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Le Gotha Noir (édition 2014-2015) 3 ème  édition

 

Il faut oser se dire. On est en France, français, nous donnons à la France, nous payons nos impôts, soyons des citoyons honnêtes et fiers de contribuer au succès de notre patrie.Pape CISSOKO

Le Gotha Noir de France dresse, par d'éminentes contributions, un portrait de la place des Noirs dans la société française contemporaine avant d'évoquer près de 300 parcours d'excellence : hommes et femmes d'affaires ou politiques, grands chefs cuisiniers, sportifs, intellectuels, artistes en tous domaines..., elles sont nombreuses ces « étoiles » qui éclairent le drapeau tricolore. Nombreuses certes, mais sont-elles assez brillantes pour bouter définitivement dans l'ombre les préjugés sur les Noirs dans le monde professionnel ? Il semble que non. Des Dumas, Césaire, Senghor et, de nos jours, Tania de Montaigne, Marie Ndiaye, Fatou Diome etc., ont pourtant démontré depuis fort longtemps que les Noirs ne sont pas confinés à l'oralité « primitive » de leurs cultures. Des chefs d'entreprise tels que Malamine Kone, Hapsatou Sy, Olivier Laouchez, José Jacques-Gustave et tant d'autres, ont prouvé que les Noirs ne sont pas des « dilettants » ataviquement bercés par la chaleur des Tropiques. Démentir les préjugés par l'exemple, tel est l'objectif du « Gotha Noir de France » ! Communautaire de par son objet, le Gotha Noir de France n'est pas une oeuvre communautariste; bien au contraire ! Ce livre est loin de s'enfermer dans le « pathos » de la souffrance du Noir. Chaque page signe un désir d'appartenance légitime, pleine et entière à la nation française. Sans aucune complaisance sur le diagnostic passé et présent, la volonté est cependant, dans un esprit d'ouverture, d'aller de l'avant ! Ainsi le Gotha Noir de France vise-t-il l'EFFICIENCE.
"Démentir les préjugés par l'exemple" tel est l'objectif du « Gotha Noir de France ».
Un ouvrage de référence qui ambitionne de favoriser la visibilité positive, l'émergence des réussites afro-françaises et de mettre en lumière les parcours d'exemples de celles et ceux qui contribuent chaque jour au rayonnement positif des Noirs de France
Pourquoi le Gotha Noir de France
Le Gotha Noir de France, offre en particulier à une jeunesse issue des minorités parfois découragée par les obstacles qu'elle rencontre pour trouver pleinement sa place dans notre société, quelques modèles de référence.
Le Gotha Noir de France dresse, par d'éminentes contributions, un portrait de la place des Noirs dans la société française contemporaine et évoque près de 300 parcours d'excellence : hommes et femmes d'affaires ou politiques, grands chefs cuisiniers, sportifs, intellectuels, artistes en tous domaines...,elles sont nombreuses ces « étoiles » qui éclairent le drapeau tricolore.
Nombreuses certes, mais sont-elles assez brillantes pour bouter définitivement dans l'ombre les préjugés sur les Noirs dans le monde professionnel ? Il semble que non. Des Dumas, Césaire, Senghor et, de nos jours, Marie Ndiaye, Fatou Diome etc., ont pourtant démontré depuis fort longtemps que les Noirs ne sont pas confinés à l'oralité « primitive » de leurs cultures. Des chefs d'entreprise tels que Des chefs d'entreprise tels que Malamine Koné, Hapsatou Sy, Olivier Laouchez, José Jacques-Gustave et tant d'autres,et tant d'autres, ont prouvé que les Noirs ne sont pas des « dilettants » ataviquement bercés par la chaleur des Tropiques ; etc.
« Démentir les préjugés par l'exemple » tel est l'objectif du « Gotha Noir de France » !
Communautaire de par son objet, le Gotha Noir de France n'est pas une oeuvre communautariste; bien au contraire ! Ce livre est loin de s'enfermer dans le « pathos » de la souffrance du Noir. Chaque page signe un désir d'appartenance légitime, pleine et entière à la nation française. Sans aucune complaisance sur le diagnostic passé et présent, la volonté est cependant, dans un esprit d'ouverture, d'aller de l'avant ! Ainsi le Gotha Noir de France vise-t-il l'EFFICIENCE.
Dr Elie NKAMGUEU
Président du Club Efficience
Initiateur du Gotha Noir de France

Les 5 points forts du Gotha Noir
Un constat sans complaisance sur le défaut de visibilité de la composante noire de la société française (minorité qui n'a de « visible » que sa couleur, non ses talents), dans le passé(le talent du Chevalier de Saint-George, la négritude d'Alexandre Dumas ou de Pouchkine...; l'absence de référence aux apports techniques et technologiques des Noirs dans l'histoire de l'humanité...) comme dans le présent (subsistance de nombreux préjugés, souvent intériorisés par les Noirs eux-mêmes).
Mais une dynamique constructive : contribuer à réduire l'ignorance, source d'intolérance. Un objectif: « savoir et faire savoir » pour « déconstruire » les préjugés; Une méthode: la plus simple et incontestable, celle de l'exemple.
Un ouvrage communautaire: Le Gotha Noir de France est le premierouvrage offrant une vision communautaire positive de l'apport de nos contemporains Noirs dans tous les secteurs d'activité français.
Ouvrage certe communautaire mais pas communautariste(esprit d'ouverture). Nous disons simplement à la France « nous sommes là; nous t'offrons nos rêves, nos ambitions, notre intelligence et nos talents. Accepte-les;prends-les et optimise-les! Fais-les croître en ton sein afn que nous nous sentions défnitivement, pleinement et intrinsèquement une partie de toi. »
Transversalité professionnelle: l'ouvrage ne se cantonne pas à un secteur d'activité particulier (les sportifs Noirs, les hommes/femmes politiques Noirs...),mais évoque toutes les CSP composant le tissu économique Noir de France
Dr Victor TANTCHEU
S.G. du Club Efficience
Directeur de publication du Gotha Noir de France

Le Cercle de Réflexion Efficience
Organe de prospection, il est Composé de leaders d'opinions, de personnalités ressources
Il a pour mission de définir les grandes orientations stratégiques du Club Efficience, et des méthodes visant à atteindre ses objectifs.
Il publie le résultat de ses travaux sous forme de : Recommandations, points de vigilance ou mise en garde
Le Think Tank permet ainsi d'aider à la contextualisation socio-économique des questions liées à des thématiques très variées. (Economie, Histoire, Environnement, societal)
Fondements
En France la question de la représentativité des minorités s'invite de plus en plus dans le débat.
Estimés à 5% de la population, les Noirs sont peu visibles dans les sphères décisionnaires.
Et pourtant, de plus en plus d'entre eux voient leur parcours couronné par une réussite exceptionnelle
En travaillant sur la population afro-française, nous avons relevé quelques évidences :
- Absence de visibilité du dynamisme économique,
- Déficit de communication et d'image
- Déficit de représentativité dans les grands corps de l'état, dans les grandes écoles, et dans les conseils
d'administration des grandes entreprises.
- Absence de culture de réseaux et d'objectifs stratégiques.
La palette des actions proposées par le Club Efficience se résume en quelques points :
- Mettre en lumière les réussites afro-françaises
- créer un réseau de l'élite issue de la diversité
- Inciter nos jeunes à emprunter les filières des écoles d'excellence.
- promouvoir l'insertion en entreprise
- Inciter nos jeunes a la création d'entreprise.
- Promouvoir les jeunes talents

Nos Valeurs

LEADERSHIP VISIBILITE TALENTS COMPETENCES
REUSSITE EXEMPLARITE TRAVAIL MERITE
EXCELLENCE EMERGENCE INCIDENCE
CHANGEMENT INTEGRATION PLURALISME CULTUREL
« Notre destin nous appartient. Il est riche d'opportunités, comme nous sommes riches de convictions ».
Club Efficience - 17, rue du Colisée, 75008 Paris

NAÎTRE MÈRE- Essai philosophique d'une sage-femme par Hélène de Gunzbourg

Cet essai est la réflexion d'une sage-femme qui, depuis trente ans, a accompagné des femmes pendant leur grossesse et après la naissance de leur enfant, écoutant leur questionnement sur l'arrivée au monde d'un enfant désormais « désiré ». La révolution dans la procréation et la transformation de la famille concerne chacun d'entre nous. Faut-il redouter que les forces aveugles de la nature ou du destin soient remplacées par la rigueur glaciale et anonyme de la technoscience et de son « expertise » ?
Les philosophes ont rarement abordé la naissance comme sujet en soi ; cependant certains d'entre eux, et non des moindres, éclairent cette expérience fondamentale sans laquelle le monde ne serait pas.
Cet essai est la réflexion d'une sage-femme qui, depuis trente ans, a accompagné des femmes pendant leur grossesse et après la naissance de leur enfant, écoutant leur questionnement sur l'arrivée au monde d'un enfant
désormais «désiré».
La révolution dans la procréation et la transformation de la famille concerne chacun d'entre nous. Faut-il redouter que les forces aveugles de la nature ou du destin soient remplacées par la rigueur glaciale et anonyme de la technoscience
et de son «expertise» ?
Chaque naissance reste une expérience singulière, initiatique, fondatrice d'humanité, et c'est à la femme devenant mère d'ouvrir le monde à son enfant.
C'est elle qui lui transmet la culture, avec la langue maternelle qui passe par le corps à corps et la sensualité première. Elle chemine sur ce parcours difficile, éprouvant l'angoisse de la séparation, celle de l'ouverture de tous les possibles,
y compris celle du néant à l'aube d'une nouvelle vie humaine.
Sur ce chemin, elle fait d'étranges rencontres, inquiétantes ou structurantes, dont celle de la sage-femme pour l'aider à franchir le passage.
Hélène de Gunzbourg, née en 1947 à Paris, fut journaliste puis
sage-femme. Elle a exercé à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart
puis en libéral, à Paris. Elle a soutenu une thèse en philosophie
pratique sur la naissance et la sage-femme en 2011, à l'Université Paris-Est – Marne-la-Vallée.

Hollande «combatif» avant de présenter ses vœux aux Français

2014, 365 jours que François Hollande voudrait certainement oublier. Une année compliquée pour le président français qui, dans quelques heures, prononcera les vœux à ses compatriotes. L'allocution doit durer une dizaine de minutes, dans un esprit que l'on annonce combatif. Le chef de l'Etat doit s'engager car 2015 sera plus que jamais l'année de tous les dangers.

→ Suivez l'édition spéciale consacrée aux voeux de François Hollande de 18h30 à 19h30 (TU) : retransmission en direct de l'allocution présidentielle puis décryptage avec nos invités

François Hollande, comme c’est la tradition, présente ses voeux ce mercredi 31 décembre aux Français. Le chef de l'Etat enregistre dans son bureau en fin d'après-midi son allocution d'une petite dizaine de minutes qui est diffusée à 20h à la télévision. Un président dans un état d'esprit « combatif » pour 2015, dit son entourage.

C’est cette année, plus que jamais, qui sera celle de tous les dangers pour le président : il y a en 2015 deux élections - cantonales en mars, régionales à la fin de l'année -, deux claques quasi programmées pour la majorité. Entre les deux, en juin, un congrès du Parti socialiste. Dans les couloirs de Solférino, on s’affole. On parle d’un des pires congrès de l’histoire du parti. Il faut dire qu’entre opposants à la ligne Hollande et ses partisans, les couteaux sont déjà tirés.

Au total, donc, trois rendez-vous comme trois obstacles de taille pour le président. Alors dans la majorité, ce qu’on attend ce soir, ce sont des vœux de combat. Explications du député socialiste Razzye Hammadi : « La meilleure façon de rendre les choses catastrophiques, c’est de les annoncer comme telles et en même temps, il ne faut pas être dans la méthode Coué. Donc l’objectif n’est pas tant de limiter la casse que d’expliquer les choses. Quel est le programme de la droite ? Ce qu’elle a fait par le passé mais en pire. Quel est le programme de l’extrême droite ? Le pire et en plus le retour au passé. Le fléau, les défis, les menaces sont importants pour la nation. C’est la droite et l’extrême droite et il y a une différence avec la gauche. »

La banalisation du FN préoccupe l'Elysée

Contrer le FN qui pourrait emporter une ou deux régions cette année, la préoccupation est réelle au sommet de l’Etat. François Hollande le dit en privé :« L'extrême droite s'est banalisée en France » . Le président va donc insister ce soir sur les valeurs de la République, le rassemblement, l’unité face au repli sur soi.

A l’Elysée, on veut aussi souligner le clivage gauche-droite. Et pour ça, François Hollande a déjà retrouvé son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy, et une stratégie : adieu l’année 2014 dédiée tout entière à l’économie avec notamment le pacte de responsabilité, bonjour l’année 2015 où on va parler notamment d’égalité.

L'égalité, un thème fédérateur

François Hollande a commencé à l’affirmer, c’était il y a quelques jours en déplacement dans le nord de la France : « Nous devons aussi faire en sorte que l’économie soit au service de la cité, c’est autour de l’égalité que nous devons construire le pays. »

L’égalité, un thème pour ressouder les socialistes, ressouder aussi toute la majorité, car à l’Elysée on n’a pas renoncé à voir les écologistes revenir au gouvernement. Mais pour tout ça, il faut en finir avec le président normal, incarner l’autorité. François Hollande va donc se plier pour ces voeux aux canons de la Vème République et prononcer son allocution de son bureau au premier étage de l'Elysée, sous le lustre Napoléon III.

Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop : « François Hollande revient à une image solennelle, au cœur du pouvoir, on pense à De Gaulle, Pompidou, au François Mitterrand du 31 décembre 1994. On est sur un président qui va épouser le rite républicain de la Vème. Cela peut permettre à François Hollande de continuer à renouer avec les Français, et de renouer avec l’électorat de gauche où il est minoritaire ».

La lettre au père Noël

Le président solennel ne renonce pas pour autant à sa marque de fabrique : l’humour, les blagues pour faire passer ses messages. Il y a deux semaines, le président inaugurait le sapin de Noël de l’Elysée. Extrait de son discours : « On demande tout de suite quand on installe un sapin ce qu’on veut pour Noël. La question m’a d’ailleurs été posée par un journaliste qui voulait savoir si j’avais envoyé ma lettre au père Noël. Mais la lettre est secrète, et on ne sait pas toujours ce qu’on va recevoir. Mais on doit toujours formuler une espérance, un vœu, que la France vive mieux, aille mieux, que les Français puissent se sentir plus en confiance avec eux-mêmes. Ça c’est le plus beau cadeau que peut nous faire le père Noël ». Seule certitude, le père Noël n’est pas passé à l’Insee: l’institut prévoit une nouvelle augmentation du nombre de demandeurs d'emploi cette année. Or le président a fait de la baisse du chômage la condition sine qua non de sa candidature en 2017.

François Hollande: «La France est capable de se transformer»

Dans une allocution télévisée retransmise en direct, François Hollande a présenté ses traditionnels voeux de bonne année aux Français. Le chef de l'Etat a délivré un « message de confiance » très volontaire. Il a dressé un bilan de l'année écoulée et énoncé les grandes étapes de celle à venir. Voici ses principales déclarations.

Avant tout développement, François Hollande a tenu à rassurer les Français. Il a dit vouloir « en finir avec le dénigrement et le découragement ». « Nous avons toutes les raisons d'avoir confiance en nous mais à une condition :avancer,faire preuve d'audace  refuser le statu quo ». « J'ai fait le choix de l'avenir [...] La France n'est pas une nostalgie, c'est une espérance [...] Je crois à la persévérance, au travail dans la durée. »

A l'extérieur, la France « prend ses responsabilités quand elle est menacée » au moyen d'« une diplomatie active qui cherche inlassablement des solutions ». Et de citer l'Afrique, l'Irak, où la France est engagée, mais aussi l'Ukraine. « Je me suis impliqué personnellement », a insisté le chef de l'Etat. Par ailleurs, « la France est reconnue pour ses innovations, récompensée par deux prix Nobel », s'est-il félicité.

Sur le plan intérieur, « 2014 fut une année rude, a admis le chef de l'Etat. J'ai tenu bon et suivi le cap que je m'étais fixé ». Le président n'a cité que deux noms : Manuel Valls et Emmanuel Macron, deux chouchous des sondages mais deux sociaux libéraux pour une partie des socialistes. Mais en meme temps le chef de l'Etat a pris bien soin et ça contrairement aux voeux de l'année dernière de rééquilibrer son discours. Dans les réformes de l'année écoulée le chef de l’Etat a souligné celles qui sont populaires à gauche : le compte pénibilité ou bien la fiscalisation des allocations familiales. Petit tacle aussi au Medef et petit clin d' œil encore aux socialistes à propos du pacte de responsabilité qui entre en vigueur aujourd hui, François Hollande a précisé, «aux entreprises maintenant d embaucher et d'investir». La France « est capable de se transformer. Je sais que vous y êtes prêts », a insisté le président, jugeant que la loi Macron bientôt débattue au Parlement serait « un coup de jeune pour la société ».

François Hollande a martelé que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme restait une « grande cause nationale ». « Devant les menaces qui montent, terrorisme, communautarisme, fondamentalisme », la défense « de la laïcité, de l'ordre républicain, de la sécurité des personnes, de dignité de la femme » permettra de combattre « les conservatismes - ils sont nombreux - et les populismes - ils sont dangereux ». Le président fait bien sur allusion à Eric Zemmour et ses théories sur le déclin français, manière aussi de mettre en garde contre l'extrême droite. «Le Front National se banalise en France», dit le président en privé.La droite a également prononcé ses voeux

A commencer par ceux du président de l'UMP Nicolas Sarkozy. Dans une courte vidéo diffusée à la mi-journée sur son compte Facebook - un clip ponctué de paroles de militants mêlé au message de Nicolas Sarkozy - le chef du premier parti d'opposition a prononcé les termes « rassembler» et « rassemblement » pas moins de neuf fois en deux minutes. L' object est transparent : mettre fin aux rivalités au sein de son camp, et derrière lui bien évidemment.

« Rassembler », c’est bien le vœu numéro 1 pour l’année 2015 de l’ancien président. Loin d'être réalisé, si l'on s’en refère en tout cas aux vœux d'Alain Juppé. Le candidat annoncé à la primaire pour la présidentielle a pour sa part publié un message sur son blog. Le maire de Bordeaux veut des années 2015, 2016 et 2017 « bonnes pour la France ». Là aussi on comprend bien que l'ex-ministre des Affaires étrangères n’entend rien lâcher sur ses ambitions.

Enfin, celle qui se voit déjà finaliste en 2017 a renvoyé comme toujours gauche et droite dos à dos. « En 2014, le camp des patriotes a continué de poser les pierres de son chemin vers le pouvoir » a déclaré Marine Le Pen sur le site internet de son parti avant d'appeler les Français à « consolider le succès » de son camp en 2015, « année charnière » dit la patronne du FN. La classe politique en tout cas piaffe déjà d’impatience.

Rfi

Les E.T. sont des super IA : l'idée est très ancienne !

 

Les E.T. sont des super IA : l'idée est très ancienne !

L'engouement récent autour des propos tenus lors d'un colloque d'exobiologie en septembre 2014 par la philosophe Susan Schneider et l'astronome Seth Shostak peut surprendre. L'idée que les intelligences extraterrestres évoluées sont forcément des superodinateurs bien au-delà des capacités d'Homo sapiens a déjà été avancée par Arthur Clarke il y a presque 50 ans. Elle remonte même à 1929 puisqu'elle est implicitement exprimée dans les écrits du grand cristallographe John Desmond Bernal.

 Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Arthur Clarke sera probablement considéré par les historiens du futur comme l'un des penseurs les plus lucides et les plus influents du XXe siècle. À l'origine du concept de satellite de télécommunication géostationnaire, il avait prédit l'essor d'Internet et la prépondérance des robots dans l'exploration du Système solaire. © DP, WikipédiaLes E.T. sont des super IA : l'idée est très ancienne !

La mise en ligne de l'intervention de Susan Schneider, professeur de philosophie à l'Université du Connecticut (États-Unis) fait actuellement un certain bruit. Elle date d'un colloque d'exobiologie qui s'est tenu en septembre 2014 à l'initiative de la Nasa et de la bibliothèque du Congrès (la bibliothèque de recherche du Parlement des États-Unis, en quelque sorte la bibliothèque nationale américaine). La raison de ce battage médiatique peut étonner, bien que l'une des thèses de la philosophe ait également été avancée lors de ce même colloque par l'astronome Seth Shostak, figure de proue bien connue du programme Seti.

La thèse que Susan Schneider expose parmi quelques autres dans un article intitulé Alien Minds est simple : « les civilisations extraterrestres les plus sophistiquées sont post-biologiques, des formes d'intelligence artificielle. Plus encore, les civilisations extraterrestres sont probablement des formes de « superintelligence » : une intelligence capable de dépasser les plus hauts niveaux d'intelligence humaine dans tous les domaines — capacités sociales, sagacité, créativité scientifique, etc. ». Le corollaire le plus immédiat est que celles avec lesquelles nous pourrions entrer en contact seront donc majoritairement de tels superordinateurs débarrassés des limites des supports biologiques que nous ne connaissons que trop bien.

L'Homme, un poisson rouge pour des IA extraterrestres

En fait, si l'on suit la logique de cette thèse, on aboutit à un autre corollaire à savoir que ces superintelligences sont indifférentes à notre existence. « Si nous les intéressions, nous ne serions probablement pas ici, pense Schneider. Mon sentiment profond est que leurs objectifs sont tellement différents des nôtres qu'ils n'éprouvent pas le besoin de nous contacter ». Et Shostak de renchérir : « je suis d'accord avec Susan. Nous ne les concernons pas du tout. Nous sommes tout simplement trop simples, trop éloignés de leur préoccupations ». L'astronome fait d'ailleurs à ce sujet une comparaison parlante quand il fait remarquer : « vous ne passez pas du temps à disserter d'un livre avec votre poisson rouge. D'un autre côté, vous ne voulez pas tuer de poisson rouge non plus ».

Susan Schneider est membre du département de philosophie de l'université du Connecticut. Elle se concentre sur des questions concernant la philosophie des sciences cognitives et, en particulier, la plausibilité des théories de l'esprit basées sur le calcul. © Susan Schneider

Ces réflexions prennent particulièrement du relief en ce moment dans le cadre des idées transhumanistes et surtout des courants autour de la singularité technologique. Schneider et Shostak n'en font pas mystère. La philosophe est bien consciente de l'existence du fameux « difficile problème de la conscience » (hard problem of consciousness en anglais), selon le terme inventé par son confrère, le philosophe australien David Chalmers. Elle considère fort justement que le téléchargement de la conscience, tel qu'on l'envisage le plus souvent, ne peut produire qu'une copie d'une intelligence biologique (et absolument pas un moyen pour elle de survivre vraiment à sa propre mort). Elle concède cependant à juste titre que tout indique que, très probablement, un ordinateur suffisamment performant doit pouvoir émuler le comportement conscient d'un système biologique comme Homo sapiens.

Des IA pour conquérir et explorer la Voie lactée

Il en découle que les progrès exponentiels de l'informatique devraient bientôt faire émerger des superordinateurs conscients, lesquels seront en mesure de s'auto-améliorer tellement rapidement qu'ils déboucheront très vite sur des intelligences et des systèmes conscients qui seront aussi éloignés de nous et incompréhensibles à notre esprit que nous le somme des trilobites. Que ce soit sous forme de copies ou de réels téléchargements de la conscience sur de tels systèmes, qui pourraient être eux-mêmes fort différents par certains côtés de nos ordinateurs actuels, l'humanité pourrait donc bien abandonner tout existence sous forme biologique avant de pouvoir s'élancer vers les étoiles.

Si tel est bien le destin qui nous attend, disons à la fin du XXIe siècle, peut-être comme ultime recours à la survie de notre espèce confrontée à une crise biologique causée par le réchauffement climatique, il semble que cela doit être aussi celui de toutes les autres civilisations avancées de la Voie lactée. Ce bond évolutif donnerait alors une explication simple au paradoxe de Fermi. Toute civilisation intelligente avancée se retirerait finalement d'une biosphère pour continuer sa vie dans un cyberespace, indifférente au destin du monde extérieur, si ce n'est pour y puiser de l'énergie et de la matière, probablement en orbite autour d'étoiles et de trous noirs comme l'a envisagé Freeman Dyson dans ses spéculations sur la fin de l'univers.

L'astronome Seth Shostak est bien connu pour ses recherches dans le cadre du programme Seti. Il est l'un des directeurs du Seti Institute situé à Mountain View (Californie). © SETI.org

Mais toutes ces idées sont forts anciennes puisqu'on les trouve en toile de fond dans le roman d'Arthur Clarke, 2001 : l'Odyssée de l'espace. Lui-même ne fait que reprendre en les modernisant les thèses avancées par le grand cristallographe et pionnier de la biologie moléculaire John Desmond Bernal dans l'essai qu'il a publié en 1929 : The World, the Flesh & the Devil: An Enquiry into the Future of the Three Enemies of the Rational Soul. Voilà donc des décennies que d'autres sont parvenus aux conclusions suivantes déjà exposées clairement par Clarke et Bernal.

L'espace est profondément inhospitalier pour des êtres vivants. Le voyage interstellaire nécessite du temps et de l'énergie, de sorte qu'il faut probablement des milliers d'années pour passer d'une étoile à une autre. Même à l'échelle du Système solaire, des sondes robotisées sont plus efficaces et plus adaptées pour son exploration et sa colonisation que des êtres humains, comme le prouvent les succès récents des missions Curiosity et Rosetta. Toute civilisation technologique avancée va donc nécessairement développer de tels robots et tendra à fusionner avec eux afin de se libérer du poids de la mortalité.

Qu'importe les millions d'années, les températures et les pressions et même les contaminations biologiques dans des biosphères étrangères pour des superordinateurs conscients aux commandes d'astronefs et de corps robots. Ils sont alors libres de voyager partout dans l'espace et de penser, débarrassés du fardeau et de la prison d'un cerveau biologique connecté à un corps si fragile et si limité.

Les E.T., des superordinateurs quantiques ?

Bernal et Clarke envisageaient une étape supplémentaire dans l'évolution de la conscience dans l'univers que ne mentionnent pas Schneider et Shostak, mais dont il est probable qu'ils aient connaissance. La miniaturisation de l'électronique et la maîtrise toujours accrues des lois de la nature permettent d'imaginer que les circuits des ordinateurs pourraient un jour se trouver au niveau même de la structure quantique de l'espace-temps. Des flux de lumière pourraient ainsi être piégés dans des trous de ver quantiques pour effectuer des calculs quantiques. Les E.T. sont donc peut-être finalement des formes presque impalpables d'énergie pure sans véritable support matériel sous forme d'ordinateurs quantiques dans la trame même de l'espace-temps et encore plus indifférents aux affaires humaines que nous ne pouvons le concevoir.

Ces spéculations ne sont pas si extravagantes qu'on pourrait le penser lorsqu'on connaît la théorie de la conscience avancée par Roger Penrose et Suart Hameroff, ainsi que les réflexions sur l'existence d'un niveau subquantique derrière les lois de la physique constitué par des sortes d'automates cellulaires, comme le propose depuis quelques années le prix Nobel de physique Gerard 't Hooft.

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