Afrique

Forte abstention pour la présidentielle au Kenya, Uhuru Kenyatta donné vainqueur

Le Kenya a vécu, jeudi 26 octobre, une nouvelle présidentielle après l'annulation du scrutin d'août dernier. Cela ne semble pas avoir ramené la sérénité dans le pays, puisque cette deuxième élection a été boycottée par le leader de l'opposition, Raila Odinga. Le vote est marqué par une forte abstention (33 % de participation selon la Commission électorale, l'IEBC), et des incidents ont émaillé la journée. Quatre personnes ont été tuées dans des affrontemements avec la police. Ce vendredi, les premiers chiffres tombent : les médias annoncent une victoire du président sortant.

Les médias kényans font les comptes au fur et à mesure que les formulaires de résultats sont mis en ligne par la Commission électorale. Selon la chaîne KTN, le président Uhuru Kenyatta obtiendrait près de 98 % des voix, contre moins de 2 % donc pour son adversaire, Raïla Odinga et quelques dizaines ou centaines de votes pour les autres candidats.

Ces chiffres sont encore provisoires. Seule l'IEBC peut donner les résultats définitifs. Mais ces chiffres sont tout sauf une surprise, puisque l’opposition s’est retirée et que ses supporters ont boycotté en masse, l’objectif étant notamment de délégitimer Uhuru Kenyatta, qu’il soit mal réélu, sachant que la coalition d'opposition NASA entend bien continuer la lutte, « la résistance » comme elle dit, pour un nouveau scrutin sous 90 jours

Un Kenya coupé en deux

Le pays est divisé, avec d’un côté, des électeurs souhaitant exercer leurs droits, en finir avec ce processus électoral interminable, et relancer une économie en souffrance. De l’autre côté, les partisans de l’opposition, fidèles à leur chef Raila Odinga, refusent catégoriquement de cautionner ce vote. Résultat, dans une partie des bureaux, le scrutin s’est déroulé dans le calme, mais sans grand enthousiasme.

Rien à voir avec la ferveur du mois d’août, où des centaines de personnes avaient parfois attendu toute la nuit pour voter. Cette fois, dans les bastions de la NASA, beaucoup ont boycotté et même bloqué l’accès aux bureaux, à l’aide de barricades, en soudant les portails, voire en y accrochant des animaux morts. Tout cela a entraîné des affrontements violents avec la police. Les forces de sécurité ont tenté de repousser les protestataires pour pouvoir ouvrir plusieurs bureaux.

Au final, dans ces secteurs, très peu de gens se sont risqués à aller mettre un bulletin dans l’urne, sous peine d’être pris à partie ou blessés dans les violences. Plus de 5 000 bureaux n’ont pas ouvert, selon la Commission électorale, qui a dû reporter à samedi l’élection dans les comtés de Kisumu, Migori, Homa Bay et Siaya. Tous ces endroits sont des places fortes de l’opposition.

Jeudi soir, l’IEBC a annoncé une participation de 48 %. Un chiffre rectifié un peu plus tard : 33 % de participation, soit bien loin des quelque 80 % du mois d’août. Un mauvais cadeau pour Uhuru Kenyatta, qui vient de fêter ses 56 ans.

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Quand Sekou Toure déclenche l'abandon de la France. Article proposé par l'ami Sitapha Diédhiou-Sociologue


Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l'administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l'institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnées.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d'envoyer un message clair à toutes les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s'empara des élites africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l'exemple de Sékou Touré, dont le slogan était "Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l'opulence dans l'esclavage".

Pour les pays nouvellement indépendants il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d' Afrique de l'Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonial proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d'Afrique ), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu'il a commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s'empara et tua le premier président élu de l'Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l'armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l'ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l'idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modibo Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme Olympio, Keita sera victime d' un coup d'état mené par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l'Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaires anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d'état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.
Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd'hui appelé Burkina Faso, a été victime d'un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l'indépendance
Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d'État contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.
En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d'États en Afrique ont été initiés dans d'anciennes colonies françaises.

En Mars 2008, l'ancien président français Jacques Chirac a déclaré :

« Sans l'Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de vingt-troisième puissance [ du monde ] "

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand avait déjà prophétisé en 1957 que : « Sans l'Afrique, la France n'aura pas d' histoire au 21e siècle"

En ce moment même où j'écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu'à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale à la France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d'état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique, est dénoncé par l'Union européenne, mais la France n'est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d'environ 500 milliards de dollars en provenance de l'Afrique, et ce par année.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu'ils ont peur d'être tués ou d'être la victime d'un coup d'État. Ils veulent s'allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d'agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l'ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

Les dirigeants africains travailleraient dans l'intérêt de leur peuple s'ils n'étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d'indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré : « Le choix du peuple sénégalais, c'est l'indépendance, ils veulent qu'elle ait lieu seulement dans l'amitié avec la France , pas en litige. "

Dès lors la France a accepté qu'une « indépendance sur le papier" pour ses colonies , mais a signé en parallèle des " accords de coopération ", précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la colonisation française

Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l'infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l'évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est géré par le Trésor français, sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l'UEMOA ou la CEMAC. Selon les termes de l'accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d'opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu'un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l'équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l'année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d'opérations » contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n'ont pas de politique monétaire propre. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenue par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l'investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajoutés à la réserve de change, mais il n'y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d'opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements, ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. " écrit le Dr Gary K. Busch

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d'argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l'ancien empire.

La finalité reste : Les pays africains n'ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d'accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S'ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques, la France impose un plafond sur le montant de l'argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l'année précédente. Si les pays ont besoin d'emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L'ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l'argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d'exploitation français.

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans le pays

La France a la priorité en matière d'achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C'est seulement en cas de refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d'autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l'attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n'est pas pris en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d'Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l'agriculture.

En fin de compte, comme je l'ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu'ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d'état ou à d'autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d'intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique
Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire a tenté de mettre fin à l'exploitation française du pays, la France a organisé un coup d'état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d'entre eux.

Pour ajouter l'injure à l'insulte, la France estime que la communauté d'affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l'armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

Après la réussite du coup d'état par la France, et le transfert du pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d'affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu'ils ont dit qu'ils avaient perdu en quittant.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l'éducation

Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l'humanité et des idées. C'est très limitant.

8 . Obligation d'utiliser la l'argent de la France coloniale le FCFA

C'est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l'Union européenne, mais la France n'est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d'environ 500 milliards de dollars en provenance de l'Afrique, et ce par année.

Lors de l'introduction de la monnaie euro en Europe, d'autres pays européens ont découvert le système d'exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d'envoyer en France le rapport annuel du solde et de réserve

Sans le rapport, pas d'argent. Quoi qu'il en soit le secrétariat des banques centrales des ex- colonies, et le secrétariat de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies sont assurés par la France banque centrale / Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France

Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d'alliances militaires inter-etats. La plupart des pays ne disposent que d'alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les garde bien de le faire.

11 . Obligation de s'allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

 

Plus d'un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l'Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France " à l'avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l'Afrique.

Tout d'abord, la France est gravement accro au pillage et à l'exploitation de l'Afrique depuis l'époque de l'esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l'imagination de l'élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelées dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes " les hauts fonctionnaires " qui répandent la crainte de l'apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre des Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l'Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C'est à nous qu'il revient de libérer l'Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d'Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?

La première réaction des personnes lorsqu'ils apprennent l'existence de l'impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu'à quand ?"

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l'équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d'un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d'esclaves français suite à l' abolition de l'esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années ! Combien de temps les Africains doivent-ils encore attendre pour mettre fin à ce grand vol organisé et esclavage organisés depuis plusieurs siècles Prière assurer une large diffusion. MBIM.P

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Côte d'Ivoire: un document ordonne la surveillance de trois proches de Soro

Malgré le retour de Guillaume Soro en Côte d'Ivoire, qui prône l'apaisement, et les déclarations du président ivoirien Alasanne Ouattara, en marge du sommet de la CEDEAO, affirmant qu'il n'y a pas de crise entre lui et le président de l'Assemblée nationale, il subsiste des signes de tensions. L'un de ces signes a pris la forme d'un document de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) qui recommande la mise sous surveillance de trois proches conseillers de Guillaume Soro.

C'est un document qui tient en une page et qui circule depuis ce mardi 24 octobre sur les réseaux sociaux. On peut y lire le nom de trois proches de Guillaume Soro : son chargé de communication Moussa Touré, Félicien Sekongo membre de l'Amicale des Forces nouvelles et Affousiata Bamba-Lamine, ex-ministre du gouvernement Kablan Duncan et ex-porte-parole des Forces nouvelles du temps de la crise ivoirienne.

Ces trois individus, recommande la note du ministère de l'Intérieur, datée du 13 octobre, doivent être mis en observation sur ordre de la DST, la Direction de la Surveillance du Territoire, et leurs passeports immédiatement retirés.

Moussa Touré revenant samedi d'un voyage en Russie en a fait brièvement les frais. Il a été retenu à son arrivée à l'aéroport d'Abidjan avant d'être relâché, son passeport restitué.

Une mesure de restriction qu'on s'explique mal. La DST contactée à de nombreuses reprises par RFI n'ayant pas donné suite.

« Pas de crise »

Ces révélations interviennent surtout alors que le président Ouattara vient, à Niamey, de se placer du point de vue du droit en expliquant que la justice ivoirienne faisait son travail dans le cadre d'une enquête sur une détention illégale d'armes, marquant, par ailleurs, sa volonté d'apaiser les esprits.

« Le président de l’Assemblée [Guillaume Soro] est un jeune homme que j’ai proposé à mon parti pour être président de l’Assemblée nationale. Il ne saurait y avoir de crise entre le président de l’Assemblée et moi-même. Au moment où il a pris fonction à l’Assemblée j’étais encore le président du Rassemblement des républicains dont il fait partie jusqu’à nouvel ordre. Donc il n’y a pas de crise. Vous parlez d’arrestations. Il n’y a pas d’arrestations. Je ne vois pas. Il y a une personne qui a été mise sous mandat de dépôt, en attendant que le jugement se fasse, parce que les enquêteurs ont trouvé six tonnes d’armes dans la résidence d’une personne. Ce n’est pas normal. La Côte d’Ivoire est un Etat de droit et la loi s’applique à tous les citoyens, sans exception. Mais la justice fera son travail », a déclaré le président de la République.

Les trois conseillers de Soro s'insurgent contre cette restriction de circulation tandis que certains observateurs s'interrogent : à force de voir les politiques souffler le chaud et le froid, la Côte d'Ivoire ne va-t-elle pas finir pas s'enrhumer ?

RFI

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G5 Sahel: pour les ambassadeurs du Conseil de sécurité, «il faut vite agir»

Après quatre jours, les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont achevé leur tournée dans le Sahel pour évaluer la situation sécuritaire et identifier l'appui à fournir pour répondre aux menaces terroristes. La délégation des 15 ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité conduite par les ambassadeurs François Delattre de France, Tekeda Alemu d'Ethiopie et Sebastiano Cardi d'Italie s’est dite « convaincue » que le Burkina Faso et les pays du G5 sahel méritent d'être soutenus.

Les diplomates onusiens sont arrivés à Ouagadougou au moment où le nord du pays est en proie à des attaques quasi hebdomadaires. Jeudi 19 octobre, une vingtaine d'hommes armés ont incendié une école primaire publique et les populations ont dû prendre la fuite.

D'ailleurs dès leur arrivée, les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité ont visité le restaurant café Aziz Istanbul, cible d'une attaque terroriste au mois d'août.

Didier Dacko, chef d'état-major du G5 Sahel, attire aussi l'attention sur la situation précaire liée à l'instabilité en Lybie et appelle à une coordination renforcée avec l'Algérie. « On n’a pas la réponse à toutes les menaces, donc il y a des mouvements de va-et-vient entre la Libye et l’espace G5 Sahel. Mais la force conjointe constitue en quelque sorte un élément, une partie de la réponse à cela, parce que nous avons deux bataillons qui seront du côté du Tchad et du Niger. Mais pour ce qui est du côté algérien, nous n’avons pas de réponse actuellement. Cependant, nous pensons qu’il est important que la force conjointe ait des mesures de coordination avec les forces algériennes, mais cela demande en amont des démarches politiques au niveau opératif de nos pouvoirs. »

Selon François Delattre, l'ambassadeur de France à l'ONU dont le pays assure la présidence du Conseil de sécurité, cette tournée a permis de mieux saisir les réalités et les efforts des pays sahéliens dans la lutte contre le terrorisme.

Pour les ambassadeurs membres du Conseil de sécurité, « il faut vite agir aux côtés du Burkina Faso et des membres du G5 Sahel ». Quant au diplomate français François Delattre, il est déjà convaincu que le Conseil de sécurité va apporter son soutien aux pays membres du G5 Sahel. Reste à définir « les modalités » de ce soutien.

Rfi

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