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Au Sénégal, l’idée fait son chemin en faveur d’une liste commune de l'opposition pour les législatives prévues le 30 juillet prochain. Les tractations ont commencé. Vendredi soir, l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade a appelé l'opposition à s'unir dans une grande coalition qui rassemblerait le PDS, le Rewmi d'Idrissa Seck, Bock Guiss Guiss, le Grand Parti et pourquoi pas aussi les frondeurs du Parti socialiste, réunis autour de Khalifa Sall, le maire de Dakar actuellement en prison. Abdoulaye Wade affirme qu'il s'y investit personnellement. Mais cela ne semble pas faire frémir Moustapha Diakhaté, le président du groupe de la majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar à l'Assemblée nationale.

RFI

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Le volet de bois verts dont les membres du mouvement “Y’en a marre“ font l’objet pour avoir décidé d’organiser une manifestation le 7 avril prochain, afin de dénoncer les «dérives» et le «non respect» des engagements du président Macky Sall, pose au goût du jour la question du débat contradictoire dans une démocratie comme celle du Sénégal. La multiplicité des attaques et autres invectives qui touchent tous ceux qui s’aventurent à émettre des voies discordantes à celles du régime de Macky Sall, porte à croire que l’Alliance pour la République est «allergique» à la critique.

En effet, pour avoir annoncé un rassemblement de plus d’un million de Sénégalais le 7 avril prochain, à la place de la Nation (ex-place de l’Obélisque), le mouvement “Y’en a marre“  en voit de tous les couleuvres. Fadel Barro et sa bande sont traités de tous les noms d’oiseaux par les membres du parti au pouvoir, notamment ceux de l’Alliance pour la République (Apr).

S’ils ne sont pas considérés comme des «maîtres chanteurs» à la recherche de prébendes à la veille des législatives, ou de «parasites sociaux», ils sont traités de «corrompus», qui ont bénéficié de «l’argent de la drogue», allusion faite à l’affaire “Lamine Diack“. Pis, la légitimité des jeunes «activistes» est remise en cause par les «apéristes».

Pour couronner le tout, les poulains du chef de l’Etat, Macky Sall envisagent d’organiser une contre-manifestation le même jour, à la même heure, au même endroit, et de surcroit, tous de blanc vêtus pour contrecarrer la couleur noire retenue par les membres de “Y’en a marre“.

Les invectives et autres attaques contre ceux qui émettent des critiques contre le régime de Macky Sall semble être une pratique systématique chez les «apéristes». En effet, les «boucliers» du chef de l’Etat n’ont jamais apprécié que l’opposition organise une manifestation pour dénoncer ce qu’elle considère comme les «dérives» du régime et les «nébuleuses» qui entourent la gestion de Macky Sall.

Ainsi, Mankoo Wattu Sénégal avait été accusé de vouloir mettre le pays «à feu et à sang», lorsque ladite plateforme de l’opposition avait décidé de battre le macadam le 14 octobre dernier. Ces derniers, qui voulaient protester contre la «mal gouvernance d’Etat» et les contrats de concession liés à l’exploitation du pétrole et du gaz découverts dans notre pays, ont été accusés de vouloir «écorner» l’image du pays. Les mêmes reproches ont été portés contre l’opposition, accusée d’avoir un «comportement irresponsable, violent, irrévérencieux» lors de sa manifestation du 24 mars dernier, devant la résidence de l'ambassadeur du Sénégal à Paris.

La quasi-totalité des observations émises soit par l’opposition, soit par des analystes, est mal perçue, notamment les visites officielles du chef de l’Etat, les tournées économiques, ainsi que les Conseils des ministres décentralisés, sans oublier l’affaire du «protocole de Doha», entre autres. 

 

 

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La police et l'armée ont mené ces derniers jours, jeudi et vendredi, une nouvelle opération, dans la région de Foni, au sud-est de Banjul, pour tenter de retrouver les corps de victimes enterrées secrètement sous l'ancien régime de Yahya Jammeh. Les enquêteurs ont exhumé le corps de trois hommes et pensent qu'il pourrait s'agir de Lamin Sanneh, Njaga Jagne et Alhagie Jaja Nyass, suspectés par Yahya Jammeh d'avoir participé à la tentative avortée de coup d'Etat du 30 décembre 2014.

Il aura fallu deux jours de recherche. Deux jours entiers à remuer la terre pour retrouver ces trois corps. Ils ont été enterrés dans la forêt de Tintiba, près d'un champ de tir, fréquenté à l'époque par les très proches de Yahya Jammeh.

Selon le porte-parole de la police Foday Conta, s'il s'agit bien de leurs corps, cette découverte pourrait permettre de comprendre comment les assaillants du palais présidentiel ont réellement été tués.

 

« Officiellement, ils ont été tués lors de l'attaque, mais nous n'avons jamais pu le confirmer. Nous n'avions pas accès à leurs corps, enterrés dans un endroit inconnu. Nous les avons donc exhumés pour confirmer la cause de leur mort de façon scientifique. »

Les « jungulars »

Pour savoir où chercher, les enquêteurs ont été guidés par des « jungulars », d'anciens membres de la milice secrète de Yahya Jammeh. Sept d'entre eux ont été arrêtés après la crise, et acceptent aujourd'hui de collaborer.

« Lorsque l'ancien président a perdu les élections, il est parti en exil avec les "jungulars" les plus anciens. Mais nous avons réussi à en arrêter d'autres, ils nous ont avoué qu'ils avaient commis des crimes, et ils nous ont menés jusqu'aux tombes. »

« Ce n'est que le début »

Les enquêteurs ne vont pas s'arrêter là : ils ont de bonnes raisons de penser que beaucoup d'autres corps se trouvent encore dans la zone : « Ce n'est que le début, bien sûr que ce n'est que le début. Parce que l'on mène des investigations autour de possibles crimes commis pendant 22 ans. Donc, nous nous attendons à avoir encore beaucoup de travail. »

Les trois corps ont été transportés à la morgue de Banjul, en attendant l'arrivée d'experts capables de les identifier et de définir les causes de leur mort. Un premier corps, celui de l'opposant politique Solo Sandeng, avait déjà été exhumé le mois dernier.

RFI

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L'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade appelle l'opposition à s'unir en vue des législatives du 30 juillet prochain. Actuellement, 118 des 150 députés de l'Assemblée nationale appartiennent au groupe présidentiel Benno Bokk Yakaar. Les démarches de l'ancien chef d'Etat interviennent dans un contexte où certaines forces de l'opposition envisagent aussi une union avec le camp de Khalifa Sall, le maire de Dakar actuellement emprisonné.

De la France où il vit, Abdoulaye Wade a passé quelques coups de fil à plusieurs leaders de l'opposition. L'ancien président sénégalais veut s'investir « personnellement » pour que se concrétise le rêve d'une grande coalition d'opposition, confie le porte-parole de son parti, le PDS.

Il y a une dizaine de jours il rencontrait déjà certains de ces mêmes leaders de l'opposition en Arabie saoudite. Le parti Rewmi de Idrissa Seck refuse pour le moment de commenter l'idée d'une liste unique aux prochaines législatives. Bokk Guiss Guiss s'y dit lui favorable, tout comme le Grand parti.

« Aller ensemble aux élections est une nécessite sinon nous serons battus », confient leurs représentants. Si cette liste unique se concrétisait, comprendrait-elle le camp des frondeurs du Parti socialiste, auquel appartient le maire de Dakar actuellement emprisonné ? « Khalifa Sall viendra avec nous ! », répondent certaines formations de l'opposition. Mais pour l'heure, rien n'est décidé.

RFI

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Quatre personnes soupçonnées d'avoir organisé un lucratif réseau d'immigration clandestine entre le Sénégal et la France ont été mises en examen, ce vendredi 31 mars, a indiqué le parquet de Bobigny.

Trois personnes ont été écrouées et la quatrième placée sous contrôle judiciaire, ce vendredi 31 mars. Le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour aide au séjour en bande organisée, faux documents administratifs, escroquerie en bande organisée et association de malfaiteurs.

Parmi les mis en examen figure la tête de réseau présumée, un Sénégalais connu des services de police. « Ce réseau, actif depuis près de deux ans, a connu un pic d'activité récent grâce à un mode opératoire astucieux qui permettait à ses clients d'obtenir indûment la nationalité française en trompant le Service central de l'état civil (SCEC) de Nantes », selon une source judiciaire.

Le réseau déposait des dossiers de reconnaissance de la nationalité française, en disant que le demandeur était un enfant de Franco-Sénégalais ou de Français nés à l'étranger. Le bureau de Nantes envoyait alors un courrier au pays d'origine pour s'assurer de la véracité de ces informations. Grâce à des complices dans les bureaux d'état-civil, les courriers étaient interceptés puis remis à des faussaires qui fabriquaient à la demande les justificatifs réclamés. Les dossiers étaient alors renvoyés aux autorités françaises qui délivraient d'authentiques certificats de nationalité française.

Un business florissant

« Une soixantaine de dossiers » ont été interceptés par les policiers de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titres (Ocriest), qui estiment à une centaine le nombre de personnes susceptibles d'avoir fait appel au réseau.

Le trafic était prospère : l'obtention de la nationalité française étant facturée de 10 000 à 12 000 euros et payable à l'avance, a précisé une source policière. Les enquêteurs estiment que le patrimoine du chef de réseau s'élève à plusieurs centaines de milliers d'euros. Ce réseau proposait également des kits complets de documents trafiqués (fausses copies littérales d'actes de naissance, justificatifs de séjour, états civils contrefaits).

Avec AFP

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Face à Monaco ce samedi 1er avril à Lyon, le Paris Saint-Germain s'est offert une quatrième Coupe de la Ligue d'affilée (4-1). Draxler, Di Maria et Cavani sont les trois buteurs parisiens de la soirée. Monaco, que l'on annonçait comme un adversaire coriace, est passé à côté de son sujet. Les deux formations se battent pour le titre en championnat cette saison.

« La Coupe machin », comme la surnommait l’ancien sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech, est encore une fois revenue au Paris Saint-Germain. Cette 23e édition de la Coupe de la Ligue mettait aux prises les deux premiers clubs du Championnat de France : Monaco et le PSG.

Draxler ouvre le score

Le Paris Saint-Germain, honteusement éjecté en huitièmes de finale de la Ligue des champions par le FC Barcelone, s’est un peu donné du baume au cœur avec ce nouveau titre, même si ce septième trophée en Coupe de la Ligue n’effacera pas cette cruelle désillusion.

Depuis 2000 et sa défaite face à Gueugnon, le Paris Saint-Germain n'a jamais perdu une finale. Ce soir, les hommes d’Unai Emery ouvrent les hostilités dès la 4e minute et le but de Draxler après un travail efficace de Verrati et de Di Maria. Monaco réussit l'égalisation peu avant la demi-heure de jeu d'une superbe frappe croisée du gauche de Lemar depuis les 18 mètres (27e). Les Parisiens manquent de doubler la mise à la 35e minute par Edinson Cavani avec une « Madjer » et un tir du gauche. Mais Subasic est impérial sur sa ligne. Ils y parviennent grâce à l'international argentin, Di Maria, qui, juste avant la pause, trouve une nouvelle ouverture et inscrit le deuxième but parisien (44e).

A la reprise, Cavani, par une volée du pied droit, enfonce le clou (54e). C'est encore lui qui assènera le coup de grâce à la toute fin du temps réglementaire. Depuis son arrivée en France, en 2013 en provenance de Naples, Edinson Cavani s'est fait une spécialité de marquer lors des finales et particulièrement en coupe de la Ligue. Ainsi, il a porté son total à six buts sur trois finales qu'il a disputées dans cette épreuve comme titulaire (2014, 2015, 2017).

Le PSG, premier club à glaner le trophée quatre fois d'affilée

Jusqu’à ce soir, le PSG n’avait jamais battu Monaco cette saison. Surtout, le Paris Saint-Germain est devenu à Lyon le premier club à glaner le trophée quatre fois d'affilée (7 victoires au total, la première en 1995 à la création de la Coupe de la Ligue). Monaco devra donc encore attendre pour soulever sa deuxième Coupe de la Ligue après celle enlevée en 2003.

Le club de la capitale était à égalité avec l'Olympique de Marseille, couronné trois fois de suite de 2010 à 2012. Il évite une nouvelle crise après sa rencontre avec le FC Barcelone. Les Parisiens vont tenter désormais de décrocher la première place du championnat, alors que Monaco les devance actuellement de trois points. Il reste aussi aux Parisiens la Coupe de France avec un quart de finale face à Avranches mercredi prochain.

 

Nos femmes ont du talent une rubrique pour montrer qu'il est possible chaque jour d'agir, de créer en toute simplicité, les activités manuelles ...ou autres nous libèrent etc


Sylvie ATCHADE elle a fait ses études au lycée Djignabo de Ziguinchor avec nos amis Eric FOADEY-Afrique du Sud, Dr Nouha SONKO, Dr Popo ATCHADE, Philo, Alpha SOUARE de Madrid, Adama SY, Samba SOW, et tant d'autres.


A chaque fois qu'elle a l'occasion, elle nous fleurit nos journées avec de belles compositions florales, et nous dit ceci « j'adore les marchés parce qu'on y trouve toujours de belles choses comme ce magnifique Cactus » Quelle générosité, quel don gratuit, ça été un plaisir de la revoir via facebook.


J'ai demandé à Sylvie d'en faire une activité, elle pourrait rassembler des amoureux des fleurs, des designers etc, pour créer en s'amusant. Rien de tel que de profiter des merveilles de la nature et d'en faire une autre merveille crée et façonnée pour nos yeux.
Merci sylvie bientôt ce sera au tour d'une autre dame de Madagascar

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Le Paris Saint-Germain a remporté les trois dernières éditions de la Coupe de la Ligue. Samedi 1er avril à Lyon, le club de la capitale remettra son titre en jeu face à Monaco, leader de Ligue 1. Lors des trois dernières saisons, Paris a remporté dix des douze trophées nationaux possibles.

C’est un Paris Saint-Germain sous pression qui se présentera au stade des Lumières à Lyon pour le premier acte de cette fin de saison française. Après l’élimination en huitièmes de finale de la Ligue des champions par le FC Barcelone, les hommes d’Unai Emery ont encore en mémoire la déroute contre le Barça (1-6). « Les premiers temps ont été difficiles, je ne voulais pas en parler », avoue Julian Draxler dans les colonnes du Parisien. « Je ne pense pas que cela puisse s'effacer », ajoute le joueur allemand.

« Unai Emery mérite des titres »

« On espère aussi gagner pour Unai Emery, qui a beaucoup travaillé depuis son arrivée et qui, après le Trophée des Champions (remporté 4-1 contre Lyon en août, ndlr), mérite des titres », dit de son côté l'Argentin Javier Pastore sur le site de son club. L'entraîneur espagnol, arrivé l'été dernier à Paris, a essuyé des critiques après l'incroyable défaite en finale retour de C1 à Barcelone, après une victoire 4-0 à l'aller au Parc des Princes.

Paris pourra compter sur son attaquant vedette, l’Uruguayen Edinson Cavani qui compte 38 buts en 39 matches, toutes compétitions confondues et qui est salué une grande partie des acteurs de la Ligue 1. Un bilan impressionnant avec le PSG. Au sein des cinq grands championnats européens, seul un joueur fait mieux que l'Uruguayen: le quintuple Ballon d'Or argentin Lionel Messi, auteur de 41 buts en quarante rencontres avec le Barça.

« Si le PSG perd, c'est plus que la crise, c'est la fin d'un cycle »

« C’est un joueur très puissant avec beaucoup de déplacements dans et à l’extérieur de la surface. Il aide également l’équipe dans son jeu de conservation du ballon et c’est un super n° 9 », s’est fendu, au sujet de Cavani, Ruud Van Nistelrooy, ancien grand buteur néerlandais dans un entretien au site internet de l’UEFA.

Pour l’ancien joueur de Monaco et du PSG, Youri Djorkaeff, la formation parisienne n'a pas le droit à l'erreur. « Si Paris gagne, on dira que c'est normal. Mais si le PSG perd, c'est plus que la crise, c'est l'accumulation, la fin d'un cycle. L'entraîneur serait remis en cause, il y a plein de choses qui feraient que la fin de saison serait compliquée », indique le champion du monde. Le défenseur brésilien du PSG Marquinhos, blessé à une cuisse, et le milieu de terrain polonais Grzegorz Krychowiak seront absents lors de la finale de la Coupe de la Ligue.

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Au Sénégal, l’Etat entre dans la bataille judiciaire autour de Khalifa Sall. Le maire de Dakar est soupçonné par la justice d’avoir détourné 2,7 millions d’euros, de l’argent qui serait issu d’un fonds de l’Etat. Une affaire ultrasensible. Ses partisans dénoncent un dossier politique. Désormais, le maire de Dakar va faire face directement à l'Etat puisque les autorités ont, en effet, décidé de se porter partie civile.

S’ils respectent la présomption d’innocence, les trois avocats qui défendent l’Etat du Sénégal dans cette affaire n’ont aucun doute. Comme l’explique maître Félix Sow, ils estiment que l’Etat a été floué : « Il faut que justice soit faite. Il n’est pas normal que des deniers publics soient dissipés. Aujourd’hui, si l’Etat se constitue partie civile, c’est que l’Etat considère qu’il a subi un préjudice. L’argument majeur, c’est toujours la victimisation. Mais pour l’Etat du Sénégal, les faits sont avérés ».

Pour les avocats qui défendent Khalifa Sall, comme Seydou Diagne, l’Etat n’est pas en mesure de se porter partie civile dans ce dossier, car les fonds évoqués sont des fonds de la mairie et uniquement de la mairie : « La constitution de partie civile de l’Etat est manifestement irrecevable. Les deniers en question sont les deniers de la ville, ce ne sont pas les deniers de l’Etat du Sénégal. Cette affaire vient simplement sur instruction du président de la République. On est encore dans la politisation de la justice ». Il en appelle même à la Constitution du pays, « qui dit qu'il y a un principe constitutionnel de libre administration des collectivités, donc de la mairie de Dakar ».

Pour les avocats de l’Etat, cet argumentaire ne tient pas la route car le conseil municipal de Dakar aurait dû dans ce cas, se porter partie civile. Et l’Etat, estime Maitre Félix Sow, est bel et bien le garant de l’utilisation des fonds publics. « L’Etat fournit des dotations aux collectivités et donc one ne peut pas, sur cette base, se contenter de dire que ces fonds proviennent es impôts. L’Etat représente la nation et donc peut tout à fait se constituer partie civile. »

Le doyen des juges doit désormais boucler son dossier, se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire de Khalifa Sall, renvoyer l’affaire devant un tribunal ou prononcer un non-lieu. Autant de décisions qui pourront désormais être contestées par l’Etat du Sénégal. Avec cette entrée dans le jeu de l’Etat, c’est une véritable bataille judiciaire qui va se jouer avec en parallèle, la course pour les législatives de juillet prochain.

RFI

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L'Institut New World Wealth et la banque AfrAsia Bank ont publié un rapport sur les millionnaires du continent africain entre 2006 et 2016. Ils sont 145 000, dont 7 000 qui sont même multimillionnaires, et possèdent au total 800 milliards de dollars.

Dans le top 5 des pays où vivent ces grosses fortunes, l'Afrique du Sud est largement en tête, suivie de l'Egypte, du Nigeria, du Kenya et de l'Angola.

En Côte d'Ivoire, on compte 2 500 millionnaires. Ils sont 600 au Rwanda, le même nombre qu'en République démocratique du Congo (RDC).

Les millionnaires africains sont de plus en plus nombreux (19% de plus, en 10 ans) et la progression la plus spectaculaire est à Maurice, avec 230% de plus. Ce pays a bénéficié de sa croissance économique et a su attirer les plus riches.

Où placent-ils leur argent ? Dans l'art, le bon vin, les voitures de collection et, pour se faire plaisir aussi, les montres de luxe au prix de 10 000 dollars pièce. Le marché représentait 13 millions de dollars en Afrique, en 2006. Il est passé à 46 millions en 2016.

L'immobilier reste une priorité pour ces privilégiés. Ils consacrent, en moyenne, entre 25 et 30% de leur richesse à leur propriété. Plus d'un tiers possède une résidence secondaire à l'étranger. Londres, New York et Genève sont particulièrement appréciées et pour y aller, le plus simple, c'est le jet privé. 160 multimillionnaires en possèdent un en Afrique du Sud, 90 au Nigeria et 50 en Egypte.

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