International

La presse britannique raille la nouvelle alliance des conservateurs

Quarante-huit heures après les élections au Royaume-Uni, Theresa May réunira son cabinet ce samedi. La Première ministre, qui a perdu la majorité absolue au Parlement, va tenter de reprendre la main. Elle a d'ores et déjà annoncé la formation d'un nouveau gouvernement pour «—mener à bien le Brexit—». Mais la presse britannique se fait abondamment l'écho ce matin de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les conservateurs.

Theresa May, qui rêvait d’une victoire incontestable, se voit forcée de s’allier avec le Parti démocrate unioniste nord-irlandais (DUP), si elle veut prétendre retrouver une majorité absolue au Parlement. Cette alliance passe mal auprès des Britanniques qui considèrent le DUP comme un parti d’extrême droite, très eurosceptique, contre le mariage pour tous et contre le droit à l’avortement.

Même les journaux conservateurs se moquent du ridicule de la situation. Le Daily Mirror titre « une coalition de cinglés » en mettant en avant les représentants du DUP connus pour leurs débordements et accès de violence.

Position inconfortable

Le Daily Mail, le Daily Telegraph, ainsi que The Times, tous des journaux de droite, publient un portrait peu flatteur de Theresa May et insistent sur la position très inconfortable voire intenable de la Première ministre qui s’accroche malgré tout pour garder son poste de chef du gouvernement.

C’est donc une humiliation pour Theresa May, ce qui n’a pas échappé au Guardian qui titre ce matin « De l’orgueil à l’humiliation », en rappelant qu’hier la Première ministre a dû présenter ses excuses à ses collègues et députés conservateurs qui ont perdu leur circonscription jeudi soir.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Les Unionistes nord-irlandais se retrouvent les faiseurs de roi, ou plutôt de reine, après une élection qui devait apporter stabilité mais qui s’est terminée avec un Parlement bloqué.

Désormais parti de gouvernement, le Parti unioniste démocrate (DUP) était à l’origine un parti de protestation créé et dirigé par le défunt révérend Ian Paisley, qui personnifiait un unionisme dur face à l’ennemi héréditaire, le Sinn Féin, branche politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA).

Le DUP est connu pour ses opinions tranchées : il s’oppose au mariage homosexuel et milite contre l’avortement qui demeure illégal dans la province. L’un de ses membres a par ailleurs prôné pour que la théorie du créationnisme soit enseignée au même titre que celle sur l’évolution à l’école.

Aux côtés des conservateurs à Westminster, leur principale préoccupation sera le Brexit pour lequel le DUP a voté avec enthousiasme, contrairement au reste des Nord-Irlandais. Et s’ils ne veulent pas le retour d’une frontière physique avec la République d’Irlande, les unionistes vont tâcher d’obtenir que Belfast n’ait pas de statut spécial lors des négociations du Brexit pour empêcher que la province garde un pied dans l’Union européenne

RFI

Lu 32 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Des lycéennes aux USA inventent une paille pour repérer les «drogues du violeur» le smart straw


Par Le Figaro Etudiant

Les trois jeunes filles vont bientôt lancer une campagne de crowdfunding pour commercialiser leur paille anti- 7
Trois lycéennes américaines ont mis au point une paille qui réagit à certaines substances toxiques pour prévenir des drogues dissimulées dans les verres par les violeurs.

Elles sont en train de faire breveter leur invention.


Rohypnol, GHB, kétamine: derrière ces noms se cachent les principales «drogues du violeur», ces substances dissimulées dans les verres lors des soirées pour rendre inconscientes les jeunes victimes et les amener jusqu'à des relations sexuelles non consenties. Le phénomène n'est pas récent mais certains s'attaquent désormais à ces pratiques. Dernières en date: trois jeunes lycéennes américaines qui ont mis au point une paille qui change de couleur au contact de ces substances.
C'est lors d'un cours d'entreprenariat que Susana Cappello, Carolina Baigorri et Victoria Roca, trois élèves de Miami, ont décidé de lancer cette invention simple et efficace, et répondant à une vraie demande: la «smart straw» (paille intelligente). Selon Konbini, cette paille serait capable de détecter, même à des degrés infimes, toute trace de l'une des trois drogues citées plus haut et qui sont majoritairement utilisées par les violeurs.


«Cela ne mettra pas fin aux viols, mais nous espérons réussir à diminuer le nombre de situations dangereuses dans lesquelles vous pouvez vous retrouver à cause de ces drogues», a déclaré à Konbini Carolina Baigorri, l'une des trois élèves en question. Le site précise également que cette invention, si elle n'assure pas un risque zéro, pourrait aussi permettre aux potentielles victimes de se sentir plus en sécurité lors de leurs soirées.


Une initiative similaire en 2013


L'idée a largement dépassé le cadre du lycée et les trois jeunes filles sont en train de faire breveter leur idée aux États-Unis. Elles créeront bientôt une campagne de crowdfunding pour faire financer et commercialiser leur invention.
Dès 2013, deux chercheurs israéliens avaient mis en place ce même type de paille en rempart à certaines drogues du violeur, comme le relatait Le Point à l'époque. La différence, c'est qu'à l'époque, l'invention ne couvrait pas toutes les substances susceptibles de se retrouver dans les verres des victimes. Aujourd'hui, c'est chose faite.


Plus d'informations sur cette vidéo de présentation:
http://etudiant.lefigaro.fr/article/


La culture du viol et les agressions sexuelles sont bien trop présentes dans nos sociétés. Elles s'insinuent même dans les moments où il ne devrait être question que de célébration et de joie, et les transforment parfois en moments teintés d'inquiétude et de peur.


Susana Cappello, Carolina Baigorri et Victoria Roca, trois lycéennes américaines de Miami, se sont donc lancées dans l'invention d'un outil simple pour prémunir contre les viols en boîte de nuit ou dans les soirées arrosées : une paille qui change de couleur quand une drogue a été glissée dans un verre.
Leur paille intelligente baptisée "smart straw" peut détecter la plus infime présence de Rohypnol, de GHB (acide gammahydroxybutyrique) et de kétamine (également appelé "Spécial K"), trois des substances les plus communément utilisées par les violeurs.


Une paille qui ne résoudra néanmoins pas le problème des viols


L'idée de cette paille leur est venue lors d'un cours d'entrepreneuriat, dans lequel elles ont décidé qu'elles voulaient inventer un produit qui réponde à une grande demande, tout en ayant un impact social positif. Carolina Baigorri explique :
"Cela ne mettra pas fin aux viols, mais nous espérons réussir à diminuer le nombre de situations dangereuses dans lesquelles vous pouvez vous retrouver à cause de ces drogues."


Malheureusement, la seule chose qui pourrait mettre fin aux viols serait d'apprendre aux gens à ne pas violer les autres... mais ce n'est pas le chemin pris par nos sociétés. Leur invention reste en revanche utile pour donner le sentiment aux potentielles victimes qu'elles maîtrisent un peu plus la situation.


http://www.konbini.com/fr/tendances-2

Lu 72 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Elections législatives: quelle Assemblée nationale pour la France de Macron?

Emmanuel Macron élu président, c’était il y a un mois précisément, le 8 mai dernier. Le nouveau chef de l’Etat français rêve maintenant de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale pour faire passer ses réformes. Le premier tour des élections législatives a lieu ce dimanche 11 juin. Et l'affaire semble bien engagée pour la formation du chef de l'Etat.

La République en marche - c’est le nom du parti - est en passe de réaliser un véritable raz-de-marée au palais Bourbon. Tous les sondages donnent la formation centriste largement en tête des intentions de vote. LREM est ainsi créditée de 31 % dans la dernière enquête Ifop, soit 12 points d’avance sur Les Républicains, 13 sur le Front national et 19 sur France insoumise. Une avance qui, selon les projections en sièges, pourrait permettre au mouvement présidentiel de disposer d’une très large majorité à l'Assemblée.

Cela n'allait pas de soi, il y a encore quelques semaines. « Avant la présidentielle, c’est vrai que certains imaginaient une cohabitation et d’autres se disaient que c’était impossible qu’un parti si jeune puisse réussir à avoir la majorité absolue, rappelle Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’institut de sondages Ifop. Il y a l’effet de souffle présidentiel. Il y a la déconfiture générale des partis de gouvernement. Il y a aussi une certaine bienveillance à droite, les premiers pas jugés très réussis d’Emmanuel Macron. »

Un parti qui perd sa principale raison d'être est-il voué à la disparition instantanée ?

Signe peut-être précurseur : LREM a quasiment fait un carton plein le week-end dernier dans les 11 circonscriptions des Français de l’étranger, dépassant les 50 % dans huit d’entre elles. Des sondages qui marquent également la chute des partis traditionnels. Le parti LR est plus inquiet que jamais : selon plusieurs instituts, il ne glanerait que 115 à 135 sièges. Loin, très loin des 228 qu’ils avaient jusqu’alors.

Mais la situation est encore plus alarmante pour le PS, qui ferait pire qu’en 1993 (57 circonscriptions). Cette année, les projections en octroient au Parti socialiste que la moitié. Le début de la fin pour la formation du congrès d'Epinay et du président Mitterrand ? « Les partis politiques, ça ne disparaît pas comme ça. C’est une mémoire, c’est une culture. Il y a encore beaucoup d’élus, malgré tout, du Parti socialiste. Et surtout, il y a un espace politique, à mon avis, entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon », rappelle l’historien Rémi Lefebvre, spécialiste du PS.

Les partis de Mélenchon et de Le Pen auront-ils un groupe parlementaire ?

Et l'historien de rappeler que le successeur de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) n'en est pas à sa première crise et que les partis ne disparaissent pas toujours quand ils s'effondrent : « Evidemment, le Parti socialiste va entrer dans une période extrêmement compliquée, où son avenir est en jeu. Mais il est tout à fait possible que le parti résiste à cette crise, se recompose, se réinvente. Le Parti communiste, ça fait trente ans qu’on dit qu’il est mort, il est toujours là. Le Parti radical de gauche existe aussi. »

Néanmoins, dans la future Assemblée, le PS pourrait être clairement menacé par la France insoumise. Car la formation de Jean-Luc Mélenchon apparaît en mesure de constituer un groupe, c’est-à-dire d’avoir au moins 15 députés. Un enjeu crucial pour le poids d'un parti au palais Bourbon.

Disposer d’un groupe, c’est d'ailleurs l’objectif aussi du Front national. Mais là, le FN de Marine Le Pen est de moins en moins assuré de pouvoir y parvenir...

Vers une Assemblée nationale plus jeune, plus féminisée et moins expérimentée

Pour Marine Le Pen et pour le Front national, ne pas pouvoir atteindre le seuil du groupe parlementaire « serait une énorme déception », observe le sociologue Sylvain Crépon. « 2017 devait être la consécration, rappelle-t-il, avec la qualification du Front national pour le second tour de la présidentielle et surtout la constitution d’un groupe suffisamment important pour faire du Front national le principal parti d’opposition. »

Un vrai renouvellement s’annonce. Avec l’entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul des mandats, avec l'abandon de certains députés et ce désir de renouveau dont font part les électeurs, c’est un bouleversement d’une ampleur sans précédent qui se prépare. Plus d’un tiers des sortants ne se représentent pas. La nouvelle Assemblée sera donc plus jeune, plus féminine et moins expérimentée. La question que tout le monde se pose : comment se comporteront les parlementaires de La République en marche ?

Le retour de la « chambre d'enregistrement », ou des Commissions mieux remplies ?

Les députés du président seront-ils des élus « godillots » ? « Emmanuel Macron va être pris entre des injonctions contradictoires - agir, agir vite -, et on le voit avec les ordonnances sur le Code du travail : produire des résultats, donner l’impression effectivement que la vie politique a changé. Il n’a quand même pas grand-chose dans sa besace programmatique sur les institutions. On ne peut pas dire qu’il rejette le présidentialisme », fait remarquer l’historien Rémi Lefebvre.

« Donc, poursuit-il, on est plutôt sur une logique de management politique, d’efficacité, d’efficience, plus au fond que de démocratisation et de transformation du jeu politique. Mais après, on va voir ce qu'il va se passer ! » Le risque, à terme : que cette future Assemblée nationale ne soit qu’une simple « chambre d’enregistrement », et que les débats qui secouent la société se déplacent en dehors de l'hémicycle.

RFI

Lu 30 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Travail: des fuites sur les projets du gouvernement inquiètent les syndicats

Les fuites se multiplient dans la presse sur la prochaine réforme du code du travail. Après «Le Parisien» en début de semaine, c’est au tour du quotidien «Libération» de dévoiler des documents du ministère du Travail qui détaillent les pistes auxquelles le gouvernement réfléchit. Des documents bien plus inquiétants que la présentation livrée par le gouvernement hier, mardi, et qui proposent une vraie révolution libérale du droit du travail en France.

Ces documents posent une série de pistes de travail explosives comme notamment la négociation du contrat de travail et des motifs de licenciements, à l’échelle de l’entreprise.

C'est toujours au sein de l'entreprise, que pourraient être négociés, le niveau des indemnités légales de licenciements, la durée de la période d’essai ou bien encore le préavis. Des revendications de longue date du patronat. Le motif du recours au contrat court, sa durée et son renouvellement seraient aussi décidés au niveau de l'entreprise.

Enfin, les patrons auraient la main libre sur le seuil de déclenchement du PSE, le Plan de sauvegarde de l’emploi. Ce seuil est revu à la hausse. Ils auraient, ainsi, la possibilité de licencier un plus grand nombre de salariés pour motif économique tout en s’affranchissant des contraintes d’un PSE : obligation de reclassement, formation ou primes de départ volontaire.

« Pas de plan caché » assure la ministre du Travail

« Il n'y a pas de plan caché », et ces documents n’engagent en rien le gouvernement, a déclaré la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Sans attendre, le secrétaire général du syndicat Force Ouvrière Jean-Claude Mailly a dénoncé des pistes de travail « inacceptables », alors que Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT s'inquiétait d'un risque de parasitage des négociations. « Si le gouvernement veut travailler sur un certain nombre de pistes qui sont amenées dans certains journaux ces jours-ci, il faut qu'il arrête tout de suite, ça ne sert à rien de mener la réflexion car pour la CFDT, c'est non ! », a assuré ce mercredi Laurent Berger. La CGT a quand à elle déjà annoncé des mobilisations contre ce projet de réforme.

La concertation avec les partenaires sociaux doit reprendre vendredi plusieurs dizaines de réunions jusqu'au 21 juillet. Une autre série de rencontres suivra d'août à début septembre.

RFI

Lu 40 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)