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*Tombouctou* extrait de "when we ruled", de Robin Walker_ C'était le Ville la plus riche du monde- Le saviez vous ?

*Tombouctou* extrait de "when we ruled", de Robin WalkerVille - la plus riche du monde-# Le saviez vous ? #

Merci à Marie-Thérese BLANC

A'u 14ème siècle, la ville de Tombouctou était 5 fois plus grande que Londres?

Et même qu'elle était alors la ville la plus riche du monde?

Près de 200 ans avant Colomb, des marins Maliens débarquent en Amérique !!!

La ville malienne de Tombouctou avait une population de 115 000 personnes au 14ème siècle - cinq fois plus peuplée que la Londres médiévale.

National Geographic a récemment décrit Tombouctou comme le « Paris » du monde médiéval, en raison de sa culture intellectuelle. Selon le professeur Henry Louis Gates, 25 000 universitaires y ont étudié.

"Beaucoup de vieilles familles d'Afrique de l'Ouest ont des collections de bibliothèques privées qui remontent à des centaines d'années. Les villes mauritaniennes de Chinguetti et Oudane ont un total de 3450 livres médiévaux écrits à la main. Il y aurait 6000 autres livres dans la ville de Oualata. Certains remontent au 8ème siècle après JC. Il y a un peu plus de 11 000 livres dans des collections privées au Niger.

Enfin, à Tombouctou, au Mali, il y a environ 700 000 livres survivants. Ils sont écrits en Mande, Suqi, Peul, Sudani. Le contenu des manuscrits concerne les mathématiques, la médecine, la poésie, le droit et l'astronomie. Ce travail représente la toute première encyclopédie, au 14ème siècle, bien avant que les Européens n'en aient l'idée plus tard, au 18ème siècle...

Une collection de mille six cents livres était considérée comme une petite bibliothèque pour un Érudit de l'Afrique de l'Ouest au 16ème siècle. Le Professeur Ahmed Baba de Tombouctou annonçait avoir la plus petite bibliothèque de tous ses amis - il ne disposait que de 1 600 volumes.

Concernant ces vieux manuscrits, Michael Palin, dans sa série télévisée « autour du Sahara », a déclaré que l'imam de Tombouctou « dispose d'une collection de textes scientifiques qui montrent clairement les planètes en orbite autour du soleil ». Elles datent des plusieurs centaines d'années. . . Preuve palpable de ce que les érudits de Tombouctou en savaient beaucoup plus que leurs homologues Européens.

Au XVe siècle à Tombouctou les mathématiciens connaissaient la rotation des planètes, connaissaient les détails de l'éclipse, ils savaient des choses qu'il a fallu attendre près de 200 ans pour savoir en Europe, à l'avènement de Galillée et Copernic.

L'ancienne capitale malienne de Niani avait un bâtiment au 14ème siècle appelé la salle d'audience. Il était un surmonté d'un dôme, orné d'arabesques de couleurs vives. Les fenêtres de l'étage supérieur étaient faites de bois et encadrées d'argent; celles des étages inférieur étaient faites de bois et encadrées d'or.

Les Marins maliens sont arrivés en Amérique en 1311, 181 années avant Christophe Colomb. Un savant égyptien, Ibn Fadl Al-Umari, a évoqué ce fait, autour de 1342. Dans le dixième chapitre de son livre, il y a un compte rendu de deux grands voyages maritimes commandés par le prédécesseur de Mansa Musa, un roi qui hérita du trône malien 1312. Les auteurs modernes l'identifient comme Mansa Abubakari II. »

Ces événements se déroulent à une période où l'Europe en tant que continent était plongé dans l'âge des ténèbres, ravagée par la peste et la famine, ses habitants s'entretuant pour des raisons religieuses et ethniques

Témoins de la grandeur de l'empire du Mali sont venus de toutes parts au monde. Sergio Domian, un amateur d'art et architecte italien, a écrit ce qui suit à propos de cette période: "C'est ainsi qu'ont été jetées les bases d'une civilisation urbaine. Au faîte de sa puissance, le Mali avait au moins 400 villes, et l'intérieur du delta du Niger était très densément peuplée"

extrait de "when we ruled", de Robin Walker

Egypte: le président al-Sissi prête serment pour un deuxième mandat

Abdel Fattah al-Sissi a prêté serment samedi 2 juin devant le Parlement. Le président égyptien entame ainsi un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l'Égypte où la sécurité et l'économie restent deux défis majeurs.

Abdel Fattah al-Sissi a prêté serment samedi 2 juin devant le Parlement. Le président égyptien entame ainsi un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l'Égypte où la sécurité et l'économie restent deux défis majeurs.

Il n'a eu aucune opposition sérieuse à affronter. Son unique adversaire, Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public, était un de ses plus fervents soutiens.

Sept ans après la révolte de janvier 2011 qui a provoqué la chute du régime de Hosni Moubarak, Abdel Fattah al-Sissi devra s'atteler à deux défis majeurs pour son second mandat, la stabilité sécuritaire et le redressement économique.

Le président égyptien est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l'homme de violer les libertés publiques et de réprimer les opposants. De nombreux opposants et membres de la société civile ont encore été arrêtés ces derniers mois.

 AFP

 

 

Mali : plusieurs blessés lors d’une manifestation interdite de l’opposition

Au moins seize personnes ont été blessées samedi à Bamako lors d'une "marche pacifique" de l'opposition, interdite par le pouvoir, qui a rassemblé plusieurs centaines de manifestants, à deux mois de l'élection présidentielle, a constaté un correspondant de l'AFP.

« Il y a effectivement plusieurs blessés, dont un policier blessé au front et au moins un homme politique », a déclaré à l’AFP un médecin de l’hôpital Gabriel Touré de Bamako.

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« J’ai été légèrement blessé en participant à la marche pour prôner des élections crédibles. Dieu merci j’ai pu assister certains blessés, femmes et jeunes, ce qui explique le sang sur mes vêtements dans les photos qui circulent », a déclaré sur Twitter Mamadou Igor Diarra, ancien ministre des Finances et de l’Économie (2015-2016). Il fait partie de la quinzaine de candidats déclarés à la présidentielle du 29 juillet.

Le gouverneur de Bamako avait interdit, « en raison de l’état d’urgence toujours en vigueur », la « marche pacifique » organisée par la Coalition pour l’Alternance et le Changement, qui avait maintenu son mot d’ordre de rassemblement.

« Troubles à l’ordre public »

Samedi matin, la police est notamment intervenue à coups de matraques et de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants aux abords du siège d’un parti, l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP), où plusieurs responsables de l’opposition avaient improvisé un quartier général, selon le correspondant de l’AFP.

« Afin de permettre aux autres concitoyens de vaquer à leurs occupations, les forces de l’ordre ont vite investi les lieux en vue d’empêcher tout attroupement de nature à troubler l’ordre public », a indiqué dans un communiqué le ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

« Certains responsables de mouvement s’en sont pris aux forces de sécurité en les insultant. Toutefois, les maîtres-mots pour les forces de l’ordre restent professionnalisme, courtoisie et fermeté », a-t-il ajouté.

Une « agression »

« Les opérations de maintien d’ordre se déroulent normalement. En revanche, les manifestants ont blessé un policier à la tête », indique le ministère, qui mentionne également « 15 blessés légers dont 10 déjà libérés » côté manifestants, des dégâts sur un véhicule faisant office de poste de commandement mobile de la police, et huit interpellations.

Plusieurs responsables de l’opposition ont dénoncé une « agression » de la part du pouvoir. « Comment voulez-vous qu’on se taise. Nous manifestons pour réclamer des élections transparentes et un égal accès à l’ORTM », la radio-télévision publique, a déclaré à l’AFP Oumar Sangaré, qui dirige une association qui « soutient le changement au Mali ».

« Vous voyez, notre marche était pacifique. Et voilà un pouvoir antidémocratique qui nous gaze. La dictature ne passera pas », a déclaré Ousmane Koné, un maçon qui participait à un autre rassemblement en plein centre-ville, également dispersé par les forces de l’ordre.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, 73 ans, a annoncé le 28 mai officiellement sa candidature à un second mandat. Il retrouvera sur sa route le chef de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé, et plusieurs de ses anciens ministres, soit au total plus une quinzaine de candidats.

Jeune Afrique

Algérie: une lettre ouverte contre un 5e mandat de Bouteflika

Des personnalités de l'opposition ont adressé une lettre au Président de la République Abdelaziz Bouteflika. Elles lui demandent de renoncer à un cinquième mandat pour permettre au pays un changement pacifique.

La lettre est signée par des personnalités de la société civile. On y retrouve des universitaires qui interviennent régulièrement dans les médias mais aussi d'anciens candidats à l'élection présidentielle comme Ahmed Benbitour ou l'écrivain Yasmina Khadra, ou encore le leader du parti Jil Jadid Sofiane Djilali.

Les signataires décrivent le choix d'un cinquième mandat comme une « erreur dramatique ». Soulignant l'âge et l'état de santé du président, ils écrivent qu'un « un cinquième mandat serait un calvaire pour vous et pour le pays ». Pour eux, une transition s'impose pour « construire des institutions légitimes et solides » afin d'obtenir un état de droit.

Le président Abdelaziz Bouteflika est apparu en public début avril puis mi-mai, et c'est à ce moment que les responsables du FLN ont appelé à un cinquième mandat.

Cette lettre publique est la première initiative collective depuis cet appel. Mais alors que la plupart des signataires était dans la coalition de l'opposition lors du quatrième  mandat, d'autres figures de cette même opposition n'ont pas participé à cet appel, comme Ali Benflis ou les chefs des partis islamistes.

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