Il est bon de poser la valise et de méditer ou de réfléchir sur l'être. Il est même conseillé de le faire pour comprendre et améliorer sa condition humaine. Tout va vite, certains ont des montres mais n'ont jamais le temps de s'arrêter pour faire ce travail ré-flexif sur soi et sur l'essence de l'Humain. On dira prise de tête, «philodophe», mais c'est utile de revisiter cette créature merveilleuse mais capable du pire comme du bon. Lisons notre ami pap Ndoye dans sa médidtation. merci encore à Pap qui soumet à notre sagacité ses pensées et cet acte est courageux et salué.

P B CISSOKO ichrono.info

Quelle créature extraordinaire que l'être humain!


Oh! Qu'il est complexe et contradictoire cet Individu appelé HOMME!


Il est bien cette chose-là, vivante et bivalente, construite d'une matière périssable et d'une substance impérissable.
Oh! Qu'il est vraiment mystérieux cet individu qui a un corps physique qui s'alimente de denrées comestibles, qui sait mouvoir ses membres et qui, à terme meurt!
Que dire alors de son autre forme, cette substance psychique qui ne se nourrit que de spiritualité, qui émet des sons intangibles, qui pense, mais qui ne meurt jamais!
Eh oui! rien qu'avec de la nourriture spirituelle angélique ou maléfique, elle arrive à, purifier et ennoblir, ou simplement souiller et avilir notre existence!
Ah oui! rien que du spirituel pour rendre nos vies agréables ou pénibles!


Oh! Quelle magnifique créature, que cette chose qui sait Penser, Parler, Entendre, se Tenir debout, se Déplacer et bien-sûr Agir avec intelligence.


Les autres créatures se diront sûrement que cette chose-là, -maligne dans son fond, magique dans sa forme, et inquiétante face à ses besoins de survie,- est bien redoutable.
Elle l'est sûrement, de par les capacités dont elle est investie et qui font d'elle, une espèce Unique en son genre.
En effet la complexité de la fabrication de l'homme fait qu'il est divisible, et que l'un de ses éléments constitutifs est l'ombre invisible de l'autre.
Et justement, c'est le contrôle que cette ombre invisible exerce sur le corps physique qui pose problème.


Elle est capable d'influencer nos vies par des Pensées positives et ou négatives.


Ce sera donc l'effort individuel de nous civiliser, qui l'empêchera de nous abrutir du fléau du Mal Pensant.
Aussi pour vivre libre, cet homme doit s'affranchir du désir et du plaisir, mais aussi de la volupté, qui l'asservissent.
Il doit donc apprendre à être Maître de son Moi, en plus contrôlant ses pulsions instinctives qui conduisent à des attitudes immorales et irraisonnées.
Il est alors bien vrai que c'est la Morale et la Raison qui différencient les Créatures Animales de celles Humaines.
Et c'est ainsi que ces deux valeurs (morale et raison), trouvent leur essence dans l'Esprit de l'homme.


Aussi les Actions générées par un Esprit mal saint ne pourront produire que des effets insanes contre, lui-même et la société.
Par contre, celles de celui bienfaisant resteront empreintes de beauté et de générosité, avec beaucoup d'élégance, mais aussi de déférence et d'indulgence envers toutes les créatures et l'univers.
Il y'a également d'autres actions de personnes, qui paraissent inconscientes ou insouciantes, rigoristes ou impulsives, opposées à celles-là aussi, dites lucides ou soucieuses, laxistes ou pondérées.
Toutes ces caractéristiques qui sont propres à l'homme en activités dans le système social, témoignent de la multiplicité des formes que sa nature peut revêtir.
Et toutes ces formes s'expriment sous la pression de son état d'esprit, à l'occasion d'événements sociaux spécifiques.


Ce corps humain aussi représentatif qu'expressif soit-il, demeure au service de son âme.
C'est ainsi que ce grand Penseur invisible appelé Esprit, se trouve directement connecter à cette ÂME.
Et cet Esprit assurera alors le commandement de la machine humaine dès lors asservie et robotisée.
L'État de cet ESPRIT expliquera ainsi tout acte posé par le Robot humain représentant notre corps.
L'ÂME est donc le contenant de cet Esprit directeur de notre conscience.


Et cette Conscience déterminera ainsi la qualité des actes au travers desquels nous sommes jugés, Personnalité responsable ou irresponsable.
Aucun acte posé par l'homme, si futile ou sérieux soit-il, ne se perdra dans le déroulement de sa vie.


Tous ses actes sont comptabilisés dans le patrimoine de ses faits et gestes, dans une parfaite corrélation.
Le tout, débité ou crédité dans la comptabilité de ses actions, avec ses effets de boomerang, puisqu'il en assume la paternité, de son vivant jusqu'après sa mort.
Voilà pourquoi, le Bon DIEU, en créant l'humanité, a doté l'homme d'intelligence et l'a doué de raison et de bon sens comme moyens, pour assurer sa propre survie, et faire prospérer et progresser le monde dans la Paix, la Miséricorde et, l'Opulence.


Hé oui! Les préoccupations du bon


DIEU sont autres, que de s'occuper à la place de l'homme, des petites choses de ce bas monde.
Et la mise en œuvre de cette noble charge de civiliser le monde fut alors confiée à cet Esprit Bienfaisant ou Mal Faisant!
Ainsi se trouva édifié le monde du Bien et du Mal où nous vivons!
Aussi l'orientation de nos actions, en bien ou en mal se décide librement à partir de la Conscience qui anime l'Esprit de cet homme bivalent.
En bon Régulateur du système universel, notre CRÉATEUR, en créant l'homme libre et responsable de ses actes, a aussi prévu de lui faire assumer, ici même et à l'au-delà, toutes les conséquences découlant de ses agissements, par des sanctions positives comme négatives.
L'homme est bien le maître du jeu sociétal, dont il est l'unique acteur.
N'est-ce pas que nous sommes tous nés individuellement, libres et indépendants. Nous avons aussi été confiés par DIEU à deux de nos semblables dénommés Parents.
Ces derniers, comme d'autres l'avaient déjà fait pour eux, devraient assurer assistance, sécurité, instruction et éducation, à toute nouvelle génération, jusqu'à la majorité.
Cet âge où toutes nos décisions deviennent majeures.


Nous grandissons, atteignons la majorité, et devenons Adultes, au moment où nos Parents vieillissent.


Arrive donc notre tour d'assurer à nos ascendants, assistance et sécurité, et à nos descendants, la même chose que ceux-là avaient faite pour nous.
L'homme se trouve ainsi seul dans un tourbillon cyclique où il est au début et à la fin du système.


Décidément, l'homme est bien au centre du monde des Vivants et des Morts, qui sont tous redevables au Tout Puissant ALLAH, pour leur avoir fait goûter la VIE.
Toutefois, ce qui semble paradoxale dans le Monde des Vivants, c'est que la mort de l'homme, ravive son âme dans nos esprits.
C'est pourquoi, nous constatons que les morts ne sont jamais définitivement oubliés, leurs réminiscences finissent toujours par nous rattraper.
Ils sont là, bien dissimulés dans notre subconscient prompts à refaire surface pour violer le monde des Vivants et l'attrister.
Ils sont partis, mais demeurent là, présents, pour nous ôter notre joie de vivre, et nous rappeler la vulnérabilité et la misérabilité dans laquelle nous vivons.
Une bien misérable vie qui oppose nos intérêts bassement matériels, dans l'irrespect le plus total de la différence de nos conditions existentielles.
Cette vie sociale est assurément le terreau de la Vanité et de l'Ignorance humaines.


Ainsi cet homme resté sauvage, et revêtu de l'habit de la modernité se croira investir du Pouvoir illusoire de faire et défaire le «destin» de ses semblables.
Heureusement que le Tout Puissant est toujours là entrain de veiller sur l'équilibre absolu de son Univers!
Et de par sa seule volonté, IL peut fendre la terre et y ensevelir tous les hommes, sans aucun compte à rendre!
En vérité absolue, Lui est le Seul Éternel, le Seul Propriétaire des Richesses et du Pouvoir.


Mais, malgré notre Impuissance face à notre nature éphémère, il est très désolant de voir des personnalités publique surprises d'être déchues, et de leur mirage, tombées en désuétude, dans le ridicule.
Dans nos sociétés de culture éducative en deçà de la moyenne acceptable, toute émersion d'individu de l'anonymat, y est perçue comme une réussite sociale.
A ce stade, il conviendrait de nous arrêter et nous poser la redoutable question à savoir: d'avoir réussi notre Vie, ou d'avoir réussi dans la Vie?
Mais, il nous reviendra, en connaissance de cause, d'être intelligents et de comprendre que tout Pouvoir mis à notre disposition, doit être considéré comme devant être disponible pour toute la communauté géographique concernée.
C'est seulement ainsi que nous pourrons nous éloigner de l'égoïsme, de la suffisance et de la vantardise qui font la Force illusoire des Hommes vivant et réfléchissant dans le monde des Égouts de la société.
Ceux-là mourront égarés sans jamais connaitre la Joie d'avoir vécu dans la générosité du partage.


Et ils méconnaitront aussi la quiétude et la sérénité de la Bonté divine, quelles que fussent les actions qu'ils auraient eu à poser, et dont ils se seraient glorifiés fièrement.
Mais d'une fierté tellement controversée en leur for intérieur, qu'ils en sortent insatisfaits et insatiable à vie.
N'est-ce pas là, une façon éloquente de magnifier la prépondérance de notre Âme sur notre Être physique, de notre Esprit sur notre Corps!
Selon que notre ESPRIT pense en Bien ou en Mal, nous sommes une Bonne ou Mauvaise Personne!
En définitive, il est bien vrai que nous Existons par nos Pensées!

Saint Louis du Sénégal, 30/05/2017
Pape Ndoye

Début du compte à rebours, ce jeudi 26 octobre 2017 en Catalogne. Le Parlement catalan doit se réunir en fin d’après-midi. Tout laisse à croire que Carles Puigdemont, le président de la Generalitat - la région -, pourrait déclarer l’indépendance à l’issue de cette session parlementaire.

Avec notre envoyée spéciale à Barcelone, Leticia Farine

Carles Puigdemont a convoqué mercredi vers 19 h plusieurs membres de sa famille politique pour se mettre d’accord sur une déclaration de sécession. La réunion s’est déroulée au palais de la Generalitat, devant lequel se trouvaient à ce moment-là quelque 700 professeurs qui manifestaient contre l’article 155. Etaient conviés à cette rencontre plusieurs conseillers, des députés du groupe parlementaire de la coalition indépendantiste « Ensemble pour le oui », des représentants de Barcelone et l’ex-président de la région, Artur Mas.

A l’issue de la réunion, c’est sur Instagram que Carles Puigdemont a annoncé officieusement sa décision. Il a publié une photo de cette rencontre assortie de la phrase suivante : « Ne perdons pas de temps avec ceux qui ont décidé de détruire l’autonomie de la Catalogne, continuons. »

Pendant que le Sénat espagnol enclenche l'article 155...

Le message se termine avec le hashtag #CatalanRepublic. Une légende qui laisse donc très peu de doutes sur les intentions du président. D'autant que l’assemblée parlementaire, qui devait tout d’abord siéger ce jeudi matin à 10 h, a été déplacée à 16 h puis à 17 h. La session devrait se poursuivre jusqu’à vendredi.

Ces horaires sont loin d'avoir été choisis au hasard, puisque c’est à la même heure qu’une commission de 27 membres du Sénat espagnol commencera à débattre sur la suspension de l’autonomie de la Catalogne. La chambre haute se réunira vendredi en séance plénière pour ce vote historique. A noter que Carles Puigdemont avait d'ores et déjà annoncé mercredi qu’il n’irait pas au Sénat. Ce jeudi, tout laisse à croire que c’est parce qu’il pourrait déclarer l’indépendance de la région au même moment depuis le Parlement catalan.

RFI

Au Sénégal, si personne ne dément la menace terroriste, la police nationale a néanmoins dû démentir, ce lundi 23 octobre, des informations diffusées par la presse locale au sujet de l’arrestation d’un présumé jihadiste. Ces informations ont provoqué une vague d’inquiétude au sein de la population. Ce citoyen malien a été arrêté à Rosso, poste-frontière où deux Algériens, membres du groupe Etat islamique, ont été interpellés, en septembre, trois mois après leur arrivée au Sénégal.

« L’homme transportait des explosifs », a indiqué une influente radio de la place. « Arrêté grâce aux fins limiers des services de renseignement », écrit un quotidien. Des informations inquiétantes pour la population, si ce n'est qu’elles sont fausses. La direction de la police nationale a donc décidé de publier, lundi 23 octobre, un communiqué pour mettre fin à ces folles rumeurs reprises par la rue.

« Au moment de son interpellation, ce citoyen malien ne détenait par-devers lui qu’un passeport. Aucune arme de quelque nature que ce soit n’a été trouvée sur lui », écrit la police nationale. L’homme est interrogé depuis vendredi 20 octobre. « Aucun lien avec des groupes jihadistes n’a encore été établi », ajoute la police.

L’arrestation, en juin, de deux membres du groupe Etat islamique

L’arrestation de ce Malien s’est faite au poste de Rosso, à la frontière avec la Mauritanie et c’est au même endroit que deux Algériens, membres du groupe Etat islamique, inconnus des services de renseignement, ont eux aussi été arrêtés, le 9 septembre dernier. Ils avaient été expulsés par la Turquie trois mois auparavant, au mois de juin, vers Dakar.

L’affaire n’a pas fait de bruit, mais il y a eu visiblement un sérieux problème d’organisation entre les policiers turcs et sénégalais. Lorsque ces deux Algériens sont arrivés à Dakar, les forces de police du Sénégal, pourtant prévenues, les ont laissé partir de l’aéroport. Les deux hommes vont rester dix jours dans la capitale avant de filer en Mauritanie. Depuis, ils étaient activement recherchés et c’est à leur passage au poste frontière de Rosso, grâce au système pour relever les empreintes qu’ils ont été immédiatement appréhendés, début septembre.

Sur eux, des vidéos d’allégeance mais aussi de tortures et des listes de contacts. Ramenés à Dakar, placés sous mandat de dépôt, les deux hommes sont, depuis un mois, « débriefés » par des agents du renseignement. Ces derniers cherchent à connaître et à comprendre leurs activités durant trois mois mais aussi à savoir s’ils ont des complicités ou bien s’ils ont cherché à recruter d’autres éléments.

Fichés en Algérie, comme appartenant à des groupes terroristes, les deux hommes auraient demandé leur extradition vers le Sénégal pour éviter une condamnation. Jointe par RFI, la police sénégalaise indique ne pas avoir encore communiqué sur ce dossier.

RFI

«Il n’y a pas de malaise au Haut conseil des collectivités territoriales». C’est le président de ladite institution, Ousmane Tanor Dieng qui dément toute forme de conflit interne. Saisissant l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 1ière séance plénière de la 2ième session ordinaire du Hcct hier, lundi 24 octobre, Ousmane Tanor Dieng a tenu à donner sa vérité sur les allégations portées contre le fonctionnement de son institution.

Ousmane Tanor Dieng a ainsi déclaré : «nous travaillons dans des conditions importantes, apaisées, civilisées et nous n’avons aucun problème de cette nature. On est surpris qu’on nous dise de l’extérieur qu’il y’aurait un problème entre des membres du Hcct et son président». Mieux dit-il, «ce n’est pas la vérité». En effet, les membres du Hcct ont fait une motion de défense à leur président. Par la voix de Mael Thiam, ils ont «condamné fermement toutes formes de dénonciations calomnieuses et de prises de positions anonymes et surtout non conformes à la réalité en dehors des organes appropriés pour débattre des questions qui relèvent de la compétence de l’Institution et de son fonctionnement».

Poursuivant la lecture de la motion, Mael Thiam dira, «les membres du Hcct se démarquent des attaques anonymes diffusées par la presse contre la bonne réputation des Hauts Conseillers, dont les combats quotidiens se retrouvent ainsi injustement altérés et assimilés à de viles réclamations bassement matérielles par ces faits qui dénaturent leur état d’esprit et leur engagement républicain en faveur du peuple sénégalais». Ils ont ainsi félicité Ousmane Tanor Dieng pour les «résultats obtenus dans la cohésion des membres de l’institution et sans grand bruit, la concertation, le devoir de réserve et le respect des autres institutions de la République qu’il a érigés en règle générale de gouvernance en vue d’éloigner le Haut Conseil de toutes les formes de polémiques et de comportements de nature à affecter négativement son image, sa réputation et surtout l’unité de ses membres».

Des informations selon lesquelles il existerait une «gestion patrimoniale» d’Ousmane Tanor Dieng au Hcct surtout avec la «rétention des dotations de carburant des membres du Hcct», étaient relayées dans la presse.

«LE TEMPS DE LA FIN DE MON MANDAT DEPEND DU PRESIDENT»

Les personnes qui s’attendaient au départ imminent de Ousmane Tanor Dieng de la tête du Hcct pour «avoir épuisé son mandat», peuvent déchanter. Pour cause, il a profité de la cérémonie d’ouverture de la 1ière séance plénière de la 2ième session ordinaire du Hcct pour éclairer l’opinion sur son mandat. «C’est le Président de la République, Macky Sall qui m’a nommé président du Hcct et mon mandat n’est pas lié aux changements qui interviennent pour les autres mandats pour les autres membres du bureau», a fait savoir Ousmane Tanor Dieng. Mieux dit-il, «le président n’est pas visé par les changements annuels au niveau du bureau du Hcct», avant de laisser entendre que le «temps de la fin de mon mandat dépend du Président. Ça peut être un an, quatre ans, cinq ans».

PROMOTION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L’EMPLOI : Le Hcct joue sa partition

Les travaux de la première séance plénière de la 2ème session ordinaire de l’année 2017 du Haut conseil de collectivités territoriales (Hcct) ont démarré hier, lundi 24 octobre, autour du thème «Attractivité du territoire et promotion de l’emploi». Pendant deux mois, les hauts conseillers vont échanger sur la contribution à apporter à la prochaine conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité des territoires.

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a tenu hier, mardi 24 octobre, sa première séance plénière de la 2ème session ordinaire de l’année 2017 autour du thème «Attractivité du territoire et promotion de l’emploi». Cette rencontre visait à préparer la contribution à apporter à la conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité des territoires que le Président de la République, Macky Sall, a demandé d’organiser en décembre prochain. C’était lors du conseil des ministres du 4 octobre dernier.

Selon le président du Hcct, Ousmane Tanor Dieng, si le Chef de l’Etat tient à l’organisation de cette conférence sur la question et la mise en place d’un schéma interministériel de coordination et de développement territorial et qui intègre le recensement des emplois directs et indirects générés, c’est parce qu’il considère la «nécessité d’asseoir un développement territorial équitable et durable du Sénégal». Et c’est sur cette base que Ousmane Tanor Dieng dira : «le Hcct devrait saisir cette opportunité pour réfléchir sur cette question en préparant une contribution à verser à la réflexion globale sur les stratégies de développement territorial tel que souhaité par le Président de la République». Cela, pour justifier le choix du thème de la 2ième session ordinaire du Hcct. Il a ainsi invité les hauts conseillers des collectivités territoriales à accompagner cette dynamique de rapprochement des entreprises.

En effet, à en croire le président du Hcct, à côté de cette contribution qui occupera une partie de cette 2ème session, les hauts conseillers vont également émettre un avis sur le projet de réforme du Fonds d’Equipement des Collectivités locales (Fecl). «Vu sa vocation en matière de développement territorial et de son financement, le Hcct doit contribuer à la réflexion sur le financement des collectivités territoriales», a déclaré Ousmane Tanor Dieng.

Venu présider la cérémonie d’ouverture de la première séance plénière de la 2ème session ordinaire de l’année 2017 du Hcct, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Samba Sy a fait savoir que le Hcct se veut un «cadre dont on attend qu’il produit des avis, suggère ou recommande, indique le bon chemin et prévient des écueils et permet d’avancer avec sureté et confiance». Toutefois, le ministre reste confiant quant à la réussite des travaux du Hcct. «Je suis convaincu que la thématique que vous avez choisie de traiter lors de la présente session, s’inscrira dans la dynamique de production d’un avis faisant l’état des lieux sur cette question, présentant des opportunités offertes par nos politiques publiques mais aussi leurs limites avant de formuler des recommandations opérationnelles».

Durant les deux mois, le Haut conseil des collectivités territoriales va également finaliser les PTA des Commissions et le Plan d’action stratégique du Haut Conseil des Collectivités territoriales et auditionner de hautes personnalités étatiques.

lundi, 23 octobre 2017 10:19

La SNCF revient en Afrique

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La SNCF, la Société française des chemins de fer est de retour en Afrique. Après avoir obtenu la concession du TER de Dakar, l’opérateur français s’est positionné pour le métro d’Abidjan. Plus largement, la SNCF propose aux villes africaines son savoir-faire et développe de nouveaux concepts de mobilité urbaine, espérant conquérir de nouveaux marchés.

Alors que le groupe Bolloré investit massivement dans le rail ouest-africain, un autre acteur, un acteur historique celui-là, fait son retour depuis quelques années en Afrique. Stéphane Vollant secrétaire général de la SNCF.

« La SNCF est de retour sur le continent africain. Elle l’avait un peu abandonné ou délaissé depuis quelques décennies, et nous avons l’envie de revenir si les états ou les villes nous proposent de participer à des appels d’offres. »

La SNCF s’intéresse désormais aux villes. Le contrat remporté au Sénégal pour la concession du TER qui reliera Dakar à la ville de Diamniadio, a permis à la société de prouver son savoir-faire dans ce que l’on appelle la mobilité urbaine. C’est-à-dire l’interconnexion entre les différents modes de transports en ville. Frederic Bardenet en charge du développement africain de la SNCF.

« On a à la fois un projet structurant ferroviaire suburbain avec le projet du TER, et un projet de BRT, Bus à haut niveau de service, selon la terminologie française, qui desservira plutôt le nord de la métropole de Dakar. On a vraiment cette articulation entre deux projets structurants qui est quelque chose de très particulier et qui nous intéresse beaucoup. Aujourd’hui on a cette volonté d’avoir une approche globale sur une agglomération et pas seulement de proposer la construction d’un tramway ou d’une ligne de chemin de fer et d’en rester là. »

Le maître mot est donc la mobilité adaptée et cette adaptation passe par une politique de prix ajustée. La SNCF qui gérera le TER de Dakar assure que les tarifs ne seront pas dissuasifs. Stéphane Vollant.

« La marque de fabrique de la SNCF, parce que c’est une entreprise publique, c’est de toujours regarder le côté populaire de son offre de transport. Nous aurons ce regard-là, ce souci du moindre prix, et de l’adaptation de notre offre de transport au pouvoir d’achat des Sénégalais. Nous aurons un TER populaire, ce ne sera pas un TER élitiste évidemment ! »

L’Afrique est encore un marché très modeste pour la SNCF qui réalise pourtant un tiers de son chiffre d’affaires à l’étranger. Mais ce marché est amené à se développer. En raison de leur croissance, les villes africaines investissent de plus en plus dans les solutions de transports urbains.

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Après quatre jours, les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont achevé leur tournée dans le Sahel pour évaluer la situation sécuritaire et identifier l'appui à fournir pour répondre aux menaces terroristes. La délégation des 15 ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité conduite par les ambassadeurs François Delattre de France, Tekeda Alemu d'Ethiopie et Sebastiano Cardi d'Italie s’est dite « convaincue » que le Burkina Faso et les pays du G5 sahel méritent d'être soutenus.

Les diplomates onusiens sont arrivés à Ouagadougou au moment où le nord du pays est en proie à des attaques quasi hebdomadaires. Jeudi 19 octobre, une vingtaine d'hommes armés ont incendié une école primaire publique et les populations ont dû prendre la fuite.

D'ailleurs dès leur arrivée, les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité ont visité le restaurant café Aziz Istanbul, cible d'une attaque terroriste au mois d'août.

Didier Dacko, chef d'état-major du G5 Sahel, attire aussi l'attention sur la situation précaire liée à l'instabilité en Lybie et appelle à une coordination renforcée avec l'Algérie. « On n’a pas la réponse à toutes les menaces, donc il y a des mouvements de va-et-vient entre la Libye et l’espace G5 Sahel. Mais la force conjointe constitue en quelque sorte un élément, une partie de la réponse à cela, parce que nous avons deux bataillons qui seront du côté du Tchad et du Niger. Mais pour ce qui est du côté algérien, nous n’avons pas de réponse actuellement. Cependant, nous pensons qu’il est important que la force conjointe ait des mesures de coordination avec les forces algériennes, mais cela demande en amont des démarches politiques au niveau opératif de nos pouvoirs. »

Selon François Delattre, l'ambassadeur de France à l'ONU dont le pays assure la présidence du Conseil de sécurité, cette tournée a permis de mieux saisir les réalités et les efforts des pays sahéliens dans la lutte contre le terrorisme.

Pour les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité, « il faut vite agir aux côtés du Burkina Faso et des membres du G5 Sahel ». Quant au diplomate français François Delattre, il est déjà convaincu que le Conseil de sécurité va apporter son soutien aux pays membres du G5 Sahel. Reste à définir « les modalités » de ce soutien.

Rfi

Madrid a longtemps pensé que la seule menace suffirait à faire reculer Barcelone, avant de prendre samedi des mesures inédites. Il était réputé « mou », « résilient » et « flegmatique ». Mariano Rajoy a finalement tapé du poing sur la table, samedi 21 octobre, pour « rétablir la légalité » en Catalogne, où le gouvernement régional est engagé sur la voie de la sécession. Lors d’un conseil des ministres extraordinaire, le chef du gouvernement espagnol, à la fois déterminé et visiblement accablé par la tension des derniers jours, a annoncé les mesures concrètes qui seront soumises au vote du Sénat, dans le cadre de l’article 155 de la Constitution, qui permet la mise sous tutelle des régions qui menacent « gravement l’intérêt général ». Et ces mesures sont implacables.

L’exécutif demande la destitution du président du gouvernement catalan, Carles Puigdemont, et de ses ministres régionaux, qui sont par ailleurs déjà tous mis en examen pour « désobéissance, abus de fonction et malversation de fonds publics » pour avoir signé le décret de convocation du référendum d’autodétermination illégal du 1er octobre.

Les différents ministères espagnols contrôleront directement depuis Madrid le fonctionnement de la Généralité, l’exécutif catalan, pour une durée maximale de six mois, avec comme objectif de convoquer des élections régionales, « aussitôt restaurée la normalité » en Catalogne.

Mise sous tutelle progressive

Pour ce faire, le gouvernement demande aussi au Sénat de limiter les compétences du Parlement catalan et s’octroyer le pouvoir de dissolution. La Chambre catalane ne pourrait pas non plus convoquer de sessions de contrôle de la Généralité, ni de séances plénières sur des sujets ayant trait à l’application de l’article 155. Le gouvernement rendra compte de son action en Catalogne tous les deux mois, mais devant le Sénat.

« L’administration de la Généralité continuera de fonctionner de manière normale sous les ordres des ministères espagnols », a assuré M. Rajoy, pour qui « l’autonomie n’est pas suspendue », mais « la loi est rétablie ». En cas de désobéissance, le gouvernement espagnol se garde cependant la possibilité de « nommer, destituer ou substituer toutes autorités, responsables publics et membre du personnel de l’administration de la Généralité » en fonction des « besoins pour le fonctionnement normal de l’administration », selon le texte soumis au Sénat. La mise sous tutelle de la région s’effectuera ainsi de façon graduelle, en descendant dans les échelons administratifs autant que nécessaire et en relevant les fonctionnaires récalcitrants pour faire respecter l’autorité de Madrid.

Contrôle direct des Mossos d’Esquadra

Trois aires de compétence régionales font, en outre, l’objet d’un traitement particulier. Le ministère espagnol de l’intérieur prendra le contrôle direct des Mossos d’Esquadra, la police régionale, dont le chef, actuellement mis en examen pour sédition, devrait être destitué. En cas de besoin, il pourra substituer les Mossos « par des effectifs des forces et corps de sécurité de l’Etat ». Le ministère des finances devra lui « garantir » qu’aucun fonds public ne sera versé à des « organismes ayant des relations avec le processus sécessionniste ». Enfin, en matière de télécommunications et d’audiovisuel, le gouvernement prendra le contrôle des médias publics pour garantir la « transmission d’une information véridique, objective et équilibrée ».

Toutes ces mesures ont été convenues avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et le parti Ciudadanos, opposé à l’indépendance. Elles seront soumises au vote du Sénat vendredi 27 octobre. M. Puigdemont pourra faire valoir ses arguments mardi et mercredi.

« Le gouvernement a dû appliquer l’article 155 de la Constitution, ce qui n’était ni notre désir ni notre intention », a assuré Mariano Rajoy, qui estime que le processus indépendantiste « cherchait l’affrontement ». « C’est un article qui ne s’applique que pour des conditions exceptionnelles, a-t-il poursuivi. Mais aucun gouvernement d’un pays démocratique ne peut tolérer que la loi soit ignorée et violée. »

M. Rajoy a longtemps pensé que la seule menace d’appliquer l’article 155 de la Constitution suffirait à faire reculer le gouvernement indépendantiste catalan. Attendant une marche arrière qui n’est pas arrivée, convaincu que l’offensive judiciaire suffirait à faire reculer les sécessionnistes, persuadé aussi qu’ils changeraient d’avis quand ils observeraient les conséquences sociales et économiques de leur projet, le chef du gouvernement espagnol a laissé courir le temps, comme il en a l’habitude chaque fois qu’il est confronté à des sujets épineux. Et ce, malgré la pression de son aile droite et de ses électeurs, mais aussi de la plupart des médias espagnols, qui lui demandaient, depuis des semaines, une réponse ferme et rapide pour mettre fin au processus séparatiste. Malgré, aussi, la menace des indépendantistes de faire sécession, s’il n’acceptait pas un « dialogue » visant à leur accorder la tenue d’un référendum d’autodétermination, et qui demandaient à l’Union européenne (UE) de jouer les médiateurs.

Les deux options de Puigdemont

« La seule chose que [les indépendantistes] ont offerte est de liquider la loi et de mettre en marche une légalité parallèle, a insisté M. Rajoy. Un dialogue, ce n’est pas un contrat d’adhésion. Un dialogue hors de la loi et des normes est profondément antidémocratique. »

Pour Carles Puigdemont, c’est au contraire l’application de l’article 155 qui est « contraire à l’Etat de droit », comme il l’a dénoncé lors d’un discours télévisé, samedi soir. Se posant en victime de l’Etat espagnol, le président catalan a fait appel aux fantômes du franquisme. Il a attribué la débâcle économique au gouvernement espagnol qui encouragerait « de manière irresponsable l’instabilité économique ». Il s’est dit « conscient de la menace qui pèse sur tout le peuple de Catalogne si l’Etat poursuit son objectif de liquidation », et a d’ores et déjà appelé « le peuple catalan » à « s’unir pour recommencer à défendre [ses] institutions ».

Notre reportage à Barcelone :   Démonstration de force des indépendantistes catalans dans les rues de Barcelone

M. Puigdemont demeure le président de la Catalogne jusqu’à vendredi. Et, à ce titre, deux voies s’ouvrent à lui : se déclarer en rébellion et proclamer la République catalane, ou reculer et, pour préserver l’autonomie de la région, convoquer de nouvelles élections régionales qui désactiveraient de fait l’article 155. Il n’a annoncé ni l’un ni l’autre.

« Je demanderai au Parlement de fixer la convocation d’une séance plénière où les représentants de la souveraineté citoyenne débattront de la tentative de liquider notre autonomie et notre démocratie », a-t-il déclaré, avant de prévenir : « Et nous agirons en conséquence. »

Sandrine Morel (Madrid, correspondance)

• Une majorité de Catalans favorable à la tenue de nouvelles élections Selon un sondage paru le 20 octobre dans le quotidien El Periodico, 68,6 % de Catalans « seraient d’accord avec la convocation de nouvelles élections pour essayer de résoudre le conflit » entre Madrid et Barcelone. Y compris chez ceux qui ont « un sentiment indépendantiste », cette option a la préférence de 48 % des sondés, contre 47,2 % qui s’y opposent. Si on leur donne le choix entre trois options, seuls 29,3 % pensent que le président de la Généralité, Carles Puigdemont, devrait déclarer l’indépendance immédiatement, 36,5 % estimant qu’il devrait convoquer des élections pour éviter la suspension de l’autonomie, 24,8 % pensant qu’il devrait y renoncer et négocier avec l’Etat. Malgré les nombreux départs d’entreprises récemment observés, seuls 14,1 % des sondés ayant un sentiment indépendantiste pensent qu’il existe « un risque pour l’économie catalane si l’indépendance aboutit » contre 81,2 % chez les non-indépendantistes. Enfin chez ces derniers, 80,4 % se disent pessimistes pour l’avenir, contre 28,5 % chez les partisans de l’indépendance.

RFI

Marseille a obtenu un match nul (2-2) face au Paris-Saint-Germain, dimanche, lors d’un clasico marqué par l’expulsion de Neymar.

Hagard, Steve Mandanda erre dans sa surface de réparation. Entre deux soupirs, le gardien et capitaine de l’Olympique de Marseille maudit le ciel tandis que ses coéquipiers, déçus, s’allongent sur la pelouse du Stade-Vélodrome. Dimanche 22 octobre, en clôture de la 10e journée de Ligue 1, le club phocéen a encore manqué le coche face au Paris-Saint-Germain, son rival historique. Il s’en est pourtant fallu de peu. A une poignée de minutes près, l’OM offrait la victoire à son bouillonnant public. Un succès après lequel les joueurs marseillais courent depuis novembre 2011 et leur dernier triomphe en date contre le PSG version Qatar Sports Investments (QSI).

Malgré leur grinta et leur remarquable organisation, les joueurs entraînés par Rudi Garcia ont concédé le nul (2-2) face à des Parisiens au bord de la crise de nerfs et en infériorité numérique après l’expulsion de la star brésilienne Neymar à la 86e minute. S’ils ont mené deux fois au score grâce à des réalisations de Luiz Gustavo et de Florian Thauvin, les Olympiens ont échoué à prendre le large avant de céder dans les arrêts de jeu. Le salut du PSG est ainsi venu de l’Uruguayen Edinson Cavani, dont le splendide coup franc a heurté le dessous de la barre transversale de Mandanda et fini sa course dans les filets.

« On était tout proche, a soupiré Rudi Garcia, dont l’équipe stagne à la 5e place de Ligue 1. On est super frustrés. On est en progrès, mais cela n’a pas été suffisant pour battre le favori de la Ligue 1 et l’une des meilleures équipes d’Europe. » Le regard noir, l’entraîneur marseillais pouvait d’autant plus manifester son dépit que son équipe, appliquée et tonique, a fait ronronner le public du Vélodrome tout en donnant du fil à retordre au rival parisien.

Peu d’observateurs avaient pourtant misé un kopeck sur l’OM avant ce duel qu’on annonçait, au bas mot, déséquilibré. Comment la formation phocéenne, propriété de l’Américain Frank McCourt depuis un an, pouvait-elle tenir le choc face à Neymar et consorts, devenus des épouvantails en Ligue des champions, capables de renverser (3-0) les Allemands du Bayern Munich ?

Victorieux lors de ses quatre dernières visites au Vélodrome, le club de la capitale semblait avoir tué le concept même du clasico, événement médiatique inventé sous le règne de Bernard Tapie (1986-1994) à l’OM et de Canal+ au PSG (1991-2006).

Dans les rues ensoleillées, les supporteurs marseillais oscillaient entre aigreur et ironie à quelques heures du coup d’envoi. « Mbappé et Neymar, ils vont s’amuser », pouvait-on entendre à la station Rond-Point-du-Prado, à quelques encablures de l’enceinte.

Boulevard Michelet, la tension est montée d’un cran lorsque les forces de l’ordre et les pompiers ont dû intervenir pour éteindre d’impressionnants fumigènes. L’odeur âcre des lacrymos flottant dans l’air renvoyait les spectateurs aux antagonismes du passé. « On va les tuer ces Parisiens », s’égosillaient, au pied du Vélodrome, plusieurs dizaines de supporteurs, comme blessés dans leur orgueil, désireux de mettre un terme à six ans d’avanies.

A grand renfort de fumigènes, le public marseillais a d’emblée plongé l’enceinte dans les ténèbres. En sifflant copieusement, il a également offert au PSG une acoustique hostile. Vitrines de « l’OM Champions Project » de Frank McCourt, lequel a dépensé 120 millions d’euros en transferts depuis son arrivée, le Brésilien Luiz Gustavo et Dimitri Payet ont fait particulièrement souffrir les « visiteurs ».

La suffisance du PSG

Présomptueux, minimisant l’enjeu de la rencontre, les joueurs parisiens ont livré une prestation décevante. En attestent le rythme sénatorial du milieu italo-brésilien Thiago Motta, peu percutant, et les erreurs techniques à répétition du latéral gauche Layvin Kurzawa. Quant au jeune prodige Kylian Mbappé, 18 ans, il a dû regretter d’avoir assimilé le clasico « à un match comme un autre », bien loin du faste d’une rencontre de Ligue des champions.

Spectral, l’ailier s’est enferré dans des dribbles inutiles tout en perdant sa lucidité au fil des minutes. Il a même reçu un carton jaune après avoir réclamé, en vain, un penalty sur une faute de main évidente de Jordan Amavi. Au terme de la rencontre, Kylian Mbappé a notamment critiqué la performance de l’arbitre, Ruddy Buquet. « On a pas mal de bâtons dans les roues sur certains faits de jeu. On ne veut pas faire les victimes ni accabler l’arbitre qui a eu beaucoup de pression. Mais il faut que les arbitres se mettent au niveau, a déclaré l’attaquant sur un ton aigre-doux. Et aujourd’hui, il n’a pas été au niveau. »

Neymar, à fleur de peau

Symbole d’une équipe parisienne un brin prétentieuse et à fleur de peau, le Brésilien Neymar a connu un premier clasico compliqué. S’il a inscrit le but égalisateur en première période, l’ex-joueur du FC Barcelone s’est entêté à vouloir mystifier ses adversaires, tombant dans la facilité et multipliant les raids solitaires. Techniquement au-dessus du lot, l’attaquant a même littéralement « disjoncté » lorsqu’il s’en est pris à Lucas Ocampos, auteur d’un croche-pied.

Déjà averti quelques minutes plus tôt, le joueur le plus cher de l’histoire du football (222 millions d’euros) a donc reçu un carton rouge sous les vivats du Vélodrome. Il a alors quitté la pelouse, arborant un sourire narquois. Cet accident de parcours intervient alors que les caprices de la star lors des séances d’entraînement ont été relayés, cette semaine, par L’Equipe.

En conférence de presse, l’entraîneur parisien, Unai Emery, a néanmoins tenu à défendre Neymar. « Il faut protéger les joueurs. Le carton jaune, je crois que ce n’est pas juste pour Neymar, a assuré le technicien espagnol. C’est un joueur qui veut jouer, mais si tous les matchs, il subit de la provocation, de l’agressivité… Je crois que c’est un travail de protéger les joueurs importants, et ce dans les deux équipes. »

En liesse lors du but égalisateur inscrit par Edinson Cavani, Unai Emery peut souffler. Malmenée, son équipe sort finalement indemne du Vélodrome et étire sa série d’invincibilité face à l’OM à quinze matchs. « On a montré du caractère pour revenir au score », s’est félicité l’entraîneur parisien. Leader de Ligue 1, avec quatre points d’avance sur son dauphin monégasque, le PSG aura tout de même reçu un sérieux avertissement à Marseille.

Le Monde.fr

Ces jours-ci une polémique « politicienne » agite le microcosme politique sénégalais comme si le pays n’avait pas d’autres problèmes plus importants et plus urgents à régler. Cela pourrait même paraître incongru, surréaliste, si le président Macky Sall et son ministre de la justice, Ismaël Madior Fall n’avaient eux-mêmes jugé utile de faire entendre leur voix. Rappelons que la question est la suivante : l’actuel chef de l’Etat peut-il ou non, constitutionnellement, être candidat en 2024 à un troisième mandat qui en réalité ne serait que le deuxième ? Rappelons que Macky Sall a été élu en 2012 dans le cadre d’un septennat, que depuis la constitution a été modifiée par une loi référendaire et que l’article 27 précise que « le chef de l’Etat est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».

Les oracles du palais présidentiel

Faut-il voir là une manœuvre présidentielle à seule fin d’observer, de tester les réactions de l’opinion publique ? C’est possible auquel cas il est pour le moins imprudent de préjuger d’un résultat quinze mois avant l’échéance électorale. C’est faire injure aux électeurs, autant leur dire qu’il est inutile de se déplacer et d’aller voter la réélection de Macky Sall étant d’ores et déjà acquise. Quelle idée se fait-on de la démocratie et quel mépris pour le peuple. On remarquera d’ailleurs que Macky Sall a récemment déclaré « Je ne dépasserai pas deux mandats » employant intentionnellement le futur et non le conditionnel, quelle impudence ! On croirait entendre le croupier d’un casino s’exclamant : « Les jeux sont faits ! »

Tripatouillage constitutionnel

A croire certains juristes patentés Macky Sall serait fondé à se représenter en 2024 (dans l’hypothèse d’une victoire en 2019), le pays étant passé entre temps du septennat au quinquennat et le premier mandat n’étant pas pris en compte. Quel tripatouillage ! L’aspiration à une « présidence à vie » reste décidemment vive chez beaucoup de dirigeants africains, du Congo au Burkina Faso en passant par le Burundi et la Centrafrique. Aujourd’hui encore on évoque le spectre d’un troisième mandat en Mauritanie et en Guinée, et demain qui d’autre, le Sénégal peut-être ? Les sénégalais ne l’accepteront pas car notre pays est l’héritier d’une longue tradition démocratique contrairement à certains de nos pays voisins. Le pouvoir fait tourner les têtes a tel point que nombreux sont les chefs d’Etat qui oublient qu’ils ne sont que dépositaires temporairement du pouvoir, locataires et non pas propriétaires de leur fonction. De tels agissements bafouent la démocratie en confisquant au profit d’un homme et de son clan les leviers de commande ad vitam aeternam au mépris de la volonté des peuples. A l’avenir il conviendra d’ailleurs que les dirigeants en place respectent le calendrier électoral et ne le modifie pas en fonction de leur intérêt personnel. L’époque n’est plus aux petits arrangements entre amis et ce genre de dérive institutionnelle n’est plus admise.

Un débat éthique et moral et non pas juridique

En fait la seule hypothèse envisageable d’une candidature de Macky Sall en 2024 est que celui-ci soit battu en 2019 le mettant ainsi en mesure de tenter sa chance à nouveau quelques années plus tard. Des constitutionnalistes en s’emparant de cette question sont hors sujet car il s’agit d’un débat éthique et moral et non pas juridique. Et plutôt que de se soucier de leur propre sort les responsables politiques seraient mieux avisés de se préoccuper de l’avenir du Sénégal et des sénégalais. L’urgence est ailleurs, en particulier dans une meilleure gestion de la vie quotidienne de nos compatriotes et du développement du pays. Pour le reste, il est plus que temps d’en finir avec ces pratiques d’un autre âge.

Ibrahima Thiam

Président de UN AUTRE AVENIR

Ichrono.Info

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C'est toujours le flou au Kenya avant la nouvelle présidentielle prévue en principe, le 26 octobre. Le président de la Commission électorale (IEBC), elle a reconnu ce mercredi qu'il serait difficile de garantir un scrutin crédible et libre. Il a appelé dans la foulée les candidats à une réunion de sortie de crise. Mais les appels au dialogue, manifestement, ont du mal à fonctionner.

La journée a mal commencé. L’IEBC a annoncé que la réunion avec les sept candidats était repoussée sine die. Après plusieurs heures de flou, l’opposant Raila Odinga, a néanmoins accepté de rencontrer le président de la Commission électorale. A la sortie, le chef de la NASA a dit qu’il réfléchirait à prendre part à un nouveau scrutin, si les exigences de sa coalition sont prises en compte. « S’il y a de vraies consultations et de vraies réformes, nous y réfléchirons », a-t-il dit.

Le président Kenyatta lui ne s’est pas montré très ouvert au dialogue. En meeting, mercredi, il a rappelé que l’important c’était que l’élection soit à la date indiquée. Aujourd’hui, son camp précise qu’il est en campagne et donc pas disponible pour le moment. En attendant, les appels se multiplient. Une quinzaine d’organisations de la société civile ont estimé que l’échéance du 26 n’était pas tenable, tout en appelant les politiques au dialogue.

La Commission pour la cohésion et la réconciliation, créée après les terribles violences de 2007, a jugé la situation politique malheureuse, irresponsable et intenable. « Le climat actuel ressemble à celui d’il y a dix ans. Nous demandons au pouvoir et à l’opposition de faire preuve d’ouverture, de tolérance et de trouver une sortie de crise », a déclaré son président Francis Ole Kaparo.

RFI

Pour l’instant, l’élection est maintenue au 26. Hier, Wafula Chebukati a déclaré que l’IEBC serait opérationnelle le jour J. Maintenant, réussir un scrutin, ce n’est pas qu’une question logistique et technique. « Il faut aussi un environnement propice », a déclaré le chef de la Commission.

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