Afrique

Guinée: Ibrahima Kassory Fofana nommé Premier ministre

Cinq jours après la démission du Premier ministre Mamadi Youla et de son gouvernement, le président guinéen Alpha Condé a nommé un nouveau chef du gouvernement en la personne de Ibrahima Kassory Fofana. Economiste de formation, Kassory Fofana est une personnalité bien connue des Guinéens.

Haut fonctionnaire au ministère de la Coopération internationale et au ministère du Plan dans les années 1980 et 1990, Kassory Fofana entre pour la première fois au gouvernement en 1996 à la faveur de la nomination de Sidya Touré au poste de Premier ministre. C'était au lendemain d'une mutinerie d'une partie de l'armée, les 2 et 3 février 1996. Il occupa alors le poste du Budget et de la Restructuration du secteur parapublic. Il y restera deux ans avant de devenir un tout-puissant ministre de l'Economie et des Finances par la grâce du général Lansana Conté.

Il sera limogé deux ans plus tard, en 2000, et optera pour un exil volontaire au Sénégal puis aux Etats-Unis.

De retour en Guinée, il mettra en place sa propre formation politique « Guinée pour tous » qu'il conduira lui-même pour l'élection présidentielle de 2010 et obtiendra 0,66% des suffrages exprimés. S'inscrivant résolument dans l'opposition radicale, il a été très virulent vis-à-vis d'Alpha Condé et de son régime avant de revenir à de meilleurs sentiments.

Vendredi dernier, il a signé une alliance « absorption » entre son parti et celui du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) au pouvoir et demandé à ses militants et responsables à tous les niveaux d'adhérer sans condition au RPG.

RFI

EN AFRIQUE, UNE GÉNÉRATION DE JEUNES FEMMES DÉCOMPLEXÉES À L’ASSAUT DES MÉDIAS

Elles ont la trentaine, des carrières brillantes, souvent des convictions féministes et surtout aucun complexe: une génération de jeunes femmes partent à l’assaut des médias africains, en utilisant les réseaux sociaux comme marchepied.

“Je ne sais pas ce que non signifie”, sourit avec gourmandise Peace Hyde, une des figures les plus emblématiques de cette génération, dans une interview avec l’AFP, en marge d’une conférence sur les médias africains.

Cette Britannique d’origine ghanéenne a enseigné la physique et la chimie en Grande-Bretagne, avant de s’installer en Afrique en 2014 pour tenter sa chance dans les médias.

Dans l’univers traditionnellement très masculin du groupe américain Forbes, elle s’est imposée jusqu’à devenir responsable des médias digitaux et des partenariats de la filiale Afrique.

Hyper-télégénique, elle s’est surtout bâti une image en créant et en animant à partir de 2016 le talk show “My Worst Day” (“Mon pire jour”, sur CNBC Africa), dans lequel elle confesse les puissants d’Afrique sur leurs pires échecs, et ce qu’ils en ont appris.

De ses formes très rondes, la jeune femme à la mise sophistiquée a fait un atout et une partie intégrante de sa “marque” et de sa “narration”, selon son vocabulaire teinté de marketing. “Je ne sais pas comment maigrir”, revendique-t-elle.

Quelque 380.000 personnes suivent aujourd’hui son activité sur Instagram, 55.000 sur Twitter. A la récente conférence NexTVCEO Africa à Port-Louis, sa popularité se mesure au nombre de selfies qui lui sont demandés, surtout par des jeunes femmes qui paraissent voir en elle un modèle, ce que cette individualiste récuse.

“On parle beaucoup de féminisme et de femmes qui prennent la parole au nom du féminisme, mais je me suis toujours considérée avant tout comme une individualité”, même si “par ricochet, on inspire d’autres personnes à suivre le même chemin”.

– ‘Les choses changent’ –

“Réussir dans les médias en Afrique en tant que femme, c’est beaucoup de travail. Vous devez en permanence faire vos preuves et avancer à contrecourant”, constate pour sa part la Nigériane Chinenye Nnoli, animatrice du talk-show “Metrowoman” et PDG de la société de production du même nom.

“Mais si, en Afrique et ailleurs, les femmes ont longtemps été sur-sexualisées, les choses changent et il y a maintenant de nombreux programmes qui renvoient l’image de femmes puissantes, influentes, réussissant de façon éthique”, se félicite-t-elle.

“Et c’est nettement plus facile aujourd’hui, parce qu’avec l’irruption des réseaux sociaux, vous n’avez plus besoin d’infrastructures, il vous suffit d’un téléphone portable pour lancer votre programme”, relève Mme Nnoli.

C’est en attirant ainsi près de 68.000 abonnés sur Twitter que l’entrepreneure en technologie camerounaise Rebecca Enonchong a acquis une notoriété qui lui a valu d’être sélectionnée parmi les 50 personnalités africaines les plus influentes le mois dernier par le magazine Jeune Afrique.

Soeurs à l’état civil, les Ougandaises Seanice Lojede et Nancy Kasungira ont réussi de façon différente dans les médias; la première maintenant dans la publicité sur internet — elle dirige la société BluFlamingo installée dans quatre pays d’Afrique de l’Est –, la seconde en présentant l’émission quotidienne “Focus on Africa” sur BBC World.

Les deux se rejoignent dans leurs convictions féministes et panafricaines, qu’elles défendent dans une vidéo intitulée “le sexisme au travail”, récemment postée sur la chaîne Youtube “Black Working Mother” animée par Seanice.

Mariée à l’acteur nigérian vedette Fabian Lojede et mère de deux enfants, Seanice prépare d’ailleurs déjà la prochaine génération, comme en témoigne une de ses dernières vidéos intitulée “4 choses clé à retenir pour éduquer DES FILLES NOIRES FORTES” (en majuscule bien sûr).

 

Nouvel Avenir

Niger: 17 morts lors d’une attaque à Aghay, près de la frontière malienne

Au Niger, une attaque dans le hameau de Aghay, dans la région de Tillabéry, à la frontière malienne, a eu lieu dans la nuit de vendredi à ce samedi 19 mai. 17 civils ont été tués. Il s’agirait de représailles de jeunes de la communauté Touareg sur leurs voisins Peuls.

L’attaque s’est produite hier soir, vendredi, au crépuscule. Les habitants du petit hameau de Aghay, dans la commune rurale de Inates et non loin de la frontière malienne, s’apprêtaient pour la prière de Maghrib. 

Les premiers crépitements d’armes sèment la panique et la désolation au sein de la population composée essentiellement des Zarmas, Peuls et Touaregs.

Des hommes non identifiés, en moto, ont fait irruption et tiré sur tout ce qui bougeait dans le campement. Officiellement, on parle de 17 civils de l’ethnie peul tués et d'un blessé grave.

Cette tuerie, la première du genre dans cette zone d’insécurité, ressemble beaucoup plus à un conflit intercommunautaire entre les deux ethnies majoritaires nigériennes, sur la frontière malienne, les Peuls et les Touaregs.

Selon plusieurs sources sécuritaires, il s'agit de représailles de jeunes Touaregs nigériens installés au Mali, après une précédente attaque de Peuls sur  leur campement le 18 avril dernier. Ce jour-là, 16 nomades touaregs, dont leur chef de village, avaient été massacrés par de jeunes Peuls, dans le village de Tchigin Bawel.

En un mois de tensions intercommunautaires dans cette zone, 33 personnes, toutes civiles, ont été tuées. En conflit intercommunautaire dans une zone à risque, ces deux communautés disposent chacune de sa propre milice armée, lesquelles milices armées sont également aux ordres des jihadistes du nord du Mali.

Rfi

Burundi: attaque meurtrière contre un village du nord-ouest du pays

Au Burundi, 26 personnes ont été tuées et sept blessées, selon le dernier bilan de l'attaque qui a eu lieu dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 mai, dans la commune de Buganda (nord-ouest). Le général Alain-Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité, s'est rendu, ce samedi matin, dans cette province frontalière avec la République démocratique du Congo. Vers 22h, vendredi soir, trente à quarante hommes, armés de Kalachnikov et de grenades, auraient traversé en pirogue la rivière Rusizi, depuis la RDC, pour attaquer un village de la colline de Ruhagarika.

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