COMMENTAIRE DE L'EUTHYPHRON DE PLATON par le Pr Djibril Samb

Je suis très reconnaissant au Pr Djibril Samb de m'avoir initié à la lecture assidue de Platon. Les premiers dialogues requièrent une technique d'étude qu'on nomme l'exégèse interne ou externe. Ces dialogues ont une structure particulière. Beaucoup de spécialistes ont attaqué ce livre et le commentaire de notre compatriote le Professeur, le savant, l'érudit, Djibril Samb est référencé au Master de Philo à la Sorbonne en 2018, c'est dire la qualité insoupçonnée du travail qu'il a abattu pour le présent et la postérité, lui le disciple de P.HADOT et de P. AUBENQUE. P B. CISSOKO

Je dédie cette page à notre ami commun Pap NDOYE de St-Louis qui aime tant le travail de concept, la pensée profonde. P B C

Ouverture Philosophique

Aux Etats-Unis, "L'Euthyphron" est un dialogue très prisé au point de servir d'introduction à des enseignements de logique. Ce morceau "logique" revêt également une dimension "théologique", dans la mesure où une tendance significative du commentarisme voit dans le dilemme l'expression d'un débat théologique général : le Bien est-il le Bien parce que Dieu le commande ou bien Dieu commande-t-il le Bien parce qu'il est le Bien ? Le but de ce travail est de comblent le retard de la France par rapport au monde anglo-saxon dans le commentarisme de "L'Euthyphron".


« Aux États-Unis surtout, mais aussi, à divers degrés, dans les pays d'obédience anglo-saxone, l'Euthyphron est un dialogue très prisé au point de servir d'introduction à des enseignements de logique dans la mesure où il est considéré comme un bon exercice dans ce domaine en raison du morceau 10 a-11 b, si âprement disputé. »

« Ce morceau «logique» revêt également une dimension que l'on est forcé de considérer comme «théologique» dans la mesure où une tendance significative du commentarisme, allant sans doute bien au-delà de la préoccupation initiale de Platon, voit dans le dilemme («Le pieux est-il pieux parce que les dieux l'aiment, ou les dieux aiment-ils le pieux parce qu'il est pieux ?») l'expression d'un débat théologique général : le Bien est-il le Bien parce que Dieu le commande ou bien Dieu commande-t-il le Bien parce qu'il est le Bien ? » [C'est ce problème que les Anglo-Saxons appellent Euthyphro Dilemma.]

« Deux autres thèmes retiennent également l'attention, et cette fois davantage celle des spécialistes. L'un, qui ouvre le dialogue, porte, au-delà de la distinction entre dikē et graphē, sur des aspects essentiels du droit grec ancien.

Le second, qui conclut le dialogue, à la suite du fameux morceau 10 a-11 b, retrouve un problème classique du premier platonisme, la nature et/ou l'unité des vertus à travers le rapport entre Piété et Justice. » « En France, et dans le monde francophone en général, on peut déplorer un certain retard qu'accusent les travaux d'interprétation de l'Euthyphron. En dehors de l'Euthyphron de Platon, dû à Jean-Yves Chateau, il n'y a guère que le récent ouvrage de Dan Solcan :

La piété chez Platon. Une lecture comparée de l'Euthyphron et de l'Apologie (Paris, L'Harmattan, 2009). » Le but de ce travail très méticuleux de D. Samb est de combler le retard de la France et du monde francophone par rapport au monde anglo-saxon dans le commentarisme de l'Euthyphron. Djibril Samb est Grand Prix de la Ville de Toulon (1997), Prix La Bruyère/ Médaille d'Argent de l'Académie française (1998) pour son ouvrage intitulé Les Premiers Dialogues de Platon : Structure dialectique et ligne doctrinale, et Prix Noma (1999) pour son Interprétation des rêves en Afrique noire.

Broché - format : 13,5 x 21,5 cm
ISBN : 978-2-343-11895-6 • 15 juin 2017 • 462 pages
EAN13 : 9782343118956
EAN PDF : 9782140040009

* Nos versions numériques sont compatibles avec l'ensemble des liseuses et lecteurs du marché.

L'Euthyphron
Conférence par Brigitte Boudon

Dialogue de jeunesse, première des trois grandes périodes que l'on a coutume de distinguer au sein de la production philosophique de Platon. Il aurait été écrit entre 399 (mort de Socrate) et 388 (premier voyage de Platon en Sicile).
C'est un dialogue "en direct" entre seulement deux personnages : Socrate et Euthyphron.
Il porte sur la définition de la piété : qu'est-ce que le pieux et l'impie.

Socrate et Euthyphron se rencontrent sous le Portique de l'Archonte-roi, à Athènes. L'archonte est le magistrat instructeur des affaires criminelles en matière de religion, le second des neuf archontes. Il a hérité des fonctions religieuses autrefois exercées par les rois, d'où le nom d'Archonte-roi.
Pourquoi se rencontrent-ils là ?

. Socrate est accusé d'impiété, de ne pas croire aux dieux de la cité, d'en inventer de nouveaux et de corrompre la jeunesse. Son cas relève de sa compétence. A l'age de soixante-dix ans, il n'a jamais eu affaire à la justice d'Athènes.

. Euthyphron poursuit son propre père pour meurtre et son cas relève aussi de la compétence de l'archonte-roi, dans la mesure où un meurtre peut entraîner pour toute la communauté une souillure de nature religieuse.


Pourquoi Euthyphron poursuit-il son père pour meurtre ?

Lecture du récit p 254-257 (Editions Garnier-Flammarion)

Socrate est étonné face à ce fils qui attaque son propre père. Pour un Grec, la piété filiale s'apparente à la piété religieuse. L'action d'Euthyphron semble aller à l'encontre de l'opinion commune. C'est pourquoi Socrate pense qu'Euthyphron doit être très savant en matière de piété.

C'est un dialogue socratique , qui illustrerait la méthode du Socrate historique :

. recherches sur des domaines éthique et politique

. formuler des définitions universelles : exemple ici de la piété

. raisonnement inductif, à partir de propositions particulières arriver à une proposition générale

. Socrate invoque son ignorance et a recours à l'ironie, pour motiver l'interlocuteur à s'engager dans l'entretien dialectique

. Une des meilleures illustrations de la dialectique socratique, avec les notions de réfutation des arguments, d'ascension vers le monde des Idées, puis de redescente dans le plan concret.

La réfutation est un mode d'argumentation très technique, procédant par questions et réponses brèves, qui amène l'interlocuteur à une contradiction. S'il se prend en flagrant délit d'auto-contradiction, l'interlocuteur peut reprendre la recherche sur de nouvelles bases ....

. Thèse philosophique traditionnellement attribuée à Socrate, la vertu-science : la vertu morale est un savoir. Si nous savons ce qu'est la piété, il s'ensuivra que nous serons nécessairement pieux. La connaissance de la nature de la piété est une condition nécessaire et suffisante pour adopter un comportement conforme à l'essence de la piété. Il en va de même pour toutes les autres vertus morales.

C'est pourquoi Socrate attache tant d'importance à la définition des vertus.
Pour être vertueux, il faut savoir et celui qui sait ne peut agir mal. "Nul n'est méchant volontairement". Savoir ce qu'est la vertu, c'est l'acquérir et le désir de savoir est aussi un désir de s'améliorer, de se rendre meilleur.

. C'est un dialogue aporétique, se terminant en apparence sur une aporie, une impasse. Constat d'échec pour la définition de la piété. Nous verrons que ce jugement peut être largement nuancé....Il contient en fait un enseignement positif sur la nature de la piété.

Euthyphron


C'est un personnage probablement réel. Euthyphron est un prêtre, spécialiste des questions religieuses et qui revendique hautement sa science. Son rôle officiel dans la Cité est d'examiner le bien-fondé des accusations telles celles dirigées contre Socrate.

Pendant très longtemps, on a considéré que ce devin incarnait l'orthodoxie religieuse, les croyances religieuses traditionnelles populaires et Platon aurait voulu démontrer qu'un tel représentant était incapable de définir la piété, et donc d'empêcher que Socrate soit condamné pour impiété. Socrate victime des zélateurs de la religion traditionnelle.

Cette thèse a été critiquée au début du 20ème siècle et a vu le jour une toute autre interprétation qui a régné sans partage pendant soixante-dix ans : Euthyphron serait plutôt un excentrique, un fanatique se distinguant nettement de la religiosité moyenne de ses concitoyens.... Le procès qu'il intente à son père suscite la réprobation de ses proches, mais aussi de ses concitoyens....

La question a été réexaminée et finalement, la thèse traditionnelle de l'orthodoxie d'Euthyphron est aujourd'hui réhabilitée. Il est une sorte de défenseur de l'orthodoxie religieuse.

La crainte d'être souillé par le crime de son père est conforme aux prescriptions de la religion populaire. Très orthodoxe et conforme aux croyances populaires.

Le thème de la souillure est en effet très important en Grèce..


Le mot grec souillure signifie aussi le sacrifice qui efface la souillure. L'expiation, c'est l'acte qui permet au criminel de reprendre son activité normale et sa place dans la communauté. C'est une purification, une catharsis.

Or Euthyphron prétend purifier la souillure par un procès ! S'il voulait être fidèle à sa tradition religieuse, il devrait se purifier et aider à la purification de son père par des rites religieux qui lui permettraient d'expier la faute de sa famille. Or c'est par un acte juridique qu'il prétend le faire. Un procès est-il un acte religieux ou politique ?
C'est le début d'une réflexion majeure entre religion et politique.

Socrate
Lorsqu'il s'entretient avec Euthyphron devant le Portique de l'Archonte-roi, Socrate est âgé de soixante-dix ans. Il est sur le point de comparaître devant l'Archonte-roi, à la veille de son procès qui le condamnera à mort. Condamné pour impiété, il est important pour lui d'affûter ses arguments.

On a donc un double paradoxe :
. Socrate, considéré comme l'homme le plus sage d'Athènes, est condamné pour impiété ;
. Un fils, religieux de profession, poursuit son père pour meurtre ....

Les deux questions initiales sont :


. Le procès fait à Socrate est-il juste ?
. Celui d'Euthyphron contre son père est-il juste ?
Conduisent à de nouvelles interrogations : quid de la confusion entre politique et religion ? qu'est-ce que la justice ? qu'est-ce que la piété ?


Socrate essaie de faire comprendre à Euthyphron que pour répondre aux deux questions initiales, il est nécessaire de définir la piété.


Exigence d'unité et d'universalité.


Non pas décrire des actes pieux; mais déterminer ce qui fait que ces actes sont pieux.

Schéma de la trame du dialogue

Première réponse :


est pieux ce que je fais, c'est-à-dire poursuivre un criminel

Euthyphron ne comprend pas les exigences de Socrate et se contente d'une image, d'un exemple de piété. Il répond par un cas particulier.

Il ne quitte pas le domaine des opinions ou du multiple pour parvenir à l'unité de l'essence.
Insatisfait de la réponse d'Euthyphron, Socrate se contente de rappeler les exigences rationnelles : peut-être, mais il y a beaucoup d'autres choses dont tu dis qu'elles sont pieuses ....

Euthyphron accepte les critiques de Socrate et propose une nouvelle définition qui présente cette fois un caractère général.

Deuxième réponse :


Est pieux ce qui est cher aux dieux (ce qui est aimé des dieux). Ce qu'ils n'aiment pas est impie.
Socrate décompose la réponse et l'examine en deux étapes : d'abord les dieux, ensuite ce qui est cher.

. Socrate répond que les dieux ont des différends entre eux et ne sont pas toujours d'accord sur la valeur de telle ou telle situation ; un même acte peut être jugé pieux par un dieu et impie par un autre dieu. Alors comment juger ?


. Ce n'est pas parce qu'il est aimé des dieux que le pieux est tel, mais parce qu'il est le pieux que les dieux l'aiment. Socrate reproche à Euthyphron de confondre la cause et l'effet.

Seconde formulation de la seconde réponse : Est pieux ce qui est cher à tous les dieux
Répond à la première réfutation mais pas à la seconde. Qu'il soit aimé des dieux ou pas, cela ne change rien au pieux.


Intermède


Euthyphron s'énerve et se décourage. Il n'est pas convaincu de l'utilité de la discussion.
En face de lui, Socrate reste calme et déterminé.
A partir de là, c'est Socrate qui va faire les propositions.

Troisième réponse : tout ce qui est pieux est juste
N'oublions pas que Socrate pense à son procès et qu'il cherche des arguments pour se défendre ; la relation entre le juste et le pieux est alors essentielle.
Quelle relation ? Si tout ce qui est pieux est juste, tout ce qui est juste est-il pieux ?
Le pieux n'est-il qu'une partie du juste ? Oui, répond Socrate. Tout ce qui est juste n'est pas forcément pieux.

Pour aider Euthyphron qui a vraiment du mal à suivre, Socrate va proposer deux analogies :

. la crainte et le respect : deux notions proches doivent être distinguées. On peut craindre quelque chose ou quelqu'un sans le respecter. Au contraire, si on respecte, on craint....

. Les nombres et les nombres impairs. Pair et impair sont deux espèces d'un même genre.
Rapport qu'entretient la partie au tout.

L'analogie revêt une importance fondamentale chez Platon. Elle est l'auxiliaire de la dialectique.

Quatrième réponse : le pieux, ce sont les soins aux dieux

Euthyphron est éclairé par les analogies et reprend courage ; la part du juste qui est pieuse, ce sont les soins aux dieux ; les soins concernant les hommes constituant l'autre partie du juste.

Socrate trouve la réponse insuffisante. Il va mettre Euthyphron sur la voie avec de nombreux exemples.

Les soins aux dieux leur sont-ils utiles ? Les rendent-ils meilleurs ?


Réfutation : non, on ne peut pas définir la piété par un de ses objets.

Euthyphron propose une seconde formulation de la 4ème réponse : le pieux, ce sont les services rendus aux dieux.
Les soins aux dieux se fondent sur les besoins des hommes qui prient et qui sacrifient pour obtenir satisfaction. Le pieux, c'est dire et faire ce qui est agréable aux dieux en priant et en sacrifiant.
Savoir dire et savoir faire. Mode de relation désintéressée de l'homme aux dieux.

Socrate y voit une sorte de relation commerciale, qu'il juge indigne, et même immorale, puisqu'elle amène à corrompre les dieux eux-mêmes.

Toute la discussion qui précède revient en réalité à la seconde définition : le pieux est ce qui est aimé des dieux.


Conclusion


C'est donc l'aporie.


En apparence, le dialogue semble tourner en rond. En fait, ce fut un détour nécessaire.
Pas forcément pour Euthyphron, mais utile pour Socrate. Derrière l'aporie apparente, se dessine une réponse.

Il y a donc un rapport d'identité entre le pieux et le juste. Le pieux est le juste, plus précisément la justice est l'essence du pieux.
Les hommes apportent respect, honneur et attention aux dieux, en dehors de ce qu'ils peuvent aimer ou pas.
Etre juste, c'est traiter chacun selon son être (son essence) en oubliant les déterminations accidentelles.

Le dialogue permet de situer la philosophie par rapport à la religion.
Euthyphron se présente comme savant en matière de religion, Socrate, lui, soutient qu'il ne sait rien de la piété.

Le thème de l'ignorance socratique est récurrent dans l'œuvre de Platon : ce n'est pas une ignorance négative, elle n'est pas un manque comme celle des prisonniers dans l'allégorie de la caverne, mais le résultat d'une longue réflexion qui le conduit à reconnaître le caractère inconnaissable du divin. Et comme les dieux sont inconnaissables, ils ne peuvent être des valeurs en eux-mêmes.

L'ignorance de Socrate en matière religieuse signifie que la religion ne peut fonder la morale. Dans son apologie, Socrate affirme que même le dieu Apollon ne peut pas mentir, cela ne lui est pas permis...Cette précision indique clairement que le dieu obéit lui aussi à une norme supérieure.

Alors que l'opinion commune trouve le fondement de la morale dans la religion, Socrate opère un renversement essentiel : seule la philosophie comme réflexion sur les valeurs est capable de réaliser la piété véritable.
Il n'y a pas de vraie religion sans réflexion sur les valeurs et leur origine.
C'est donc dans l'activité théorique, de réflexion, que se fonde la pratique pieuse.

Etre pieux, c'est être juste


Etre juste, c'est considérer chaque être pour ce qu'il est, lui donner selon ses besoins, en fonction de sa nature et de ses actes
Alors, être pieux, c'est philosopher, chercher, désirer l'essence, se mettre en quête des véritables valeurs qui se reconnaissent à leur universalité et à leur fondement rationnel.

La philosophie ne se confond pas avec la religion.


La philosophie exige un usage personnel de la réflexion.
La philosophie porte en elle les germes de la diversité et du dialogue. Le dialogue entre les philosophes eux-mêmes est essentiel ; c'est pourquoi Platon reprend des thèses de ses prédécesseurs.
Forme stylistique choisie par Platon : ni poème, ni prose, mais dialogues où la parole des autres est mise en scène. Platon ne parle jamais en son nom propre dans ses textes.
Le philosophe n'invente rien, il se contente de chercher ce qui existe déjà.

Religion et superstition


Socrate condamne l'anthropomorphisme et l'anthropocentrisme de la conception populaire et commune de la religion.
Le divin n'est pas un aspect de l'humain, ni une création de l'humain.
Etre pieux, c'est reconnaître l'être absolument autre du divin, le reconnaître comme tout autre.
Les pratiques cultuelles variables ne sont que des images de la piété, à mi-chemin entre la religion et la superstition.
"L'homme des temps homériques se croit toujours et partout entouré de dieux. Qu'une entreprise échoue ou réussisse, c'est toujours par la faveur ou l'hostilité d'un dieu que cela arrive ....

Si la piété ne se fonde pas sur une véritable exigence morale (ce que Socrate appelle son fameux daïmon, voix de la conscience supérieure), alors elle n'est au mieux que l'expression d'un conformisme social, utile à la cité, mais injustifiable car reposant sur des valeurs relatives. Au pire, la piété ne renvoie qu'à la crainte ou à l'ignorance.

Tout le dialogue est animé par une volonté d'intérioriser la piété. Dans sa quête de la vérité, l'âme accède au Bien comme Idée, c'est-à-dire comme principe universel inconditionné.
Raison véritable de sa mise en accusation : erreur d'Aristophane très significative. Comme la foule, à laquelle s'adresse la comédie, il confond Socrate et les sophistes et interprète la position de Socrate comme un athéisme. Mais comme le dira plus tard Epicure, "nier les dieux de la foule, ce n'est pas être impie", c'est simplement refuser la superstition et la croyance aveugle. L'impie n'est pas celui qui fait table rase des dieux de la foule, mais celui qui pare les dieux des représentations de la foule."

Le double mouvement de la dialectique : ascension et descente
La dialectique n'est pas une tension entre des réalités contraires.
Le savoir véritable consiste non pas à posséder la vérité, mais bien à la construire méthodiquement à travers des processus logiques d'unification (ascension dialectique vers le simple), puis de distribution (descente dialectique vers le multiple).
La descente est appelée diérèse, du grec diairésis, division.

L'ascension ultime que réclame la dialectique ne vise pas une intuition intellectuelle du vrai mais plutôt une vue d'ensemble, synoptique.
Elle exige l'examen d'un dernier rapport : celui de toutes les vérités scientifiques à l'idée de Bien. L'idée de Bien n'apporte aucune vérité supplémentaire ni aucune certitude absolue.
Pour Platon, il ne suffit pas, pour être philosophe, d'être intelligent et savant, comme le sont les sophistes ; encore faut-il mettre sa science au service de l'homme.

Note :
Les pages des textes cités correspondent à l'édition Garnier-Flammarion.
http://www.amis-de-platon.com/universite-populaire/les-dialogues-de-platon/leuthyphron.html

 

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JUSTICE SENEGALAISE : LA GANGRENE DE LA CORRUPTION-Par Seybani SOUGOU  Cadre franco-sénégalais


« Les magistrats qui violent leur serment ne méritent aucun respect. Ce sont les délinquants des temps modernes »
Lorsqu'un corps est infecté par un virus, il faut l'en extraire pour éviter sa propagation. Indexée par la Cour de Justice de la CEDEAO, (cf arrêt du 29 juin 2018) pour des actes de délinquance judiciaire à l'endroit du Député-Maire Khalifa SALL, et vilipendée par Amnesty International dans un récent rapport rendu public, la Justice sénégalaise est en train de sombrer dans un profond coma. Le niveau de défiance vis à vis des magistrats sénégalais atteint un niveau record, et traduit une véritable rupture de confiance entre les sénégalais et l'institution judiciaire. Il faut appeler un chat, un chat : la magistrature sénégalaise recèle des personnages sulfureux, corrompus jusqu'à la moelle des os, qui jettent le discrédit sur la Justice et nourrissent les suspicions légitimes de nos concitoyens. En 2014, 3 hauts magistrats : Taïfour Diop (1er Président de la Cour d'appel de Saint-Louis), Pape Amadou Sow (Président de la Chambre correctionnelle de la Cour d'appel de Saint-Louis) et Serigne Pape Aliou Sané (Président de la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Saint-Louis) étaient cités expressément, dans une affaire de gros sous (près d'un milliard de CFA) opposant la société Wartsila West Africain (WWA) à « Résidence Les Jardins ». A l'époque, le Président de l'UMS, Abdoul Aziz Seck avait clairement pris ses distances à l'égard des 3 magistrats et exigé une saisine de l'Inspection Générale de l'Administration de la Justice, « pour qu'une enquête diligente soit menée afin de situer clairement les responsabilités dans cette affaire ». Par la suite, le bureau exécutif de l'Union des Magistrats Sénégalais s'était fendu d'un communiqué précisant que « l'UMS défendrait tout magistrat qui remplit les devoirs de sa charge dans l'honneur et la dignité mais se désolidariserait des magistrats, qui, délibérément et de mauvaise foi, violent leur serment ». Durant cette période, un haut magistrat (récidiviste) s'est particulièrement illustré pour ses frasques : Taïfour DIOP 1erPrésident de la Cour d'appel de Saint-Louis, avait commis une forfaiture inouïe lors des élections locales de 2014, en invalidant les résultats issus des urnes, à Podor, qui donnaient une victoire sans appel à Aissata Tall SALL. On connaît la suite : la Maire de Podor a été rétablie in extrémis dans ses droits (le régime ayant fait le choix de sacrifier Racine Sy à Podor pour faire passer la pilule de la forfaiture de Mansour Faye à Saint Louis).Le même TaïfourDIOP a proclamé la victoire du beau frère du Président, Mansour Faye à Saint Louis, réalisant un hold up électoral sans précèdent, alorsque la victoire de Ahmet Fall Braya ne faisait l'ombre d'un doute. Un tel magistrat qui a jeté le déshonneur sur sa corporation ne mérite aucun soutien de ses pairs.

L'UMS est une association qui regroupe des centaines de magistrats anonymes, intègres, épris de justice, qui honorent notre pays et rendent la Justice au nom du peuple sénégalais. Des magistrats comme Souleymane TELIKO, Ibrahima Amadou DEME, Yaya Amadou DIA, et Aliou NIANE inspirent le respect. Par conséquent, Il ne s'agit pasd'accabler l'Institution Judiciaire dans sa globalité. Pour autant, l'UMS faire le grand ménage en son sein, car « le ver est dans le fruit ». Lorsque des magistrats se comportent comme des malfrats, ils doivent être traités comme des délinquants, quel que soit leur statut dans l'organisation judicaire. Le manteau du « Magistrat » ne saurait être un parapluie permettant de s'exonérer des lois, et de faire n'importe quoi. Magistrat ne rime pas impunité. Ilfaut rétablir les choses à l'endroit : les sénégalais n'ont pas un problème avec la Justice de leur pays, mais avec certains hauts magistrats qui abusent de leur position, s'autorisent tous les écarts et rendent la justice au nom de Macky SALL (bénéficiaire des décisions de justice rendues de 2012 à 2018) :

• Le Procureur de la République, Bassirou GUEYE et le Doyen des Juges, Samba SALL spécialisés dans les arrestations d'opposants, ont été indexés par la Cour de Justice de la CEDEAO qui a clairement assimilé leurs pratiques à du « banditisme judicaire ». Dans un Etat de Droit, ce duo à l'origine de la détention arbitraire du Député Khalifa SALL, serait sanctionné lourdement pour un tel fiasco judiciaire,

• Le 1er Président de la Cour d'appel de Dakar, Demba KANDJI, qui lorgne le juteux fauteuil de Mamadou Badio CAMARA (1er Président de la Cour suprême) a balayé d'un revers de main, l'arrêt de la CEDEAO, violant littéralement l'article 55 du code de procédure pénale et le règlement N°05/CM de l'UEMOA,

• Le Président du Conseil Constitutionnel, Pape Oumar SAKHO, qui, dans une contribution intitulée : Quelle Justice pour la démocratie en Afrique? publiée en 2009, dans la Revue française d'études constitutionnelles et politiques, écrivait, « En Afrique, la loi sert d'alibi à des dirigeants politiques qui ont bâti leur pouvoir sur la terreur et la barbarie pour satisfaire des intérêts sordides », a tourné casaque, validant depuis 2016, toutes les forfaitures du pouvoir,

• Le 1er Président de la Cour suprême, Mamadou Badio CAMARA, bénéficiaire d'une loi taillée sur mesure lui permettant d'exercer jusqu'à 68 ans, d'un salaire de plus de 5 millions de francs CFA, d'un rutilant parc automobile (voitures de luxe) et de privilèges exorbitants liés à la fonction (gratuité de certains services) n'est pas dans les dispositions pour « gêner le pouvoir ».

Toutes les décisions de justice conférant une « légalité » aux actions de Macky SALL portent l'empreinte des 5 hauts magistrats précités.Quel que soit son rang, aucun magistrat n'a pas le Droit d'interférer dans le jeu politique pour satisfaire les caprices « du Prince SALL ». Le Lynchage de la Justice sénégalaise par nos concitoyens et par des Institutions régionales (Cour de Justice de la CEDEAO) et internationales (Amnesty International)est le signe que l'Institution judiciaire a perdu toute crédibilité. Ceux qui poussent des cris d'orfraie lorsque la Justice est mise au banc des accusés, doivent savoir qu'en 2011, le candidat Macky SALL a fait pire, traitant de tous les noms d'oiseaux les membres du Conseil Constitutionnel, allant même jusqu'à affirmer que certains hauts magistrats ont été corrompus par le régime de WADE (qui leur a attribué des terrains et augmenté de manière exponentielle leur salaire). Cette déclaration publique (audio) est disponible et demeure à la portée de tous. Plus grave, dans la supposée affaire de fraude des 690 élèves maîtres, le Président Macky SALL a publiquement soutenu le Ministre de l'éducation nationale, qui a refusé de se conformer à l'arrêt de la Cour suprême (un banditisme d'Etat).Mieux, lorsque le MinistreMoustapha Diop a défié la Justice, et tenu des propos outrageants, à l'encontre des magistrats de la Cour des Comptes,le Procureur de la République n'a paslevé le plus petit doigt pour défendre ses pairs.A vrai dire, les membres du régime sont très mal placés pour donner des leçons de morale aux citoyens qui critiquent à bon droit, le fonctionnement d'une Justice synonyme d'injustice.

Il y a plus de 500 magistrats qui exercent au Sénégal. Ceux qui disent le Droit et rendent la justice au nom du peuple ne sont nullement concernés par les critiques formulées à l'endroit d'une partie de la Justice. En revanche, les magistrats qui abusent de leur de pouvoir, et jouent avec la liberté des sénégalais ainsi que les magistrats membres de l'Alliance pour la République (APR),qui agissent en violation del'article 11 de la Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats (qui leur interdit de faire de la politique) sont frappés du sceau de l'Indignité. Tous les magistrats corrompus doivent être classés dans la même rubrique que les « transhumants » : ce sont des rebuts de la société.L'UMS ne doit pas accepter que le corps de la magistrature soit souillé par des « magistrats corrompus, à la remorque du pouvoir exécutif » qui décrédibilisent l'Institution. Ce ne sont pas les citoyens sénégalais qui portent atteinte à l'honorabilité de l'Institution judiciaire, mais certains magistrats cupides, qui, pour des intérêts matériels et des logiques de carrière professionnelle entachent l'image et la crédibilité de la Justice.

La Justice est une affaire sérieuse.Le sentiment de puissance et la jouissance que procure le « pouvoir d'emprisonner » ne doivent pas conduire à certaines dérives. L'Objectivité, l'Intégrité, l'Impartialité et la Vérité doivent constamment guider l'action des Magistrats. En 2014, le Président de l'UMS, Abdoul Aziz SECK disait que le pouvoir exécutif entravait l'indépendance de la Justice. 4 ans après, leproblème est entier pour l'actuel Président de l'UMS, Souleymane TELIKO. Il appartient à l'UMS et aux acteurs judiciaires, d'agir pour obtenir des garanties statutaires (gage d'indépendance),assainir le corps et redorer le blason de l'Institution fortement décriée. Ne l'oublions jamais, la Justice doit être rendue au nom du peuple.

Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Thembi Kunene-Msimang, nouvelle responsable de l'image de marque de l'Afrique du Sud


« Le tourisme peut apporter beaucoup à qui sait utiliser certains atouts et astuces. Vendre une destination ne s'improvise pas au nom de « dieu est grand comme il est souvent dit au Sénégal pour Tout. La destination Sénégal, peut en raison de sa position géographique, attirer des investisseurs,et autres ».P B Cissoko

Thembi Kunene-Msimang, nouvelle responsable de l'image de marque de l'Afrique du Sud


Thembi Kunene-Msimang, Nouvelle Responsable De L'image De Marque De L'Afrique Du Sud

L'experte en marketing touristique a été nommée CEO de Brand South Africa, organe créé en août 2002 pour vendre une image de marque positive et convaincante de l'Afrique du Sud et attirer le tourisme et les investissements, en coordonnant les initiatives de marketing pour les rendre plus efficaces.

Sa nomination par le Conseil d'administration a été annoncée ce vendredi 17 août et a pris effet depuis le 13 août. Thembi Kunene-Msimang est actuellement administratrice non exécutive chez Brand South Africa. En 1997, au début de la démocratie en Afrique du Sud, elle a été la première personnalité noire et femme en Afrique du Sud à diriger un aéroport, à savoir l'aéroport de George, pour le compte de Airports Company South Africa (ACSA).

Diplômée en Communication de l'université de Fort Hare, en Afrique du Sud, Thembi Kunene a plus de 18 ans d'expérience en gestion dans les domaines du tourisme, de la communication, du marketing et siège dans divers autres conseils d'administration dont celui du Nelson Mandela Children Fund.

Elle a été CEO par intérim de l'Organisation régionale du tourisme de l'Afrique australe (RETOSA), qui est responsable du marketing des destinations touristiques dans 14 pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Bien avant, Thembi Kunene-Msimang était responsable des services touristiques à Cape Town Tourism.

Auparavant, elle était CEO et responsable de l'assurance qualité du « Tourism Grading Council of South Africa (TGCSA). A ce poste, elle a contribué à asseoir l'avantage concurrentiel de l'Afrique du Sud en tant que destination touristique en introduisant de nouveaux critères de classement et en fondant le prix du tourisme Lilizela.

https://africanshapers.com/

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