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lundi, 09 juillet 2018 07:43

Mondial 2018: la Russie sort la tête haute

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On connaît désormais l'affiche de la deuxième demi-finale de la Coupe du monde de football. Elle opposera l'Angleterre, qui a battu la Suède, à la Croatie, qui a éliminé le pays hôte la Russie, au bout d'un match à suspense (4 à 3 après les tirs au but). A Nijni Novgorod, la déception est grande, mais la fierté également.

Avec notre envoyé spécial à Nijni Novgorod,Daniel Vallot

La déception des Russes est à la hauteur de l’espoir suscité par cette équipe de Russie que personne n’avait attendu à ce niveau de la compétition. Les supporters de la Sbordnaïa se sont pris au jeu, ils y ont cru jusqu’au bout, jusqu’à cette séance de tirs au but qui cette fois leur a été fatale contrairement à celle qui leur avait permis d’éliminer l’Espagne en huitième de finale.

Les Russes sont déçus mais ils ne sont amers. Ils savent que leur équipe a fait un très beau parcours lors de cette Coupe du monde, un parcours bien plus beau que ce qu’ils pouvaient espérer au départ.

La Russie était en effet l’équipe la plus mal classée de cette Coupe du monde 2018, 70ème du classement FIFA. A l’issue de cette compétition, son statut sera forcément revu à la hausse.

Des supporters russes en larmes après la défaite de leur équipe aux tirs au but face à la Croatie.REUTERS/Tatyana Makeyeva

En outre, le football russe a réalisé son meilleur résultat en Coupe du monde depuis la fin de l’URSS.

Le président Vladimir Poutine s'est d'ailleurs dit « fier » de l'équipe, a déclaré un porte-parole du Kremlin ce samedi soir. « Poutine a regardé, il soutenait les joueurs de l'équipe. Nous avons perdu lors d'un grand match fair play. Ce sont toujours des gars formidables à nos yeux, ce sont des héros. Ils succombaient sur le terrain, nous sommes fiers d'eux », a précisé Dmitri Peskov, cité par l'agence de presse Interfax.

Il y a donc de la déception mais pas d’amertume, d’autant que la Coupe du monde continue et les Russes vont continuer à remplir les stades, les bars et les fans zone pour les demi-finales et pour la finale.

REUTERS/Evgeny Reutov

Cela fait 20 ans que les échanges diplomatiques entre les deux voisins étaient rompus. Ils sont désormais rétablis, a annoncé ce dimanche 8 juillet le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à Asmara, après avoir été reçu en grande pompe par le président érythréen Issayas Afewerki.

Après un tête-à-tête avec le président de l'Erythrée, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé la réouverture des ambassades dans leurs capitales respectives, mais aussi la réouverture des frontières.

« Nous nous sommes mis d'accord pour que les liaisons aériennes ouvrent prochainement, pour que les ports soient accessibles, pour que les gens puissent circuler entre les deux pays et que nos ambassades ouvrent », a-t-il déclaré ce dimanche.

Un peu plus tôt sur Twitter, c'est son chef de cabinet qui annonçait que la liaison téléphonique directe était désormais restaurée entre l'Erythrée et l'Ethiopie. Une première en 20 ans.

Toute la journée, les images d'une foule en liesse dans les rues d'Asmara et celle de l'accueil chaleureux du président érythréen Issayas Afewerki au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed à sa descente d'avion ont été diffusées par la télévision officielle érythréenne.

Les échanges de sourires et l'accolade entre les deux dirigeants, hautement symboliques, étaient inimaginables il y a quelques semaines encore, tant les tensions étaient vives entre ces deux frères ennemis.

Des étapes vers la paix

Il y a à peine un mois, le nouveau Premier ministre éthiopien crée la stupeur en annonçant son intention d'appliquer l'accord de paix signé en 2000 avec l'Érythrée et qui prévoit la restitution de territoires contestés à ce pays. Nouvelle surprise, le président érythréen Issayas Afewerki, qui a pourtant créé sa légitimité sur le conflit avec le voisin éthiopien, s'empresse d'accepter la main tendue.

Puis les évènements s’enchaînent. Une délégation de haut niveau se rend à Addis-Abeba il y a à peine deux semaines, pour la première fois depuis 20 ans. On annonce à l'occasion une prochaine visite du Premier ministre éthiopien à Asmara. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour le voir tenir sa promesse. Abiy Ahmed a atterri dimanche matin à l'aéroport d'Asmara où il a été accueilli en grande pompe.

Des contentieux à régler

Des spécialistes de la région saluent un pas important franchi sur le chemin de la paix, mais un pas encore « symbolique ». « Ce ne sont pour l'instant que des outils politiques », explique le journaliste Léonard Vincent, spécialiste de la région. Les deux pays doivent maintenant s'attaquer à la cause profonde de leur conflit. « La grande étape qu'il va falloir franchir maintenent, ça va être la gestion des territoires disputés, qui est au coeur de la guerre entre les deux pays. »

Le Premier ministre éthiopien doit restituer des territoires contestés à l'Érythrée, en particulier la ville de Badme, au grand dam d'une partie de la population qui parle de « trahison ». Il y a aussi la question de la démilitarisation de la zone frontalière, la reprise des relations économiques ou encore l'accès de l'Éthiopie aux ports érythréens.

« Il y a un certain nombre de problèmes techniques très lourds qu'il va falloir gérer. Et là on pourra commencer à parler d'un vrai rapprochement et d'un début de résolution définitif du conflit entre les deux pays », souligne Léonard Vincent, journaliste au Média et spécialiste de la Corne de l'Afrique.

La situation politique et économique de l’Erythrée est désastreuse. Le régime est sous le coup d’un embargo militaire, une surveillance internationale extrêmement stricte étant donné son pouvoir de nuisance dans la région, à soutenir des mouvements rebelles ici et là, et l’oppression de sa jeunesse qui s’enfuit par milliers tous les mois à travers les frontières. Toutes ces pressions ont fini par convaincre Issayas Afewerki, sans doute.
Léonard Vincent

Par RFI

Aux Etats-Unis, Donald Trump va dévoiler - en grande pompe - ce lundi 9 juillet, le nom du juge qu’il a choisi pour siéger à la Cour suprême. Une annonce très attendue.

Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

Alors qu’un certain équilibre prévalait jusqu’à présent, le président américain a l’opportunité de donner une majorité conservatrice durable à cette puissante institution.

C’est en effet à la Cour suprême que revient régulièrement la responsabilité de trancher définitivement sur les grands débats de société, et le profil des candidats favoris pourrait remettre en cause certains acquis de ces dernières décennies, par exemple le droit à l’avortement ou le mariage homosexuel.

Mais le juge nommé par Donald Trump devra ensuite être confirmé par le Sénat. Or la marge de manœuvre du locataire de la Maison Blanche y est réduite car la majorité des républicains n’est que d’un siège, et les élections de novembre pourraient renverser le rapport de force.

L’enjeu est de taille : un juge à la Cour suprême est l’un des héritages les plus conséquents laissé par un président.Alors que Trump ne cache pas qu’il va nommer, pour la deuxième fois, un ultraconservateur, le sénateur républicain Lindsey Graham dit regretter la polarisation de l’échiquier politique.

« Je n’ai jamais vu un tel dysfonctionnement. Aucun candidat choisi par Trump ne pourra obtenir beaucoup de voix démocrates s’il a le moindre penchant conservateur. Mais certains sénateurs démocrates seront peut-être obligés de le soutenir pour des raisons de politique locale. »

Le parti démocrate redoute en effet que certains soutiennent le choix de Trump, simplement pour ne pas s’aliéner leurs électeurs dans des Etats où le président est populaire.

Une stratégie individualiste lourde de conséquence, dénonce le sénateur Dick Durbin, qui agite donc le chiffon rouge : « Tous ces prétendants ont été présélectionnés par un groupe appelé la Société fédéraliste. C’est un lobby qui scrute chaque candidat pour s’assurer qu’il répond à tous les critères concernant la mise en œuvre de l’agenda politique le plus conservateur qu’il soit en Amérique. »

Quatre favoris

Le juge démissionnaire jouait régulièrement un rôle de pivot, le profil des quatre favoris à sa succession, très religieux voire traditionalistes, parfois adeptes d’une interprétation littérale de la Constitution, fera en effet clairement pencher la balance à droite. Et pour plusieurs décennies puisque le plus âgé d’entre eux a aujourd’hui 53 ans.

Trois magistrats tiennent ainsi la corde: Brett Kavanaugh, un ancien conseiller de George Bush fils ; Amy Coney Barrett, une juge réputée pour ses valeurs religieuses traditionalistes et Raymond Kethledge, défenseur d'une interprétation littérale de la Constitution. Mais le président pourrait créer la surprise en choisissant Thomas Hardiman, un farouche défenseur du port d'armes, considéré jusqu'à présent comme un outsider.

Cette nouvelle nomination découle du départ à la retraite inattendu du juge Anthony Kennedy. Ce sera la seconde depuis l'entrée en fonction du président qui avait déjà choisi un jeune conservateur, Neil Gorsuch, en 2017.

REUTERS/Leah Millis

Au Sénégal, le procès en appel de Khalifa Sall reprend ce lundi 9 juillet, après un mois de suspension pour permettre à la défense de se préparer. En première instance, le maire de Dakar a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie sur des deniers de l'État. Khalifa Sall a toujours évoqué des fonds politiques. Ce procès en appel va donc reprendre avec une nouvelle donne. La semaine passée, la Cour de justice de la Cédéao a estimé que le premier procès n'avait pas été équitable.

Si l'État a tenu bon, cette décision de la Cédéao est un coup de bambou. Et du pain béni pour Khalifa Sall, qui n'a fait que prendre des coups depuis sa mise en détention en mars 2017. Pour l'un de ses avocats, maitre Ciré Demba Bathily, le juge de la cour d'appel n'a pas le choix : il doit mettre fin aux poursuites.

« Si on reste dans le droit, les questions sont déjà réglées. La Cour de justice de la Cédéao a dit que la présomption d’innocence a été violée, le droit à un procès équitable a été violé, que la détention est arbitraire… Cela veut dire que rien de ce qui a été fait n’est bon. Il appartient au juge de la Cour d’appel d’en tirer les conséquences. Donc c’est eux qu’on met devant leurs responsabilités. Maintenant, on rappelle que si on ne tire pas les conséquences de cela, nous entrons dans la détention arbitraire. C’est un point d’histoire que nous sommes en train d’écrire. »

S’il reconnait la Cour de justice de la Cédéao, s'il compte visiblement payer les 35 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Khalifa Sall, l'Etat du Sénégal estime pourtant que cette décision sous régionale n'a aucun impact.

« Le temps judiciaire est différent du temps politique, insiste maitre Félix Sow. Ils ont un agenda, ils l’ont même dit : ils veulent gagner du temps pour que monsieur Sall puisse se présenter comme candidat. Donc nous, nous estimons que le dossier, en l’état, il faut le plaider. La décision de la Cédéao n’a aucun impact pour nous. Il y a une jurisprudence constante de la cour de justice de la Cédéao qui dit : "je n’interfère pas dans les décisions des juges à l’échelon national". Ce qui est tout à fait normal, parce qu’il y a le principe de la souveraineté des États. »

La bataille judiciaire s'annonce donc âpre. L'Etat veut aller vite mais Khalifa Sall, au contraire, veut gagner du temps, car son objectif reste la présidentielle de février 2019.

RFI

En marge du sommet de l'Union africaine, qui se tenait à Nouakchott les 1er et 2 juillet, les deux pays se sont mis d'accord sur un nouvel accord permettant aux pêcheurs sénégalais de travailler en Mauritanie.

Cet accord a été signé lundi soir à Nouakchott entre les ministres sénégalais et mauritanien de la Pêche, Oumar Guèye et Nani Ould Chrougha, a affirmé à l’AFP Mamadou Goudiaby, directeur des pêches maritimes du Sénégal.Arrivé à son terme il y a deux ans et demi, le précédent accord n’avait pas été renouvelé en 2016 en raison du refus du Sénégal d’observer l’obligation de débarquement des prises en Mauritanie – une obligation prévue dans le nouveau code des pêches mauritanien, promulgué en 2015. Les 400 pirogues sénégalaises qui étaient jusque-là autorisées à pêcher dans les eaux mauritaniennes s’étaient alors vues contraintes de se replier dans leur pays.

Mais début février, le président sénégalais, Macky Sall, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, avaient affirmé leur détermination à arriver à conclure un nouvel accord « d’ici fin mars ». Il aura finalement fallu attendre début juillet pour que ce soit chose faite.

    – Dossier Union africaine : tout savoir sur le 31e sommet des chefs d’États africains

400 licences

D’une durée d’un an renouvelable, le texte signé lundi permettra aux pêcheurs sénégalais de bénéficier de 400 licences pour capturer 50 000 tonnes de poissons pélagiques (en haute mer), a précisé Mamadou Goudiaby. Soit les mêmes conditions que précédemment : l’accord initial conclu en 2001 et renouvelé ensuite d’année en année jusqu’en 2016 été modifié en 2014 pour faire passer les quotas de 300 licences pour 40 000 tonnes de poissons à 400 licences et 50 000 tonnes de poissons.

En revanche, le débarquement systématique des produits en Mauritanie, point d’achoppement des précédentes négociations, a finalement été accepté par le Sénégal. Une manière de permettre aux autorités locales de procéder à des contrôles avant leur acheminement au Sénégal.
Un pêcheur tué en janvier

Le Sénégal versera à la Mauritanie 15 euros pour chaque tonne de poisson pêchée, dont 10 euros dus par les pêcheurs et 5 euros par l’État du Sénégal, selon le nouvel accord. Ce dernier a été conclu après la mort, le 29 janvier, d’un jeune pêcheur sénégalais tué par des garde-côtes mauritaniens dans leurs eaux territoriales.

Ce drame avait entraîné des heurts à Saint-Louis, près de la frontière avec la Mauritanie, où les manifestants réclamaient des licences de pêche à Nouakchott.

Au Mondial 2018 en Russie, le Sénégalais Malang Diedhiou, qui a déjà dirigé trois rencontres, fait partie des arbitres susceptibles d’être appelés pour les demi-finales, le match de classement ou la finale. Portrait.

Sa présence dans liste restreinte des arbitres retenus pour les huit derniers matches de la Coupe du monde est une bonne nouvelle pour l’Afrique. Sur le continent, le niveau de l’arbitrage est régulièrement remis en cause, mais les performances du Sénégalais Malang Diédhiou lors de la Coupe du monde 2018 viennent rappeler que tout n’est pas aussi négatif que certains veulent bien le dire. Le Casamançais de 45 ans, né le 30 avril 1973 à Badiama, a dirigé trois matches en Russie : Serbie-Costa Rica (1-0, le 17 juin), Uruguay-Russie (3-0, le 25 juin) au premier tour, et le spectaculaire Belgique-Japon (3-2, le 2 juillet) en huitièmes de finale. Diédhiou, qui n’est pas considéré comme un maniaque du carton, a averti sept joueurs et a expulsé un Russe.
Pour Lamine Kébé, le président de la Commission régionale des Arbitres de Dakar, ce n’est pas une surprise. « C’est un directeur de jeu pondéré, avec qui le dialogue est possible. Il est relativement ouvert. » Arbitre international depuis une dizaine d’années, Malang Diédhiou s’est tourné rapidement vers l’arbitrage. « Comme tous les jeunes sénégalais, il a joué au foot, mais il s’est orienté vers la fonction d’arbitre alors qu’il était encore lycéen. Il a commencé par les compétitions de jeunes, au niveau des ligues régionales. Il a poursuivi sa formation et a gravi les échelons, jusqu’à arbitrer des matches en Ligue 1. »

    >> À lire – Mondial 2018 – VAR : quand l’arbitrage vidéo ne profite pas aux Africains

Deux CAN, le JO de 2016 et la Coupe du monde des clubs

Aujourd’hui, Diédhiou est considéré comme un des meilleurs arbitres du continent. Retenu avec ses assistants Djibril Camara et Malick Samba par la Fifa pour la Coupe du monde (c’est la première fois qu’un trio africain originaire du même pays est sélectionné), le Sénégalais a officié lors de nombreuses compétitions internationales. Il avait été sélectionné pour les CAN 2015 et 2017, les CHAN 2014, 2018 et 2018, les CAN U 17 et U 23 en 2015, et a dirigé une vingtaine de matches de Ligue des Champions. Il avait également été retenu pour les Jeux olympiques de Rio en 2016 et la Coupe du monde des clubs de la Fifa en 2017, où il avait arbitre deux matches dont la finale pour la troisième place entre les Mexicains de Pachuca et les Emiratis d’Al-Jazira (4-1).
De hautes responsabilités aux Douanes sénégalaises

Si l’arbitrage lui permet d’arrondir ses fins de mois, Malang Diédhiou est inspecteur des Douanes et occupe la fonction de chef de bureau de la zone franche industrielle de Dakar, avec un grade équivalent à celui de colonel. Le gouvernement permet ainsi à ce père de famille d’aménager son emploi du temps afin de concilier son activité professionnelle et l’arbitrage. Il est devenu après Youssou N’Diaye (1974 et 1978) et Falla N’Doye (2002) le troisième arbitre sénégalais à être sélectionné pour une Coupe du monde.

Jeune Afrique

Posséder une identité légale est l’un des droits fondamentaux de tout individu. 1,1 milliard de personnes dans le monde n’ont aucune forme d’identité légale, physique ou digitale, reconnue par un État. Cette question touche de manière disproportionnée les femmes et les enfants des zones rurales pauvres d’Afrique, mais le continent change rapidement.
L’ONU souhaite attribuer à chaque être humain sur terre une identité légale d’ici 2030, et IDEMIA soutient les gouvernements dans la réalisation de cet objectif.

L’Afrique en pleine transition

Aujourd’hui, les pays africains désirent fournir une identité légale à tous leurs citoyens pour accélérer leur développement. De nombreuses initiatives ont tenté de répondre à ce défi de l’identité. Cependant, toutes se sont jusqu’à maintenant concentrées uniquement sur le développement de systèmes de registres indépendants et décolérés (civil, aides sociales ou électoral), qui ne permettent pas de profiter de synergies entre les systèmes.

Une identité pour tous, pour quoi faire ?

Derrière l’attribution d’une identité juridique aux citoyens, c’est également la possibilité d’instaurer un système administratif vertueux, au bénéfice des individus et des États, qui se fait jour.

Une personne régulièrement identifiée existe dès lors pour la société. Elle peut ainsi voter, prendre part aux systèmes éducatif et de santé, bénéficier de prestations sociales, mais également faciliter l’ouverture d’un compte en banque, la souscription à un abonnement mobile ou à un contrat d’assurance.

Pour les États, l’identité légale est donc bien un moyen d’inscrire le pays dans une dynamique de développement et de modernité. Connaître ses citoyens, à travers des données fiables et actualisées, ouvre la possibilité de mener des politiques publiques adaptées à la réalité du pays.

Une nouvelle vision pour l’identité : l’écosystème

Le défi de l’identité ne peut être adressé que par une approche holistique passant par des écosystèmes intégrés de gestion de l’identité. Il devient impératif de passer au-delà des solutions en silo et de concentrer nos efforts sur la gestion et la mise à jour de l’identité des individus depuis leur naissance jusqu’à leur mort, en connectant les registres fondateurs et les registres fonctionnels.

Une telle approche permettra de créer des synergies entre les registres et de faciliter la vie des citoyens. En effet, les diverses entités de l’Etat pourront, sous le contrôle du citoyen concerné, communiquer entre elles les informations dont elles ont besoin pour la bonne gestion des droits dudit citoyen.

IDEMIA a conçu la solution IDway, un écosystème de gestion de l’identité modulaire, pour répondre efficacement au besoin des gouvernements de fournir une identité légale à tous.

Jeune Afrique

Après l'interdiction de la mini-jupe, du défrisage des cheveux, du vernis à ongle dans les écoles, la ministre burundaise de l'Eduction s'attaque à un nouveau chantier dans le cadre de la moralisation de la société. Il y a une dizaine de jours, elle a sorti une circulaire qui interdit désormais aux jeunes filles enceintes de réintégrer leur école qu'elle soit publique ou privée (et du primaire au lycée) après la naissance de l'enfant. Une mesure qui suscite une levée de boucliers de la part de nombreuses ONG qui dénoncent un recul et une décision qui pénalise les victimes. Mais la directive serait venue, selon une information RFI, directement du chef de l'Etat.

L'injonction est venue du propre chef de cabinet du président burundais, selon une correspondance datée de fin mai et qui est parvenue à RFI. Il ordonne à la ministre de l'Education au nom du président Pierre Nkurunziza d'interdire désormais la réintégration dans les écoles publiques ou privées, primaire, collège ou lycée, d'une fille « victime de grossesse » « ou de la contraindre au mariage ». Cette mesure s'applique également « au garçon auteur de la grossesse ».

Seule possibilité qu'il leur est offerte pour assurer leur avenir : faire une école des métiers ou suivre une formation professionnelle. Message entendu, la ministre de l'Education Janvière Ndirahisha a repris quasi mot-à-mot il y a quelques jours l'injonction présidentielle dans une directive envoyée aux responsables de l'enseignement de toutes les provinces du pays pour qu'elle soit mise en application à la prochaine rentrée scolaire.

Mais la décision passe mal, d'autant plus que le sujet fait débat depuis des années au Burundi.

Les organisations de défense des enfants alertent depuis des années sur les chiffres « alarmants » de jeunes filles âgées de 12 à 18 ans du primaire et du secondaire qui tombent enceinte chaque année, environ 1700 rien que l'année passée. Le gouvernement s'en est même ému publiquement, à plusieurs reprises.
Plusieurs ONG locales sont donc montés au créneau pour demander au pouvoir burundais à revenir sur une mesure qui « sanctionne des victimes » et viole le droit international et national.

Mais silence radio du côté des autorités, la ministre de l'Education et son porte-parole refusent de s'exprimer sur le sujet.

RFI

La France, qui avait été éliminée à ce stade de la compétition par l’Allemagne au Brésil en 2014, va cette fois tenter de se hisser en demi-finale. Pour atteindre le dernier carré de la Coupe du monde, les tricolores devront « se sublimer » pour enfin battre l’Uruguay ce vendredi 6 juillet dans le stade de Nijni Novgorod. Avec ou sans Edinson Cavani, le joueur vedette des Celestes incertain pour la rencontre.

Avec notre envoyé spécial à Nijni Novgorod,

Après un match de référence face à l’Argentine, la France s’attaque à un autre pays sud-américain, l’Uruguay. Et la grande question qui se pose à la veille de cette confrontation : Edinson Cavani sera-t-il sur le terrain ?

Le joueur du Paris-Saint-Germain s’est blessé en huitième de finale contre le Portugal, après avoir inscrit le doublé qui a éliminé Cristiano Ronaldo. L’ancien joueur de Naples s’est entraîné seul à la veille de ce quart de finale.

Luis Suarez, une grenade à dégoupiller 06/07/2018 - par Christophe Jousset
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Mais comme l’indique Didier Deschamps, le sélectionneur des Tricolores, la Celeste a de quoi faire avec Cristhian Stuani, attaquant de Girona, en Espagne. L’homme a inscrit 21 buts en 33 matchs cette saison en Ligue 1.

« Je prépare mon équipe dans le cas où Cavani est là, mais je sais qu’il y a d’autres options possibles, avance Deschamps. Cavani, c’est le top mondial, on le connaît. Mais s’il n’est pas là, cela ne change pas le visage de l’Uruguay », insiste le technicien français.

Face à l’Uruguay, la France affiche un bilan pas très favorable. Lors des quatre dernières confrontations, les Bleus ont perdu une fois (1-0) et fait trois matchs nuls sans aucun but marqué.

Didier Deschamps se veut prudent 06/07/2018 - par Antoine Grognet
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Contre un bloc défensif, le Français Kylian Mbappé pourrait-il renouveler sa prestation (deux buts) face à l’Argentine ? « C’est très bien ce qu’il a fait contre l’équipe de Lionel Messi. C’est une bonne caisse de résonance, mais il s’est remis au travail », note Deschamps.

Depuis le début de la compétition, l’Uruguay n’a encaissé qu’un seul but. De quoi envisager une séance de tirs au but ? Avant de penser aux penaltys, « il y a 90 minutes à jouer et des prolongations. Il faut se sublimer pour passer en demi », explique le capitaine Hugo Lloris.

« L’Uruguay, c’est un 4-4-2 compact, où ils défendent tous ensemble. Ce sera totalement différent que face à l’Argentine, ce sera un match chiant », prévenait déjà Antoine Griezmann en conférence de presse, dimanche 1er juillet.

FRANCK FIFE / AFP

Emporté par une vague de scandales retentissants, le directeur de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) démissionne. Depuis sa nomination, Scott Pruitt, un climato-sceptique, a dépensé des sommes considérables pour assurer le confort de sa fonction aux frais du contribuable. Le président américain a annoncé sur Twitter avoir accepté sa démission.

Avec notre correspondante à Washington,  Anne Corpet

« Scott a réalisé un travail exceptionnel et je lui en serai toujours reconnaissant », écrit Donald Trump, sur Twitter comme d'habitude, sans faire mention de la série de scandales qui ont conduit le directeur de l’Agence de protection de l’environnement, arrivé avec lui en janvier 2017, à rendre son tablier.

« Les attaques implacables contre moi et ma famille sont sans précédent et ont eu un impact considérable sur nous tous », constate pour sa part Scott Pruitt dans sa lettre de démission. Le républicain était visé par une dizaine d’enquêtes. Sa position n’était plus tenable malgré la protection du président.

Depuis l'arrivée à la tête de l’Agence de protection de l’environnement du procureur général de l'Oklahoma, quasiment pas une semaine ne s’était écoulée sans qu’une nouvelle affaire ne survienne. Liens douteux avec les lobbyistes, train de vie somptueux, utilisation de fonds publics à des fins personnelles...

Probablement un autre climato-sceptique pour remplacer Scott Pruitt

La liste des scandales est interminable. Scott Pruitt a dépensé trois millions de dollars d'argent public pour assurer sa sécurité et le confort de sa fonction, avec parfois des choix étranges aux frais du contribuable. Par exemple l'installation d'une cabine téléphonique sécurisée dans ses bureaux pour 43 000 dollars.

Son bilan se résume en une ligne : détruire un maximum de réglementations instaurées sous l’administration Obama pour protéger l’environnement. Avant sa nomination, M. Pruitt était l'un des plus efficaces lobbyistes du secteur pétrolier, et l'un des plus farouches soutien du retrait de l'accord de Paris.

Son départ ne signifie pas que cette politique va cesser. Son adjoint, qui lui succède en attendant la nomination d'un nouvel administrateur, est aussi un ancien lobbyiste : il a longtemps représenté l'industrie du charbon dans la capitale fédérale, Washington. Et comme Scott Pruitt, c'est un climato-septique.

RFI

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