Afrique

A Alger, l'optimisme d'IBK sur les accords de paix

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta termine ce mardi 24 mars sa visite en Algérie. Hier, il a rencontré le Premier ministre puis le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Au coeur des discussions, l'accord de paix d'Alger entre les autorités et les mouvements armés du Nord, paraphé par le gouvernement et les mouvements de la Plateforme. Et pour le président malien, cet accord est « modèle de réconciliation et de paix ».

A la sortie de son entretien avec Abdelaziz Bouteflika, le président malien a répondu aux questions de la télévision officielle algérienne. Il a d'abord affirmé qu'il ne s'était pas trompé, en demandant, il y a plus d'un an, à l'Algérie de prendre la tête de la médiation dans les négociations de paix entre les autorités et les mouvements armés du Nord.

Accord « équilibré »

Ibrahim Boubacar Keïta a ensuite déclaré que l'accord de paix, paraphé par le gouvernement et les mouvements proches de Bamako, était « un modèle de réconciliation et de paix ». Un accord « équilibré », qui « ouvre des voies nouvelles » selon lui.

Rebâtir et développer

Nous ferons « tout » pour tenir nos engagements avec la Plateforme, affirme le président qui ajoute, concernant le refus de parapher de la Coordination : nous sommes « optimistes » quant à nos frères qui n'ont pas compris l'urgence pour nous tous d'accepter cet accord. L'objectif, désormais, explique IBK, c'est de reconstruire l'Etat malien, rebâtir et développer le pays pour que chacune des parties se sente fière de son appartenance.

Rfi

Attentat de Tunis: des chefs de la police limogés

En Tunisie, l'attentat du Bardo lors duquel 21 personnes ont été tuées a exposé les failles du dispositif de sécurité déployé autour du musée et de l'Assemblée nationale, située juste à côté. Cinq jours après l’attaque, plusieurs chefs de la police ont été sanctionnés.

Du côté du Premier ministre, on évoque des lacunes dans la protection du musée,
constatées après la visite sur place hier soir d'Habib Essid. Le chef du gouvernement tunisien a immédiatement limogé le chef de la police de Tunis et celui du Bardo. D'autres commandants auraient également été démis de leurs fonctions, selon l'agence Reuters. Un mandat de dépôt « a par ailleurs été émis contre un policier chargé de la sécurité du musée », précise de son côté le parquet.

Le président Béji Caïd Essebsi avait promis une enquête approfondie sur les dysfonctionnements après avoir reconnu des failles sécuritaires : manque d'agents à l'entrée du Bardo, qui abrite pourtant l'Assemblée, découverte d'un couple d'Espagnols à l'intérieur, 24 heures après le drame…

Le chef du gouvernement promet des mesures au ministère de l'Intérieur. Il reconnait enfin que les autorités ont « négligé » la menace que représentent les Tunisiens de retour du jihad en Libye, Syrie ou Irak. Ils seraient plusieurs centaines. C'était justement le cas des deux jeunes qui ont mené l'attaque du Bardo.
Chronologie et chiffres clés


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Rfi

 

Nigeria: le président sortant vante ses victoires contre Boko Haram

Au Nigeria, l'élection présidentielle se déroule samedi 28 mars. Le scrutin qui s’annonce comme le plus serré de l’histoire du pays depuis le retour de la démocratie en 1999 était initialement prévu, le 14 février dernier. Il a été repoussé de six semaines par la Commission nationale électorale indépendante, qui estimait que l’armée mobilisée à combattre les islamistes de Boko Haram ne pourrait pas assurer la sécurité des votes. Depuis, les troupes tchadiennes, nigériennes et camerounaises sont intervenues, garantissant une série de victoires au Nigeria. De quoi redorer un peu le blason du président sortant, Goodluck Jonathan qui est menacé par son principal rival Muhamadu Buhari.

Trente-six localités reprises aux mains de Boko Haram dans l’Etat de Borno, les Etats d’Adamawa et Yobe libres de tous islamistes, depuis le report du scrutin, l’armée n’a jamais été aussi loquace sur ses avancées face aux insurgés. Le président sortantGoodluck Jonathan d’ordinaire, si discret sur le sujet, a quant à lui été vu en tenue de combat, félicitant les troupes nigérianes.

Pas sûr pourtant que ces apparents succès se fassent véritablement ressentir dans les urnes ce samedi. Car si le problème de l’insurrection islamiste a un retentissement international important, son incidence à l’échelle nationale est bien moindre, sortie des trois Etats du nord-est affectés par les violences. D’autant que cette campagne militaire et l’engagement des pays voisins interviennent tardivement, près de deux ans après la mise en place d’un état d’urgence infructueux.

Ces victoires supposées pourraient donc n’être qu’une campagne de publicité sans retombée majeure, les Nigérians votant sur la base de multiples critères, y compris ethniques et religieux. Fin janvier, un sondage mettait Goodluck Jonathan et l’ancien généralMuhamadu Buhari au coude-à-coude autour de 42 % des suffrages, avec l’éventualité que, pour la première fois depuis 1999, le Parti démocratique populaire (PDP) perde le pouvoir.

Je n'irai pas voter car les gouvernements ne tiennent pas leurs promesses

Rfi

La paix dans le nord du Mali au menu de la visite d’IBK à Alger

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé dimanche 22 mars à Alger pour une visite officielle de trois jours. Il a été reçu par le numéro deux de l'Etat algérien, le président du Sénat et il doit, au cours de cette visite, s'entretenir avec le président Abdelaziz Bouteflika. Ce déplacement intervient alors que les négociations d’Alger pour la paix dans le nord du Mali peinent à aboutir.

La dernière visite du président Malien Ibrahim Boubacar Keïta en Algérie remonte à un peu plus d'un an. A l'époque, il était le premier chef d'Etat reçu par Abdelaziz Bouteflika depuis l'hospitalisation du président algérien à Paris. Sa visite en pleine année d'élection présidentielle avait eu, pour l'opinion publique algérienne, un enjeu plutôt interne. Mais en une année, le contexte a évolué.

Les autorités algériennes veulent renforcer leurs relations diplomatiques avec le continent. Et les chefs d'Etat africains se succèdent dans la capitale depuis plusieurs mois. Mais surtout, Alger a passé huit mois à accueillir les négociations de paix entre les autorités de Bamako et les mouvements armés du Nord.

Le communiqué officiel publié dimanche annonce qu’IBK et le président Abdelaziz Bouteflika doivent discuter principalement des questions de paix et de sécurité dans la région sahélo-saharienne. Mais dans la presse algérienne, on estime que le président Bouteflika va tenter d'aider à faire aboutir l'accord de paix d'Alger. Les Mouvements de la coordination ont refusé de le parapher jusqu'à présent.

Rfi

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