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Afrique

Mali: la concertation de Kidal s'ouvre dans un climat électrique

La concertation voulue par la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) s'ouvre sous très forte pression à Kidal. Le 1er mars dernier à Alger, les mouvements favorables à un statut particulier pour le nord du Mali ont souhaité se concerter avec leur base avant de signer le projet d'accord de paix déjà paraphé par le gouvernement malien et des groupes pro-Mali du nord. La réunion est finalement repoussée à jeudi matin compte tenu de la l'ambiance sur place.

Les échos qui parviennent de Kidal depuis ce mercredi matin parlent d'ambiance électrique, de « pression totale ». La petite ville est noire de monde. Les populations civiles, venues des alentours ou de plus loin par les pistes, sont remontées à bloc : pas question de signer le document d'Alger selon elles. Cet accord est « notre arrêt de mort », « on ne va pas céder, on ne va pas reculer », entend-on chez les manifestants, au point que les chefs politiques et militaires ont décidé de reporter à demain jeudi la grande réunion commune.

D'ici là, les responsables se retrouvent en petits comités toute la journée, en conclave avec la jeunesse, les femmes, les combattants... Une réunion avait lieu ce mercredi midi, et d'autres étaient prévus dans l'après-midi. L'objectif de la CMA est de lire et d'expliquer le document d'Alger à tous les délégués de la jeunesse, des chefs de faction et de tribu, ainsi qu'à ceux des réfugiés.

De l'avis de témoins sur place, il sera bien difficile de faire évoluer les positions. Ce représentant du camp de Djibo, Sidi ag Baye, explique depuis Kidal qu'on « ne peut pas nous imposer ce que l'on ne voulait pas ». « On veut une paix qui tienne compte de notre spécificité, on veut une paix qui tienne compte du développement de notre territoire, on veut une paix qui, même si elle reconnait l'intégrité territoriale du Mali, reconnaisse au moins notre identité chez nous. Je vous le dis très clairement, ce n'est pas une paix », assure Sidi ag Baye.

L'embarras des chefs de la CMA semble réel. Ces derniers sont conscients de se trouver pris en tenaille entre la communauté internationale, qui attend des mouvements, qu'ils signent ce document, et une population remontée à bloc contre le projet d'accord d'Alger.

Cameroun: 25 000 réfugiés nigérians de plus en seulement quatre jours

Les réfugiés se sont présentés par milliers durant quatre jours à Dabanga, Doué, Iloué, Kabo, Fotokol et dans d'autres localités entre le nord de Maroua et le lac Tchad. Ils sont transférés à Kousséri vers l'est à la frontière avec le Tchad de l'autre côté et passent la nuit, au terme de huit heures de route, au camp de transit pour un pré-enregistrement et des examens médicaux.

Ils sont ensuite acheminés au camp de Minawao également à huit heures de route, mais cette fois-ci, vers le sud. Le camp compte déjà 32 000 réfugiés. Le HCR (Haut commissariat de Nations unies pour les réfugiés) a donc identifié un autre site à Gawar à un kilomètre pour édifier un autre camp.

En attendant, les nouveaux arrivés sont d'abord logés dans des hangars communautaires à raison de 80 personnes par abris, avant d'être placés dans un deuxième temps en tentes familiales. Mais le HCR peine à suivre le rythme, le sol rocailleux rend difficile les forages des puits, il faut faire appel en parallèle à des camions-citernes et il arrive que les chargements de nourriture en provenance du port de Douala accusent des retards de livraison.

Le HCR au Cameroun se réjouit de la forte implication des acteurs humanitaires et locaux, mais il reconnaît que les défis sont légion.

Tchad: Idriss Déby assure savoir où se cache le chef de Boko Haram

A l’occasion d’une conférence de presse au côté de son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, mercredi à Ndjamena, le président tchadien Idriss Déby a lancé un ultimatum au chef du groupe terroriste Boko Haram et assuré savoir où il se trouvait.« Nous allons défaire Boko Haram. Nous allons détruire Boko Haram. Nous allons gagner, non pas la bataille, mais nous allons gagner la guerre totale contre Boko Haram, il n’y a pas de doute. » Le ton est péremptoire et les mots sont du président tchadien Idriss Déby. Le chef d’Etat tchadien a promis mercredi lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en visite à Ndjamena « d’anéantir » les jihadistes nigérians de Boko Haram.

En premier lieu, son chef Abubakar Shekau. « Il a intérêt à se rendre, nous savons là où il est, a assuré Idriss Déby. S'il refuse de se rendre, il va subir le même sort que ses camarades. »Le 17 février dernier, l’armée tchadienne avait délogé le groupe terroriste de la ville de Dikwa au Nigeria. Deux soldats tchadiens et 117 islamistes ont été tués ce jour-là au cours de violents combats, a rapporté l'état-major tchadien.

Selon le président Idriss Déby, le leader de Boko Haram aurait « fui Dikwa » lors de ces affrontements.

Le Tchad associé au Nigeria, au Niger et au Cameroun mène depuis le mois dernier une campagne militaire sans précédent contre la nébuleuse Boko Haram.

Nigeria: l’armée tchadienne a repris Dikwa aux mains de Boko Haram

L'armée tchadienne a mené une offensive contre Boko Haram au Nigeria et repris la ville de Dikwa, dans le nord-est du pays. Dikwa était aux mains du groupe islamiste Boko Haram depuis plusieurs semaines. Selon l'état-major de l'armée tchadienne, il y a eu un mort et trente-quatre blessés du côté tchadien et il y a des morts également dans les rangs des islamistes. Un important matériel militaire a été récupéré au cours de l'opération. Notre correspondant au Tchad, Madjiasra Nako, a pu se rendre à Dikwa où l'armée tchadienne continue son ratissage.

Avec notre envoyé spécial

L'armée tchadienne qui venait de Gambaru a attaqué les islamistes au nord de la ville.

« La bataille a été intense, il nous a fallu près d'une heure pour entrer dans Dikwa », racontent des officiers qui ont pris part à la bataille.

« Nous nous sommes rendu compte que les islamistes défendaient leur poste de commandement, une grande villa située à l'entrée de la ville », ont-ils ajouté.

Dans la villa, une grande bâtisse avec des murs hauts où sont plantés les drapeaux de Boko Haram, les traces des combats sont encore visibles. Des murs éventrés, des motos brulées, des marmites renversées ainsi que des corps des islamistes entassés dans des chambres où ils se sont réfugiés pendant l'attaque, en témoignent.

Après avoir pris le camp, les forces tchadiennes ont avancé rue après rue, tuant un nombre important d'islamistes. Certains ont réussi à fuir la ville. Il n'y a pas de chiffres disponibles ce lundi soir sur le nombre d'islamistes tués.

Après avoir sécurisé la ville, les militaires tchadiens se sont retirés sur une plaine hors de Dikwa comptant dans leurs rangs un mort et trente-quatre blessés.

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