendre en compte les transformations de la société ou les mouvements de l'Histoire – par exemple, la décolonisation ou l'intégration européenne –, il convient de proscrire les modifications dictées par les circonstances ou par les jeux partisans.

Car, de même que trop de lois tuent la loi, trop de révisions tuent la Constitution.


Le projet de révision constitutionnelle avancé par Emmanuel Macron confirme ce danger. Au plan politique, il prévoit notamment d'introduire une dose de 15 % de proportionnelle pour les élections législatives à partir de 2022, d'instaurer une limite de trois mandats « identiques, complets et consécutifs »pour les députés, les sénateurs et les présidents d'un exécutif local – à l'exception des maires de communes de moins de 9 000 habitants. Au plan des principes, il entend reconnaître la spécificité de la Corse et l'impératif de la lutte contre le changement climatique. Au plan technique, il supprime le statut de membre de droit du Conseil constitutionnel pour les anciens chefs de l'État ainsi que la Cour de justice de la République.


Aucune véritable ligne directrice n'émerge, contrairement à la révision du 23 juillet 2008, placée sous le signe du renforcement des pouvoirs du Parlement, de l'encadrement des décisions du président dans le domaine des nominations ou du droit de grâce, et surtout de l'amélioration des droits des citoyens, notamment par la possibilité de contester la constitutionnalité des lois. En dehors des ajustements techniques, sa seule logique consiste à acquitter la dette contractée vis-à-vis de François Bayrou pour son soutien à l'élection présidentielle. Et ce sous la contrainte du droit de veto détenu par le Sénat puisque, selon l'article 89 de la Constitution qui traite de sa révision, le projet doit être voté par les deux assemblées en termes identiques.


Le projet modifie toutefois en profondeur l'équilibre de la Ve République. Ses principes, fondés sur la primauté du président de la République, le parlementarisme rationalisé et le scrutin majoritaire, évoluent vers le monopole du pouvoir entre les mains du président, le parlementarisme raréfié, la mixité du scrutin à la fois majoritaire et proportionnel. Cette révision contredit la volonté d'Emmanuel Macron de revenir à l'esprit originel de la Ve République.

Surtout, le projet constitue un contresens politique et historique. Il est tout entier orienté vers la classe politique, ses postes, ses modes d'élection, ses mandats et ses juges, ignorant superbement le citoyen. Il conforte les fractures territoriales en créant des déserts de représentation. Il fragmente le territoire national et la République au moment où il faut conforter la cohésion de la nation face au communautarisme et au sécessionnisme – dont la Catalogne et l'Italie du Nord illustrent les dangers. Il instille, avec la proportionnelle, le poison de l'instabilité au cœur de nos institutions, ouvrant le risque de majorités relatives systématiques et d'un retour au régime des partis de la IVe République, qui accumula 24 gouvernements en douze ans. Et ce au moment où les démocraties affrontent la crise la plus grave depuis les années 1930, sous les feux croisés des menaces extérieures et de la poussée populiste qui, puissamment aidée par le scrutin proportionnel, paralyse l'Allemagne et rend l'Italie ingouvernable.
Enfin, la menace de recourir, en cas de blocage de la révision par le Sénat, au référendum prévu par l'article 11 de la Constitution est à la fois contestable juridiquement et suicidaire politiquement. Même s'il fut utilisé en 1962 – avec succès –, puis en 1969 – à ses dépens – par le général de Gaulle, l'article 11 ne s'applique pas à la révision, qui ne relève que de l'article 89 de notre Constitution. Par ailleurs, de David Cameron à Matteo Renzi, le référendum a tué tous les dirigeants des démocraties qui ont tenté de l'instrumentaliser au cours des dernières années.


Le projet de révision de la Constitution souligne les fragilités du quinquennat d'Emmanuel Macron : plus il renforce l'hyperconcentration des pouvoirs de sa présidence jupitérienne, plus il affaiblit les contre-pouvoirs ; plus il s'éloigne de la société, plus il se coupe des citoyens, plus son autorité flotte. La France a trop besoin de la transformation de son modèle économique et social pour se perdre dans une nouvelle modification hasardeuse de sa Constitution après le lamentable épisode de la déchéance de nationalité. Il en va en effet des réformes comme des monnaies : les mauvaises chassent les bonnes.


(Chronique parue dans Le Point du 12 avril 2018)


> Lepoint.fr https://www.nicolasbaverez.com/2018/04/16/de-revisions-tuent-constitution/

 

Un Sénégal pourri par les arnaques : chacun veut abuser l'autre

Lu quelque part...et mon ami le doyen Djiby SY 80 ans , de la société civile en France et au Sénégal nous éveille et nous alerte.

Ce pays n'est pas malade, il est tout simplement pourri !

--Le mécanicien, le réparateur (de télés, de frigos, etc.) à défaut de vous voler une pièce, vous sort une panne imaginaire pour vous soutirer plus d'argent ;

--Ce citoyen qui veut se débarrasser de sa voiture en panne et qui décide de le vendre, tout en cachant la panne à l'acquéreur ;

--Ce citoyen qui est en possession d'un terrain litigieux mais qui décide de le vendre sans déclarer le litige à l'acquéreur ou encore ce propriétaire de terrain qui vend son bien à plusieurs personnes à la fois;

--Ces commerces (quincaillerie, show-room d'appareils électroménagers) qui exposent des « produits originaux » mais qui vous livrent des produits contrefaits ;

--Ces vendeurs de tissus qui mettent des lampes fluorescentes dans leurs boutiques afin de mieux tromper les clients ;

--Ces maçons qui s'éclipsent dans la nature après avoir encaissé leurs dus et sans avoir rempli leur part du contrat ;

--Ces vendeuses de fruits, sur les routes sénégalaises, qui bourrent leurs bols ou seaux de papiers afin de donner au client « l'impression d'un récipient rempli »;

--Cette vendeuse de poisson qui te jure sur son marabout que son produit est tout frais alors qu'elle a du mal à le vendre depuis plusieurs jours ;

--Ces vendeurs qui mettent les légumes pourris au fond du sac afin de tromper la vigilance des clients ;

--Ces vendeurs de « café Touba » qui mélangent le café avec du mil ou du riz grillé;

--ces agents de santé qui volent les médicaments des patients;

--Ces citoyens témoins d'un accident de la circulation se précipitant sur les lieux, non pas pour aider les victimes mais pour leur soutirer téléphones portables, montres, argent et autres produits. Certains sapeurs-pompiers sont aussi coutumiers des faits.

La liste est loin d'être exhaustive, que dire des marabouts et autres guérisseurs charlatans, des médecins qui détournent les patients vers leurs propres cliniques, combinent avec les pharmaciens et autres distributeurs de médicaments, ces enseignants véreux qui sèchent les cours dans le public pour se faire de l'argent dans le privé ?

Mais point de surprise dans un pays qui a pour devise «xaalis kenn duko ligeey, dañu koy lijjanti »

Lorsque les citoyens d'un tel pays sont appelés à choisir leurs dirigeants, ils ne peuvent élire que les "meilleurs" d'entre eux, c'est à dire ce qui excellent dans l'art du vol, de l'escroquerie et de la tromperie.

Ce pays n'est pas malade, il est tout simplement pourri !

Il faut

 

mercredi, 22 août 2018 12:29

Sénégal, la téléréalité au service de l'agriculture

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Au Sénégal, 32 jeunes travaillent actuellement la terre, dans une ferme de la région de Joal, à trois heures de route de la capitale, à l’ouest du pays. Ils viennent de différentes régions du Sénégal. Certains sont issus de familles d’agriculteurs, mais la majorité sont de jeunes urbains. Tous participent à la première émission de télé-réalité sénégalaise sur l’agriculture, La Ferme Factory, diffusée sur la chaîne publique sénégalaise RTS. 34 épisodes au total de 26 minutes chacun, montrés aux téléspectateurs, avant le journal de 20h chaque dimanche. Au programme, pour ces apprentis fermiers : un réveil à 6h chaque matin, puis la journée commence avec une préparation musculaire, c’est ensuite aux champs que les candidats doivent faire leurs preuves. Malgré une croissance à la hausse, le Sénégal continue d’avoir des taux élevés de pauvreté et de chômage, les inégalités sociales sont toujours frappantes, l’exode rural et l’immigration clandestine n’ont pas cessé d’être à l’ordre du jour. L’agriculture contribue à environ 14% du PIB du pays, et pourrait constituer un vivier d’emplois. Pourtant, beaucoup de jeunes Sénégalais estiment que les profits tirés du travail de la terre sont dérisoires. La Ferme Factory, imaginée en partenariat avec l’Etat, vise à changer le regard de la société sur l’agriculture, et à inspirer les jeunes actifs pour qu’ils se tournent vers ce secteur.

RFI

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