Afrique

La Guinée Conakry 1 ère capitale africaine du livre en 2017- ACTOG France-Unesco-A Paris le 21 mars 2018

 

La Guinée Conakry 1 ère capitale africaine du livre en 2017- ACTOG France-Unesco-A Paris le 21 mars 2018

Merci à Magnan KONE de m'avoir invité à prendre part à cette grande rencontre parisienne autour du livre célébré en Guinée et recelèbré dans l'antre de la culture ai siège de l'UNESCO.


ACTOG France a convié les gens à venir célébrer encore le livre.


Des amis, des éditeurs, des écrivains, des citoyens et invités amoureux du livre étaient là dans la grande salle de l'UNESCO temple du savoir.
Il faut dire que les témoignages étaient éloquents : le livre comme un outil de résistance et une source de connaissance. Le livre ou la lecture n'a pas besoin de passeport, de radeau ni de canaux, c'est un outil qui voyage ou vous fait voyager.
Un doyen professeur de son état nous a raconté son rapport avec l'écriture dans les années 1956. Comme il savait lire et écrire, il était assis en Guinée mais sa tête était aux USA, etc et les personnes âgées « les vieux et les vieilles » lui demandaient de leur écrire leurs lettres et cela lui rapportait 25 F dans les années.
Le livre est un sourd muet cocasse, c'est notre avenir.


Un autre nous dit que là où on brûle un livre on finit par bruler les hommes mais il nous dit à quel point le livre casse les chaines de l'ignorance.


L'écriture est l'hôpital de la pensée.


Une année entière où le livre a été à l'honneur et les guinéens , les associations, les entrepreneurs, les instituts internationaux, les ambassades, mais aussi des particuliers ont contribué à l'installation de bibliothèques dans les villes ou villages.


De belles initiatives, chaque 2 mois un écrivain est invité à parler de son ouvrage. Un village ou une ville est choisie comme ville de l'hospitalité et c'est l'occasion d'organiser une fête autour du livre.
Le doyen des écrivains africains de Paris Lanciné CAMARA en a profité pour lancer une réflexion de géopolitique pour dire que le livre, la lecture, nous ouvrent les yeux de l'esprit et nous éloignent de l'obscurantisme qui frappe aveuglément au Mali.


C'est ce manque de vision qui entraine les jeunes à prendre les pirogues pour soi-disant un avenir meilleur et risquent leur vie en mer dans des embarcations de fortune. Il a ému le public et il est vrai que l'écrivain est un lanceur d'alerte il informe et décille les yeux, à qui veut l'entendre. Il souhaite que cette belle initiative ne s'arrête pas là.


D'autres ont pensé inviter des écrivains d'autres pays pour faire des échanges ce qui permettra aux nationalités de se découvrir et se connaître. Le livre peut ou est une passerelle.
La promotion du livre dépasse les portes des bibliothèques. Il faut créer des inter-projets en villes villages et pays ou continent. Il faut une réelle politique de mise en place du livre et de la lecture.


Partout des coins lectures de petites bibliothèques privées sans connotation financière. Un livre se passe de mains en mains avant de revenir à la bibliothèque
En Guinée ils ont créé une maison des écrivains pour partager échanger et susciter l'écriture et lancer des auteurs.
Deux anecdotes pour terminer, un doyen nous demande de regarder du côté des nouveaux couples, il y a toujours dans la dote : une bibliothèque. Mais dans cette bibliothèque en bois massif il n'y a aucun livre hélas.

Il en rigole, et demande d'habiller de charger ces bibliothèques à présent. Le livre meuble avec un beau meuble irait mieux ...


Un autre nous dit que récemment il était au pays et une vendeuse de thiaf (arachide) prend un livre pour déchirer et en faire un emballage et c'était le livre de son ami. Il arrête gentiment la dame et lui dit ne faites pas ça, je vais vous acheter cet ouvrage et c'est ainsi qu'il a pu sauver ce livre.
On a tous ri et on s'est dit qu'il ne faut pas oublier le livre qui doit être non pas un luxe mais un compagnon.


L'hôtesse une doyenne qui avait la charge de mener les prises de paroles nous a fait rire avec ses expressions comme celle-ci : un monsieur grand de taille mais qui prenait son temps , elle lui dit ok Mr un tel « pressez-vous doucement » et la salle de rigoler.


J'ai envie aussi de partager avec vous cette expérience de Pikine au Sénégal avec ces mots dits en février 2018 : La Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay se rend au Sénégal du 1er au 3 février à l'occasion de la Conférence de financement du Partenariat mondial pour l'éducation (PME), qui se tient à Dakar. Il s'agit de son premier déplacement en Afrique illustrant la priorité accordée au secteur de l'éducation et la priorité transversale donnée au continent africain.
L'UNESCO est l'agence des Nations Unies chargée de la coordination des efforts au niveau mondial pour une éducation de qualité d'ici 2030. Le Partenariat mondial pour l'éducation s'inscrit pleinement dans cette dynamique portée par l'UNESCO.


La conférence de Dakar, qui a pour ambition de collecter des fonds destinés à renforcer le soutien à l'éducation, est co-présidée par le Président du Sénégal, Macky Sall, et le Président de la France, Emmanuel Macron.


Elle réunit des chefs d'Etat et de gouvernement, des ministres, des chefs d'agence des Nations Unies, des responsables d'organisations de la société civile, des représentants du secteur privé et plus d'un millier d'acteurs du monde de l'éducation.
« L'éducation doit devenir la priorité de l'aide au développement. Nous sommes ici pour mobiliser davantage de fonds, soutenir les efforts nationaux et faire de l'éducation la responsabilité de tous », a déclaré la Directrice générale de l'UNESCO.


D'après le Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'UNESCO, l'aide totale à l'éducation a baissé de 4% par rapport à 2010. L'Afrique sub-saharienne, où vit la moitié des enfants non scolarisés recensés dans le monde, a vu la part de cette aide baisser de moitié entre 2002 et 2015. Pour atteindre l'éducation universelle de l'enseignement pré-primaire au secondaire dans les pays à faible et moyen revenu, on estime qu'il faudrait 39 milliards de dollars par an.
La Directrice générale plaidera en faveur de l'éducation comme force de changement sans égal pour construire un avenir plus équitable et inclusif. Elle soulignera le besoin de partenariats pour fournir aux Etats les outils et les savoirs nécessaires à des systèmes éducatifs de qualité. L'UNESCO est la seule organisation qui dispose à cet égard d'outils statistiques, normatifs et stratégiques de nature à répondre aux besoins spécifiques de chaque Etat. » P B CISSOKO


La ville de Conakry, capitale mondiale du livre


Rodrigue Arnaud Tagnan , lacroix


À l'initiative de l'Unesco, cet événement est une première pour une ville d'Afrique francophone. Une belle occasion pour développer des lieux de lecture dans un pays où la
À compter du dimanche 23 avril et pour une durée d'un an, la ville guinéenne de Conakry est la nouvelle capitale mondiale du livre. /
À compter du dimanche 23 avril et pour une durée d'un an, la ville guinéenne de Conakry est la nouvelle capitale mondiale du livre. Un titre décerné, chaque année, par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) à une ville qui « s'engage à promouvoir les livres et la lecture et à mettre en œuvre un programme d'activités pour une période d'un an. ». Conakry est la dix-septième ville, et la troisième du continent africain après Alexandrie (Égypte) et Port Harcourt (Nigeria), à accueillir ce grand rendez-vous culturel.


Promouvoir la lecture en Guinée-Conakry


À travers cette désignation, l'Unesco encourage les initiatives publiques entreprises par les autorités guinéennes pour l'alphabétisation de la population, en particulier des jeunes. D'après les chiffres officiels, la moitié des Guinéens est analphabète. Et l'autre moitié lit peu en dehors des œuvres obligatoires à l'école.
Les autorités guinéennes envisagent à terme de construire des médiathèques, des bibliothèques pour doter chaque quartier d'un espace de lecture. Ce projet évalué à 7 millions d'euros vise à promouvoir la culture de la lecture par l'adoption d'une politique nationale du livre.
Cette initiative a séduit le comité international d'experts de l'Unesco : « Le fort investissement de la République de Guinée dans la promotion des livres et de l'alphabétisation témoigne d'une vision claire de la culture et de l'éducation en tant que moteurs du développement, et l'Unesco est déterminée à soutenir ces efforts. »
Redevenir une locomotive


Au cours des douze prochains mois, les auteurs, spécialistes et professionnels du livre du monde seront à l'honneur dans la capitale guinéenne, l'occasion pour les écrivains nationaux de faire connaître leurs travaux. Longtemps isolée de la scène internationale, la Guinée aspire à redevenir une locomotive de la littérature africaine francophone à l'instar du Sénégal, selon Sansy Kaba Diakité, directeur de la maison d'édition l'Harmattan Guinée.
Par le passé, des écrivains guinéens comme Camara Laye, auteur de L'Enfant noir, prix Charles Veillon, Thierno Monénembo, prix Renaudot 2008, ou encore Djibril Tamsir Niane, un des plus grands spécialistes de l'empire mandingue (XIIIe siècle), ont contribué à l'essor de la littérature africaine au niveau international.

Libération des lycéennes de Dapchi: un éventuel paiement de rançon fait parler

Une centaine d'écolières enlevées le 19 février dernier par des militants islamistes de Boko Haram à Dapchi, dans le nord-est du Nigeria, ont été ramenées mercredi matin à leur école par leurs ravisseurs. 106 adolescentes sur les 110 enlevées le 19 février dernier ont été déposées mercredi au petit matin non loin de leur école. Les circonstances de cette libération soulèvent de nombreuses interrogations, notamment sur un éventuel paiement de rançon.

Qu’importe si les autorités martèlent n’avoir pas versé de rançon pour la libération des jeunes filles de Dapchi, les Nigérians sont persuadés du contraire. La question a d’ailleurs animé les débats au Sénat ces dernières semaines.

« La réaction du gouvernement est louable, quoi qu’il ait fait pour récupérer les filles. En tant que politicien, je ne peux pas imaginer que le gouvernement n’ait pas agi. Je ne suis pas un inconditionnel du paiement de rançons, mais dans des cas critiques, c’est mieux de payer pour retrouver les gens en vie », estime Mohammed Ali Ndume, sénateur du district Sud de l’Etat de Borno, une zone qui comprend la ville de Chibok où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées en avril 2014.

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Deux à trois millions d'euros pour les filles de Chibok ?

Depuis l’arrivée au pouvoir de Muhammadu Buhari, la quasi-totalité des enlèvements s’est soldée par une libération des captifs. Les éléments de négociation – le plus souvent l’échange de prisonniers et une rançon–– sont très rarement révélés et cela commence à faire des vagues.

« Bien sûr, chaque action a des conséquences et il y aura une escalade de l’activité de Boko Haram, reconnaît Mohammed Ali Ndume. Mais je pense que cela doit servir de leçon pour le gouvernement. Si paiement de rançon il y a vraiment eu pour les filles de Chibok et maintenant pour les filles de Dapchi, on ne peut pas imaginer qu’un troisième enlèvement se produise sans que l’on n’aborde le sujet. »

Après à la libération de 82 lycéennes de Chibok en mai 2017, la presse nigériane avait évoqué à plusieurs reprises le paiement d’une rançon allant de 2 à 3 millions d’euros. Un montant qui inciterait désormais Boko Haram à multiplier les enlèvements de masses d’adolescentes pour se financer.

RFI

Madagascar: l’opposition s'inquiète à la veille du vote des lois électorales

A Madagascar, les députés des partis d'opposition sont inquiets à la veille de l'adoption des lois électorales. Ce lundi 19 dans l'après-midi, ils ont tenu une conférence de presse à leur sortie de l'Assemblée nationale. Ils craignent que ces lois soient adoptées sans qu'aucun de leur amendement ne soit pris en compte. Ces lois sont cruciales puisqu'elles encadreront les prochaines élections et notamment l'élection présidentielle qui doit se tenir à la fin de l'année.

Députés du TIM, le parti de l'ancien chef de l'Etat Marc Ravalomanana, du Mapar de l'ex-président de la Transition Andry Rajoelina et indépendants ont parlé d'une même voix. D'après eux, de nombreux articles des avant-projets de lois électorales ne sont pas conformes à la Constitution.

« Par exemple, le délai de campagne électorale dans l’ancienne loi est de 30 jours au second tour comme au premier tour. Mais là on l’a changé en 7 jours, pour le second tour. On ne peut pas accepter ça, parce que c’est impossible de faire campagne en une semaine », explique Arnaud Tody, député indépendant affilié au Mapar.

En travaux de commission la semaine dernière, les députés ont donc déposé des amendements. Mais ils craignent que ceux-ci ne soient pas pris en compte, c'est-à-dire que les lois sont adoptées telles quelles sans modification par rapport aux textes déposés par le gouvernement.

« Nous sommes informés qu’il y a des tractations, qu’il y a des consignes, mais surtout qu'il est question de mallettes d’argent pour faire passer ces lois sans amendements. Ces lois nous mèneront directement vers une nouvelle crise électorale. Donc nous alertons tout le monde pour qu’on sache ce qui se passe en ce moment à l’Assemblée nationale. Nous appelons nos collègues à voter en toute âme et conscience, mais pas pour d’autres intérêts », prévient Hanitra Razafimanantsoa, vice-présidente de l'Assemblée nationale et députée du parti TIM.

Ces lois électorales doivent être votées ce mardi 20 mars en séance plénière.

RFI

Cameroun anglophone: des dizaines de personnes dont un haut cadre local enlevées

Au Cameroun, un cadre de l'administration et une trentaine de personnes ont été enlevées ce samedi 17 mars par des séparatistes camerounais dans le sud-ouest anglophone. Quatre personnes ont également été blessées dans l'attaque du cortège d'un ministre délégué en visite.

C'est en fin de matinée que les attaques ont eu lieu. Le directeur de l'Office anglophone des examens, Ivo Leke Tambo, était en route vers une localité voisine lorsqu'il a été enlevé. Il se rendait à une célébration en l'honneur du ministre de l'Economie nommé il y a peu et originaire du sud-ouest anglophone. Même scénario pour la trentaine de personnes kidnappées. Elles étaient à bord de bus en route vers cette cérémonie officielle.

Dans les deux cas, des vidéos de ces enlèvements circulent sur les réseaux sociaux. La première, diffusée par des sources proches des milieux sécessionnistes, montre le haut fonctionnaire retenu dans un lieu indéterminé, assis par terre et à moitié nu. Sur la deuxième, on voit l'attaque du bus par des individus armés qui se revendiquent de l'Ambazonia defence forces (ADF), un groupe armé de sécessionnistes anglophones. Enfin, 4 personnes ont été blessées dans le village d'Alou alors qu'elles se rendaient elles aussi auprès du ministre de l'Economie, Paul Tasong.

Visite ministérielle 

Les autorités camerounaises n'ont pas souhaité faire de commentaire ce samedi soir, mais ces attaques révèlent la tension qui règne en zone anglophone. Et ce alors que le nouveau ministre camerounais de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, est justement en visite dans le nord-ouest du Cameroun anglophone pour une « mission de paix ». A Bamenda, chef-lieu de la région Nord-Ouest, il a demandé vendredi aux « séparatistes violents » de se « reconvertir ».

Les deux régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, qui regroupent 20% de la population camerounaise, sont secouées depuis plus d'un an par une profonde crise politique sur fond de revendications sociales et économiques vis-à-vis de l'élite francophone qui dirige le pays.

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