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Depuis ses déboires judiciaires avec Dominique Strauss-Kahn, l’ex-femme de chambre a ouvert un restaurant dans le Bronx, à New York.

 

Par Pauline Hofmann de la radio europe1
Depuis ses déboires judiciaires avec Dominique Strauss-Kahn, l'ex-femme de chambre a ouvert un restaurant dans le Bronx, à New York.
"Amina's". Ce restaurant du Bronx à New York aurait peut-être dû s'appeler "Nafissatou's". Deux ans après le début de son combat judiciaire avec Dominique Strauss-Kahn, l'ancienne femme de chambre Nafissatou Diallo s'est reconvertie dans la restauration et a ouvert son enseigne dans la grande ville américaine.
Un melting pot de plats. Dans cet établissement de Boston Road, la grande artère du quartier, deux serveurs s'activent sous le regard de la patronne. Foufou (à base d'igname ou de manioc), tiepu yap (un plat à base de riz) ou un steak d'aloyau figurent sur la carte "africaine, américaine et espagnole" du restaurant où a pu dîner un journaliste de Paris Match.
Le restaurant est totalement rénové, les clients s'installent sur des banquettes rouges et peuvent regarder plusieurs télévisions accrochées au mur en attendant leurs plats, a constaté le journaliste.
Pas un mot. Nafissatou Diallo, qui gère son établissement sur place, refuse de répondre aux journalistes. Elle l'aurait acheté avec la somme gagnée à l'issue de la procédure civile : 1,5 million de dollars (1,3 million d'euros) dont un tiers est allé à ses défenseurs, selon des informations qui n'ont cependant jamais été confirmées. L'accord prévoyait en effet que la somme resterait confidentielle, et que Nafissatou Diallo ne ferait jamais la moindre révélation

L'Angleterre, premier pays à autoriser les bébés à "trois parents" ?

Les députés britanniques se prononcent mardi en dernière lecture pour ou contre la fécondation in vitro avec remplacement mitochondrial.

Le Royaume-Uni pourrait devenir mardi le premier pays au monde à autoriser la conception de bébés à partir de l'ADN de trois parents, une technique destinée à empêcher la transmission de certaines maladies graves, à l'issue d'un vote au Parlement. Les députés britanniques doivent se prononcer en dernière lecture pour ou contre la fécondation in vitro (FIV) avec remplacement mitochondrial.

Cette technologie consiste à retirer de l'ovule de la mère la mitochondrie - soit le générateur d'énergie des cellules - qui est défectueuse pour la remplacer par une mitochondrie saine provenant d'une autre femme. Après avoir été fécondé par le sperme du père en laboratoire, l'ovule est implanté dans l'utérus de la mère. Le futur enfant sera alors porteur de toutes les caractéristiques génétiques de son père et de sa mère, mais pas de mitochondries responsables de maladies comme la myopathie ou le diabète. L'ADN mitochondrial ne représente en effet que moins de 1 % de la quantité totale d'ADN contenue dans une cellule humaine.

Pour les défenseurs de cette technique, elle constitue une avancée majeure qui épargnera bien des souffrances aux enfants à naître et à leur famille. Pour ses opposants, cela va trop loin en matière de modification génétique et pourrait aboutir à la sélection des bébés.
Des maladies potentiellement mortelles

Si elle est adoptée, la modification de la loi sur l'embryologie et la fertilisation humaine, qui date de 2008, n'aboutira pas au traitement immédiat de toutes les femmes qui en feront la demande. Elles devront en effet se plier à l'autorisation de l'organisme britannique responsable en matière de bioéthique, le Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA).

Les mutations de l'ADN des mitochondries sont assez fréquentes. Selon des chiffres de 2013, au moment où le gouvernement a approuvé ce procédé, environ 1 bébé sur deux cents est porteur au Royaume-Uni d'une mutation mitochondriale susceptible de provoquer, en passant de la mère à l'enfant, des problèmes neurologiques, musculaires ou cardiaques, de même que la surdité ou le diabète. Et 1 sur 6 500 est gravement affecté et pourrait souffrir de maladies potentiellement mortelles pour lesquelles il n'y a pas de remède.

Le Point.fr

Législative partielle en France: l'UMP se divise sur sa stratégie

C’est l’heure du choix pour l’UMP. Ce mardi soir, le parti conservateur doit arrêter sa position sur la législative partielle du Doubs où le PS va affronter dimanche le Front national. Quelle stratégie l’UMP va-t-elle adopter ? Appeler à voter pour le Parti socialiste ou au contraire choisir de ne pas choisir. Le parti dirigé par Nicolas Sarkozy devrait opter pour la seconde hypothèse.

Ni Parti socialiste, ni Front national. Voilà la position que devrait adopter l’UMP ce mardi soir à l’issue de son bureau politique pour le second tour de la législative partielle du Doubs dimanche. Une stratégie du « ni-ni » déjà adopté lors des cantonales 2011 et entre 2012 et 2014.

Stratégie qui recueille aujourd’hui l’adhésion d’une majorité de cadres du parti : Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Henri Guaino y sont favorables, tout comme Luc Chatel, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy qui expliquait lundi ne pas vouloir choisir « entre le FN et le parti qui fait monter le FN ». Sans surprise, Nicolas Sarkozy est sur la même ligne. Le président de l’UMP devrait donc laisser les électeurs libres de leurs choix.

Divisions

Un positionnement qui comporte cependant quelques risques : celui d’abord de faire du Front national un parti comme les autres et ainsi de favoriser l’arrivée d’un troisième député d’extrême droite au Palais Bourbon. Comment dans ce cas-là continuer à se présenter comme le meilleur rempart contre le FN ?

Autre danger pour l’UMP : faire renaître les divisions internes. Certaines voix se sont élevées pour s’opposer au « ni-ni » et appeler à un front républicain. Parmi elles, celle de la numéro 2 du parti Nathalie Kosciusko-Morizet.

Lundi soir, sur son blog, c'est Alain Juppé qui est venu jeté un peu plus le trouble. Récusant la stratégie de la majorité des ténors de son parti, il a appelé à faire « barrage au FN ». Le maire de Bordeaux indique que, lui, voterait socialiste.

Etats-Unis: forte épidémie de rougeole

Les Etats-Unis connaissent une épidémie de rougeole d’une ampleur qui inquiète les autorités sanitaires. Une centaine de cas, dont l’origine est une contamination dans un parc d’attractions de Californie ont été recensés. La rougeole, maladie très contagieuse, avait été quasiment éliminée aux Etats-Unis grâce à la vaccination. Mais une tendance «anti-vaccin» dans certaines familles a favorisé la résurgence de cette infection virale.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Jamais en cinquante ans, les Etats-Unis n’avaient vu une épidémie de rougeole se répandre aussi vite. Dans les années 1960, plusieurs millions d’Américains étaient contaminés chaque année, et la maladie faisait cinq cents morts par an.

On tombe à trente-sept cas en 2004 après les campagnes de vaccination et en 2014, hausse vertigineuse avec 644 infections recensées.

Et ce ne sont plus les familles très pauvres qui sont touchées, la rougeole fait des ravages dans les beaux quartiers de Californie, dans les foyers qui ont décidé de ne plus faire vacciner les enfants. Une tendance à la mode depuis qu’une étude, démentie ensuite par toutes les autorités scientifiques, avait cru déceler un lien entre le vaccin contre la rougeole et l’autisme. Le lien n’existe pas, mais les parents ont le droit de faire ce choix.

Les autorités sanitaires ont lancé une alerte, et demandent aux parents de reconsidérer cette position, qui met la vie de leur enfant, et celle des autres en danger. Quelle est la limite entre liberté personnelle et santé publique, c’est la question posée à présent par certains médecins pour qui la vaccination contre la rougeole devrait être obligatoire.

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