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France: le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement

Le gouvernement français a procédé jeudi 18 mai 2017 au premier Conseil des ministres de l’ère Macron-Philippe. Une découverte pour une bonne partie des 18 ministres et quatre secrétaires d'Etat nommés la veille.

Pour le premier Conseil des ministres de son gouvernement, Emmanuel Macron a inauguré une nouvelle méthode ce jeudi 17 mai 2017. Les journalistes ont pu assister à l’arrivée à l’Elysée des membres du gouvernement qui, les uns à la suite des autres, ont tous été déposés par leur voiture devant le perron de l’Elysée. Ils ont à ce moment-là posé pour les photos, mais n’ont pas dit un mot.

Pas question non plus de recueillir leurs premières impressions à la sortie du Conseil. L’Elysée a décidé, contrairement à l’usage, de fermer la cour aux journalistes pour faire tranquillement la fameuse photo de famille. Une photo qui doit, nous dit-on, incarner le début de ce collectif de manière solennelle, d’où la décision de n’autoriser aucune caméra à filmer cet instant, pour qu’il n’y ait pas d’images des coulisses.

Société civile et politiques d’horizons divers

Sur cette fameuse photo, on ne retrouve peut-être pas un renouvellement flagrant des générations, mais il y a incontestablement un renouvellement des visages. Parmi les politiques présents, seuls quatre – François Bayrou, Bruno Le Maire, Jean-Yves le Drian et Gérald Darmanin – ont déjà été ministres.

On retrouve également l’arrivée des experts de la société civile, notamment aux ministères du Travail, de la Santé, de l’Education et de la Culture. Il y a enfin ce dépassement des clivages partisans voulu par le chef de l’Etat. Il a réussi à faire venir dans la même équipe des socialistes, des radicaux de gauche, des centristes et des membres du parti Les Républicains.

« Collégialité absolument nécessaire »

A l’issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner – le porte-parole du gouvernement – a pris la parole et a expliqué que le déroulement de cette réunion reviendrait à la normale dès la semaine suivante. Le Conseil repassera en même temps au mercredi, son jour habituel. Le porte-parole du gouvernement a aussi rapporté les propos d’Emmanuel Macron à propos des nouvelles règles de fonctionnement du Conseil des ministres :

« [Le président] a pu rappeler qu’au fond, la collégialité du Conseil des ministres était absolument nécessaire, pour réfléchir ensemble à l’avenir et à l’élaboration de la mise en œuvre du projet politique de ce contrat qu’il a passé avec les Français dimanche 7 mai à 20 h. Il a réaffirmé cela, en évoquant quelques règles, mais qui sont celles de la confidentialité, qui sont celles de la discipline nécessaire et de la solidarité. »

Solidarité, confidentialité

L’idée, c’est d’éviter des couacs et les prises de parole intempestives qui ont été nombreuses lors du dernier quinquennat de François Hollande. Emmanuel Macron veut faire en sorte qu’une fois les arbitrages réalisés au sein du Conseil des ministres, tout le monde s’y tienne et se taise en quelque sorte. C’est la méthode Macron : discipline, solidarité, confidentialité, pour assurer la cohérence de l’action gouvernementale.

RFI

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Les défis d'Emmanuel Macron: un nouveau Premier ministre et une visite à Berlin

Emmanuel Macron se rend ce lundi 15 mai à Berlin afin de rencontrer la chancelière Angela Merkel. Il suit ainsi la tradition désormais bien établie voulant que le premier déplacement à l'étranger du président de la République soit pour l’Allemagne. Mais auparavant, il lui faut nommer son Premier ministre.

Le choix d'Emmanuel Macron est arrêté depuis plusieurs jours. Un homme, ou une femme mais pas issu de la société civile c'est la seule certitude. Emmanuel Macron veut quelqu'un avec une expérience de la politique. « Des compétences, dit-il, pour diriger une majorité parlementaire et animer un collectif gouvernemental ». Cette équipe devrait être connue demain et mêlera société civile et politiques, débutants comme chevronnés.

Plusieurs noms circulent, mais l'un revient avec insistance, il s'agit de celui d'Edouard Philippe, 46 ans, le député-maire Les Républicains (LR) du Havre, un proche d'Alain Juppé. Edouard Philippe a eu sa carte au parti socialiste durant deux ans quand il était étudiant. L'homme est issu du même moule que le président : Sciences Po puis l'ENA ; il en est sorti dans les 15 premiers. Edouard Philippe se prévaut d'une expérience dans le privé : un cabinet d’avocat américain et chez Areva. Le maire du Havre est un passionné de boxe qui écrit des fictions politiques, tout comme Bruno Le Maire, dont on parle pour un portefeuille ministériel. L'élu normand s'est abstenu lors du vote pour le mariage pour tous. Il s'est enfin placé en retrait de la campagne de François Fillon après les révélations sur l'affaire Penelope.

Au total, un homme issu des rangs de la droite, au tempérament centriste... C'est un signal, bien sûr, pour les législatives, pour convaincre les électeurs de sa capacité à rassembler sur une ligne ni à droite ni à gauche. Un geste aussi pour faire venir à lui d'autres élus de la droite. La date limite de dépôt des candidatures c’est ce vendredi. Il reste encore 148 investitures à accorder.

Visite importante à Berlin

Le nouveau président français aura un entretien avec la chancelière allemande avant une conférence de presse commune suivie d'un diner officiel.

Au cours de cette première rencontre, le nouveau couple franco-allemand abordera les questions auxquelles ils tiennent tous deux, tels la sécurité, l'économie et les investissements, ainsi que la protection sociale et la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles.

Mais les deux dirigeants européens sont attendus sur le renforcement de l'Union européenne et tout particulièrement celui de la zone euro, un des thèmes de campagne d'Emmanuel Macron.

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble est plutôt favorable à son idée d'un Parlement européen de la zone euro, consultatif. Mais les autres propositions d'un budget de la zone euro, d'un Trésor européen, d'un ministre des Finances de la zone euro ne suscitent pas le même enthousiasme outre-Rhin.

Macron déjà décrié outre-Rhin

Le nouveau président français a bénéficié d'un soutien massif durant sa campagne de la classe politique allemande et des médias, mais depuis une semaine, certaines critiques ont été émises sur ses propositions européennes, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

Après Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, Angela Merkel, l'éternelle chancelière, accueillera donc ce lundi soir à Berlin le nouveau président français. Elle l'avait reçu en mars et l'a ouvertement soutenu durant sa campagne comme la majorité de la classe politique et des médias allemands.

L'engagement pro-européen d'Emmanuel Macron et sa volonté de coopérer avec Berlin ont été salués. Mais à peine son élection passée, certains conservateurs critiquent des propositions de réformes de la zone euro comme des transferts supplémentaires de l'Allemagne ou une mise en commun des dettes.

L'hebdomadaire Der Spiegel titrait ce week-end en Une avec un portrait d'Emmanuel Macron : « Un ami cher » - cher au sens financier - précisant : « Il sauve l'Europe, mais l'Allemagne doit payer ».

Les sociaux-démocrates, à commencer par le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, un proche du président français, s'enflamment pour les propositions de Paris. En cette période préélectorale en Allemagne, les chrétiens-démocrates sont plus sur la réserve pour ne pas irriter des électeurs peu enclins de payer pour les voisins.

Un compromis entre les deux pays pourrait donc devoir attendre les élections générales allemandes de septembre pour être trouvé.

RFI

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France: Macron dévoile une partie de son cabinet avant une semaine cruciale

Emmanuel Macron est officiellement devenu président de la République, ce dimanche, lors d’une solennelle passation de pouvoir à l'Elysée avec son prédécesseur, François Hollande. En marge de cette cérémonie d’investiture, son entourage a dévoilé les noms d’une première partie de son cabinet. Le nouveau locataire de l'Élysée ne veut pas perdre de temps avant une première semaine clé dans son quinquennat.

Emmanuel Macron ne compte pas perdre son temps. Avant même d’être officiellement élu président ce dimanche, son entourage a annoncé les noms d’une première partie de son cabinet. Signe de sa volonté de relancer l'axe franco-allemand, Emmanuel Macron a choisi comme conseiller diplomatique l'actuel ambassadeur de France en Allemagne, Philippe Etienne, 61 ans. Lui aussi énarque, il fut notamment ministre des Affaires étrangères d'Alain Juppé de 1995 à 1997 et de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010. Il fut, de 2009 à 2014, représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles.

Son ancien directeur de cabinet à Bercy, Alexis Kohler, 44 ans, a lui été nommé secrétaire général de l'Elysée. Patrick Strzoda devient pour sa part le directeur de cabinet du nouveau président, tandis qu’Ismaël Emelien a été nommé conseiller spécial d’Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron, déjà sous pression

Dès lundi, Emmanuel Macron va entamer une première semaine cruciale. Le nouveau président, premier à s'affirmer « ni de droite ni de gauche », devrait annoncer le nom de son Premier ministre. Un choix qui s’avère capital dans le jeu d'alliances qu'il recherche pour les législatives et pour son mandat.

Pour l'instant, le juppéiste Edouard Philippe, maire LR du Havre, est donné comme l'un des favoris pour Matignon, mais La République en marche n’a pour l’instant rien laissé filtrer. « Il y a deux enjeux: pour les législatives et pour le long terme, a assuré l'expert en communication politique Philippe Moreau-Chevrolet. Ce choix donnera le tempo. Si le Premier ministre vient de la droite, Emmanuel Macron pourra attaquer les législatives en dynamitant la droite, comme il l'a fait pour la gauche, et instaurer un gouvernement central. »

Lundi soir, le centriste qui prône une Europe à la fois conquérante et protectrice se rendra à Berlin, son premier déplacement à l'étranger, pour rencontrer Angela Merkel. « C'est un enjeu important, car il veut relancer la coopération franco-allemande dans une Europe à terre, mais il devra aussi donner des gages d'orthodoxie budgétaire », avertit le politologue Olivier Ihl.

Enfin, la semaine se conclura par une visite aux soldats français sur un des théâtres d'opérations extérieurs, par exemple au Mali ou peut-être en Irak. « Cela montre qu'il prend très au sérieux son rôle de chef des armées, note Olivier Ihl, ce qu'il a déjà montré en remontant les Champs-Elysées à bord d'un véhicule militaire ». Selon son entourage, Emmanuel Macron se rendra même dès ce dimanche après-midi à l'hôpital Percy de Clamart au chevet de soldats blessés

D'autres rencontres internationales clés sont prévues dans les jours qui viennent, dont le Sommet de l'Otan à Bruxelles le 25 mai puis le G7 en Sicile les 26 et 27 mai.

(avec AFP)

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Législatives: La République en marche tend la main à certains élus LR

Il reste 149 places à prendre ; 149 circonscriptions par encore attribuées par le mouvement La République en marche pour les prochaines législatives, dont la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 19 mai. L'équipe d'Emmanuel Macron se donne jusqu'à mercredi pour se décider. Elle laisse surtout le temps à plusieurs élus de droite pour les rejoindre.

Pour l'instant, ils n'ont aucun candidat du parti d’Emmanuel Macron face à eux ou face à leurs protégés. Bruno Le Maire, Thierry Solère, Franck Riester, Gilles Boyer, Benoist Apparu, Christian Estrosi ou encore Xavier Bertrand.

Certains sont des ténors de la formation Les Républicains, d'autres sont moins connus. Mais tous font partie de la droite modérée. Et la plupart ont proposé leurs coopération au nouveau président.

La stratégie d'Emmanuel Macron, c'est en quelque sorte de jeter un grand filet pour tenter de récupérer des poissons LR. Une façon de leur tendre la main en attendant la nomination éventuelle d'un Premier ministre de droite. Le nom d'Edouard Philippe, le maire du Havre, circule toujours.

Combien seront-ils à franchir le pas ? Trop tôt pour le dire. Chez un de ces élus dragués par le nouveau président, on explique avoir été « surpris » d'échapper à une concurrence Macron aux législatives.

Et on écarte le risque d'être associé à la majorité présidentielle : « S'ils n'ont mis personne face à nous, c'est qu'ils n'ont pas trouvé un candidat crédible. »

Chez Les Républicains, on minimise ces appels du pied macronistes. « Les électeurs n'attendent pas de nous qu'on se trahisse pour des places », met en garde le député Damien Abad.

Sudonline

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