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International

Loi sur la prostitution: des travailleuses du sexe manifestent à Paris

Des dizaines de prostituées ont manifesté ce samedi 28 mars à Paris pour exiger la dépénalisation totale de leur activité, alors que le débat sur la prostitution démarre lundi 30 mars au Sénat.

Masquées de blanc, elles sont des dizaines rassemblées place Pigalle, presque toutes d'origine étrangère, majoritairement chinoises. Elles ont déployé une modeste banderole pour exiger de pouvoir travailler sans entrave : ni pénalisation des clients, comme le veut le gouvernement mais pas les sénateurs, ni pénalisation du racolage.

Aï Ying, marcheuse de Belleville et présidente d’un collectif de prostituées chinoises baptisé les Roses d'acier, explique ses craintes : « Nous sommes contre la pénalisation des clients parce que ça aura des effets très négatifs pour nous les travailleuses du sexe. Tout d’abord sur nos revenus, on risque d’avoir moins de clients. On craint aussi qu’il y ait plus de danger, plus de problèmes pour nous. Et puis cette loi ne nous aidera pas à changer de métier, elle ne résout pas notre problème majeur : l’absence de titre de séjour. »

Le gouvernement veut éradiquer la prostitution en pénalisant le client, comme en Suède. L'opposition, majoritaire au Sénat, souhaite plutôt rétablir le délit de racolage abrogé par l'Assemblée nationale. Quant aux associations de terrain, elles redoutent que ces mesures ne précarisent davantage les prostituées. « La situation des travailleuses du sexe est dramatique, elles sont confrontées quotidiennement aux violences, elles sont obligées de prendre de gros risques pour leur santé. Toute la loi favorise cette prise de risque parce que ça les condamne à vivre dans l’insécurité », affirme Tim Laster de Médecins du monde.

Sanctionner les prostituées ou leurs clients, le débat commence ce lundi 30 mars au Sénat. Les travailleuses du sexe craignent de se voir enfermées définitivement dans la clandestinité.

Rfi

Crash de l'A320: un probable acte volontaire du copilote

La piste d'un crash volontaire semble se dessiner ce jeudi 26 mars. La première boîte noire de l'A320, qui s'est écrasé dans les Alpes mardi matin, a commencé à livrer plusieurs informations. Elles ont été détaillées par le procureur de la République de Marseille lors d'une conférence de presse à la mi-journée ce jeudi. Et il n'y a pas vraiment de doute sur cette hypothèse d'un acte intentionnel. Les enquêteurs allemands perquisitionnaient jeudi soir dans l'ouest de l'Allemagne aussi bien l'appartement du copilote à Düsseldorf que son logement à Montabaur, où le suspect, âgé de 28 ans, vivait une partie du temps chez ses parents.
 

Le mystère autour du crash de Germanwings commence à s'éclaircir. La première boîte noire découverte, celle qui enregistre les conversations et bruits dans le cockpit, a permis d'en savoir plus sur les minutes qui ont précédé le drame.

Le procureur de la République a donné une conférence de presse ce jeudi 26 mars à Marseille. Voici l'essentiel des dernières informations révélées :

■ Les échanges entre le commandant de bord et le copilote sont devenus de plus en plus laconiques au fil de l'enregistrement jusqu'à la sortie du commandant de bord du cockpit
■ Le copilote a ensuite refusé d'ouvrir la porte de la cabine au commandant de bord
■ Le copilote a actionné le bouton commandant la perte d'altitude
■ La «volonté de détruire l'avion» par le copilote est une hypothèse probable selon le procureur
■ Le copilote était de nationalité allemande et n'est pas répertorié comme terroriste. Âgé de 28 ans, il se nommait Andreas Lubitz
■ Les passagers ne se sont rendus compte du crash que «dans les tout derniers moments». Il s'agit d'une situation «de mort instantanée» pour les victimes
■ A ce stade, « rien ne permet de dire qu'il s'agit d'un attentat terroriste»
■ Il y a eu de nombreux appels en provenance de la tour de contrôle de Marseille durant les 8 derniers minutes

A Cologne, la conférence de presse de la Lufthansa, maison-mère de Germanwings, a repris les principaux points évoqués à Marseille par le procureur ajoutant n'avoir aucun élément en sa possession indiquant une possible fragilité psychologique du copilote. Le PDG de la compagnie, Carsten Spohr, a précisé qu'Andreas Lubitz, le copilote, avait fait une pause de plusieurs mois il y a six ans, durant sa formation, pour une raison inconnue. « Il n'y a aucun moyen d'écarter totalement ce genre d'incident », a-t-il tenu à affirmer.

Ces informations de la boîte noire enregistrant les échanges dans le cockpit tendent à accréditer la thèse du suicide de l'un des pilotes de l'appareil. Ce n'est pas la première fois rappelle Philippe Lecaplain, spécialiste de l'aéronautique à RFI.

En 1994, un avion de la Royal Air Maroc s’écrasait près d'Agadir entraînant la mort des 43 passagers et de l’équipage, dont le pilote qui avait décidé de mettre fin à ses jours en précipitant son ATR vers le sol.

En 1999, le vol 990 Egypt Air reliait Los Angeles au Caire quand il s’est abîmé dans l'océan Atlantique tuant les 217 personnes à bord. L'enregistreur phonique de la boîte noire a révélé que le pilote était sorti du cockpit pour aller aux toilettes. On entend alors son copilote dire « Je me confie à dieu », des coups sourds sur la porte de la cabine et une voix suppliant le commandant d’ouvrir.

Plus récemment, en novembre 2013, le vol 470 LAM Mozambique Airlines reliait le Mozambique à l’Angola. L’appareil s’écrase dans le nord de la Namibie, coûtant la vie aux 33 occupants. L’enquête a conclu que le commandant de bord a volontairement crashé l’avion.

Sur le terrain, les recherches des corps se poursuivent

Parallèlement les recherches continuent sur le terrain pour tenter de retrouver les corps dispersés après l'impact du crash. Le processus d'identification des corps a commencé et va se poursuivre dans la journée puisque les familles de victimes sont attendues sur place d'ici 16h, heure locale.

Les familles pourront se recueillir dans les chapelles ardentes qui ont été mises en place. Les journalistes sont tenus à l'écart. Les enquêteurs procéderont ensuite à des relevés ADN pour les comparer aux restes humains découverts et tenteront de retrouver la deuxième boîte noire celle qui contient les données de vol.

Dans une conférence de presse ce jeudi 26 mars, suite aux révélations de ce jour, la chancelière allemande Angela Merkel a évoqué une tragédie d'une « dimension totalement inconcevable ».

Parallèlement les recherches continuent sur le terrain pour tenter de retrouver les corps dispersés après l'impact du crash. Le processus d'identification des corps a commencé et va se poursuivre dans la journée puisque les familles de victimes sont attendues sur place d'ici 16h, heure locale.

Les familles pourront se recueillir dans les chapelles ardentes qui ont été mises en place. Les journalistes sont tenus à l'écart. Les enquêteurs procéderont ensuite à des relevés ADN pour les comparer aux restes humains découverts et tenteront de retrouver la deuxième boîte noire celle qui contient les données de vol.

Dans une conférence de presse ce jeudi 26 mars, suite aux révélations de ce jour, la chancelière allemande Angela Merkel a évoqué une tragédie d'une « dimension totalement inconcevable ».

 
Rfi
Le Yémen, un pays stratégique pour l’Arabie saoudite

L'Arabie saoudite et une dizaine de pays ont lancé une intervention militaire au Yémen pour défendre le chef de l'Etat, Abd Rabbo Mansour Hadi, menacé par la rébellion chiite houthie, soutenue par l'Iran. Une ligne rouge, intolérable pour Riyad, a été franchie dans ce pays que le royaume saoudien « contrôle » depuis plusieurs décennies.

Depuis plusieurs jours, des diplomates avaient averti qu'il existait une ligne rouge : la chute d'Aden aux mains des Houthis. Car en fait, qui contrôle Aden contrôle le détroit de Bab el-Mandeb, par où transite l'essentiel de l'approvisionnement du pétrole pour l'Occident. L'opération, baptisée « Tempête de fermeté », a été déclenchée dans la nuit du 25 au 26 mars par des frappes saoudiennes sur différentes positions des Houthis, qui ont pris le contrôle de plusieurs grandes villes, dont la capitale Sanaa, au cours des derniers mois. Ils avaient investi Aden quelques heures mercredi 25.

L'Arabie saoudite a donc mobilisé 150 000 militaires et 100 avions de combat, les Emirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, Bahreïn et Koweït 15 appareils chacun et le Qatar, dix. En plus de ces pays du Golfe, voisins du Yémen, l'opération mobilise d'autres pays alliés de l'Arabie saoudite comme l'Egypte, la Jordanie, le Soudan, le Pakistan et le Maroc, selon Riyad. Quatre navires de guerre égyptiens sont d'ailleurs entrés dans le canal de Suez afin de sécuriser le golfe d'Aden, au large du Yémen.

Une ligne rouge fixée

Une ligne rouge a été fixée il y a quelque jours, surtout parce que les Houthis, pour l'essentiel, viennent du nord du Yémen et qu'ils sont chiites. Avant qu'ils ne menacent Aden, tout le monde s'en accommodait en partie bien sûr parce qu'en même temps ce sont les seuls à faire le coup de feu contre les partisans de Ben Laden (originaire de la région yéménite de Shibam) aujourd'hui dénommé al-Qaïda dans la péninsule arabique. Les Etats-Unis surtout s'en accommodaient, dans la mesure où « l'ennemi de mon ennemi est mon ami ». Mais contrôler Sanna la capitale et Aden la capitale du sud du Yémen c'est trop, surtout pour le voisin saoudien.

A ce propos, l'Arabie saoudite a toujours été sourcilleuse sur tout ce qui se passe au Yémen. Il faut se souvenir, sans remonter très loin dans l'histoire, qu'il y avait deux Yémen : un Yémen du Nord et un Yémen du Sud. L’actuel Yémen est né en 1990 de la réunion de la République démocratique et populaire du Yémen (au Sud) et de la République arabe du Yémen (au Nord). Le Yémen du Nord était un imamat, ou une royauté ; le Sud, lui, était communiste. En juillet 1994, le Yémen du Sud a vainement tenté de faire sécession sous le nom de République démocratique du Yémen, avant de retomber sous le contrôle du gouvernement de Sanaa. Mais une fois réunis en un seul pays, que faire? Impossible de s'entendre sur une monarchie ou un parti unique. Le Yémen deviendra une république - aujourd'hui encore il ya une vingtaine de partis politiques avec un vrai Parlement et une vrai pluralité de la presse. Autrement dit, il s'agit de la seule république, voisine de l'Arabie, et entourée de monarchies pétrolières.

Un Yémen de tout temps surveillée de très près

Riyad a donc toujours surveillé de très près les évènements au Yémen de peur que la république ne devienne « contagieuse » et ne devienne un exemple à suivre dans la région. En outre, lorsque ce sont des chiites qui tiennent le pavé comme aujourd'hui, plus aucun dirigeant du Golfe en fait ne dort tranquille. D'autant que ces monarchies pétrolières ont toutes sur leur territoire des minorités chiites privées de droits politiques.

C'est ce qui explique que d'autres pays ont rejoint l'Arabie saoudite pour intervenir militairement. C'est le cas des cinq monarchies pétrolières du Golfe, du Pakistan également. En revanche, il y a d'autres motifs pour la Jordanie ou encore le Maroc. Pour l'Egypte qui a mobilisé quatre navires dans la région, il faut rappeler que dans les années 1960, Le Caire a mené une guerre au Yémen (l'Egypte, avec la Syrie, voulait créer à l'époque une union arabe qu'elle voulait diriger). La guerre a duré entre 1963 et 1970. Finalement, l'armée égyptienne avait été battue avec retentissement. On parlait à l'époque d'un Vietnam égyptien. Mais surtout, l’Arabie saoudite a accordé des milliards de dollars, y compris pour que l'Egypte puisse acheter des rafales à la France tout dernièrement.

La rivalité hégémonique entre l'Arabie et l'Iran

L’Iran n'a jamais nié qu'il soutient les Houthis, chiites comme l'immense majorité des Iraniens. On accuse même Téhéran de fournir de l'armement lourd aux Houthis. En tout cas les deux pays sont des ennemis irréductibles. Ils s'affrontent par groupes ou combattants interposés dans la crise syrienne. Téhéran, par l'entremise également du Hezbollah libanais, soutient le régime de Bachar el-Assad, alors que l'Arabie saoudite prête main forte aux islamistes en guerre contre l'armée syrienne. Même chose en Irak, là ou l'Arabise saoudite soutient la communauté sunnite, les Iraniens soutiennent, et même participent, aux combats que mènent les autorités irakiennes contre l'Etat islamique.

En direct: une boîte noire de l'A320 de Germanwings retrouvée

Un Airbus 320 s'est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence avec à son bord 150 personnes, toutes ont péri dans l'accident. Les victimes sont allemandes, espagnoles mais aussi turques. L'avion de la compagnie Germanwings effectuait la liaison Barcelone-Düsseldorf. L'accident s'est produit dans un endroit très difficile d'accès, d'après la gendarmerie, les hélicoptères ne peuvent pas se poser sur le site et il faudra des jours pour dégager les corps de la catastrophe. Un enregistreur de vol a été retrouvé mais pour l'instant les causes de l'accident restent inexpliquées.

L'appareil s'est écrasé à la hauteur du massif dit « des Trois Evêchés », près de la ville de Barcelonnette, située dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans le sud-est de la France. C'est une « zone enneigée, inaccessible à des véhicules », indiquent des officiels français.

L’avion, appartenant à la compagnie Germanwings, filiale de Lufthansa, reliait la ville espagnole de Barcelone à celle, allemande, de Düsseldorf.  Il a décollé à 10h01 avec à son bord 144 passagers et 6 membres d’équipage - deux pilotes et quatre hôtesses ou stewards. Il y a 45 personnes de nationalité espagnole, 67 de nationalité allemande et des personnes de nationalité turques parmi les victimes, a déclaré un dirigeant de la compagnie lors d'une conférence de presse. Seize adolescents allemands en échange scolaire et deux professeurs étaient à bord, indique un maire espagnol. (Voir notrecarte en bas de page)

C'est au pied d'un pâturage d'un alpage situé à 1500,1700 mètres d’altitude...L'armée sécurise le site et organise l'accès pour pouvoir rapatrier les corps et tout ce qui va concerner l'enquête.
Francois Balique, maire du Vernet 24/03/2015 - par Franck Alexandre écouter

A midi, François Hollande a pris la parole depuis l’Elysée. « Les conditions de l'accident qui ne sont pas encore élucidées laissent penser qu'il n'y aurait aucun survivant », a déclaré le chef de l'Etat devant la presse. Une information confirmée par le ministre des Transports, Alain Vidalies, peu avant 13h.
Les conditions de l'accident laissent penser qu'il n'y aurait aucun survivant.
François Hollande 24/03/2015 - par BFM écouter

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé en fin d'après-midi qu'une des boîtes noires de l'appareil avait été retrouvée. « Cette boîte noire va être exploitée dans les heures qui viennent, elle va permettre de faire avancer l'enquête. En attendant, la zone de l'accident est sécurisée », a précisé Bernard Cazeneuve.

 ■ Que s'est-il passé ?

Lepatron de la compagnie Germanwings indique que l'avion aurait commencé à perdre de l'altitude vers 10h35 ce matin et il aurait chuté durant huit minutes avant de disparaître des radars français à 10h53 et de s'écraser. Cette durée suggère une descente rapide mais pas une chute libre, aux yeux de plusieurs experts en aéronautique.

L'équipage de la compagnie Germanwings n'a pas émis d'appel de détresse, a indiqué à l'AFP la Direction générale de l'aviation civile. « L'équipage n'a pas émis de "mayday". C'est le contrôle aérien qui a décidé de déclarer l'avion en détresse car il n'avait plus aucun contact avec l'équipage et l'avion », a-t-elle expliqué.

Pour l'heure, Airbus, le constructeur de l'avion, ne communique aucune information sur les circonstances du drame. Selon Germanwings, l'appareil avait subi une grosse révision à l'été 2013 et le pilote avait plus de dix ans d'expérience et 6 000 heures de vol à son service. Le Premier ministre français Manuel Valls a déclaré devant l'Assemblée nationale qu'aucune hypothèse ne pouvait être écartée, précisant qu'une « cellule de crise pour les familles des victimes a été ouverte au ministère des Affaires étrangères ». Un numéro vert destiné aux familles des passagers a été mis en place : 0800 00 97 85.

Les lieux de la catastrophe ont été « gelés pour le début de l'enquête », a appris l'Agence France-Presse, une enquête confiée au parquet de Marseille. Airbus envoie ses experts techniques pour aider à l'enquête de sécurité. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a également annoncé l'ouverture d'une enquête.

 ■ Où en sont les secours ?
Il va falloir envoyer des alpinistes sauveteurs parce que le massif [...] est très, très compliqué d'accès. C'est de la haute-montagne.
Gérard Joany, consultant et spécialiste en aéronautique 24/03/2015 - par Caroline Paré écouter

« L'accident s'est produit dans une zone particulièrement difficile d'accès », a précisé François Hollande ce midi. Les victimes sont allemandes, espagnoles « probablement » turques. « Il n'y aurait pas de victimes françaises », mais sans « totale certitude ».

Un PC de sécurité a été installé. D'importants moyens de secours ont été engagés : 15 hélicoptères pour survoler la zone du crash ou déposer les équipes terrestres. 380 pompiers, 300 gendarmes, des CRS de haute-montagne, le Samu, des équipes médicales, un avion ravitailleur de l'armée et un civil de reconnaissance, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Des moyens logistiques et de désincarcération ont été également envoyés, notamment de l'éclairage pour pouvoir poursuivre les opérations durant la nuit. L'armée de terre et de l'air sont aussi mobilisées pour prêter main-forte aux secours.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est sur les lieux de la catastrophe pour superviser les opérations, il est accompagné par l'ambassadrice d'Allemagne. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies et le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt  sont également sur place. La chancelière allemande Angela Merckel et le chef du gouvernement  espagnol Mariano Rajoy, accompagné du président de l'exécutif catalanan Artus Mas, ont annoncé qu'ils se rendront mercredi dans les Alpes. L'Espagne a annnoncé trois jours de deuil national..

Arrivée de Bernard Cazeneuve, le ministre français de l'Intérieur sur les lieux du crash de l'A320, le 24 mars 2015.REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Il s'agit du premier crash d'un avion de ligne sur le sol français depuis l'accident du Concorde à Gonesse, près de Roissy, en juillet 2000.

 ■ Les premières réactions

Je viens de demander l'activation de la cellule inter-ministérielle de crise
Manuel Valls, Premier ministre français 24/03/2015

Depuis l’annonce du crash, les réactions se sont multipliées dans le monde politique et aéronautique. Outre le président de la République, le Premier ministre Manuel Valls a pris la parole pour exprimer son émotion et donner les informations en sa possession. « Nous pensons d’abord aux victimes de cette catastrophe aérienne si rare mais quand elle intervient, elle nous touche d’autant plus. »

« Nous ne savons pas encore ce qui s’est passé. Notre sympathie va aux familles et aux proches des passagers de l’équipage. Si nos craintes se confirment, il s’agit d’une journée sombre pour Lufthansa. Nous espérons que des survivants pourraient être retrouvés », c’est ce qu'a déclaré le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, via Twitter.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite « bouleversée » par l'accident et annule des « rendez-vous ». De son côté, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est dit « consterné » par la catastrophe : « Nous travaillons avec les autorités françaises et allemandes dans l'enquête. » A Paris, le roi Felipe VI d'Espagne a annoncé «  l'annulation » de sa visite d'Etat en France.

Avec Agences,

 
 
 
 
Rfi

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