Première déflagration au Mondial 2018! L'Allemagne, championne du monde en titre, s'est inclinée face au Mexique (1-0), dimanche à Moscou, pour son entrée dans la compétition. L'ailier du PSV Eindhoven Hirving Lozano (35e) a inscrit l'unique but de match pour créer la plus grosse surprise de la Coupe du monde russe devant le nul de l'Argentine de Lionel Messi face à l'Islande (1-1) la veille.

Contre une « Tri » (surnom de la sélection mexicaine) bien en place et portée par les milliers de supporters bouillants, les Allemands ont confirmé les faiblesses entrevues lors de leurs derniers matches de préparation : une équipe mal équilibrée laissant trop souvent ses défenseurs en position de un contre un et des attaquants impuissants à concrétiser les occasions qu’ils se créent.

Pour cette entrée en matière, le sélectionneur Joachim Löw avait pourtant misé sur l’expérience, en alignant dans le onze de départ huit des héros de 2014. Seuls les latéraux Kimmich et Plattenhardt, remplaçant au dernier moment de Jonas Hector grippé, et l’avant-centre Timo Werner n’étaient pas de l’aventure brésilienne. 

« Les attaquants mexicains sont rapides, mobiles et techniques. Notre grand défi sera de les museler  », avait annoncé Löw. L’analyse était bonne, mais les champions du monde n’ont pas trouvé la recette.

Le Brésil en huitièmes de finale ?

La veille du match, le sélectionneur colombien du Mexique avait annoncé le programme : « Notre rêve de gagner est plus grand que le respect pour l’Allemagne, cela a été notre devise cette semaine, il faut jouer pour l’amour de la victoire et non pas avec la peur de perdre ».

Le message est passé. Et ce que l’on sentait arriver arriva. À la 35e minute, les Mexicains chipent un ballon au milieu de terrain et jouent la transition à la vitesse de l’éclair. Hirving Lozano hérite du ballon dans la surface, efface le malheureux Özil qui avait suppléé Kimmich parti à l’attaque, et trompe Neuer d’un tir sec et placé. Sensation !

Les champions du monde ne restent évidemment pas les bras croisés. Et la deuxième période est une alternance de déferlantes allemandes sur le but d’Ochoa, et de contre-attaques fulgurantes qui font passer des frissons d’horreur dans le dos des supporteurs de la Mannschaft. Mais ni les uns ni les autres ne trouvent l’ouverture et les Mexicains peuvent jubiler au coup de sifflet final. La Mannschaft s’est compliqué la tâche d’entrée : en finissant 2e de sa poule, elle pourrait hériter d’un Brésil qui terminerait premier de la sienne en 8e de finale.

RFI

L’équipe de Belgique débute sa Coupe du monde 2018 de football face à celle du Panama, ce 18 juin à Sotchi, dans le groupe G, avant d’enchaîner face à la Tunisie (23 juin) et l’Angleterre (28 juin). La génération dorée belge, à qui on promet monts et merveilles depuis cinq ans, compte bien briller en Russie après avoir affiché ses limites collectives et mentales dans les moments-clés, notamment lors de l’Euro 2016.

De notre envoyé spécial en Russie,

Pour le groupe audiovisuel britannique BBC, pas de doute, la Belgique sera championne du monde de football 2018, le 15 juillet prochain à Moscou. En se référant aux éditions passées, la British Broadcasting Corporation a en effet estimé que les « Diables rouges » répondaiant à tous les critères du futur vainqueur.

Il y a quatre ans, ce type de pronostic aurait conforté les supporters et fait les délices de la presse belge. Avant le Mondial 2014, cette dernière n’hésitait d'ailleurs pas à dresser un parallèle entre sa sélection et l'équipe de France « Black-Blanc-Beur », sacrée en 1998. Mais une Coupe du monde au Brésil frustrante et un Euro 2016 ont douché les ardeurs.

« La Belgique est le vrai outsider de cette Coupe du monde »

« Nous sommes plus expérimentés, souligne aujourd'hui le gardien de but Thibaut Courtois, juste avant son premier match du tournoi face au Panama (18 juin à Sotchi), en conférence de presse. Mais nous considérer comme les grands, grands favoris, je ne dirais pas ça. Nous avons les moyens d’aller loin. Je pense que nous devons y croire. En tant qu’équipe, nous devons croire en nos chances. Alors on ne va pas dire qu’on va gagner ou qu’on est les meilleurs. Mais on a les qualités pour aller loin ».

Un avis en grande partie partagé par le Sénégalais Mbaye Leye, qui évolue dans le championnat belge depuis 2007. « Je ne pense pas que la Belgique soit favorite pour cette compétition, estime l’attaquant du KAS Eupen. La Coupe du monde est une compétition qui nécessite de l’expérience. On a des équipes comme l’Allemagne […], le Brésil ou la France qui sont habituées à disputer des tournois comme celui-là. La génération belge est de qualité avec des joueurs qui évoluent au haut niveau. Mais cette compétition requiert de l’expérience, un groupe fort et de l’humilité. Je pense que la Belgique est surtout le vrai outsider de cette Coupe du monde ».

Limites et blocages

En 2014, la Belgique a réussi un parcours plutôt convaincant en battant au premier tour l’Algérie (2-1), la Russie (1-0), la Corée du Sud (1-0) et les Etats-Unis (2-1 a.p.) en huitièmes de finale avant de buter en quarts (0-1) face à l’Argentine, future finaliste. Durant cette rencontre, les « Diables rouges » ont affiché un manque d’expérience et d’efficacité offensive. Mais ils ont promis de revenir plus forts, en 2016 en France.

Sauf que le Championnat d’Europe, qui pouvait/devait être leur moment de gloire, s'est mal terminé. Après une défaite face à l’Italie (0-2), les protégés de Marc Wilmots ont certes semblé monter en puissance, en battant successivement au premier tour l’Irlande (3-0), la Suède (1-0), puis la Hongrie (4-0) en huitièmes de finale. Mais Eden Hazard et ses partenaires sont ensuite retombés dans leurs travers en quarts de finale. Bien que menant au score 1-0 et dominant de la tête et des épaules, ils se sont inexplicablement effondrés face à de modestes Gallois (1-3).

Manque de fraîcheur physique ? Erreurs tactiques ? Faillite des cadres ? Le débat s’est très vite cristallisé autour des choix du sélectionneur, révélant au passage des dissensions au sein du groupe. Certains, comme Hazard, ont soutenu publiquement Wilmots. D’autres, comme Thibaut Courtois ont ouvertement remis en cause la légitimité du technicien.

Nouveau système et nouvel état d’esprit ?

Quelques semaines plus tard, la Fédération belge a décider de confier la suite à Roberto Martinez. Le jeune coach espagnol, qui s’était distingué les saisons précédentes dans le championnat anglais, a alors décidé de changer le système de jeu. Finie la défense à 4, les « Diables rouges » évoluent régulièrement dans un 3-4-3 assez osé mais qui semble fonctionner. La Belgique a (encore) réussi des éliminatoires quasi-parfaites.

A 30 ans passés, certains cadres disputent sans doute leur dernière Coupe du monde, voire leur dernière grande compétition ; les défenseurs Thomas Vermealen (32 ans) et Jan Vertonghen (31 ans), le milieu de terrain Marouane Fellaini (30 ans), l’attaquant Dries Mertens (31 ans) et surtout le taulier Vincent Kompany (32 ans). Pour eux, ce sera donc sûrement l’ultime occasion de  répondre aux attentes que leur talent suscite. Et pour y parvenir, il faudra faire mieux que la 4e place décrochée au Mondial 1986...

Par David Kalfa

lundi, 18 juin 2018 07:07

France: début des examens du baccalauréat 2018

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La première épreuve du baccalauréat débute ce lundi 18 juin à 8h, en France. Elle donnera le coup d’envoi d’une semaine d’examens, dont les dernières épreuves se dérouleront le lundi 25 juin. Nombre de candidats, de copies, de correcteurs... comme chaque année, le ministère de l'Education nationale a dévoilé les principaux chiffres clés du bac 2018.

Cela pourrait être l'énoncé d'un problème mathématique. Cette année, le nombre de candidats explose : ils sont 753 148 au total, soit 5% de plus que l’an passé.

Une augmentation qui découle du boom démographique de l’année 2000, dont les enfants sont désormais aux portes de l’enseignement supérieur.

Ces élèves planchent donc sur le bac. Plus de 2 900 sujets ont été préparés pour eux. Et les professeurs auront 4 millions de copies à corriger.

Pour cette édition 2018, le candidat le plus jeune est une élève de 11 ans, soit 65 ans de moins que le prétendant le plus âgé et ses 76 ans.

Vers un grand oral dans quelques années

Parmi les candidats, un peu plus de la moitié passent un bac général, 21% un bac technologique et 26% un bac professionnel.

Pour la petite histoire, la première session du baccalauréat, en juillet 1809, n’avait accueilli que 39 candidats, tous issus de la haute bourgeoisie.

L'examen était alors quasi donné : pas encore d’écrits, l’épreuve consistait simplement en un entretien oral.

Avec la réforme du baccalauréat, les élèves devront se confronter à un grand oral. Mais cette nouveauté n'aura lieu qu'en 2021.

RFI

Ce sont finalement près de trois tonnes de résine de cannabis que la police nigérienne a saisi, il y a trois jours, dans un quartier de Niamey. La marchandise saisie a été présentée à la presse hier, vendredi 15 juin.

C’est la première fois que la police nigérienne réussit à saisir cet important tonnage de résine de cannabis. C’est dans l’atelier de conditionnement de cette drogue, au quartier Niamey 2000, tout près de l’aéroport, que la marchandise prohibée a été présentée à la presse devant des diplomates européens et maghrébins notamment.

«Cette prise de 3 tonnes peut s’évaluer à 3 milliards de francs Cfa, à peu près 4 millions 750 000 euros… », précise le ministre d’Etat Bazoum Mohamed.

Huit semaines de surveillance intense ont permis d’appréhender les malfrats, qui se préparaient à exporter leur marchandise vers l’Europe, via le Maghreb.

« C’était au mois d’avril que nous avons eu le renseignement. Ce sont au total douze personnes de nationalité nigérienne, malienne, algérienne et marocaine, qui ont été arrêtées », poursuit le ministre.

Pour le ministre Bazoum Mohamed, le démantèlement de ce réseau a mis en évidence que c’est le trafic de la drogue qui alimente qui alimente le terrorisme.

« Les organisations armées qui existent dans cette région du Sahel, qui entretiennent des armées importantes, ce n’est possible précisément que, parce qu’il y a cet argent du trafic de la drogue ».

Les enquêtes se poursuivent pour démanteler toute la filière.

RFI

samedi, 16 juin 2018 09:25

Bargny au Sénégal, le triple fardeau

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Cela aurait pu être un petit paradis. Avec sa baie, ses plages de rêve et les pirogues de pêcheur, la petite ville de Bargny jouissait d’un calme et d’une douceur de vivre à seulement 30 km de Dakar. Mais ça, c’était avant. Avant que la SOCOCIM, la plus grosse cimenterie d’Afrique de l’Ouest ne s’installe, avant que l’érosion côtière ne s’amplifie, avant que le plan Sénégal émergent décide d’en faire un pôle urbain de 1 644 hectares, avec la construction de 23 ministères, un palais annexe de la République, et une centrale à charbon qui concentre aujourd’hui la mobilisation de la population. C’est un reportage d’Igor Strauss.

 

  • La Sococim, principale usine de ciment d'Afrique de l'Ouest. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • L'érosion côtière fait des ravages à Bargny. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • Une victime de l'érosion côtière. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • La plage de Bargny. Avant, il y avait des maisons au niveau des pirogues. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • Bargny plage. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • ©RFI/Igor Strauss 

  • Bargny dans la fumée de poisson. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • RFI

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C'est le grand saut. L'équipe de France de football débute sa Coupe du monde en Russie, ce samedi 16 juin 2018 à 12h (heure française) à Kazan. Les Bleus affrontent l'Australie. Un premier match entre deux équipes aux antipodes l'une de l'autre.

 

Avec notre envoyé spécial en Russie,  Antoine Grognet

 

Il serait facile, avant le match, de considérer que la victoire est acquise. Face à l’Australie, 36e nation au classement Fifa, et a priori l’adversaire le plus faible de ce groupe C, l’équipe de France n’a pas de crainte particulière. Mais le piège se tend parfois tout seul.

 

Pas de noms connus côté Australien, mis à part le vétéran Tim Cahill, 38 ans. Mais c’est justement là-dessus que compte Bert van Marwijk, le sélectionneur des « Soccerros ».

 

Aux yeux du finaliste de la Coupe du monde 2010 avec les Pays-Bas, le quasi-anonymat de son équipe est en effet une force, dans un pays, l'Australie, où l’on préfère largement le cricket.

 

CORRESPONDANCE

 

A Moscou, les supporters français et australiens sont prêts pour le choc

 

16/06/2018 - par Daniel Vallot Écouter

 

Un anonymat que les Français ne connaissent pas. Certes, 14 tricolores découvrent la Coupe du monde. Mais la finale atteinte à l’Euro 2016 et les performances des Bleus dans les grands championnats européens ont braqué les projecteurs sur les joueurs français.

 

Le transfert de Thomas Lemar à l’Atlético Madrid, pour 72 millions d’euros, n’a rien fait pour atténuer la tendance. Le désormais ancien Monégasque devient le 3e joueur le plus cher de la liste des 23, derrière Mbappé et Dembélé. Peut-être un peu lourd à porter pour leur premier Mondial à tous les trois.

 

Car s’ils sont sûrs de leur supériorité technique et de l’expérience des grands rendez-vous, les Bleus sont aussi très jeunes. Avec Pavard, Tolisso et Dembélé, annoncés titulaires contre l’Australie, les Français afficheraient une moyenne d’âge de 24 ans.

 

Ce serait la plus jeune équipe de France jamais alignée lors d’un premier match de Coupe du monde de football. Un événement où la pression prend souvent le pas sur l’insouciance.

 

Coupe du monde 2018: calendrier, résultats et classements

 

■ Des Bleus attendus sportivement, mais aussi sur le terrain économique

 

Un mondial réussi aura à coup sûr des effets d'entraînement. Après le fiasco de Knysna, la grève en Afrique du Sud, les partenaires de la Fédération française de football avaient demandé des comptes, et même obtenu des dédommagements. Les finances de la FFF étaient alors dans le rouge. Un système de bonus-malus avait été mis en place en fonction de la cote d'amour des Bleus tombés en disgrâce.

 

Huit ans plus tard, les temps ont bien changé. Les finances sont au beau fixe. Tous les sponsors ont re-signé jusqu'en 2023 : Crédit agricole, PMU, Volkswagen, Orange, EDF et surtout  Nike. L'équipementier américain offre plus de 50 millions d'euros par an. D'après Noël Le Graët, président de la fédération, le maillot des Bleus frappé de la virgule est d'ailleurs le plus vendu au monde, devant même celui du Brésil.

 

De fait, les audiences sont excellentes : 7 millions de téléspectateurs pour l'amical face à l'Italie. Bien davantage sans doute pour l'Australie. Un parcours jusqu'en demi-finales, l'objectif assumé, est à ce titre décisif. Et quand les pros vont bien, tout le football français doit en profiter. Après des critiques venues des amateurs, la Fédération annonce une hausse des moyens pour les quelque 2,2 millions de licenciés. Beaucoup avaient déserté après 2010.

RFI

Trois Ligues des champions d'affilée et trois buts inscrits pour son premier match au Mondial 2018: A 33 ans, Cristiano Ronaldo n'a rien perdu de son talent et a livré vendredi un « classique » en Coupe du monde en illuminant Portugal-Espagne (3-3) à Sotchi.

 

C'était LE choc et il lui fallait un héros: dans ce genre d'occasion, le crack du Real Madrid ne tremble pas. Et ne se déconcentre pas. Même le jour où il a accepté de payer 18,8 millions d'euros dans le cadre d'un pré-accord destiné à mettre fin aux poursuites pour fraude fiscale à son encontre en Espagne, selon des sources judiciaires.

 

Cristiano Ronaldo a donc inscrit un penalty (4e), profité d'une faute de mains de David De Gea (44e) puis signé un coup franc de toute beauté (88e). Auparavant, Diego Costa (24e, 55e) et Nacho, d'une superbe demi-volée rebondissant d'un poteau sur l'autre avant de rentrer (58e minute), avaient fait trembler les filets pour l'Espagne.

 

 

 

Comme Pelé…

 

Le Portugal, champion d'Europe en titre, a donc marqué grâce à son icône le tournoi russe de son empreinte face à l'Espagne, champion du monde 2010.  Voilà qui ne va pas arranger le moral de l'Espagne, qui s'est offert un joli psychodrame deux jours auparavant en limogeant son sélectionneur Julen Lopetegui, qui avait annoncé rejoindre le Real Madrid après le Mondial. Son successeur Fernando Hierro n'a pu qu'assister depuis le banc de touche au festival CR7.

 

Au passage, CR7 devient le premier joueur à marquer dans huit tournois majeurs consécutifs (Euro et Coupes du monde), selon le compte Twitter du statisticien Opta Jean.

Il devient aussi le 4e joueur de l'histoire à marquer dans quatre Coupes du monde consécutives. Les autres cracks à avoir réussi un telle performance sont, pour l'Allemagne, Miroslav Klose (16 buts répartis en 2002, 2006, 2010 et 2014), Uwe Seeler (9 répartis en 1958, 1962, 1966, 1970) et le Brésilien Pelé (12 buts répartis en 1958, 1962, 1966 et 1970). Cristiano Ronaldo n'a toutefois marqué que 6 buts en quatre Coupes du monde (2006, 2010, 2014 et 2018).

RFI

INEGALITE, LE MAL DU SIECLE- François-Michel MAUGIS – La Réunion-Économiste, écrivain et philosophe.

Les riches ne sont pas heureux car tout le monde sait que l'argent ne fait pas le bonheur et un grand poète nous a clairement expliqué que ce n'est pas le financier qui chante, mais le savetier. Les pauvres cependant ne sont pas heureux non plus et ça, tous ceux qui ont eu faim un jour, le savent. On a rarement les moyens d'acheter de la brioche quand il n'y a plus de pain.


Et quand on n'est pas heureux, on cherche à compenser cette frustration, tous les « Psy » vous le diront, chacun avec ses moyens. Les riches avec leur argent (le fameux « toujours plus »), les pauvres avec leurs bras, leur colère, leur révolte.


Le résultat, on le sait aujourd'hui, est catastrophique. Les riches continuent de gratter tout ce que la Terre peut leur offrir (elle va finir par se retrouver toute nue), ils continuent également faire suer le burnous, cela aussi, tout le monde le sait.

Le creuset de pauvres et de mécontent se creuse et dans ce creuset, il est assez facile de puiser une armée de terroristes.


Aux grands équilibres de la vie qui régnait à l'origine de l'humanité a donc succédé le grand déséquilibre perpétré par les humains.

Comme la sélection naturelle, le paradis initial était un monde que l'on qualifierait aujourd'hui de dur (élimination des faibles) mais au sens de l'histoire de la vie, c'était un monde juste car producteur d'équilibre. Notre intelligence et notre connaissance de cette histoire aurait dû nous permettre de concilier assez facilement les deux (équilibre et justice). Il n'en n'est rien pour l'instant.


Ceci dit, rien n'est statique en ce bas monde et les tendances actuelles, le fameux changement de paradigme, bien que diffus et difficile à percevoir, semble bien en marche. Sa dynamique alimentée par le mal-être de tous, enfle et gronde. S'agira-t-il d'une évolution ou d'une révolution ? Nous verrons bien. Mais je vois mal persister bien longtemps le statut quo.

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

Les 629 migrants sauvés en mer par l'Aquarius le week-end dernier seront accueillis à Valence en Espagne. C'est là que le bateau des organisations MSF et SOS Méditerranée accostera en fin de semaine, tout comme les deux navires italiens qui ont pris à bord une partie des passagers. RFI a joint dans la nuit l'équipe de SOS Méditerranée qui nous a raconté ce difficile voyage vers l'Espagne pour des migrants déjà éprouvés par des jours de mer dans des conditions extrêmement précaires.

C’est une traversée extrêmement longue et très éprouvante pour les 630 rescapés qui ont déjà « passé entre 12 et 18 heures en mer sur des canaux surchargés pour fuir l’enfer libyen», nous raconte Julie Mélichar de SOS Méditerranée.

« Ils ont vécu pour certains l’incertitude d’un transfert, après avoir été secourus par les garde-côtes italiens. Et pour d’autres, l’horreur lorsque l’un des canaux s’est brisé en deux en pleine mer et de nuit.

Sauter à l'eau plutôt que de retourner en Libye

Et avec le refus des autorités italiennes de laisser l’Aquarius débarquer les rescapés en Sicile, les 630 personnes ont passé 72 heures entassées sur le pont de l’Aquarius, exposées aux éléments sous un soleil de plomb et surtout dans l’incertitude de ce qui allait leur arriver. Certains ont menacé de sauter à l’eau s’ils devaient être renvoyés en Libye ».

«Valence est une ville solidaire»: écoutez le témoignage de Joan Ribo, maire de la ville
14-06-2018 - Par Juliette Gheerbrant
00:00 00:54

Que ce soit l'Italie ou l'Espagne, tout ce que demandent les rescapés, c'est d'échapper au plus vite à « l'enfer d'où ils viennent», poursuit Julie Mélichar. «Aujourd’hui, je parlais avec un homme qui m’a raconté sa tristesse d’apprendre que l’Italie fermait ses portes à l’Aquarius, mais qui m’a aussi fait part de son grand soulagement au moment où il a appris que, oui, il allait pouvoir venir en Europe et débarquer en Espagne, tout en restant inquiet de ce qui l’attendait encore pendant ce long trajet pour arriver à Valence.

Maintenant, l'important, pour ces rescapés, « c’est de trouver un endroit sûr où se remettre des horreurs qu’ils ont vécues ».

Quand le mal de mer s'en mêle

Ecoutez le témoignage de Julie Mélichar de SOS Méditerranée, jointe à bord de l'Aquarius
14-06-2018 - Par Benoît De Solminihac
00:00 01:04

« Après deux jours d’arrêt complet entre Malte et la Sicile, demandés par les autorités italiennes, l’Aquarius a repris sa navigation (mardi) soir, cette fois en direction de Valence. Ce sont quatre jours de navigation supplémentaires qui attendent les rescapés.

Nous n’avons pas suffisamment de vivres pour effectuer la traversée jusqu’en Espagne, mais les autorités italiennes en sont informées. Un premier réapprovisionnement a été effectué aujourd’hui (mercredi) et nous espérons que d’autres suivront bientôt.

Comme prévu, le temps est en train de se détériorer et complique encore la traversée. Nous attendons des vagues jusqu’à 4 mètres de haut et un vent jusqu’à 35 nœuds [près de 65 km/h NDLR]. Ce soir, beaucoup de rescapés ont commencé à avoir le mal de mer et ont dû recevoir un traitement médical pour y remédier.

« des souffrances supplémentaires et inutiles »

Nous avons tendu des cordes sur le pont pour permettre aux gens de se déplacer sans tomber et sans perdre l’équilibre. Nous avons dû faire rentrer tous les hommes qui dormaient sur le pont dans l’abri qui est normalement réservé aux femmes et aux enfants, car ils devenaient trop malades. Et on voit ainsi que ce sont des souffrances supplémentaires et inutiles qui leur sont infligées avec cette longue traversée vers l’Espagne».

 
Distribution de vêtements secs et chauds à bord de l'Aquarius qui a recueilli plus de 600 migrants qu'il emmène à Valence en Esapgne, le 13 juin 2018.
 
 
©Karpov / SOS Mediterranee/handout via REUTERS

C'était une promesse de sa campagne. Emmanuel Macron annonce que seront proposées des offres de prothèses dentaires et auditives et des lunettes remboursées à 100% par l'Etat. Cette annonce faite lors d'un discours à Montpellier sur sa vision de la protection sociale n’a cependant pas éteint l’incendie déclenché par les propos du président, extraits d’une vidéo mise en ligne par l’Elysée, sur l’inefficacité des minimas sociaux qui coûtent selon Emmanuel Macron un « pognon de dingue ». A l’Assemblée nationale, l’opposition et même certains députés En Marche n’ont pas du tout apprécié.

Les jours se suivent et se ressemblent à l’Assemblée nationale. Déjà en première ligne mardi pour dénoncer le silence d’Emmanuel Macron sur le dossier de l’Aquarius, la députée de la majorité Sonia Krimi regrette cette fois ces propos sur les minimas sociaux. « Il ne faut pas présenter les choses comme cela. Je suis très mal à l’aise avec cette phrase. Il faut faire attention à ce qu’on dit », dit-elle.

Un président ne devrait pas dire ça, appuie le député Les Républicains Daniel Fasquelle. « Un président de la République ne peut pas continuer à insulter son peuple. Je me mets à la place de celui qui a une allocation adulte handicapé, qui vit de minima sociaux. Quand il entend le président de la République qu’on dépense trop de pognon pour lui, vous imaginez comment il peut le recevoir ? »

L’Insoumis Adrien Quatennens y voit, lui, une manœuvre politique pour draguer un certain électorat. « Il utilise le langage d’une droite décomplexée dont il est devenu le chef sans le dire. Et c’est à eux qu’il donne un signal, un appel d’air en réalité. »

C’est finalement François Bayrou qui vient à la rescousse du chef de l’Etat. Le patron du Modem était de passage dans les couloirs de l’Assemblée : « A force de ne jamais dire les choses on est dans la situation dans laquelle la France se trouve, c’est-à-dire complètement bloquée et incapable de proposer un nouveau projet de société, moi je ne vois dans ces propos aucune stigmatisation. »

Des propos qui ont en tout cas occulté le discours d’Emmanuel Macron en lui-même censé « redonner, selon l’Elysée, de la cohérence à l’approche sociale » du président.

Nous nous ne comprenons pas pourquoi il y a un problème d’inflation de la dépense des aides sociales, mais qu’il n’y a pas de problème sur l’inflation de la dépense par le biais des cadeaux fiscaux aux plus aisés.

Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fas) qui fédère 800 associations de lutte contre les exclusions. 13/06/2018 -

Par Anna Piekarec RFI

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