International

Saadia Mosbah,  l'indignée se bat contre le racisme en Tunisie. Elle a une peau différente bien que tunisienne.

 

De retour d'une tournée dans le Sud, l'égérie tunisienne de la lutte contre le racisme appelle à un débat national, mais peine à se faire entendre.
Elle revient du Sud tunisien où elle a mené, le 21 mars, une caravane contre le racisme. Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemti, est révoltée. "À Djerba, les fiches d'état civil des Noirs portent encore la mention "affranchi par", s'insurge-t-elle. Et, comme à Mahdia, un cimetière leur est réservé.
Encore aujourd'hui, à Médenine, les enfants noirs du village de Gosba et les écoliers blancs de Drouj vont à la même école, mais pas dans le même bus !" Quant aux pâtissiers de Djerba qui font travailler les mêmes familles noires depuis des générations, les entendre dire : "Oussifi" ("c'est mon nègre") reste courant...
Le gouverneur de la région n'a pas daigné entendre les revendications portées par l'égérie tunisienne de la lutte contre les discriminations raciales, mais cela n'a altéré ni son sourire ni son incroyable énergie. Le déni de racisme des autorités, elle y est habituée. "Vous êtes les bienvenus", s'entend souvent dire cette mère de deux jeunes gens et épouse du célèbre chanteur noir tunisien Slah Mosbah, née à Bab Souika, au coeur du vieux Tunis.
"Je n'ai pas à être bienvenue, je récuse cette pseudo-tolérance. Je suis chez moi, une citoyenne à part entière avec une particularité physique visible", s'offusque celle qui définit le racisme en Tunisie comme "quelque chose de silencieux, de rampant", et qui souhaite vivre, à 55 ans, dans un pays de diversité. Avec des ancêtres originaires de Tombouctou (Mali) et une peau d'ébène, Saadia Mosbah sait d'où elle vient, mais aussi où elle va.
Son ambition : susciter un débat national sur le racisme et obtenir la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité. Droite dans ses bottes, cette chef de cabine de Tunisair, qui a aussi subi le racisme au travail, estime que la nouvelle Constitution est imprécise en matière de droits des minorités et ne définit pas la discrimination. Et regrette le manque de représentativité des Noirs tunisiens au gouvernement et à l'Assemblée.

Jeuneafrique.com : Tunisie | Racisme en Tunisie : Saadia Mosbah, l'indignée | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Une poignée de main symbolique entre Barack Obama et Raul Castro

 

Une poignée de main symbolique entre Barack Obama et Raul Castro
MONDE - Il n'y aurait cependant pas encore eu de «conversation substantielle» entre les deux hommes...
Tout un symbole. Le Sommet des Amériques s'est ouvert vendredi sur une poignée de main en coulisses entre les présidents américain Barack Obama et cubain Raul Castro, qui doivent avoir samedi des échanges historiques dans la foulée de leur dégel annoncé mi-décembre.
Les deux hommes se sont serré la main et ont échangé quelques mots peu avant l'ouverture officielle du sommet, selon une porte-parole de la Maison Blanche. Comme ils l'avaient fait en décembre 2013 en Afrique du sud, en marge des obsèques de Nelson Mandela. Une source proche de la délégation américaine a toutefois précisé qu'il y avait pas eu de «conversation substantielle» entre les deux hommes, ce qui selon la Maison Blanche devra attendre samedi.
Tourner la page de 53 ans de conflit.
Ce très attendu premier face à face entre chefs d'Etat des deux pays depuis 1956 doit sceller le réchauffement annoncé au terme de 18 mois de tractations menées dans le plus grand secret, qui ont permis de tourner la page de 53 ans de conflit.
Le Sommet des Amériques «présente une dimension vraiment spéciale (...) c'est la première fois de l'Histoire que se réunissent à la même table les 35 chefs d'Etat et de gouvernement» de la région, s'est réjoui dans son discours inaugural le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), Jose Miguel Insulza, employant également le terme d'«historique». Cuba effectue son retour dans cette grand-messe continentale dont elle restait exclue par les Etats-Unis et l'OEA depuis sa première édition en 1994.
M.C. avec AFP

Ces pays de l’Afrique centrale à fort potentiel touristique par Ismael Cabral Kambell

 

Bien que l'Afrique centrale soit le parent pauvre du tourisme africain, il n'en demeure pas moins que cette partie du continent présente un potentiel énorme et pourrait constituer l'avenir du tourisme en Afrique. Selon Xavier Starkloff (directeur Afrique de l'ouest et du centre de jovago.com, site de réservation d'hôtels en ligne), « l'Afrique possède un potentiel touristique énorme mais qui demeure sous-exploité ».
Seul pays de l'Afrique Centrale présent dans le classement Bloom Consulting des destinations africaines, le Cameroun (25e sur 25 pays) possède une richesse touristique et culturelle qui pourrait faire rêver plus d'un touriste... Son architecture teintée d'un paysage rurale parcellé de haies vives témoigne la rationalité de la gestion de l'espace fondé sur la conservation de ses richesses naturelles. Des paysages magnifiques qui vont du sud-ouest au nord-ouest formés de quelques massifs isolés (entres autres le mont Cameroun haut de 4100 mètres) mettent en avant une formidable végétation, constituée de savanes arborées et forêts denses, idéales pour les amoureux du Safari.
La grande richesse artisanale du pays se trouve dans une panoplie impressionnante d'objets d'arts: masques, statuettes en bois et en cuivre, des objets perlés, des pagnes traditionnels...
Sao tomé et principe. Situé à environ 300 km au large de la côte atlantique dans le golfe de Guinée, face au Gabon et à la Guinée équatoriale, ce pays très peu connu des touristes, possède les plus beaux paysages et les plus belles plages d'Afrique centrale. Un coin paisible qui pourrait avec un peu plus de promotion devenir un paradis pour des vacances de rêve, et se hisser au top mondial. Le pays qui connait une forte stabilité sociale et politique, est considéré comme l'une des plus grandes démocraties en Afrique, ce qui en fait une destination sûre pour les visiteurs.
Le Gabon, est sans aucun doute l'un des pays de l'Afrique centrale qui possède tous les « ingrédients » pour développer son tourisme. Malgré son évident potentiel, le tourisme au Gabon peine à se développer en raison de difficultés d'accès aux sites touristiques, des prix élevés des billets d'avion, de la qualité d'accueil très moyenne en raison d'un déficit en formation et du manque d'infrastructures hôtelières. Pourtant tout le décor est planté, le pays dispose de nombreux atouts touristiques. Le Gabon possède une faune et une flore parmi les plus diversifiées au monde. On y trouve de nombreuses espèces animales parmi lesquelles l'emblématiques perroquet gris, les éléphants, les buffles ou encore le gorille dos argenté, les tortus luths, les antilopes... Les végétaux présents au Gabon sont multiples également. On dénombre plus de 8 000 espèces différentes. La spécificité de la zone se traduit par la présence des espèces que l'on ne retrouve pas ailleurs: le Bahia (Mitragyna ciliata), l'Aloma ou le Bilinga d'eau (Nauclea pobeguinii), l'Ebiara (Berlinia bracteosa), le Zingana (Microberlina brazzavillensis), l'Idewa (Haplormosia monophylla), le Nogo (Lecomtedoxa nogo)...
Le Congo. Plutôt moribond au début des années 2000, le tourisme reprend des couleurs au Congo Brazzaville. Le pays s'est engagé à développer un tourisme responsable et durable afin de relancer cette filière. Toutefois, malgré une volonté des autorités, l'énorme potentiel touristique du pays reste sous-exploité. La République du Congo avec ses vestiges historiques, ses villages pittoresques, ses paysages variés, ses plages féeriques, ses traditions ancestrales et religieuses, ses parcs nationaux et réserves de chasse, est un pays agréable à visiter. Des savanes de la plaine du Niari aux forêts inondées du Nord, de l'immense fleuve Congo aux montagnes escarpées et forestières du Mayombe, la République du Congo possède une grande variété de paysages naturels, plus sauvages les uns que les autres. Depuis très longtemps, le Congo possède un art typiquement traditionnel. La sculpture se fait sur bois, argile, sur les défenses d'éléphants. La peinture occupe une place prépondérante. Autant d'arguments qui, avec plus de la volonté, pourraient hisser le pays au rang des destinations africaines.
Enfin, la Guinée-Equatoriale, forte de la réussite de l'organisation de la coupe d'Afrique de football, jouit aujourd'hui de plus en plus de visibilité. Mis à profit, cela pourrait constituer un atout considérable pour le développement du tourisme. Le pays bénéficie également depuis quelques années d'infrastructures considérables (hôtels, routes, hôpitaux...). Comme ses voisins de l'Afrique centrale, la Guinée Equatoriale bénéficie d'un climat équatorial chaud et humide. La saison sèche est la période idéale pour se rendre dans ce pays. Le charme hispanique des villes et la beauté du paysage sont des caractéristiques évidentes de la Guinée Equatoriale. Le pays offre une multitude de sites bien adaptés pour la pratique de diverses activités touristiques. Les belles plages bordées de sable blanc de Bata ou de l'île de Corisco sont des lieux de prédilection pour la baignade. Pour les amoureux des sports d'aventures tels que le rafting ou l'escalade, les collines volcaniques et le pont Cope situés sur l'île de Bioko sont des cadres enchanteurs. Cependant les restitutions de liberté sont un frein à la promotion de la destination.
Cordialement Ismael Cabral Kambell Resp PR & Communication
Jovago Afrique de l'Ouest Tel: +221 77 416 75 74 Skype: Is-kambell

FN: Marine Le Pen lance une procédure contre son père, qui lui répond

Invitée du journal de 20h de TF1 jeudi 9 avril, la présidente du Front national Marine Le Pen a annoncé sa décision d'engager une procédure disciplinaire contre son père Jean-Marie Le Pen, et l'a invité à se retirer de la vie politique. Une querelle déclenchée par les propos du fondateur du FN dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol. Jean-Marie Le Pen a répondu à sa fille, ce vendredi matin sur RTL.

Article mis à jour avec les réactions de MM. Valls, Le Pen et Aliot

« Si on avait pu se passer de cette crise, on l'aurait fait avec plaisir », avoue Marine Le Pen sur la chaîne française TF1. Elle parle également de son « chagrin de fille » face aux « dérives inacceptables » de son père, avant de réendosser très vite son rôle de patronne du Front national : « Nous sommes des responsables politiques avant tout », lâche-t-elle avant d'annoncer que son père sera prochainement convoqué dans le cadre d'une « procédure disciplinaire » devant le bureau exécutif du parti, mais sans pour autant préciser quelle sanction pourrait être envisagée.

Seule certitude, Marine Le Pen réaffirme son opposition à la candidature de son père comme tête de liste pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). « Il n'est plus la meilleure locomotive pour ce scrutin », tranche-t-elle, avant de plaider en faveur de son retrait pur et simple de la vie politique : « Jean-Marie Le Pen devrait faire preuve de sagesse, tirer les conséquences du trouble qu'il a créé et arrêter ses responsabilités politiques », affirme-t-elle. Un message sans concession de la fille à son père, une porte de sortie également, peut-être, pour éviter le traumatisme que représenterait une exclusion du parti.

Pour Jean-Marie Le Pen, sa fille « se suicide »

La réponse ne s'est pas fait attendre. Dès le lendemain, ce vendredi matin, le président d'honneur du FN, fondateur du mouvement en 1972, s'est exprimé sur la crise suscitée par ses propos dans Rivarol, lors d'un entretien accordé à la chaine de radio RTL. Jean-Marie Le Pen, 86 ans, s'est dit « pantois » et a assuré qu'il irait devant les instances de son parti pour « se défendre » et « probablement attaquer ». Loin de se retirer, il a accusé sa progéniture, « Madame Le Pen », de « dynamiter sa propre formation ». Avec la prise de distances qu'elle a engagée avec lui, la présidente du Front national « prend le risque » de « se soumettre au système », tacle M. Le Pen.

 
Marine et Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2013 lors de la traditionnelle fête de Jeanne d'Arc, à Paris.REUTERS/Charles Platiau/Files

« Elle avait la chance d'avoir une unité et des résultats conquérants, et c'est elle-même qui crée une difficulté majeure avec le président d'honneur, fondateur de son parti, qui de surcroît est son père, sous des prétextes extrêmement légers, qui ne justifient pas l'action qu'elle prétend mener », estime le patriarche. « Je me demande si ce n'est pas une manœuvre délibérée pour essayer de se concilier je ne sais quelle sympathie ou indulgence de la part du système et qui dirait (...) " Il faut que vous soyez autre chose. "Quand elle sera autre chose, elle ne sera plus rien », ajoute-t-il.

Jean-Marie Le Pen se qualifie d'élément « fondamental » pour le FN. Selon lui, avec cette brouille familiale, Marine Le Pen « se suicide ». Le « menhir » entend défendre sa candidature pour représenter le Front national aux élections régionales de PACA le 17 avril devant le bureau politique du parti, bien qu'il le fasse « sans trop d'illusion ». Et de prendre acte que sur cette affaire, sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la présidente du parti, ne le soutient pas. Jean-Marie Le Pen parle ainsi d'un « assaut généralisé ».

 

 
Jean-Marie Le Pen et Louis Aliot, le 1er mai 2014 à Paris.AFP PHOTO / PIERRE ANDRIEU

Crise familiale au FN : le gendre s'en mêle

Après l'entretien de Jean-Marie Le Pen sur RTL, ce fut au tour de Louis Aliot, vice-président du Front national et compagnon de Marine Le Pen, de s'exprimer sur une chaine concurrente, RMC. Renvoyant l'accusation « pro-système » à son auteur, qualifié d' « allié objectif du système » qui « nuit » au FN, il a néanmoins plaidé contre une exclusion de Jean-Marie Le Pen du mouvement qu'il avait fondé. « Je ne suis pas favorable à une exclusion », a-t-il dit. « Je tiens compte du travail effectué, de tout ce qu'il a apporté au Front national (...) La vie de Jean-Marie Le Pen s'est faite au service de son pays. »

Ce qui ne l'empêche pas de se démarquer clairement de lui : « Les excès en politique servent les gens en place, c'est exactement ce qu'il fait », dénonce l'eurodéputé à l'encontre de son beau-père. Selon lui, Jean-Marie Le Pen, dont il fut le directeur de cabinet, « est un anarchiste, il se fout de tout, il n'a aucune limite. Je ne vais pas dire " ni Dieu ni maître ", parce que je pense qu'il croit en Dieu, mais il n'a pas de maître. »

• Valls ne souhaite pas trop s'en mêler

En déplacement au Maroc, Manuel Valls a été interrogé sur la crise que traverse le Front national, alors qu'il avait lui-même été attaqué par Jean-Marie Le Pen dans son interview donnée à Rivarol, en raison de sa nationalité de naissance (espagnol). « Je ne veux pas en parler, parce que tout cela est en train de faire l’affaire de Madame Le Pen », a réagi le Premier ministre, qui fait valoir qu’il a d’autres chats à fouetter, et surtout la lutte conjointe contre le terrorisme islamiste, au cœur de ses discussions avec les autorités marocaines.

Manuel Valls se méfie d’une polémique qui, au final, pourrait selon lui profiter à l’opération de « dédiabolisation » engagée par le FN de Mme Le Pen. Et de poser une question : « Est-ce que le FN est moins populiste, moins anti-européen, moins anti-islam, moins homophobe ? » « Je ne participerai pas à une réhabilitation du Front national. Le combat contre l’extrême droite continue et passe par les valeurs », explique le chef du gouvernement.

Rfi

logotwitterFacebook