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" JE FAIS PARTIE DE CE PEUPLE FIER, SCHIZOPHRÈNE ET HYPOCRITE! MAROC   texte trouvé

 

" JE FAIS PARTIE DE CE PEUPLE FIER, SCHIZOPHRÈNE ET HYPOCRITE! MAROC   texte trouvé 

Je fais partie de ce pays où la religion occupe toutes les sphères de la vie mais où la foi n'est nulle part.

Je fais partie de ce peuple plein de pharisaïsmes qui désire « ressembler » au Prophète et à ses compagnons en apparence en laissant pousser la barbe ou en portant le voile mais où personne ne cherche à lui ressembler dans les actes et le fond.

Je fais partie de ce peuple où les hommes se scarifient le front par des callosités pour montrer qu'ils se cognent la tête contre le sol cinq fois par jour.

Je fais partie de ce peuple où l'habit fait encore le moine, où un homme qui n'a pas le bac mais qui porte un qamis et tient dans sa main un chapelet se croit exégète et fait la misère à tous ceux qui le croisent en leur disant ceci est « makruh », cela est « haram ». Mais ce même individu n'est même pas soucieux de prendre soin de son hygiène corporelle ou de son haleine (car le parfum ou le dentifrice pour lui sont déconseillés, surtout durant Ramadan...) alors que le Coran exhorte à prendre soin de son corps, car « Dieu est beau et aime la beauté », n'est-ce pas?

Je fais partie de ce peuple où l'on te sort des hadiths dont l'authenticité n'est même pas avérée par des historiens mais que tous substituent au Coran et érigent en 6e pilier de l'Islam. Des hadiths dont la plupart ignorent l'origine, l'auteur ou le contexte politique et idéologique de leur rédaction.

Je fais partie de ce peuple qui débat encore de ce qui est "halal" ou "haram" alors que les grandes nations sont à la conquête de l'espace et font évoluer la médecine à un rythme impressionnant.

Je fais partie de ce peuple qui organise des concours d'apprentissage du Coran par cœur mais où il n'y a aucun concours de compréhension, d'analyse et d'explication du Coran.

Je fais partie de ce pays où l'« éducation islamique » est une matière à l'école où l'on apprend aux élèves à être calculateurs et égoïstes. On leur apprend à faire des calculs d'épicier, à calculer les « hassanat » (les bienfaits) comme des points, à calculer l'héritage, à calculer le nombre de prières obligatoires, facultatives et surérogatoires, à calculer le nombre d'ablutions, à calculer ceci ou cela... On leur apprend à travailler pour des notes pour réussir l'examen final mais pas à travailler pour son prochain et sans contrepartie. On ne leur apprend pas les fondamentaux et l'essence véritable de la foi. On ne leur apprend pas qu'un bon croyant s'accomplit d'abord en tant que bon citoyen. On ne leur apprend pas à être utiles pour le pays, à œuvrer pour l'intérêt collectif de l' « oumma »... Non, on leur apprend à être obéissants et soumis. On leur apprend que l'esprit critique en Islam, le questionnement ou le doute sont des actes blasphématoires. Dans nos écoles Ibn Taymiyya et Sayid Qutb remplacent peu à peu Ibn Tufayl et Averroès. On ne leur apprend plus les lumières et la philosophie islamique, mais on les gave de liturgie et de superficialités. On leur apprend la religion, mais pas la foi.

Je fais partie de ce pays qui n'a pas réussi à construire un système éducatif potable 60 ans depuis son accès à l'indépendance.

Je fais partie de ce peuple appauvri et tenu en ignorance. Je fais partie de ce peuple qui ignore son histoire et ses grands hommes et dont la mémoire a été confisquée, ce peuple dont le patrimoine et les monuments se dérobent.

Je fais partie de ce peuple où l'on apprend davantage à craindre Dieu qu'à l'aimer, où toutes les bonnes actions sont motivées par la crainte et le désir de récompense.

Je fais partie de ce peuple qui veut être vu à la mosquée mais qui est incapable de pratiquer sa foi discrètement.

Je fais partie de ce pays où l'on prie beaucoup, mais où le mensonge, la calomnie, l'hypocrisie et la corruption sévissent le plus. C'est à se demander si l'on prie autant parce qu'on a trop de péchés à faire pardonner !

Je fais partie de ce peuple où le concept de virginité et de vertu n'est applicable qu'aux femmes. Je fais partie de ce peuple où les fils de bonne famille ont le droit de « s'amuser » avec toutes les filles, de butiner ici et là, mais on leur dit que pour le mariage il faut une fille de bonne famille et vierge de préférence.

Je fais partie de ce peuple où les relations hors mariage sont pénalement répréhensibles mais où la loi ne s'applique que pour les miséreux qui n'ont pas les « contacts » pour la contourner.

Je fais partie de ce pays où une femme qui s'assoit dans un café est une fille facile. Si elle fume, alors c'est une catin.

Je fais partie de ce peuple frustré qui ne peut pas passer près d'une fille en mini jupe sans la vilipender mais où la pornographie est massivement consommée.

Je fais partie de ce peuple où l'on demande à la femme de se faire discrète et de cacher ses charmes car on ne sait pas maîtriser ses désirs et ses pulsions sexuelles.

Je fais partie de ce pays où l'alcool est interdit mais où il est vendu et que beaucoup consomme en cachette.

Je fais partie de ce peuple superstitieux où même dans les grandes villes on continue à aller voir le « fqih » et d'autres charlatans, à se ruer sur les tombes des « saints » et à offrir des animaux en sacrifice aux marabouts thaumaturges pour chercher la guérison, la réussite ou la fertilité. Je fais partie de ce peuple où même les gens « éduqués » croient encore à la sorcellerie et la pratiquent. Je fais partie de ce peuple qui enrobe le « chirk » et le paganisme dans des versets du Coran.

Je fais partie de ce pays où l'on n'arrête pas de construire des mosquées pour gagner une place au paradis mais où personne ne veut construire des écoles ou des hôpitaux car « ça ne rapporte » pas beaucoup dans l'au-delà...

Je fais partie de ce peuple qui se rue dans les mosquées à chaque prière du vendredi en abandonnant ses responsabilités professionnelles et préfère laisser attendre le citoyen devant son bureau vide au sein de l'administration pendant qu'il accomplit ses « obligations de croyant ». Je fais partie de ce peuple qui ignore la notion de "service public".

Je fais partie de ce peuple qui refuse le débat, qui refuse et récuse les avis qui sont différents des siens.

Je fais partie de ce peuple qui trouve que l'Occident est perdu dans trop de liberté et est imparfait parce qu'il n'a pas la bonne foi, mais est incapable d'expliquer pourquoi les nations musulmanes sont incapables de sortir du sous développement avec autant de « bons croyants » et de mosquées pleines à craquer.

Je fais partie de ce pays où les partis politiques utilisent toujours la religion à des fins populistes et de propagande.

Je fais partie de ce peuple qui défend un violeur parce qu'il est célèbre mais où l'on réclame la peine de mort pour des enfants de la rue qui commettent un viol dans un bus.

Je fais partie de ce peuple où la zoophilie est encore pratiquée dans les villages, où une jeunesse sacrifiée git sans avoir accès à l'éducation, à des lieux de divertissement.

Je fais partie de ce peuple où le chômage croissant, le manque d'opportunités pour la jeunesse et l'oisiveté conduisent à la criminalité.

Je fais partie de ce pays où la prostitution existe, mais que nul ne veut voir ni chercher à comprendre.

Je fais partie de ce peuple où le modèle de réussite ne se trouve pas dans l'accomplissement de soi, dans la maîtrise des sciences, dans l'art et la connaissance, mais dans les richesses matérielles que l'on est capable d'amasser et exposer, dans la villa ou la dernière voiture de luxe que l'on peut s'offrir.

Je fais partie de ce peuple qui s'endette pour claquer des sommes immenses lors de mariages pour impressionner ses invités et son entourage.

Je fais partie de ce pays où beaucoup d'interdits existent et que tous veulent transgresser. Faute d'apprendre aux gens à être responsables tout en étant libres, on a préféré leur confisquer leur liberté car on ne leur a pas appris à être responsables.

Je fais partie de ce peuple où l'on te dit fais ce que je dis mais ne fait pas ce que je fais.

Je fais partie de ce peuple... où les apparences comptent beaucoup mais dont le fond est creux et pourri.

Je suis marocain et musulman et j'ai honte de ces aspects de mon pays

Merci à Aléka Corréa de nous avoir transmis ce bel artricle   à partager au maximum.

Encore une fois nous n'avons rien contre le Maroc nous voulons seulmlement que les choses choses se passent de façon vraie. P B C

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L'ONU crée un régime de sanctions pour le Mali

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité ce mardi l’instauration d’un régime général de sanctions pour le Mali. A terme, les diplomates pourront donc décider de sanctionner par une interdiction de voyager ou un gel des avoirs les individus ou entités accusés d’entraver le processus de paix au point mort.

Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

C’est justement pour ressusciter l'accord de paix signé en 2015 et sérieusement menacé selon Paris, que l’ONU a adopté cette mesure. Censée être dissuasive, elle devrait permettre de sanctionner tous ceux qui violeraient le cessez-le-feu, qui s’attaqueraient aux forces maliennes et aux casques bleus, entraveraient l’aide humanitaire et la mise en oeuvre de l’accord de paix.

Bamako avait officiellement demandé à l’ONU courant août la mise en place d’un tel régime face au risque de déraillement du processus de paix. Un diplomate évoque d’ailleurs hors micro une situation pré-insurrectionnelle avec la poursuite des combats dans le Nord, l’absence de l’Etat malien dans le centre du pays et une crise politique qui couve à un an de l’élection présidentielle.

Avec ce régime de sanctions puis la mise en place d’un comité d’experts chargé de leur bonne application, l’ONU espère donc mettre un terme à l’impunité qui règne dans le pays et qui encourage une culture de corruption qui contribue à l'instabilité et à l’insécurité.

Un effet électrochoc

Maintenant que le cadre juridique a été crée, tous les contrevenants à l'accord de paix peuvent être sanctionnés d'une interdiction de voyager ou par un gel de leurs avoirs. Francois Delattre, le représentant français, espère qu'une telle mesure aura un effet électrochoc : «  L'idée de la création de ce régime de sanction vise précisément à donner un nouvel élan à la mise en oeuvre de l'accord de paix au Mali et c'est notre priorité essentielle ainsi que celle bien sûr du gouvernement malien. Il s'agit donc d'adresser un message politique très fort aux acteurs concernés. »

Aucun nom n'aurait encore été évoqué pour figurer sur cette liste. Mais qui dit régime général dit possibilité de sanctionner un très large spectre d'individus ou d'entités. Les autorités de Bamako qui avaient initialement demandé à l'ONU de créer ce régime pourraient donc à terme, elles aussi, être sanctionnées si le Conseil estime qu'elles ne font pas assez pour préserver l'accord de paix.

RFI

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En Gambie, l’annulation de l’élection kényane fait parler d’elle

La Cour suprême kényane a décidé d'annuler les dernières élections présidentielles, pour cause d’irrégularités. L’événement a un écho particulier en Gambie, où les dernières élections présidentielles ont elles aussi été mouvementées : en décembre dernier, le président sortant Yahya Jammeh, après 22 ans au pouvoir, a perdu le vote face à son concurrent Adama Barrow. Pour les acteurs du changement en Gambie, ces élections surprenantes sont le signe que la politique est à un tournant en Afrique.

Depuis l’annonce fracassante de la Cour suprême vendredi 1er septembre, de nombreux Gambiens ont l’œil rivé sur le Kenya, comme Marr Nyang, un jeune activiste impliqué dans plusieurs associations qui se sont battues pour le changement en Gambie.  Ce qui se passe au Kenya est pour lui le signe que les lignes sont en train de bouger en Afrique. « On voit une nouvelle Afrique en train d’émerger. La Gambie a été la première, et le Kenya suit le même chemin, analyse-t-il. Ce que la Cour suprême a fait au Kenya, c’est quelque chose dont les Africains devraient s’inspirer. Et je pense que lorsque la Gambie s’est lancée dans cette transition démocratique, cela a aussi ouvert l’esprit de nombreux Africains. »

Salieu Taal, le créateur du mouvement La Gambie a décidé, était lui aussi très enthousiaste, jusqu’à ce qu’il entende le président kényan critiquer les juges de la Cour suprême : « J’étais plus impressionné lorsqu’Uhuru Kenyatta a annoncé dans un premier temps qu’il respectait la décision, c’était un grand pas pour l’Afrique. Mais il est ensuite revenu sur ses mots et a déclaré que les juges ne respectaient pas la volonté du peuple. C’est vraiment dommage. »

Essa Njie est lui aussi activiste, et chargé de cours en sciences politiques à l’université. Et pour lui, les Gambiens peuvent à leur tour apprendre de l’exemple kényan. « Nos propres institutions ont besoin d’être renforcées. Et une fois que notre système judiciaire sera indépendant, ce sera possible que des élections qui se sont mal déroulées soient déclarées nulles, témoigne-t-il. Cela prouvera que nos institutions sont dynamiques et solides. »

Tous attendent le nouveau scrutin, dans moins de 60 jours, espérant qu’il se tienne dans le calme et la paix.

RFI

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Annulation de la présidentielle kényane: comment refaire une élection?

Après que la Cour suprême a invalidé le scrutin présidentiel du 8 août 2017, le Kenya doit organiser une nouvelle présidentielle d'ici 2 mois. Un laps de temps particulièrement court, ce qui soulève de nombreuses questions sur la faisabilité technique, financière et politique d'une nouvelle élection.

La Cour suprême kényane doit publier sous 21 jours plus de précisions sur sa décision d'annuler le vote du 8 août. Sans ces précisions, il semble difficile d'organiser un nouveau scrutin : « Tant que la cour suprême n'a pas donné ses raisons, on ne sait pas si les membres de la Commission électorale devront être remplacés, ni comment sera organisée l'élection », explique Nick Cheeseman, expert du Kenya à l’université britannique de Birmingham. Et l’universitaire de faire remarquer que si la nouvelle élection est bien organisée sous 60 jours, et que la Cour suprême en met 21 à donner des explications sur sa décision, il ne restera qu’un petit mois pour mettre sur pied le scrutin.

Si la Commission électorale doit être remplacée, comme le demande l’opposition et notamment son leader Raila Odinga, « il parait difficile de penser que de nouveaux commissaires pourraient organiser le vote avec des standards et une qualité suffisante », poursuit Nick Cheeseman. Le spécialiste du Kenya estime aussi que le message envoyé par la Cour suprême avec cette décision est « qu'elle n'accepterait plus d'élection avec des standards faibles. Donc maintenant, il y a un nouveau risque qu'on ait une nouvelle élection avec une mauvaise qualité, qui sera à nouveau invalidé, parce qu'avec sa décision, la cour a créé un précédent. »

Pour l’heure, l'une des seules certitudes concernant l’avenir de la Commission électorale, à qui la Cour suprême reproche des problèmes dans la transmission des résultats électoraux, est quelle prévoit des « changements internes de personnels et de procédés dans l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle dans 60 jours. »

Par la voix de son président Wafula Chebutaki, elle « invite le bureau du procureur à mener rapidement et efficacement une enquête et à poursuivre tout membre de la Commission qui pourrait être impliqué dans des violations des lois électorales. » Wafula Chebutaki presse également la Cour suprême de publier son jugement complet au plus vite pour permettre à la Commission « d'avoir une vision complète des points sur lesquels [elle doit se] concentrer »

Le prix de l'élection

Se pose aussi le coût de ce nouveau scrutin. Les élections générales du 8 août étaient déjà les plus chères de l'histoire du pays : 21 euros par électeur. Selon un rapport du Trésor publié en juillet, près de 50 milliards de shillings (environ 410 millions d'euros) ont été alloués au processus. La plus grosse part de cette somme était attribuée à la Commission électorale.

Normalement, pour le nouveau scrutin, tout ne sera pas à repayer, puisque la possibilité d’un second tour était envisagée, et que les agents électoraux sont déjà formés. Mais il y a aura de nouveaux bulletins à commander. Or, le contrat controversé passé à une société de Dubaï pour la présidentielle dépassait les 20 millions d'euros.

Qui plus est, si la Cour suprême demande la mise en place de nouveaux standards de qualité, il pourrait y avoir d’autres coûts supplémentaires. Ainsi, le matériel utilisé, à l'instar des 45 000 tablettes biométriques achetées à la société française Safran, pourrait par exemple ne pas être réutilisé.

A cela s'ajoutent des coûts indirects, notamment liés à la sécurité autour du scrutin. Sans compter les dépenses de campagne des candidats. La coalition de l'opposition menée par Raila Odinga, la Nasa, s'est ruinée après la campagne pour le 8 août.

RFI

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