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A la Une: Saïd Kouachi se serait rendu au Yémen

Suspecté d'avoir commis l'attentat contre Charlie Hebdo, celui-ci se serait rendu au Yémen en 2011. C'est un responsable américain qui a donné cette information reprise d'ailleurs par toute la presse nord-américaine ce matin. Si aucune précision n'a été donnée concernant la période exacte durant laquelle Saïd Kouachi était au Yémen, on sait en revanche qu'il a été formé au maniement des armes par un membre d'AQPA, c'est à dire la branche d'al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Selon le New York Times, Saïd Kouachi s'est rendu au Yémen, comme de nombreux autres jeunes Occidentaux, suite aux appels répétés d'un certain Anwar al-Awlaki, prédicateur américain d'ascendance yéménite qui appelait régulièrement à attaquer l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Cet imam américain, considéré comme l'idéologue en chef d'AQPA, a été tué par une frappe de drone en septembre 2011.

Selon un autre responsable américain qui ne souhaite pas être identifié, les frères Kouachi étaient « depuis des années » sur la liste noire américaine du terrorisme, ils étaient donc surveillés. Saïd et Chérif Kouachi étaient également sur la no fly list, c'est-à-dire la liste des personnes interdites de vols au départ ou à destination des Etats-Unis.

La presse américaine scrute la traque lancée contre les deux auteurs présumés de l'attentat de Charlie Hebdo

Il n'y a qu'à voir les Une des différents journaux. Toutes ont au moins une photo des événements qui secouent la France depuis plus de 48 heures maintenant. Le New York Times qui met en Une cette information concernant le voyage de Saïd Kouachi au Yémen, publie également une grande photo où l'on voit les membres du Raid, l'unité d'élite de la police nationale française, dans les rues de la petite localité de Corcy, dans le département de l'Aisne, où durant des heures hier et la nuit dernière, les forces de l'ordre ont minutieusement recherché les deux suspects.

L’autre grand quotidien national, le Washington Post, a également choisi cet angle et publie en médaillon les photos des deux frères Kouachi. Un autre journal, le Daily News, a choisi une photo choc. C’est le moins que l’on puisse dire. Une seule photo qui fait toute la Une de ce quotidien. On y voit un bureau dans les locaux de Charlie Hebdo, avec du sang un peu partout et cette précision : exclusivité mondiale. Une photo, que seul un tabloïd peut publier avec un titre également choc : « dans l’horreur sanglante du magazine parisien ».

Au Canada, là aussi on suit la traque en direct

Tous les sites des journaux canadiens, francophones ou anglophones, suivent l’évolution de la situation. Le quotidien francophone La Presse publie cette information sous ce titre : « Plusieurs sites internet français piratés ». Selon le journal, « les sites web de plusieurs municipalités et entreprises liées au département du Val-d'Oise, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, ont été piratés hier soir pour faire place à des pages visiblement liées au groupe État islamique (EI) ».

Une information confirmée par la suite puisque sur le site internet du conseiller régional d’Ile-de-France, Eric Coquerel, on peut en effet lire des messages du groupe Etat islamique. Le quotidien La Presse a également sa Une entièrement consacrée à la traque. Une grande photo sur fond noir : un policier du FIPN, la force d'intervention de la police nationale, agenouillé, avec un fusil à lunette bien calé entre ses mains et un titre : « La France sur le qui-vive ».

Dans le reste du continent, la presse est sur la même longueur d’onde

Toute la presse sud-américaine suit l'évolution de la situation sur place avec des réactualisations constantes. Par exemple le site internet du quotidien argentin Clarin consacre près de la moitié de sa page de garde à cette affaire avec un live sur l'avancée de la traque qui redirige l'internaute vers des sites français, la mise en ligne de nombreux témoignages, des encadrés sur les caricatures, sur les filières jihadistes. Bref une couverture très exhaustive.

On retrouve le même type de couverture sur les sites des quotidiens chiliens El Mercurio et La Tercera. En Colombie, le journal El Espectador a choisi de dresser les portraits des grands caricaturistes décédés lors de cet attentat. Là aussi, toute une série d'articles avec des portraits des cinq grands caricaturistes tués « victimes de l'anti-humour », selon El Espectador. Le journal revient également sur le parcours des deux frères Kouachi et le voyage de Saïd au Yémen, avant d'évoquer dans un autre article la suite pour l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui a annoncé qu'un numéro sortirait la semaine prochaine à un million d'exemplaires. Mexique, Brésil, Pérou et presque tous les pays non-mentionnés suivent ces événements et sont solidaires des médias français et de la France en général.

Robert Badinter : «Les terroristes nous tendent un piège politique» par  Laure BRETTON

 

 

Robert Badinter au Forum Libé de Rennes, en avril 2014. (Photo Adèle Brossard)

Après l'attentat, l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand en appelle à la justice.
Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, réagit à l'attaque contre «Charlie Hebdo».
«Devant un tel crime, préparé et exécuté de sang-froid, c'est d'abord aux victimes que pense chacun d'entre nous. Policiers assumant le risque quotidien auquel les expose leur devoir, journalistes réunis pour accomplir leur mission d'information, sans laquelle la démocratie serait étouffée. Ces journalistes-là sont morts pour nous, pour nos libertés qu'ils ont toujours défendues. Sachons nous en souvenir. L'émotion nous saisit aussi à la pensée de leurs familles, de leurs proches, que le crime frappe au cœur par ricochet et qui vivront désormais comme des invalides, amputés de l'être humain qui était une part d'eux-mêmes.
«Au-delà du chagrin et de la pitié s'inscrit le devoir de justice. Nous sommes assurés que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. A la justice de décider de leur sort, en toute indépendance et dans le respect de l'Etat de Droit. Ce n'est pas par des lois et des juridictions d'exception qu'on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l'histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n'ont rien gagné en efficacité répressive, mais beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d'honneur.
«Enfin, pensons aussi en cette heure d'épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d'autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l'idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l'indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l'égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu'ils rêvent d'ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides.»
Laure BRETTON www.liberation.fr/

Dessiner ce n’est pas gagner disait D. P ; charlie hebdo endeuillé !!!

 

La liberté est toujours menacée dans notre vie. Chacun essaie d'user de cette liberté comme il peut et comme il veut mais tout en pensant à l'autre, ma liberté s'arrête là où commence celle des autres.
Chacun essaie de faire au mieux, chacun joue une partition pour faire avec cet orchestre qu'est notre monde, un concert du vivre ensemble dans le respect de la différence et de la ressemblance.
De quoi veut-on parler, de ce qui s'est passé aujourd'hui à Paris dans un organe de presse ou le dessin, le crayon, le feutre exprime tout, nous parle. Le dessin, la caricature est une forme d'art et de langage qui soumet tout au crible de sa mine pour dénoncer, informer, indiquer et surtout secouer le joug. L'obscurantisme nous détourne de la vérité, le fanatisme et l'intégrisme nous aveuglent et nous déroutent de la Voie celle de l'Humanité dans sa différence plurielle.
L'art, la patte, les caricatures de l'organe de presse satirique « Charlie Hebdo » touchent les pans de la société sans distinction au nom des lumières. Faut-il se moquer de tout avec qui avec quoi ?
Je ne sais pas, mais ce dont je suis certain, c'est que derrière tout acte, toute caricature, tout dessin, il y a une part de vérité qu'il faut retrouver et comprendre.
Dessiner c'est aussi enseigner, résister, contre la pensée unique, c'est une arme redoutable difficile à emprisonner et pourquoi donc assassiner le rire, pour créer une tension dans un monde déjà en difficulté.
Charlie hebdo nous apporte chaque semaine, pour les uns une joie, pour d'autres une peine, mais a-t-on le droit de bâillonner cet autre qui ne fait que son job, pourquoi lui tirer dessus pour le taire à jamais.
Trop de violence au nom des religions alors que la religion c'est le lien. Quand on lit le Prophète Mohamed, on comprend sa douceur et sa gentillesse qui est saluée aujourd'hui par beaucoup de gens. Des groupuscules au lieu de laisser tranquilles les honnêtes citoyens sèment la terreur pour taire ou clouer la bouche des citoyens qui veulent vivre et rire dans le respect de l'altérité.
L'humour, le dessin, la peinture, etc, la liberté d'expression, l'union des républicains, les musulmans, les catholiques, les juifs et toutes les confessions ont le droit de vivre ensemble sous l'éclairage du soleil et des lumières.
Ce mercredi 7 janvier 2015 sera une date douloureuse pour la liberté de la pensée et nous n'oublierons pas.
La guerre de civilisation tant souhaitée, cette haine tant vomie, cette démocratie bafouée, n'aura jamais d'issue positive dans notre monde éduquée en constante mutations.
Je préfère vivre debout que de mourir assis, et je me battrai chaque jour pour repousser l'obscurantisme d'où qu'il vienne.
Je suis charlie, nous sommes tous pour le respect mutuel, le dialogue interculturel sain et l'invention de cette civilisation de l'universel tant recherchée par le président poête Léopold Sédar Senghor.
Pape Cissoko

Le Gotha Noir (édition 2014-2015) 3 ème  édition

 

Il faut oser se dire. On est en France, français, nous donnons à la France, nous payons nos impôts, soyons des citoyons honnêtes et fiers de contribuer au succès de notre patrie.Pape CISSOKO

Le Gotha Noir de France dresse, par d'éminentes contributions, un portrait de la place des Noirs dans la société française contemporaine avant d'évoquer près de 300 parcours d'excellence : hommes et femmes d'affaires ou politiques, grands chefs cuisiniers, sportifs, intellectuels, artistes en tous domaines..., elles sont nombreuses ces « étoiles » qui éclairent le drapeau tricolore. Nombreuses certes, mais sont-elles assez brillantes pour bouter définitivement dans l'ombre les préjugés sur les Noirs dans le monde professionnel ? Il semble que non. Des Dumas, Césaire, Senghor et, de nos jours, Tania de Montaigne, Marie Ndiaye, Fatou Diome etc., ont pourtant démontré depuis fort longtemps que les Noirs ne sont pas confinés à l'oralité « primitive » de leurs cultures. Des chefs d'entreprise tels que Malamine Kone, Hapsatou Sy, Olivier Laouchez, José Jacques-Gustave et tant d'autres, ont prouvé que les Noirs ne sont pas des « dilettants » ataviquement bercés par la chaleur des Tropiques. Démentir les préjugés par l'exemple, tel est l'objectif du « Gotha Noir de France » ! Communautaire de par son objet, le Gotha Noir de France n'est pas une oeuvre communautariste; bien au contraire ! Ce livre est loin de s'enfermer dans le « pathos » de la souffrance du Noir. Chaque page signe un désir d'appartenance légitime, pleine et entière à la nation française. Sans aucune complaisance sur le diagnostic passé et présent, la volonté est cependant, dans un esprit d'ouverture, d'aller de l'avant ! Ainsi le Gotha Noir de France vise-t-il l'EFFICIENCE.
"Démentir les préjugés par l'exemple" tel est l'objectif du « Gotha Noir de France ».
Un ouvrage de référence qui ambitionne de favoriser la visibilité positive, l'émergence des réussites afro-françaises et de mettre en lumière les parcours d'exemples de celles et ceux qui contribuent chaque jour au rayonnement positif des Noirs de France
Pourquoi le Gotha Noir de France
Le Gotha Noir de France, offre en particulier à une jeunesse issue des minorités parfois découragée par les obstacles qu'elle rencontre pour trouver pleinement sa place dans notre société, quelques modèles de référence.
Le Gotha Noir de France dresse, par d'éminentes contributions, un portrait de la place des Noirs dans la société française contemporaine et évoque près de 300 parcours d'excellence : hommes et femmes d'affaires ou politiques, grands chefs cuisiniers, sportifs, intellectuels, artistes en tous domaines...,elles sont nombreuses ces « étoiles » qui éclairent le drapeau tricolore.
Nombreuses certes, mais sont-elles assez brillantes pour bouter définitivement dans l'ombre les préjugés sur les Noirs dans le monde professionnel ? Il semble que non. Des Dumas, Césaire, Senghor et, de nos jours, Marie Ndiaye, Fatou Diome etc., ont pourtant démontré depuis fort longtemps que les Noirs ne sont pas confinés à l'oralité « primitive » de leurs cultures. Des chefs d'entreprise tels que Des chefs d'entreprise tels que Malamine Koné, Hapsatou Sy, Olivier Laouchez, José Jacques-Gustave et tant d'autres,et tant d'autres, ont prouvé que les Noirs ne sont pas des « dilettants » ataviquement bercés par la chaleur des Tropiques ; etc.
« Démentir les préjugés par l'exemple » tel est l'objectif du « Gotha Noir de France » !
Communautaire de par son objet, le Gotha Noir de France n'est pas une oeuvre communautariste; bien au contraire ! Ce livre est loin de s'enfermer dans le « pathos » de la souffrance du Noir. Chaque page signe un désir d'appartenance légitime, pleine et entière à la nation française. Sans aucune complaisance sur le diagnostic passé et présent, la volonté est cependant, dans un esprit d'ouverture, d'aller de l'avant ! Ainsi le Gotha Noir de France vise-t-il l'EFFICIENCE.
Dr Elie NKAMGUEU
Président du Club Efficience
Initiateur du Gotha Noir de France

Les 5 points forts du Gotha Noir
Un constat sans complaisance sur le défaut de visibilité de la composante noire de la société française (minorité qui n'a de « visible » que sa couleur, non ses talents), dans le passé(le talent du Chevalier de Saint-George, la négritude d'Alexandre Dumas ou de Pouchkine...; l'absence de référence aux apports techniques et technologiques des Noirs dans l'histoire de l'humanité...) comme dans le présent (subsistance de nombreux préjugés, souvent intériorisés par les Noirs eux-mêmes).
Mais une dynamique constructive : contribuer à réduire l'ignorance, source d'intolérance. Un objectif: « savoir et faire savoir » pour « déconstruire » les préjugés; Une méthode: la plus simple et incontestable, celle de l'exemple.
Un ouvrage communautaire: Le Gotha Noir de France est le premierouvrage offrant une vision communautaire positive de l'apport de nos contemporains Noirs dans tous les secteurs d'activité français.
Ouvrage certe communautaire mais pas communautariste(esprit d'ouverture). Nous disons simplement à la France « nous sommes là; nous t'offrons nos rêves, nos ambitions, notre intelligence et nos talents. Accepte-les;prends-les et optimise-les! Fais-les croître en ton sein afn que nous nous sentions défnitivement, pleinement et intrinsèquement une partie de toi. »
Transversalité professionnelle: l'ouvrage ne se cantonne pas à un secteur d'activité particulier (les sportifs Noirs, les hommes/femmes politiques Noirs...),mais évoque toutes les CSP composant le tissu économique Noir de France
Dr Victor TANTCHEU
S.G. du Club Efficience
Directeur de publication du Gotha Noir de France

Le Cercle de Réflexion Efficience
Organe de prospection, il est Composé de leaders d'opinions, de personnalités ressources
Il a pour mission de définir les grandes orientations stratégiques du Club Efficience, et des méthodes visant à atteindre ses objectifs.
Il publie le résultat de ses travaux sous forme de : Recommandations, points de vigilance ou mise en garde
Le Think Tank permet ainsi d'aider à la contextualisation socio-économique des questions liées à des thématiques très variées. (Economie, Histoire, Environnement, societal)
Fondements
En France la question de la représentativité des minorités s'invite de plus en plus dans le débat.
Estimés à 5% de la population, les Noirs sont peu visibles dans les sphères décisionnaires.
Et pourtant, de plus en plus d'entre eux voient leur parcours couronné par une réussite exceptionnelle
En travaillant sur la population afro-française, nous avons relevé quelques évidences :
- Absence de visibilité du dynamisme économique,
- Déficit de communication et d'image
- Déficit de représentativité dans les grands corps de l'état, dans les grandes écoles, et dans les conseils
d'administration des grandes entreprises.
- Absence de culture de réseaux et d'objectifs stratégiques.
La palette des actions proposées par le Club Efficience se résume en quelques points :
- Mettre en lumière les réussites afro-françaises
- créer un réseau de l'élite issue de la diversité
- Inciter nos jeunes à emprunter les filières des écoles d'excellence.
- promouvoir l'insertion en entreprise
- Inciter nos jeunes a la création d'entreprise.
- Promouvoir les jeunes talents

Nos Valeurs

LEADERSHIP VISIBILITE TALENTS COMPETENCES
REUSSITE EXEMPLARITE TRAVAIL MERITE
EXCELLENCE EMERGENCE INCIDENCE
CHANGEMENT INTEGRATION PLURALISME CULTUREL
« Notre destin nous appartient. Il est riche d'opportunités, comme nous sommes riches de convictions ».
Club Efficience - 17, rue du Colisée, 75008 Paris

NAÎTRE MÈRE- Essai philosophique d'une sage-femme par Hélène de Gunzbourg

Cet essai est la réflexion d'une sage-femme qui, depuis trente ans, a accompagné des femmes pendant leur grossesse et après la naissance de leur enfant, écoutant leur questionnement sur l'arrivée au monde d'un enfant désormais « désiré ». La révolution dans la procréation et la transformation de la famille concerne chacun d'entre nous. Faut-il redouter que les forces aveugles de la nature ou du destin soient remplacées par la rigueur glaciale et anonyme de la technoscience et de son « expertise » ?
Les philosophes ont rarement abordé la naissance comme sujet en soi ; cependant certains d'entre eux, et non des moindres, éclairent cette expérience fondamentale sans laquelle le monde ne serait pas.
Cet essai est la réflexion d'une sage-femme qui, depuis trente ans, a accompagné des femmes pendant leur grossesse et après la naissance de leur enfant, écoutant leur questionnement sur l'arrivée au monde d'un enfant
désormais «désiré».
La révolution dans la procréation et la transformation de la famille concerne chacun d'entre nous. Faut-il redouter que les forces aveugles de la nature ou du destin soient remplacées par la rigueur glaciale et anonyme de la technoscience
et de son «expertise» ?
Chaque naissance reste une expérience singulière, initiatique, fondatrice d'humanité, et c'est à la femme devenant mère d'ouvrir le monde à son enfant.
C'est elle qui lui transmet la culture, avec la langue maternelle qui passe par le corps à corps et la sensualité première. Elle chemine sur ce parcours difficile, éprouvant l'angoisse de la séparation, celle de l'ouverture de tous les possibles,
y compris celle du néant à l'aube d'une nouvelle vie humaine.
Sur ce chemin, elle fait d'étranges rencontres, inquiétantes ou structurantes, dont celle de la sage-femme pour l'aider à franchir le passage.
Hélène de Gunzbourg, née en 1947 à Paris, fut journaliste puis
sage-femme. Elle a exercé à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart
puis en libéral, à Paris. Elle a soutenu une thèse en philosophie
pratique sur la naissance et la sage-femme en 2011, à l'Université Paris-Est – Marne-la-Vallée.

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