Un an après avoir démissionné du Conseil supérieur de la magistrature (Csm), le juge Ibrahima Hamidou Dème, a publié une lettre avant-hier, lundi 26 mars, pour annoncer son départ de la magistrature. Une décision motivée, dit-il, par l’immixtion de l’exécutif dans le fonctionnement de la justice. Le juge Ibrahima Hamidou Dème renonce à sa fonction à quelques jours seulement du verdict du procès du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall et co-accusés. Le président du Forum du justiciable, Babacar Ba et le Secrétaire général par intérim de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho), Sadikh Niass, expriment leur indignation par rapport à cette démission qui, trouvent-ils, porte atteinte à l’image de la justice.

BABACAR BA, PRESIDENT DU FORUM DU JUSTICIABLE  : «C’est un signal fort qui devrait interpeller l’Etat et les magistrats»

Pour le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, dès l’instant que le magistrat Ibrahima Hamidou Dème ne se retrouve plus dans le fonctionnement de la justice, il est très normal qu’il démissionne. « Si le magistrat Ibrahima Hamidou Dème ne s’identifie plus à une justice manipulée, instrumentalisée et qui roule à double vitesse, c’est son droit le plus absolu de démissionner», dit-il. Pour Babacar Ba, le départ d’Ibrahima Hamidou Dème de la magistrature est «un signal fort qui devrait interpeller non seulement les magistrats, mais également l’Etat pour qu’ils puissent faire de sorte que l’indépendance de la justice devienne une réalité». Selon le président du Forum du justiciable, il ne fait aucun doute que la justice est contrôlée par le pouvoir exécutif. «L’indépendance de la justice est toujours à l’état théorique. C’est ce qui avait motivé les magistrats du Sénégal à organiser un colloque pendant 2 jours en dé- cembre dernier. Si, aujourd’hui, l’Union des magistrats du Sé- négal elle-même organise un colloque pareil, c’est que l’indé- pendance de la justice pose problème. Non seulement nous avons une justice instrumentalisée, manipulée, mais le mal est encore beaucoup plus profond si on entend un Procureur dire que le parquet reçoit des instructions allant dans le sens de ne pas engager des poursuites». Un magistrat démissionnaire à cette période où le verdict du procès sur la Caisse d’avance de la mairie de Dakar est attendu devrait être apprécié à sa juste valeur ajoute, Babacar Ba. «Je crois à l’indépendance de la justice. Nous avons des magistrats dignes et intègres. Je pense que ces magistrats là peuvent relever le défi».

SADIKH NIASS, SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM DE LA RENCONTRE AFRICAINE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME (RADDHO)  : «On a toujours déploré l’immixtion de l’exécutif dans le pouvoir judiciaire»

La démission du juge Ibrahima Hamidou Dème dénote des inquiétudes que la société civile se faisait par rapport à l’indépendance de la justice, conclut le Secrétaire général par intérim de la Rencontre africaine pour la dé- fense des droits de l’homme (Raddho). «Au sein de la société civile, on a toujours déploré l’immixtion de l’exécutif dans le pouvoir judiciaire. Dans une République, il faut la séparation des trois pouvoirs. Les dernières assises de l’Union des magistrats du Sénégal qui avait formulé des recommandations allant dans le sens de réformer le Conseil supérieur de la magistrature pour y extirper la main du président de la République et celle du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, sont tout à fait opportunes». Sadikh Niass souhaite que le pré- sident de la République s’engage à réformer le Conseil supérieur de la magistrature, comme annoncé récemment par le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Ismaela Madior Fall. «En tout cas, si l’on se fie à la dernière sortie du ministre de la Justice, disant que le président est ouvert à toute idée de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la recommandation de l’Ums me semble être acceptée. Nous attendons donc la maté- rialisation de cette demande afin que la justice soit le dernier rempart pour les personnes à qui on a violé leurs droits». Pour Sadikh Niass, même si la démission d’Ibrahima Hamidou Dème intervient à quelques jours de la décision du président Malick Lamotte dans le procès de la Caisse d’avance de la ville de Dakar, qui sera rendue le vendredi 30 mars prochain, aucun lien ne doit être établi entre les deux affaires. «La démission n’est pas liée au verdict du procès. Comme le juge Ibrahima Hamidou Dème l’a dit dans sa lettre de démission, il a des relations difficiles avec le Procureur général près la Cour d’appel. Et, ce sont des choses qui sont apparues au sein de la magistrature depuis longtemps et qui confirment qu’il y a une immixtion dans beaucoup de dossiers». Cependant pour le Secré- taire général par intérim de la Raddho, l’indépendance de la justice doit aussi relever de la responsabilité des magistrats euxmêmes. «Dans sa lettre, Ibrahima Dème demande à ses collègues magistrats de s’armer de courage et de prendre leurs responsabilités pour défendre leur corporation et aller vers une indépendance. Il ne sert à rien de donner une indépendance à quelqu’un qui ne veut pas l’être».

PAR FATOU NDIAYE

Le Quotidien

mercredi, 28 mars 2018 11:17

Football : les Bleus toujours en chantier

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La victoire, et puis c'est tout, ou presque. Engagée dans la dernière ligne droite qui doit la mener vers la Coupe du monde en juin prochain, l'équipe de France continue de susciter un scepticisme légitime. Et ce n'est pas sa performance du jour qui devrait y changer grand-chose. Certes, les Bleus ont renoué avec la victoire en allant s'imposer en Russie (3-1), quelques jours après avoir cédé face à la Colombie. Mais le contenu de cette rencontre n'aura déclenché ni l'enthousiasme, ni l'espoir attendus au sujet d'un groupe dont on attend toujours qu'il s'affirme comme un collectif, plus cohérent et moins dénué d'idée directrice.

Face à une Russie aux idées limitées par la faiblesse de ses éléments, la France a pu s'appuyer, elle, sur la force de ses individualités. Certes, il n'y avait pas de miracle dans les automatismes à attendre d'une équipe au caractère aussi expérimental, avec 7 changements par rapport au onze qui a débuté contre la Colombie (Pavard, Koscielny, Hernandez, Rabiot, Pogba, Martial, Dembélé). Mais dans l'attitude, justement pointée du doigt après le revers face aux Cafeteros, il y avait là à redire. Le déficit d'intensité était encore perceptible dans le début de match français à Saint-Pétersbourg, et il aurait pu être sanctionné par Smolov si Lloris ne s'était pas montré attentif (15e).

Mbappé, éclair dans la grisaille

Aligné en pointe, Mbappé n'a eu que des miettes à exploiter, mais cela ne l'a pas empêché de forcer Lunev à la parade (27e) avant d'ouvrir le score, après un dribble extérieur dans la surface (0-1, 40e). Le Parisien a été le seul attaquant à se mettre en valeur dans cette partie que Dembélé et surtout Martial ont traversé de manière fantomatique.

Au rang des « satisfactions », Pogba, à défaut de rayonner, a su se montrer décisif. En mal de confiance du côté de Manchester United, la « pioche », déjà passeur pour Mbappé sur le premier but, a ensuite donné un peu d'air aux Bleus en transformant un maitre coup-franc (0-2, 49e). Insuffisant toutefois pour que les Bleus déroulent ensuite, et ce sont mêmes les Russes, sous l'impulsion de Smolov, qui ont mieux fini. L'attaquant du FK Krasnodar a forcé Lloris à un bel arrêt (58e) avant de réduire l'écart, de près (1-2, 68e). Sans un but salvateur de Mbappé, en solo et avec l'aide d'un gardien russe complice (1-3, 83e), la fin de partie aurait pu s'avérer plus crispante. Et même s'il y a eu du mieux durant la deuxième période, en termes de gestion du tempo notamment, le chantier collectif demeure béant.

⚽ Mbappe pour le 3 eme but de l équipe de France 

Le Point.fr

 

Emmanuel Macron prend la parole

      Au pupitre, le président de la République prend la parole face aux nombreux invités et prononce l'éloge funèbre. Il revient sur le déroulé des faits du vendredi 23 mars et rend hommage au parcours du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. " “Nous pensons en cet instant à ces blessés, à ces morts, nos morts et à leurs familles dans le recueillement."

"Il avait rendez-vous avec sa vérité d'homme"

      
"Lucide, déterminé, le lieutenant-colonel Beltrame a pris auprès du terroriste la place de l'otage. Il avait rendez-vous avec sa vérité d'homme, de soldat, de chef (...). Le lieutenant-colonel Beltrame a fait ce choix, parce qu'il se serait reproché éternellement de ne pas l'avoir fait", a prononcé le président de la République. Le chef de l'État a également salué une "grandeur qui a sidéré la France".

Arnaud Beltrame incarne "l'esprit français de résistance"

      "Il était un engagé et il avait juré de faire corps avec un idéal plus grand et plus beau, et cet idéal, c'était le service de la France. Dès que nous eûmes appris son geste, nous tous Français avons tremblé. L'un d'entre nous venait de se dresser brave (...) face à la folie meurtrière. Et avec lui surgissait l'esprit français de résistance. (...) Cette détermination inflexible convoqua dans nos mémoire les figures tels que Jean Moulin (...) des héros anonymes de Verdun (...) enfin de toutes ces femmes et de ces hommes avaient décidé que la liberté, la fraternité française ne survivrait qu'au prix de leur vie et que cela en valait la peine. Car l'intolérable, jamais ne peut l'emporter", a affirmé Emmanuel Macron. Avant de poursuivre : "Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin […] des héros anonymes de Verdun […], de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu'au prix de leur vie et que cela en valait la peine."     

Il rejoint "le cortège valeureux des héros qu'il chérissait"

      "Je le dis à sa famille : la leçon qu'il nous a offerte est, je le sais, d'un prix inacceptable, la gratitude de la patrie et les honneurs rendus ne vous ramèneront pas l'être que vous aimiez tant. Ce héros était un homme, avec son histoire, ses liens, ses sentiments, ses questionnements et lui-même avait ses héros qui étaient les grands soldats français. Arnaud Beltrame rejoint aujourd'hui le cortège valeureux des héros qu'il chérissait." Et de poursuivre ensuite : "Il vivra en vous, dans vos souvenirs et vos prières. Mais ce que nous nous devons, c'est que sa mort ne soit pas vaine. Sa mémoire vivra, son exemple demeurera, j'y veillerai, je vous le promets. Votre sacrifice, Arnaud Beltrame, nous oblige, il nous élève, il dit comme aucun autre ce qu'est la France, ce qu'elle ne doit jamais cesser d'être."

"Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain"

      Emmanuel Macron a appelé "chaque citoyen" à "un regain de vigilance et de civisme" face à "l'islamisme souterrain", à l'occasion de l'hommage national rendu au gendarme Arnaud Beltrame qui a donné sa vie lors de l'attaque djihadiste dans l'Aude. "Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui, sur notre sol, endoctrine par proximité et corrompt au quotidien", a déclaré le chef de l'État, dénonçant cet "ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme".      

"Le socle de la République, c'est la force d'âme"

Le cercueil quitte les Invalides

      
Après l'éloge funèbre prononcé par Emmanuel Macron, le cercueil du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame quitte la cour des Invalides au son de la Marche funèbre de Chopin. Il est porté par les dix gendarmes, élèves-officiers et camarades du gendarme décédé.    

Le lieutenant-colonel Beltrame sera inhumé jeudi

      Les obsèques du gendarme seront célébrées jeudi 29 mars à Ferrals, dans les Corbières (Aude). C'est là qu'il résidait avec son épouse. Les trois autres victimes (Hervé Sosna, Jean Mazières et Christian Medves) seront également inhumées ce jeudi. 

Ce qu'il faut retenir :

- Un hommage national était rendu à Arnaud Beltrame, décédé lors de l'attaque du Super U. Il a été élevé au rang de commandeur de la Légion d'honneur et nommé colonel de gendarmerie. Toute la nation est rassemblée pour cette cérémonie : outre le président et l'ensemble du gouvernement, des anciens présidents, François Hollande et Nicolas Sarkozy, des dirigeants politiques de tous bords, dont Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez, plus de 300 députés et de nombreux anciens ministres, dont François Fillon, Alain Juppé, Manuel Valls ;

- Emmanuel Macron a prononcé l'éloge funèbre. Arnaud Beltrame incarne « l'esprit français de résistance ». « Il rejoint le cortège valeureux des héros qu'il chérissait », a déclaré le chef de l'État, affirmant que « sa mémoire vivra » ;

- « Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui sur notre sol endoctrine par proximité et corrompt au quotidien », a déclaré Emmanuel Macron, dénonçant cet « ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme ».

L'âme salvatrice du primitif- François-Michel MAUGIS – La Réunion Économiste, écrivain et philosophe.

L'homme primitif évolue, l'homme évolué régresse. Le principe de Peter (1) s'appliquerait-il à notre humanité tout entière ?

C'est en tout cas la question que peut se poser un observateur ayant pris le parti du recul et de l'observation désintéressée plutôt que celui de l'implication et du parti pris. Ayant été élevé et donc formaté dans un milieu évolué, j'ai découvert assez tard des choses que l'on m'avait cachées. Il existerait donc des humains pour lesquels, progresser dans la société n'était pas et loin de là, l'ambition première.

Se contenter de ce que l'on a, ériger la paresse, l'inaction et la passivité comme mode de vie, cela était possible et d'ailleurs assez fréquent. J'ai longtemps été effaré de découvrir ce monde si différent du miens. J'ai observé le mépris dont faisait l'objet ces gens de la part des autres. Ce n'était pas mon cas mais j'ai cherché longtemps à comprendre.

Il y a finalement, dans la schizophrénie des gens évolués quelque chose qui me gêne bien davantage que la passivité de ces humains qui présentent bien des similitudes avec l'homme que certains pourraient qualifier de rustres ou de primitifs. Là où tout bascule, où le négatif de vient positif c'est lorsque l'on s'élève pour avoir une vision globale de cette humanité. Il ne suffit pas de dire que le monde civilisé est en crise car, après tout, cela pourrait n'être qu'une phase transitoire dans l'évolution de notre espèce. Il faut aller plus loin pour s'apercevoir que cette évolution récente du Monde conduit à une impasse.

Les pessimistes parlent même d'apocalypse.


Alors, revenons à nos moutons, à ce troupeau qui représente tout de même plus de 50% de la population mondiale. Et posons-nous la question qui tue. Ces êtres, cette façon de se comporter, de voir le Monde, n'est-ce pas la bonne formule, en tout cas celle qui laisserait encore à l'humanité une marge de manœuvre ?

Comment et pourquoi ?


Pour bien comprendre, il faut accepter, il faut admettre que les civilisations qui étaient petites et dispersées sur la planète, ont eu de beaux débuts, c'est vrai. Mais très rapidement elles se sont heurtées entre elles et surtout, elles ont heurté, perturbé les grands équilibres de la vie sur Terre. Autrement dit, qu'ils le veuillent ou non, ceux qui n'ont pas participé (ou moins participé) à ce déséquilibre, sont dans le vrai. Mais il faut aller encore plus loin dans le raisonnement. Il y a probablement dans notre inconscient une réminiscence de la vie animale, celle qui subit les grands équilibres mais qui ne les perturbent pas.

Le chasseur cueilleur connaissait la forêt mieux que nos meilleurs spécialistes d'aujourd'hui. Le procédé millénaire de la culture sur brulis relevait d'une longue expérience et d'un sens aigu de ces grands équilibres. Voir, observer et connaître avant d'agir, est la loi de la jungle qui permet de survivre. Et si 50% de l'humanité sont dans l'expectative, ne serait-ce pas justement (consciemment ou pas) un réflexe de survie commandé par notre cerveau reptilien ?

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

L'allégorie de l'aigle et l'aiglon pour apprendre à s'en sortir dans tout : la peur / le risque nous nous enseigne.


Pourquoi le changement est-il parfois nécessaire pour nous aussi ? Souvent, pour survivre, nous devons, nous aussi, commencer un processus de changement. Nous devons alors parfois douloureusement nous débarrasser de vieilles habitudes, souvenirs, coutumes. C'est seulement libéré du fardeau du passé que nous pouvons alors profiter du présent et de l'avenir.


C'est la leçon de l'aigle.


Voici celle de la version en anglais :


Pourquoi le changement est-il nécessaire? Plusieurs fois, afin de survivre, nous devons lancer un processus de changement. Nous avons parfois besoin de nous débarrasser de vieux souvenirs, des habitudes et des traditions du passé. C'est seulement libéré des charges héritées du passé que nous pourrons profiter du présent.


C'est aussi la théorie de la peur.


Pour éprouver quelqu'un il faut qu'il apprenne les difficultés de la vie, les risques, il faut qu'il se confronte à la réalité.
D'ailleurs chez Rousseau dans son Etat de Nature c'est le manque qui a permis à l'homme d'actualiser son intelligence qui était en puissance.
Un être tranquille qui ne connait ni le manque ni la difficulté a du mal à se débrouiller. C'est d'ailleurs pourquoi les jeux sont intéressants. En jouant nous cherchons des réponses avec des stratégies pour comprendre et réussir.
Les entrepreneurs connaissent bien cette théorie de l'aigle et son aiglon. Tous les deux vont sur la cime du rocher ou de la montagne et puis l'aigle cette mère va lâcher son aiglon qui est constitué ou a des dispositions pour survivre en déployant ses ailes. Il est vrai que l'aiglon aura peur du vide, la première fois, et toutes les questions vont traverser sa tête mais au final le jeu en vaut la chandelle et on peut appliquer cette image dans plusieurs domaine : entreprise, management, accompagnement, éducation, formation etc.


Le monde anima est une source de connaissance par analogie. La chatte et les chatons fonctionnent de la même façon.


Les chatons vont quitter la mère pour tenter de monter sur les arbres, mais les griffes rétractiles ne sont pas assez costauds et par conséquent les chatons chutent et retombent plusieurs fois avant de réussir.
La chatte qui ne les regarde pas (en vérité elle est à l'affût et surveille de loin ) les laissent s'entrainer et c'est pourquoi on dit «qu'on apprend en tombant » « les vertus de l'échec » etc
"L'aigle a la plus longue vie de tous les spécimens de son espèce : Il peut vivre jusqu'à 70 ans. Mais pour atteindre cet âge, l'aigle doit prendre une difficile décision en atteignant 40 ans :
- Ses longues serres devenues trop flexibles ne peuvent plus se saisir de la proie qui lui sert de nourriture
- Son long et pointu bec devient trop coudé.
- Ses ailes sont devenues trop lourdes en raison de leurs nombreuses anciennes plumes épaissies, et elles rendent son vol difficile.


Alors, l'aigle fait face à un choix difficile : mourir ou passer par un processus douloureux de changement qui durera 150 jours... soit 5 longs mois.
Ce processus exige que l'aigle vole jusqu'en haut d'une montagne sur son nid. Là, l'aigle va frotter et frapper son bec contre une roche jusqu'à ce qu'elle l'érode. Après cela, il attendra la repousse d'une corne neuve et rigide qui formera un nouveau bec.


Ensuite, il tentera d'arracher et d'user ses serres.

Après cela de nouvelles serres se développeront selon un processus de repousse permanente.
Puis encore, l'aigle commencera à plumer ses plumes âgées. Après cela, des plumes neuves plus légères et plus souples repousseront.
Et enfin, après ces cinq mois de douloureuse patience, l'aigle prendra son vol célèbre de renaissance et pourra vivre ses 30 années supplémentaires. "

lundi, 26 mars 2018 19:32

DÉCÈS DE MAMADOU DIOP, ANCIEN MAIRE DE DAKAR

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L’homme politique Mamadou Diop, maire de Dakar de 1984 à 2002, et ancien ministre de la Santé publique, est décédé lundi à l’âge de 81 ans à Dakar, a annoncé sa famille à l’Agence de Presse sénégalaise.

M. Diop a acquis sa grande notoriété dans l’espace public quand il a été, pendant près de vingt ans, maire de la capitale sénégalaise, mais il était d’abord officier de l’Armée française (1956-60), puis officier supérieur de la Gendarmerie nationale.

Mamadou Diop est né le 9 mai 1936 à Dakar. Breveté de L’Ecole nationale des sous-officiers d’active à Saint-Maixent (France) en 1956, il est incorporé à ce titre dans l’Armée française.

En 1960, année de l’accession du Sénégal à l’indépendance, il est promu lieutenant, revient dans son pays et intègre la gendarmerie. Il obtient son diplôme d’état-major en 1964, avant de commander aux compagnies de gendarmerie du Sine Saloum et du Sénégal Oriental.

Il a aussi dirigé l’Ecole de formation et d’application de la gendarmerie nationale. Mamadou Diop atteint le grade de colonel avant d’abandonner la tenue et d’intégrer la magistrature Il devient avocat général à la Cour suprême en 1971.

Sous le régime du président Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal, il est nommé secrétaire général de la Présidence, s’occupant des Travaux publics, du Transport et de l’Urbanisme. Il exerce cette fonction jusqu’au départ de Senghor en décembre 1980.

En janvier 1981, à l’arrivée d’Abdou Diouf au poste de président de la République, Mamadou Diop est nommé ministre de la Santé publique dans le gouvernement dirigé par Habib Thiam. En 1984, il devient maire de Dakar, un poste qu’il occupe jusqu’en 2002. Il y devient célèbre avec le surnom "Diop le maire".

.Docteur en droit et en philosophie, Mamadou Diop est titulaire de plusieurs décorations (Chevalier de l’ordre du mérite, Officier de l’ordre national du Lion, Croix de la valeur militaire).

Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages. Le dernier en date est intitulé "La gouvernance culturelle - Promouvoir la culture pour construire le développement durable de la nation sénégalaise", paru chez L’Harmattan-Sénégal).

Auparavant, il avait fait éditer quatre livres sur le titre générique ’’les fondamentaux de la République’’ : ’’Finances publiques sénégalaise’’, ’’Le pouvoir local’’, ’’L’administration d’Etat au Sénégal’’ et ’’Le système politique Sénégalais’’.

APS

Après leur défaite face à la Colombie, les Bleus vont devoir réagir face à la Russie mardi 27 mars à Saint-Pétersbourg. A trois mois du Mondial, les hommes de Didier Deschamps ont une nouvelle fenêtre de tir pour rectifier les errements constatés face aux «Cafeteros».

Les Bleus vont devoir se remettre à l’endroit après la défaite face à la Colombie (2-3). Bien partis pendant une demi-heure, les hommes de Didier Deschamps, qui menaient 2-0, ont tout gâché en seconde période.

« Les intentions n'étaient pas là, et ça, ça doit nous servir de leçon »

Le visage conquérant de l’équipe de France s’est dissipé pour faire place à une forme  de « suffisance », selon le sélectionneur. « Ce qui me gêne le plus, c'est que les intentions n'étaient pas là, et ça, ça doit nous servir de leçon », a lâché un peu crispé Didier Deschamps, lors de la conférence de presse d’après match. « Suffisance, c'est un mot assez fort quand même. C'est sûr qu'il nous a dit ce qu'il pensait de notre deuxième mi-temps. Il n'y est pas allé par quatre chemins, on avait besoin de l'entendre aussi. Quand c'est moins bien, il faut qu'on l'entende », a commenté Olivier Giroud, auteur de son 30e but avec les Bleus face à la Colombie. Une défaite pour lancer l'année du Mondial, ce n’est pas ce qui se fait de mieux.

Contre la Russie, - battue par le Brésil 3-0 -, Didier Deschamps a promis de redistribuer les cartes. Et les 24 joueurs convoqués par ses soins pour cette fenêtre de mars ont encore cette rencontre pour faire bonne impression. Sauf pour le Marseillais Florian Thauvin, forfait à cause d'une lésion musculaire des ischio-jambiers gauches.

Des changements attendus

L'entrejeu, confié à N'Golo Kanté et Blaise Matuidi pourrait évidemment prendre un autre visage. Matuidi a d'ailleurs échangé sa place à la 66e minute. Mais son remplaçant, Paul Pogba, n'a guère convaincu.

Raphaël Varane sans vraiment d’autorité, a rouvert le chantier de la défense des Bleus, qui devra absolument rassurer contre les Russes. Après 41 sélections, le titulaire du Real Madrid, ménagé lors de l’ultime séance d’entraînement à cause d’une douleur à la cheville, pose toujours question. On lui reproche son manque de révolte et d'agressivité. « Sur ce match-là, il s'est retrouvé sur le plan personnel un peu plus en difficulté. Quand on est moins bien, on a tendance à se renfermer sur soi-même, c'est valable pour tout le monde », a expliqué Didier Deschamps.

Samuel Umtiti, qui a concédé un penalty synonyme de défaite face à la Colombie pourrait être mis sur le banc au profit de Laurent Koscielny qui n'a pas dit son dernier mot, même s’il connaît une saison délicate à Arsenal. « Personnellement, je ne suis pas content de ma prestation. Je peux faire beaucoup mieux à tous les niveaux. Ce match agit comme une piqûre de rappel pour moi aussi », a avoué Samuel Umtiti.

Didier Deschamps a annoncé à plusieurs reprises son intention de faire tourner son effectif lors de cette rencontre. Il pourrait ainsi titulariser Ousmane Dembélé, de retour en Bleu après une longue blessure. Le joueur du Barça avait remplacé Kylian Mbappé lors de 25 dernières minutes contre les Colombiens.

A trois mois du Mondial, ce match face à la Russie offre aux Bleus la possibilité de lever plusieurs points d’interrogation. 

Le gouvernement français a dévoilé ce lundi matin 26 mars son plan santé 2018/2022. Selon le Premier ministre Edouard Philippe, cette nouvelle politique de santé devrait sauver 100 000 vies par an.

 ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn opte donc pour une véritable stratégie de prévention. « Quels que soient l’âge ou la condition de chaque concitoyen, la prévention ne doit plus être un concept mais une réalité », a-t-elle affirmé. Objectif : transformer le système de santé en anticipant les soins et non plus attendre que l’on soit malade pour se soigner.

Au total, 25 mesures ont été présentées. Il est notamment question de la prise en charge totale du dépistage du cancer du col de l’utérus pour toutes les femmes. Une pathologie dont on recense encore 3 000 nouveaux cas et provoque un millier de décès chaque année.

Est également abordée la lutte contre le tabac qui peut provoquer cancers, maladies cardiovasculaires, insuffisances respiratoires et tue 73 000 personnes par an. Les traitements seront remboursés comme n’importe quel autre médicament au même titre que la vaccination antigrippe en pharmacie dès l’année prochaine, une opération limitée à certains patients souffrants jusqu’à présent. D’autres mesures concernent le dépistage de l’hépatite C afin de faire disparaître la maladie de l’Hexagone d’ici 2025.

La promotion de la santé doit aussi se faire à l’école. Dès septembre prochain, les étudiants en santé seront amenés à effectuer un service sanitaire de trois mois durant lequel ils informeront les plus jeunes sur les maladies transmissibles. La formation aux gestes de premiers secours sera également généralisée. Enfin, l’offre médicale des territoires ultra-marins devrait être renforcée avec la création d’une centaine de postes spécifiques.

Mais pour le docteur Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, ce plan comporte de nombreux manques. Notamment en ce qui concerne l'activité physique, reconnue comme efficace pour prévenir de nombreuses maladies chroniques, et pour laquelle il n'existe pour le moment pas de possibilité de remboursement. Or, pointe-t-il, « là où l'activité physique manque le plus, c'est dans ces populations qui ont des difficultés pour payer ce genre d'activités. »

Autre piste à approfondir, la prévention à l'école. « Améliorer tous les messages de prévention à l'intérieur des manuels scolaires pourrait être un objectif intéressant », estime le Dr. Francis Berenbaum. Mais pour le chef du service de rhumatologie à l'hôpital Saint-Antoine, le vrai manque concerne la prévention des maladies osseuses et articulaires, qui pourtant, rappelle-t-il, « est la première cause de handicap en France ».

Environ 300 personnes habillées de noir, dont beaucoup de femmes venues avec leurs enfants, ont manifesté samedi 24 mars matin à Dakar, en réaction au meurtre récent de deux enfants et aux tentatives d'enlèvement de plusieurs autres. Ces citoyens demandent aux autorités d'assurer la sécurité de leurs enfants. Vendredi, le président Macky Sall a expliqué avoir donné des instructions à tous les services de sécurité de l'Etat pour que les auteurs de ces crimes soient arrêtés.

Les récentes affaires d'enlèvements et de meurtres d'enfants ont créé l'émoi au Sénégal. En particulier la découverte lundi dernier du corps sans vie d'un garçon de deux ans porté disparu depuis plusieurs jours et retrouvé à Rufisque. Les parents s'organisent pour éviter de laisser leurs enfants seuls dans la rue. Aisha Dramé, porte-parole du Collectif pour la protection de l'enfance demande aux autorités de réagir.

« On en est arrivé à un point où dès qu'un enfant disparaît, on nous contacte et on relaie dans la presse et sur les réseaux sociaux, on diffuse les photos au maximum, on donne les numéros pour qu'on retrouve ces enfants sains et saufs. »

Karine Joanelle est une mère de famille inquiète venue manifester avec ses enfants : « Nous sommes dans un pays que l'on appelle pays de la téranga [hospitalité, ndlr]. On n'avait pas ces soucis, se méfier de l'autre, douter de certains, mais malheureusement on en est là. »

Mamadou Wane est un ancien fonctionnaire de l'Unicef. Coordinateur de la plateforme pour la promotion et la protection des droits humains, il alerte depuis des années sur la maltraitance des enfants en situation de mendicité ; à l'origine selon lui de la création d'une sorte de réseau de traite des enfants au Sénégal : « C'est la banalisation de la présence des enfants de la rue qui a d'abord constitué le lit de vulnérabilité des enfants. Nous sommes tous responsables, la société dans son ensemble. »

Les organisateurs de la manifestation ont rencontré le ministre de l'Intérieur qui leur a promis le renforcement des forces de sécurité et la mise en place d'un numéro vert et d'un système d'alerte en cas d'enlèvement.

Rfi

Au Zimbabwe, les temps sont durs pour l'ex-première dame Grace Mugabe. Près de quatre mois après la démission de son mari, Robert Mugabe, la voilà empêtrée dans plusieurs scandales. Le premier concernait sa thèse en sociologie, qu'elle n'aurait pas écrite elle-même. Le second, plus grave, a été révélé ce week-end par la presse zimbabwéenne. Grace Mugabe aurait exporté illégalement de grandes quantités d'ivoire provenant du Zimbabwe.

C'est un trafic très sophistiqué qu'aurait mis en place l'ancienne première dame Grace Mugabe. Un photographe australien travaillait sur le commerce d'ivoire au Zimbabwe depuis décembre lorsqu'il a découvert ce qui ressemble être le pot au rose.

Selon lui, une organisation de braconniers collectait l'ivoire, le vendait ensuite à Grace Mugabe, elle-même demandant aux autorités des permis d'exportations pour faire des cadeaux à des dirigeants étrangers.

Mais une fois à l'aéroport, les chargements de la première dame de l'époque n'étaient pas nécessairement scannés, d'après le photographe. Les cargaisons s'envolaient alors vers le marché noir aux Etats-Unis, en Chine et ou encore aux Emirats, en toute impunité.

La police zimbabwéenne est sur le dossier, affirme son porte-parole. Une enquête est ouverte. Déjà plusieurs suspects ont été arrêtés. Et pour la toute première fois de son histoire, Grace Mugabe devrait être entendue pas la police.

RFI

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