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Afrique

Kenya: nouvelle attaque meurtrière attribuée aux shebabs

Dans le nord-est du Kenya, des hommes armés ont attaqué un village proche de la frontière avec la Somalie. Au moins 14 personnes ont été tuées. Cette attaque est attribuée aux islamistes somaliens, les shebabs, qui sont responsables de plusieurs raids meurtriers dans la région ces derniers mois.

L’attaque a été menée par les shebabs aux premières heures du matin, a indiqué sur Twitter un responsable de la police kényane. Les assaillants ont frappé le village de Soko Mbuzi, près de Mandera, dans une zone habitée en majorité par des ouvriers qui travaillent dans des carrières.

Les villageois ont été attaqués dans leur sommeil. Des témoins font état de tirs à l’arme automatique et de l’usage d’explosifs. Des blessés ont été évacués dans un avion médicalisé vers la capitale Nairobi, indique la Croix-Rouge kényane qui précise que plusieurs d’entre eux sont dans un état critique au KNH, l'hôpital national Kenyatta.

Les shebabs avaient menacé de tuer des non-musulmans durant la période du ramadan. Avec 3 500 soldats, le Kenya est un important contributeur de troupes à la force de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie. Il paie le prix fort de son implication au sein de l'Amisom.

Les miliciens islamistes avaient déjà exécuté des dizaines d’hommes dans une carrière proche de Mandera fin 2014 et selon une bonne source, des survivants de cette attaque ont péri dans l’assaut de ce mardi matin. Toujours dans l'est du Kenya, les shebabs avaient surtout revendiqué le massacre de Garissa dans lequel 148 personnes, en majorité des étudiants, avaient été tuées en avril dernier.

Présentation au public du livre posthume de Joseph KI-ZERBO : «Repères pour l’Afrique» par Me Françoise Ki-Zerbo

 

Le livre « Repères pour l'Afrique », ouvrage posthume du Professeur Joseph
KI-ZERBO a été présenté par Madame Catherine PACERE (Professeur de lettres, Inspectrice de l'Enseignement secondaire pour le Français au sein de l'Inspection centrale qu'elle a dirigée pendant cinq ans) le 15 Décembre 2007 à 16 heures, au Centre Culturel Français (CCF) de Ouagadougou, dans la salle « Le Petit Meliès » qui a refusé du monde ce samedi après-midi à Ouagadougou.
La présentation a eu lieu dans le cadre d'une cérémonie d'hommage au Professeur Joseph KI-ZERBO. A l'occasion de l'anniversaire de sa disparition le 4 décembre 2006, le Centre Culturel Français lui rend hommage en présentant son dernier ouvrage : Repères pour l'Afrique (Panafrika / Silex / Nouvelles du Sud).


Madame Catherine PACERE, a souhaité "que ce livre donne à tous, et particulièrement aux jeunes générations, quelques îles d'Histoires, des ailes d'espoir et une parcelle de liberté- Parce que le Professeur Joseph Ki-Zerbo, à travers Repères pour l'Afrique, par delà la mort, a réussi le tour de force de nous réconcilier avec nous-mêmes".
Par ailleurs, le livre « Repères pour l'Afrique » publié par les Editions Panafrika, en 2007 a été présenté par Monsieur Bakary TRAORE, Historien, Chercheur, Enseignant, le samedi 31 mai 2008 à l'Amphi 3 de la faculté des Sciences Humaines de l'Université de Ouagadougou, dans le cadre des activités des "72 heures de l'historien" organisé par les étudiants du club d'histoire et d'archéologie Cheikh Anta DIOP. Il a été rappelé cette occasion que « Repères pour l'Afrique » est un guide pour la lecture de l'immense production inédite de Joseph KI-ZERBO qui s'articule autour de quatre problématiques d'intérêt majeur : Historicité de l'Afrique, Identité africaine et Education africaine, Développement endogène et Unité africaine. "Par delà le contenu de cet ouvrage, sa publication, à titre posthume, est un hommage à un grand intellectuel panafricaniste qui a mobilisé son savoir, son savoir-faire et son savoir être, pour que l'Afrique, malgré les turbulences et les impasses, reste debout !" Les étudiants ont exprimé à cette occasion, leur souhait de pouvoir obtenir le livre à un prix réduit."


Le 19 juin 2008, a eu lieu au Centre Culturel Français Henri Matisse de Bobo-Dioulasso, la présentation du livre posthume du Professeur Joseph KI-ZERBO « Repères pour l'Afrique » publié en 2007. Docteur TRAORE Bakary, a présenté cet ouvrage d'une très grande richesse.
La jeunesse scolaire et estudiantine n'a pas pu participer massivement à la manifestation en raison des examens de fin d'année. Celles et ceux qui étaient présents ont activement participé au débat, dont Monsieur Doti Bruno SANOU, également Historien et Chercheur a assuré la modération.
La conférence qui a suscité un vif intérêt de l'auditoire a été suivie d'un débat fructueux en salle puis dans les jardins du CCF. La cérémonie a été clôturée par la dédicace de l'ouvrage par Madame Jacqueline KI-ZERBO, Veuve du Professeur Joseph KI-ZERBO, autour d'un rafraîchissement. Les livres du Professeur Joseph KI-ZERBO ont été exposés à cette occasion.

Le livre "Repères pour l'Afrique" fait l'objet de rubriques à visiter sur ce site.
Le legs de Joseph Ki-Zerbo contenu notamment dans ses six livres posthumes publiés par la Fondation qui porte son nom : « Repères pour l'Afrique » en 2007 ; « Histoire critique de l'Afrique » en 2008,

«Regards sur la société africaine» en 2009, « A propos de culture » en 2010, « Education et développement en Afrique : cinquante ans de réflexions et d'action » en 2010, et « Réflexions sur le développement » en 2012, ainsi que dans l'édition de 2013 de « A quand l'Afrique ? » est disponible à Ouagadougou (notamment au Centre de Documentation de la Fondation Joseph Ki-Zerbo pour l'Histoire et le Développement Endogène de l'Afrique : http// :www.fondationki-zerbo.org . Il est proposé en partage, notamment aux chercheur(e)s pour murir la réflexion contemporaine pour un développement véritable et authentique de l'Afrique.

« On ne développe pas, On se développe ». Cette devise de Joseph Ki-Zerbo est loin d'être un slogan creux, bien qu'étant une brève formule, elle est frappante et lancée pour propager une idée, mais aussi soutenir l'action. Il s'agit d'une des plus brèves formules de Joseph Ki-Zerbo qui ont un sens symbolique mais fort, puisqu'elles expriment une pensée, un sentiment, une règle de vie et de conduite.

Joseph Ki-Zerbo fait remarquer que la réduction de la dépendance en matière de technologie ne sera possible que si les Africain(e)s multiplient les efforts, font le « pas décisif » pour adapter les technologies savamment créées par les générations qui nous ont précédées. Cette aptitude à améliorer les technologies endogènes et à en créer de nouvelles répondant aux problèmes et besoins actuels doit remplacer la capacité à s'endetter et à consommer les productions d'autrui.

Il met en garde celles et ceux qui pourraient penser que les techniques sont neutres, qui négligent notre patrimoine de savoirs et de techniques, renoncent à être des conquérants de l'esprit scientifique et préfèrent recevoir et consommer des gadgets et recettes venant d'ailleurs.

C'est cette idée qui est contenue dans le proverbe africain : « Dormir sur la natte des autres, c'est comme si l'on dormait parterre » et qui est le sous-titre d'un livre consacré au développement endogène écrit sous la direction de Joseph Ki-Zerbo. Le véritable défi c'est de rester éveillés, en alerte ; car « Nan laara an Saara » en dioula, langue nationale du Burkina Faso : « Si nous nous couchons, nous sommes morts ».

« C'est par son « être » que l'Afrique pourra vraiment accéder à l'avoir. À un avoir authentique ; pas à un avoir de l'aumône, de la mendicité. Il s'agit du problème de l'identité et du rôle à jouer dans le monde. Sans identité, nous sommes un objet de l'histoire, un instrument utilisé par les autres : un ustensile. Et l'identité, c'est le rôle assumé. »

Pour que ce développement soit effectif, Joseph Ki-Zerbo invite les Africain (e)s à s'interroger et apporte des éléments de réponse notamment dans son livre « A quand l'Afrique ? » réédité en 2013 :

Où va notre Afrique ? Où allons-nous ? Où devons-nous et pouvons-nous aller ?
Où voulons-nous aller ? Que voulons-nous devenir ?
Mais tout d'abord : Qui sommes-nous ? :

Quels moyens ? C'est la question finale et non la première et non l'unique.

Le premier moyen disponible, ce sont les Africain (e)s qui depuis des millénaires ont « généré et élevé jour après jour ce continent en puisant presque uniquement dans leurs propres réserves. » Il faut constituer d'urgence le patrimoine africain, capitaliser les savoirs et techniques.

Joseph Ki-Zerbo recommande de faire un bilan des « savoirs paysans » des « savoirs accumulés ». Ce travail de fourmis et titanesque a commencé. Des chercheurs ont établi des nomenclatures de termes scientifiques africains en matière de botanique et sciences vétérinaires. Il en a été de même pour les méthodes autochtones de conservation de graines. Cependant, les stocks de connaissances sont en voie de disparition.

Les savoirs endogènes de l'Afrique (relatifs aux sols, à la biodiversité, à la nutrition, à la médecine vétérinaire) doivent être davantage répertoriés, documentés et disséminés à travers le continent.

Selon Joseph Ki-Zerbo, il y a des positions stratégiques à tenir. La culture n'est pas un objet de consommation à exhiber au cours des festivals aussi prestigieux qu'il soit. C'est une ressource, une source, une énergie autogénérée.

Des actions s'imposent :

1. Il faut d'abord « réactiver l'initiation en relayant les schémas traditionnels à travers des dispositifs actualisés de dialogue entre jeunes et vieux, citoyens d'ethnies et Etats différents ; »

2. Il est indispensable de « se connaître mutuellement « : il faut éviter de renoncer à des savoirs-faire, des découvertes qui sont à portée de main par simple ignorance ou mépris de soi et des autres Africains.

3. Il faut des pôles d'excellence vivants, pouvant être des centres de formation et d'exhibition du savoir-faire de nos créatrices et créateurs (telle que la cérémonie annuelle des Koras pour la Musique, le Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou - SIAO. Joseph Ki-Zerbo propose par exemple une foire panafricaine de la nutrition qui mettre en lumière la richesse multiforme de l'Afrique et la capacité qu'elle a de trouver en elle-même les ressources pour produire et se reproduire.

4. Il faut enfin « conjuguer et marier les identités », le savoir-être et le savoir-faire.

L'Afrique doit être responsable. Elle doit inventer. Il est évident que l'industrialisation ne peut être octroyée à l'Afrique par un don des pays industrialisés qui tire satisfaction de l'actuelle division internationale du travail. Il faut aller au-delà de l'autosuffisance alimentaire vivement recommandée aux Africains.

Selon Joseph Ki-Zerbo, « l'agro-industrie doit être une des réponses à ce défi.» Ce travail est en cours. Pour preuve récente, l'organisation des Journées de l'Agro-Alimentaires ) à Ouagadougou du 25 novembre au 04 décembre 2013 organisées par la Fédération Nationale de l'Industrie Agro-Alimentaire du Burkina (FIAB) ayant pour défis notamment la valorisation de la recherche et l'émergence de petites et moyennes entreprises ou industries prospères et durables. Il faut poursuivre ce travail sans relâche en impliquant le maximum de personnes-ressources, de toutes disciplines, de toutes générations, de tous horizons au-delà des frontières officielles de nos pays, dans le cadre des nouvelles frontières de référence, celles de l'intégration régionale.

La science n'évoluera que lorsque les chercheurs de toutes disciplines sortiront des « ghettos micro-nationaux » et auront des rapports entre eux. « Car la recherche scientifique avance par ... l'obtention d'une masse critique de matière grise en dessous de laquelle rien de décisif ne se passe. » Il faut coaliser les savoirs.

Nous avons des créneaux porteurs, surtout au niveau des industries culturelles. Nous avons les chercheurs, les inventeurs, les producteurs, les créateurs en matière de musique, de danse, des arts plastiques, du théâtre, de la vie en commun, de la convivialité, de la prise en charge des plus faibles, du management originel de l'environnement, du rapport à la santé ... de la gestion des conflits,...En matière juridique et économique, il existe des formes d'organisations traditionnelles pratiquées par plusieurs ethnies d'Afrique.

Joseph Ki-Zerbo met en exergue l'importance des langues et de l'écriture. Nous devons non seulement apprendre aux sages africains à écrire, mais aussi apprendre nous-mêmes à écrire nos langues, afin que nous puissions nous retrouver tous. « La lente asphyxie des langues africaines serait dramatique, ce serait la descente aux enfers, pour l'identité africaine. » Le savoir endogène doit en effet constituer un point de départ et un point de retour pour contrôler le processus du développement.

Il montre que dans les cultures africaines se trouvent depuis toujours les ferments d'une autre société, qu'il faut partir des traditions pour penser et construire un avenir. Il faut donc se connecter ou rester connecté aux valeurs culturelles, aux savoirs de l'Afrique.

En conclusion, paraphrasant Joseph Ki-Zerbo, nous rappelons que le « développement clés en mains » n'existe pas. Le seul développement possible est le « développement clés en têtes ».

Il nous faut donc, « Creuser les puits d'aujourd'hui pour les soifs de demain ».
Découvrons donc ou redécouvrons le message-testament de Joseph Ki-Zerbo adressé à la jeunesse africaine, mais au-delà à tous les fils et filles de notre cher continent qu'il a présenté comme Berceau et Espoir de l'Humanité, car : « ...La convocation d'un présent médiocre ou calamiteux comme témoin à charge contre nous, peut mettre en doute notre passé et mettre en cause notre avenir. C'est pourquoi chaque Africaine, chaque Africain doit être, ici et maintenant, une valeur ajoutée. Chaque génération a des pyramides à bâtir ».

ed (Panafrika / Silex / Nouvelles du Sud). Cet éditeur fait un excellent travail et mérite d'être suivi. Sur la m^me veine  je présenterai sa publication concernat le savant Cheikh Anta DIOP-Pape CISSOKO

Me Françoise Ki-Zerbo

Côte d'Ivoire: pluies meurtrières à Abidjan

Les intempéries ont fait 6 morts ce week-end à Abidjan. Malgré les opérations de «déguerpissement», menées depuis plusieurs mois par les autorités, les victimes sont des habitants de quartiers populaires de la capitale économique. Au total, depuis le début de cette saison des pluies, selon l'AFP, les intempéries ont fait au moins 16 morts à Abidjan.

C'est dans deux quartiers pauvres de la capitale économique que les intempéries ont à nouveau fait des victimes. Dans la nuit de samedi à dimanche, à Adjamé, deux personnes sont mortes dans l'effondrement de murs d'une maison.

A Attécoubé, c'est vers 4h du matin qu'un éboulement a tué une fillette de quatre ans. Dans la même commune, un glissement de terrain a lui emporté trois hommes. Trois Nigériens, selon une source locale, qui, malgré les interdictions, s'étaient réinstallés là il y a seulement quelques jours. Tout leur quartier avait en effet été évacué.

Risques d'inondation, de glissement de terrain, ces derniers mois de nombreuses zones d'Abidjan jugées dangereuses, inhabitables et inconstructibles, ont ainsi fait l'objet de vastes opérations des autorités. Souvent dans des quartiers précaires où les logements avaient été construits de façon anarchique, des habitants ont été délogés par milliers, des centaines de maisons rasées.

Une campagne très impopulaire, mais « indispensable », selon le gouvernement après la multiplication de catastrophes l'année dernière. En 2014, la saison des pluies avait fait 39 victimes dans la capitale économique.

Rfi

Mali: première réunion du Comité de suivi de l'accord de paix

L'accord de paix a été signé sur le papier samedi 20 juin. Il faut maintenant l'appliquer sur le terrain. Un Comité de suivi de l'accord, composé notamment de la médiation, des différentes forces armés sur le terrain au nord, de la Minusma et de plusieurs pays et institutions, a tenu dimanche sa première réunion. Et cela a été plutôt laborieux.

Un diplomate compare la première réunion du Comité de suivi de l‘accord de paix au premier numéro d’un journal. Donc, tout n’a pas été parfait. D’après les informations de RFI, un problème de leadership a surgi au sein de certains groupes armés. Résultat : des délégations contenaient 15 membres alors qu’il n’en fallait que cinq. Des divergences ont éclaté publiquement, pas entre groupes rivaux, mais à l’intérieur même des mouvements armés.

La rencontre a malgré tout pu se tenir. On sait par exemple avec quasi-certitude que la Mission de l’ONU au Mali assurera le secrétariat du Comité. La présence algérienne à la tête du Comité de suivi fait grincer des dents en coulisses.

Par ailleurs, pour le fonctionnement de cette structure, un règlement intérieur sera – on l’espère - rapidement élaboré. Un consensus semble se dégager pour que le local du Comité de suivi de l’accord soit installé à Bamako.

Reste qu’il faut aller vite, entretenir la flamme. Pour les plus optimistes il faut encore quelques semaines pour que le Comité atteigne sa vitesse de croisière. En attendant, les quatre groupes de travail créés s’apprêtent à s’entendre sur leur mode de fonctionnement.

Rfi

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