A trois mois de la présidentielle, la société civile semble sous le viseur du président Macky Sall et de son régime. Après la virulente sortie du chef de l’Etat contre Seydi Gassama d’Amnesty, c’est le mouvement Y en a marre qui est pointé du doigt avec le retrait de l’agrément de l’Ong Lead Afrique francophone, supposé bailleur de Fadel Barro et cie. Prétexte pour revisiter les rapports qui s’électrisent de plus en plus, entre le pouvoir en place et la société civile, à quelques encablures du scrutin présidentiel.

A quelques trois mois de la présidentielle, le pouvoir du président Macky Sall est accusé par certains organisations non gouvernementales de vouloir affaiblir la société civile. C’est du moins ce qui ressort de leur rencontre avec la presse, mercredi dernier, rencontre au cours de laquelle ces organisations non gouvernementales assurent que les autorités « chercheraient à les affaiblir » avec le retrait, le 16 novembre de l’agrément de Lead Afrique francophone et la cessation immédiate de ses activités au Sénégal. L’Ong serait accusé par l’État du Sénégal d’être un bailleur du mouvement citoyen Y en a marre. En retirant à cette organisation son récépissé, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a ainsi justifié l’interdiction en accusant Y en a marre d’avoir reçu « des financements illégaux ». Mais, pour le coordonnateur de Y en a marre, Fadel Barro, en s’en prenant à son mouvement et à ses partenaires, l’État veut « affaiblir la société civile », comme il a tenu à marteler lors de la conférence de presse. Avant de rappeler que « l’enjeu est que la société civile, qui est équidistante des organisations politiques, joue un rôle pendant les élections ».

L’affaire Lead Afrique francophone n’est toutefois pas le premier couac entre le pouvoir en place et la société civile. Invité d’un média français, le président de la République lui-même s’en est pris, d’une manière virulente, à Seydi Gassama et à Amnesty international. Qui plus est, lors de la convention des cadres de la coalition Benno Bokk Yakkar mercredi dernier, l’ancienne Premier ministre, Aminata Touré, enfonçait le clou en ordonnant aux organisations non gouvernementales et à la société civile d’une manière générale, « d’être à équidistance des partis politiques et de ne pas s’immiscer dans le combat politique». 

L’OPPOSITION, A LA RESCOUSSE DE LA SOCIETE CIVILE

Pour l’opposition, avec ce bras de fer Etat-société civile, le pouvoir continue dans la dynamique de musèlement des différents acteurs du processus électoral. Mamadou Diop Decroix et Ànd-jëf/Pads diront ainsi de cet assaut du pouvoir contre la société civile : « Après les partis politiques régulièrement réprimés et dont les dirigeants et militants vont et viennent à longueur de journées, depuis bientôt 7 ans, entre les commissariats de police, les tribunaux et les prisons, voici venu le tour des organisations de la société civile d’être dans l'œil du cyclone».  Dans la même foulée, Diop Decroix et cie considèrent que cette tentative de bâillonner la société civile « est clairement perçue comme un grand danger dans la stratégie de confiscation des suffrages qui se met en place ». Pis encore, pour Aj,  l'interdiction d'activités de l’association Lead Afrique au Sénégal, entre dans la continuité de la « sortie au vitriol du Président de la République contre Amnesty International, les tentatives de musellement des mouvements citoyens comme Yen a marre, des réseaux sociaux et, d'une façon générale, tous les coups portés sournoisement contre les organisations qui s'occupent de transparence du processus électoral en sont des preuves irréfutables »

ECLAIRAGE DU JOURNALISTE ABDOULAYE NDIAYE : « Qu’elle soit critique ou dénonce des abus, la société civile ne doit pas se substituer aux gouvernants»

Interpellé sur la question à savoir si la posture actuelle de la société civile dans le jeu politique est en conformité avec la norme ou si elle est actrice de positions partisanes, le journaliste Abdoulaye Ndiaye apporte son éclairage. « Il est à regretter que nous soyons amenés à constater les rapports heurtés entre certains membres de la société civile et le pouvoir en place. Cette situation aurait pu être évitable. Les organisations de la société civile ont pour mission essentielle, dans nos jeunes démocraties, d’aider à élever le niveau de conscience des citoyens. Elles peuvent également assurer des rôles d’intermédiaires entre ces pouvoirs de gouvernance et ces mêmes citoyens. Qu’elles soient critiques ou qu’elles dénoncent des abus, cela peut se comprendre. Elles ne doivent pas pour autant se substituer aux gouvernants issus du suffrage des populations. Il est vrai que la pratique dans notre pays est de se proclamer société civile  pour se retrouver plus tard dans la société politique.

D’ailleurs, un homme de pensée comme l’Italien Antonio Gramsci a raison d’opposer société civile et politique. Pour lui, les membres de la société civile sont souvent dans l’antichambre des pouvoirs. Notre histoire récente a montré que ceux ou celles qui furent les plus virulents contre des régimes sont aujourd’hui sous les lambris dorés de la République et profitent des avantages que procure une position de pouvoir.  Ils confirment pour cela la réflexion de Gramsci évoquée plus haut. A cela s’ajoute un contexte politique de veille d’élection caractérisé par des confrontations de toutes sortes. Il faudra alors que chaque entité, qu’elle soit civile ou politique, sache demeurer à sa place et mener son combat distinct de celui de l’autre ».

SudOnline

 

Instrumentalisation de la mendicité des enfants : déni, indifférence, inconscience... ? par Cécile THIAKANE–Lanceuse d'alertes ; activiste sociale et citoyenne du monde.

J'ai croisé récemment un jeune garçon en plein centre-ville de Dakar...

C'était un jeune talibé... Il était relativement tôt. En discutant avec lui, je me rends compte qu'il ne connaissait pas son âge ! Il doit avoir entre 7 et 8 ans ! Il m'apprend qu'il vient d'un daara situé à Guédiawaye dans la grande banlieue Dakaroise. Tous les jours avec les autres garçons de son daara, ils sont conduits, à l'aube, en car au centre-ville ! Le soir venu ils refont le trajet inverse pour rentrer.


Ils passent leurs journées à errer dans les rues de Dakar ! Des journées entières passées à interpeller les passants, à quémander pour atteindre un objectif de recettes fixées par des adultes, leurs responsables de daara. Ils sont sévèrement punis quand ils n'atteignent pas le montant journalier fixé.


J'ai encore en mémoire ce douloureux souvenir, un échange avec de jeunes talibés, l'année dernière en pleine période des fêtes de fin d'année. Il était tard, il faisait un peu frais ce soir-là, les rues du centre-ville de Dakar étaient presque désertes. Ces jeunes talibés, eux, n'avaient pas la chance de rentrer dans leur daara le soir venu ! Ils restaient en ville, dormaient à même le sol sur des cartons. Ils étaient livrés à leurs tristes sorts, et à tous les dangers de la nuit. On sait qu'il y a déjà eu des cas d'abus sur de jeunes garçons qui ont été victimes de prédateurs sexuels...
Dernièrement, un samedi soir, en sortant d'un restaurant, aux Almadies, haut lieu de la nuit Dakaroise... Il était 1h30 du matin... Il y a foule notamment beaucoup de jeunes qui comme à leur habitude se donnent rendez-vous dans ce quartier le week-end pour se divertir ! Je remarque un bon nombre de personnes assises sur le trottoir entrain de mendier à une heure aussi tardive ! Quel visage de la vulnérabilité de certaines couches de la population sénégalaise !

Mon attention est vite attirée par une toute petite fille assise à côté d'une femme, elle ne semble pas avoir plus de 3 ans ! Tout à coup, elle se lève d'un pas alerte dès qu'elle me voit et me tend la main. Sa rapidité d'exécution, à une heure aussi tardive me sidère ! Je lui prends ses deux mains et m'accroupie en face d'elle pour lui parler. Elle se contente de me sourire, et quel sourire innocent ! Mais elle ne répond pas à mes questions. Je m'adresse à la femme assisse à côté d'elle, c'est sa maman. Elle me confirme que sa fille a 2 ans et demi. Je lui demande pourquoi elle est encore dehors à cette heure avec une fille aussi jeune. Cette petite fille devrait être en train de dormir lui dis-je ! Elle m'explique qu'elle est veuve et n'a pas d'autres choix. Elle elle est obligée, pour survivre, de faire la manche avec ses trois enfants : cette petite fille et ses deux frères jumeaux de 4 ans ! D'ailleurs, l'un des jumeaux est entrain de dormir à même le sol à côté de sa maman. Elle m'avoue, qu'ils quittent Keur Massar tous les vendredis et les samedis pour faire la manche à cet endroit. Ils passent toute la nuit dehors, espérant profiter de la générosité des passants.

Je note cependant que la majorité des passants, devenus certainement insensibles, car habitués à ces scènes, ne prêtent même pas grande attention à ces mendiants.
Quand je donne un billet à la petite fille son visage s'illumine comme un enfant qui a reçu son cadeau le plus désiré un matin de Noël ! Elle s'empresse de remettre l'argent à sa maman.

Ces différents exemples, loin d'être des cas isolés, illustrent l'étendue et la complexité de ce problème de mendicité des enfants dans les rues des grandes villes au Sénégal, surtout à Dakar.
En plus des talibés, il paraît que leur nombre serait de plus de 40.000 milles dans les rues de Dakar, on note de plus en plus de jeunes enfants accompagnés de femmes, certainement leurs mamans, qui mendient de jour comme de nuit. Je n'ai pas abordés le cas des enfants en situation d'handicap, mais il y en a aussi un nombre non négligeable faisant la manche dans la rue !

Je suis partie avec une pléthore de questions et un sentiment d'impuissance.


Est-il possible que cette petite fille de 2ans et demi ait si bien assimilé son rôle dans leur dispositif ? Est-elle l'atout « sensibilité » pour sa maman ? Comment résister à ce visage si innocent ? Comment ne pas lui donner une pièce ? A quel avenir peuvent prétendre tous ces enfants maltraités, privés de leur enfance et de leur dignité ? Qu'est-ce qui peut bien justifier que des parents, des adultes responsables de mineurs puissent instrumentaliser la mendicité des enfants ? Qui sont les coupables : Les parents, les chefs de Daara, les autorités gouvernementales, ceux qui continuent à leur donner l'aumône ? Quelles sont les pistes solutionnaires pour éradiquer durablement ce fléau et redonner à ces enfants leur dignité en respectant leurs droits primaires ? Pourquoi dans un pays comme le nôtre, où la population a soit-disant le culte de la solidarité, nous n'excellons pas dans la promotion de la justice sociale ? Comment réussir à créer des dynamiques d'inclusion qui vont au-delà de la sphère familiale mais servant toute la communauté ?

Parce que la misère entrave la dignité de l'homme partout où elle sévit, ces couches de la population, dans leur profonde vulnérabilité voient leur dignité s'effriter chaque jour davantage face aux poids de leurs urgences de survie ! Il est crucial d'œuvrer concrètement pour la justice sociale. Elle reste un des vecteurs de développement durable car réduisant les inégalités, mais aussi l'impécuniosité caractérisée, et favorisant le bien-être des populations.

La place de ces enfants n'est pas dans la rue, mais dans des endroits sécurisants et structurants pour leur donner une opportunité de forger leurs destins. Ils ont besoin et ont droit à prendre le meilleur départ possible pour commencer leur vie. Cela passe par la satisfaction de leurs besoins primaires, par l'éducation, la sécurité, la paix et le droit à l'enfance... Comme nous le savons lorsque l'enfant ne prend pas le meilleur départ possible dans la vie, cela a assez souvent un coût élevé à la fois pour lui et pour la société en général. Nul doute que nous aurons tous à payer cette addition et elle sera très salée pour l'ensemble de la nation. Ces enfants qui représentent l'avenir et subissant ces violations de leurs droits sous l'indifférence de la communauté, ont de fortes chances de grandir sans qualifications, sans repères et d'atterrir à la périphérie de la société. Peut-être que nous avons parmi eux de futurs génies, des créateurs, des scientifiques...


Depuis plus de quarante ans, des textes de lois ont été votés par les différents gouvernements pour interdire la mendicité de tout genre, mais leur mise en application n'est jamais effective.
Jusqu'à quand allons-nous continuer à signer des conventions, ratifier des traités internationaux sur les droits et la protection des enfants pour satisfaire aux ODD ou pour être éligible par rapport aux différents critères de financements des institutions internationales et autres bailleurs de fonds tout en sachant pertinemment que leur applicabilité sera problématique ; la source du problème n'étant pas solutionnée ! Sans considération de l'ensemble de la chaine de valeur pour mettre en œuvre les conditions économiques, sociales et culturelles idoines, nous aurons des solutions en silo. ...


Les enfants sont l'avenir, et pour avoir un bel avenir ils ont besoin d'être accompagnés. Nous avons le devoir et l'obligation de ne plus laisser une partie d'eux être privés de ses droits fondamentaux.
Pour éradiquer ce fléau de la mendicité infantile, les solutions seront endogènes et nécessiteront une mise en commun d'initiatives faisant intervenir toutes les parties prenantes : Etat, autorités religieuses, familles, société civile, ONG... Certaines comme celles citées ci-dessous peuvent adresser le problème dans sa globalité.

- La redynamisation des territoires ruraux pour éviter l'exode rural de familles entières qui se retrouvent en ville sans avoir les moyens d'y vivre de façon décente et qui peuvent venir augmenter les rangs des candidats à la mendicité. Il y a aussi tous ces jeunes garçons, venant de ces zones rurales qui subissent de plein fouet les profondes mutations du monde rural avec l'abandon de l'agriculture vivrière et de l'élevage. Ces garçons se retrouvent envoyés dans des daaras en zones urbaines.


- Certaines croyances culturelles et religieuses gagneraient à être questionnées. Informer, sensibiliser mais surtout conscientiser les familles sur l'urgence de la situation de leurs enfants et à quel point ce « modèle de daara » s'est éloigné du concept initial et peut représenter un sérieux handicap dans leur vie future.
- Une politique sociale inclusive pour améliorer le niveau de vie des couches les plus vulnérables et en finir avec les urgences de survie quotidiennes.
- Subventionner les daaras, pour les moderniser et les structurer. Cela permettrait de prendre en charge décemment les talibés et les accompagner de manière optimale dans leur apprentissage.
- Santé de la reproduction à promouvoir et à faire adopter davantage par les familles démunies qui continuent à enregistrer un fort taux de natalité sans pour autant avoir les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants.

Le 20 Novembre, journée mondiale des droits des enfants, reste un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices que subissent encore les enfants dans le monde.

Stop à la mendicité ! Stop à la maltraitance ! Stop à toutes les formes d'injustice qui inhibent la croissance harmonieuse des enfants.
Nos enfants ont droit à l'amour, à l'éducation, à la santé, à une vie décente et aussi à l'enfance.

Une société qui ne protège pas ses enfants, une société qui n'éduque pas ses enfants, ne se ferme-t-elle pas les voies de l'émergence ?

Cécile Thiakane
Actrice du Développement social
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Il veut sortir les talibés des griffes des marabouts
Un Muriautin se bat depuis des mois pour faire connaître le sort des enfants talibés, de jeunes mendiants exploités par des marabouts à Dakar.
Marche sur les Champs
Au mois d'octobre de l'année dernière, à son retour en France, Cheikh Soumano dépose les statuts de son association « Les Etoiles Talibés » et décide de mener une action de communication choc. Il défile sur les Champs-Elysées pieds nus, comme les talibés avec une chaîne symbolisant l'esclavage dont les enfants sont victimes.

 

Journée mondiale des toilettes 19 novembre ONU :Wc, toilettes, sujets sérieux, humains et indices de développement.....

« Un problème majeur de santé publique. Nous mangeons, nous travaillons, nous téléphonons et ajoutez que nous allons aux toilettes et c'est tellement important que si nous ne le faisons pas nous tombons malades.


En plus l'absence de sanitaires conduit certaines personnes à aller loin dans la forêt ou dans des lieux improbables pour se cacher et satisfaire les instincts animaux aux risques de rencontrer un délinquant, un bandit, un animal, un serpent, etc .

La quête d'endroits pour faire ses besoins peut exposer les personnes à divers dangers soyons vigilants et sachons intégrer ce « détail » dans nos vies et nos maisons. On pourra lire ceci « Inde : des toilettes installées dans un village où les femmes déféquaient au péril de leur vie »


En mai, deux jeunes filles avaient été violées alors qu'elles se rendaient dans un champ pour faire leurs besoins. Un problème de sécurité, mais aussi de santé publique


« D'après la coalition eau, l'assainissement est encore trop rarement intégré aux logiques et programmes de développement bien qu'il soit communément admis que l'absence de services de base est un handicap important dans la voie du développement


Une lacune jugée inacceptable quand on sait que chaque jour dans le monde, 5 000 enfants de moins de 5 ans meurent de maladies liées aux conséquences du manque de toilettes. Moins grave


mais tout aussi préoccupant l'absentéisme scolaire considérable dont la défection de nombreuses filles en raison de cette absence d'infrastructure de base » https://grotius.fr/wp-content/uploads/2015/11/Probl%C3%A9matique-des-Toilettes-femmes-et-bidonvilles.pdf P B CISSOKO

Santé : le manque de toilettes en Afrique, une « pandémie » orpheline ?
| Par Mathieu Olivier

Nous sommes environ 7 milliards sur la planète. Quelque 6 milliards d'entre nous ont un téléphone portable, mais seulement 4,5 milliards d'être humains disposent de toilettes. Une situation dont plus de 2 000 enfants meurent chaque jour, en particulier en Afrique. Sans que les pouvoirs publics ne prennent vraiment le problème à bras-le-corps.


On le sait trop peu : sur notre continent, et en particulier en Afrique subsaharienne, il est plus courant de posséder un téléphone portable qu'un accès à des toilettes garantissant une bonne sécurité hygiénique. Au Soudan du Sud ou au Niger, plus des trois-quarts de la population ne disposent même pas de la moindre installation et défèquent tout simplement à l'air libre.


À l'occasion de la journée mondiale des toilettes, qui se tient chaque année le 19 novembre, Jeune Afrique fait le point sur la situation du continent. Où un enfant aurait, selon l'Unicef, environ 500 fois plus de chances de mourir de diarrhée qu'un de ses camarades nés en Europe ou aux États-Unis.


Pourquoi le manque de toilettes tue ?


L'Afrique répond-elle au défi de l'assainissement ?
L'Afrique est-elle vraiment le mauvais élève de la planète en terme d'assainissement ?
Quels pays progressent ? Stagnent ? Régressent ?
Pourquoi le manque de toilettes tue ?
Dans le monde en 2014, quelque 2,5 milliards de personnes sont privées de toilettes, selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la santé et de l'Unicef. Un fait qui passe encore relativement inaperçu tant le sujet prête à sourire. Il n'y a pas pourtant pas de quoi.


En l'absence d'accès aux toilettes et de dispositifs d'évacuation efficaces (vers une fosse septique étanche, une fosse ventilée ou encore via un système de compost), un tiers de la population mondiale se rabat vers un "système D" dangereux : seaux, sacs plastiques, vulgaires trous, installations partagées ou publiques, latrines peu ou pas isolées ou tout simplement défécation à l'air libre...


Autant de système qui aboutissent à la création de stocks de déchets non-évacués, devenant rapidement des réservoirs de microbes, à la portée de tous et des sources de contamination pour les cours d'eau environnant. On estime que 375 000 tonnes de matières fécales sont directement déposées chaque jour dans la nature.


On estime que 375 000 tonnes de matières fécales sont directement déposées chaque jour dans la nature.


Or, le manque d'accès à l'assainissement est un des facteurs les plus aggravants de la propagation des maladies dites hydriques. Un gramme de matière fécale humaine peut abriter jusqu'à cent œufs de parasites, 10 000 virus (comme l'hépatite ou la polio) ou encore jusqu'à un million de bactéries, responsables de la dysenterie, du choléra ou de la diarrhée. Cette dernière provoquerait chaque année près de 760 000 décès d'enfants de moins de cinq ans, soit plus de 2 000 par jour, selon l'OMS. En comparaison, Ebola a fait environ 5 000 morts comptabilisés en 2014.
Depuis les choses n'ont pas avancé.
https://www.jeuneafrique.com/40163/politique/sant-le-manque-de-toilettes-en-afrique-une-pand-mie-orpheline/

Des enfants de l'école primaire Harry C. du village Mansourey, en Sierra Leone, nettoient les toilettes de l'école. Photo UNICEF/Kassaye
Une crise mondiale de l'assainissement qui persiste

Nous n'y pensons pas souvent, mais les toilettes sauvent des vies, car elles empêchent la propagation de maladies mortelles causées par les excréments humains. La Journée mondiale des toilettes vise à sensibiliser le public sur le rôle crucial qu'elles jouent pour les populations et à encourager des actions ciblées pour relever le défi de la crise mondiale de l'assainissement.


Le monde est encore loin d'atteindre l'objectif de développement durable n°6 (ODD 6), c'est-à-dire « garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».
Aujourd'hui, 4,5 milliards de personnes vivent en effet sans toilettes et 892 millions de personnes pratiquent toujours la défécation à l'air libre.


L'impact d'une telle exposition aux matières fécales humaines a des effets dévastateurs sur la santé publique, les conditions de vie et de travail, la nutrition, l'éducation et la productivité économique dans le monde.
L'ODD 6 vise à garantir que tous disposent de toilettes et d'un bon assainissement et que personne ne pratique la défécation en plein air d'ici 2030. Si cet objectif n'est pas atteint, l'ensemble du Programme de développement durable à l'horizon 2030 est compromis.


La nature nous appelle


Cette année, la campagne pour la Journée mondiale des toilettes portera sur la nature, et sur la nécessité de construire des toilettes et des systèmes d'assainissement qui fonctionnent en harmonie avec nos écosystèmes.
Le thème, « Quand la nature nous appelle », s'inscrit dans l'idée que « nous sommes en train de transformer notre environnement en un égout à ciel ouvert. Nous avons besoin de davantage de solutions fondées sur la nature pour régler la crise mondiale de l'assainissement. »

Par exemple :
• des latrines à compost qui capturent et traitent les déchets humains sur le site, produisant gratuitement des engrais utiles à la culture.
• les zones humides et les roselières artificielles filtrent les eaux usées avant leur rejet dans les cours d'eau.
Faits et chiffres
Les données ci-dessous, publiées dans le rapport du Programme commun OMS-UNICEF de suivi de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement intitulé « Progrès en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène : mise à jour 2017 et évaluation des ODD », donnent une idée de l'étendue de la crise mondiale de l'assainissement :
• Environ 60 % de la population mondiale – soit 4,5 milliards de personnes – n'ont pas de toilettes à la maison ou dispose de toilettes qui ne permettent pas une gestion hygiénique des excréments.
• 892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation en plein air et sont privées de sanitaires - les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.
• 1,8 milliard de personnes boivent de l'eau potable non améliorée sans protection contre la contamination par des matières fécales.
• Dans l'ensemble, 80 % des eaux usées résultant des activités humaines retournent dans l'écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.
• 1/3 des écoles dans le monde ne disposent pas de toilettes - un problème qui s'aggrave pour les filles pendant la période de menstruation.
• 900 millions d'écoliers dans le monde ne disposent pas d'installations pour le lavage des mains - ce qui favorise la propagation de maladies mortelles.
• INDE - Un reportage de la BBC a mis au jour le calvaire quotidien de nombreuses femmes qui se privent d'aller aux toilettes pour réduire les risques d'être victime d'une agression sexuelle. Une décision qui peut avoir des effets graves sur leur santé.


 - La rédaction de LCI


• Quand assouvir un besoin naturel devient une source d'angoisse. En Inde, des milliers de femmes choisissent de se priver d'eau et de nourriture afin d'éviter les agressions sexuelles. Des agressions qui constituent le lot quotidien des Indiennes dans un pays où environ 524 millions de personnes sont contraints de se soulager quotidiennement en plein air, faute de toilettes saines.

• C'est en tout cas ce que détaille un long format de la BBC. On apprend ainsi que des femmes se limitent à un unique passage par jour, afin de limiter les risques d'agressions. D'autres s'organisent pour y aller en groupe. Mais surtout, certaines renoncent à se nourrir et à boire. Une décision qui peut se révéler risquée en été :

"Elles se déshydratent intentionnellement - et cela peut avoir des effets graves s'il fait vraiment chaud ou s'il y a une vague de chaleur", a expliqué à la BBC le chercheur Gulrez Shah Azhar, qui a étudié les conséquences de la canicule de 2010 au nord-ouest de l'Inde.


• Lire aussi


• Inde : 239.000 fillettes meurent chaque année à cause des discriminations sexistesInde : une adolescente violée et brûlée vive, le suspect principal arrêté
• Près de 70% des foyers indiens ne sont pas équipés de toilettes
• L'absence de sanitaires est un problème majeur de santé publique en Inde, et concerne près de 594 millions d'Indiens, soit quasiment la moitié du pays, selon l'Unicef. Près de 70% des foyers indiens n'en sont pas équipés. Par ailleurs, d'après une étude nationale récente, environ 60% des jeunes femmes de 16 à 24 ans n'ont pas accès aux serviettes hygiéniques, chiffre qui monte à 80% dans certains Etats pauvres du centre et de l'Est de l'Inde. A cette problématique sanitaire s'ajoute la longue liste des agressions sexuelles enregistrées en Inde : près de 110 viols sont rapportés chaque jour selon des chiffres officiels. Quelque 110.333 cas de viol ont été rapportés dans le pays entre 2014 et 2016.

• Le Premier ministre indien Narendra Modi a promis la construction de toilettes dans chaque foyer d'ici 2019. Selon lui, son gouvernement a construit plus de 20 millions de toilettes depuis 2014. Des observateurs estiment toutefois que le problème ne vient pas seulement de la pauvreté, mais également d'une croyance enracinée selon laquelle les toilettes intérieures sont impures.
https://www.lci.fr/international/en-inde-se-retenir-d-aller-aux-toilettes-au-quotidien-pour-eviter-une-agression-sexuelle-2094709.html

 

Le député LR Julien Aubert propose de changer de prénom pour devenir Français


Le député LR Julien Aubert "assume défendre une position en faveur de l'assimilation républicaine". @ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Parmi 18 propositions sur l'islam, le député LR du Vaucluse Julien Aubert suggère aux étrangers qui veulent obtenir la nationalité française de choisir un prénom "parmi ceux issus des différents calendriers français", qui soit "plus adapté à la culture nationale".


Le député LR du Vaucluse Julien Aubert propose de choisir un prénom "adapté à la culture nationale" pour obtenir la nationalité française, et d'élargir l'interdiction du port du voile qui aurait un impact "sur le développement physique" des mineures.


"Une préférence" pour la culture française. Dans un livret de 18 propositions sur l'islam publié vendredi, le député part du principe que "la distinction usuelle entre islam et islamisme (...) ne correspond à aucune réalité religieuse établie" et assume "une préférence" pour la culture française d'origine judéo-chrétienne et gréco-latine".


Le volet "culturel et civilisationnel" de l'islam "pose plus de problèmes à la culture nationale" que le volet strictement religieux, estime l'élu, qui "assume défendre une position en faveur de l'assimilation républicaine", opposée "à une conception multiculturaliste".


Un prénom "plus adapté à la culture nationale". Pour les prétendants à la nationalité française, Julien Aubert suggère de leur "imposer (...) de choisir un de leurs prénoms parmi ceux issus des différents calendriers français, et ceux des personnages connus de l'histoire nationale", qui soit "plus adapté à la culture nationale".
Le polémiste Eric Zemmour avait suscité une vive polémique lors d'une altercation avec la chroniqueuse Hapsatou Sy au sujet de son prénom, qui est, aux yeux d'Eric Zemmour, une "insulte à la France". Le député Rassemblement national (RN, ex-FN) Louis Aliot considère lui aussi qu'"on s'intègre mieux en adoptant un prénom de son pays d'accueil".
Pour une interdiction du voile dans les établissements publics. À propos du voile, Julien Aubert considère que "la coexistence de micro-nations sur un même territoire ne peut que conduire à l'affrontement" et prône de ce fait son interdiction dans tous les établissements publics, y compris les universités et les entreprises publiques. Mais il l'autorise dans la rue à condition qu'il y ait possibilité "d'enjoindre à quelqu'un de l'ôter".


Un voile mauvais pour la croissance des femmes ? Citant une étude jordanienne, le député s'interroge sur le port du voile par les mineures, qui pourrait "avoir un impact sur [leur] développement physique", avec "une carence en vitamine D, et "une perte de cheveux en cas de port prolongé".


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Mamoudou Gassama aura la nationalité française d'ici trois mois environ
• "Zinédine Zidane, c'est une insulte à la France ?!" : la colère de Francis Huster après la polémique sur les prénoms d'origine étrangère

Par Europe1 .fr avec AFP


"Zinédine Zidane, c'est une insulte à la France ?!" : la colère de Francis Huster après la polémique sur les prénoms d'origine étrangère


Chez Anne Roumanoff, le comédien pousse un coup de gueule pour dénoncer les propos d'Eric Zemmour au sujet des prénoms d'origines étrangère.
ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN


Francis Huster peut hausser la voix, dès lors que quelque chose le révolte. Chez Anne Roumanoff mercredi le comédien, actuellement à l'affiche de la pièce de théâtre Pourvu qu'il soit heureux, n'a pas caché sa colère au sujet des polémiques récentes, et notamment concernant les propos d'Eric Zemmour sur les prénoms d'origine étrangère.
Lors de l'émission Les Terriens du samedi ! diffusée sur C8, un vif accrochage avait eu lieu entre Eric Zemmour et la chroniqueuse Hapsatou Sy. Une partie de l'échange avait été coupé au montage, mais Hapsatou Sy avait choisi de divulguer cette séquence sur Instagram. On pouvait y voir Eric Zemmour reprocher aux parents d'Hapsatou Sy de l'avoir appelé ainsi. "Mademoiselle, c'est votre prénom qui est une insulte à la France", avait-il lâché.


"Eric est un prénom suédois, qui vient de 'Eirikr'". Une polémique qui n'a pas manqué de révolter le comédien Francis Huster. "Savez-vous qui est Salomea Skłodowska ?

Et bien c'est Marie Curie ! Elle est une insulte à la France ?

Et Zinédine Zidane ? Et Kylian Mbappé ? Ce sont des insultes à la France ?", s'est révolté l'acteur au micro d'Europe 1. "Eric est un prénom suédois, qui vient de 'Eirikr'", a par ailleurs avancé Francis Huster.
Acteur engagé, Francis Huster a aussi tenu à rappeler la valeur fondatrice d'égalité. "De la même façon, vous pensez vraiment qu'il y a des Français de souche ?", s'est-il ainsi insurgé. "Être Français en 2018, c'est comprendre que nous sommes un jardin d'êtres humains, où il y a des tulipes, des marguerites et des myosotis", a-t-il conclu de manière métaphorique.
Europe1

 

Tuer pour vivre par François-Michel MAUGIS – La Réunion

Le Thaïlandais Anucha est mort à 13 ans, tout simplement car son adversaire pauvre n'avait d'autre moyen pour gagner sa vie, que de gagner, contre son ami, ce combat de boxe Thaï.
Et ce drame lamentable n'est que la partie émergée du drame mondial d'une pauvreté et d'une misère que, ni nos économistes, ni nos politiques, ni les institutions internationales dont c'est la charge, ni même nos remarquables ONG, sont capables d'enrayer.

Certains analystes prétendent même que, malgré le fantastique progrès des sciences, des techniques économiques, sociales, financières, le nombre de pauvres augmente. Alors, oui, continuons de construire des sous-marins et des porte-avions nucléaires, continuons à construire des fusées pour aller dans la Lune ou ailleurs et glorifions nous de notre génie, de notre puissance. Mais cela ne me satisfait pas.

Et vous ?

Rappelons-nous, si nous avons un peu de cœur, d'Anucha TASAKO dont l'ultime discrétion et pudeur fût de mourir sous un pseudonyme : Sore WILAITHONG. Quant à son ami meurtrier Nitirkon SONDE, ne nous contentons pas de le sortir de la misère mais faisons tout pour construire un monde plus équitable, plus juste et plus humain. Et nous, Français, faisons rayonner bien davantage notre belle devise : «Liberté, égalité, fraternité ».

Ayons honte de préparer la guerre et encore plus honte de la faire. N'oublions pas non plus que le nerf de la guerre est précisément cette misère que l'organisation actuelle du Monde continue d'entretenir. Il faut arrêter et ne pas se contenter de penser qu'il faudrait peut-être changer de paradigme.

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

POLLUTION AU SENEGAL-Du soufre déversé sur la voie publique au Sénégal : des habitants s'inquiètent

Les industries tuent au Sénégal Rien n'est grave dans ce pays –Risque insoupçonnés-Conséquences à venir-Alerte

POLLUTION au SENEGAL Racisme écologique ou ségrégation écologique

Photos publiées sur Facebook par la plateforme Mboro SOS.
Photo du littoral, envoyée par Ndiaga Ndiaye.

Des images montrant du soufre sur la voie publique à Mboro et Darou Khoudoss, des localités situées dans l'ouest du Sénégal, ont été publiées sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Ce produit est régulièrement déversé de façon accidentelle par les camions des Industries chimiques du Sénégal (ICS) – une entreprise opérant dans la zone – lorsqu'ils traversent ces localités. Les habitants s'inquiètent pour leur santé.


ICS est l'une des principales entreprises du Sénégal. Présente sur différents sites dans le pays, elle produit principalement du phosphate, de l'acide phosphorique et de l'engrais. Depuis 2014, la majorité de son capital est détenue par Indorama, une multinationale asiatique.


ICS est notamment présente à Darou Khoudoss, à côté de Mboro. Ces deux localités sont situées à quelques kilomètres de la côte, dans le département de Tivaouane, dans la région de Thiès, à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar. Sur le site de Darou Khoudoss, l'entreprise produit de l'acide sulfurique, à partir du soufre, et de l'acide phosphorique, à partir du phosphate et de l'acide sulfurique. Problème : le soufre est régulièrement déversé de façon accidentelle sur la route par les camions qui l'acheminent vers l'usine.


"Il y a parfois des enfants qui jouent avec le soufre"


Un habitant originaire de Mboro a contacté notre rédaction pour nous faire part de ses inquiétudes au sujet du soufre. Il nous a ensuite mis en relation avec Mboro SOS, une plateforme citoyenne créée en 2017 pour dénoncer les problèmes locaux, tout en proposant des solutions. Nous avons échangé avec Ndiaga Ndiaye, le chargé de communication de la plateforme :
Nous voyons du soufre sur la route depuis des années. Mais c'est surtout inquiétant depuis quelques mois, car nous en voyons désormais en ville, à côté du marché, où les gens vivent et travaillent, et d'importantes quantités ont récemment été déversées. Avant, c'était surtout visible hors de la ville.


Les camions qui traversent Mboro ne déversent pas du soufre tous les jours, mais peut-être deux fois par semaine en moyenne. Ils n'ont pas l'air d'être aux normes pour transporter ce genre de produits.
Nous nous inquiétons des conséquences de ce soufre pour notre santé, notamment quand nous l'inhalons. En plus, au marché, il se dépose sur des produits qui sont consommés sans être cuits, comme les salades et les tomates, donc c'est moyen. Et il y a parfois des enfants qui jouent avec le soufre... [Deux autres habitants ont également indiqué à notre rédaction que le soufre s'enflammait quand il faisait très chaud, NDLR.]
Avec Mboro SOS, nous avons dit aux ICS que nous ne voulions plus de soufre sur la route. Nous leur avons proposé que leurs camions empruntent une autre voie, pour contourner notre localité. Ils ont dit que ce n'était pas prévu, mais qu'ils allaient essayer de tout faire pour que le soufre ne soit plus déversé. Pour l'instant, il continue d'être déversé, mais désormais, ils nettoient généralement la voie après leur passage, donc c'est déjà ça. Par contre, pour balayer le soufre et rincer la voie, ils font souvent appel à des travailleurs journaliers, qui ne portent parfois ni masques, ni gants...


Que disent les autorités locales, les ICS et les chimistes concernant le soufre ?


Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, le maire de Mboro, Moussa Ndiaye, confirme que du soufre est déversé sur la route "depuis plusieurs années", et que ce problème concerne "quasiment toutes les communes" traversées par les camions des ICS.


Également contacté par notre rédaction, Alassane Diallo, le directeur général des ICS, assure que le soufre n'est "ni toxique ni nocif à l'état solide". Il reconnaît toutefois qu'il arrive que des camions "déversent une partie de leur chargement lors du franchissement des dos d'âne" et que cela représente "une énorme perte pour les ICS", puisqu'il s'agit d'une matière première essentielle à leurs activités : "Pour ne plus être tributaire de l'état de certains camions, dont une partie de la cargaison peut se déverser sur la route, ICS a donc acheté 15 camions neufs, qui seront bientôt mis en service." Il précise qu'un "système d'alerte" a également été mis en place "pour ramasser le soufre déversé sur la route de Dakar à l'usine de Mboro".


Notre rédaction a également contacté plusieurs experts en chimie. Tous indiquent que le soufre n'est pas toxique en tant que tel, mais qu'il peut être irritant pour les voies respiratoires. Même son de cloche du côté de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), placé sous la tutelle du ministère français de la Transition écologique et solidaire :
Le soufre est irritant par contact avec la peau et les yeux, et par inhalation pour les voies respiratoires. Le contact avec les yeux entraîne des rougeurs et des larmoiements. L'inhalation occasionnelle est responsable d'éternuements et de toux, alors que l'exposition prolongée peut entraîner des maladies du système respiratoire, et notamment des trachéo-bronchites.

C'est pourquoi plusieurs organismes recommandent de porter des lunettes et des gants de protection en cas de manipulation du soufre.
Selon l'INERIS et les experts que nous avons contactés, c'est surtout la combustion du soufre qui peut être problématique, puisqu'elle génère notamment du dioxyde de soufre (SO2), une substance toxique très irritante.
"Les camions des ICS déversent aussi des déchets toxiques sur la côte"


Ndiaga Ndiaye de Mboro SOS poursuit :
Outre les problèmes liés au soufre, l'air est pollué à cause des ICS. Le 29 septembre, il y a même eu une fuite de gaz importante, qu'on a ressentie jusqu'à Mboro : l'odeur était très forte, il était difficile de respirer, ça m'a piqué à la gorge... De plus, les camions des ICS déversent des déchets toxiques sur la côte, au niveau de Khondio, depuis des années, ce qui détruit les ressources halieutiques.

Concernant la fuite de gaz mentionnée par notre Observateur, le maire de Mboro assure qu'il ne l'a pas ressentie, mais que les gens lui en ont parlé. De son côté, le directeur général des ICS affirme qu'il n'y a eu aucune fuite et qu'il serait de toute façon "impossible de cacher" un tel incident. Concernant les déchets, il reconnaît en revanche qu'ICS déverse "un sous-produit, de l'acide fluosilicique, dans la mer". L'acide fluosilicique fait partie de la liste des substances toxicologiques établies par divers organismes (CNESST, REACH, OIT...).

Photo du littoral, envoyée par Ndiaga Ndiaye.

Cet article a été écrit par Chloé Lauvergnier (@clauvergnier).

 

«Sale Grosse», «Noire Qui Pue » !pas l'ascenseur ; Mama Sabine ! a eu le tort d'être obèse et son chef lui a fait vivre un calvaire mortel

Disons Stop au harcèlement et ne soyons pas complice en nous taisant.
Il faut dire stop au harceleur .

[France - Harcèlement Raciste ] ?La justice nous dira.

Silence assourdissant sur la mort d'une employée antillaise de la mairie de Paris harcelée et humiliée retrouvée morte sur son lieu de travail !

«Sale Grosse», «Noire Qui Pue » !


Tel est un extrait du florilèges d'humiliations racistes et négrophobes dont était régulièrement victime Sabine Vorin, une techniciene de surface âgée de 59 ans originaire des Antilles.
Employée de la mairie du 20ème arrondissement de Paris elle était plus précisément ratachée à la Direction de l'Immobilier, de la Logistique et des Transports (la DILT).
Harcelée, humiliée, victime de racisme et d'insultes negrophobes notament par son Directeur Général des Service, elle est décédée dans des conditions atroces sur son lieu de travail, son décès a été déclaré à 18h45, le 17 septembre 2018.

La malheureuse a été retrouvée morte, seule, dans les toilettes de la bibliothèque municipale Couronnes-Naguib Mahfouz, rue des Couronnes, en face du parc de Belleville dans le 20ème arrondissement de Paris.
Son corps a moitié dévêtu a été retrouvé grâce à une étudiante passant par là qui intriguée par de l'eau sortant par les portes de l'enceinte de la Bibliothèque à pousser la porte à 18h25 le lundi 17 septembre. C'est là que la jeune étudiante a découvert la victime, allongée à terre, partiellement dévêtue, selon la police :
«La victime, en culotte, était dans le vestiaire, sans doute en train de se changer. Il y avait ses affaires pliées sur une chaise et une blouse de travail pendu au portemanteau. ».


Une enquête a été ouverte et autopsie a été ordonnée sur instruction d'un magistrat du parquet suite aux premiers constats médicaux concluant a un arrêt cardio respiratoire.

Juste avant Sabine Vorin travaillait dans l'enceinte de la Mairie de ce même arrondissement, son changement d'affectation de lieu de travail à la Bibliothèque serait dû à son responsable direct consécutivement aux persécutions dont elle était l'objet afin d'échapper "aux remarques racistes, sexistes et grossophobes, proférées par le Directeur Général des Services de la Mairie". Sabine Vorin faisait partie de ceux que l'on nomme les employés isolés.

Ce 17 septembre cela a été la mort au bout pour Sabine Vorin.
Certains de ses collègues évoquent sa mémoire avec affection « c'était la mama antillaise dans toute sa générosité » qui faisait consciencieusement son travail.

(pourqoui ne rien dire, ne rien faire ?) 

Elle subissait des humiliations répétées par son DGS qui selon des collègues à elle a un problème avec les personnes racisées car il aurait dit à propos du recrutement du personnel « je vais blanchir la mairie ».
Ce dernier aurait pris tout particulièrement en grippe Sabine Vorin, il allait jusqu'a entres autres lui refuser l'accès à l'ascenseur quand lui même le prenait en lui lançant, devant l'un de ses collègues et en présence d'un adjoint :

« Vous, vous ne montez pas, l'ascenseur risque de tomber ».


Femme afro descendante et en surpoids tout ce qu'il détesterait, il en aurait fait son souffre douleur.
Ce qui n'a pas géné son outrecuidance à faire l'affront d'assister à ses obsèques qui ont eu lieu au Père Lachaise devant la consternation des collègues de Sabine au courant de la situation.

Mama Sabine Vorin est décédée dans des conditions terribles et dans un silence atroce sur les conditions de travail qu'elle a subi durant toutes ces années.
Car si les syndicats CGT et SUPAP-FSU, le syndicat unitaire des personnels des administrations parisiennes tirent sonnette d'alarme pour dénoncer la difficulté de la solitude des agents isolés, et notamment des femmes de ménage, en revanche concernant le harcelèment et les humiliations racistes dont était victime la défunte c'est la frilolisité.


Un silence insupportable, qui ne plaide pas pour les victimes de harcèlement et de racisme sur leur lieu de travail !

En dehors d'un article léger du Parisien qui ne cite même pas son nom, les médias ont été comme souvent aux abonnés abscents, tout comme les organisations féministes et les organisations de défense des droits humains qu'ont contactés quelques uns de ses collègues qui sont encore sous le choc de son décès.

C'est après avoir eu récement connaissance de ces faits douloureux que la Ligue de Défense Noire Africaine s'est rendue ce matin à la mairie du 20ème pour avoir une explication.
Ayant ainsi jeté le pavé dans la mare l'affaire n'en restera pas là car la Ligue de Défense Noire Africaine dorénavant réclame Justice Pour Mama Sabine !

#LdnaWebMédia

 

Un architecte qui pose les Fondations du nouveau Sénégal : Atépa GOUDIABY est la troisième voie !


Sénégal rek


Ben, Fanny LOPEZ et autres ont après avoir conduit Atépa dans les rues du 18 ème à la rencontre des travailleurs sénégalais de la diaspora. Boutiques de tresses, tailleurs, bouchers, poissonniers, etc., Atépa est entré dans ces lieux pour se présenter et présenter son projet politique Innover, créer, compter sur tous les sénégalais, ainsi qu'il veut initier une troisième voie, un mouvement pour asseoir le Sénégal sur le durable.
Atépa est venu en politique suite à la demande de 18000 étudiants du Sénégal, de France ainsi que la diaspora au Canada pour lui demander de descendre dans l'arène politique.


A l'entame Atépa annonce la couleur, il faut changer l'homo senegalensis, il faut refaçonner ses mentalités conditions pour évoluer.


Il a parlé de l'éducation, des mines de fer et des contradictions du gouvernement comment peut on confier la gestion des ces mines aux Turcs pour une modique somme alors que nous sénégalais pouvons gérer cette exploitation.


Idem pour la gestion de l'aéroport confié à d'autres alors que nos concitoyens à l'exemple de Cheikh Fall de Air Afrique sauront le faire.


Atépa a expliqué comment le Sénégal peut créer du travail en exploitant de façon efficace nos ressources. Ce travail produira des résultats et personne ne voudra aller ailleurs ou se suicider dans les mers pour fuir la pauvreté etc.


Tous les enfants seront scolarisés à 5 ans et pour les zones d'exception il y aura des discussions au cas par cas.


Atépa propose de redessiner la géographie du pays, pour des pôles régionaux dignes.
L'activité industrielle sera mise en œuvre avec une agriculture efficiente quand on sait que notre pays regorges de produits bio de grande qualité.

Le Sénégal est un petit pays mais il faut changer et mettre en place une fondation solide pour l'Avenir.
Sur sa bi-nationalité Atepa dit qu'il a une carte verte, il a fait ses études aux USA et toute sa famille est rentrée au pays.


Le débat a permis de mesure les idées novatrices de Atépa il veut que les architectes soient au cœur des villes nouvelles pour soulager la diaspora qui peine à se bâtir une maison sans tracasseries. La Diaspora pourra confier son projet immobilier à un cabinet d'architecture qui via un appstore/logiciel de gestion montrera en temps réel l'évolution du projet immobilier.
Fini l'oncle ou le parent qui « bouffe » ton argent pour ta maison que tu veux pour ta retraite.
Atépa nous surprend avec son projet de satellite, il veut créer une université du numérique au Sénégal pour l'Afrique
Le combat sera rude parce que l'équipe en place à des astuces et méthodes peu orthodoxes.
En toute simplicité mais avec une conviction sans faille, il avance que tout ce qu'il dit est possible à l'instar de ce qu'il fait comme chef d'entreprise qui a laissé de côté ces multiples projets internationaux pour se lancer dans la bataille du changement révolutionnaire. Il promet à 71 ans un mandat unique comme l'avait suggéré mon ami feu le Pr Ibrahima Sow de l'IFAN.


Ah Libasse un musicien sénégalais a invité Atépa à ne pas oublier la culture. Combien de musiciens sombrent dans la pauvreté alors qu'ils ont donné de la joie au peuple. Atépa a parlé d'une industrie culturelle importante, de la ville du future, mais aussi d'une école innovante et efficace avec l'anglais comme seconde langue au Sénégal pour éclater la coopération libre et souveraine.


Un architecte utilise divers matériaux pour édifier un bâtiment solide et durable, c'est ainsi qu'il veut tout au moins poser une fondation béton qui pourra être le socle qui favorisera le décollage. Comment créer sur du faux, de la corruption, du sable mouvant ? Comme Descartes il faut asseoir sur du roc en vue de tracer les voies du développement tant attendues et tous les citoyens seront au travail avec comme seul leitmotiv la volonté et le mérite.


Du beau monde, une certaine tension au début mais c'est l'expression de la passion et chacun a joué le jeu, écouté, posé les questions qui fâchent pour se faire une idée précise et on pourra dire ici que cet examen est une réussite pour Atépa Goudiaby. Bravo à l'association Bol D'or au 32 Rue LAGHOUAT 75018 Paris Metro Château Rouge, un lieu de passage qui préfigure ce que la diaspora attend depuis /la maison du Sénégal. Atépa déclaré membre d'honneur comme tous les candidats qui voudront y venir pour exposer les visions et projets politiques pour le Sénégal de 2019.


Je n'oublie pas Ben BENGELOUM, Fanny LOPEZ, qui constituent le comité de Atépa2019 GOUDIABY à Paris.
On aura entendu Atépa s'exprimer dans un anglais parfait et un wolof maitrisé un « vrai boy town » qui se veut une troisième voie pour un Sénégal en route. Il finance sa campagne avec ses ressources propres. Il n'a jamais profité du système au contraire, il ne voudra pas de salaire, il veut d'abord être cette lumière qui éclaire le Sénégal. Sénégal rek
A suivre

 

Lors de la 5e édition dudu Festival international soninké (FISO) à Dakar, le 21 février 2018. © DR / Lionel Mandeix


Après Kayes au Mali et Nouakchott en Mauritanie, Dakar est devenue le temps d'une semaine de festivités la capitale des communautés soninkés venues de toute l'Afrique de l'Ouest et au-delà.


Dakar s'est transformé, du 21 au 25 février, en capitale de la culture soninké. Cette ethnie a l'âme voyageuse a vu sa diaspora régionale, continentale et même mondiale rallier la presqu'île du Cap-Vert pour la 5e édition du Festival international soninké (FISO). La liste – non exhaustive – des pays représentés lors de ce FISO parle d'elle-même : Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau et Conakry, Côte d'Ivoire, RDC, Angola, Égypte, France, Espagne, États-Unis...

Un héritage à protéger


Pour les initiateurs de l'événement, il s'agissait de rappeler la grande histoire, si souvent méconnue, de cette communauté qui a fondé et dirigé les premiers empires ouest-africains, du Wagadou, l'autre nom de l'Empire du Ghana.


La langue est la colonne vertébrale de la culture


C'était d'ailleurs le thème central de cette édition : « Le Wagadou, premier empire africain, hier, aujourd'hui, demain ». Les conférenciers ont mis en évidence le rayonnement de ces organisations politiques sur une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest, ainsi que l'héritage culturel qui a imprégné toute les sociétés ouest-africaines, tels que l'apparition des corps de métier, l'organisation militaire ou encore le cousinage à plaisanterie.
La préservation de la langue soninké a également été au centre d'ateliers qui ont ponctué les trois journées du festival. Un aspect « extrêmement important pour nous », insiste Idrissa Diabira, président du Wagadou Jiida (« Renaissance du Wagadou »), l'Association de la communauté soninké au Sénégal créée en 1985 et maître d'œuvre du FISO 2018. « Chaque année, selon l'Unesco, une dizaine de langues disparaissent. Or, la langue est la colonne vertébrale de la culture », martèle-t-il. La manifestation culturelle a d'ailleurs coïncidé avec la Journée internationale des langues maternelles instituée par l'Unesco.


Soumaïla Cissé présent

C'est la Gambie qui accueillera, dans deux ans, la 6e édition du FISO


Défilés du millier de festivaliers provenant des douzaine de délégations, ballets équestres de haute facture, chants et danses de femmes drapées dans leurs grands boubous indigo – une spécialité vestimentaire soninké -, ont rythmé cette 5e édition du FISO ouverte par le président Macky Sall.
On notera également la représentation du spectacle sons et lumières Une journée ordinaire à Koumbi Saleh, du dramaturge sénégalais Seiba Lamine Traoré, qui retrace la vie de cet empire.


Plusieurs personnalités soninkés ont participé à cette 5e édition du FISO, dont Diocounda Traoré, ancien président de transition du Mali ou encore Soumaïla Cissé, opposant malien et ex-président de la Commission de l'UEMOA.


Adama Barrow, chef de l'État gambien, n'était par contre pas présent. Mais il pourra profiter du FISO à Banjul : c'est la Gambie qui accueillera, dans deux ans, la 6e édition du FISO, après Kayes au Mali en 2011 et Nouakchott en Mauritanie, qui furent les premières villes hôtes de cette manifestation bisannuelle initiée par l'Association pour la promotion de la langue et la culture soninké en France (APLCSF), aujourd'hui présidée par le Franco-Malien Diadjé Soumaré.

Soninkés et dynamiques d'émigration

Les membres de la diaspora soninké soutiennent à bout-de-bras les régions dont elles sont originaires


Au Sénégal, les principaux foyers de peuplement soninkés sont notamment situés dans la vallée du fleuve Sénégal, à Bakel (correspondant à la province du Gadiaga), au Fouta (le Haïré), dans le Boundou (entre Tambacounda et la Gambie) et à Vélingara, en Casamance. Ils sont essentiellement établis dans la région de Kayes, à l'ouest du Mali. Cette région constitue, avec une petite partie du sud-ouest mauritanien, le Guidimakha.
Ces différents foyers alimentent depuis la fin de la première moitié du vingtième siècle les dynamiques d'émigration soninkés en direction de l'Afrique centrale (vers les deux Congo) et, surtout, vers la France, à partir des années 1950.


Réputés pour leur attachement aux valeurs fondatrices de leur culture – discrétion, solidarité, respect des anciens, etc. -, les membres de la diaspora soninké soutiennent à bout-de-bras les régions dont elles sont originaires, souvent laissées pour compte par les pouvoirs centraux.


https://www.jeuneafrique.com/537257/societe/a-dakar-les-soninkes-rappellent-leur-passe-glorieux-et-la-richesse-de-leurs-cultures/

 

De gauche à droite : Adama Barrow, président gambien, Macky Sall, président sénégalais, Florance Parly, ministre françaises aux Armées, lors de l'ouverture du Forum sur la Paix à Dakar, le 5 novembre 2018. © DR / Dakar Forum


05 novembre 2018 à 20h33 | Par Manon Laplace - à Dakar


Le cinquième Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique s'est ouvert lundi 5 novembre à Dakar, en présence notamment du président Macky Sall, de la ministre française des Armées, Florence Parly, et en l'absence remarquée de chefs d'État, en dehors du président gambien, Adama Barrow.
Les sujets du développement et de la sécurité étaient au cœur des débats, lundi 5 novembre, au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio, près de Dakar. « Il s'agit cette année de mettre l'accent sur les sujets du développement et de l'intervention militaire, car tout l'enjeu est de les rendre compatibles et de les articuler et d'aboutir à une stratégie efficace de mise en œuvre », explique Hugo Sada, organisateur du Forum.


Malgré les efforts de l'ONU, malgré la présence de Barkhane, on voit qu'il y a un problème d'articulation et d'efficience


Cette journée d'ouverture a notamment été marquée par le discours introductif de Macky Sall, qui a souhaité « remettre en cause la philosophie même de la mission de maintien de la paix » et « lever les tabous », en dénonçant notamment le manque d'efficacité de certaines missions onusiennes.
« Malgré les efforts de l'ONU, malgré la présence de Barkhane, on voit qu'il y a un problème d'articulation et d'efficience. Lorsque les troupes des Nations unies sont réduites à rester dans le camp, en attente que les ordres viennent de New York ou d'ailleurs, pendant que les malfaiteurs s'en donnent à cœur joie, il faut revoir la nature de la mission. C'est une question simplement de bon sens », a pointé le président sénégalais, devant Bintou Keita, sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la Paix à l'ONU, venue représenter l'organisation.


« Nous avons plus de 10 000 Casques bleus au Mali, il n'est pas possible qu'avec 10 000 Casques bleus, avec la force Barkhane, il continue d'y avoir des forces qui perturbent le pays. Ce n'est pas logique. Il y a des choses qu'il faudrait corriger », a-t-il insisté, citant également les exemples de la Centrafrique et de la RDC. « Depuis 1960, l'ONU est au Congo. Il y a un problème. Cela fait 70 ans ! »


Absences remarquées


Cérémonie d'ouverture de la 5ème édition du @DakarForum en présence du président sénégalais @Macky_Sall , de son homologue le président gambien @BarrowPresident et de la ministre française des Armées @florence_parly

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