jeudi, 06 juillet 2017 07:57

Office du Bac : le directeur Babou DIAHAM démissionné

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Après avoir fait face à la presse ce mercredi pour revenir sur la rocambolesque histoire de fuites au Baccalauréat, le DG de l’Office en charge de l’organisation de cet examen a été démissionné.

Sur la forme, il est démissionnaire mais dans le fond, Babou DIAHAM a été démis de ses fonctions. La panacée qu’il a proposée semble n’avoir pas convaincu.

En effet, lors de son face-à-face avec les journalistes, le désormais ex-directeur général de l’Office du Bac a été interpellé sur son éventuelle démission.  Et à Babou DIAHAM de déclarer que ce n’est pas à l’ordre du jour.

Maintenant, ça semble être d’actualité.

Lors de sa conférence de presse, le directeur de l’Office du Bac a annoncé que les épreuves de français, d’histoire et de géographie des séries littéraires sont reprogrammées pour lundi prochain.

WALFNet

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Entre le ministre de l’Economie, non moins coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr), Amadou Ba, et le maire de la commune des Parcelles assainies, Moussa Sy, adversaire politique déclaré du premier nommé, on ne se fait décidément pas de cadeaux. La preuve, la rencontre entre le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, et les conseillers municipaux des Parcelles, élargie aux délégués de quartier, aux imams, ainsi qu’aux organisations associatives de base, a servi de cadre au maire pro-Khalifa Sall pour jeter de grosses pierres dans le jardin de son ennemi politiques juré.

En effet, prononçant le mot de bienvenue à la délégation conduite par le ministre Mansour Faye, Moussa Sy a salué la démarche de son invité du jour. Il a en fait apprécié que son collègue-maire de Saint-Louis l’ait avisé avant d’effectuer une visite dans sa commune, contrairement à un de ses collègues ministres qui ne procède pas de la sorte. Il a ainsi averti son visiteur que s’il avait procédé comme son camarade de parti (Amadou Ba-ndlr), les choses ne se seraient pas passées comme elles l’ont été. A savoir, la mobilisation qu’il a pu faire regrouper autant de composantes de la population des Parcelles assainies.

Donc, pour Moussa Sy, ce sont des actions à magnifier dans la mesure où cela entre dans la recherche de solutions pour les populations. Des piques qui font allusion à la visite surprise qu’avait effectuée le ministre Amadou Ba au niveau de la mairie de la commune, lors d’une tournée au niveau des bureaux d’enrôlement des électeurs dans la commune des Parcelles assainies. Un geste mal apprécié à l’époque par le maire Moussa Sy qui a d’ailleurs tout bonnement éconduit la délégation du ministre en refusant de la recevoir dans son bureau.

A noter par ailleurs que le maire des Parcelles assainies a tenu à faire régner l’ordre dans la salle de délibération de sa municipalité pleine à craquer. En effet, avec la forte présence des militants apéristes de la commune, venus accompagner le ministre Mansour Faye, Moussa Sy a fait comprendre à tout le monde que la rencontre du jour n’a rien de politique. Pour lui, tous ceux qui veulent faire de la politique n’ont qu’à aller dehors. Il a d’ailleurs menacé de faire expulser toute personne récalcitrante par les forces de l’ordre présentes dans la salle.

Pour la prise de parole, après l’exposé du ministre Mansour Faye sur l’alimentation en eau potable de Dakar, ainsi que les solutions immédiates retenues par ses services, sans oublier la projection de film faite par un agent de son ministère, Moussa Sy a repris le micro pour distribuer la parole. Il a ainsi décidé de ne donner la parole qu’aux délégués de quartier, en dépit des incitations de certains conseillers municipaux, a l’image de Khadim Gadiaga. A préciser que le ministre de l’Economie, Amadou Ba attendu parmi la délégation du ministre Mansour Faye n’a finalement pas effectué le déplacement. De l’avis de son collègue, il a été retenu par une réunion de dernière minute avec le président de la République. 

Sudonline

 

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Les nombreuses contestations de l’opposition dite «radicale» suite à la proposition validée de la Commission électorale nationale autonome (Cena), notamment de modifier l’article L.78 du Code électorale, plongent le pays dans une situation politique délétère à la veille des élections législatives. C’est le sentiment partagé de certains analystes politiques interpellés par Sud Quotidien hier, lundi 3 juillet, pour un regard croisé sur la situation politique actuelle du pays. A l’instar du journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, qui reste  persuadé que cette situation colporte des risques d’incidents postélectoraux, tout comme le professeur analyste politique, Momar Diongue, qui estime pour sa part qu’on tend vers «une pagaille électorale».

Une bonne partie de l’opposition dite «radicale» se démarque du consensus dégagé lors de la rencontre initiée par la Commission électorale nationale autonome (Cena), avec les représentants des listes en compétition pour les législatives. Comment appréciez-vous cette situation?

Momar Seyni Ndiaye : Il faut dire que cette modification et tout le bruit qu’il y a autour démontre au moins une chose. C’est l’absence de capacités à planifier les étapes du processus électoral. C’est extrêmement dommage parce qu’un pays comme le Sénégal qui a tant d’expérience en organisation des élections, dans le management d’une démocratie de manière générale, n’aurait pas dû se retrouver dans cette situation qui est digne de petits pays, ou de pays à petite démocratie. Le Sénégal est un pays à grande démocratie. C’est la première chose à noter. La seconde chose en réalité, c’est que le contexte dans lequel on a proposé cette modification est très chargé. Parce que c’est un contexte marqué par une très forte conflictualité entre les acteurs politiques, notamment entre ceux de l’opposition et du pouvoir, et à l’intérieur même du pouvoir comme dans l’opposition. Dans des conditions pareilles, trouver un consensus relève du miracle, parce que personne ne peut imaginer qu’un consensus puisse se dégager facilement. Cela veut dire simplement que la proposition de la Cena arrive trop tard et ne permet pas dans des conditions idéales d’avoir non pas une majorité, parce que c’est plus facile d’avoir la majorité, mais un véritable consensus. Autrement dit, une convergence de sincérité parce que c’est ça le consensus. S’il n’y a pas de convergence de sincérité, il n’y aura pas de consensus. C’est la raison pour laquelle c’est regrettable.

Momar Diongue : Je voudrais partir d’abord d’un constat : les élections législatives ne mobilisent pas généralement les Sénégalais. Ces dernières années, le taux de participation à une élection législative n’a jamais atteint 40%. Ça veut dire que tout ce qui peut militer pour augmenter le taux de participation devrait être la bienvenue pour la classe politique sinon on risque d’aller vers l’élection la moins populaire qu’on ait eue dans ce pays. Pour diverses raisons liées au fait que les législatives ne mobilisent pas les Sénégalais généralement, aux difficultés pour obtenir la carte électorale, à la pléthore de listes (47 précisément), à l’hivernage qui fait qu’il sera très difficile de mobiliser l’électorat du monde rural en pleins travaux champêtres,  aussi à l’impraticabilité des voies.

Pour faciliter le vote, la formule qui me parait la meilleure, c’est celle qui est proposée par la Cena et qui consiste à prendre 5 bulletins au minimum et 10 au maximum. Prenez le cas de la France dont on s’inspire beaucoup pour ce qui est des élections et du processus électoral. Là-bas, quel que soit le nombre de bulletins en lice, l’électeur n’est tenu de prendre au minimum que deux bulletins. Parce que le fait de prendre deux bulletins  permet de sauvegarder quelque chose qui est fondamentale, c’est-à-dire le secret du vote. La formule qui est proposée par la Cena est très sincèrement la meilleure formule. Il faudrait que les acteurs politiques en prennent conscience et aillent dans cette direction si on veut la tenue des élections et avec un taux de participation appréciable.

Comment comprendre la radicalisation de l’opposition qui se démarque dudit consensus ?

MSN : Il faut dire qu’une partie de l’opposition fait preuve d’une radicalité incompréhensible. Quand bien même le pouvoir n’aurait pas créé toutes les conditions pour amorcer un véritable dialogue, la radicalité de l’opposition ne se justifie pas. Choisir au moins 5 bulletins pour voter, c’est beaucoup plus facile que d’en choisir 47. D’un coté comme de l’autre, il y a une radicalisation et de l’autoritarisme qui ne se justifient pas. Malheureusement, nous sommes dans une situation délétère et on risque d’avoir des difficultés. Il faut ensuite constater que c’est une tempête dans un verre d’eau. Parce que tout simplement, lors des dernières élections législatives, nous étions à un taux de participation de moins de 40%, avec 2 ou 3 fois moins de listes. Donc, c’est un faux problème en réalité qu’on a posé. Aujourd’hui, le véritable enjeu, c’est comment mobiliser les acteurs pour qu’ils aillent aux élections. Quels sont les moyens de communication, les moyens matériels logistiques, les argumentaires, les propos de campagne qu’on doit tenir pour intéresser les gens à la politique ? Parce que si on avait réuni ces moyens, ces thématiques de campagne  crédibles, il n’y aurait pas eu cette désaffection comme on l’a senti lors du référendum et des élections locales. Le problème est mal posé, à mon avis.

MD : L’opposition dite radicale est en train tout simplement de faire payer au président Macky Sall sa gestion presque unilatérale du processus électoral. C’est aussi simple que cela. Il y a eu le choix du nombre de députés de la diaspora qui a été adopté à l’Assemblée autour de 15 députés alors qu’à l’origine, on s’était entendu autour de 10. On avait fini de faire les discussions et le président a utilisé sa majorité pour faire porter ce nombre-là à 15. La deuxième chose, c’est que beaucoup de membres de l’opposition disent que si on en est arrivé à cette situation d’inflation de listes, c’est parce que Macky Sall aurait suscité un certain nombre d’autres listes pour diviser les voix de l’opposition. On est dans un jeu où les principales forces de l’opposition estiment que Macky Sall est à l’origine de l’inflation des listes et elles ne feront rien pour sortir de cette situation compliquée. Voila en fait ce qui se joue. Il n’y a rien d’autre… Maintenant, au delà de cette analyse contextuelle, il faudrait que vraiment au sortir de ces élections… que toute la classe politique puisse se retrouver pour dialoguer, discuter entre acteurs. C’est comme ça qu’on doit faire dans un système démocratique. Vous voyez aujourd’hui le Président en être réduit à demander à la Cena d’intervenir pour réconcilier les parties...Et bien, si on en est arrivé à cette situation, c’est parce qu’il n’y a jamais eu de dialogue sincère, franc entre acteurs politiques dans ce pays depuis que Macky Sall a pris le pouvoir.

Au regard de ces nombreuses contestations, n’avez-vous pas le sentiment que le scrutin risque d’être dévoyé ?

MSN : C’est vrai. Ces nombreuses contestations vont alimenter le climat déjà délétère. Aujourd’hui, la décision des partis de l’opposition, à mon avis, qui veulent assiéger l’Assemblée nationale le jour du vote, ne me parait pas une bonne décision. Parce qu’il n’y a pas vraiment matière à mobiliser autant de gens, autant de conflit pour une chose qui aurait pu être réglée dans un dialogue. La conflictualité est déjà réglée. Les bases d’un conflit postélectoral sont d’ors et déjà posées. Il y a de fortes chances qu’au lendemain du 30 juillet, le Sénégal prenne le risque, encore une fois, de plonger dans la conflictualité, dans des incidents postélectoraux. C’est dommage, parce que nous avons tous les moyens pour éviter une telle perspective.

MD : Il est clair qu’on va vers un scrutin qui ne ressemblera à rien du tout. On risque d’aller à une pagaille électorale. Imaginez-vous que  47 représentants de listes plus les membres du bureau de vote, représentants de Cena, l’assesseur vont se retrouver dans une salle de classe.  Plus d’une cinquantaine de personnes dans une classe où vont passer les électeurs pour voter. On risque d’aller vers une bataille électorale… Je ne suis pas contre l’idée d’un report ou un décalage des élections pour permettre que ça puisse se faire dans les meilleures conditions. Qu’est-ce qu’il y a de mal à proroger le mandat des députés de deux mois encore pour aller dans ces élections-là dans les meilleures conditions possibles…Entre acteurs politiques, on peut s’entendre. C’est pour cette raison que je dis que tout cela est lié à l’absence de dialogue parce qu’en cas de dialogue permanent, les deux parties se seraient rendues compte qu’il serait difficile d’aller vers des élections dans ces conditions.

Sudonline

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Des sommets moins nombreux et plus efficaces, c'est le souhait du Guinéen Alpha Condé qui préside l'Union africaine depuis six mois. Actuellement il y a deux sommets par an, un en janvier et un en juillet, et à l'occasion de ce 29ème sommet, qui se tient actuellement à Addis Abeba, nombreux sont ceux qui pensent que l'on parle trop et qu'on n'agit pas assez... 

C’est le comité de réforme de l’Union africaine piloté par le Rwandais Paul Kagame qui propose un sommet par an. L’idée est que se réunir tous les six mois pour prendre de multiples décisions dont les 9/10èmes ne sont pas appliquées ne sert à rien. Interrogé par nos confrères de France 24, le président ivoirien Alassane Ouattara se dit très favorable à cette réforme.

« Moi je crois que ce serait une bonne chose. Un seul sommet – je l’ai même dit au président Alpha Condé – un seul sommet pendant une seule journée ce serait mieux. L’Union européenne fait le sommet – ça dure une journée – nous devons faire en sorte, si nous devons avoir plus d’un sommet, qu’on s’assure que le sommet tienne en une seule journée ».

Un ou deux sommets par an cela ne règle pas la question centrale : qui gouverne l’Union africaine ? Est-ce la commission présidée actuellement par le Tchadien Moussa Faki Mahamat ou est-ce l’Assemblée des chefs d’Etat ?

Il y a un an et demi la commission a voulu prendre une initiative sur le Burundi, mais elle a été stoppée immédiatement par des chefs d’Etat très jaloux de leur autorité.

RFI

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Comment lutter efficacement contre le flux migratoire qui arrive en Europe par la Méditerranée—? Alors que Rome vient d’alerter sur l’«énorme pression» exercée sur ses côtes, cette question était au centre des discussions durant la rencontre dimanche 2 juillet à Paris entre les ministres de l’Intérieur italien, français et allemand. Des propositions communes seront examinées à la prochaine réunion informelle du Conseil de l’UE qui se tiendra à Tallin jeudi 6 juillet.

L'Italie, l'Allemagne et la France veulent renforcer les stratégies de lutte contre les flux migratoires. Un communiqué du ministère de l'Intérieur français, diffusé ce lundi après la réunion tripartite annonce ce qui semble être un plan de route pour intensifier cette lutte.

Il s'agit d'appuyer le retour de migrants dans leurs pays d'origine, de rallonger l'aide à l'Organisation internationale des migrations (OIM) et au Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) pour améliorer les conditions dans les centres de détention en Libye et de renforcer le pouvoir des garde-côtes libyens récemment formés par l'Europe pour limiter ce flux en collaboration étroite et « améliorée » avec l'Italie.

Un « code de conduite » pour les ONG

Quant aux ONG actives en Méditerranée et dont l'action fait l'objet de polémiques en Italie depuis quelques mois, un code de conduite et une meilleure coordination avec les autorités italiennes doivent être mis en route pour améliorer le sauvetage en mer.

Concernant le Sud libyen, les trois pays envisagent d'appuyer l’examen d’options concrètes pour renforcer les contrôles à la frontière sud de la Libye, en coordination avec les pays voisins.

Selon le ministère des Affaires étrangères, une réunion à laquelle participera le ministre Jean-Yves Le Drian se tiendra à Rome le 6 juillet avec les pays de transit de migrants afin de gérer « collectivement et solidairement » le flux vers l'Europe.

Au total, 83 650 personnes sont arrivées en Italie par la mer depuis le début de l'année, soit une hausse de presque 20% par rapport à la même période l'année dernière. La plupart sont parties des côtes libyennes.

L'ONU a averti lundi que l'Italie ne peut pas continuer à absorber à elle seule les dizaines de milliers de migrants qui arrivent sur ses côtes. Elle réclame la mise en place d'un système pour le partage du « fardeau », selon l'expression d'un responsable onusien.

RFI

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Qu’Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr, respectivement ministre de l’Economie, des finances et du Plan, et ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire se le tiennent pour dit ! S’ils veulent garder leur portefeuille ministériel, ils n’ont qu’à remporter la bataille de Dakar face à Khalifa Sall et aux autres partis et coalitions de partis en lice aux législatives prévues le 30 juillet prochain. Sinon, menace Macky Sall qui rencontrait hier, dimanche 2 juillet, tous les investis de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar de Dakar mais aussi tous les ministres et autres membres du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) de Dakar, ils ne feront plus partie de la prochaine équipe gouvernementale.

Macky Sall fait de la conquête de Dakar une «sur-priorité». Le Chef de l’Etat qui a réuni hier, dimanche 2 juillet, tous les investis de la capitale sénégalaise pour les élections législatives du 30 juillet prochain s’est voulu clair et ferme à l’endroit notamment du ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Bâ, tête de liste départementale de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) et du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr.  «Vous gagnez Dakar, sinon on change d’équipe !», leur a fait savoir le président de la République lors d’une audience tenue au Palais avec l’ensemble des investis de sa coalition, mais aussi des ministres, des directeurs généraux et autres hommes d’affaires.

«C’était, en quelques sorte, le Général qui a réuni ses troupes avant d’aller en guerre», ironise notre source qui a pris part à la rencontre. Et de préciser : «tous les investis de la coalition Bennoo de Dakar étaient là. Mais aussi des ministres, des directeurs généraux, les membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales tous issus de Dakar comme certaines personnes aux portefeuilles garnies qui ont répondu présentes».

Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr promettent de relever le défi

Le ministre de l’Economie, des finances et du Plan et celui de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire qui se disputent le leadership dans la capitale, ont décidé devant le président de la République d’enterrer la hache de guerre pour faire triompher la coalition Bennoo Bokk Yaakaar au soir du 30 juillet.

«En réalité, le problème de la coalition BBY à Dakar, c’est l’APR. Mais pour cette fois, Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr ont décidé de travailler la main dans la main. D’ailleurs, ils n’ont pas le choix. Ils sont condamnés à travailler ensemble parce que si on (BBY) perd Dakar, ils vont perdre eux aussi leur portefeuille de ministres. C’est clairement le message que Macky Sall leur a lancé», confie notre interlocuteur. Non sans rappeler la défaite de la coalition BBY, lors de l’élection des membres au Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT).

«Nous avons perdu parce que des responsables de l’APR n’avaient pas mouillé le maillot. L’exemple le plus illustratif, c’est l’absence d’Amadou Bâ le jour même de l’élection», fait remarquer notre source.

Chat échaudé craignant l’eau froide, «ils (Amadou Bâ et Abdoulaye Diouf Sarr, Ndlr) ont décidé de faire bloc. Mieux, ils ont même révélé lors de notre réunion qu’ils ont travaillé ensemble hier (samedi-Ndlr) jusque tard dans la soirée», a aussi révélé notre source.

Rappelons que la liste de BBY pour le département de Dakar conduite par Amadou Bâ (tête de liste) est aussi composée  de Marie Thérèse Aida Seck, Abdoulaye Diouf Sarr, Marie Pierre Faye, Jean Baptiste Diouf, Juliette Zingua (PS) et  Santi Sène Hagne (AFP).

Les suppléants sont Alioune Badara Diouf, Mame Fall, Moussa Saleh, Diago Diagne, Abibatou Mountaga Tall, Ndèye Boumy Ndiaye, Amath Thiam.

SudOnline

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De passage à Paris lors d’une épreuve de la Ligue de diamant le 1er juillet, Marie-Josée Ta Lou a terminé deuxième derrière la Jamaïcaine Elaine Thompson. L’athlète ivoirienne qui s'est confiée à RFI fait des Mondiaux d’athlétisme de Londres du 4 au 13 août prochain sa priorité. Histoire d’oublier ce podium raté des JO 2016 à Rio sur le 100m pour quelques millièmes de secondes seulement.

Les mots se bousculent. Son débit de paroles est éloquent, son enthousiasme est communicatif. Après son 100m samedi dernier lors du meeting de Paris, c’est une jeune femme pleine de motivation qui s’est présentée face à nous.

Dans la capitale française, Marie-Josée Ta Lou a terminé deuxième derrière la double championne olympique jamaïcaine Elaine Thompson, en 10″96 avec au passage son premier chrono sous les 11 secondes cette année. Pourtant, la veille, elle ne se sentait pas au meilleur de sa forme et hésitait à prendre le départ. Son entraîneur lui avait lancé : « Dans ce cas-là viens juste t’amuser ! ».

La double championne d'Afrique a séché les larmes de Rio

Blague à part, on se souvient que Marie-Josée Ta Lou, 28 ans, était passée devant nous en larmes et sans pouvoir dire un mot lors des JO de Rio où elle avait terminé au pied du podium. Pourtant, pour ses premiers Jeux, la sprinteuse ivoirienne avait atteint la finale du 100 mètres et frôlé l’exploit de monter sur le podium. Cette fois, elle s’est longuement confiée à notre micro avec un large sourire qui en dit long sur son état d’esprit. Il faut pointer qu’elle semble en forme : en atteste sa victoire sur le 200m à Ostrava en République Tchèque le 28 juin.

Fin publicité dans 29 s

A quelques semaines des Mondiaux de Londres, Marie-Josée Ta Lou raconte qu’il lui faut encore travailler son « finish ». Mais aussi son départ, car elle le trouve encore « un peu mou ». Il lui a fallu surtout gérer le temps entre les deux grosses échéances que sont les JO et les Mondiaux. « J’ai commencé en janvier, car j’étais malade. Avec mon entraîneur, nous étions un peu sceptiques. Aujourd’hui, mon coach est un peu surpris des résultats actuels », raconte-t-elle sans fanfaronner.

Depuis Rio, la double championne d’Afrique (100m et 200m) a radicalement changé sa perception de la compétition. Elle ne court plus « contre quelqu’un », mais contre « le chrono ». « Au Brésil, je voulais montrer que j’étais capable de faire des choses. Maintenant, je suis plus sereine », lâche celle qui s’entraîne à Dakar et qui se consacre à 100% à sa discipline. Au Sénégal, c’est entraînement, maison et dodo. « Je suis un peu casanière. En Afrique, j’ai de bonnes conditions », avance-t-elle. Mais le principal pour Marie-Josée Ta Lou, est d’être avec son coach Anthony Koffi. Un homme qui trouve grâce à ses yeux et qui lui a permis de « progresser nettement ».

Aller « titiller » les Jamaïcaines et les Américaines

Revenue à son meilleur niveau, Marie-Josée Ta Lou, humble, dit avoir oublié Rio depuis le début de la saison. « C’est vrai ça m’a fait mal, mais il ne faut surtout pas rester focalisé là-dessus. Il faut avancer ». Avec sa « grande sœur » Murielle Ahouré, Ta Lou rêve d’aller « titiller » les Jamaïcaines et les Américaines. « Elle m’a donné l’envie de courir et entre nous ce n’est pas un duel. C’est un plaisir et un honneur d’être à ses côtés », résume-t-elle.

Si les Jeux olympiques de Tokyo sont encore loin, Marie-Josée Ta Lou, qui dans sa jeunesse préférait le football à l’athlétisme, espère que les Mondiaux de Londres seront pour elle une réussite. D’ici là, elle ira peut-être courir devant ses compatriotes à Abidjan lors des prochains Jeux de la Francophonie. En attendant, les Mondiaux restent une « priorité » pour celle qui avait été si proche de la médaille de bronze à Rio. Cette fois, elle espère bien faire sa place au soleil.

RFI

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Avec le terrorisme, ils sont nombreux, les défis du moment pour l'Union africaine. Actuellement, 55 délégations sont réunies à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, pour le 29e sommet qui s’est ouvert ce lundi et dure jusqu’à mardi soir. Il doit, en priorité être question des crises, des conflits qui agitent le continent, mais aussi d'investissements pour la jeunesse.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Dans son discours d’ouverture, il y a eu cette déclaration forte du Guinéen Alpha Condé, actuellement président de l’UA : « Investir dans cette jeunesse, c’est tout d’abord la rassurer de notre détermination à lui ménager un présent acceptable et un futur meilleur. C’est la convaincre que l’Afrique demeure son socle et sa mamelle nourricière. Il s’agit donc pour nous de mutualiser nos efforts en vue de créer un espace africain propice à l’épanouissement de cette jeunesse à travers la transformation essentielle de nos systèmes et des méthodes de gouvernance pour une meilleure prise de conscience de l’impératif de l’unité africaine, ainsi que l’interaction politique et économique du continent ». Concrètement, l’emploi des jeunes sera le thème central du sommet Union africaine-Union européenne qui se tiendra en novembre 2017 à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Autre sujet fort de ce sommet : la lutte pour la paix et la sécurité au Sahel, au Soudan du Sud, en Somalie. « Il faut qu’on fasse taire les armes à l’horizon 2020 », a déclaré le Tchadien Moussa Faki Mahamat, qui préside la Commission de l’Union africaine depuis cinq mois. Il y avait à la fois de la sincérité et de la modestie dans le discours de Moussa Faki Mahamat, il veut rester humble : « Je vous demande d’éclairer mes premiers pas dans la recherche du droit chemin », a-t-il lancé aux quelque 25 chefs d’Etat qui étaient présents ce matin à Addis-Abeba. Alpha Condé et lui ont salué la réunion du G5 Sahel qui s’est tenue dimanche à Bamako.

Il faut noter d’ailleurs que les cinq chefs d’Etat africains (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) qui assistaient à ce sommet ont pris l’avion dans la foulée pour Addis-Abeba. Ils vont certainement profiter de ce rendez-vous pour faire le point cet après-midi sur leur action contre le terrorisme.

A noter aussi, ce mea culpa du président de la Commission de l'Union africaine. Moussa Faki Mahamat a appelé à la solidarité face à la famine qui frappe l’Afrique de l'Est : « Comment en effet vous cacher ma profonde frustration face au silence et à l’inaction des Africains devant l’atroce drame de la famine dans ces régions. Que sont devenues les valeurs de solidarité et de fraternité africaine ? Où est passée notre société civile ? Où sont passés notre secteur privé et nos mécènes ? Le drame de nos frères en Somalie, au Soudan du Sud, dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel, nous interpelle au plus profond de nos consciences, au plus profond de nos êtres ».

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Face aux parlementaires réunis en Congrès au château de Versailles et durant 1h30, le président de la République Emmanuel Macron a exposé les grandes lignes de son quinquennat ce lundi 3 juillet. Il a confirmé sa volonté de «réduire d'un tiers» le nombre de parlementaires et d'introduire «une dose de proportionnelle» au Parlement, afin que «toutes les sensibilités y soient justement représentées». Autre annonce importante, la levée de l'état d'urgence à l'automne.

Emmanuel Macron a toujours aimé les discours fleuve et pour sa première prise de parole devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, il n’a pas dérogé à la règle en parlant pendant près d’une heure et demie. Dans un long préambule, il a fait référence au climat politique, aux faux procès. Il a évoqué l’exigence des Français de retrouver la confiance. Il a aussi appelé à la retenue, et demandé d’arrêter la recherche incessante du scandale, la chasse à l’homme. On pense forcément aux affaires qui ont émergé en ce début de quinquennat et qui ont touché des membres du gouvernement.

Le président français a par ailleurs confirmé son intention de réduire d'un tiers le nombre de membres de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). « Un Parlement moins nombreux, c'est un Parlement qui travaille mieux », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a évoqué également l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif afin que « toutes les sensibilités y soient justement représentées ». Le CESE serait également concerné par cette mesure. Le président annonce aussi qu'il lèvera l'état d'urgence à l'automne.

Parmi les autres annonces, la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme en profondeur du système de l'asile qui « est débordé de toutes parts », pour arriver à un « traitement humain et juste » des demandes des futurs réfugiés. Emmanuel Macron a déclaré vouloir défendre les « faibles », tout en insistant sur l'importance de rompre avec l'assistanat.

Concernant la construction européenne, Emmanuel Macron a jugé qu'elle était « fragilisée par la prolifération bureaucratique » souhaite que des « conventions démocratiques » soient lancées dans tous les pays européens d’ici la fin de l’année pour la réforme de l’Europe.

« Défendre les faibles », « Rompre avec l'assistanat »

« Efficacité », « Justice », ce sont des mots qui sont revenus tout au long de ce discours du président de la République qui a voulu montrer que son ambition prioritaire était de rendre de la liberté aux Français. La liberté de faire, d’assurer la protection, de donner une place à tous dans la société.

La ligne directrice de ce discours était de montrer sa volonté de prendre en compte les attentes des Français et il a un peu mis au pied du mur les parlementaires, en les mettant face à leur responsabilité : celle d’agir avec lui pour mettre en oeuvre les réformes attendues dans le pays par les Français.

Emmanuel Macron a par ailleurs promis de revenir « tous les ans » devant le Congrès pour « rendre compte » de son action.

Certains sièges de députés et de sénateurs sont restés vacants, notamment ceux de La France insoumise et des parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter cette réunion de Versailles

RFI

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Comment l'Union africaine peut-elle rester crédible si elle n'est pas financée par les Africains eux-mêmes ? C'est l'une des questions clés du 29e sommet de l'UA, qui doit se tenir lundi 3 et mardi 4 juillet à Addis-Abeba. Et dès vendredi, le nouveau président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, élu en janvier dernier, a mis les pieds dans le plat, rappelant au passage que lorsque l’union de l’Afrique est réussie, elle a remporté des batailles.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Lors de l’ouverture du Conseil des ministres de ce 29e sommet de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est voulu presque alarmiste : « Je dois ici être franc avec vous. Notre crédibilité internationale est très importante. Partout où j’ai été ces derniers cent jours, j’ai perçu la même réconfortante appréciation. Aucune organisation internationale, aucune grande ou moyenne puissance dans le monde n’entend plus désormais agir en Afrique sans l’Union africaine. Continuer à mériter cette immense reconnaissance nous impose de prendre les mesures, des réformes ,qui nous permettent de maintenir notre rang ».

La première réforme à faire, c’est l’autofinancement. L’Union africaine ne peut plus être financée par les Occidentaux et les Chinois, et c’est aux chefs d’Etat africains de prendre les bonnes décisions lundi et mardi prochain.

L’union fait vraiment la force…

Autre sujet abordé lors ce Conseil des ministres : la solidarité des Etats. Quand l'Afrique fait bloc, elle gagne de belles batailles. Ainsi l'élection le 23 mai dernier du médecin éthiopien Tedros Adhanom à la tête de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Mais à la veille du 29e sommet de l'UA, le nouveau président de la commission de l'UA a regretté que, dans bien des cas, les Africains restent divisés.

Pour ou contre Kadhafi en 2011 ? Pour ou contre la Cour pénale internationale aujourd’hui ? Il y a bien des sujets sur lesquels l’Afrique n’arrive pas à parler d’une seule voix. Vendredi à Addis-Abeba, le Tchadien Moussa Faki Mahamat l’a vivement regretté : « Chaque fois que nous avons gardé notre unité et parlé d’une seule voix, nous avons remporté des victoires. Malgré ces progrès, nous avons continué à donner l’image, dans beaucoup d’occasions d’un déploiement, en ordre dispersé. Certains partenaires continuent d’encourager cet état de fait, entre temps avec l’Afrique, en toute méconnaissance de notre choix de parler désormais d’une seule voix ».

Alors comment mettre fin à ces divisions ? Faut-il renforcer les pouvoirs de la Commission de l’UA, au détriment peut-être du pouvoir de chacun des 55 Etats qui composent cette Union africaine ? Encore une question sur laquelle se pencheront les chefs d’Etat africains lundi et mardi prochain.

RFI

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