A peine les flonflons de la fête étaient-ils éteints qu’une polémique, aux effluves racistes, aux relents nauséabonds, naissait. La fête, quelle fête ? La coupe du monde bien sûr, décrochée en Russie par les bleus. Autrement dit par l’équipe de France.

Le ton a été donné par des pays connus pour leur ostracisme, leur xénophobie et pour propager des idées nationalistes comme l’Italie et la Pologne. Pour ceux-ci, l’équipe de France était plutôt une équipe « africaine », au prétexte que sur les onze joueurs plusieurs d’entre eux ont des origines familiales se situant de l’autre côté de la Méditerranée. Que de sarcasmes n’a-t-on pas entendu ? Que de titres racoleurs n’a-t-on pas lu dans la presse italienne et polonaise ?

Quelle honte ! Quelle calomnieque ce procès en identité

Certes, plusieurs co-équipiers d’Hugo Lioris, d’Antoine Griezmannn, d’Olivier Giroud ou de Benjamin Pavard ne sont pas tous issus, comme eux, du terroir national, de Nice, des Hauts-de-France ou de Macon.  Leurs parents sont venus du Cameroun, du Sénégal où d’ailleurs. Mais de qui on parle ? Tous, sans exclusive, se sont réclamés de leur nationalité française. Ils l’ont revendiquée, clamée haut et fort. Ils ont entonné d’une même voix l’hymne national « La Marseillaise ». Ils ont fait se dresser dans les stades des milliers de drapeaux tricolores et ont vanté les vertus, les valeurs de la République.

Le soir de la demi-finale gagnée, puis de la finale remportée, des centaines de milliers de français ont envahi les Champs-Elysées rappelant un autre évènement historique, mais de nature différente, la Libération du pays à la fin de la seconde guerre mondiale.

Que faut-il leur demander de plus ?

De mettre des buts ? Ils l’ont fait ! Que ce soit Kylian Mbappé sorti de sa banlieue de Bondy, Raphaël Varane d’origine martiniquaise ou Paul Pogba d’origine guinéenne.

C’est sur leur comportement, leur volonté de vaincre, leur énergie et leur talent que durant tout le mois qu’à duré la coupe du monde, s’est façonnée l’unité des français autour du ballon rond. Pour combien de temps, nul ne le sait. Mais ces moments là sont suffisamment rares dans l’histoire de France pour être appréciés, savourés, comme il se doit.

Un « onze » métissé, fierté de la France

Qu’ils soient blancs ou noirs, ces onze-là ont un patrimoine commun, celui d’être français. Faut-il donc qu’ils exhibent leur passeport pour convaincre les sceptiques ? Et ils ont été la fierté de notre pays. Ils ont fait rêver soixante-six millions de français dans les grandes villes comme dans les plus petites bourgades de l’hexagone, des jeunes et des moins jeunes, des femmes comme des hommes.

Une alchimie qui honore la France

En affrontant et en remportant des victoires sur l’Uruguay, l’Argentine, la Belgique et la Croatie ils se sont montrés aussi intrépides que les gaulois face aux romains. Vercingétorix en personne ne les aurait pas reniés. Et leur potion magique ne provenait pas d’un quelconque breuvage imaginé par un mystérieux druide. Mais elle est le fruit d’une alchimie basée sur la cohésion d’un groupe, son goût du partage en raison de sa diversité. Par cette harmonie collective, au-delà de leur origine sociale, culturelle, ou religieuse, les joueurs de l’équipe de France ont indiqué le chemin, démontré, malgré les esprits chagrins, que l’intégration n’était pas cet échec que certains hommes (et femmes) politiques relayés par quelques médias se plaisent à mettre en avant. Mais une belle réussite quand elle est portée par des valeurs humanistes, de respect, de solidarité et d’amitié.

La belle complicité entre eux, leur joie communicative, leur ambition de ramener la coupe du monde en France à fait oublier à tout un peuple, le temps d’un tournoi, les soucis, les peurs, les craintes. Quel dirigeant politique, sur la planète, peut se vanter d’obtenir un tel résultat, d’entraîner derrière lui une telle adhésion, de provoquer une telle communion ?

Une victoire sur l’obscurantisme

Alors, les mauvaises langues pourront toujours dire, continuer à instruire un mauvais procès, les faits sont têtus. La France, qui aujourd’hui, est métissée pour sa plus grande richesse (car c’est de la différence qu’on se nourrit, et non pas « s’appauvrit », comme le clament quelques-uns) s’est totalement reconnue, identifiée à ces dieux du stade. 

Ces « onze » qui nous ont mis des étoiles plein les yeux peuvent entrer au Panthéon du sport car ils ont montré le plus bel exemple qui soit à la jeune génération et en ce sens leur triomphe est aussi une grande victoire sur l’obscurantisme et une belle leçon d’espoir pour l’avenir.

Le Directeur de la publication Ichrono

Dans le cadre des négociations sur la zone de libre échange continentale en Afrique (Zlecaf), le ministère du commerce a jugé nécessaire de mener des consultations sur les secteurs  de services à libéraliser et le commerce des marchandises. Ainsi, la première journée de consultation avec les différentes parties prenantes s’est déroulée hier, mardi 17 juillet. Les règles d’origines sur les marchandises ont été au cœur des préoccupations des différents acteurs.

 
Dans le cadre de la poursuite des négociations sur la zone de libre échange continentale en Afrique (Zlecaf), la direction du commerce extérieur a tenu hier, mardi 17 juillet  des concertations avec le secteur privé. Selon Makhtar Lakh,  secrétaire général du ministère du commerce  qui présidait cette rencontre, il sera déterminant  de s’accorder  sur les règles qui tiennent compte de la nécessité de créer de la valeur pour le continent tout en assurant un véritable développement pour les pays.

«Ces consultations permettront à vous, chefs d’entreprises et techniciens des douanes et de l’industrie, d’examiner les règles proposées pour chaque chapitre et de parvenir à une solution concertée. Les règles d’origine sont extrémement importantes  dans la libéralisation des échanges. Ils vont déterminer les conditions dans lesquelles les produits peuvent bénéficier des tarifs préférentiels. Pour certains produits, ces règles d’origine vont  exiger que cela soit des produits totalement obtenus  à partir de la région. C'est-à-dire qu’on ne permettra pas qu’il ait des intrants  qui viennent hors zone. Pour d’autres sur lesquels nous n’avons pas des intrants, nous allons déterminer avec les industriels  concernés quels sont les types de règles  qu’il faut mettre  en place », a-t-il laissé entendre.

Puis, ajoute-t-il, les règles d’origine vont également permettre de favoriser  le développement des chaines de valeur régionale. «Pour certains produits, nous pouvons les avoir à partir du Sénégal, peut-être pour d’autres, ce sont des intrants qui viendront d’autres pays de la région Afrique. Il ne faut pas oublier que le Sénégal  exporte prés de 50% de ses produits dans la région Afrique. Ce qui est un point à souligner parce que nous avons constaté ses réorientations  de nos exportations  ces dix dernières années», fait-il remarquer.
Fallou Mbow Fall, directeur adjoint du commerce extérieur est revenu sur les défis auxquels le Sénégal doit relever pour réussir son entrée dans cette zone de libre échange en Afrique.

Pour lui, le premier défi, c’est la mise à niveau des entreprises. Parce que le Sénégal  n’a  pas une expérience en matière des règles d’origine spécifiques. Le deuxième  défi, souligne-t-il, «c’est  de s’adapter et de se conformer  à cette nouvelle donne sur les règles d’origine». Et  enfin, le troisième  défi concerne la compréhension. « Il faut que les industriels comprennent ces règles d’origine pour mieux commercer. Nous avons  un grand intérêt à la zone de libre échange continentale, parce que l’Afrique constitue notre premier marché de destination des produits que nous exportons. Nous sommes pour un marché ouvert pour conquérir d’autres marchés», soutient-il.

Sudonline

La victoire de l’équipe de France en Coupe du monde 2018 va remplir - un peu plus - les caisses de la Fédération française de football. Plusieurs voix s’élèvent pour que cette rentrée d’argent providentielle soit dirigée vers le foot amateur en difficulté.

32,5 millions d’euros, c’est la prime que va toucher la Fédération française de football (FFF) de la part de la Fédération internationale (Fifa) pour sa victoire dans la Coupe du monde 2018. On sait déjà que les 23 joueurs ont négocié avec la FFF une prime de 400.000 euros par tête, soit un peu plus de neuf millions d’euros. On sait également que certains Bleus ont fait part de leur intention de reverser cette prime à des associations.

Pour le reste : que va faire de son argent la fédération la plus riche du pays qui, outre la prime de la Fifa, va disposer d’un budget de 250 millions d’euros pour la saison 2018-19 ? Qui va profiter de cette manne ? Ou plutôt qui devrait en profiter ? La question fait débat pour au  moins deux raisons.

La première est que l’argent de la FFF n’a pas toujours été employé à bon escient. En février dernier, la Cour des comptes avait épinglé l'institution pour avoir dépensé un million d’euros en invitant à la Coupe du monde 2014 au Brésil des dirigeants de districts et de ligues, soit une dépense de 7.700 euros par personne.

Le foot amateur en crise

La seconde raison est que le football amateur est en crise. Alors que les subventions publiques sont en baisse, les frais des petits clubs, eux, grimpent. Eric Thomas, président de l’Association française de football amateur, avançait récemment que les clubs donnaient chaque année à la fédération 150 millions d’euros par le biais des cotisations, des inscriptions aux tournois, des frais d’arbitrage, et cela sans compter les amendes disciplinaires infligées régulièrement, par exemple pour non-conformité d’une feuille de match…

Fédération dépensière d’un côté, crise des amateurs de l’autre. Le débat a très vite pris une tournure politique. Le 17 juillet, à l’occasion de la séance de questions au gouvernement, le député du Nord Ugo Bernalicis a interpellé la ministre des Sports Laura Flessel : « Il y a un sentiment d’urgence car chaque jour deux clubs mettent la clé sous la porte. Comment accueillir à la rentrée prochaine les petites Françaises et les petits Français qui auront envie de pratiquer le football ? »

Accueillir de nouveaux licenciés

Marie-George Buffet, ancienne ministre des Sports et députée de la Seine-Saint-Denis, estime qu’au vu de leur situation économique, les clubs ne pourront accueillir tous les enfants qui voudront s’inscrire au football à la rentrée prochaine. Une hausse de la demande qui, selon les observateurs, pourrait atteindre 10 % des effectifs de la FFF, qui compte déjà 2.200.000 licenciés.

Face à la baisse de 27 % des aides d’Etat en faveur du sport amateur en 2018, le député de la Loire Régis Juanico se pose les mêmes questions que ses collègues et apporte une solution, exprimée dans un tweet du 16 juillet : « La victoire des Bleus doit profiter au football amateur : je propose que l’essentiel des 32 millions d’euros versés par la Fifa à la FFF suite à la victoire en finale abonde un fonds ''héritage sportif et territorial de la Coupe du monde 2018'' pour nos clubs formateurs. » Une proposition que le député formalisera très prochainement auprès de la ministre des Sports, Laura Flessel.

En tout état de cause, la FFF a prévu de donner cette année 86 millions d’euros, soit 34 % de son budget, au football amateur… lequel verrait d’un bon œil un coup de pouce supplémentaire amené par la victoire des Bleus en Coupe du monde 2018.

REUTERS/Philippe Wojazer

À l'occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, Barack Obama a fait un discours très attendu à Johannesburg. Ses nombreuses allusions à Donald Trump ont fait mouche dans le stade Wanderers.

Le discours de l’ancien président américain à Johannesburg a marqué le point d’orgue des célébrations du centième anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013.Barack Obama a salué la mémoire d' »un vrai géant de l’histoire ». « La lumière de Madiba (surnom de Nelson Mandela) brille toujours avec beaucoup d’éclat », a-t-il assuré, défendant la « vision » du prix Nobel de la paix sud-africain.
Un destin en commun

Les deux hommes partagent un destin en commun qui les a fait entrer dans l’Histoire : ils sont devenus les premiers présidents noirs de leurs pays.

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela a été élu à la présidence en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999. Barack Obama a lui occupé la fonction suprême aux États-Unis de 2009 à 2017.

Contre les hommes politiques « autoritaires » et « la politique de la peur »

À Johannesburg, Barack Obama s’en est pris aux hommes politiques « autoritaires » qui ont recours à « la politique de la peur » et « ne font que mentir », critiquant en creux son successeur à la Maison Blanche, Donald Trump.

« Compte tenu de l’époque incertaine et étrange dans laquelle nous vivons, les informations apportent chaque jour leur lot de titres perturbants qui donnent le tournis », a lancé l’ancien président au début de son intervention devant plus de 10 000 personnes.

« Les responsables politiques semblent rejeter le concept de vérité objective, des gens inventent », a-t-il lancé, déclenchant des rires nourris. « Nier les faits peut mettre à mal la démocratie », a-t-il mis en garde alors que son successeur dénonce à longueur de journée des « fake news » quand des informations le desservent.

    Je ne peux pas trouver de terrain d’entente avec quelqu’un qui affirme que le changement climatique n’existe pas

« Je ne peux pas trouver de terrain d’entente avec quelqu’un qui affirme que le changement climatique n’existe pas, quand tous les scientifiques disent l’inverse », a poursuivi Barack Obama.
Une des rares interventions publiques d’Obama depuis son départ de la Maison blanche

Sur la politique d’immigration là encore, Barack Obama s’en est pris directement à Donald Trump.

« Il n’est pas faux d’insister sur le fait que les frontières nationales importent (…) mais cela ne peut pas être une excuse pour des politiques d’immigration basées sur la race », a-t-il estimé lors d’une de ses rares interventions publiques depuis son départ de la Maison blanche début 2017.

    Tous ces mecs [les Bleus] ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Ils sont Français

L’occasion aussi pour Barack Obama de faire une digression pour saluer la victoire de la France au Mondial de football et la diversité des origines des Bleus.

« Tous ces mecs ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois. Mais ils sont Français », a-t-il lancé sous les applaudissements, regrettant cependant que « le monde n’ait pas tenu les promesses » de Madiba.Persistances des discriminations raciales en Afrique du Sud et aux États-Unis

« Les discriminations raciales existent toujours en Afrique du Sud et aux États-Unis » et « la pauvreté a explosé », a-t-il dénoncé. Près d’un quart de siècle après la fin officielle de l’apartheid en 1994, le racisme attise les tensions dans la « Nation arc-en-ciel » et la pauvreté persiste dans le pays le plus inégalitaire au monde, selon la Banque mondiale.

    Mandela et Obama sont les symboles de la victoire sur l’adversité

« Mandela et Obama sont les symboles de la victoire sur l’adversité », a lancé mardi sur le podium la dernière épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, vêtue d’une lumineuse robe et coiffe bleu roi.

« Ils ont tous les deux donné de l’espoir à des millions de jeunes qui se sont identifiés avec leur parcours humble », a-t-elle souligné.

Dans la foule, les Sud-Africains étaient aux anges. « Je suis vraiment ravi qu’Obama s’en soit pris à Trump » et à sa politique d’immigration qui « ne respecte pas nos frères et sœurs en quête d’une nouvelle vie aux États-Unis », a salué Karabo Tima, un consultant de 25 ans.

Jeune Afrique

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