mercredi, 18 octobre 2017 13:01

Les inégalités hommes-femmes toujours criantes en Afrique

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Un nouveau rapport sur l'état de la population mondiale 2017, publié par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), souligne, une fois de plus, les grandes inégalités existant entre hommes et femmes à travers le monde. Le continent africain est particulièrement concerné. L'absence des droits les plus élémentaires pour les femmes est un facteur aggravant de paupérisation.

Dans le monde, seulement une femme sur deux a un emploi rémunéré. A l'échelle mondiale, elles ont en moyenne des salaires inférieurs d'un quart par rapport à celui des hommes. Des constats qui pour le continent africain sont encore plus prononcés souligne ce nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

La femme africaine, du fait de son faible taux d'accès à la santé, à l'éducation, souffre d'un handicap qui accroit les facteurs d'inégalité au sein d'une même société. Sans accès à la contraception, vivant dans des pays où les infrastructures de santé sont bien souvent déficientes notamment en milieu rural, ces femmes africaines commencent leur existence avec des handicaps qui auront des répercussions économiques toute leur vie.

Ainsi, une grossesse prématurée pour une jeune fille et la déscolarisation qui souvent s'ensuit, se traduisent en statistique dans le rapport : quand 40% des hommes d'Afrique subsaharienne sont salariés, à l'inverse près de 80% des femmes travaillent à leur compte ou sont employées dans des entreprises familiales avec son lot de précarité.

L'autre corollaire des taux de natalité mal maitrisés : la croissance économique dont se prévalent beaucoup d'Etats africains n'est pas assez rapide face à la croissance démographique. De ce fait, les investissements des Etats concernés dans la santé, l'éducation, le logement et l'emploi auront toujours un train de retard, s'inquiètent les analystes.

Rfi

«L’Afrique possède 65% des terres arables non exploitées de la planète. C’est donc l’agriculture africaine qui déterminera l’avenir de l’alimentation dans le monde. Notre continent possède un potentiel énorme en matière d’agriculture mais, comme le disait M. Borlaug, le potentiel ne se mange pas ! Libérer ce potentiel doit commencer par les savanes africaines, qui s’étendent sur «600 millions d’hectares – un chiffre ahurissant ! –, dont 400 millions sont cultivables». L’annonce est du président de la Banque africaine de développement (BAD) et lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation, Akinwumi Adesina qui s’exprimait, lundi 16 octobre 2017, devant un auditoire international averti à l’université de l’État de l’Iowa (Etats Unis), à des Moines lors de la conférence Norman Borlaug, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.

Lors de cette session intitulée «Parier sur l’Afrique pour nourrir la planète», le président de la BAD soutient que le continent africain a besoin d’une main forte pour propulser son agriculture. «Les agriculteurs africains ont besoin de bien plus qu’une main secourable. Pour eux, l’urgence majeure est d’obtenir un renouvellement des politiques», sollicite-t-il. Pour Akinwumi Adesina, «si M. Borlaug a pu nourrir à lui seul un milliard de personnes, nous pouvons sans aucun doute en nourrir 800 millions au niveau mondial et nous pouvons certainement nourrir 300 millions d’Africains».

Pour y arriver, M. Adesina suggère «la mise en place d’un impôt foncier sur les terres agricoles non exploitées ou sous-exploitées afin d’inciter à une commercialisation plus rapide des produits agricoles et de libérer tout le potentiel agricole en Afrique». Et Akinwumi Adesina d’ajouter que «relever l’immense défi de nourrir la planète, dont la population atteindra 9 milliards de personnes d’ici à 2050, passera inéluctablement par une augmentation rapide de la production agricole mondiale, de la production d’aliments et de bio-nutriments.»

Par ailleurs, Akinwumi Adesina estime que, malgré les progrès obtenus au niveau mondial en matière de production alimentaire (notamment en Afrique, en Amérique latine et en Asie), 700 millions de personnes vivent toujours, sur la planète, dans une extrême pauvreté. «800 millions de personnes, insiste-t-il, souffrent de famine chronique, 2 milliards de carence en micronutriments et 150 millions d’enfants de moins de cinq ans sont atteints de retard de croissance».

À l’en croire, en Afrique «la population confrontée à l’insécurité alimentaire a progressé où près de 300 millions de personnes sont sous-alimentées». Par conséquent, selon le président de la BAD, l’Afrique dépense chaque année 35 milliards de dollars EU dans l’importation de produits alimentaires, soit près de 110 milliards de dollars EU d’ici 2030, ce qui est, pour lui, inacceptable.

D’ailleurs, plus de 1200 participants venant de près de 65 pays discuteront de problématiques majeures liées à la sécurité alimentaire et à la nutrition mondiales au Symposium international du dialogue de Borlaug, du 18 au 20 octobre. Norman Borlaug, fondateur du Prix mondial de l’alimentation, avait reçu en 1970 le prix Nobel de la paix pour les efforts qu’il avait menés, durant toute sa vie, pour nourrir la planète.

sudOnline

mercredi, 18 octobre 2017 12:32

Crise des allies de l’APR : Liaisons dangereuses

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La crise à l’Alliance des forces de progrès (AFP) à l’origine du départ de Malick Gakou, et les remous dans les autres partis ayant soutenu la candidature du Président Macky Sall en 2012, ressemblent à la situation actuelle que traverse le Parti Socialiste (Ps). Ces crises similaires et répétées sont diversement appréciés par des analystes politiques. Si Momar Ndiongue voit la main du chef de l’Etat dans ces situations délétères au sein des formations politiques, l’ayant soutenu en 2012, en qualifiant cette coalition de «jeu de dupes qui ne profite qu’à l’APR» ; Momar Seyni Ndiaye quant à lui, soutient le contraire. Il est d’avis l’implication du Président Macky Sall ne saurait justifier l’éclatement de ces partis alliés. Toutefois, a-t-il tenu à relever : «l’usure des alliés ne peut pas profiter au Président Sall».

MOMAR NDIONGUE : «Un jeu de dupes, qui ne profite qu’à l’APR»

L’exclusion annoncée de Khalifa Sall et compagnie du Parti socialiste, ne donne-t-elle pas raison à ceux qui croient aux manœuvres de Macky Sall pour affaiblir les partis alliés ?

Il y a une question qu’on peut se poser, c’est à qui profite Benno Book Yaakaar ? Si on fait une analyse, on se rend compte que les alliés de la première heure qui étaient autour de Macky 2012, sont complètements aux oubliettes. Que sont devenus les partis d’Ousmane Tanor Dieng et de Moustapha Niasse qui ont rejoint Macky Sall 2012, à la présidentielle ? Si vous prenez, par exemple, des partis comme URD ou le PIT, ce sont des formations qui n’existent plus que de nom. Pour le PIT, la situation peut être liée à la quasi retraite d’Amath Dansokho. Même pour l’URD, on se rend compte qu’au niveau de l’Assemblée Nationale, le parti n’a pas de député. Djibo Leyti Ka (paix à son âme), est décédé en ayant comme remord le fait de n’avoir aucun député dans cette 13éme législature. Si vous prenez des partis comme la LD et le PS, ils sont traversés actuellement par de violentes contestations internes.

Au niveau de la LD avec l’émergence de la LD debout, il y a un vent de discorde. Donc, les différents partis au niveau de Benno Book Yaakaar, ont tous connus des problèmes. Il y a des gens qui l’ont compris dans Macky 2012 et qui ont pris leur distance dans Benno Book Yaakaar. Quelqu’un comme Idrissa Seck, il a démissionné de Bby, Cheikh Tidiane Gadio est parti, Cheikh Bamba Dieye, Mansour Sy Djamil, Amsatou Sow Sidibé et Mamadou Lamine Diallo et Mamadou Lamine Diallo, ont tous démissionné de Benno Bokk Yaakaar. Il y’a beaucoup d’acteurs qui sont aujourd’hui dans l’opposition et qui ont quitté Bby parce qu’ils ne se retrouvent plus dans cette coalition. C’est un jeu de dupes en fait, qui ne profite qu’à l’APR et non aux autres. Car, ce parti a été crée en décembre 2008 donc, il a moins de 10 ans. Maintenant, il se trouve à la tête d’une coalition où il y’a des partis cinquantenaire comme le PS. La deuxième preuve que les scissions profitent qu’a l’APR, c’est ce qui s’est passé récemment avec la formation du gouvernement et avec l’Assemblée Nationale. A l’Assemblée Nationale, l’APR peut même se passer des députés alliés, car ayant une majorité qualifiée. Dans les investitures ce sont les «apéristes» qui sont les plus choisis. Autre chose aussi, le parti ne cesse de se massifier en accueillant même des transhumants qui sont venus des rangs de ses alliés. Donc, tout cela montre qu’il n’y a que l’APR qui profite de Bby, mais tous les autres ne sortiront pas indemnes de cette alliance. Macky Sall avait dit qu’il allait réduire l’opposition à sa plus simple expression, mais il est en train de faire la même chose avec ses alliés.

Quelles sont les conséquences possibles de l’affaiblissement de ces alliés à la présidentielle de 2019 ?

Pour la présidentielle de 2019, tous ces partis affaiblis seront obligés de tourner autour de Macky Sall. C’est une astuce du Chef de l’Etat. C’est-à-dire en affaiblissant ces alliés, il donnera à l’idée que personne d’entre eux ne peut se mesurer à lui. Imaginons par exemple aujourd’hui s’il parvient à couper les liens entre Tanor et Khalifa Sall, est-ce que Tanor va le quitter pour se présenter contre lui ? ll ne le ferait pas, parce qu’il serait conscient de sa faiblesse. Il en est de même pour Moustapha Niasse, donc il est sûr que ses alliés seront obligés comme ils l’avaient fait en 2012 de soutenir sa candidature.

MOMAR SEYDI NDIAYE : «L’usure des alliés ne peut pas profiter au Président Sall»

L’exclusion annoncée de Khalifa Sall et compagnie, ne donne-t-elle pas raison à ceux qui croient aux manœuvres de Macky Sall pour affaiblir les partis alliés ?

Sans doute, la posture du PS dans la majorité Benno Bokk Yaakaar a-t-elle exacerbé les contradictions chez les socialistes. En effet, le soutien au Président Macky Sall est diversement apprécié par les dirigeants et les militants.Mais fondamentalement, la perception de l’avenir du PS dans l’échiquier politique est la source de toutes ces querelles byzantines et autres déchirures. Le leadership du secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng est contesté et remis en question. Sous sa direction le PS, victime d’une forte érosion électorale, a perdu toutes les élections depuis 2000, et n’offre plus seul, de perspectives politiques gratifiantes. Il est comme l’AFP, la LD, le PIT, le RTAS, AJ/PADS-A et autre gauche «caviardisée», condamnée, à la logique de survie à l’intérieur de la majorité.

L’irrédentisme de Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Barthélémy Diaz, Bamba Fall et les autres jeunes franges socialistes, s’explique par cette absence d’horizon clair, pour un parti historique en déliquescence. Je ne vois pas en quoi le Président Macky Sall serait la cause directe des malheurs socialistes. Et si tel était le cas, la responsabilité en incomberait aux dirigeants socialistes, coupables de faiblesses, plus enclins à privilégier leur situation personnelle que le souci de cohésion et d’avenir. L’éviction probable de Khalifa Sall et compagnie ne ferait consacrer une division de fait. Outre la double souffrance qu’elle fait au Maire de Dakar (cacique du PS et prisonnier), leur mise à l’écart serait une belle opportunité pour la direction du PS de mettre en selle, Serigne Mbaye Thiam, chargé de protéger et pérenniser le patrimoine politique, matériel et financier du parti. Ou du moins ce qu’il en reste.

Quelles sont les conséquences possibles de l’affaiblissement de ces alliés en perspective de la présidentielle de 2019 ?

Ces alliés sont déjà faibles électoralement, puisque leur poids politique s’amoindrit dans l’électorat et au sein de la majorité. Aujourd’hui, l’APR plus que jamais boulimique profite de l’érosion électorale de ses alliés pour renforcer son leadership, à l’Assemblée Nationale, au gouvernement et dans les collectivités locales. Ce qui provoque des grincements de dents sans effet et sans lendemain chez les alliés. A l’évidence, la spirale de l’usure des alliés ne peut pas profiter au Président Sall. Il n’est pas exclu que le patron de l’APR, recherche du côté des ses anciens frères libéraux, le soutien dont il aura besoin pour se faire réélire. L’entreprise semble titanesque et risquée. Quel homme politique s’entourerait d’état d’âme et de prévention quand il s’agit de rempiler, dans un contexte où un second tour est plus qu’une probabilité ? En politique, hélas, la fin justifie souvent les moyens.

Sudonline

 

Révolution en « islamie»Sherin Khankan, la première femme imame scandinave qui célèbre l'islam


À la tête de la toute première mosquée scandinave, cette femme au parcours atypique évoque sans ambivalence le féminisme islamique.
France info


Serin Khankan grandit dans une famille multiculturelle au Danemark : sa mère est immigrée finlandaise et son père réfugié politique syrien.
Sa mère faisait le Ramadan, son père allait à l'Église à Noël.


Premiers pas dans l'islam


À 19 ans, elle découvre le soufisme avec son professeur de kung-fu. Elle se convertit puis se rend en Égypte et en Syrie pour étudier l'islam.
À 27 ans, elle rentre au Danemark à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Soucieuse de promouvoir un islam progressiste, elle crée le Forum des musulmans critiques.
"Pour nous, lance-t-elle, le féminisme islamique est quelque chose de naturel : ça veut dire que les hommes et les femmes sont égaux."
Militante pour la tolérance


À 41 ans, elle est à la tête de la toute première mosquée scandinave. Elle notait en février dernier que beaucoup de gens dans beaucoup de pays, dont le Danemark, "ne savent même pas qu'il y a des femmes imames en Chine depuis 1820."


En tant qu'imame, elle célèbre des mariages interconfessionnels. Ses contrats de mariage se veulent progressistes : interdisant la polygamie et les violences conjugales, ils reconnaissent aussi le droit des femmes au divorce.
Elle souhaite par-dessus tout "contester les interprétations patriarcales de l'islam en montrant qu'il est possible d'être musulman, de pratiquer l'islam tout en étant membre d'une société démocratique."
Le vendredi, la prière est exclusivement réservée aux femmes. En 2016, elle fait partie des 100 femmes les plus influentes au monde, selon la BBC.

Rencontre avec Sherin Khankan, première imame de Scandinavie
Responsable d'une mosquée au Danemark, elle défend une conception ouverte et moderniste de l'islam. Au risque de s'attirer les foudres des radicaux et les soupçons des islamophobes.


LE MONDE | Par Annick Cojean


Ce matin d'octobre, le beau visage de Sherin Khankan, d'ordinaire si serein, ne pouvait camoufler un léger stress lorsqu'elle débarqua à son bureau, tandis que 10 heures sonnaient à l'église luthérienne toute proche.
Elle avait, comme d'habitude, préparé et déposé très tôt ses quatre jeunes enfants à l'école ; fait un plongeon express – vêtue d'un burkini de sa confection – dans l'eau glacée de la Baltique juste au bout de la rue longeant sa maison de Dragor, un petit manoir du XVIIe siècle niché dans la verdure ; consulté courriels, textos, dossiers, et page Facebook ; puis foncé en voiture jusqu'à une station de métro lui permettant de rejoindre en quinze minutes le cœur de Copenhague où sont installées, au premier étage d'un immeuble discret, l'association qu'elle dirige – Exit Circle – et la jeune mosquée Mariam. Sa création.
Elle avait pléthore de rendez-vous. Son téléphone sonnait, et il lui fallait penser à la sortie prochaine de son livre en France (La Femme est l'avenir de l'islam, à paraître le 18 octobre chez Stock), coordonner le travail des équipes d'Exit Circle (3 salariés, 40 bénévoles), cette ONG, « laïque et apolitique », d'aide aux victimes de violences psychologiques et physiques.
Mais à peine avait-elle ôté son manteau noir qu'elle se lançait sur le sujet qui la tourmentait depuis deux jours : les accusations d'islamisme radical proférées par trois députés de droite, visant à remettre en cause les subventions publiques accordées à son association.
« Me voilà victime d'une chasse aux sorcières ! »


« Vous rendez-vous compte comme c'est injuste ?, disait-elle. Toutes mes actions prouvent l'exact contraire de leurs accusations ! Je suis féministe, libérale, ennemie des dogmes. Et me voilà victime d'une chasse aux sorcières ! Quel cauchemar ! »


Sur son ordinateur défilaient les articles parus dans plusieurs quotidiens. Les trois parlementaires avaient même écrit...
Sherin Khankan : «Nous pouvons avoir des femmes imames dans chaque pays du monde»
INTERVIEW Première femme imam en Scandinavie, la Danoise Sherin Khankan évoque ses combats après la publication, ce mercredi, de son livre « La femme est l'avenir de l'Islam » (éditions Stock)...


Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud


La Danoise Sherin Khankan a lancé en 2016 à Copenhague la mosquée progressiste Mariam, ouverte à tous les musulmans et fondée sur le soufisme. Avec son équipe, elle y célèbre des mariages mixtes, dirige la prière et prononce le sermon du vendredi. L'imame publie ce mercredi le livre La femme est l'avenir de l'Islam ( éditions Stock, 19,50 euros), dans lequel elle raconte sa vie, sa lutte contre l'islamophobie, les structures patriarcales et les interprétations conservatrices du Coran. Celle qui souhaite ouvrir une « académie islamique » pour former des imames s'est confiée à 20 Minutes.


Quel est le but de ce livre ?


Je suis une militante politique depuis une quinzaine d'années. J'ai souhaité raconter dans ce livre mon histoire et le processus pour mettre en place la mosquée Mariam. Féministe islamique, j'ai souhaité cette mosquée car lorsque vous devenez une institution, vous devenez plus fort parce que vous avez le pouvoir d'influencer. Nous avons aujourd'hui une mosquée avec des femmes imames. Elles dirigent la prière, délivrent le sermon, luttent contre les structures patriarcales pas seulement dans la mosquée mais aussi dans toute la société. C'est un nouveau récit sur l'islam pour lutter contre l'islamophobie. Cette idée d'un féminisme islamique et d'une mosquée de femmes m'est venue il y a 17 ans à la mosquée Abou Nour de Damas, en Syrie. Depuis, j'ai beaucoup travaillé pour réaliser ce rêve. Je souhaite aujourd'hui inspirer des musulmans du monde entier, comme moi-même j'ai pu être inspirée par d'autres musulmans, afin de changer les structures patriarcales dans l'Islam, dans la société, au sein de la famille.


Pourquoi avoir choisi le titre d'« imame » que vous considérez comme « fondamental » ?


Je fais tout ce qu'un imam fait. J'ai lancé une mosquée, je mène la prière, je délivre le sermon, j'apporte des soins spirituels islamiques, j'ai célébré seize mariages en un an et en prépare une dizaine d'autres, dont certains mixtes. Je prononce aussi des divorces, des conversions... Si je réalise tout cela, il est normal de réclamer le titre d'imame. Par ailleurs, dans les premiers temps de l'Islam, des femmes agissaient comme des imams. C'est donc une réforme sans en être une, car je reviens aux sources et m'inscris dans une tradition de brillantes enseignantes, théologiennes et imames. Je ne suis d'ailleurs pas la seule. Il y a des mosquées féminines avec des femmes imames en Chine depuis 1820, mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne ou en Afrique du sud. Et ma vision est que nous pouvons avoir des mosquées avec des femmes imames dans chaque pays du monde.


Vous adressez-vous aux musulmans vivant en Europe, ou à tous les musulmans ?


Je parle à tous les musulmans du monde. J'ai dédié ce livre aux nouvelles générations de musulmans. Pas seulement en Europe, mais dans tout le monde musulman, et notamment au Moyen-Orient. Je suis moi-même le fruit d'une union entre l'Orient et l'Occident [le père de Sherin Khankan est syrien musulman, sa mère finlandaise luthérienne]. J'espère que ce livre sera également publié dans des pays conservateurs, et que je pourrais y donner des conférences pour développer ma vision.


Pourquoi avoir réservé aux femmes la prière du vendredi ?


J'étais ouverte à la mixité. Nous avons eu de longues discussions avec l'équipe et je me suis rangée à la décision du vote qui a écarté l'idée de la mixité. J'en suis finalement heureuse. Je pense que lorsqu'on fait changer les choses, il faut le faire progressivement, intelligemment et avec les gens qui vous entourent. J'ai souhaité que des musulmans nous rejoignent dans notre projet, et pas que nous restions à faire une révolution dans notre coin. Mais rien qu'en ouvrant une mosquée avec des femmes imames, nous sommes allées très loin. Et nous faisons tomber un tabou en célébrant des mariages mixtes. Aujourd'hui, la prière du vendredi est réservée aux femmes. Ce n'est pas définitif. Un jour, elle rassemblera peut-être les femmes et les hommes.


D'où viennent les financements de votre mosquée ?


Nous avons un seul contributeur, Jacob Holdt, qui soutient les minorités depuis des années. Il prête l'appartement de 250m², situé dans le centre-ville de Copenhague, dans lequel est installée la mosquée. Il y a par ailleurs quatre bureaux loués à des associations - dont « Exit Circle », une organisation laïque d'aide aux femmes victimes de violences psychologiques, que je préside - qui paient un loyer.


Quelle est la formation pour devenir « imame » dans votre mosquée ?


Les femmes doivent avoir au minimum un master ou un doctorat en histoire islamique, en études d'arabe, religion, ou des études en lien avec ces domaines. Si vous avez ces diplômes, vous pouvez venir à la mosquée et entrer dans un processus pour devenir une imame. En 2018, nous lancerons une académie islamique où nous allons délivrer des cours de philosophie musulmane, de soufisme, de féminisme islamique, des cours pour diriger la prière et délivrer des soins spirituels. Nous avons un système universitaire danois avec des diplômes en théologie ou en études arabes, mais je crois qu'il manque toujours un environnement et des cours spécifiques pour mener, concrètement, les cérémonies. D'où l'idée de cette académie islamique.


Êtes-vous menacée pour ce que vous êtes et pour votre projet ?


Les menaces de mort que j'ai reçues ne viennent pas de musulmans mais de personnes de l'extrême droite danoise. Plus largement, on porte des accusations contre moi, sans preuve, affirmant que je suis une musulmane radicale car l'association « Exit Circle » a reçu d'importants fonds de l'Etat. Au quotidien, ce sont donc plutôt des violences psychologiques, du harcèlement, des fausses nouvelles... Je préfère cependant parler des soutiens que je reçois. Et notamment celui d'un imam d'une des trois mosquées les plus fréquentées au monde, à Djakarta en Indonésie, où chaque semaine 200.000 fidèles assistent à la prière du vendredi. Il est venu à la mosquée Mariam, il y a prié, il l'a béni et prononcé un discours de soutien. Cela montre que nous ne sommes pas une ultra-minorité, mais soutenue par l'une des plus grandes mosquées dans le monde.


Comment comprenez-vous la laïcité à la française ?


Les personnes ont le droit de pratiquer leur religion dans la sphère privée, mais aussi dans la sphère publique. Et je crois qu'il y a un manque dans l'appréciation française de la laïcité. Pourquoi une femme, si elle est voilée, ne pourrait-elle pas travailler au Parlement ? Cela représente une discrimination qui va à l'encontre de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen.


http://www.20minutes.fr/societe/

 

 MACRON, première erreur - Communiqué de l'association Energie Environnement

MACRON, première erreur.

Il y a longtemps que l'on a compris que, ce qui faisait la force de l'entreprise, c'était la communication dans les deux sens de la pyramide. La remontée des informations de la base vers le sommet est au moins aussi importante que le génie du chef. Pourquoi se priver de l'intelligence des mille cerveaux qui font tourner la boite ?

Les normes internationales relatives à la qualité du management l'ont d'ailleurs amplement confirmé (normes des séries ISO 9000). Alors, l'image du premier de cordée est totalement faussée si l'on veut se référer à l'efficacité de la maison « France », comme de toutes les organisations qui la composent. Cette erreur est grave car elle confirme le décalage entre la politique et la vraie vie.


Elle confirme l'orientation élitiste de notre pays en total porte à faux avec les notions de cohérence et d'humanisme de nos sociétés modernes.
Attention, ce retour à la monarchie de droit divin pourrait, une fois de plus, faire tomber des têtes. Il est urgent, Monsieur Macron, si vous voulez durer, de rectifier le tir.

François MAUGIS Ex animateur régional en qualité industrielle

http://assee.free.fr

mardi, 17 octobre 2017 08:05

Libye: que deviennent les migrants de Sabratha ?

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En Libye, plus de 8 500 migrants clandestins ont été transférés de la ville de Sabratha, située à 70 km à l’ouest de Tripoli, vers d'autres centres de détention officiels. Ces migrants ont été trouvés, cachés par les trafiquants, dans des entrepôts secrets dispersés dans la ville. Sabratha était devenue le principal point de départ de l’immigration clandestine d’où partaient environ 80 % des clandestins vers les côtes italiennes. Aujourd'hui, les trafiquants sont chassés de Sabratha mais que deviennent les migrants ?

Avant l'entrée en application de l'accord italo-libyen pour lutter contre l'immigration clandestine, en juillet dernier, il y avait, dans la ville de Sabratha, 15 000 clandestins prêts à débarquer vers l'Italie. C'est ce qu'affirme un responsable de la fédération des ONG de Sabratha. Ces migrants sont restés coincés dans cette ville après la fuite des trafiquants. Parmi eux, 8 500 ont été regroupés par les forces qui dirigent désormais la ville, avant d'être envoyés vers des centres officiels de rétention, à Tripoli et Gharyan.

Ces migrants sont, pour le moment, entassés dans des entrepôts mal aérés où ils manquent de tout. Les centres de rétention de migrants en Libye ont en effet une très mauvaise réputation. Ils sont tenus par des miliciens fidèles au gouvernement de Tripoli mais qui n'hésitent pas à maltraiter les clandestins.

Salah Zoubik, un parlementaire de la ville de Gharyan, a lancé, ce lundi 16 octobre, après sa visite au centre Al Hamra, un appel urgent d'aide pour ces migrants qui vivent en surnombre et qui manquent de tout, de nourriture, d'eau, de médicaments et de couvertures.

Sur un échantillon de 1 500 migrants de Sabratha rencontrés par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 44 % d’entre eux souhaitent rentrer.

Depuis plusieurs mois, l'OIM organise un retour humanitaire volontaire pour les migrants coincés en Libye. 8 500 personnes sont ainsi rentrées chez elles, depuis le début de l'année.

RFI

Au Sénégal, la cocotte-minute du Parti socialiste se remet à siffler. Depuis début 2016, le PS s’est divisé entre ceux qui, autour du secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, soutiennent le président Macky Sall et ceux qui veulent que le parti fasse cavalier seul. Parmi ces frondeurs Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall ou encore Barthélémy Dias. Dans un communiqué publié samedi 14 octobre, sans citer de noms, le parti indique que ceux qui s’opposent se sont « auto-exclus ».

Rien de mieux pour provoquer colère et rumeurs. Avec ce communiqué sans noms, la direction du Parti socialiste attaque directement les frondeurs, notamment Khalifa Sall, en prison depuis mars.

Cheikh Sadibou Seye, secrétaire permanent du PS, estime que ceux qui s’opposaient auraient dû démissionner. « Le communiqué sanctionne la "dissidence". Nous avons simplement rappelé les dispositions du règlement intérieur. Ceux qui auraient dû être cités dans le communiqué se reconnaissent. Ceux qui se sentent morveux vont tout de suite se moucher et nous n’avons pas besoin de les citer en l’état actuel de notre procédure », explique-t-il.

Est-ce à considérer que Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall et Barthélémy Dias ne font plus partie du Parti socialiste ? « Ils s’auto-excluent, tranche Cheikh Sadibou Seye. Cela aurait été plus honorable pour eux qu’ils démissionnent. Quand on ne croit plus à une chose, on en sort. »

Furieuse, Aïssata Tal Sall, députée, juriste réputée, se sent directement visée et attend d’être entendue par son parti. Elle attaque le secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, qui ne cherche qu’une chose d’après elle : garder la tête du parti. « Jusqu’à la minute à laquelle je vous parle, je suis membre du bureau politique et responsable du Parti socialiste, assure-t-elle. Si ce secrétariat national pense qu’on a commis une faute, qu’il nous convoque, que nous nous expliquions, et à partir de ce moment, une décision sera prise. Donc il ne sert à rien de procéder à toute cette mascarade interne pour empêcher que quelqu’un soit candidat contre Ousmane Tanor Dieng. »

RFI

Si elle a publié ce premier communiqué, la direction du parti n’est pas en mesure de donner une éventuelle date de réunion du comité politique, seule instance apte à exclure un membre du PS.

En conférence de presse hier, mercredi 11 octobre, les avocats du maire de Dakar ont annoncé l’internationalisation de leur combat pour la libération de Khalifa Sall, avec la saisine dans les jours à venir de la cour de justice de la (Cedeao) et d’autres juridictions internationales. Face aux journalistes, Me Demba Sira Bathily et compagnie soulignent que l’objectif est de faire condamner l’Etat du Sénégal pour avoir violé les droits de ses citoyens d’une part et d’autre part pour n’avoir pas respecté ses engagements internationaux.

L’Etat du Sénégal est à nouveau au banc des accusés devant la cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao). Après le rejet, par les différents ordres de juridictions nationales de toutes les demandes de mise en liberté provisoire déposées par ses avocats, le maire de Dakar Khalifa Sall en détention préventive depuis plus de 200 jours, dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie Dakar, a décidé de saisir la cour de justice de la (Cedeao). L’annonce a été faite hier, mercredi 11 octobre, par ses avocats, Me Demba Sira Bathily, Me Seydou Diagne et Me Khourechi Ba, lors d’une conférence de presse au siège d’Amnesty Sénégal. Face aux journalistes, les robes noires ont justifié cette décision par l’entêtement des autorités judiciaires à garder dans les liens de la détention leur client, alors que ce dernier est sous la couverture d’une immunité parlementaire depuis la proclamation des résultats définitifs des élections législatives par le Conseil constitutionnel. Ainsi, sans donner des détails sur la date à laquelle ils déposeront leur requête, encore moins le nom des autres juridictions internationales qu’ils comptent saisir, Me Demba Sire Bathily et compagnie soulignent que l’objectif est de faire condamner l’Etat du Sénégal pour avoir violé les droits de ses citoyens d’une part et d’autre part pour n’avoir pas respecté ses engagements internationaux.

Prenant la parole en premier lors de ce face à face, Me Demba Sira Bathily a précisé d’emblée que cette décision d’internationaliser le combat pour le respect des droits de «Khalifa Sall, un parlementaire qui fait l’objet d’une détention en violation de la Constitution du Sénégal n‘est pas pris par gaieté de cœur». Mais, «ne pouvant plus faire entendre nos droits et notre voix dans la justice, notre justice quotidienne, la justice de notre pays, nous sommes contraints d’internationaliser notre combat». Abondant dans la même sens, son confrère, Me Seydou Diagne a dénoncé les conditions actuelles de détentions du maire de Dakar qui «ne peut même pas recevoir des visites comme tous les autres détenus, mais aussi ne peut pas s’exprimer parce que le juge d’instruction et les autorités de poursuite le lui interdisent».

Poursuivant son propos, l’avocat profite pour apporter la réplique aux partisans du pouvoir dont l’ancien ministre de la Justice, Sidiki Kaba qui évoquaient l’antériorité du délit pour lequel le maire de Dakar est placé en détention préventive par rapport à son mandat de député en déclarant : «On ne peut pas dire aujourd’hui, que monsieur Khalifa Sall ne bénéficie pas de l’immunité parlementaire parce que les faits qu’on lui reproche se sont déroulés avant qu’il ne soit députés alors que sous la législature précédente, notamment la douzième, l’Assemblée nationale a vécu des cas pareils pour lesquels, le droit a été respecté. Citant ainsi, entre autres, les cas de Barthélémy Dias, Oumar Sarr et Ousmane Ngom, Me Seydou Diagne déclare : «Les faits, pour lesquels ces trois personnes étaient poursuivies par le parquet à l’époque, s’étaient déroulés dans une période où ces personnes n’étaient pas députées. Quand, ils sont devenus députés, la justice a demandé à l’Assemblée nationale la levée de leur immunité parlementaire et leurs collègues s’étaient réunis pour voter cette levée d’immunité». «Pourquoi, on accepte ce principe de droit pour ces trois anciens députés et pourquoi aujourd’hui, l’Etat du Sénégal ne veut pas appliquer cette règle très simple du droit à monsieur Khalifa Sall. Ce sont juste des illustrations de violation sans rentrer dans le fond du dossier», souligne encore Me Seydou Diagne.

Par ailleurs, Me Seydou Diagne lors de cette conférence de presse n’a pas également manqué de dénoncer la précipitation dans la conduite de cette procédure tout simplement, dit-il, parce que l’Etat, avant même de procéder à l’arrestation de leur client, avait un plan visant à faire juger et condamner Khalifa Sall au bout d’une procédure de trente jours avant les législatives passées.«Pour un rapport de 700 pages de l’Inspection générale d’Etat (Ige), la division des investigations criminelles (Dic) a entendu notre client et ses inculpés en l’espace d’une semaine et a clôturé le dossier. Le juge d’instruction pour ce dossier de 700 pages sans compter le procès-verbal de la Dic, en trois semaines, a voulu clôturer le dossier parce que l’objectif de l’Etat c’était de faire condamner monsieur Khalifa Sall un mois après son arrestation. Mais nous avons fait des procédures qui ont permis à Khalifa Sall de confectionner une liste et de le faire élire député à l’Assemblée nationale du Sénégal, même si on a violé son droit de vote».

SudOline

vendredi, 13 octobre 2017 09:09

Ligue 1: Lyon-Monaco, grains de sable dans le moteur

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Panne ou rodage? Lyon, sur cinq matches sans victoire toutes compétitions confondues, et Monaco, deux victoires seulement en septembre, se retrouvent pour un match charnière avant leur retour sur la scène européenne, vendredi au Parc OL en L1 (20H45).

A Lyon, le fil rouge de la saison reste le climat délétère, essentiellement sur les réseaux sociaux, autour de l'entraîneur Bruno Genesio.

"Je n'ai pas plus de pression que d'habitude. Nous sommes dans un club aux exigences très élevées où la pression est présente tous les jours, chaque week-end", balaye l'intéressé.

"Les résultats ne sont pas conformes à ceux espérés en début de saison mais vous êtes loin de la réalité. En football, il faut gagner, c'est tout. C'est toujours le moment de gagner", a-t-il encore lancé devant la presse cette semaine.

Quelles que soient les performances de l'OL, la légitimité de Genesio a toujours été mise en doute par une frange de supporters depuis sa nomination fin décembre 2016, à la place d'Hubert Fournier dont il était l'adjoint N.1.

Son manque de solidarité avec son prédécesseur, des expériences ratées à la tête d'équipes de divisions inférieures, un manque de charisme, sont les principaux griefs relevés sur les réseaux sociaux où les anonymes se lâchent à son encontre.

- 'Une défaite, c'est de ma faute...' -

"Si nous gagnons, c'est grâce aux joueurs et en cas de défaite, c'est de ma faute. Il faudrait que je m'appelle Ramirez ou Sanchez", avait-il déjà rétorqué il y a un an, en référence à la mode des entraîneurs étrangers dans les clubs français.

L'OL s'est pourtant classé 2e en 2016, 4e en 2017 avec une demi-finale d'Europa League: rien n'y fait. Heureusement pour lui que Jean-Michel Aulas reste son soutien N.1.

"Bruno a un président qui lui fait confiance. Il sait qu'on laisse penser que son président a dit du mal ou s'est posé des questions. Ce n'est pas vrai. C'est une interprétation que font les médias de mes propos", a encore dit mercredi soir le patron de l'OL.

JMA a prévu de faire un bilan le 5 novembre après le derby contre Saint-Etienne, certainement pour lancer un challenge en terme de points, comme à l'automne 2016 quand la situation n'était guère meilleure (10e après la 10e journée, cette fois l'OL est 8e après 8 journées).

A la décharge de Genesio, ses cadres Corentin Tolisso, Alexandre Lacazette et Maxime Gonalons sont partis cet été - après Samuel Umtiti en juin 2016 - avec en contre-partie huit nouveaux joueurs, jeunes et inexpérimentés au haut niveau pour certains.

Et face à Monaco, le défenseur Marcelo (30 ans) est suspendu après son exclusion rocambolesque à Angers: son bras a touché celui de l'arbitre dans un geste de dépit, ce qui a fait voler un carton jaune et lui a valu un rouge.

-'Pas le vrai Monaco'-

A l'ASM, tout ne va pas pour le mieux non plus. Au classement, rien d'inquiétant (2e à trois longueurs du PSG). Mais l'équipe de Leonardo Jardim ne s'est imposée en septembre que contre des mal classés, contre Strasbourg (3-0) et à Lille (4-0).

Elle a surtout subi un inquiétant revers à domicile en Ligue des champions contre Porto (3-0), avant de perdre deux points contre Montpellier trois jours plus tard (1-1).

Pour Lyon, le coach portugais sera privé des internationaux sud-américains rentrés tardivement des derniers matches de qualification au Mondial (Jorge, Jemerson et surtout Falcao). Il ménagera certainement Djibril Sidibé, joueur de l'équipe de France, et peut-être Youri Tielemans, qui a évolué avec la Belgique. Car mardi prochain, il y aura Besiktas en C1.

"Il est difficile de préparer ce match avec autant d'internationaux encore dehors", concède Jardim. "Nous n'avons pas aimé le dernier résultat ni le contenu du match contre Montpellier. Mais ce n'était pas le vrai Monaco", déclare de son côté le milieu Rony Lopes.

"Non, Lyon n'est pas notre premier gros test. Marseille, que nous avons battu (6-1) après un très bon match, est un grand club aussi. Cela dit, contre Lyon, ce sera très dur".

"Les nouveaux, arrivés cet été, ont eu besoin de temps d'adaptation mais nous restons deuxièmes du championnat", fait-il encore remarquer.

"Après la dernière trêve internationale, nous avions perdu 4-0 à Nice, c'est vrai. Mais c'est derrière nous. Nous ne parlons que du présent, pas du passé", conclut-il.

Une forte délégation sénégalaise s’est rendue dans l’île, la semaine dernière, pour attirer les investisseurs mauriciens et s’inspirer des compétences des autorités de l’île. Les projets sénégalais de développement manufacturier cadrent parfaitement avec les ambitions des entreprises mauriciennes qui veulent s’implanter sur le continent.

Lancées dans les années 1980, les zones franches ont permis le décollage économique de Maurice avec un tel succès que le pays a connu un boom textile et une période de plein emploi. Aujourd’hui, moins compétitifs, les opérateurs mauriciens ont monté en gamme et acquis un précieux savoir-faire. C’est cela que Momath Ba, de la mission sénégalaise, est venue découvrir. Il est directeur général d’Aprosi, l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels au Sénégal :

« Ayant remarqué toute la capacité de l’économie mauricienne, des entreprises mauriciennes, leur expérience, le Sénégal a bien voulu nouer ce partenariat, pour d’abord faire participer Maurice dans la réalisation de la deuxième phase de ce projet et aussi dans la conduite de ce projet-là. »

La délégation a souhaité ainsi une assistance de Port-Louis pour le développement et la mise en service de plusieurs parcs industriels dont ceux de Diamniadio et de Sandiara. El Hadji Ndiogou Diouf, directeur de cabinet du ministre charge de la promotion des investissements au Sénégal.

« C’était une rencontre avec les services administratifs, ministère des Finances, dans le cadre de l’assistance technique en matière de parcs industriels, parce que nous avons une expérience pilote qui démarre. »

Une expérience qui cadre avec l’ambition d’expansion économique de Maurice, qui a créé il y a deux ans, un Mauritius Africa Fund, un fonds destiné entre autres à soutenir les opérateurs mauriciens qui veulent s’implanter sur le continent. Des opérateurs présents en grand nombre à la session de travail avec les représentants sénégalais.

Yash Mannick, Directeur du Mauritus Africa Fund : « On a eu 124 opérateurs qui ont manifesté leur intérêt pour la zone économique spéciale, dont 5 ou 6 déjà ont confirmé avoir commencé leurs opérations dans la zone. Ce qui nous encourage, au niveau du Mauritius Africa Fund et au niveau du gouvernement mauricien ».

Encourageant aussi pour la délégation sénégalaise qui s’attend à du concret à partir du mois prochain, annonce le Dr. Serigne Gueye Diop, maire de la commune de Sandiara.

« Nous avons pu avoir beaucoup de feedback, de jugements positifs, et qui concrètement vont venir au Sénégal pour manifester en novembre ou créer des sociétés dans ses zones industrielles, ou créer des partenariats, ça c’est très important. »

Les entreprises mauriciennes ne songent pas seulement aux activités manufacturières, mais aussi aux services de promotion et de marketing de la destination sénégalaise.

RFI

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