Ce que les médecins (et bien d'autres) n'ont pas appris à l'école par François MAUGIS

Ce qu'il faut retenir de notre longue histoire, c'est bien sûr le régime alimentaire qui a permis à notre espèce de survivre jusqu'à nos jours, mais c'est surtout la durée faramineuse pendant laquelle cet être mi-homme mi-bête, a vécu. On peut remonter à la disparition des Dinosaures qui a permis, il y a 65 millions d'années aux mammifères de se développer. Mais la véritable construction de la lignée humaine ne commence que 55 millions d'années plus tard. Oui, vous avez bien lu, notre véritable histoire ne commence pas il y a 2000, 5000 ou 10000 ans, mais il y a 10 millions d'années.

Ce qui est important de retenir pour notre santé c'est le fait que pendant ces 10 millions d'années, notre organisme, notre métabolisme a eu largement le temps d'évoluer pour s'adapter à nos dures conditions de vie de l'époque. Ceux dont l'organisme était trop faible ou inadapté, n'ont pas survécu. La sélection naturelle est impitoyable mais très efficace. Autrement dit, nous sommes les héritiers d'un hominidé parfaitement au point pour survivre et résister à toutes les maladies. Alors, me direz-vous, comment se fait-il qu'aujourd'hui on « tombe » encore malade ? La réponse est relativement simple, connue partiellement du monde asiatique mais totalement méconnue du monde occidental. Pour bien me faire comprendre, j'ai coutume de dire que la machine la plus perfectionnée du monde, a ses limites et si nous « tombons » malade c'est tout simplement que nous dépassons ces limites.

Comme nos ancêtres, notre organisme peut s'adapter à beaucoup de choses, encore faudrait-il lui en laisser le temps. L'accélération actuelle d'absorption de poisons et de modifications de nos modes de vie, est incompatible avec la durée nécessaire pour que notre organisme ait le temps de s'adapter. Mais, si sans médecins et sans médicaments vous souhaitez conserver ou retrouver la santé, cela est encore possible. Il suffit aujourd'hui d'adapter votre mode de vie à ce qu'a prévu la nature pour vous permettre de survivre.

Rappelez-vous les conditions de vie de vos lointains ancêtres et rapprochez-vous en le plus possible. Ce n'est pas toujours facile, mais vous verrez, les résultats sont extraordinaires. Quelques conseils, donc : Nous fûmes d'abord un animal frugivore. Mangez donc quelques fruits. Le chasseur cueilleur consommait un peu de gibier quand il en trouvait mais surtout beaucoup de racines cuites (principalement des ignames). Il lui arrivait de consommer les fruits tombés au sol, donc fermentés et légèrement alcoolisés. Selon certains spécialistes, ce serait la raison pour laquelle les humains sont les seuls mammifères capables de digérer l'alcool (en faible quantité, bien entendu). Enfin, et c'est le plus important, l'homme est un animal marcheur. Et il a beaucoup marché pendant 10 millions d'années. Son métabolisme est donc conçu pour alimenter un marcheur.

Nos glandes produisent tout ce qu'il faut pour alimenter la mécanique d'un marcheur. Si nous ne marchions plus, ces fameuses glandes qui nous maintiennent en forme, s'atrophieraient, notre corps s'affaiblirait et nous tomberions alors facilement malade. CQFD. L'homme préhistorique parvenait à tuer des animaux plus rapides que lui. Il y avait l'astuce et le piège bien-sûr, mais surtout l'endurance. En cas d'effort prolongé, le mammifère s'échauffe et est obligé de se refroidir. L'animal à fourrure n'a d'autre choix que de s'arrêter de courir et de haleter (refroidissement par la bouche), l'homme se refroidit en permanence grâce à la transpiration et donc n'est pas obligé de s'arrêter. Avec un peu de patience, il finissait donc toujours par rattraper l'animal.

L'une des raisons de notre fragilité c'est donc la sédentarité. Tentez la marche (inutile de courir si vous n'en n'avez pas envie) mais faites des marches longues (minimum 3 heures). Vous donnerez ainsi un coup de fouet à vos glandes endormies. Cela peut suffire. Dans le cas contraire, augmentez la dose.

Consultation gratuite de François MAUGIS
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Abou BA guide touristique est venu et il a conquis la France ; avec EVANEOS le tourisme prend un autre sens.

Jeudi 29 juin 2017, venez rencontrer Abou, notre agent local au Sénégal, et Robert, agent au Cameroun, qui seront exceptionnellement présents dans nos tout nouveaux locaux pour répondre à vos questions et vous aider à organiser votre voyage lors d'un afterwork immersif.


Quelle est la meilleure période pour partir ? Quel type de circuit faire ? Où dormir, manger, se cultiver ? Le Sénégal et le Cameroun n'auront plus de secret pour vous !

Un accueil chaleureux et un cadre, une ambiance qui vous plonge dans le voyage : cet ailleurs.


Ça court de toute part, c'est dynamique, c'est jeune c'est fun, chacun a une mission.


Abou Ba l'invité d'honneur d'EVANEOS est déjà là. Un ajout et c'est une bonne chose, pour encore agrémenter la soirée EVANEOS a invité Robert EVANEOS Cameroun à présenter son pays et Sandrine Mercier Créatrice de AR magazine nous raconte son séjour au Sénégal avec un regard spécialisé qui vous sort des chantiers battus : le vieux photographe dont elle souhaite que l'atelier soit réhabilité, sa belle robe en wax qui lui va si bien et tellement bien qu'elle s'est refaite 2 ou 3 sur mesure. Elle nous montre ce ST LOUIS avec cet artiste qui récupère les vélos...et les expose.


La DRH de EVANEOS nous souhaite la bienvenue et décline le concept de EVANEOS avec ses 140 employés : Créer son voyage sur mesure avec un guide référencé EVANEOS.


Oui le guide est formé au concept de ce groupe et profitons-en pour saluer cette originalité dans le recrutement. Le groupe recrute forme et accompagne à la fois les clients mais aussi les collaborateurs.


Abou d'entrer de jeu nous salue en «sénégalais «salam aleycoum naguen deff» et attend notre retour. Il explique que c'est la meilleure façon d'entrer en contact avec les locaux. Et c'est une marque de politesse et de savoir vivre. Il déroule son diaporama en nous présentant le Sénégal au plan géographique, touristiques, et les singularités comme les ethnies bassaries, les montagnes pour faire du ski non il rigole, etc. La belle Casamance est une belle destination, le lac rose, le dessert, les iles du Saloum, l'ile de Gorée pour sa tranquillité nocturne, sans oublier la réserve ou le parc de Bandia qui est menacée comme les autres poumons verts du pays, etc. Les oiseaux, le syncrétisme religieux et son corollaire la paix font du Sénégal une juste destination. Pour Abou le reste sera dit sur place, il n'est pas question de tout dévoiler ici il faut en laisser...

D'anciens clients qui ont séjourné dans les deux pays ont aussi parlé de leur expérience, une leçon touristique de vie.


Pour préparer les candidats aux voyages ou les simples curieux, EVANEOS organise des afters works qui sont des occasions privilégiées de rencontres et d'échanges
Buffet bien garnis, Pastels, cacahuètes, boisson, du riz du yassa, cocktail de mangue, gingembre, etc, ont ravi les papilles et on pourra dire que voyager c'est aussi à travers la mise en bouche.


A côté du buffet et tout proche une table avec une sélection d'ouvrages et de masques ou d'objets artisanaux du Sénégal prêté par Pape CISSOKO.
L'idée a été initiée par notre ami et doyen le Dr Ndongo MBAYE. Accompagner notre compatriote venu vendre la destination Sénégal en montrant une autre facette du pays la littérature et autre.


Sur cette table pape CISSOKO de la diaspora Sénégalaise avait rigoureusement sélectionné des ouvrages classiques, Leuk le Lièvre, la grève des Batou, L'os de Mor lam, l'Aventure ambigue, la bibliographie du Dr Ndongo Mbaye écrivain et poète, le grand ouvrage du Pr Assane SYLLA : « La philosophie morale des Wolofs », Thèse de Doctorat d'état (1976), publiée à l'issue d'une étude sociologique et philosophique très approfondie du peuple Wolof. Dans l'étude sociologique et philosophique très approfondie du peuple Wolof à travers cet ouvrage « La philosophie morale des Wolofs », le Professeur Assane Sylla y a développé tous les principes essentiels, produits du génie des concepteurs de notre société. Il en tirait la conclusion suivante: « au sommet de la hiérarchie des valeurs qui sous-tendent la société wolof, se trouvent les valeurs morales, éthiques et religieuses ». Il y affirmait que nos penseurs ont volontairement érigé une société dans laquelle ces valeurs font l'objet d'une option philosophique clairement choisie et vers laquelle il faut s'orienter.
Cette orientation disait-il a pour but de parfaire l'individu: mettre l'Homme au cœur des préoccupations de la société; selon Platon, pour bâtir une société solide, il faut être éducateur. Et pour cela, plusieurs concepts de valeurs, de principes et règles de bonnes convenances ont été mis en place: le sens de l'honneur, la droiture morale, l'humilité, le respect des bases de la vie en société etc... Et pour étayer cette démarche, il évoquait la richesse de la langue Wolof en termes de valeurs morales que l'on retrouve aisément dans tout un corpus savamment élaboré de dictons et d'adages populaires visant l'adoption par tous des principes et valeurs ainsi exprimés..


J'ai aussi choisi de montrer que le Sénégal est un pays ou la vie religieuse ne souffre de rien et l'ouvrage sur le cardinal TCHANDOUM de Mendy a su .Deux ouvrages de géopolitique Alpha Sy et Ibrahima SOW de l'IFAN.


Divers objets qui démontrent le talent des artisans du pays.


Abou me disait que pour la 1 ère fois les concitoyens et autres étaient bien informés avant qu'il ne foule le sol de Paris.
Oui la diaspora et je nomme allégrement mes amis le Dr Ndongo MBAYE, Mme Cécile THIAKANE ( présente malgré un emploi du temps chargé), et moi-même, le mannequin Khoudia MBAYE, SOS CASAMANCE, CREATEO, a décidé d'épauler nos concitoyens qui viennent sur Paris pour raison professionnelle ou animer une conférence.

La diaspora ne fait pas que dans la critique, elle veut construire comme elle peut et tend la main à qui veut la saisir, sans triomphalisme ni intérêt quelconque sinon que le bien du Sénégal cher à tous.


Nous pouvons profiter du séjour de nos concitoyens pour organiser un rencontre littéraire, une mini conférence, une causerie, pour échanger,trouver des opportunités,  exposer et débattre pour le bien de notre cher pays le SENEGAL..


Revenons à Abou qui depuis qu'il travaille avec EVANEOS développe mieux son activité et a recruté 10 personnes et a bénéficié des moyens mis à disposition pour plus d'efficacité.


Abou ne s'arrête pas là, acteur dans la société civile il essaie de faire de bonnes actions, l'électrification 'une rue de son village et il a le projet de creuser un puit pour l'accès à l'eau.


Selon lui l'action citoyenne peut se décliner sous diverses formes et son activité le lui permet et il le fait volontiers.


Un guide touristique professionnel robuste ouvert, cultivé et bien aimable et il n'est plus seul il a une équipe vogue avec EVANEOS pour un tourisme plus à l'écoute ou dirons-nous le touriste à son mot à dire et ses envies exaucées quand c'est viable. Pour un tourisme participatif et inclusif qui fait de l'homme le centre de tout.

 

Merci au personnel de EVANEOS, merci aux invités camerounais, sénégalais et autres. Merci à Cecile THIAKANE, à Na,. Merci aux compatriotes qui ont suivis cette initiative du début à la fin ; Nancy, youssou seck, Francine, Moussa CISSOKHO, AMADOU T NIANE du Parc de BANDI, etc ....


Prochainement nous parlerons de Robert de EVANEOS Cameroun.

 

vendredi, 30 juin 2017 12:07

Simone Veil, une combattante éternelle

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Simone Veil est décédée ce vendredi à l’âge de 89 ans. Académicienne, elle avait survécu aux camps de concentration nazis avant de commencer une carrière de haut fonctionnaire et un parcours politique prestigieux. Cet engagement l’a conduite, en tant que ministre, à mener la bataille pour la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1975, une loi qui porte depuis son nom.

Dans la vie politique, il y a des ministres qui marquent les esprits pour les grands pas qu’ils ont fait accomplir à leur pays, Simone Veil faisait partie de ceux-là. C’est sous les insultes de la part d’une partie de son propre camp qu’elle présente et fait voter à l’Assemblée nationale la loi légalisant l’avortement. Nous sommes alors en 1975, elle est la ministre de la Santé dans le gouvernement de Jacques Chirac alors Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing.

C’est une femme du centre dans un gouvernement de droite et pourtant c’est avec les voix de la gauche qu’elle fait adopter ce texte après un combat acharné. Une loi qui porte désormais son nom et qui a clairement changé la société française offrant une nouvelle liberté aux femmes. Une action qui a construit la légende de Simone Veil considérée alors comme une personne n’ayant pas peur des défis et de l’adversité.

La survivante

Ce combat n’était pas le premier de sa vie. Simone Veil est une survivante des atrocités nazies et forcément elle en est restée profondément marquée. Simone Jacob de son nom de jeune fille est née le 13 juillet 1927 à Paris, mais elle a passé une partie de son enfance à Nice dans le sud de la France. En dépit de la guerre et la ségrégation progressive des lois anti-juives, elle continue ses études et parvient à obtenir son baccalauréat en mars 1944.

Fin publicité dans 27 s

Le lendemain, elle est arrêtée dans la rue par la Gestapo et se retrouve déportée avec toute sa famille. Très vite, elle est séparée de l’une de ses sœurs, qui survivra elle aussi, mais aussi de son père et son frère qu’elle ne reverra plus jamais. Avec sa mère et sa dernière sœur, Madeleine, elle est conduite au camp de transit de Drancy en région parisienne avant de prendre la direction du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

A son arrivée le 15 avril 1944, elle a tout juste 16 ans. Sur les conseils d’un autre prisonnier, elle déclare pourtant être majeure, un mensonge qui lui sauvera la vie les enfants étant systématiquement gazés en arrivant à Auschwitz. En juillet de la même année, les trois femmes sont transférées à quelques kilomètres au camp de Bobrek et devant l’avancée des troupes alliées, elles sont déplacées encore une fois. Au terme d’une marche éprouvante, appelée « marche de la mort », Simone, sa mère et sa sœur Madeleine arrivent à Bergen-Belsen. Malheureusement, peu avant la libération du camp la mère de Simone meurt du typhus.

Un an jour pour jour après l'arrivée des Jacob à Auschwitz, le camp de concentration de Bergen-Belsen est libéré le 15 avril 1945. Les deux rescapées regagnent Paris et elles retrouvent leur troisième sœur Denise, agent de liaison dans la Résistance. Elles seront les seules survivantes de leur famille. Dès son retour, Simone s’inscrit à la faculté de droit et à l’Institut d’études politiques. Elle y rencontre son mari, Antoine Veil, qui décédera en avril 2013, quelques semaines après l’une des sœurs de Simone Veil, devenue Denise Vernay.

Carrière politique et européenne

Après ses études, et malgré ses diplômes, Simone Veil renonce à une carrière d’avocate pour s’engager dans la magistrature. En 1970, elle devient la première femme à accéder au poste de secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature. Plus tard, elle sera aussi la première femme ministre d’Etat, ministre de la Santé en 1974, puis première présidente du Parlement européen en 1979.

Car au début des années 1970, elle a pris franchement le chemin de la politique. Poussée par le mouvement féministe post-68, elle sortira définitivement de l’ombre lors du vote de la loi légalisant l’avortement. A l’époque, les débats sont vifs voire violents. Mais Simone Veil tient bon et porte son texte jusqu’au vote sans jamais céder. Une personnalité hors du commun, qui a marquée l’académicienne Hélène Carrère d'Encausse. « Simone Veil c’est une forte personnalité. Elle est exemplaire. C’est une référence quand les gens la regardent ils se disent voilà vers quoi il faut tendre ».

Elle reste ministre de la Santé jusqu’en 1979, le président Valéry Giscard d’Estaing lui propose alors de conduire la liste de l’Union pour la démocratie française (UDF) lors des premières élections européennes au suffrage universel. Un succès puisqu’elle prend la tête du Parlement. Européenne convaincue, elle conservera ce poste jusqu’en 1982. « Simone Veil a fait une grande contribution pour l’unification de l’Europe. C’est une personnalité de réconciliation. Une grande présidente du Parlement européen », pour Hans-Gert Pöttering, l’un de ses successeurs à la tête de l'institution.

Ensuite, viennent les années d’opposition avec l’arrivée au pouvoir du premier président socialiste de la Ve République, François Mitterrand. Elle redeviendra ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville lors de la seconde cohabitation entre 1993 et 1995. Avant d’entrer au prestigieux Conseil constitutionnel en 1998.

A partir de 2007, elle se retire progressivement de la vie politique et publie, à la surprise générale, sa biographie sous le titre Une vie. Pour la première fois, elle d'habitude si discrète, raconte son histoire,  évoque sa famille, ses trois enfants et son mari Antoine qui l’a toujours soutenue et accompagnée dans ces combats. En 2008, elle est élue à l’Académie française et devient une immortelle.

Après la campagne de promotion de son livre, ses apparitions publiques sont moins fréquentes. « Elle vit entourée des siens. Elle se dit toujours qu’elle n’a pas fait assez, mais les gens intéressants sont insatisfaits », explique alors Jean-Marc Roberts, son éditeur chez Stock. Mais jusqu’au bout, elle n’hésite pas et défend sans lassitude les valeurs auxquelles elle a toujours crues : la liberté, le féminisme et l'humanisme.

Sudonline

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A presque une trentaine de jours du scrutin législatif du 30 juillet devant matérialiser le renouvellement de la douzième législature et procéder à l’élection des 165 nouveaux membres de l’institution parlementaire, Doudou Ndir et cie vont la rencontre de la classe politique ce jour, vendredi 30 juin 2017. Objectif : échanger sur  les modalités du vote face aux difficultés liées à la pléthore des listes en lice pour ce scrutin et éventuellement trouver une solution pour faciliter le vote des citoyens. Un exercice qui est loin d’être aisé pour la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui devra se confronter aux positions tranchées de certaines coalitions sur la question.

C’est en effet ce jour, vendredi 30 juin, que l’institution chargée de superviser et de contrôler le processus électoral et dirigée par le magistrat Doudou Ndir convie l’ensemble des plénipotentiaires des listes candidates aux élections législatives à une rencontre d’échanges autour du scrutin du 30 juillet prochain. Un scrutin qui s’annonce des plus compliqués avec le nombre pléthorique de listes en lice, 47 plus précisément, pour élire les 165 députés de la treizième législature.

Face aux inquiétudes manifestées par mal d’acteurs du champ politique comme de la société civile, quant aux difficultés qui peuvent accompagner le scrutin en question, Doudou Ndir et la Commission électorale nationale autonome (Cena) ont pris les devants pour faciliter « les modalités du vote » et permettre aux suffragants de pouvoir remplir leur devoir civique avec le maximum de commodité. Du coup, la Cena semble aller à la rescousse du pouvoir central qui était fortement attendu sur la recherche d’une solution partagée pour faciliter le vote.

 Bien que conscient de toutes les difficultés qui pourraient accompagner le scrutin, Macky Sall et son régime ont préféré refiler la patate chaude à la Cena. Après avoir ainsi participé à la prière de la Korité, lundi dernier à la Grande mosquée de Dakar, le chef de l'État a appelé du bout des lèvres à un consensus autour de l’organe dirigé par Doudou Ndir sur le mode de scrutin des législatives du 30 juillet. L'objectif étant, a souligné le président de la République, que l'électeur puisse accomplir son devoir sans avoir à subir les désagréments d'un vote avec 47 listes. Au final, Macky Sall avait recommandé que toute proposition pouvant permettre d'arriver à un consensus soit prise en compte et que les discussions soient ouvertes.

Dans la foulée de cet appel, la Cena avait pris la balle au rebond en conviant les plénipotentiaires des partis et coalitions en compétition à une rencontre, ce vendredi, à son siège. Seulement, la tâche qui attend la Cena de Doudou Ndir qui a régulièrement convoqué à la concertation la classe politique, avant tout scrutin,  risque de ne pas être cette fois de tout repos. Pour cause, certaines coalitions en lice ne sont nullement disposées à voir  changer les règles du jeu à près d'un mois des élections. Pour celles-ci comme Wattu Senegaal, c’est à l'administration sénégalaise d’organiser à date échue le scrutin et de le faire dans les « meilleures conditions possibles ».

Et même s'ils comptent être présents à la rencontre, au même titre que la coalition Manko Taxawu Senegaal dirigée par Khalifa Sall qui a donné son accord de participation aux concertations, les libéraux et leurs alliés de Wattu Senegaal scrutent avec suspicion la démarche de Doudou Ndir et cie. Pour eux, le rôle de la Cena n'est pas de faire de la médiation. Elle a pour mission d'appliquer la loi électorale qui, en l'espèce, fait obligation à l'électeur de prendre tous les bulletins, lors du scrutin. Qui plus est, les positions exprimées des autres acteurs sont bien de militer en faveur d’un quelconque aggiornamento, quoique le consensus autour du mode de scrutin soit le vœu le plus partagé.

A moins de 30 jours et poussière du scrutin, à quelques encablures du démarrage officiel de la campagne et dans un contexte où les suspicions ne cessent de monter au sujet de la distribution des cartes d'identité biométriques et de la disponibilité du fichier électoral, le président de la Cena, Doudou Ndir, et ses compagnons semblent de fait s’engager dans une mission qui n’est guère évidente.

Sudonlie

 

-Le Parisien>Magazine>Grand angle|Benjamin Jérôme


LE PARISIEN MAGAZINE. Fini, l'attente interminable à la mairie ou à la banque. Les habitants de cet Etat balte peuvent réaliser la totalité de leurs démarches administratives en ligne. Bienvenue au pays sans paperasse.


« C'est vrai qu'en France, vous faites encore des chèques ? » s'amuse Varje Vilijari. Signer un bout de papier pour régler son loyer, l'idée fait beaucoup rire cette Estonienne de 35 ans, qui travaille à la comptabilité d'une société de logistique maritime. Cela fait longtemps que Varje, comme les 1,3 million d'habitants de cet Etat européen voisin de la Russie, Mer Baltique a fait une croix sur le papier en général, la paperasserie de l'administration en particulier. Ici, 96 % des foyers paient leurs impôts en ligne, 99,8 % des transactions bancaires sont dématérialisées.


Une carte d'identité... à brancher !


Tout, ou presque, se règle avec un ordinateur. Virer de l'argent, renouveler une ordonnance médicale ou une assurance auto, signer un contrat, créer une société ou demander un permis de construire, voter et même enregistrer le prénom de son bébé: des milliers de services (2600 rien que pour le secteur public) sont accessibles en ligne. « Vous ne devez vous déplacer que pour vous marier, divorcer ou acheter une maison », énumère Anna Piperal, qui reçoit les délégations et les médias internationaux à Tallinn, la capitale, au showroom e-Estonia, centre ultra-moderne qui sert de vitrine à la « société digitale » développée par l'Estonie. Russie Fleur Pellerin, alors ministre déléguée au Numérique, l'a visité en 2013. Angela Merkel est passée l'été dernier. Elles ont pu découvrir que la révolution numérique se niche d'abord dans le portefeuille ou le sac à main des Estoniens.

En janvier 2002, le pays a équipé ses pièces d'identité d'une puce électronique. Obligatoire à partir de l'âge de 15 ans, cette carte d'identité digitale se connecte à un ordinateur, en passant par un lecteur adapté. L'intérêt ? Associée à deux codes secrets (à quatre et à cinq chiffres), la carte certifie que c'est bien vous devant l'écran, et pas votre conjoint(e) ou votre voisin. Dès lors, à partir de l'instant où votre identité sur Internet est certifiée par l'Etat, signer en ligne a autant de valeur que signer un papier. Et tout ce que vous pouvez faire en vous déplaçant à la mairie, aux impôts ou à la banque, devient alors possible depuis un ordinateur. Petit bonus: la carte d'identité digitale peut remplacer toutes les autres cartes à puce. En France, nous avons la carte d'identité, la carte d'électeur, le permis de conduire, la carte de bus, la carte Vitale, une carte pour la piscine ou le club de gym, sans oublier les cartes de fidélité données par les magasins...
En Estonie, tout est consigné sur cette unique carte d'identité digitale.

« Elle me sert aussi pour emprunter des livres à la bibliothèque ou pour enregistrer mes tickets de train », complète Helina, 43 ans, la compagne de Varje, qui suit, sur son PC portable, les inscriptions et les notes à l'école de ses filles. Seule la carte bancaire n'est pas remplacée. Enfin, 6 % des Estoniens ont opté pour la carte d'identité sur téléphone, moyennant 1 euro par mois. Là, vous glissez une carte SIM spéciale dans n'importe quel appareil, et vos deux codes secrets, toujours les mêmes, vous authentifient. On vous demande vos papiers? Vous sortez votre téléphone! « Le tout-numérique, on ne cherchait pas à en faire un truc cool, c'était juste une nécessité. C'était la seule façon de faire fonctionner ce pays », s'amuse Taavi Kotka. Chevelure en révolution permanente, ce quadra dirigeait la principale entreprise estonienne de conception de logiciels. En 2012, il la vend. Devenu riche, l'entrepreneur, astreint à une clause de non-concurrence, ne peut se faire embaucher par ses anciens concurrents. « J'avais le choix entre partir à l'étranger, rester à la maison ou travailler pour le gouvernement. Alors pourquoi ne pas essayer d'aider mon pays ? » Aujourd'hui, il est l'un des principaux acteurs de la révolution numérique estonienne, et notamment de la e-résidence, destinée aux étrangers.
Des cours gratuits pour manier la souris
En Estonie, le passage au tout-numérique commence après l'éclatement de l'Union soviétique, en 1991. Devenu indépendant, le pays, une fois et demie plus grand que la Belgique, mais dix fois moins peuplé, s'ouvre au capitalisme.

Dans cet Etat vaste et vide, comment rendre accessibles les services à l'ensemble de la population? C'est le secteur privé qui, le premier, va inciter les Estoniens à se convertir à l'ordinateur. « C'est bien trop coûteux d'ouvrir une agence bancaire dans chaque petite ville, calcule Taavi Kotka. Mieux vaut la supprimer et pousser les gens à utiliser Internet. » Bientôt, le gouvernement prend le relais, investissant dans le développement du Wi-Fi, la mise en place de hotspots (lieux publics où les gens peuvent se connecter) et la création de cette fameuse carte d'identité digitale en 2002. Tout le monde n'a pas d'ordinateur? Des PC, libres d'accès, sont mis à disposition dans les bibliothèques, les écoles et tous les bâtiments publics. Certains – les seniors notamment – ne savent pas se servir d'une souris ?

Des cours gratuits, financés par le secteur privé, leur sont proposés. Pour les plus réfractaires, il est toujours possible d'envoyer des courriers papier à l'administration. Vingt ans plus tard, ce volontarisme étatique a payé: « 96 % des échanges avec les services publics se font aujourd'hui en ligne, sourit Taavi Kotka. Je pourrais vous vendre ma voiture sans quitter cette pièce et sans qu'on ait à s'échanger des papiers. On mettrait sûrement plus de temps à discuter du prix qu'à faire les démarches. » Les autorités ont calculé que chaque Estonien économisait en moyenne quarante heures par an, en paperasserie et en déplacements à la mairie, à la poste ou encore à la banque. L'équivalent d'une grosse semaine de travail.


Côté business, cette conversion au numérique a aussi dopé l'économie locale. Le marché étant petit, les entreprises se tournent d'emblée vers le monde pour vendre leurs produits. Outil de communication en ligne, Skype a son siège à Tallinn. Le Français Thomas Padovani a monté la start-up Adcash, une plateforme publicitaire, depuis la cuisine de son appartement estonien en 2008. Huit ans plus tard, il place ses pubs partout dans le monde, emploie 150 personnes et a enregistré 43 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 :« L'Estonie est une société de services,dont le président (en l'occurrence, une présidente, Kersti Kaljulaid,depuis octobre 2016, NDLR) est le VRP,estime Thomas Padovani.La France vend des Airbus, l'Estonie table sur les services en ligne pour se démarquer. » La dématérialisation de la société s'est imposée aussi bien dans la vie privée que professionnelle. Chaque patron s'identifie en ligne grâce à sa carte d'identité digitale pour répondre aux appels d'offres et valider chaque année les comptes de son entreprise. Même chose pour les policiers qui, en même temps qu'ils contrôlent votre véhicule,vérifient en ligne votre permis de conduire, votre assurance voiture, votre contrôle technique et si vous avez payé vos dernières contraventions. Les médecins, eux, consultent en ligne les dossiers médicaux de leurs patients.

Plus de mille bases de données


Pratique, mais est-ce rassurant ?

Quid de la vie privée quand tout ce qui vous concerne est enregistré et disponible en quelques clics sur un ordinateur ? Une inquiétude qui fait sourire en Estonie. Ici,comme en France, le nom de chaque habitant apparaît déjà dans une foultitude de bases de données, gérées par l'administration (plus de 1 000 en Estonie) ou le secteur privé

.Dans l'Hexagone,cela va par exemple du centre des impôts à la pharmacie de quartier qui enregistre l'adresse et la mutuelle de ses clients. « Ces bases de données existent en France, mais vous n'y avez simplement pas accès, rappelle Taavi Kotka, fonctionnaire au gouvernement.Nous,nous avons décidé de remettre le citoyen au coeur du système. » L'Estonie n'a pas créé une super-base de données, où toutes les infos seraient regroupées, mais a seulement établi un lien entre elles. Bien sûr, un policier ou un médecin indélicat pourrait accéder à certaines informations privées. Mais une agence publique a été créée pour veiller et sanctionner de tels abus. Quant à la possibilité d'une faille technique – un pirate qui usurperait l'identité d'une personne pour vider sescomptes –,les autorités assurent que cela ne s'est encore jamais produit.

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Issoufou Alfaga Abdoulrazak défendait le Niger au championnat du monde de taekwondo en Corée du Sud. Le vice-champion olympique de Rio 2016 s’est imposé en finale face au Britannique Mahama Cho et a remporté la médaille dans la catégorie des plus de 87 kilos.

Décidément, Issoufou Alfaga Abdoulrazak est à l’heure lors de ses grands rendez-vous ! Après avoir brillé à Rio lors des Jeux olympiques l’an dernier en montant sur la deuxième marche du podium, le voilà désormais champion du monde.

Une victoire importante sur Anthony Aubame

A Muju, en Corée du Sud, après avoir surclassé le Mali au premier combat, la France au second et le Brésil au troisième dans la plus grande catégorie, les plus de 87 kg, il s’est imposé en demi-finale finale face à la star du taekwondo africain, le Gabonais Anthony Aubame.

« J’avais perdu contre Obame en finale des Championnats d’Afrique 2015, nous rappelait en avril 2016 celui qui nourrissait encore un petit complexe. Obame, c’est mon champion. Il m’a donné le courage de continuer le taekwondo. Mais je n’ai pas le choix : je dois le battre ! Je viens d’une région de guerriers. Chez moi, on ne perd pas deux fois contre la même personne ». Pour s’emparer du titre, le porte-drapeau des JO a ensuite battu le Britannique Mahama Cho.

Le Nigérien était déjà entré dans l’histoire olympique de sa nation en devenant le deuxième athlète à décrocher une médaille aux JO après celle en bronze du boxeur Issaka Dabore en 1972, à Munich. « Je suis déçu, j’avais promis l’or, c’est comme ça. La lutte continue jusqu’à Tokyo 2020 », nous avait-il raconté au Brésil. Le voilà avec le plus beau des métaux autour du cou même si ce n’est pas l'or olympique.

Programmé pour les JO de Tokyo en 2020

Issoufou Alfaga Abdoulrazak était programmé pour Tokyo 2020 selon son entraîneur allemand Markus Kohlöffel qui officie dans le prestigieux club du TCC Friedrichshafen. Mais deux récompenses sont donc venues couronner son travail bien avant l’heure. S’il avait été le premier sportif nigérien qualifié pour les Jeux olympiques 2016, Issoufou Alfaga Abdoulrazak avait aussi décroché la médaille d’or aux Jeux africains 2015 à Brazzaville. Juste avant les Mondiaux, il avait remporté l’Open d’Autriche, le 4 juin dernier, à Innsbruck en s’imposant devant l’Argentin Sio Martin.

Issoufou Alfaga Abdoulrazak a bien failli ne jamais percer dans le taekwondo. La mort d’un de ses cousins en 2001, suite à un combat, effrayait son père qui avait interdit à ses enfants d’en faire. Parti vivre chez un oncle, au Togo, le gamin de 11 ans en profite pour renouer avec son sport préféré, pour le plus grand bonheur de la nation nigérienne.

RFI

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Une plainte vient d’être déposée en France liée au génocide rwandais. La banque BNP Paribas est accusée de «complicité de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité» pour avoir financé l'achat d'armes utilisées par le pouvoir génocidaire, jusqu'à juin 1994. Une plainte déposée par l'association anticorruption Sherpa et deux groupes de défense des victimes.

En cause dans cette plainte, le financement de 80 tonnes d'armes et de munitions, livrées ensuite aux auteurs du génocide contre les Tutsis. L'association anticorruption Sherpa, le collectif des parties civiles pour le Rwanda et Ibuka ont déposé une plainte contre BNP Paribas. A l'époque, en 1994, la Banque du Rwanda y possède un compte comme dans d'autres banques européennes. Problème pour les associations, BNP a autorisé deux virements de ce compte vers un compte en Suisse. Ces virements ont eu lieu les 14 et 16 juin, c'est-à-dire plus de deux mois après le début du génocide et un mois après un embargo sur les armes décidé par les Nations unies.

Un total d’1,3 million de dollars (1,1 million d’euros) a été viré sur le compte d'un marchand d'armes sud-africain. Selon la plainte, cet homme, Petrus Willem Ehlers, était en contact depuis un moment déjà avec le colonel rwandais Bagosora, considéré comme l'un des cerveaux du génocide et qui purge aujourd'hui une peine de prison à vie. Les deux hommes auraient conclu la vente aux Seychelles. Les armes auraient ensuite été acheminées au Zaïre, à Goma, toute proche de la frontière rwandaise puis distribuées à des miliciens dans la ville de Gisenyi.

Des virements suspectés depuis des années

C'est la première plainte du genre en France, mais ces virements bancaires posent question depuis des années. Un an après le génocide, Human Rights Watch avait rencontré le consul de France en poste à l'époque à Goma et ce dernier avait mentionné plusieurs livraisons d'armes à l'aéroport de Goma entre mai et juillet 1994. Et en 1998, la commission d'enquête des Nations unies sur le Rwanda avait déjà écrit au gouvernement français pour savoir si une enquête était en cours concernant la BNP et le marchand d'armes Ters Ehlers.

BNP Paribas reste très discrète, elle affirme ne pas avoir suffisamment d'éléments pour commenter cette plainte. Pourtant, selon les associations, BNP ne pouvait pas ignorer les intentions des autorités rwandaises, pour qui elles ont autorisé le transfert d'argent. D'ailleurs à la même période, d'autres banques ont refusé de débloquer l'argent rwandais. C'est le cas par exemple du groupe belge Banque Bruxelles Lambert, cité dans la plainte. Le groupe explique que le milieu bancaire avait une parfaite connaissance des exactions en cours au Rwanda et que cela justifiait le gel des comptes de la Banque nationale du Rwanda à l'étranger.

RFI

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France terre d’asile (FTDA) estime que près de 1 200 personnes vivent dans la rue aux alentours du centre humanitaire pour migrants ouvert dans le nord de Paris, porte de la Chapelle. L’association s’inquiète de la situation extrêmement précaire dans laquelle vivent les nouveaux arrivants.

Les migrants, dont beaucoup d'Afghans, d'Erythréens et de Soudanais, se sont réinstallés dans des conditions d'hygiène et de sécurité déplorables, sous les ponts de l'autoroute A1 et entre les voies d'accès au périphérique.

Ils campent autour du centre humanitaire, qui avait été ouvert en novembre 2016 pour mettre fin au cycle des installations et évacuations de campements en pleine crise migratoire. Mais, faute de places où les orienter ensuite, le dispositif sature.

« Nous avons décompté 1 178 personnes au cours de la semaine du 19 au 25 juin », a indiqué Pierre Henry, directeur général de FTDA, faisant état de « 200 personnes supplémentaires par semaine ». « Plus on attend, plus la situation est dégradée », a ajouté Pierre henry, jugeant une évacuation « obligatoire ».

Le 9 mai, un peu plus de 1 600 migrants avaient déjà été évacués de campements insalubres installés autour de la porte de La Chapelle, dans ce qui constituait la plus grosse opération de mise à l'abri en six mois.

Un besoin de nouveaux centres et places d'hébergement

Le responsable de France terre d’asile plaide pour l’ouverture d’autres centres humanitaires, ailleurs qu’à Paris, s’inquiétant d’avoir de nouveau recours à de évacuations d’ici un mois si rien n’était fait.

La maire de Paris Anne Hidalgo avait écrit au ministre de l'Intérieur fin juin pour lui demander la création de nouvelles places d'hébergement sur toute la France, sans quoi « plusieurs milliers » de migrants risquent de camper dans les rues de Paris cet été.

France terre d’asile organise des maraudes pour signaler les cas les plus vulnérables, à charge pour les gestionnaires du centre de premier accueil de déterminer les critères d'entrée dans le dispositif.

(avec AFP)

La journée internationale des veuves a été célébrée presque dans l’indifférence, à Kolda. Pourtant, la majorité est  plongée dans la grisaille de la vie quotidienne qui se caractérise par une précarité innommable. Mais les plus «nanties» d’entre elles, font face à des prédateurs d’une autre espèce. Ces chasseurs de veuves sont à la recherche d’une épouse dont le défunt mari a laissé un «capital» consistant pouvant épargner l’élu de certaines dépenses. Désormais, ici, la bourse commande le cœur, même si certains discours tentent de faire croire le contraire. Immersion dans l’univers des veuves, avec une tradition en perte de vitesse.

Elles sont de plus en plus nombreuses au Fouladou, les veuves. Elles sont organisées depuis plusieurs années, mais la structure est toujours oubliée.  L’association des veuves de Kolda végète dans le dénouement et l’indifférence. Elle regroupe plus de 720 membres dans la commune et le département, depuis sa date de création en 1986.

La structure est dirigée par  Hadja Ousseynatou Diallo. Elle entend venir en aide à ses membres en menant des activités génératrices de revenues. Mais l’association ne vit que des cotisations de ses membres, aucune structure ne vient en aide aux veuves de Kolda. Selon la présidente, le ministre de la femme avait demandé que l’association puisse monter des antennes à Vélingara et à Médina Yéro Foulah. Mais depuis, c’est le silence. La présidente n’était même pas au courant, ce vendredi matin (23 juin dernier), que cette journée leur était dédiée. «Nous ne sommes pas au courant. Il ne pense même pas à nous.», se lamente Adja Diallo. Ici les veuves n’ont pas, pour l’essentiel, de pension et chaque jour de nouveaux membres sont enregistrés. Cela après  une période de veuvage fixée à 4 mois 10 jours : «une période qui peut varier, selon les croyances et ethnies.» 

Une recommandation de l’islam  destinée à évacuer l’émotion, atténuer la douleur par l’accompagnement social, mais aussi, vérifier qu’elle ne porte pas une grossesse du défunt. C’est une étape d’abstinence, d’intense prière avec un encadrement  de femmes plus âgées pour veiller sur les veuves, en assurant certains services domestiques, notamment le bain, le linge de la veuve. Cette étape est marquée par l’habillement très simple de la veuve qui se débarrasse de maquillage et autres attirails pouvant attirer le regard  de mâles. Un moment de réflexion sur son avenir aussi qui voit la ronde des amis, parents et autres proches. Parmi les visiteurs, les prétendants venus observer, tâter le pouls, en faisant  semblant de compatir à la douleur de la famille, mais surtout voir comment et sur qui s’appuyer pour réussir à séduire la veuve.

LE POIDS DE LA STIGMATISATION

Ces veuves vivent leur calvaire dans l’indifférence surtout pour les plus jeunes. Sans pension et autres sources de revenues. Elles sont parfois stigmatisées, car perdre très tôt son époux est considéré comme «ay gaff» (avoir la poisse). Ces veuves sont alors indexées par la société comme des «dévoreuses» de maris et  gare à ceux qui rôdent autour ; ils sont très vite avertis par cette interrogation : Voulez-vous mourir ? Elles sont souvent accusées d’avoir quelque chose à voir avec la mort de leur conjoint.

 ORPHELINS ABANDONNES A LEUR SORT

A côté des veuves, il y a les orphelins. Rares sont les programmes spécifiques pour cette couche. Beaucoup d’enfants sont désorientés par la perte des parents. Ils sont victimes de précarité et la seule équation est de trouver à manger. Des responsables de l’association des personnes vivant avec le vih  Ballondiral de kolda, nous ont permis de pénétrer leur univers. Cette structure recense plus de 123 orphelins, rien que pour le département de Kolda. Des enfants qui, pour l’essentiel, ont perdu leurs deux parents et sont sous la responsabilité de grands-parents sans ressources. Les programmes d’appui sont devenus rares et même les services sociaux ne s’en préoccupent pas. La présidente de l’association explique : «à la veille des fêtes, les enfants nous arrivent souvent dans une situation délicate. Car nous avions cheminé avec leurs défunts parents ; nous sommes présentés comme leurs proches et il faut faire quelque chose». Les programmes de soutien du fonds mondial contre le sida ne prend en charge que les enfants infectés, tandis que ceux affectés sont oubliés. A Kolda, les organisations travaillant pour la protection des enfants, oublient royalement cette cible.

            

LES CHASSEURS DE VEUVES 

Après le choc de la disparition, avec la fin de la période légale de veuvage, madame redevient un cœur à prendre, les frères du défunt qui ont assuré l’intérim pendant la période, sont les premiers prétendants pour officiellement l’empêcher de quitter le cercle familial, histoire d’aider à l’éducation des enfants. Les arguments sont nombreux et jadis le remplacement du défunt était assuré automatiquement par une officialisation de l’union. C’est la pratique du lévirat, très ancienne au Fouladou. La femme prend d’abord un petit temps de repos avant de commencer à s’occuper d’elle. Ce temps est propice pour se refaire sur le plan physique, matériel pour mieux affronter les prétendants ou faire la ronde. Témoignage de Khady, veuve depuis 4 ans : «c’est normal de se reposer, de s’occuper de son corps,  mais aussi de mesurer ses nouvelles charges». Ne pas arrêter de vivre à cause de l’autre, accepter la volonté divine, explique-t-elle. A cet instant commence la gestion de la famille : l’intendance, l’immixtion des amis et autres conseillers avec chacun ses vérités. Les premiers pas du retour au célibat couronné par quelques souvenirs ou caprices de jeunes filles.

UNE STRATEGIE IMPARABLE

Les chasseurs sont souvent des personnes présentables qui mènent des enquêtes sur la veuve, le passé du couple, les biens hérités, les qualités du défunt mari, bref, toutes une documentation pour mettre la chance  de son côté, et l’appui les copines est fondamental. Ici la bourse commande le cœur. Le reste devient une affaire de technique bien étudiée avec la phase d’attaque, avec l’envoi des messages par le canal d’intermédiaires proches de la veuve ;  puis le face-à-face avec un argumentaire bien travaillé, après la collecte d’informations sur la veuve. Il faut toute une stratégie pour combler le vide laissé par le défunt mari, aider les enfants pour leur éducation, etc, autant d’actes qui pèseront sur la balance. Ahmed est un d’eux, en 2007, il a célébré sa seconde noce avec une veuve dont le défunt mari était un homme d’affaires qui a perdu la vie à la suite  d’un accident de circulation. Il réfute le mariage d’intérêt : «non, c’est un hasard. Je l’aimais. Si elle n’avait pas de maison, elle aurait habité chez moi. Je ne crois pas au mariage arrangée». Pourtant, Ahmed, jadis un débrouillard dans l’informel, a changé de mine ; il a presque abandonné sa première épouse, qu’il ne voit qu’occasionnellement. Chez la veuve, Ahmed n’a aucune contrainte de dépenses, au contraire. Lui se défend :  «je suis un musulman, donc je suis pour la polygamie, ce qui implique le respect de certaines valeurs. Il n’est pas interdit d’épouser une veuve et si elle peut vous entretenir, c’est encore une chance. Les problèmes avec ma première femme n’ont rien à voir avec ce nouveau mariage. Comme je ne peux pas être respecté par ma première épouse, j’ai pris l’option de rester ici, chez ma seconde. Ce n’est pas un divorce, mais une séparation de corps.», confesse-t-il devant sa veuve et deuxième épouse intriguée par cette immixtion dans leur vie de couple. Avant de s’inviter au débat : «Vous avez vraiment d’autres choses à faire que de s’occuper de nos couples», me lance-t-elle à la figure, avant  de poser cette question : «quel homme peut refuser d’épouser une belle femme qui à les moyens de vous assurer une vie décente et sans histoire ? » « Allez, répondez ! », fait-elle remarquer.

Certes, il est difficile en cette période de renchérissement des prix des différentes denrées de résister aux veuves «couronnées» d’or. La seule chose qu’on attend du mari, est de remplir son devoir conjugal.

GALERE DES VEUVES SANS «CAPITAL»

La chasse aux veuves ne concerne souvent que celles qui ont la chance d’hériter de biens matériels, une villa d’abord et de préférence avec moins d’enfants. C’est la cible idéale. Pour les veuves sans «capital» laissé par le défunt mari, ni pension, il faut vraiment bénéficier d’un appui de la nature pour retrouver un mari. Pour les vieilles veuves sans ressources, la vie devient un calvaire. Il faut recourir à l’imam du quartier, lui signifier sa volonté de trouver un homme pour mieux pratiquer sa foi. Nombreuses sont les femmes qui croient que le mariage est indispensable pour une bonne pratique de l’Islam. Pour certains religieux cependant, une veuve peut rester sans mari si elle peut s’abstenir de rapport sexuel.

«SINA  FOUTOU» OU LE MARI «D’OCCASION»

Au fouladou, le «Sina Foutou» reste une pratique bien connue, «se nouer la corde», trouver un homme qui accepte de jouer un rôle de mari, sans réellement être astreint à remplir certaines obligations d’entretien de la conjointe ou de «partager le lit». C’est le lot des vieilles veuves qui y ont recours pour aller à la Mecque ou passer la période du mois de ramadan. Il arrive que ce soit les enfants de la veuve qui trouvent un remplaçant à leur défunt papa.

 PIEGES DU «REPOS DU GUERRIER»

La chasse aux veuves devient de plus en plus risquée, pour cause la veuve peut être à l’origine de la mort du défunt avec l’apparition des maladies comme le SIDA, comme l’explique un médecin : «les fausses croyances font que le Sida ne soit une maladie de jeunes ou des vagabonds sexuels. Malheureusement, le sida reste une maladie qui se retrouve dans toutes les couches de notre société, chez les marabouts, chauffeurs, journalistes ou autres. Pour épouser une femme, il est plus sûr de faire des tests avant de consommer tout mariage, surtout pour ceux qui veulent épouser des veuves».

LEVIRAT  ET SORORAT,  EN PERTE DE VITESSE

Autre phénomène qui a perdu du terrain de nos jours, le sororat, pratique qui consiste à faire remplacer sa sœur défunte sur son lit conjugal. Reprendre la vie avec le mari d’une sœur décédée très tôt. Des phénomènes souvent justifiés par l’islam, aujourd’hui certains marabouts réfutent ces arguments, l’Islam ne recommande point le lévirat ou le sororat. Il ne l’interdit pas non plus, car c’est une façon de gérer au mieux les héritiers de la personne qui décède, indique un islamologue.

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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, lundi dernier 26 juin 2017, la quatrième revue du programme économique et financier 2015-2018 appuyé par l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE), informe le Coordonnateur de la Cellule de Communication du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, l’inspecteur des impôts, Ange C. Mancabou, dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Sud Quotidien, avant-hier, mardi 27 juin.

Ce programme, ajoute-t-il, sans assistance financière de la part du Fmi, vise à aider le pays à mettre en œuvre une politique économique et des réformes structurelles en vue d’atteindre une croissance robuste tout en préservant la stabilité macroéconomique en rapport avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

L’approbation du nouveau programme triennal par le Conseil d’Administration du FMI marque la confiance que la communauté internationale accorde à notre pays et illustre le soutien franc des partenaires techniques et financiers à la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, le Plan Sénégal Emergent.

Revenant sur les raisons de cet satisfécit des Administrateurs qui ont félicité les autorités pour le maintien de la bonne performance macroéconomique, il liste : un taux élevé de croissance supérieur à 6,5% au cours des deux dernières années, une inflation faible, un déficit budgétaire en constante baisse (4,2% du PIB en 2016).

«Ils ont accueilli favorablement les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes prévues par le programme, notamment les efforts d’assainissement budgétaire et l’engagement des autorités à remplir le critère de déficit budgétaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) de 3% du PIB avant la date butoir de 2019. La poursuite de la mise en œuvre des réformes appropriées est nécessaire pour maintenir le cap de la croissance et atteindre les objectifs de développement», ajoute-t-il.

Les Administrateurs ont également salué les progrès réalisés dans le domaine des zones économiques spéciales (ZES) qui doit créer les conditions pour le développement des PME et la promotion des IDE. Une zone économique spéciale (ZES) avec les standards internationaux en matière de gouvernance économique et de fiscalité a été aménagée à Diamniadio pour attirer d’importants investissements privés.

Le gouvernement continue la mise en place des infrastructures de haute qualité et l’amélioration de l’environnement des affaires, grâce notamment à la réduction du coût de l’électricité, la promotion de la bonne gouvernance, le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que l’approfondissement des réformes judiciaires et foncières.

Le Conseil d’Administration a aussi fortement apprécié l’engagement des autorités à mettre en œuvre des réformes nécessaires pour réduire les déficits de la Poste et du Fonds National de Retraite (FNR).

Au plan budgétaire, les réformes se sont traduites, d’une part, par la rationalisation des dépenses courantes sur fond de maîtrise des charges de fonctionnement et de la masse salariale, et d’autre part, par l’élargissement de l’assiette et la rationalisation des exonérations fiscales. L’espace budgétaire ainsi dégagé a servi à une meilleure prise en charge des besoins d’investissements – tout en veillant à l’amélioration du processus de préparation et d’exécution des projets et programmes –, et à la meilleure prise en charge de la demande sociale.

Au chapitre de la dette, le Sénégal s’efforce de renforcer sa gestion pour une plus grande soutenabilité budgétaire. A cet effet, des réformes capitales en matière de gestion de la trésorerie vont être réalisées avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins de financement de l’économie.

Ce qui lui fait dire dans l’édit que «les perspectives économiques du Sénégal sont globalement favorables et les risques bien maîtrisés».

Sudonline

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