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Afrique

Ce sont maintenant aux Africains de conduire les opérations-Électricité : clap de fin pour les ambitions africaines de Jean-Louis Borloo-Par Marion Douet


@mariondouet

Investi pour l'électrification de l'Afrique depuis deux ans, l'homme politique français annonce qu'il se tourne vers d'autres horizons, avec la satisfaction d'avoir contribué à créer l'Initiative africaine pour les énergies vertes (AREI). Mais au sein de cette initiative dédiée aux énergies renouvelables on réfute le lien de parenté.


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Plus de deux ans qu'il parcourait le continent pour plaider en faveur d'une électrification de l'Afrique, où 600 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité. Visitant plusieurs dizaines de pays, et presque autant de chefs d'État, il a soutenu un "plan Marshall de l'énergie" en Afrique, dont les besoins de financements atteignaient environ 4 milliards d'euros par an pendant une quinzaine d'années (une somme totale de 200 milliards d'euros a également été évoquée).
En décembre, l'ancien ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy annonçait le soutien du prince saoudien Al-Walid Ben Talal à son Fonds de soutien à l'électrification de l'Afrique (FSEA), dont l'objectif était de « combler le gap de financement » nécessaire aux projets existants pour les rendre rentables.


Dans une interview accordée le 15 février au quotidien français Le Figaro, l'ancien avocat annonce qu'il souhaite désormais se mettre "au service d'une nouvelle cause collective", (évoquant notamment, à quelques mois des élections présidentielle et législatives, "le déclassement de la France" et le "sauvetage de l'Europe"), estimant sa mission remplie.
Ce sont maintenant aux Africains de conduire les opérations.


"J'ai lancé l'idée et assuré la coordination du projet. Ce sont maintenant aux Africains avec tous leurs partenaires dans le monde associés à ce projet de conduire les opérations", explique Jean-Louis Borloo dans les colonnes du journal.


Ajoutant plus loin : "C'est désormais l'AREI (Africa Renewable Energy Initiative), lancée en 2015 au Sommet de l'Union africaine de Johannesburg sur la proposition du président sénégalais Macky Sall, qui sera l'instrument de ce vaste programme."


Au sein de l'AREI, cependant, certains s'étonnent du lien établi par le ministre entre son projet et le programme africain. "Jean-Louis Borloo n'a jamais été impliqué dans l'AREI, il n'a jamais travaillé dessus, ni de près de ni loin, explique Youba Sokona, en charge de l'unité chargée d'étudier les projets de l'initiative et logée, à Abidjan, au sein des bureaux de la Banque africaine de développement.
"Nous avons bien eu des conversations avec lui mais son initiative était différente", ajoute le Malien. Cet expert, également vice-président du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, précise notamment que contrairement au projet Borloo l'AREI va au-delà de la production d'électricité (réseaux, efficacité énergétique... ). Par Marion Douet


Électricité en Afrique : un effet Borloo ?


Contacté, un autre membre de l'organisation ne s'étonne pas de la "posture politique" adoptée par le Français mais admet que son lobbying auprès des présidents africains a pu contribuer à "accélérer la prise de conscience" autour des enjeux de l'électrification.
L'AREI, qui débute sa phase de mise en oeuvre, s'est vue promettre 10 milliards de dollars — loin des 80 milliards d'euros au total évoqués par Jean-Louis Borloo dans Le Figaro —, notamment par la France et l'Union européenne. Une rencontre entre les représentants de l'initiative et l'ensemble de ses partenaires est prévue les 2 et 3 mars prochains pour mieux définir les contributions et leurs conditions.
Officiellement lancée à l'occasion de la COP 21 de Paris en 2015, l'AREI vise à installer 10 gigawatts d'énergies renouvelables en Afrique d'ici 2020. Elle compte à son conseil d'administration, présidé par le président guinéen Alpha Condé, neufs membres, dont cinq chefs d'Etats et deux représentants des bailleurs.
Marion Douet jeune afrique.com

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Agriculture : la propagation de chenilles légionnaires inquiète les États africains au plus haut niveau / santé : allergie cutanée-Par Jeune Afrique avec AFP

Hélas l'article de jeune afrique omet de dire que cette chenille est très allergisante ; en Europe les nids tombent sur des chiens et créent des démangeaisons atroces. Les allargies dûes aux chenilles touchent les humains, les chiens et les chats voire le bétail. Il faut le dire et nous n'avons pas beaucoup d'allergologues en Afrique. P B CISSOKO ichrono.info

L'ONU a prévenu jeudi que l'invasion de chenilles légionnaires qui détruit déjà les plantations de céréales de plusieurs pays d'Afrique australe pourrait rapidement se propager à toute la région, menaçant la sécurité alimentaire et le commerce. L'Afrique de l'Ouest est également exposée.
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« C'est probablement seulement une question de temps avant que la plupart de la région ne soit affectée », a averti David Phiri, le coordinateur régional de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en conclusion d'une réunion d'urgence à Harare.
« L'Afrique australe est l'épicentre du problème de la chenille légionnaire d'automne mais d'autres pays déjà touchés en Afrique de l'Ouest sont aussi exposés au risque », a souligné David Phiri, qui a plaidé pour une meilleure prévention au niveau transfrontalier.
« Et ce qui est encore plus inquiétant, c'est que ce nuisible pourrait y rester », a-t-il poursuivi.


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« Augmenter la coopération pour combattre la chenille »
Experts et représentants de treize pays d'Afrique étaient réunis dans la capitale zimbabwéenne depuis mardi pour trouver des solutions contre l'invasion de la « chenille légionnaire d'automne », originaire des Amériques et récemment arrivée en Afrique.
Les participants à la réunion se sont mis d'accord pour « augmenter la surveillance, la coopération et le partage d'informations pour combattre la chenille », selon leur déclaration finale.
Les conséquences de cette propagation pourraient être « catastrophiques » en termes de sécurité alimentaire, selon la FAO.
Les agriculteurs de Zambie, du Zimbabwe, d'Afrique du Sud mais aussi du Ghana sont victimes des ravages de cette larve qui s'attaque au maïs, au blé, au millet ou au riz, aliments de base dans une région déjà handicapée par trois années de rude sécheresse.


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Résistance
Toujours selon David Phiri, le Brésil alloue 600 millions de dollars chaque année pour contrôler la propagation de cette chenille.
La Zambie et le Zimbabwe ont distribué des pesticides dans des provinces affectées. Sur le continent américain, des chenilles ont cependant développé une résistance à l'insecticide.
Les premiers spécimens de cette larve ont été repérés l'an dernier au Nigeria et au Togo. Certains experts les soupçonnent d'avoir traversé l'Atlantique à la faveur d'importations aériennes de plantes sud-américaines.

On peut lutter contre de plusieurs manières : 


La lutte contre la chenille processionnaire du pin ou du chêne varie en fonction du calendrier. P B Cissoko
o L' Écopiège :le piége à chenilles processionnaire du pin
o Le piège à Phéromone : le piégeage des papillons de la chenille processionnaire
o La lutte biologique : pulvérisation de BTk sur les aiguilles.
o Lutte chimique
o L'Échenillage : Lutte mécanique, enlèvement des nids par coupage et incinération.

Attention : cette chenille est très allergique, ses poils affectent les chiens et les chats mais aussi certaines personnes, il faut le savoir.

Pape Cissoko

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Grève des enseignants en Guinée: les écoles fermées par le gouvernement

La crise au sein de l'éducation se poursuit en Guinée. Les autorités ont ordonné officiellement la fermeture de toutes les écoles du pays lundi soir à partir du mardi 14 février y compris les établissements d'enseignement supérieur, après les manifestions de jeunes lycéens et étudiants qui protestaient, lundi, pour soutenir les enseignants en grève.

Le gouvernement a ordonné la fermeture de toutes les écoles du primaire, secondaire et du supérieur pour éviter que les enfants ne se retrouvent dans la rue. Dans un communiqué lundi soir, le gouvernement assure que « les cours reprendront dans le calme et la sérénité après les négociations avec les syndicats ».

Dans le centre de la Guinée, dans toutes les préfectures du Fouta-Djalon, même les plus reculées, les écoles et les universités sont fermées, indique un habitant de Labé. En Haute Guinée, à Kouroussa, les élèves ne se sont pas rendus en cours selon le maire adjoint, aucune manifestation, les syndicats avaient demandé aux parents d'élèves sur la radio rurale de garder leur enfant à la maison. Au sud du pays, à N'zérékoré, au nord à Boffa, ou au centre à Mamou, les alentours des écoles sont également déserts. A Conakry ce mercredi matin, les rues également étaient calmes contrairement à lundi et mardi où des élèves ont érigé quelques barricades et brûlé quelques pneus.

Dans une déclaration, la coalition des élèves et étudiants de Guinée demande à l'Etat de prendre toutes les dispositions pour la reprise des cours jeudi 16 février à 8h. 

D'ici là, les tractations se poursuivent, avec la rencontre entre une partie des syndicats grévistes et le chef de l'Etat Alpha Condé ce mercredi après-midi. Une dizaine d'organisations de travailleurs sont pour autant exclues des négociations.

Grilles de salaires et embauche de contractuels

RFI s'est rendu à la Bourse du travail et a tendu son micro à quelques syndicalistes. « Nous faisons cette grève pour défendre des intérêts obtenus de haute lutte, rappelle le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, Souleymane Sy Savané... Nous demandons aux autorités de bien vouloir comprendre l’importance de ce mouvement », un mouvement d’ensemble soutenu par tous les personnels de l’éducation et les parents d’élèves, assure le syndicaliste.

«Si les écoles sont fermées, ce n’est pas de la faute des syndicats mais celle des décideurs»

15-02-2017 - Par Moktar Bah

00:00  00:54

Le ministre de l'Enseignement technique et de l'Emploi, également porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, a réagi après la fermeture des écoles guinéennes suite aux violences enregistrées lundi.

Il est au centre de toutes les négociations avec les syndicalistes en grève et fait le point pour RFI sur les avancées et blocages.

Albert Damatang Camara: «Aujourd'hui, sur les 9 points de revendications des syndicalistes, il en reste 4 qui achoppent»

15-02-2017 - Par Moktar Bah

00:00  01:00

Parmi les blocages : les grilles salariales, l'embauche de contractuels qui n'ont pas réussi le concours d'entrée dans la fonction publique et quelques autres points. La préoccupation du gouvernement est de ne pas augmenter la masse salariale globale mais le ministre se dit confiant. « Objectivement, il ne devrait plus exister aujourd'hui de raison pour que la grève continue », assure Albert Damantang Camara.

Le président Alpha Condé, dans ce communiqué, réitère sa « volonté de promouvoir le dialogue, la tolérance et le respect de l’intérêt général ».

RFI

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Affaire Zouhoura au Tchad: la famille du lycéen tué demande toujours justice

Au Tchad, il y a un an, un lycéen était tué au cours de manifestations consécutives au viol collectif d'une lycéenne à Ndjamena. Depuis, les agresseurs de la jeune Zouhoura ont été appréhendés et jugés mais le sort du lycéen n'a pas connu la moindre évolution. C'est ce que déplore sa famille, un an après les faits.

Il y a un an, des centaines d’élèves sortent dans la rue pour protester contre le viol collectif d’une lycéenne, Zouhoura, par un groupe de jeunes issus des milieux proches du pouvoir. Les forces de l’ordre rentrent en action et dispersent la foule. Un lycéen est fauché et meurt sur le coup. La famille porte plainte, mais depuis, l’enquête n’a pas beaucoup évolué. L’avocat commis d’office à la famille par l’Etat n’a pas donné de nouvelles et du côté des autorités les portes sont restées closes.

« Nous sommes à une année de l’assassinat de notre fils Abachou, au cours de la manifestation pour que justice soit faite à Zouhoura, explique à RFI un oncle du jeune garçon. Malheureusement, l'enquête n’a abouti à aucun résultat. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique refuse de nous recevoir. Nous sommes étonnés... la famille [s’interroge]. Est-ce que nous sommes dans un Etat de droit ou pas ? »

Le ministre de l’Intérieur indique de son côté n’avoir reçu aucune demande de la part de la famille et rappelle que c’est à la justice que l’affaire a été confiée. C’est donc à la justice que la famille doit adresser ses revendications.

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