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ÉDOUARD GLISSANT.FR ADRESSE SON SOUTIEN À MADAME CHRISTIANE TAUBIRA- Tous les esprits épris de justice et de respect doivent se mobiliser. Stop à la vindicte raciale, la France mérite mieux.

 

ÉDOUARD GLISSANT.FR ADRESSE SON SOUTIEN À MADAME CHRISTIANE TAUBIRA- Tous les esprits épris de justice et de respect doivent se mobiliser. Stop à la vindicte raciale, la France mérite mieux.
Parce qu'elle représente, qu'elle incarne et qu'elle porte haut des valeurs qui sont au cœur de la République, parce qu'elle donne sens et relief au projet humaniste, parce qu'elle sait mieux que quiconque en des temps de confusions, résister encore et encore aux relents les plus nauséabonds, Christiane Taubira fait l'objet presque quotidiennement d'attaques racistes, sous-entendues ou clamées. Aujourd'hui, des élus ont franchi le pas, ajoutant à l'infâme leurs propres contributions. Nous ne nous habituerons jamais à cette surenchère sinistre. S'associant à l'Institut du Tout-Monde, Édouard Glissant.fr adresse son soutien chaleureux à Madame Christiane Taubira, par les mots d'Édouard Glissant dans Les Indes :
Loïc Céry Dir. IFUPE www.ifupe.fr La nouvelle anabase www.sjperse.org www.edouardglissant.fr   Institut du Tout-Monde www.tout-monde.com www.lesmemoiresdesesclavages.com

Ichrono s'associe à tous ceux qui sont épris de justice et de respect à la défense de C TAUBIRA. Elle fait au mieux, elle se défend comme elle peut, nous devons la défendre pas parce qu'elle noire, mais parce qu'on l'attaque parce qu'elle est noire et ce n'est pas normal. C'est une =guerrière qui sait affronter l'adversité mais il est des moments où les forces s'amenuisent et il faut du soutien.
Pape B CISSOKO ichrono
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Ce mercredi, la ministre de la Justice a dénoncé les discriminations racistes et la responsabilité des partis politiques qui enveniment la situation. Elle s'est également exprimée sur les attaques dont elle a fait l'objet.
Interrogée ce mercredi par Jean-Michel Aphatie sur RTL, Christiane Taubira s'est attaquée au Front national et au racisme en France. La ministre de la Justice, qui fait l'objet de propos racistes depuis son entrée au gouvernement, considère que "le racisme est insupportable et intolérable. Il ne faut pas laisser prospérer des pratiques qui mettent en péril ce pacte républicain", a-t-elle expliqué.
Christiane Taubira ne veut cependant pas attirer l'attention sur sa personne. "L'important ce n'est pas ma personne. C'est plus visible parce que c'est moi mais ce sont des agressions qui frappent des millions de personnes", a déclaré la garde des sceaux.
"Quand je pleure, je pleure dans ma chambre"
Lorsque le journaliste lui demande ce qu'elle ressent face à toutes ces attaques dont elle est victime, la garde des sceaux estime qu'"il faut avoir la décence de ne pas en parler. Quand on a mené des combats rudes dans sa vie et qu'on a eu le temps de se forger une capacité à résister". "Quand mon fils aîné trouvait que je résistais à trop de situation, je lui disais : 'Quand je pleure, je pleure dans ma chambre'. Même mes enfants n'ont pas à savoir si je souffre", a-t-elle confié (voir la vidéo ci-dessus).
Quand on l'interroge sur le racisme en France, la ministre de la Justice évoque la responsabilité de certains partis politiques. "L'UMP est en train de retrouver ses vieux démons", a-t-elle ainsi affirmé. Avant d'ajouter : "Il y a des paroles politiques identifiables, identifiées, avec des signatures qui, de plus en plus, jouent avec le bord de la ligne". Et au sujet du Front national, elle conteste sa nature démocratique et républicaine.
Faciliter les procédures judiciaires en cas de racisme
Le président de la République et la ministre de la Justice s'accordent sur la nécessité d'organiser des actions de groupes pour lutter contre le racisme et les discriminations. La garde des sceaux a d'ailleurs présenté son projet de loi concernant une réforme baptisée "J21" qui permettrait de faciliter les démarches. L'action devant la justice ne sera plus seulement individuelle mais elle pourra émaner d'une association ou d'un groupe d'individus. En raison de la difficulté d'apporter la preuve de discriminations, les personnes qui en sont victimes pourront agir ensemble face à la justice. Ce projet de loi devrait être présenté prochainement en conseil des ministres.

Loi sur la fin de vie: l’impossible compromis?

C'est un projet de loi controversé qui est actuellement examiné ces mardi et mercredi à l'Assemblée nationale. Un texte sur la fin de vie, dont certains pensent qu'il valide une euthanasie masquée, et d'autres qu'il ne va pas assez loin. La mesure qui pose problème est la sédation profonde, qui doit permettre de mettre une personne qui en exprimerait le souhait dans le coma.

Ils pensaient que leur texte ferait consensus, c'est tout l'inverse. Les rédacteurs de la proposition de loi sur la fin vont trop loin pour les uns, pas assez pour les autres. Le texte prévoit certes qu'une personne pourra donner des directives sur son choix de fin de vie: coma ou non. Il divise profondément les députés au-delà des clivages politiques.

Pour le député socialiste Jean Louis Touraine, il manque l'option claire du suicide assisté. « Il n’y a pas libre choix offert aux personnes, puisque les personnes doivent en définitive choisir soit d’être mis dans une sorte de comas, soit de continuer à endurer leur souffrance. »

Un texte qui transcende les clivages traditionnels

La souffrance, il affirme qu'il connait. Pourtant Patrick Ollier, député UMP, est, lui totalement pour cette future loi, qu'il trouve équilibrée. « Je suis passé par là avec ma maman il y a quatre ans, j’ai vécu des moments dramatiques. Je trouve que le texte apporte de l’humanité, et permet néanmoins à ceux qui considèrent qu’on ne peut pas interrompre une vie de considérer que les décisions qui sont prises ne heurtent pas leur conscience. »

Si le texte transcende les clivages traditionnels droite-gauche, c'est que le sujet touche à l'intime comme le rappelle un de ses rédacteurs, le député UMP Jean Leonetti. « Les grands textes : l’abolition de la peine de mort, la loi Veil, ont été votées par une partie de la droite, et par une partie de la gauche. Donc le consensus total, nous n’arriverons pas à le faire, parce qu’on touche à l’intime, et en même temps, on touche à des convictions profondes, et à des marques d’une société. »

Des Français divisés

Sur l'esplanade des Invalides, à Paris ce mardi 10 mars, ils sont des dizaines à brandir dans le calme des silhouettes blanches frappées du nom du collectif « Soulager mais pas tuer ». Convictions religieuses ou personnelles, tous dénoncent ce qu'ils appellent « les risques de dérives euthanasiques » du projet de loi. Alix Freinet est étudiante en médecine et porte-parole de l'association « Soigner dans la dignité », elle explique son engagement : « Voir un patient vous dire : "Je suis foutu", et lui répondre : "Pourquoi vous me dites ça ?". Puis, essayer de parler et qu'à la fin il vous dise : "Mais vous avez raison, ça me fait du bien quand vous me dites que je ne suis pas foutue". C’est vraiment l’expérience personnelle qui enracine ses convictions ».

De l'autre côté de l'Assemblée nationale, à peu près le même nombre de membres de l'ADMD manifestent, eux-aussi. L'association pour le droit à mourir dans la dignité dénonce également le projet de loi, mais parce qu'il ne va pas assez loin. Dominique a vu sa mère s'éteindre lentement, dans la douleur, pendant trois ans. Il veut que les parlementaires aillent jusqu'au bout de la démarche et autorisent le suicide assisté : « Je ne veux pas qu’on me torche tous les matins, je ne veux pas ça. Peut-on être digne avec de la merde jusqu’aux oreilles ? Je dis non ! »

Les députés ont deux jours pour discuter la loi et ses plus de 1 000 amendements. Le vote final est prévu pour le 17 mars prochain .

L'ambassadeur américain à Séoul blessé dans une attaque au couteau

L’ambassadeur américain en Corée du Sud a été victime d’une attaque au couteau ce jeudi matin à Séoul. Alors qu’il participait à une conférence dans la capitale sud-coréenne, Mark Lippert a été blessé au visage et aux mains par un agresseur qui protestait contre l’organisation d’exercices militaires par la Corée du Sud et les Etats-Unis. Les télévisions sud-coréennes ont diffusé des images montrant l’ambassadeur saignant abondamment avant de se rendre à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.

Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

L’agresseur est un ultranationaliste sud-coréen de 55 ans. Il s’est jeté sur l’ambassadeur avec un couteau de cuisine en hurlant qu’il voulait la paix entre les deux Corées. Après l’attaque, ceinturé et maintenu au sol, il a crié son opposition aux exercices militaires organisés en ce moment par la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Ces exercices sont violemment critiqués par le régime nord-coréen. Pyongyang a d’ailleurs déclaré que l’attaque de l’ambassadeur était « méritée ». L’agresseur affirme avoir agi seul. Il avait déjà été condamné en 2010 pour avoir visé l’ambassadeur japonais à Séoul avec une brique.

 → A (RE)LIRE sur RFI blogs : Chine : La vidéo de Kim Jong-un qui fâche Pyongyang

L’agression a provoqué beaucoup d’émotion en Corée du Sud. C’est « une attaque contre l’alliance entre [nos deux pays] », a déclaré la présidente Park Geun-hye. Une veillée aux chandelles pour le prompt rétablissement du diplomate sera organisée ce soir.

Si certains milieux pro-réunification sont fortement anti-américains, ils sont rarement violents. 30 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud, une présence soutenue par une majorité de la population.

 

Les forces de sécurité sud-coréennes ont interpellé et placé en garde à vue l'agresseur de Mark Lippert, l'ambassadeur américain à Séoul.REUTERS/Kim Ju-sung/Yonhap

Rfi
L’Union européenne veut revoir sa politique de voisinage

La Commission européenne décide de lancer la refonte de sa politique de voisinage, c'est-à-dire la façon dont elle gère ses relations avec ses voisins, qu'il s'agisse des anciennes Républiques soviétiques situées à l'est ou des pays du pourtour méditerranéen. Depuis dix ans, la situation a considérablement changé avec des conflits aux portes de l'Europe. Pour Federica Mogherini, la nouvelle chef de la diplomatie de l'UE, l'ancienne approche ne suffit plus.

Avec notrebureau de Bruxelles,

Les Européens veulent adopter une politique de voisinage plus flexible, qui différencie beaucoup plus les pays entre eux, qui soit une relation d'égal à égal et qui cesse de se concentrer uniquement sur le commerce et les migrations pour se consacrer aussi aux questions de sécurité et d'énergie.

De là à dire que l'approche adoptée jusqu'ici n'était pas la bonne, il n'y a qu'un pas que les dirigeants européens se refusent à franchir, tout comme ils refusent, par exemple, d'admettre les répercussions négatives de leur approche des négociations avec l'Ukraine, approche basée sur ce cadre des politiques de voisinage.

Les accords avec l'Ukraine, qui ont provoqué la crise ouverte en novembre 2013, sont pourtant, selon les observateurs les plus critiques, un exemple typique de la façon dont la politique de voisinage a pu être appliquée sans nuances et sans tenir compte des implications géopolitiques, en l'occurrence dans les relations russo-ukrainiennes. C'est peut-être un début de reconnaissance des erreurs passées. Il reste maintenant à voir si cela permettra de relancer des coopérations souvent bloquées, comme c'est par exemple le cas avec plusieurs anciennes Républiques soviétiques.

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