International

Tourisme religieux, une aubaine pour le Sénégal

 

La religion occupe une grande place dans le quotidien des populations sénégalaises. Chaque année, ce sont des millions de croyants musulmans ou chrétiens qui parcourent le pays pour prendre part à des événements religieux ou pèlerinages. Des destinations culturelles et religieuses marquées d'histoires, et qui s'étendent peu à peu vers une cible internationale.
« Il y a énormément d'investisseurs qui veulent ouvrir des hôtels à Touba, Tivaoune, Ndiassane, Popenguine et autres. L'organisation annuelle de nombreuses manifestations religieuses dans de nombreuses villes constitue une importante opportunité en termes de retombées touristiques, aujourd'hui cette piste devrait être explorée pour relancer le secteur. Le tourisme religieux a montré son impact dans un pays comme le Maroc ou l'Arabie saoudite, le Sénégal a de nombreux atouts et devrait prendre exemple » explique Xavier Starkloff, directeur Afrique de l'ouest de la plateforme hôtelière jovago.com
Dans ces villes et villages, les visiteurs peuvent se rendre sur des lieux de culte historiques, parcourir des livres anciens dans des bibliothèques ou encore jeter un œil sur des manuscrits et se recueillir devant des mausolées.
Mise en avant des événements
L'histoire de grands noms comme Sérigne Touba, El Hadj Malick Sy, Baye Niasse, Seydina Limamoulaye ou encore Seydou Nourou Tall, pour ne citer que ceux-là, constituent de nombreuses inspirations religieuses et de grandes attractions pour de nombreux visiteurs, croyants de toutes nationalités qui font le déplacement chaque année pour le magal de Touba, le gamou de Tivaouane, le gamou de N'diassane, le gamou de Médina Baye. Certains événements et sites chrétiens comme le pèlerinage au sanctuaire marial de Popenguine, les recollections de Keur Moussa, ou la Cathédrale de Dakar sont également de véritables attractions pour le tourisme religieux. « Notre pays possède une histoire religieuse importante, et dans une ville comme Joal Fadiouth le dialogue inter-religieux est visible, ce qui nous manque c'est juste une bonne promotion » explique François Touré, de l'association des guides touristiques de Joal-Fadiouth. En effet, pour que le Sénégal devienne une destination importante dans le tourisme religieux, il demeure important que les événements religieux ainsi que l'histoire de ces grands hommes soient mis en avant à travers le monde.

Ismaël Cabral Kambell Resp Relations Publiques l'Afrique de l'Ouest
Tel: +221 76 644 38 93 l Skype: Is-kambel

Le prof de philo, « Charlie », et la liberté d’enseigner : Jean-François Chazerans professeur de philo au lycée est accusé d’apologie du terrorisme …

 

Le prof de philo, « Charlie », et la liberté d'enseigner : Jean-François Chazerans professeur de philo au lycée est accusé d'apologie du terrorisme ou quand réfléchir ou apprendre à prendre du recul pour mieux juger est un défaut

Où s'arrête la liberté de penser, de parler, d'enseigner ? La philosophie est-elle forcément subversive ? Peut-on être neutre ? L'histoire de Jean-François Chazerans pourrait se décliner en dizaines de sujets de philosophie. Depuis le mois de janvier, elle ne cesse de faire disserter.
Sur la Toile, ce professeur de philosophie de Poitiers, sanctionné pour des propos tenus en classe après l'attaque contre Charlie Hebdo, est devenu, en l'espace de quelques mois, la figure du professeur engagé, libre et anticonformiste, au service de l'émancipation des esprits. Provocateur et sans tabou. Et aujourd'hui victime d'une injustice. Mais dans « l'affaire Chazerans », difficile de démêler la part de mythe et de réalité. Ne serait-ce que parce qu'elle repose sur des propos rapportés, sortis de leur contexte, déformés, interprétés.
Il est 10 heures, jeudi 8 janvier. Depuis la veille défilent à la télé les images d'une rédaction décimée, la traque des frères Kouachi, des visages horrifiés par la tuerie. Au lycée Victor-Hugo − dans le centre-ville de Poitiers −, lorsque les élèves de terminale ES arrivent dans la classe de Jean-François Chazerans, ils sollicitent un débat sur l'attentat. Pourquoi pas. La veille, la ministre de l'éducation a demandé aux enseignants de « répondre favorablement aux demandes d'expression » des élèves. Et les cours de M. Chazerans commencent toujours ainsi : un élève ou le professeur propose un sujet, qui est voté puis débattu. Ce jour-là, pendant deux heures, on parle justice, liberté d'expression, racisme, origines du terrorisme... « Hormis le contexte, ce n'était pas un cours différent de d'habitude », souligne le professeur de 55 ans.
Dix jours plus tard, pourtant, il est convoqué chez la proviseure. Deux inspecteurs de l'éducation nationale l'y attendent. « Ils me disent : "Monsieur, on est là pour rédiger un rapport qui sera ce soir sur le bureau du recteur et demain sur celui de la ministre." » Il s'avère qu'un parent d'élève a envoyé un courrier à la proviseure, dénonçant certains de ses propos lors du cours. Selon cette lettre, il aurait dit : « Les militaires envoyés dans les pays en guerre, c'est de l'impérialisme » et « les crapules de Charlie Hebdo ont mérité d'être tuées ».
Un dossier « pas vierge »
Apologie du terrorisme ? Le recteur de l'académie de Poitiers, Jacques Moret, prend l'affaire très au sérieux. Il accorde d'autant plus d'importance à cette dénonciation que M. Chazerans est un enseignant qui « pose question », dit-il, et que « son dossier n'est pas vierge ». Il suspend le professeur, diligente une enquête administrative. Puis, comme celle-ci « n'a pas permis de démêler le vrai du faux », saisit le procureur de la République le 23 janvier.

L'enquête pénale écarte les soupçons d'apologie de terrorisme. Jean-François Chazerans a parlé de « crapules » au sujet des journalistes de Charlie Hebdo, mais « à aucun moment il n'a soutenu l'action des terroristes », souligne le procureur, Nicolas Jacquet. « J'ai prononcé le mot crapules en pensant au Charlie de ma jeunesse. Je n'aimais pas ce qu'ils étaient devenus ; pour moi, ils avaient un peu viré racistes. Alors oui, je me suis permis une petite provocation à la Charlie... », explique le professeur.

Côté justice, l'affaire est classée sans suite. Elle se prolonge côté éducation nationale, non plus sur l'apologie du terrorisme, mais sur les propos et la manière de faire cours de M. Chazerans. Car le procureur a mis en garde l'administration : le professeur aurait fait part de ses opinions en classe. Des élèves ont rapporté qu'il a « fait le lien entre terrorisme et impérialisme de l'Occident » − il a notamment projeté un article tiré d'un blog intitulé « Le terrorisme, produit authentique de l'impérialisme ». D'autres disent qu'il a assimilé les militaires français à des terroristes. « C'est un élève qui avait quitté le cours qui a rapporté ce qu'un camarade a cru entendre. Quoi qu'il en soit, je ne livre pas mes opinions, se défend M. Chazerans. C'est un cours de philosophie, je sème le doute, je pose des questions pour ébranler des certitudes. »

Toujours est-il que le 13 mars, un conseil de discipline se tient. Il vote en faveur de la sanction proposée par l'administration : le déplacement d'office. Jean-François Chazerans est muté à 80 kilomètres de Poitiers, dans un lycée des Deux-Sèvres. Son avocat et lui s'apprêtent à déposer un recours devant le tribunal administratif et envisagent de porter plainte pour dénonciation calomnieuse.
« Je ne livre pas mes opinions. C'est un cours de philosophie, je sème le doute, je pose des questions pour ébranler des certitudes. »

Que lui est-il reproché précisément ? Des mots, d'abord. Lors de leur enquête, les deux inspecteurs ont été agacés par sa façon de prétendre « prendre le contre-pied du discours ambiant dominant ». L'arrêté de sanction qualifie ses propos d'« inadaptés » eu égard au « contexte particulièrement tendu ». Jean-François Chazerans aurait franchi les limites de son devoir de réserve et porté atteinte à l'image de sa fonction. Sa méthode est aussi mise en cause : pas de cours, seulement des débats, qui seraient menés sans préparation, sans organisation, sans synthèse.
La sanction aurait sans doute été moins lourde si M. Chazerans n'avait pas reçu, en 2014, un blâme pour propos « déplacés ». Ou si, en 2012, il n'avait pas déjà eu affaire au procureur. Militant du Droit au logement, il avait projeté, lors d'un cours, une vidéo de l'expulsion d'un camp de mal-logés à Poitiers par la police. La fille du commissaire, élève à Victor-Hugo, en a entendu parler. Elle a rapporté l'histoire à son père, qui a porté plainte. L'affaire a été classée sans suite.
Autogestion

Voilà plusieurs années que M. Chazerans est dans le collimateur de l'administration. Celle-ci dit recevoir régulièrement des remontées de parents. Il faut dire qu'il n'est pas tout à fait un enseignant « dans le moule ». Sa classe fonctionne plus ou moins en autogestion. C'est collectivement qu'est décidé le sujet du jour. La prise de notes est recommandée, mais pas obligatoire. Deux contrôles par trimestre sont organisés ; ceux qui veulent s'entraîner davantage peuvent proposer un sujet ou en demander un. « Je ne considère pas mes élèves comme des gamins, mais comme des esprits qui s'émancipent, explique l'enseignant. Je n'exige pas grand-chose d'eux. Pour moi, ça fait partie de l'acquisition de l'autonomie, ce qui est le rôle du cours de philosophie et celui de l'école. »
Voilà pour le cadre. Pour ce qui est de son enseignement, M. Chazerans est plus Socrate que sophistes. Plus conversation que cours magistral. Les élèves sont en cercle et discutent. Le rôle du professeur est d'« accompagner la pensée collective » : poser des questions, recadrer, jouer le maître provocateur, se mettre en retrait quand il le faut. « Mais il y a aussi des moments où je donne des références, des clés méthodologiques, où l'on construit une dissertation à l'oral », assure-t-il. Cette méthode, certains élèves l'adorent. D'autres craignent de ne pas être suffisamment préparés au bac. Au lycée, le professeur a sa réputation : « Avec Chazerans, on ne fout rien. »
Cette petite musique a fini par remonter aux oreilles de l'inspectrice de philosophie, Brigitte Estève-Bellebeau. En 2014, elle est venue voir M. Chazerans pour lui dire que « le débat ne pouvait être l'alpha et l'oméga » de l'enseignement de philosophie. « Un débat se prépare, pour éviter de tomber dans le café du commerce ; il se dirige, donne lieu à une synthèse et repose sur un programme. » L'inspectrice lui a aussi demandé de contrôler son langage. « Les professeurs de philosophie aiment bien le registre de la provocation, et pourquoi pas. Mais il ne faut pas oublier qu'on est face à des esprits en construction, il y a une posture à avoir. Or, le lendemain de l'attentat, quand l'émotion était si forte, fallait-il amener un débat de nature aussi brûlante ? »
« Un débat se prépare, pour éviter de tomber dans le café du commerce ; il se dirige, donne lieu à une synthèse et repose sur un programme. »

Mais M. Chazerans reste droit dans ses bottes. Sa méthode, voilà vingt ans qu'il la construit. Elle est née un jour de 1994, lorsque, à la télévision, il tombe sur une émission avec Marc Sautet, le fondateur du premier café-philo, place de la Bastille. Une révélation. L'année suivante, il crée son propre café-philo à Poitiers. Et lorsqu'il obtient le Capes en 1998, c'est cette méthode fondée sur le dialogue qu'il tente d'importer dans ses cours.

Dans le monde enseignant, son histoire a heurté. Beaucoup l'interprètent comme une atteinte à la liberté pédagogique. L'association des professeurs de philosophie a fait part de son inquiétude face à « l'emballement » d'une procédure « sur le seul fondement du témoignage de quelques élèves ». « On est plus exposé que je ne le pensais, déplore Alain Quella-Villéger, professeur agrégé d'histoire-géographie au lycée Victor-Hugo. D'un côté, on nous demande de forger des esprits critiques. De l'autre, on ne peut sortir d'une langue de bois formatée sans risquer d'être sanctionné. »

Depuis l'affaire, certains disent même se censurer. « Mes cours sont plus plats, moins illustrés. Je laisse moins de place aux débats, regrette un collègue sous couvert d'anonymat. « Il faut garder à l'esprit que tout ce qu'on dit peut être mal interprété, renchérit un autre. Au lendemain d'un attentat, Jean-François Chazerans a pu être maladroit face à des élèves qui en avaient une vision manichéenne. Il a pris des risques et en paie le prix fort. »

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Vers un durcissement de la réforme du droit d’asile au Sénat?

Les sénateurs planchent ce lundi sur la réforme du droit d’asile adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Mais après la fuite d’un rapport de la Cour des comptes qui dénonçait un système au bord de l’embolie dont le coût avoisinait les deux milliards d’euros annuels, et dans le contexte tragique des morts en Méditerranée, la majorité sénatoriale s’apprête aujourd’hui à durcir le texte.

L’un des objectifs de cette réforme du droit d’asile est de réduire les délais d’examen des demandes à neuf mois au lieu de deux ans actuellement.

François-Noël Buffet, sénateur UMP et rapporteur de ce texte, présente les pistes de réflexion qui concernent l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) : « Il y a plusieurs moyens d’y parvenir, notamment la création d’une procédure dite accélérée avec la création au niveau de la Cour nationale d’un juge unique, ce qui permet de traiter plus rapidement les procédures ou les demandes dont on sait qu’elles ont un caractère dilatoire, affirme-t-il. Donc l’enjeu, c’est que ceux qui ne relèvent pas de l’asile ne viennent pas encombrer cette procédure. »

Autre proposition avancée par le sénateur : s’attaquer aux déboutés du droit d’asile. Pour cela, il veut durcir le texte : « Lorsque l’Ofpra ou la CNDA rendent une décision définitive, elles prennent en même temps une obligation de quitter le territoire français [à l’égard du débouté, ndlr]. Et puis aussi je propose que lorsqu’un demandeur a fait le choix d’engager une procédure, s’il ne l’obtient pas, il ne puisse pas faire une demande pour rester sur le territoire pour d’autres raisons », indique-t-il.

Reste la question non résolue et qui ne sera pas abordée dans ce texte des « ni-ni », ceux qui n’ont pas obtenu le statut de réfugiés mais qui ne peuvent pas non plus être expulsés dans leur pays où leur vie serait mise en danger.

Rfi

Pape Cissoko ce franco-sénégalais se déploie dans diverses conférences ici et là : voici son actualité

 Actualité de Pape CISSOKO Enseignement universitaire
Sujet du cours : Représentation de la violence à travers les cultures DU du 11/05/2015
Diplôme Universitaire (DU) « Santé, maladie, soins médiation et culture », en partenariat avec l'Université Paris-Descartes, co-dirigé par le Pr Silla Consoli et le Dr Rachid Bennegadi, et coordonné par Stéphanie Larchanché. Ce DU est ouvert à tous les professionnels travaillant auprès de personnes migrantes et réfugiées et souhaitant améliorer leur prise en charge en acquérant les bases théoriques et les outils pratiques pour travailler en situation transculturelle.

Actualité de pape Cissoko : 5 ème nuit de la philo à St –Louis du SENEGAL
Nuit de la Philosophie de l'Institut Français de Saint-Louis que nous organisons depuis 2010. La date retenue est le samedi 30 mai prochain de 21h jusqu'au petit matin...
Pour cette 5e Nuit de la Philosophie la thématique sera axée autour de la place et du rôle des media avec comme formulation: Les media : vecteur du pluralisme ou nouveaux instruments de pouvoir ?
Il s'agit de partir de ce sujet pour donner libre cours à l'esprit critique en favorisant la prise de parole d'un public majoritairement composé de lycéens et d'étudiants. Pour animer ce banquet philosophique : Diatou Cissé, Journaliste - Présidente du SYNPICS , Mamoudou Ibra Kane, Journaliste - Directeur GFM , Mor Faye , Directeur UFR CRAC - UGB, Rachid ID Yassine, Enseignant - chercheur - UGB
Nous aurons aussi des interventions par Skype notamment avec les professeurs René Villemure, Ethicien - Québec et Pape Bakary Cissoko, philosophe et formateur interculturel - Paris
Alpha Amadou Sy professeur de Philo et acteur culturel doublé d'un écrivain se chargera de modérer le débat.
Thierry DESSOLAS Directeur délégué
INSTITUT FRANÇAIS SÉNÉGAL – Site de Saint-Louis
Avenue Jean Mermoz – Nord tél : +221 33 938 26 26 port : + 221 77 569 03 19
Site internet : www.institutfrancais-senegal.com Facebook : INSTITUT FRANCAIS DE SAINT-LOUIS

Actualité de Pape CISSOKO en France/Paris –Cité internationale

Dans le cadre du Festival annuel "L'Afrique dans tous les sens" où l'invité sera le Sénégal , organisé par SAFOUL PRODUCTION depuis 2010, il est prévu, en dehors des multiples évènementiels différentiels et multi artistiques, un Débat / Table Ronde sur le thème :
"La Citoyenneté à l'épreuve de la Mondialisation : quel rôle pour la Société Civile ?"
De par vos compétences et votre expertise avérées, nous vous sollicitons pour faire partie du panel d'intervenants, le Samedi 6 Juin, de 15h à 18h, à la Cité Universitaire Internationale de Paris.
Les modérateurs seront Monsieur Lamine Sagna Professeur de Sociologie aux USA et en France, et le Dr Ndongo Mbaye Sociologue et journaliste , écrivain et poète.
Avec la participation de Pape Bakary CISSOKO, Philosophe, Conférencier et formateur interculturel
Dr Ndongo MBAYE

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