Afrique

Au Parlement tunisien, Macron rend hommage à la «révolution de jasmin»

Suite et fin de la visite d’Emmanuel Macron en Tunisie. Le président français s'est exprimé devant l'Assemblée des représentants du peuple ce jeudi matin à Tunis. Un discours qui a duré près d'une heure, en forme d'hommage à la révolution tunisienne.

« Vous avez conduit une véritable révolution culturelle, et celle-là, vous l’avez réussie. Vous avez fait mentir ceux qui, partout dans le monde encore aujourd’hui, disent que des sociétés où l’islam est présent ne sont pas compatibles avec la démocratie. Et vous avez fait mentir ceux qui là aussi, dans nombre de régions du monde veulent faire croire que l’islam est là pour régenter l’Etat et que la séparation n’est pas possible. Vous les avez fait aussi mentir. Vous avez, par ce travail profond, construit un modèle unique ».

Pour Emmanuel Macron, il faut soutenir ce modèle tunisien. Le soutenir, car pour lui, la Tunisie est un « espoir et un laboratoire pour toute la région ». Une nouvelle fois ce midi, Emmanuel Macron s’est donc engagé à soutenir la Tunisie pour l’aider à transformer l’essai en quelque sorte, consolider cette démocratie en aidant son économie en crise.

500 millions d’euros d’investissement supplémentaire

Pour cela, il a promis entre autres de doubler les investissements français sous son quinquennat, mais aussi d’accorder 500 millions d’euros supplémentaires de 2020 à 2022. Il a promis aussi de faire plus pour lutter contre le terrorisme.

Une aide accordée non pas en « ami », a-t-il insisté, mais comme « un frère ou une sœur », car pour Emmanuel Macron la France a une part de responsabilité à assumer dans les difficultés que traverse la Tunisie, notamment face à la menace terroriste et au délitement de la Libye : « L’Europe, les Etats-Unis et quelques autres ont une responsabilité quant à la situation actuelle. C’est indiscutable. Responsabilité qui a conduit, quoi qu’on pense d’un dirigeant, d’imaginer qu’on pouvait se substituer à la souveraineté d’un peuple pour décider de son futur, qu’au fond, destituer un tyran suffisait pour régler tous les problèmes. Nous avons collectivement plongé la Libye depuis ces années dans l’anomie sans pouvoir régler la situation ».

Pour régler la situation, Emmanuel Macron s’est positionné comme un potentiel médiateur aujourd’hui. Une troisième voie face à l’approche américaine à qui il a réservé quelques piques : « On ne peut pas construire une politique arabe à des milliers de kilomètres », a-t-il dit, critiquant aussi l’approche de Donald Trump du conflit israélo-palestinien. Reprenant les images qui lui sont chères de pont et d’union, Emmanuel Macron a affirmé que la France pouvait avoir un rôle pour une vraie stratégie dans la Méditerranée.

Rfi

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Emmanuel Macron en Tunisie pour soutenir la démocratie

Après sa tournée de novembre, Emmanuel Macron retourne sur le continent africain : avant le Sénégal en fin de semaine, il sera en Tunisie ce mercredi et jeudi. C'est sa première visite dans le pays depuis l'élection du président français. Elle intervient dans un contexte tendu.

Après une « visite personnelle » au Maroc, une visite « d'amitié et de travail » en Algérie, place à la Tunisie pour une visite d'Etat, la première d'Emmanuel Macron dans le monde arabe, tient à souligner la présidence.

Une manière d'envoyer un « message fort de soutien » à la démocratie tunisienne. Car c'est, pour l'Elysée, « la seule expérience de transition démocratique réussie après les printemps arabes ». Nul doute que ce soutien sera affiché par le chef de l'Etat lors de son discours au Parlement jeudi.

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Liberia: le nouveau président George Weah a prêté serment

Des chants, des drapeaux, beaucoup de monde et beaucoup d'ambiance à Monrovia, au Liberia, ce lundi, pour l'investiture de George Weah au stade Samuel-Doe. L’ancienne légende du football a officiellement prêté serment. Il succède donc à Ellen Johnson Sirleaf à la tête d'un pays secoué par de terribles guerres civiles, il y a quinze ans. C’est d’ailleurs la première transition démocratique au Liberia depuis les années quarante.

George Weah a prêté serment en fin de matinée devant des dizaines de milliers de personnes au stade Samuel-Doe. Un stade pavoisé aux couleurs nationales, le rouge, le blanc et le bleu, pour l’investiture du président Weah et de la vice-présidente, Jewel Howard Taylor.

La foule manifeste sa joie

Une foule enthousiaste a manifesté sa joie pendant leur prestation de serment, tellement bruyamment que le juge qui présidait la cérémonie est intervenu en lançant des « à l’ordre ! à l’ordre ! » pour demander au public de faire moins de bruit. Mais il n’était plus question de se retenir lorsqu’on a passé l’écharpe présidentielle à George Weah.

La foule s’est calmée lorsque le drapeau du Liberia a été descendu et remis, comme le veut le protocole, à la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf. On a ensuite hissé un autre drapeau libérien, ce qui symbolise l’arrivée au pouvoir du nouveau chef de l’Etat. La foule a enfin une fois explosé lorsque George Weah s’est assis dans le fauteuil présidentiel, un trône doré tapissé de velours rouge.

Plusieurs chefs d'Etat africains sur place

Plusieurs chefs d’Etat étrangers africains étaient là : le Guinéen Alpha Condé qui est aussi le président en exercice de l’Union africaine, le Togolais Faure Gnassingbé, le Ghanéen Nana Akufo-Ado, le Gabonais Ali Bongo, le Congolais Denis Sassou-Nguesso, et le Malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Mais le principal invité de marque aujourd’hui, c’était le public libérien, celui qui a voté pour George Weah, et qui attend beaucoup de lui.

rfi

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Repenser la construction de l'Afrique avec audace et renégocier nos destins par Bosse NDOYE

 

Repenser la construction de l'Afrique avec audace et renégocier nos destins par Basse NDOYE

Merci à l'ami trouvé sur FB. Comme quoi la pensée généreuse peut se retrouver partout et ensemble nous parviendrons à amorcer une dynamique. PBC

«Nous sommes interpellés aujourd'hui plus que par le passé, dans notre habilité à identifier et à construire nous-mêmes de l'intérieur, des valeurs culturelles qui confortent notre capacité de résister ou de renégocier nos destins. L'excellence culturelle et esthétique est à notre portée sans ajouter au poids de la dette. Il nous appartient de réexplorer avec l'audace et la perspicacité nécessaires les formes de pensée, d'existence, ainsi que les pratiques sociales que la réappropriation de nos destins exige. Le salut de nos pays, faut-il le rappeler, n'est pas dans le volume des financements que les « nantis » nous consentent contre davantage de mutisme et de subordination. Il est dans le courage politique d'analyser la situation dans sa globalité, dans la volonté et l'honnêteté de la gérer en toute transparence, dans l'intérêt des citoyens et avec eux.» Aminata Traoré, L'Étau page 129

«C'est dans l'organisation, le travail, le patriotisme, la discipline, la compréhension des enjeux géopolitiques et géostratégiques, l'autonomie de pensée et d'action, que les Africains pourront commencer leur développement socio-économique. Les diverses"coopérations", les divers "partenariats", etc., ne donneront rien de sérieux sans un contexte de sursaut national, sans une réceptivité interne collective, sans mobilisation préalable des volontés nationales sollicitées pour le bien collectif. L'éducation, l'explication, la conviction, l'espoir, la discipline collective sur l'essentiel, doivent précéder tout "partenariat", pour réussir, tant soit peu. L'essentiel ne sera pas fait par autrui, mais par les Africains eux-mêmes.» Obenga. T

« En Occident, la barbarie n'est pas faite d'intolérance et d'obscurantisme, mais d'arrogance et d'insensibilité. L'armée américaine déboule dans l'antique Mésopotamie comme un hippopotame dans un champ de tulipes. Au nom de la liberté, de la démocratie, de la légitime défense et des droits de l'homme, on maltraite, on démolit, on tue... Sept cent mille morts plus tard, on se retirera avec un vague mot d'excuse. On a dépensé près d'un trillion de dollars, et selon certaines estimations deux ou trois fois plus, mais le pays que l'on a occupé est plus pauvre qu'avant. On a voulu combattre le terrorisme, mais celui-ci n'a jamais été aussi florissant...On a prétendu instaurer la démocratie, mais on s'y est pris de telle manière que la notion elle-même en a été pour longtemps déconsidérée. » Amin Maalouf

Bosse Ndiaye

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