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La série phénomène Violetta expliquée... aux parents

 

Martina Stoessel, alias Violetta

" Cette série happe nos enfants  mais en même temps égayent les parents tellement les chansons sont belles en plus de l'envie qu'elles donnent aux enfants d'apprendre l'espagnol. La musique unit les diversité. On demandera aux parents d'être vigilants sur les amours qui se font et se défont, les coups bas , la vie c'est aussi des gens qui peuvent s'aimer longtemps malgré les divorces etc ."pape Ichrono

La série phénomène Violetta expliquée... aux parents  Par Fabien Morin

LE SCAN TÉLÉ - Elle vient de remplir ses six concerts au Zénith de Paris en 45 minutes. Sa série cartonne dans le monde entier. Mais qui est cette fameuse Violetta que les petites filles s'arrachent même chez nous ?
J'achète1/5Violetta. Le rêve des enfants, le cauchemar des parents? Un brin caricatural, mais pas si loin de la vérité quand même. En deux ans, Violetta est devenue le nouvel emblème de Disney Channel, une machine bien huilée à la Miley Cyrus et Selena Gomez, qui fait rêver toutes les petites filles et adolescentes du monde entier.
La série est un succès du Chili à la Turquie. Les billets de ses concerts s'arrachent à prix d'or. Le phénomène a débarqué en France et ne semble pas près de s'essouffler. La preuve: en plus des dix-huit dates de sa tournée dans l'Hexagone en 2015, la production vient d'en ajouter huit autres supplémentaires pour faire face à la demande. Les six concerts au Zénith de Paris ont affiché complet en 45 minutes seulement. Alors voilà ce qu'il vous faut savoir sur Violetta...
Les origines
Violetta est une serié télévisée... argentine. Oui, pas de scoop pour les fans. Mais l'information est de taille pour les novices. Dans Violetta, on parle et on chante en espagnol.
Mieux vaut le savoir dès maintenant avant de s'afficher en pensant bien faire au moment de pousser la chansonnette dans la langue de Shakespeare. Produite par Disney Channel, la série a été diffusée pour la première fois le 14 mai 2012 en Argentine. Elle a débarqué chez nous sur Disney Channel France cinq mois plus tard , puis sur NT1 le 13 octobre 2013.
Contrairement aux autres succès du même genre (Hannah Montana notamment...), la série est construite sur le modèle des telenovelas sud-américaines et chaque saison est composée de 80 épisodes de 40 minutes.
L'histoire

Au début de la série, Violetta est âgée de seize ans. C'est une jeune fille talentueuse, mais timide, qui a hérité de la voix de sa mère, une chanteuse très populaire décédée lorsque Violetta n'avait que cinq ans. De retour d'Europe, elle va réussir à être admise dans une célèbre école des arts de la scène à Bueno Aires.
Surprotégée par son père, elle décide de ne pas lui révéler la nouvelle. Amour, amitiés, secrets de familles vont alors rythmer son quotidien. Classique, mais efficace.
C'est LA star du programme, forcément. Avant même de décrocher le rôle-phare de la série, Martina Stoessel était déjà connue du public sud-américain. A 11 ans, elle figurait à l'affiche de plusieurs séries argentines (notamment Patito Feo). La jeune fille (âgée de 17 ans aujourd'hui) a été remarquée par Disney grâce à son père, producteur de Danse avec les stars au Paraguay.
Depuis qu'elle incarne la jeune Violetta Castillo, Martina Stoessel est devenue une star planétaire. Ses fans sont appelés les Tinistas. Et leur communauté ne cesse de s'agrandir. Ils sont près d'1,2 million à la suivre sur son Twitter...
Marketing
Violetta, c'est une série télévisée. Mais ce sont aussi des disques (vendus par millions), des concerts (aux quatre coins du monde) et de multiples gadgets et autres produits dérivés. Les ados (et leurs parents) dépensent sans compter.
Les prix des places de ses concerts au Zénith de Paris coûtent entre 40 et 99,40€ et ce tarif exorbitant n'a pourtant pas effrayé les fans. Et pour ceux qui n'ont pas obtenu le précieux sésame, des salles de cinéma restransmettent même le concert en direct...
En Bonus
Le générique de Violetta, En mi mundo, qui va donner envie à toute une génération d'ados de vouloir apprendre l'espagnol...
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Ukraine: militaires comme civiles espèrent un cessez-le-feu

Alors que les négociations diplomatiques prennent une nouvelle dimension, avec une rencontre au sommet prévue à Minsk, en Biélorussie, mercredi 11 février, les combats redoublent de violence dans le Donbass. Il semble que chaque camp tente de conquérir un peu plus de territoire avant l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu. Militaires et civils attendent avec impatience les résultats des pourparlers.

Comme tous les Ukrainiens, le commandant de la garde nationale ukrainienne Andriy Balan retient son souffle en observant de loin les négociations de paix qui pourraient décider du sort du Donbass. En tant que militaire, il ne cache pas son désir de paix auprès de notre envoyé spécial à Kramatorsk, Sébastien Gobert.

« On espère que cela va déboucher sur quelque chose parce qu’on en a marre de cette guerre, explique-t-il. Peut-être que les nouvelles négociations vont permettre de trouver une solution à ce conflit parce qu’on ne peut pas résoudre ces problèmes avec les moyens militaires. »

Pour Andriy Balan, l’armée ukrainienne est une bonne armée, et relativement bien dirigée par le gouvernement de Kiev. Mais une des raisons de l’enlisement sanglant des derniers mois est évidente : « Nous nous battons contre la troisième armée du monde, l’armée russe et non contre les séparatistes de notre pays. »

L’Ukraine doit se battre sur trois fronts

Andriy Balan tient aussi à rappeler la complexité de cette guerre, qui se joue au moins sur trois fronts : « Le premier front c’est ici à l’Est, le deuxième front c’est la corruption dans notre gouvernement et le troisième front c’est les gens en Ukraine qui pensent que cette guerre ne les concerne pas. »

Comme des millions d’autres, Andriy Balan observera de très près les résultats des négociations diplomatiques. Lui et ses camarades n’ont qu’une seule envie désormais, rentrer à la maison, sains et saufs.

En attendant, les combats se poursuivent. Séparatistes pro-russes d'un côté, forces ukrainiennes de l'autre. Et dans les deux camps, le nombre de victimes ne cesse de croître. Une grande partie d'entre elles sont des civils. Et pour cause : les règles du droit international humanitaire, censées protéger les personnes qui ne participent pas aux combats, sont bafouées dans les deux camps, selon Nina Walch, chargée des crises à Amnesty International.

Un million de déplacés selon l’ONU

« Les deux camps utilisent des roquettes tirées au hasard et des obus de mortier non guidés, et cela dans des zones très densément peuplées, détaille-t-elle. Ils installent des soldats, de l’armement dans des zones résidentielles et ne prennent très clairement pas les précautions nécessaires qui sont quand même prescrites par le droit international militaire pour épargner les civils.  »

Les civils sont souvent coincés dans leurs villes ou villages, incapables de s’éloigner des combats tant ils sont pris entre deux feux. Une situation qui détériore considérablement les conditions humanitaires sur place. « Les habitants des zones visées passent leurs nuits dans les sous-sols ou dans des abris souterrains qui sont surpeuplés, raconte Nina Walch. Parce qu’ils cherchent à se protéger des bombardements et des tirs de roquettes qui sont incessants. Du coup, beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux services de base. C’est-à-dire, l’eau courante, il n’y a pas assez de nourriture, il n’y a pas de médicaments. » Selon l'ONU, 5 000 personnes auraient été tuées, 12 000 blessées et près d'un million de civils seraient en fuite, depuis le début du conflit.

Envoi d'armes à l'Ukraine: Obama n'a encore rien décidé

Que faire si la diplomatie échoue en Ukraine, c’est la question à laquelle le président des Etats-Unis et la chancelière allemande sont confrontés. Angela Merkel a pris la direction de Washington pour s'entretenir de ce dossier sensible avec Barack Obama. Elle est venue défendre la solution diplomatique portée également par Paris pour résoudre la crise ukrainienne.
 

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Barack Obama et Angela Merkel ne sont manifestement pas à l’aise face à la question des livraisons d’armes à Kiev. Le président des Etats-Unis et la chancelière allemande ont répété sur tous les tons qu’il fallait donner une chance à la diplomatie dans la crise ukrainienne. Et continuer, si besoin, d’augmenter la pression sur Moscou en appliquant de nouvelles sanctions économiques.

Des livraisons d’armes ne sont toutefois pas totalement exclues, si la diplomatie échoue. « Mon équipe travaille sur toutes les hypothèses », explique Barack Obama, précisant qu’il n’envisage pas une offensive de l’armée ukrainienne contre une armée russe beaucoup plus puissante. « C’est plutôt dans l’objectif de voir ce que nous pouvons faire pour aider l’Ukraine à renforcer sa défense face à l’agression séparatiste. Mais je veux souligner le fait qu’aucune décision n’a encore été prise ».

Si livraisons d’armes il y a, il s’agirait d’armes défensives, ce que demande le président Porochenko sur tous les tons. Une requête soutenue au Congrès américain. Mais le président des Etats-Unis refuse de parler d’ultimatum. C’est, dit-il, « une situation évolutive que nous étudions jour après jour ».

Barack Obama et Angela Merkel enfin ont consacré une large partie de cette conférence de presse à montrer une entente parfaite sur la stratégie à adopter face à la crise en Ukraine. Il s’agissait de démentir les divergences que les observateurs ont cru déceler ces derniers jours.

Législative du Doubs: le PS rompt la spirale de l’échec électoral

Le socialiste Frédéric Barbier a remporté d'une courte tête le duel qui l'opposait, dimanche 8 février, à la candidate du FN, Sophie Montel. Il s’impose donc lors de ce second tour de la législative partielle du Doubs, avec 51,43% des suffrages contre 48,57%. Ce scrutin pouvait être perçu comme ayant une valeur de test national.

Avec notre envoyée spéciale à Montbéliard, Véronique Rigolet

C’est une victoire sur le fil pour Frédéric Barbier, à un petit millier de voix devant la candidate frontiste. La victoire est courte mais belle pour la gauche qui a su se mobiliser dans le Doubs pour faire barrage au Front national. Une victoire possible grâce à l’aide également d’une partie des électeurs UMP. Frédéric Barbier les remercie d’ailleurs en citant Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet.

Mais à peine élu, le député socialiste s’inquiète de la progression du FN et il n’hésite pas à interpeller le gouvernement : « Chers amis, il ne faut pas se voiler la face. Il est grand temps avant qu’il ne soit trop tard de promouvoir, d’accélérer les réformes audacieuses et que le personnel politique accepte de se remettre en cause. »

Côté Front national, la courte défaite est également vécue comme une victoire face au système raille Sophie Montel. Pour elle, c’est une leçon faite à l’ensemble de la classe politique, du PS à l’UMP, en passant par les Verts et les centristes. Elle se félicite de la voie royale qui estime-t-elle s’ouvre désormais pour le FN : « Par rapport aux élections législatives de 2012 au deuxième tour, nous avons gagné 25 points alors que le Parti socialiste ne progresse que d’un point environ. Pour moi, cela nous ouvre un boulevard pour 2017, c’est la voie royale. » A six semaines des élections départementales, le PS vient en tout cas de rompre avec la spirale de l’échec aux scrutins électoraux. Une dynamique nouvelle malgré la montée du FN.

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