dimanche, 07 avril 2019 10:45

Liga: Barcelone fonce vers son 26e sacre

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En faisant craquer l’Atlético de Madrid au Camp Nou ce samedi 6 avril (2-0) grâce à Luis Suarez et l'inévitable Lionel Messi, le FC Barcelone a fait un pas de géant vers le titre de champion d’Espagne. Les Blaugrana ont désormais onze points d’avance sur les Colchoneros au classement de la Liga 2018-2019. Il n'y a plus rien en travers de leur route vers une 26e couronne nationale.

Il flottait comme un parfum de finale ce samedi au Camp Nou, l’antre du Barça. Sur sa pelouse, le leader du championnat d’Espagne accueillait son dauphin, l’Atlético, dans le cadre de la 31e journée. Des Colchoneros qui avaient huit longueurs de retard avant de défier les champions d’Espagne en titre. Un écart important, à huit matches de la fin de cette saison 2018-2019. L’Atlético de Madrid avait besoin de réaliser l’exploit en s’imposant à l’extérieur pour revenir à cinq points et relancer le suspense en Liga.

A dix contre onze, l'Atlético d'Oblak a longtemps tenu bon

Ce choc, parti sur de très bonnes bases, a basculé un peu trop tôt. A la 28e minute, le sanguin Diego Costa a reçu un carton rouge direct. L’arbitre venait lui adresser un simple carton jaune, mais les vociférations de l’attaquant sous son nez l’ont décidé à l’exclure. Le spectacle s’en est ressenti ; réduit à dix contre un adversaire sûr de lui, l’Atlético de Madrid a un peu plus abandonné le ballon et a plié sans rompre pendant longtemps.

Le Barça dispose d’une force de frappe fabuleuse avec le quintuple Ballon d’or Lionel Messi, Luis Suarez, Philippe Coutinho… Mais Diego Simeone, le coach des Matelassiers, peut lui compter sur Jan Oblak, l’un des meilleurs gardiens du monde. Une réputation que le grand Slovène (1,89m) a encore assumée face aux flèches catalanes. A son actif : une dizaine de parades, dont certaines très autoritaires et surtout salvatrices sur des frappes de Messi ou des duels avec Suarez.

sport

 

Le duo Messi-Suarez envoie le Barça au sommet

 

Mais à force d’insister, le Barça a, comme souvent, fini par faire céder la muraille des Rojiblancos. De l’extérieur de la surface, l’Uruguayen Suarez a trouvé la faille d’une frappe enroulée au ras du poteau (85e). Oblak s’est déplié, mais le ballon est passé sous son bras. Le Camp Nou s’est alors libéré en même temps que l’Atlético a baissé pavillon. Dans la foulée, Leo Messi, tenace et solide sur ses appuis, a fait le break (87e). C’est le 33e but du pichichi de la Liga, qui est en plus devenu le joueur comptant le plus victoires dans ce championnat (335). Rideau.

 

Voilà le FC Barcelone leader avec cette septième victoire de rang (2-0) et surtout onze longueurs d’avance sur l’Atlético de Madrid. Sauf cataclysme très improbable, les Blaugrana pourront bientôt sabrer le champagne avec un 26e titre de champions d’Espagne. Le printemps s’annonce sous de beaux auspices, avec également les quarts de finale de la Ligue des champions contre Manchester United (aller le 10 avril, retour le 16 avril) et la finale de la Coupe du Roi contre Valence (25 mai). L’Atlético doit lui cravacher pour garder sa deuxième place, sachant que le Real Madrid est revenu tant bien que mal à seulement deux points. En Espagne cette saison, le Barça n’évolue pas dans la même galaxie que ses deux rivaux.

RFI

Des centaines de milliers d'Algériens ont de nouveau manifesté ce vendredi dans les rues de la capitale pour réclamer « la fin du système » et une refonte du paysage politique. Il s’agissait du septième vendredi consécutif de mobilisation, trois jours après la démission du président Abdelaziz Bouteflika.

Une marée humaine a envahi les rues d’Alger. Le message est clair :la démission d’Abdelaziz Bouteflika ne suffit pas. Les Algériens exigent un changement total au sommet de l’État. Les slogans n’épargnent personne et même pas l’institution militaire, avec à sa tête, le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah.

« Gaïd Salah ne fait que recycler le système, lance une manifestante. Bouteflika est parti. La clique de Bouteflika est partie. Mais le système n’est pas parti. On ne peut pas faire du neuf avec du vieux. » Les manifestants le reconnaissent : certes, l’armée s’est érigée les derniers jours en garante de la Constitution, mais ce n’est pas son rôle de prendre le pouvoir pour diriger le pays. Tout le monde ici redoute un scénario à l’égyptienne.

« Le pouvoir doit absolument rester civil, estime Hassan, drapeau algérien sur les épaules. Parce que le fondement d’une autre république doit se faire sur le principe de la primauté du civil sur le militaire. Si nous n’avons pas changé les fondements, nous n’avons rien fait. On retournera au même problème que nous avons vécu les 50 dernières années. »

Les responsables « doivent être jugés », réclament les manifestants

Mais l’engagement se poursuit, avec un objectif : la naissance d’une nouvelle République, débarrassée de ce régime qui a conduit le pays à la crise. La mobilisation est en tout cas impressionnante. Et comme les semaines précédentes, pas de débordements, pas d’incivilités. Ils le disent tous : c’est une Révolution souriante.

Semaine après semaine, le peuple gagne aussi en confiance. Sa mobilisation paye. Il ose même de nouvelles revendications. « Nous voulions chasser les responsables, mais désormais, ils devront aussi être jugés », scande ce soir la foule à Alger. « La démission du président ne suffit pas, affirme un manifestant. Ce n’était qu’une des demandes du peuple. » « Devant l’Histoire, il faut les juger, renchérit une autre. Ne serait-ce que pour savoir réellement ce qu’ils ont fait, parce qu’il y a des tas de choses qu’on ignore. »

Tous s'accordent sur le fait qu'il est indispensable de maintenir la pression. « Les responsables actuels n’ont pas leur place dans l’Algérie de demain, résume un manifestant. Et nous les chasserons pacifiquement. Nous exigeons que le peuple incarne le pouvoir. Nous sommes optimistes, nous n’avons aucune crainte. La peur a disparue. Le peuple est souverain et c'est le peuple lui-même, et non la police, qui veille au bon déroulement des manifestations. »

Dans les rues d’Alger, les revendications sont scandées, mais elles sont aussi écrites sur des pancartes, on peut notamment y lire : « il n’y aura pas de pardon », en référence à la lettre d’adieu du président Bouteflika aux Algériens et dans laquelle il présentait ses excuses.

Le système il est bien en place et juste avant la démission du président, tout a été mis en place pour la continuité du système. Donc nous on dit encore : le système doit partir. Et Gaïd Salah doit partir aussi.

Le slogan «Qu'ils partent sous» donne le ton

samedi, 06 avril 2019 11:15

L1: Encore raté pour Marseille qui tombe à Bordeaux

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Marseille a fortement compromis ses chances de participer à la prochaine Ligue des champions, en s'inclinant 2-0 à Bordeaux, terre maudite depuis bientôt 42 ans, vendredi soir en ouverture de la 31e journée de L1.

Encore une fois, l'histoire s'est répétée pour les Olympiens en panne de confiance depuis leur défaite au Parc des Princes et qui ont paru sans réelle solution face au bloc bordelais solidaire, qui a fini à dix après l'exclusion de Pablo (82e).

Avec désormais huit points de retard sur le podium, la mission s'annonce compliquée pour les hommes d'un Rudi Garcia, qui a un peu plus fragilisé sa situation avec cet échec.

Ne pas perdre face à l'OM, tel était le dernier objectif des Bordelais dans cette saison de transition suite à la vente du club aux Américains de GACP. Mission accomplie, mais aussi de quoi raviver des regrets.

Comme souvent cette saison contre les grosses écuries, que ce soit Paris (2-2), Lille (1-0) ou Saint-Etienne (3-2), ils ont été à la hauteur de l'événement, au niveau du réalisme avec un De Préville essentiel dans le système de Paulo Sousa et récompensé, mais surtout défensivement.

Avec Balotelli, leur buteur en série sur le banc au coup d'envoi en raison de petits soucis musculaires, les arguments offensifs des visiteurs ont reposé sur Valère Germain un peu trop esseulé sans son compère italien en pointe, censé être alimenté par Florian Thauvin, Nemanja Radonjic et le revenant Dimitri Payet, qui n'avait plus débuté en L1 depuis le 20 janvier à Caen.

On n'a pas beaucoup vu le capitaine marseillais, préposé aux coups de pied arrêtés et en situation idéale juste avant la pause, mais son tir est passé au dessus.

Au regard de leur premier acte, maîtrisé techniquement pendant vingt minutes, les hommes de Rudi Garcia ont pu se sentir lésés par l'arbitrage de M. Ben El Hadj, notamment Strootman dont la reprise puissante a été repoussée dans sa surface par la cuisse et surtout la main de Pablo (10e)

- Pas d'effet Balotelli -

Au non de la cohérence et de la jurisprudence du Rennais Benjamin André mardi en demi-finale de la Coupe de France contre Lyon pour une action en tout point similaire, l'OM aurait dû bénéficier d'un penalty, que les Girondins, eux, ont su obtenir un quart d'heure plus tard.

Le fautif, Radonjic, remplaçant de Ocampos, présent offensivement mais malheureux quand il s'est agi de prêter main forte à sa défense.

Déjà, deux minutes avant cette sanction, le Serbe avait remis involontairement dans la course de Briand un centre mal jugé par Amavi mais Mandanda sauvait son camp en opposant son pied gauche à la frappe de l'attaquant bordelais.

Puis, sur un centre rentrant de Kamano qui lobait Kamara, le ballon rebondissait sur le bras de Radonjic, synonyme de penalty que Kamano transformait (1-0, 27e).

Sûrement en quête de rachat, le Serbe a entamé en fanfare le deuxième acte. En l'espace de sept minutes, il s'est procuré trois occasions, deux sur des offrandes de Thauvin (49e, 51e), une dernière sur un corner en retrait de Payet (56e) mais il n'a pas réussi à trouver le cadre.

Jusqu'à l'heure de jeu, seul Kamara sur un corner précoce de Payet était parvenu d'une tête puissante à inquiéter Costil, efficace sur sa ligne (8e).

L'entrée de Balotelli à la place de Payet (69e) n'a pas eu non plus l'effet escompté, surtout que dans la minute suivante, De Préville, lancé par Briand, s'est joué de Kamara avant de tromper Mandanda d'une frappe enroulée au ras du poteau et faire exploser le Matmut Atlantique (2-0).

La tête basse, les Marseillais ont tenté en vain de revenir. Balotelli s'est essayé de loin (73e), a rameuté ses troupes, a chauffé ses adversaires dont Pablo, exclu pour un coup d'épaule sur l'Italien au sang chaud, loin du ballon.

 

AFP

 

La France bénéficiera de 79 sièges au Parlement européen à Strasbourg.AFP/Frederick Florin

Le premier débat des Européennes entre les douze têtes de liste, organisé jeudi 4 avril par France 2, a tourné à la cacophonie. Parfois au détriment du fond. L’un des enjeux principaux est pourtant de mobiliser les électeurs qui perçoivent souvent ce scrutin comme étant peu lisible.

Dans moins de deux mois, plus de 300 millions d’Européens sont appelés à choisir leurs 705 députés au Parlement européen. En France, le scrutin se tiendra le 26 mai. Enjeux, candidats, rapport de forces : le point sur ce scrutin.

 

A quoi servent les élections européennes ?

Tous les cinq ans, les citoyens sont appelés à voter pour élire leurs députés au Parlement européen. Il s’agit de la seule institution de l'Union européenne élue au suffrage universel direct, instauré en 1979. Cette année, les électeurs de 27 pays doivent désigner 705 eurodéputés (si le Brexit est acté d'ici le scrutin). Le nombre de sièges alloués à la France est de 79.

Le Parlement européen partage le pouvoir législatif et budgétaire avec le Conseil de l'UE, composé d'un ministre de chaque pays. Il dispose aussi de moyens de contrôle sur la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE. Les eurodéputés doivent aussi approuver le nom du futur président de la Commission qui succédera à Jean-Claude Juncker.

Quelles sont les conséquences concrètes des politiques européennes au quotidien ? Les citoyens européens peuvent par exemple utiliser leurs forfaits mobiles nationaux au sein de l'Union européenne sans surcoût, le Parlement européen ayant adopté en 2017 la disparition des frais d'itinérance. Le 26 mars, les députés européens se sont prononcés pour la suppression du changement d'heure saisonnier dans l'Union, en 2021. Le lendemain, ils ont entériné la fin des produits en plastique à usage unique, à partir de 2021.

 

Vers quelle composition pour le Parlement européen ?

Actuellement, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), sont majoritaire au Parlement avec 217 députés. Le deuxième groupe le plus important est celui de l'Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen (S&D, centre gauche), avec 186 députés.

Sur la base des sondages réalisés dans chaque Etat, le Parlement européen a réalisé, le 27 mars, une projection de la composition du futur hémicycle.

L’axe PPE-S&D subirait un recul sensible (avec respectivement 29 et 44 députés en moins), perdant ainsi la majorité absolue. Cette situation les forcera sans doute à nouer des alliances avec les libéraux (ALDE) ou les Verts.

Les mouvements nationalistes et populistes, progressant dans la plupart des pays européens, espèrent réaliser une percée lors de ces élections. Mais suite au Brexit (s’il a lieu) et donc au départ des députés britanniques, le groupe Conservateurs et réformistes européens (CRE) devrait subir un recul sensible (23 députés en moins) tout comme celui de l’Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD, 11 députés en moins). Le groupe L'Europe des nations et des libertés (ENL), créé par Marine Le Pen, devrait au contraire sortir renforcé (24 députés en plus).

 

Qui sont les candidats en France ?

Les électeurs français auront le choix entre au moins une quinzaine de listes, qui contiendront chacune 79 noms. Chaque liste ayant obtenu au moins 5% des voix se verra attribuer un nombre de sièges proportionnel à son score. Si la composition complète de ces listes n’est pas encore connue (les partis devant les déposer entre le 23 avril et le 3 mai), les têtes de liste ont déjà été désignées.

 

Plusieurs partis font le pari de la jeunesse comme par exemple le Rassemblement national (ex-FN) ayant investi Jordan Bardella, 23 ans, La France insoumise avec Manon Aubry (29 ans), les Républicains avec François-Xavier Bellamy (33 ans) ou le Parti communiste avec Ian Brossat (38 ans).

La gauche part en ordre dispersée. Europe Ecologie-Les Verts présente sa propre liste conduite par Yannick Jadot, comme Génération.s avec Benoît Hamon et Place publique, le mouvement de l'essayiste Raphaël Glucksmann, derrière lequel s'est rangé le Parti socialiste. A l'extrême gauche, Lutte ouvrière présente sa liste avec à sa tête Nathalie Artaud. 

 

A droite, les Républicains avec François-Xavier Bellamy pourraient être concurrencés par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. L'UDI de Jean-Christophe Lagarde, l'UPR de François Asselineau et Les Patriotes de Florian Philippot mènent aussi campagne. Jean Lassalle compte également présenter une liste.

L'incertitude règne toujours quant à la présence ou non d'une ou plusieurs listes « gilets jaunes ». L'une des figures du mouvement, Ingrid Levavasseur, avait annoncé prendre la tête de la liste du Ralliement d’initiative citoyenne (RIC) avant de renoncer, mi-février.

 

Quelle est la participation en France ?

Les élections européennes sont traditionnellement boudées par les électeurs français. Par rapport aux autres élections, l’abstention y bat des records. En 1979, elle était de 39,30%. Depuis, elle ne cesse de progresser à chaque scrutin (léger recul en 2014). Depuis 1999, l’abstention a toujours dépassé la barre des 50%.

Les électeurs utilisent parfois ce scrutin pour sanctionner le pouvoir politique en place au niveau national. En 2014, deux ans après le début du quinquennat de François Hollande, les listes du Parti socialiste avaient subi une déroute historique aux européennes, avec moins de 14% des voix (en troisième position derrière le Front national, 24,9 %, et l'UMP, 20,8 %). Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon appellent ainsi à faire de ces élections un « référendum anti-Macron ».

 

RFI

Au Mali, plus de 10 000 personnes ont manifesté ce vendredi 5 avril. Les revendications sont larges : depuis la fin de l’été, enseignants, médecins, magistrats ou cheminots multiplient les grèves. Mais c'est surtout la dégradation sécuritaire qui était au cœur des préoccupations. A l’appel des leaders religieux rejoints par une partie de l’opposition, les manifestants ont également réclamé la démission du gouvernement ainsi que le départ des forces militaires internationales présentes dans le pays.

Avec ferveur, plus de 10 000 personnes se sont regroupées sur la place de l’indépendance, après la prière du vendredi. Pour Fatim Diarra, trop c’est trop. « Le Mali était bien ! Le Mali était tolérant ! Le Mali était beau ! Et maintenant, tout le monde souffre. Même quand tu dis bonjour à quelqu’un, il te fait la bagarre parce que le cœur est serré ! Les militaires meurent, les civils meurent ! »

Le massacre d’Ogossagou où au moins 157 villageois ont été assassinés le 23 mars est la goutte d’eau pour un commerçant. « Si la communauté internationale n’est pas en mesure de nous sécuriser, qu’ils dégagent ! » Les forces militaires internationales, spécialement françaises, doivent quitter le Mali, assume un fonctionnaire. « Votre gouvernement est complice de tout ça ! »

Les manifestants, dans leur slogan ou sur leur pancarte, réclament la démission du gouvernement malien. Ils ont répondu à l’appel des leaders religieux. Issa Kaou N’djim est le porte-parole du président du Haut conseil islamique, l’imam Mahmoud Dicko.

« L’école est dehors, les commerçants se cherchent, et aujourd’hui il n’y a pas de perspectives pour les jeunes, il n’y a pas d’emploi. Le chômage, l’insécurité… Ici, aujourd’hui, on dit : alors que les uns se font massacrer, qui sont les coupables, qui sont les auteurs, quelle politique nous a menés à ça ? La France est un pays ami, mais la France ne doit pas soutenir un gouvernement corrompu, illégitime. »

En marge, des jets de pierre, des pneus brûlés et des gaz lacrymogènes ont été lancés à proximité du musée national. Les leaders religieux annoncent que si leurs revendications ne sont satisfaites, ils appelleront à une nouvelle manifestation vendredi prochain.

Quelle est la stratégie de l'imam Mahmoud Dicko ?

Depuis plusieurs mois, le président du Haut conseil islamique Mahmoud Dicko multiplie les attaques contre le gouvernement. Une attitude que certains interprètent comme une volonté de s'imposer sur l'échiquier politique.

D'abord il y a eu son offensive, en décembre, contre un programme d'éducation sexuelle qui a fait rétropédaler le gouvernement. Puis, mi-février, le rassemblement du stade du 26 mars à Bamako. 60 000 personnes sont venues écouter Mahmoud Dicko dénoncer la mauvaise gouvernance.

« Mahmoud Dicko mène un combat personnel », lâche Mahamadou Camara, membre de la majorité. « S'il veut faire de la politique, qu'il descende dans l'arène », conclut-il.

Pour l'opposant Mountaga Tall, cette mobilisation pour Ogossagou était une nécessité. « Partout dans le monde, il y a eu des manifestations. Il serait honteux que rien ne se passe à Bamako », explique-t-il. Sur les intentions politiques de Mahmoud Dicko, Mountaga Tall reste prudent: « je ne peux pas sonder son âme, mais en politique il faut abandonner le turban. »

Une analyse que ne partage pas le politologue Kalilou Sidibé qui rappelle que les religieux ont toujours fait partie du paysage politique malien. « Dès 1947, ils se battaient pour l'Indépendance », explique-t-il.

Si Mahmoud Dicko n'a pour l'heure pas fait part de ses intentions, une certitude, il doit quitter son siège de président du Haut conseil islamique dans quelques mois. Son deuxième mandat arrivant à échéance.

 

RFI

 

En Algérie, le général major Athmane Tartag a été démis de ses fonctions. C’est ce qu’annonce l’agence officielle de presse ce vendredi soir, le 5 avril. Il était chargé de la coordination des services de sécurité, sous l'autorité du président de la République.

C’était l’un des derniers chantiers d’Abdelaziz Bouteflika : restructurer les services de renseignements. Le général Tartag avait été nommé conseiller du président en 2015, lorsque Mohamed Mediène, tout puissant chef des renseignements depuis 25 ans, était remercié.

L’objectif était pour le président de mieux contrôler les services de renseignements, en mettant certains services sous son contrôle, d’autres sous le contrôle de l’armée, qu’il considérait comme fidèle.

Ce vendredi, l’agence officielle de presse annonce que Athmane Tartag est limogé, trois jours après la démission du président algérien. Et toute la partie du renseignement qu’il dirigeait passe sous la tutelle de Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major. L’homme de 77 ans tient entre ses mains toute la structure du renseignement du pays.

 Algérie: pour les manifestants, la démission de Bouteflika ne suffit pas

Pour le journaliste algérien Adlène Meddi, dans un contexte de guerre des clans, cette annonce est « un moyen de rassembler les troupes », avant les prochaines batailles.

RFI

            

Apportant une réplique aux détracteurs du franc Cfa, le Ministre français de l’économie, des finances et du plan Bruno Le Maire a estimé qu’il est faux de dire que le franc Cfa n’est pas un bon modèle de développement. Il s’exprimait hier, vendredi 29 mars lors d’une conférence de presse avec son homologue sénégalais, Amadou Ba, organisée dans le cadre de sa visite à Dakar.

 

Selon lui, les résultats de la zone franc ont montré qu'il y a des pays qui ont très bien réussi. « Je le dis pour tous ceux qui critiquent le franc CFA, qui nous disent qu'on ne peut pas réussir économiquement dans le cadre de la zone franc, c'est faux de dire que ce n'est pas un bon modèle de développement», soutient-il.

 

Pour Bruno Le Maire, le Sénégal et la Côte d'Ivoire sont deux exemples très convaincants de réussite dans cette zone qui apporte de la stabilité et des garanties aux investisseurs. «Ces deux pays ont, au cours des dernières années, enregistré les meilleurs résultats économiques», a-t-il conclu.

 

SudOnline

            

Le Sénégal est sans gouvernement. Le Premier ministre (Pm), Mahammed Boun Abdallah Dionne a présenté sa démission au président Macky Sall hier, vendredi 5 avril, tout en gardant le suspense sur sa reconduction ou non. Tout en adressant un satisfecit au Pm sortant, le chef de l’Etat Macky Sall, par la voix du Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, a annoncé incessamment un gouvernement marqué par un «resserrement organique».

 

Va-t-il, en fin de compte, tenir sa promesse faite avant son élection à la tête du pays en 2012, notamment d’avoir une équipe gouvernementale de 25 ministres ? C’est la question qui taraude les esprits de bon nombre de Sénégalais qui ont écouté hier, vendredi 5 avril, le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye, tout juste après la démission du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. En tout cas, tout donne l’impression que ce nouveau gouvernement en gestation ne sera pas pléthorique comme ceux qui l’ont précédé. Ou du moins, comme le gouvernement Boun Dionne II, du 7 septembre 2017, qui comptait au total 83 ministres, à savoir 41 ministres avec portefeuille, 3 ministres sans département, 39 ministres conseillers. En effet, venu livrer le message du président Macky Sall, nouvellement réélu pour un quinquennat, Maxime Jean Simon Ndiaye a laissé entendre que le chef de l’Etat informe que ce nouvel attelage gouvernemental «sera surtout marqué par un resserrement organique, un recentrage des missions essentielles autour des priorités qu’il compte imprimer à ce quinquennat». Mieux, le président Macky Sall semble vouloir toucher toutes les catégories d’âge. De l’avis du Secrétaire général de la présidence, le chef de l’Etat «informe qu’incessamment, sera composée une nouvelle équipe pour ce quinquennat qui démarre constituée de femmes, d’hommes et de jeunes».

 

MACKY SALL DELIVRE UN SATISFECIT A BOUN DIONNE 

Auparavant, le président Macky Sall, par la voix de Maxime Jean Simon Ndiaye, a dressé un bilan reluisant du travail accompli par son Pm sortant. Il indique, en fait que, «le Pm sortant (Mahammed Boun Abdallah Dionne) a su donner le meilleur de lui-même en faisant porter à son projet politique la marque d’une vaillance quotidienne ancrée dans le culte du résultat et qui nous vaut beaucoup de satisfaction aujourd’hui». Mieux, tout en le remerciant pour toutes ces années à son service, le chef de l’Etat a souligné que «durant ces 57 mois de fonction, le Pm sortant a accompli avec satisfaction les charges qui lui ont été confiées». Il n’a pas manqué de confondre dans ses remerciements l’ensemble du gouvernement sortant. Il saluera, à cet effet, l’engagement de ses désormais ex-ministres, tout en estimant que «les résultats ont été à la hauteur de leur dévouement à leur vision collective du futur».

 

BOUN ABDALLAH DIONNE MAINTIENT LE SUSPENSE 

A noter, par ailleurs, que le Pm sortant, Mahammed Boun Abdallah Dionne, venu présenter sa démission et celle de son gouvernement au président Macky Sall a gardé le clair-obscur sur sa présence ou non dans le nouveau gouvernement. En effet, à la sortie de son audience, il a laissé la balle entre les mains du chef de l’Etat. Pour lui, «à présent, c’est le temps du Président, après la démission du gouvernement». Faisant perdurer le suspense sur la personne qui sera à la tête de la nouvelle équipe chargée de mettre en œuvre la politique de Macky Sall, Boun Abdallah Dionne dira que «le président va mettre en place la nouvelle équipe parce qu’il s’agit également d’un temps nouveau, un temps pour prendre en compte davantage les espérances de la Nation qui portent très bien. Je pense que très bientôt, cette nouvelle équipe sera annoncée». Sera-t-il remplacé par du sang neuf pour ce temps nouveau ? Mystère et boule de gomme. Le moins que l’on puisse dire, après sa démission, il a remercié en son nom et au nom de toute son ancienne équipe le président «pour l’opportunité qu’il a bien voulu nous offrir pour l’accompagner, pour servir le peuple sénégalais sur la voie de l’émergence».

 

Pour rappel, Mahammed Boun Abdallah Dionne a été nommé à la tête du gouvernement depuis le 6 juillet 2014, soit presque 5 ans au poste de Pm. Pour le nouveau gouvernement, une première information avait fait état du démarrage des consultations aujourd’hui, avant que le Secrétaire général de la Présidence ne revienne dire que ladite formation se fera «incessamment». Cela, sans préciser de date.

 

SudOnline

 

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Accessoires beauté

J'avais rendez-vous pour préparer la commémoration de l'abolition de l'esclavage à la Mairie de Choisy-le-Roi 94, lorsque mes yeux tombent sur des tissus et créations exotiques.
A la fin de ma réunion je pousse la porte et trouve une dame.


Je me présente et lui dis que je voudrai bien visiter son atelier de toute façon ce que je vois me satisfait d'emblée. Puis je lui parle de ces jeunes qui recherchent des stages et je voudrai bien qu'elle fasse partie de ce réseau de professionnels qui ouvrent leurs portes pour donner une chance aux jeunes. Elle me répond qu'elle le fait déjà.


Bref, une boutique un atelier un peu en retrait du brouhaha de Choisy et du centre commercial. Un lieu propre et bien tenu à côté d'un coiffeur.


Les machines sont là les tissus aussi et les créations bien exposées. L'atelier est lumineux et inspire confiance. A l'intérieur j'aperçois une grande table de découpe et là je suis conquis je me dis c'est du sérieux, cette dame Josy sait de quoi elle parle.


Elle a appris le métier au Bénin puis une fois en France elle a continué à travailler chez elle.

 

Le bouche à oreille aidant les clients et amis ont souhaité qu'elle s'expose plus pour faire connaître son métier et son talent. Mais en femme rigoureuse et recherchant toujours la qualité, elle se propose de faire une formation pour connaître les subtilités du métier. Après tout ce parcours, elle décide de se jeter en créant son atelier au Centre Commercial de Choisy le Roi sur la dalle (une société anonyme par actions simplifiées fondée en 2017 sous le numéro 831840848 00020, recensée sous le naf).


Mme Ibidjoke BADA a une autre particularité, c'est sa générosité, elle ouvre les portes de son atelier à des stagiaires et c'est très bien que nous entreprises jouent le jeu pour que nos jeunes puissent trouver leurs voies. Les tissus africains expriment une gaité que l'on retrouve chez Josy créations et il serait bien que les habitants de Choisy et les autres puissent profiter de ses talents pour rayonner. Africains-es, européens-nes et autres sont invités à oser franchir le seuil de son atelier pour se faire tailler sur mesure de beaux habits.
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De 18h à 20 h notez sur vos agendas avec une programmation originale


Célébrer, répéter pour ancrer dans les consciences et les inconscients ce qu'est l'humanité. Se laver de ce passé violent où des hommes et femmes et enfants ont été déracinés de force pour servir gratuitement de force parce que considérés comme des biens meubles. Il est plus que temps de comprendre pour mieux avancer dans notre façon de nouer les relations. Pensons à Levinas avec sa théorie du lien de l'altérité et du visage. L'autre doit être respecté.   L'esclavage a engendré des souffrances que nous vivons toujours hic et nunc. Nous ne devons pas être complices de ces actions et faits. Pape B CISSOKO

Oui.

En célébrant la commémoration de l'esclavage avec cette date, la France a demandé pardon disait Joseph Ndiaye
Alors je pardonne, mais je n'oublie pas ! lisons feu joseph qui nous a toujours impressionné et nous a appris à regarder les choses et de pardonner

A cette occasion, vous publiez un ouvrage intitulé « Il fut un jour à Gorée » et adressé aux enfants. Pourquoi, alors que vous auriez pu écrire vos mémoires ?

Parce que les enfants représenteront la fierté des prochaines générations. Ils doivent donc être sensibles au passé odieux de leurs ancêtres. Au Sénégal, on enseigne cette histoire. Il y a des visites tous les mercredis à l'île de Gorée pour les écoliers et les universitaires aussi. Vous savez quand nous étions sous domination française, on nous apprenait que nos ancêtres étaient des gaulois. Ce qui était une fausseté de notre histoire.

Vous avez reçu à Gorée de grandes personnalités telles que Nelson Mandela, Hillary Clinton, James Brown et d'autres...Quelle rencontre vous a le plus marqué ?

Le pape ! Le pape qui a demandé pardon à partir de cette fameuse porte du voyage sans retour. Et aussi Nelson Mandela avec les larmes qu'il a versé.
*(L'église au siècle de l'esclavage a donné son aval aux monarchies européennes, pour accomplir la traite négrière avec le prétexte d'évangéliser des populations noires jugées sauvages et inférieures).

Avec Gorée, il y a Ouidah au Bénin qui fut un autre port du commerce triangulaire et certains villages du Congo, pourquoi ces lieux sont-ils moins connus et visités ?

Les esclaves qui partaient du Congo transitaient souvent par Zanzibar qui était un grand marché aux esclaves sur la côte est de l'Afrique. En Afrique de l'ouest, c'était effectivement Gorée, au large du Sénégal, Ouidah au Bénin et le fort d' Elmina au Ghana, qui servaient de passerelle. Si Gorée est plus connu aujourd'hui, c'est à cause de sa proximité géographique avec les Amériques. De plus, l'île abritait le fameux comptoir des hollandais qui avaient ses succursales à Nantes et à Bordeaux.

-Développer la prise de conscience de l'esclavage qui concerne non seulement le passé mais aussi le présent et l'avenir.
-Rappeler les conséquences actuelles et les interactions qu'a engendrées la traite négrière.
-Comprendre les différentes formes d'esclavage qui persistent et se développent.
-Permettre un dialogue équitable entre les peuples.
-Rappeler le respect de l'universalité des droits de l'homme.
-Lutter contre toute forme d'esclavage.
-Sensibiliser différents publics et développer une attitude citoyenne.

Commémorations de l'abolition de l'Esclavage
DEVOIR DE MÉMOIRE

Plusieurs célébrations rassemblent la communauté internationale autour de la question de la traite négrière et de l'esclavage. Elles offrent l'occasion d'un nécessaire devoir de mémoire sur cette page sombre de notre histoire pour honorer toutes les victimes de quatre siècles de tragédie humaine, mais également ceux qui se sont opposés et ont triomphés de ce crime contre l'humanité.

Ces journées commémoratives donnent aujourd'hui l'occasion d'approfondir la réflexion sur les conséquences contemporaines de cette tragédie et interpellent sur ses implications dans nos sociétés ; racisme et discrimination raciale, intolérance, mais également toutes les formes modernes d'esclavage, d'exploitation de la personne humaine.

L'objectif étant de construire et de rester dans la même communauté de destin avec comme ambition la conservation de la mémoire des ancêtres, car ce sanctuaire symbolise aussi le pardon et la réconciliation dans le respect du droit à la vie. Pour finir, une des citations de l'inoubliable Aimé Césaire : « C'est quoi une vie d'homme ?, c'est le combat de l'ombre et de la lumière, c'est une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur. Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté.... »


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