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Afrique

Burundi: l'opposition prête à discuter du 3e mandat de Nkurunziza

Au Burundi, l’opposition vient enfin de réagir au sommet des chefs d’Etat des pays de la région à Dar es Salaam, dans une déclaration signée par 17 partis qui se disent prêts à discuter de tous les sujets et notamment de la question centrale concernant le 3e mandat du président Nkurunziza.

Trois jours après le sommet sur le Burundi, l’opposition prend acte de la demande des chefs d’Etat de la région et se dit prête à reprendre le dialogue avec le pouvoir du président Pierre Nkurunziza.

Légère inflexion dans le discours, les leaders des dix-sept partis et organisations politiques signataires de cette déclaration ne disent plus désormais que le retrait de la candidature à un troisième mandat est un préalable non négociable. Ils acceptent que la question fasse partie des sujets de discussions.sur la table. Bujumbura a dit récemment que les chefs d’Etat de la région avaient clos la question, les dix-sept partis et organisation en appellent au pays, et dénoncent le mensonge du gouvernement et du parti au pouvoir.

Enfin, les chefs d’Etat de la région ont appelé à cesser les violences au Burundi. L’opposition burundaise appelle à la poursuite des manifestations pacifiques. L'un de ses leaders a expliqué d'ailleurs que ce message s’adressait plutôt au pouvoir à l'origine de la violence jusqu’ici.

Fait notable, la société civile burundaise à la pointe des manifestations contre le troisième mandat de Nkurunziza n’est pas signataire de la déclaration. Elle devrait sortir plus tard son texte, mais elle se dit d’ores et déjà d’accord, pourvu que les conditions minimales pour un véritable dialogue soient respectées.

Un diplomate en poste à Bujumbura estime que le dialogue est la seule option pour éviter le pire, même si les manifestations semblent ce mercredi 3 juin marquer le pas.

Burundi: vers un report des élections et une reprise de la contestation

Comment régler la crise politique qui paralyse le Burundi ? Réunis pour la deuxième fois en Sommet sur cette question à Dar es-Salaam, les chefs d’Etat d’Afrique de l’Est ont fait une proposition. Ils préconisent un nouveau report des élections communales, législatives et présidentielle, soit un délai supplémentaire d’au moins un mois et demi. Ce lundi matin, le pouvoir burundais ne parait pas hostile à cette proposition de report, alors que dans les rues, la contestation devrait reprendre.

Sur le principe, le parti au pouvoir fait savoir qu’il n’est pas opposé à un éventuel report. Dans un communiqué, le CNDD-FDD explique qu’une étude de la Commission électorale doit encore être réalisée pour que les délais constitutionnels soient respectés. Ce qui veut dire qu’à ce stade, personne ne sait encore vraiment si le scrutin législatif et communal prévu ce vendredi aura lieu ou pas. En tout cas, ce lundi matin, la Commission électorale distribuait des cartes d’électeurs dans des quartiers de Bujumbura. Cet après-midi, toutes les parties de la crise burundaise vont se concerter et la décision finale du report de l’élection devrait être annoncée dans la journée.

Du côté de la société civile, en revanche, on ne voit pas les choses tout à fait de la même manière. Les anti-troisième mandat ont appelé à de nouvelles manifestations parce que ce report proposé par les chefs d’Etat est-africains, ce dimanche, en Tanzanie n’a fait que déclencher la colère de l’opposition et des manifestants. Pour eux, le préalable à toute discussion et à toute participation aux élections c’est le renoncement de ce troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

Le blocage est donc total, et même si dans la rue à Bujumbura la mobilisation montre des signes d’essoufflement devant une répression intense et meurtrière. Dans le discours, les leaders de la contestation sont toujours aussi déterminés et annoncent de nouvelles manifestations dès demain effectivement, et ce, jusqu’au départ de Pierre Nkurunziza.

Boko Haram: des villages bombardés dans le nord-est du Nigeria

Quatre villages au moins ont été quasi rayés de la carte ce lundi dans le nord-est du Nigeria. Les localités de Duwu, Jarawa, Mallum Maja et Mudu ont été bombardées pendant plusieurs heures. L'aviation visait des combattants de Boko Haram.

Depuis deux mois, les combattants de Boko Haram auraient investi en nombre le district de Kalabalge où sont situés les quatre villages bombardés. Il s'agirait d'un repli des miliciens, délogés de plusieurs de leurs bastions situés dans l'Etat de Borno, notamment les villes de Gwoza et Bama.

Devant l'arrivée des islamistes, des milliers d'habitants du district ont fui vers le Cameroun et le Tchad à quelques dizaines de kilomètres à l'est. Mais les combattants ont récemment empêché certains civils de s'échapper et s'en servaient comme bouclier d'après un témoin interrogé par l'AFP, avant d'ajouter que les extrémistes étaient en manque de munitions et contraints d'utiliser des arcs ou encore des machettes.

Si l'aviation nigériane a souvent bombardé certaines places fortes de Boko Haram comme la forêt de Sambisa, les attaques aériennes sur les zones habitées sont plus rares, explique une bonne source, pour qui des victimes civiles sont sûrement à déplorer. Mais les militaires étaient-ils au courant de la présence d'habitants ? Joint dans la soirée, un porte-parole de l'armée n'a en tout cas ni confirmé ni infirmé le bombardement.

Rfi

Mali: mort d’un casque bleu

Mai 26, 2015 Poster par
Mali: mort d’un casque bleu

A Bamako, dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai, un casque bleu de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d'assaillants non identifiés. La recherche des tireurs se poursuit toujours.

Les casques bleus, originaires du Bangladesh, étaient à bord d’un véhicule clairement identifié ONU. Ils quittaient l’aéroport de Bamako pour le sud de la ville, via un important carrefour, en fait une célèbre place de Bamako. Surgissent alors des hommes armés qui ouvrent le feu. Un soldat de l’ONU est tué, un deuxième blessé.

Très rapidement, les forces de sécurité bouclent la sortie de Bamako vers le nord. Les recherches minutieuses dans deux quartiers de la capitale malienne pour retrouver les auteurs de la fusillade n’ont - pour le moment - pas abouti. Il n'y a aucune revendication, mais déjà certains n’hésitent pas à expliquer que c’est un crime contre la paix.

La semaine dernière, des hommes armés avaient déjà tenté sans succès d’organiser ici à Bamako une attaque complexe contre un bâtiment servant de résidence à des casques bleus. Le gardien des lieux avait été blessé par balles. Là aussi, l’attaque n’avait pas été revendiquée.

Rfi

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