vendredi, 08 septembre 2017 11:17

Ouragan Irma: un bilan toujours incertain dans les Caraïbes

Poster par

Irma, l'ouragan le plus puissant jamais enregistré dans l'Atlantique, continue de semer le chaos dans les Caraïbes. Le bilan des victimes s'est alourdi dans la nuit du vendredi 8 septembre, avec au moins 14 morts à Saint-Martin, aux îles Vierges, à Porto Rico et Barbuda. Des vents dépassant parfois les 300 km/h ont provoqué d'importants dégâts à Saint-Martin et Saint Barthélemy, où les habitants sont toujours privés d'électricité. Aucune nouvelle des îles Turks et Caicos, petit archipel des Caraïbes qui se trouve sur la route du cyclone.

« Cauchemar », « apocalypse » sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent pour décrire les paysages de désolation après le passage de l'ouragan Irma. L'île de Barbuda a été totalement dévastée selon le Premier ministre Gaston Browne. Saint-Barthélemy et Saint-Martin ont subi des rafales de vent atteignant 360 km/h. Le ministère de l'Intérieur français a annoncé un bilan d'au moins 9 morts, 7 disparus, et 112 blessés dont deux graves dans ces deux îles françaises.

Parmi la cinquantaine de blessés répertoriés, deux sont dans un état grave. Les dégâts sont énormes. A Saint-Martin, côté français, les autorités sont sous le choc et estiment à 95 % l'ampleur des destructions sur l'île, privée d'électricité, d'eau potable et d'essence. Les routes sont totalement impraticables.

A Porto Rico, plus de la moitié de la population est sans électricité, des rivières sont sorties de leur lit dans le centre et le nord de l'île. Des inondations ont touché le nord-est d'Haïti. Mais selon les prévisions météorologiques, la trajectoire de l'ouragan devrait passer un peu plus au nord d'Haïti, ce qui pourrait atténuer son impact.

Plusieurs îles encore menacées

Irma est le cyclone de cette intensité le plus long jamais enregistré et il continue de menacer de nombreuses îles. L'ouragan progresse à 26 km/h en direction de l'ouest/nord-ouest, avec des vents atteignant 295 km/h. Selon l'agence de gestion de crise dans les Caraïbes, il devrait se maintenir en catégorie 5 au moins jusqu'à samedi.

L'ouragan Irma a été rétrogradé en catégorie 4, contre 5 auparavant, tout en restant extrêmement dangereux, a annoncé vendredi le Centre national des ouragans (NHC) américain. Sur les dernières images satellites, l'œil du cyclone devait passer au-dessus des îles Turks et Caicos, un archipel d'une trentaine d'îles à 240 kilomètres au nord d'Haïti. On ignore s'il y a des victimes et l'ampleur des dégâts.

En Floride, on se prépare au pire. Des évacuations massives ont débuté dans les zones côtières et dans l'Etat de Georgie, où le monstre Irma est attendu dès vendredi soir. Mais deux autres ouragans, José et Katia, menacent à présent les Caraïbes et devraient les traverser d'ici dimanche.

RFI

Le président de la République a finalement confirmé par décret rendu public hier, mercredi 6 septembre, Mahammed Boun Abdallah Dionne à son poste de Premier ministre. Cette reconduction de la tête de liste nationale de la coalition Benno Bokk Yakaar lors des dernières législatives ouvre la voie du Perchoir à Moustapha Niasse, président sortant de l’Assemblée nationale dont les députés de la 13ème Législature sont convoqués en sesssion extraordinaire jeudi prochain 14 septembre (voir par ailleurs).

Le suspense n’aura duré que vingt-quatre heures. Le président de la République a décidé de ne pas changer la tête de son gouvernement comme l’avait annoncé en exclusivité Sud quotidien, dans son édition du 30 août dernier. Dans un décret rendu public hier, mercredi 6 septembre en début d’après-midi, Macky Sall a reconduit Mahammed Boun Abdallah Dionne à son poste de Pm, vingt-quatre après que celui-ci a présenté sa démission et celle de son gouvernement. «Par décret numéro 2017-1531 en date du 6 septembre 2017, et conformément à la Constitution, notamment en ses articles 43 et 49, S.E.M. Macky Sall, Président de la République, a nommé monsieur Mahammed Boun Abdallah Dionne Premier ministre de la République du Sénégal», indique le texte transmis à Sud Quotidien sans aucune autre précision par rapport aux autres membres du gouvernement. Toutefois, selon nos sources, Mahammed Boun Abdallah Dionne devra dès aujourd’hui débuter ses consultations pour la formation de son gouvernement de combat, en perspective de la présidentielle de 2019.

Avec cette reconduction, Mahammed Boun Abdallah Dionne à la Primature, nommé depuis juillet 2014, bat un record de longévité par rapport à ses prédécesseurs, depuis 2000, y compris les trois ans de l’actuel chef de l’Etat quand il était aux commandes, avant de rejoindre la présidence de l’Assemblée nationale en 2007. Le Pm Dionne est également parti pour rejoindre le cercle restreint des Premiers ministres qui ont passé cinq ans à la tête du gouvernement du Sénégal depuis 1960.

Il faut dire également que cette reconduction de Mahammed Boun Abdallah Dionne à la Primature est aussi, en quelque sorte, une délivrance pour les militants de l’Alliance des forces du progrès (Afp), et pour Moustapha Niasse, président sortant de l’Assemblée nationale. En effet, après la déception des investitures sur la liste des candidats pour les dernières législatives, les progressistes peuvent maintenant être sûrs que leur leader va conserver pour les cinq prochaines années son poste de président de l’Assemblée nationale qui fait de lui la deuxième personnalité de l’Etat, après le chef de l’Etat.

SudOnline

 

Par Bruno Meyerfeld Nairobi, correspondance

Que les autres présidents se préparent, le Droit fait son entrée en Afrique

L'Afrique a des professionnels justes et honnête et qui n'ont pas peur du politique. Le Droit protège. P B CISSOKO

Saisie par l'opposition, la justice a invalidé la victoire d'Uhuru Kenyatta en raison d'« irrégularités » lors de l'élection du 8 août. Un nouveau scrutin doit avoir lieu dans les 60 jours.

La Cour suprême du Kenya a ordonné la tenue d'un nouveau scrutin présidentiel, jugeant que des « irrégularités » ont compromis l'intégrité de l'élection. Sayyid Abdul Azim / AP

Coup de tonnerre à Nairobi. La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l'invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l'opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages. L'opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême.

Le président de la Cour suprême, David Maraga, a déclaré que les élections n'avaient « pas été conduites en accord avec la Constitution ». « A la question de savoir si les illégalités et irrégularités ont affecté l'intégrité de l'élection, la Cour est d'avis que c'est le cas », a-t-il ajouté. Par conséquent, il a déclaré les résultats « invalides et nuls ».

 

Le juge a soutenu que la Commission électorale (IEBC) a « échoué, négligé ou refusé » de conduire les élections en accord avec la Constitution, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats. Un nouveau scrutin doit donc être organisé sous soixante jours. La décision n'a pas été consensuelle : celle-ci a été prise à la majorité et deux des sept juges de la Cour suprême ont annoncé publiquement leur opposition au verdict. Le jugement complet et détaillé, pointant l'ensemble des irrégularités et désignant les éventuels responsables, doit être rendu sous vingt-et-un jours.

« Un jour historique »

« C'est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain », a déclaré M. Odinga, précisant que l'invalidation d'une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent. M. Odinga a ajouté qu'il n'avait « plus confiance » dans la Commission électorale actuelle. Le président de l'IEBC, Wafula Chebukati, a refusé de démissionner et a annoncé son intention « de procéder à des changements internes de personnel » et « d'enquêter et poursuivre » ceux qui auraient commis des fautes.

De leur côté, les avocats du président sortant ont qualifié cette annulation par la Cour suprême de décision « très politique », mais disent aussi qu'il « pourront vivre avec ses conséquences. » Pour un député du camp de Kenyatta, Ahmednasir Abdullahi, la Commission électorale n'a rien à se reprocher, ajoutant que la décision de la Cour suprême devait néanmoins être respectée.

Uhuru Kenyatta, lors d'une adresse en direct sur les chaînes de télévision, s'est dit « en désaccord » avec la décision de la Cour suprême, tout en affirmant la « respecter ». « Nous sommes prêts à retourner devant le peuple, avec le même programme : l'unification de ce pays, la construction d'un parti politique national et le développement de la nation. [...] Nous ne sommes pas en guerre [...] votre voisin reste votre voisin », a-t-il déclaré, appelant tous les Kényans à se « serrer la main »

A l'extérieur de la Cour suprême, autour de laquelle un important dispositif policier avait été déployé, l'annonce a été accueillie par des cris de joie des partisans de Raila Odinga et de sa coalition, la Super Alliance Nationale (NASA). Depuis le 8 août, celui-ci dénonçait des fraudes massives, et, le 18 août, la NASA avait déposé un recours devant la Cour suprême pour contester les résultats.

De nombreuses voix s'étaient élevées pour demander à Raila Odinga de contester le résultat du scrutin devant les tribunaux, et non dans la rue, afin d'éviter une répétition des violences interethniques de 2007 consécutives à un autre vote présidentiel et qui avaient fait plus de 1 200 morts et 600 000 déplacés.

« Maturité démocratique »

« Ce jugement de la Cour suprême est une excellente décision, commente Nic Cheeseman, professeur à l'université de Birmingham et spécialiste du système électoral kényan. Elle montre qu'en Afrique, on ne se satisfait pas seulement de savoir qui est le vainqueur d'un scrutin, mais aussi de savoir si la Constitution et la loi électorale ont bien été respectées. Cela pose néanmoins de nombreuses questions. Comment faire pour que le prochain scrutin soit plus équitable ? Comment l'organiser en seulement soixante jours ? Faudra-t-il changer tous les membres de la Commission électorale, comme le demande Odinga ? Peut-être faudra-t-il que Kenyatta et lui se réunissent pour revoir tout le calendrier du scrutin. »

sur le même sujet

Au Kenya, une répression outrancière pourrait coûter cher au président réélu Uhuru Kenyatta

« C'est une décision historique, une première en Afrique », continent traversé de crises électorales plus ou moins violentes, abonde Murithi Mutiga, du centre d'analyse International Crisis Group, rappelant que M. Odinga avait été débouté par cette même Cour suprême – alors composée d'autres juges – lors d'une précédente défaite à l'élection présidentielle, en 2013 : « Cela veut dire que le Kenya, une des sociétés les plus ouvertes d'Afrique, gagne en maturité démocratique. Cela veut aussi dire que, désormais, l'opposition peut se tourner vers la justice et partir du principe qu'elle sera équitable. »

Pour Amnesty International, cette décision prise dans un pays où les accusations de fraudes électorales accompagnent chaque scrutin « démontre l'indépendance du système judiciaire kényan et montre l'exemple au reste du monde ». Le jugement « renforce la Constitution » progressiste adoptée en 2010, mais « va aussi soulever de nombreuses questions au sujet des observateurs électoraux étrangers, qui avaient massivement salué la bonne tenue du scrutin », relève par ailleurs un diplomate africain, sous couvert de l'anonymat.

Procès-verbaux non signés

Devant la Cour suprême, les avocats de l'opposition avaient estimé que le processus de compilation et de vérification des résultats avait été marqué par des erreurs et incohérences « délibérées et calculées », destinées à gonfler le nombre de voix de M. Kenyatta et à diminuer celui de M. Odinga. Ils avaient notamment reproché à l'IEBC d'avoir trop tardé à publier de nombreux procès-verbaux de bureaux de vote et circonscriptions, les seuls à faire légalement foi. Ce laps de temps avait pu, selon eux, permettre leur falsification.

L'opposition avait obtenu d'accéder à certains documents originaux de l'IEBC, dont les procès-verbaux, ses serveurs informatiques et les données GPS des kits de reconnaissance biométrique des électeurs. Cela avait permis à ses avocats de pointer du doigt des procès-verbaux non signés ou d'autres ne présentant pas les signes d'authentification prévus par l'IEBC, autant d'irrégularités portant selon eux sur plus de 5 millions de votes.

 

L'IEBC avait reconnu avoir décelé quelques « erreurs humaines commises par inadvertance ». Mais elle avait assuré les avoir corrigées et les considérait comme trop marginales pour avoir influé sur le résultat global. Elle avait appelé la Cour suprême à ne pas remettre en cause la souveraineté du peuple.

Les avocats de M. Kenyatta avaient quant à eux estimé que le large écart de voix entre le président et son rival (plus de 1,4 million de voix) et les gains significatifs obtenus par le parti au pouvoir Jubilee lors des élections des gouverneurs, sénateurs et députés, le même jour, ne laissaient planer aucun doute sur sa victoire.

Nairobi côté classe moyenne

Depuis que le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, a pris ses fonctions, en 2013, l'économie du pays progressé en moyenne de 5,6 % par an, favorisant l'émergence d'une classe moyenne. Le Kenya est l'une des cinq plus grandes économies d'Afrique subsaharienne et sa capitale, Nairobi, est un centre régional pour des entreprises telles que Google et Coca-Cola. Alors que la Cour suprême a invalidé, le 1er septembre, la réélection de Kenyatta lors du scrutin du 8 août, nous publions une série de photos de Siegfried Modola, de l'agence Reuters, capturant le quotidien de la classe moyenne de Nairobi.

Par Bruno Meyerfeld Nairobi, correspondance  lemonde.fr

Ibrahima Wade annonce sa démission, à moins d’une semaine du  départ fracassant du coordonnateur  de Bokk Gis GIS  de France.  Tout porte à croire que cette rentrée politique constitue un véritable  cauchemar pour le Président Pape Diop. Tel un château de cartes, ses piliers sont en train de céder un à un. Et de laisser un grand vide dans ses représentations dans la diaspora. Nous reproduisons in extenso la copie de la lettre de démission de Monsieur Wade, adressée au Président Pape Diop.

A Monsieur Pape Diop

Président de la CD-BOKK GIS GIS

Monsieur le président,

C’est avec regret que je vous annonce ma démission du Parti de la Convergence Démocratique et Libéral Bokk Gis Gis.

Depuis cinq ans, j’ai servi Bokk Gis Gis avec conviction, fierté et bonheur, à la tête de la coordination du Benelux et cumulativement avec mes responsabilités dans le parti au niveau du département de Thiès.

Je me suis efforcé de travailler à le massifier, le consolider et lui donner une visibilité afin qu’il conserve toute son importance sur l’échiquier politique sénégalais. Durant notre compagnonnage, je pense avoir été loyal envers vous et vis-à-vis du parti et être utile dans les contributions d’idées susceptibles de consolider notre formation.

Ce parti me semblait être le meilleur espace pour construire avec vous et l’ensemble des autres militants les stratégies susceptibles de renforcer les acquis de notre Etat, la cohésion de notre Nation et d’enclencher son développement socio-économique.

Avant de prendre cette décision, j’ai d’abord pensé rester et essayer de changer les choses de l’intérieur, mais force est de constater que mes interpellations n’ont pas eu d’écho favorable de votre part.

J'ai trop de considération pour vous, pour les hommes et les femmes qui sont encore dans le parti pour étaler sur la place publique les différences et incompréhensions qui ont pu exister entre nous.

J'ai une trop haute idée de la politique au service de notre pays, pour la satisfaction des besoins de nos concitoyens pour penser faire des mises en scène diaboliques.

J'ai une trop grande loyauté et amitié à votre égard pour jeter l’opprobre sur votre personne et causer un tort quelconque, à votre famille ou aux militants de BGG.

Mais étant donné que je ne me retrouve plus dans la façon dont fonctionne le parti, j'ai donc décidé de le quitter pour donner une autre orientation à mon engagement politique, motivé par un désir de participer à la consolidation de notre pays.

En conséquence, je vous demande donc de bien vouloir accepter ma démission.

Je vous prie de croire, Monsieur le président, à l'assurance de ma haute considération.

Fait à Bruxelles, le 07- sept.-17

Ibrahima Wade

Bruxelles, Belgique

Ichrono.Info

La plainte de la Fédération sénégalaise de football (FSF) contre l’arbitrage-maison du Ghanéen Joseph Lamptey a porté ses fruits. Cette rencontre vient d’être reprogrammée par la Fifa, informe une source fédérale.

Pour rappel, M. Lampey avait accordé un penalty inexistant à l’Afrique du Sud avant de laisser les Bafana Bafana inscrire un deuxième but alors qu’il avait arrêté le jeu. C’était le 12 novembre 2016. 

Selon nos sources, le match sera rejoué avant le manche retour prévue contre la même sélection sud-africaine à Dakar au mois de novembre prochain.

Pour rappel, la CAF s’était contentée de suspendre le Ghanéen pour trois mois  «avoir accordé un penalty pour une main qui n'existait pas ». Par la suite, la Fifa va se saisir de l’affaire. Et le 20 mars dernier, Lamptey sera suspendu à vie par l’instance suprême du football mondial, pour avoir manipulé le résultat du match Afrique du Sud-Sénégal (2-1), en qualifications du Mondial 2018.

Après enquête de la Fifa, le directeur de jeu a été reconnu coupable de «manipulation» d'un match, pour avoir «influencé illégalement le résultat». Ce qui relance complètement cette poule D où le Burkina Faso est leader avec 6 points +2, suivi du Cap-Vert (6 points -2) et du Sénégal 5points +1. L’Afrique du Sud ferme la marche.

 

Sauf changement de dernier minute, le gouvernement « Macky 4 » devrait avoir le jour ce jeudi.

renseigne que la mise en place du gouvernement n’a pas été une sinécure pour le président Macky Sall. Qui s’est enfermé hier avec son Premier ministre, nouvellement reconduit, Mahammad Boun Abdallah Dionne jusqu’aux alentours de minuit au Palais pour peaufiner davantage la liste des entrants, des sortants et sur la dénomination des ministères.

Tout pourrait être clair ce jeudi, aux alentours de midi. Le scénario de juillet 2014 où la liste des membres du gouvernement a été donné sans qu’il n’y ait des consultations risque de se produire.

Ce qui est constant d’après le journal, c’est qu’il y aura un changement conséquent pour un gouvernement de combat politique ». Mais, comme c’est un as de la feinte comme son mentor, poursuit le canard, Dionne pourrait faire semblant d’organiser aujourd’hui des consultations pour mieux brouiller les pistes ? Qui vivra verra…

 

La rédaction de Leral.net

Aujourd’hui, la république du Sénégal devrait connaitre ce jeudi les contours de son nouveau gouvernement…Sera-t-il un gouvernement d’union nationale où figurerait même le PDS ou les démembrements de la Coalition gagnante Wattu Senegaal dirigée par Abdoulaye Wade lors des Législatives ? Mystère et boule de gomme.

Abdoulaye Wade en tant que stratège politique est devenu presque aphone depuis les Législatives, mais il est toujours au Sénégal. D’ailleurs à ce titre, un journaliste observateur a analysé ainsi l’espiègle imprévisibilité de Me Wade.

« Quand il (Ndlr : Wade) est silencieux, Me Wade est souvent dans une posture de "deal". Il l'a fait mille fois avec Diouf comme opposant. Il remet ça avec Macky Sall dans un contexte où la crédibilité de l'un et l'autre est très atteinte. Si l'affaire est concluante, il quittera le gouvernement dans un an pour préparer une présidentielle à laquelle il ne participera pas. Politiciens aujourd'hui, politiciens toujours. Et pendant ce temps, le pays va super bien! », a-t-il analysé. Allez Savoir…

En tout cas, dans son communiqué du 02 septembre 2017 à propos du dialogue politique, le PDS avait demandé des préalables tout en affirmant son attachement au dialogue et à la concertation, fondements d’une démocratie mature et apaisée.

" Après avoir rompu le dialogue politique et le consensus sur le processus électoral bâti depuis plus de 20 ans avec la participation de la société civile, de nos partenaires et amis traditionnels, et organisé l’un des scrutins les plus controversés de toute l’histoire de notre pays, Macky Sall appelle à un dialogue politique après avoir organisé une fraude sans précédent pour s’assurer une majorité à l’Assemblée Nationale. Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) affirme son attachement au dialogue et à la concertation, fondements d’une démocratie mature et apaisée », avait expliqué le PDS.

 

Cependant, le parti bleu et jaune avait tenu « à rappeler que sourd à toute forme de concertation, Macky Sall qui n’a jamais prêté oreille aux appels et préoccupations de l’opposition, a substitué un système autoritaire à nos traditions démocratiques de concertation et élevé l’intolérance et la brutalité en méthode de gouvernance. Le recul démocratique, l’intolérance et les violences politiques marqués par les interdictions de toutes sortes, les arrestations arbitraires et l’emprisonnement sont les seules réponses données à l’opposition lorsqu’elle entend exercer les droits que la Constitution lui confère ».

Et dans cet élan que le PDS avait estimé qu’Il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter sur les questions essentielles de notre démocratie sans au préalable :

1. Ré-instaurer le consensus de toute la classe politique sur le processus démocratique ;

2. Procéder à audit indépendant du fichier électoral sous supervision de l’Union Africaine, des Etats Unis et de l’Union Européenne de sorte que tous les sénégalais qui le désirent soient inscrits sur les listes électorales et entrent en possession de leurs cartes d’électeurs contenant des énonciations exactes ;

3. Mettre en place d’un vrai organe indépendant de supervision et contrôle du processus électoral en lieue et place de la CENA qui a perdu toute crédibilité et qui est devenue un simple supplétif du gouvernement ;

4. Avoir un conseil constitutionnel capable de neutralité et dont au moins un ou deux membres seront désignés par le chef de l’opposition ;

5. Désigner à la tête de la Cour suprême des magistrats neutre, indépendante et d’une moralité irréprochable et qui ne sont pas le bras armé de l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique de Macky Sall.

 

Pour le PDS « Il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter lorsque des pans entiers de notre justice sont soumis au pouvoir exécutif en totale violation du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs et lorsque des magistrats controversés, normalement à la retraite (Mamadou Badio Camara ou Henri Grégoire Diop) sont maintenus en activité pour services rendus ou à rendre. »

Et aussi « il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter lorsque le gouvernement interdit pratiquement toutes les manifestations de l’opposition, harcèle ceux qui le gênent en les emprisonnant ou les exilant ;Il n’est pas possible d’instaurer la confiance et se concerter lorsque le président de la république décide de ne pas appliquer la Constitution en refusant de définir le statut de l’opposition, ses droits ainsi que ceux de celui qui en est le chef. » Wait and see…

Massène DIOP Leral.net

 


-Ce montage présente les méfaits du xessal face à la beauté intégrée de la peau noire naturelle : Cecile T et Aissa Maiga. P B Cissoko


In jigguen.com

Comment voulez-vous que les autres nous respectent ? . La méthode de management de Lynch est redoutable et on l'aperçoit dans ce processus d'aliénation et du dégoût de soi, Cécile nous raconte ce fait divers qui n'est pas banal au contraire.

Une de mes copines camerounaises est venue passer deux semaines de vacances chez moi cet été. En bonne parisienne, j'ai voulu partager avec elle mon mode de vie, les pique-niques au parc, les déjeuners ou apéro en terrasse ou juste le plaisir de flâner dans les rues ensoleillées de Paris. C'est l'été, il fait beau, il ne pleut pas, et il y a surtout du soleil.
J'ai été surprise, à la veille de son départ, quand elle m'a dit qu'elle devait se rendre à Château d'eau, le quartier de la beauté noire à Paris pour faire son stock de produits éclaircissants. Elle s'est plainte d'avoir un teint plus foncé en deux semaines car elle avait trop marché au soleil.
«Vois-tu, je ne peux pas retourner au bureau comme ça, mon visage a noirci, je rentre de vacances, de Paris de surcroit ».
J'avoue que j'ai eu du mal à comprendre ses propos.


«Heureusement qu'en arrivant, j'aurai quelques jours pour arranger mon visage avec un traitement de choc.Mon teint actuel ne reflète pas du tout les excellentes vacances que j'ai passées à Paris». ( Cécile a dû souffrir d'entendre ça)


Je venais seulement de comprendre à quoi elle faisait allusion.

Je répondis en toute innocence «ma chérie, oui un teint lumineux, oui un teint éclatant, oui une peau saine, mais cela ne veut pas dire s'éclaircir la peau, et puis ce n'est pas has been de s'éclaircir la peau, je pensais qu'on en avait fini avec tout ça, j'avais espoir que la jeune génération ne reproduirait pas les mêmes erreurs que leurs ainées avec le Xessal» (au Sénégal, on emploie le terme Xessal pour désigner le fait de s'éclaircir la peau).


Ma copine, enchaîna «En tout cas, toi, garde surtout ta peau comme elle est, ne commence surtout pas à t'éclaircir la peau car le plus dur est de s'arrêter par la suite. Je n'aurai jamais dû commencer. Maintenant je ne peux même plus retrouver mon beau teint d'avant et je n'étais même pas si noire que ça»


Le Xessal, une pratique très répandue en Afrique


Je savais bien que ce n'était pas has been du tout d'utiliser des produits éclaircissants chez les femmes noires africaines. C'était bien au contraire trendy, même chez les jeunes filles et cela malheureusement dans beaucoup de pays d'Afrique subsaharienne.
Depuis quelques mois, je suis fan de programmes des chaînes de télé sénégalaises ou des web séries diffusées via la plateforme de diffusion de contenus vidéo YouTube. Je tiens à souligner au passage que certains programmes ont le mérite d'être bien faits et parfaitement en ligne avec l'évolution de la société sénégalaise d'aujourd'hui. Mais cela est un autre sujet !


En les regardant, je me suis rendue compte qu'une part non négligeable des femmes participantes à ces programmes s'éclaircissent la peau de manière «manifeste». Etant des personnalités publiques et icones pour certaines d'entre elles, et elles peuvent avoir une influence sur l'audience féminine.
Ah oui, s'éclaircir la peau, une tendance loin d'être spécifique au Sénégal. Lors de mes récents séjours en Afrique, à Dakar ou dans d'autres grandes villes : Kinshasa, Lagos, Abidjan, Yaoundé, Douala..., j'ai été frappée par la constance du Xessal dans les pratiques beauté de certaines femmes.
J'avais bon espoir que la jeune génération de filles modernes et émancipées signerait le coup d'arrêt de cette pratique, mais au regard de ce que j'ai pu constater, il semblerait que ce n'est pas demain la veille.


Pourquoi s'éclaircir la peau ?

Est-ce de l'aliénation ?

Est-ce un complexe ?

Est-ce une volonté d'être en ligne avec les standards beauté de la mondialisation ?

Est-ce pour être plus belle ?

Est-ce pour plaire plus aux hommes ?

Est-ce pour trouver plus facilement un mari ?

Ou est-ce juste une coquetterie ?


Je ne fais aucunement de jugement de valeur sur le Xessal. Fierté d'avoir une peau noire ou pas, c'est un débat philosophique ou idéologique et tellement subjectif que je m'en abstiendrais.


Enjeux de santé publique


Je m'intéresse et interpelle l'opinion sur les conséquences que cette pratique pourrait avoir sur notre population, notre système de santé et in fine sur notre économie. Et c'est là que je pense que l'Etat a un devoir de sensibilisation, de prévention... C'est à l'image des campagnes sur la conduite avec le téléphone portable, la cigarette etc.
Cette tendance du Xessal m'a beaucoup peinée et m'amène à cette interrogation : que font les autorités compétentes au Sénégal à grande échelle pour avoir de l'impact avec des campagnes de conscientisation sur les risques de cette pratique ?


Il est fréquent que certaines filles expérimentent dans leurs salles de bain des mélanges hasardeux de différents produits pour booster les résultats sans aucune connaissance chimique ou des réactions chimiques de substances qu'elles utilisent. Certains produits bien qu'étant manufacturés ne respectent pas les bons dosages ou utilisent des substances interdites.


Ces substances «caustiques» contenues dans ces produits éclaircissants passent dans le sang et bouleversent l'équilibre naturel de la peau, la fragilise et peuvent faire que celle-ci ne puisse plus jouer son rôle protecteur. Cela pourrait avoir comme conséquence de favoriser des problèmes de cicatrisation, des nouveaux cas de maladies de la peau voire même des cancers de la peau. Imaginez seulement qu'on ne puisse plus recoudre la peau de ces adeptes du Xessal suite à une opération ?
Les risques encourus sont nombreux : acné, vergetures, hyperpilosité, atrophie de la peau, cancer, infertilité, ... Cette longue liste, peut aller jusqu'à des complications telles que l'insuffisance surrénalienne, l'hypertension artérielle et le diabète...


Il va s'en dire que la pratique du Xessal de façon effrénée est déjà ou sera une cause certaine de façon directe ou indirecte de nombreux problèmes de santé publique et nos systèmes de santé n'auront pas la consistance, ni les moyens d'y faire face.


En France, pour le compte d'anciens clients de l'agence de communication dans laquelle je travaillais notamment l'INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé), j'ai eu à traiter ces problématiques. Ces actions remontent à plus de 10 ans, et le sujet était déjà une préoccupation. Les migrantes ayant la peau noire et qui pratiquaient le Xessal augmentaient en nombre. Malgré la réglementation sur la fabrication et la distribution sur ces produits incriminés, des filières clandestines prospéraient et les adeptes n'avaient aucun mal à se fournir leurs produits hors norme et dangereux. Le but de ces campagnes était de mettre l'accent sur la prévention en conscientisant sur les nombreux dangers encourus, de favoriser des comportements et pratiques beauté responsables pour in fine faire baisser le nombre de personnes s'adonnant au Xessal.


Prévention is better than care !


Qu'est ce qui pourrait être fait au Sénégal pour adresser ce fléau de manière idoine ?


De grandes campagnes choc de sensibilisation et de dissuasion supportées par les ministères de la santé et de la femme en partenariat avec d'autres institutions et organisations ?

Des leaders d'opinion pourraient servir d'ambassadeurs pour porter un message impactant et dissuasif ?
Une loi pourrait être votée à l'assemblée et mise en application efficacement pour réglementer la fabrication des produits de Xessal ?
Une chose qui me choque le plus c'est le placement des produits de Xessal dans beaucoup de séries et programmes de divertissements. Ne pourrait-on pas mettre en place un cadre réglementaire pour limiter leur visibilité dans certains programmes ?

Ne pourrait-on pas interdire leur publicité sur les grands panneaux publicitaires ?

Ne serait-il pas utile d'avoir des allégations santé obligatoires sur tous les emballages et supports publicitaires ?


Stop au placement de produits « xessalisant » à télé !


Stop à la publicité des produits de Xessal sur les grands panneaux publicitaires.
Si rien n'est fait pour changer les mentalités sur le Xessal, nous allons vers un problème de santé publique d'envergure majeure et nous n'aurons pas les moyens d'y faire face. Aucun doute que cette situation affectera notre économie et le bien-être des populations.
Cette catastrophe qui nous pend au nez pourrait être évitée ou amoindrie par de la prévention...


Carton rouge au Xessal !


Cécile Thiakane Activiste du développement social


Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


In http://www.jigguen.com/5188-2/

Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

" JE FAIS PARTIE DE CE PEUPLE FIER, SCHIZOPHRÈNE ET HYPOCRITE! MAROC   texte trouvé 

Je fais partie de ce pays où la religion occupe toutes les sphères de la vie mais où la foi n'est nulle part.

Je fais partie de ce peuple plein de pharisaïsmes qui désire « ressembler » au Prophète et à ses compagnons en apparence en laissant pousser la barbe ou en portant le voile mais où personne ne cherche à lui ressembler dans les actes et le fond.

Je fais partie de ce peuple où les hommes se scarifient le front par des callosités pour montrer qu'ils se cognent la tête contre le sol cinq fois par jour.

Je fais partie de ce peuple où l'habit fait encore le moine, où un homme qui n'a pas le bac mais qui porte un qamis et tient dans sa main un chapelet se croit exégète et fait la misère à tous ceux qui le croisent en leur disant ceci est « makruh », cela est « haram ». Mais ce même individu n'est même pas soucieux de prendre soin de son hygiène corporelle ou de son haleine (car le parfum ou le dentifrice pour lui sont déconseillés, surtout durant Ramadan...) alors que le Coran exhorte à prendre soin de son corps, car « Dieu est beau et aime la beauté », n'est-ce pas?

Je fais partie de ce peuple où l'on te sort des hadiths dont l'authenticité n'est même pas avérée par des historiens mais que tous substituent au Coran et érigent en 6e pilier de l'Islam. Des hadiths dont la plupart ignorent l'origine, l'auteur ou le contexte politique et idéologique de leur rédaction.

Je fais partie de ce peuple qui débat encore de ce qui est "halal" ou "haram" alors que les grandes nations sont à la conquête de l'espace et font évoluer la médecine à un rythme impressionnant.

Je fais partie de ce peuple qui organise des concours d'apprentissage du Coran par cœur mais où il n'y a aucun concours de compréhension, d'analyse et d'explication du Coran.

Je fais partie de ce pays où l'« éducation islamique » est une matière à l'école où l'on apprend aux élèves à être calculateurs et égoïstes. On leur apprend à faire des calculs d'épicier, à calculer les « hassanat » (les bienfaits) comme des points, à calculer l'héritage, à calculer le nombre de prières obligatoires, facultatives et surérogatoires, à calculer le nombre d'ablutions, à calculer ceci ou cela... On leur apprend à travailler pour des notes pour réussir l'examen final mais pas à travailler pour son prochain et sans contrepartie. On ne leur apprend pas les fondamentaux et l'essence véritable de la foi. On ne leur apprend pas qu'un bon croyant s'accomplit d'abord en tant que bon citoyen. On ne leur apprend pas à être utiles pour le pays, à œuvrer pour l'intérêt collectif de l' « oumma »... Non, on leur apprend à être obéissants et soumis. On leur apprend que l'esprit critique en Islam, le questionnement ou le doute sont des actes blasphématoires. Dans nos écoles Ibn Taymiyya et Sayid Qutb remplacent peu à peu Ibn Tufayl et Averroès. On ne leur apprend plus les lumières et la philosophie islamique, mais on les gave de liturgie et de superficialités. On leur apprend la religion, mais pas la foi.

Je fais partie de ce pays qui n'a pas réussi à construire un système éducatif potable 60 ans depuis son accès à l'indépendance.

Je fais partie de ce peuple appauvri et tenu en ignorance. Je fais partie de ce peuple qui ignore son histoire et ses grands hommes et dont la mémoire a été confisquée, ce peuple dont le patrimoine et les monuments se dérobent.

Je fais partie de ce peuple où l'on apprend davantage à craindre Dieu qu'à l'aimer, où toutes les bonnes actions sont motivées par la crainte et le désir de récompense.

Je fais partie de ce peuple qui veut être vu à la mosquée mais qui est incapable de pratiquer sa foi discrètement.

Je fais partie de ce pays où l'on prie beaucoup, mais où le mensonge, la calomnie, l'hypocrisie et la corruption sévissent le plus. C'est à se demander si l'on prie autant parce qu'on a trop de péchés à faire pardonner !

Je fais partie de ce peuple où le concept de virginité et de vertu n'est applicable qu'aux femmes. Je fais partie de ce peuple où les fils de bonne famille ont le droit de « s'amuser » avec toutes les filles, de butiner ici et là, mais on leur dit que pour le mariage il faut une fille de bonne famille et vierge de préférence.

Je fais partie de ce peuple où les relations hors mariage sont pénalement répréhensibles mais où la loi ne s'applique que pour les miséreux qui n'ont pas les « contacts » pour la contourner.

Je fais partie de ce pays où une femme qui s'assoit dans un café est une fille facile. Si elle fume, alors c'est une catin.

Je fais partie de ce peuple frustré qui ne peut pas passer près d'une fille en mini jupe sans la vilipender mais où la pornographie est massivement consommée.

Je fais partie de ce peuple où l'on demande à la femme de se faire discrète et de cacher ses charmes car on ne sait pas maîtriser ses désirs et ses pulsions sexuelles.

Je fais partie de ce pays où l'alcool est interdit mais où il est vendu et que beaucoup consomme en cachette.

Je fais partie de ce peuple superstitieux où même dans les grandes villes on continue à aller voir le « fqih » et d'autres charlatans, à se ruer sur les tombes des « saints » et à offrir des animaux en sacrifice aux marabouts thaumaturges pour chercher la guérison, la réussite ou la fertilité. Je fais partie de ce peuple où même les gens « éduqués » croient encore à la sorcellerie et la pratiquent. Je fais partie de ce peuple qui enrobe le « chirk » et le paganisme dans des versets du Coran.

Je fais partie de ce pays où l'on n'arrête pas de construire des mosquées pour gagner une place au paradis mais où personne ne veut construire des écoles ou des hôpitaux car « ça ne rapporte » pas beaucoup dans l'au-delà...

Je fais partie de ce peuple qui se rue dans les mosquées à chaque prière du vendredi en abandonnant ses responsabilités professionnelles et préfère laisser attendre le citoyen devant son bureau vide au sein de l'administration pendant qu'il accomplit ses « obligations de croyant ». Je fais partie de ce peuple qui ignore la notion de "service public".

Je fais partie de ce peuple qui refuse le débat, qui refuse et récuse les avis qui sont différents des siens.

Je fais partie de ce peuple qui trouve que l'Occident est perdu dans trop de liberté et est imparfait parce qu'il n'a pas la bonne foi, mais est incapable d'expliquer pourquoi les nations musulmanes sont incapables de sortir du sous développement avec autant de « bons croyants » et de mosquées pleines à craquer.

Je fais partie de ce pays où les partis politiques utilisent toujours la religion à des fins populistes et de propagande.

Je fais partie de ce peuple qui défend un violeur parce qu'il est célèbre mais où l'on réclame la peine de mort pour des enfants de la rue qui commettent un viol dans un bus.

Je fais partie de ce peuple où la zoophilie est encore pratiquée dans les villages, où une jeunesse sacrifiée git sans avoir accès à l'éducation, à des lieux de divertissement.

Je fais partie de ce peuple où le chômage croissant, le manque d'opportunités pour la jeunesse et l'oisiveté conduisent à la criminalité.

Je fais partie de ce pays où la prostitution existe, mais que nul ne veut voir ni chercher à comprendre.

Je fais partie de ce peuple où le modèle de réussite ne se trouve pas dans l'accomplissement de soi, dans la maîtrise des sciences, dans l'art et la connaissance, mais dans les richesses matérielles que l'on est capable d'amasser et exposer, dans la villa ou la dernière voiture de luxe que l'on peut s'offrir.

Je fais partie de ce peuple qui s'endette pour claquer des sommes immenses lors de mariages pour impressionner ses invités et son entourage.

Je fais partie de ce pays où beaucoup d'interdits existent et que tous veulent transgresser. Faute d'apprendre aux gens à être responsables tout en étant libres, on a préféré leur confisquer leur liberté car on ne leur a pas appris à être responsables.

Je fais partie de ce peuple où l'on te dit fais ce que je dis mais ne fait pas ce que je fais.

Je fais partie de ce peuple... où les apparences comptent beaucoup mais dont le fond est creux et pourri.

Je suis marocain et musulman et j'ai honte de ces aspects de mon pays

Merci à Aléka Corréa de nous avoir transmis ce bel artricle   à partager au maximum.

Encore une fois nous n'avons rien contre le Maroc nous voulons seulmlement que les choses choses se passent de façon vraie. P B C

Le championnat d’Afrique des nations masculin de basket-ball (Afrobasket 2017) se déroule du 8 au 16 septembre, à Tunis et Dakar. C’est la première fois que deux pays différents accueillent l’Afrobasket. La faute au désistement du Congo puis de l’Angola pour l’organisation de cette édition 2017.

Quoiqu’il arrive, cet Afrobasket 2017 restera dans les annales du basket-ball africain. Pour la première fois, le championnat d’Afrique des nations masculin va en effet avoir lieu dans deux pays différents : la Tunisie et le Sénégal.

La confédération africaine de basket-ball (FIBA Afrique) a toutefois davantage subi que souhaité cette situation. L’Afrobasket 2017 devait initialement avoir lieu du 19 au 30 août dans la banlieue de Brazzaville, à Kintélé, le site des Jeux africains 2015. Mais, s’estimant en trop grande difficulté financière, les autorités congolaises ont renoncé, en avril dernier.

Le Tunisie se propose, le Sénégal dispose

Après plusieurs jours de vaines discussions avec le Congo, la FIBA Afrique s’est donc tournée vers la Fédération angolaise de basket-ball (FAB). Nouveau problème : si la FAB est alors partante, les autorités angolaises, elles, ne sont pas emballées. Les élections générales sont en effet censées avoir lieu en même temps que l’Afrobasket 2017. L’Etat angolais n’a pas voulu avoir à gérer les deux événements à la fois.

La FIBA Afrique a alors fini par accepter l’aide la Tunisie qui n’avait cessé d’offrir ces services. Les Tunisiens avaient organisé la précédente édition, en 2015. Mais la confédération africaine n’avait plus vraiment le choix. Elle a tout de même demandé au Sénégal de prêter main forte.

Les autorités sénégalaises ont accédé à la demande de la FIBA Afrique et surtout de leurs propres joueurs. Pour les « Lions de la Téranga », l’occasion est en effet trop belle de reconquérir le titre continental, vingt ans après leur dernier sacre. Leur pivot-vedette du Sénégal, Gorgui Sy Dieng, a ainsi mis tout son poids dans la balance.

Plusieurs joueurs NBA ont renoncé

Gorgui Dieng sera d’ailleurs un des rares joueurs de la Ligue nord-américaine (NBA) présent à l’Afrobasket 2017. Suite aux difficultés d’organisation, plusieurs éléments de la prestigieuse NBA ont en effet renoncé à participer au tournoi biennal. Les Camerounais Luc Mbah a Moute, Pascal Siakam et Joël Embiid ainsi que les Congolais de RDC Bismack Biyombo et Emmanuel Mudiay se faisaient, pour certains, une joie de jouer au Congo voisin.

Mais, entre des polices d’assurance contre les éventuelles blessures non-délivrées et une compétition en septembre, tous ont décidé de faire l’impasse. A ce niveau-là, c’est l’Afrobasket 2017 qui est le grand perdant.

RFI

Page 10 sur 186

logotwitterFacebook