Afrique

Présidentielle kényane: la réunion prévue entre les 7 candidats repoussée «sine die»

C'est toujours le flou au Kenya avant la nouvelle présidentielle prévue en principe, le 26 octobre. Le président de la Commission électorale (IEBC), elle a reconnu ce mercredi qu'il serait difficile de garantir un scrutin crédible et libre. Il a appelé dans la foulée les candidats à une réunion de sortie de crise. Mais les appels au dialogue, manifestement, ont du mal à fonctionner.

La journée a mal commencé. L’IEBC a annoncé que la réunion avec les sept candidats était repoussée sine die. Après plusieurs heures de flou, l’opposant Raila Odinga, a néanmoins accepté de rencontrer le président de la Commission électorale. A la sortie, le chef de la NASA a dit qu’il réfléchirait à prendre part à un nouveau scrutin, si les exigences de sa coalition sont prises en compte. « S’il y a de vraies consultations et de vraies réformes, nous y réfléchirons », a-t-il dit.

Le président Kenyatta lui ne s’est pas montré très ouvert au dialogue. En meeting, mercredi, il a rappelé que l’important c’était que l’élection soit à la date indiquée. Aujourd’hui, son camp précise qu’il est en campagne et donc pas disponible pour le moment. En attendant, les appels se multiplient. Une quinzaine d’organisations de la société civile ont estimé que l’échéance du 26 n’était pas tenable, tout en appelant les politiques au dialogue.

La Commission pour la cohésion et la réconciliation, créée après les terribles violences de 2007, a jugé la situation politique malheureuse, irresponsable et intenable. « Le climat actuel ressemble à celui d’il y a dix ans. Nous demandons au pouvoir et à l’opposition de faire preuve d’ouverture, de tolérance et de trouver une sortie de crise », a déclaré son président Francis Ole Kaparo.

RFI

Pour l’instant, l’élection est maintenue au 26. Hier, Wafula Chebukati a déclaré que l’IEBC serait opérationnelle le jour J. Maintenant, réussir un scrutin, ce n’est pas qu’une question logistique et technique. « Il faut aussi un environnement propice », a déclaré le chef de la Commission.

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Les inégalités hommes-femmes toujours criantes en Afrique

Un nouveau rapport sur l'état de la population mondiale 2017, publié par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), souligne, une fois de plus, les grandes inégalités existant entre hommes et femmes à travers le monde. Le continent africain est particulièrement concerné. L'absence des droits les plus élémentaires pour les femmes est un facteur aggravant de paupérisation.

Dans le monde, seulement une femme sur deux a un emploi rémunéré. A l'échelle mondiale, elles ont en moyenne des salaires inférieurs d'un quart par rapport à celui des hommes. Des constats qui pour le continent africain sont encore plus prononcés souligne ce nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

La femme africaine, du fait de son faible taux d'accès à la santé, à l'éducation, souffre d'un handicap qui accroit les facteurs d'inégalité au sein d'une même société. Sans accès à la contraception, vivant dans des pays où les infrastructures de santé sont bien souvent déficientes notamment en milieu rural, ces femmes africaines commencent leur existence avec des handicaps qui auront des répercussions économiques toute leur vie.

Ainsi, une grossesse prématurée pour une jeune fille et la déscolarisation qui souvent s'ensuit, se traduisent en statistique dans le rapport : quand 40% des hommes d'Afrique subsaharienne sont salariés, à l'inverse près de 80% des femmes travaillent à leur compte ou sont employées dans des entreprises familiales avec son lot de précarité.

L'autre corollaire des taux de natalité mal maitrisés : la croissance économique dont se prévalent beaucoup d'Etats africains n'est pas assez rapide face à la croissance démographique. De ce fait, les investissements des Etats concernés dans la santé, l'éducation, le logement et l'emploi auront toujours un train de retard, s'inquiètent les analystes.

Rfi

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Libye: que deviennent les migrants de Sabratha ?

En Libye, plus de 8 500 migrants clandestins ont été transférés de la ville de Sabratha, située à 70 km à l’ouest de Tripoli, vers d'autres centres de détention officiels. Ces migrants ont été trouvés, cachés par les trafiquants, dans des entrepôts secrets dispersés dans la ville. Sabratha était devenue le principal point de départ de l’immigration clandestine d’où partaient environ 80 % des clandestins vers les côtes italiennes. Aujourd'hui, les trafiquants sont chassés de Sabratha mais que deviennent les migrants ?

Avant l'entrée en application de l'accord italo-libyen pour lutter contre l'immigration clandestine, en juillet dernier, il y avait, dans la ville de Sabratha, 15 000 clandestins prêts à débarquer vers l'Italie. C'est ce qu'affirme un responsable de la fédération des ONG de Sabratha. Ces migrants sont restés coincés dans cette ville après la fuite des trafiquants. Parmi eux, 8 500 ont été regroupés par les forces qui dirigent désormais la ville, avant d'être envoyés vers des centres officiels de rétention, à Tripoli et Gharyan.

Ces migrants sont, pour le moment, entassés dans des entrepôts mal aérés où ils manquent de tout. Les centres de rétention de migrants en Libye ont en effet une très mauvaise réputation. Ils sont tenus par des miliciens fidèles au gouvernement de Tripoli mais qui n'hésitent pas à maltraiter les clandestins.

Salah Zoubik, un parlementaire de la ville de Gharyan, a lancé, ce lundi 16 octobre, après sa visite au centre Al Hamra, un appel urgent d'aide pour ces migrants qui vivent en surnombre et qui manquent de tout, de nourriture, d'eau, de médicaments et de couvertures.

Sur un échantillon de 1 500 migrants de Sabratha rencontrés par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 44 % d’entre eux souhaitent rentrer.

Depuis plusieurs mois, l'OIM organise un retour humanitaire volontaire pour les migrants coincés en Libye. 8 500 personnes sont ainsi rentrées chez elles, depuis le début de l'année.

RFI

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Liberia : repoussés de 24 heures, les premiers résultats de la présidentielle attendus aujourd’hui

Les résultats de la présidentielle du 10 octobre au Liberia sont attendus en principe ce jeudi 12 octobre, après un report de 24 heures dû à des défaillances d'organisation.

Au Liberia, la Commission électorale nationale (NEC) n’a pu donner le 11 octobre de premiers résultats pour la présidentielle. Elle a invoqué des défaillances en matière d’organisation, qui devraient nécessiter un nouveau vote dans une circonscription du nord du pays.

Après le vote de la veille, marqué par une forte participation, l’incertitude demeurait notamment sur la tenue d’un éventuel second tour si aucun des vingt candidats ne l’emportait dès le premier. Les deux favoris, le sénateur George Weah, légende du football africain, et le vice-président sortant, Joseph Boakai, semblaient néanmoins se détacher, selon des résultats partiels provisoires.

Si cette avance se vérifie, la troisième place devrait se jouer entre l’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine et un ancien dirigeant de Coca-cola pour l’Afrique, Alexander Cummings.

Partir sans voter

Un porte-parole du parti de Joseph Boakai, Moore Allen, a dénoncé les problèmes d’organisation, redoutant qu’ils puissent peser sur le résultat final. « Des gens ont fait la queue pendant des heures avant de s’entendre dire qu’ils devaient aller ailleurs, a-t-il déclaré. Certains ne l’ont pas supporté, et nous sommes très inquiets ».

Un porte-parole du parti de George Weah, Ansu Suny, a également regretté que de tels problèmes aient découragé certaines personnes, au point de partir sans voter. Mais il a exclu que ces difficultés puissent entacher les résultats.

Tandis que Joseph Boakai était crédité d’une large avance dans sa région d’origine de Lofa dans le nord, George Weah, facilement élu en 2014 sénateur de la province où se trouve la capitale face à un fils de Ellen Johnson Sirleaf, devrait remporter de nombreux suffrages à Monrovia.

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