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Le 29 avril 1945, nouvelle carte d'électeur en poche, les Françaises votaient pour la première fois de leur histoire, lors des élections municipales

 

Respecter la femme c'est respecter l'humanité qui est en nous, donner aux femmes ses droits c'est faire avancer le monde. Pape CISSOKO

(AFP) Le 21 avril 1944, il y a pile-poil 70 ans, le droit de voter et d'être élues était enfin accordé aux femmes, près d'un siècle après les hommes, par une ordonnance du Comité français de la Libération nationale signée par Charles de Gaulle depuis Alger.
Le droit de vote des femmes est confirmé par l'ordonnance du 5 octobre 1944, sous le Gouvernement provisoire de la République française. Il faudra attendre le premier scrutin après la Libération, les municipales, en cet historique mois d'avril 1945, pour que douze millions de femmes puissent l'exercer.
Mais, 70 ans plus tard, elles peinent encore à s'imposer dans la sphère politique en dépit des lois sur la parité. Les têtes de liste sont encore majoritairement masculines et les femmes souvent cantonnées aux dossiers sociaux ou relatifs à la petite enfance...
L'Assemblée nationale compte 155 députées sur un nombre total de 577 élus, soit 27% seulement de l'hémicycle qui se conjugue au féminin.
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Séisme: 18 alpinistes tués sur l’Everest, les survivants racontent

Le séisme au Népal et les répliques qui ont suivi ont fait des victimes jusque sur les pentes de l’Everest : 18 alpinistes ont été tués dans une avalanche déclenchée par le tremblement de terre qui a fait également 60 blessés sur le versant népalais du Mont-Everest.

Ara Khatchadourian, alpiniste français, a eu de la chance. Il était dans le camp de base situé sur le versant nord de l’Everest, lorsque le séisme a frappé. « J’étais en train de déjeuner, quand le sol s’est mis à trembler. Il y a eu beaucoup de chutes de cailloux et de rochers qui se décrochaient au-dessus du camp de base », raconte l’alpiniste, joint par RFI. Il raconte également comment il a ressenti, lui aussi, les répliques qui ont suivi, notamment ce dimanche matin.

Mais dans ce camp de base situé côté chinois, situé à 5200 mètres d'altitude, le séisme a certes été impressionnant, mais il a été moins violent que sur le versant népalais. « De ce côté-ci de l’Everest, le côté nord, il n’y a pas eu d’accident. Le problème, c’est que l’on n’a pas d’information. Ça vient goutte à goutte, sur les téléphones », explique Ara Khatchadourian, qui estime qu’une opération de rapatriement n’est pas nécessaire pour sortir les alpinistes.

Accident le plus meurtrier sur l'Everest

De l’autre côté de la montagne, par contre, le séisme a été meurtrier. Une avalanche déclenchée par le séisme a détruit le camp de base situé à environ 5 500 mètres d'altitude. 18 personnes ont été tuées, et une soixantaine d’autres blessées. C’est l’accident le plus mortel sur le Mont-Everest, déjà frappé l’an dernier par une avalanche meurtrière qui a tué 16 sherpas népalais au camp de base.

Kanchaman Tamang, un cuisinier népalais employé par une agence britannique spécialisée dans ce type de voyages sportifs extrêmes, était déjà là lors de cette précédente avalanche. « J'étais dans la tente des repas quand l'avalanche a frappé. La tente a carrément volé », a-t-il raconté à Ammu Kannampilly, journaliste à l’Agence France-Presse qui était en reportage au même moment au camp de base.

« Après le désastre de l'année dernière, je n'étais pas inquiet. J'ai même raconté à ma famille que je travaillais au camp de base et que j'étais en sécurité. (…) La saison est terminée, les chemins sont détruits. Je ne crois pas que je reviendrai l'année prochaine. Cette montagne, c'est trop de douleur. »

« J'ai couru, couru, et la vague, semblable à un immeuble blanc de 50 étages, m'a aplati. J'ai essayé de me relever et elle m'a aplati à nouveau », raconte pour sa part George Foulsham, biologiste de Singapour. « Je n'arrivais plus à respirer, je croyais être mort. Lorsque je me suis finalement relevé, je n'arrivais pas à croire que la vague était passée sur moi et que j'étais quasiment indemne. »

Sur les réseaux sociaux, Jim Davidson, un alpiniste américain, a délivré plusieurs messages, à la fois pour rassurer sur sa situation et celle des alpinistes avec lesquels il se trouvait et pour raconter. L'un des hauts dirigeants de Google, Dan Fredinburg n'a pas eu cette chance ; membre de l'expédition, il fait partie des milliers de morts du séisme.

Marc Maurice, un « redresseur » d’écoles pour diriger NYFACS par Alexis Buisson

 

« J'ai toujours au moins travaillé 60 heures par semaine » . NYFACS (New York French American Charter School) a un nouveau proviseur et il n'a pas peur de mouiller la chemise.
L'élégant Marc Maurice (costard-cravate lors de notre visite) est entré en fonction début avril à la tête de l'établissement bilingue d'Harlem. Avec trois heures de trajet tous les jours entre Harlem et le New Jersey, où il vit, il ne ménage pas sa peine. Qu'importe. Pour cet Haïtien qui parle français, créole et anglais, diriger un établissement « multiculturel » de 80 nationalités « est un poste idéal » . « Je suis sûr que je peux transformer l'école. En regardant le programme, on peut construire une école où tout le monde veut inscrire ses enfants » , dit-il autour d'un « jerk chicken » dans un restaurant voisin.
C'est le premier poste de Marc Maurice à New York. Ce natif de Port-au-Prince, qui a vécu à Montréal, a fait la majeure partie de sa carrière à Trenton, dans le New Jersey, où il a redressé plusieurs établissements en difficulté. Son dernier poste de proviseur fut à la Trenton High School, un lycée de 1.900 élèves qui connaissait un absentéisme important. M. Maurice y a lancé de nouveaux programmes sportifs et artistiques pour motiver les élèves et mobilisé parents, enseignants et responsables d'organisations locales pour lutter contre la violence des gangs et sécuriser l'environnement scolaire. « J'ai dit aux parents: 'Je ne suis pas un psychologue' . Il faut être flexible, mais il ne faut pas se laisser casser. Il faut constamment négocier en gardant un point très fort: l'intérêt de l'enfant, de l'école, dit-il. Ma philosophie est: si l'enfant est avec moi, il aura envie d'étudier » .
NYFACS a connu un passé agité. L'école a enregistré des résultats moyens à son ouverture et connu une mise sous probation pesante par le Département de l'Education new-yorkais, qui a obéré sa capacité à lever des fonds. En outre, des tensions ont parfois vu le jour en dehors de la salle de classe au sein d'une communauté d'enseignants, d'administrateurs et de parents africains, afro-américains et blancs, à l'image de la diversité croissante de Harlem.
Sous le précédent proviseur Edith Boncompain, arrivée en 2012 à la tête de l'établissement de 200 élèves, l'école a connu la levée de sa probation et son appréciation est passée de C à B sur le « Progress Report » du Département de l'Education.
Pour Marc Maurice, qui a visité NYFACS « 6-7 fois » avant de prendre sa décision pour s'assurer que « le mariage serait durable » , l'école est mobilisée. « Il y a différentes nationalités, mais en arrivant à NYFACS, je n'ai vu qu'une famille, réunie autour du français » , dit-il. Jugeant l'école « sûre » , il veut revoir les méthodes d'enseignement. « Sur le plan pédagogique, il manquait de la structure à cause des changements de direction. Les professeurs faisaient leur travail mais ils étaient barricadés » .
Pour l'heure, NYFACS ne propose des cours qu'au 5th Grade et devra amender sa charte pour s'étendre au lycée. « Nous allons grandir, promet Marc Maurice. Nous allons changer la façon d'enseigner et améliorer les résultats et après nous ajouterons des niveaux » .
Parmi les chantiers qu'il veut lancer: l'enseignement différencié, en ayant recours à Study Island, un programme d'évaluation de chaque élève qui offre des pistes pour améliorer leurs résultats. Une méthode qu'il a éprouvée à Trenton. « La méthode de nos jours est de faire des évaluations et de créer des groupes de niveaux différents au sein d'une même classe pour faire le suivi » .
http://frenchmorning.com/

Journée mondiale du tourisme 2015, le Burkina Faso s'active

 

Journée mondiale du tourisme 2015, le Burkina Faso s'active

La Journée mondiale du tourisme (JMT), qui se tient cette année au Burkina Faso le 27 Septembre prochain, entend attirer plus particulièrement l'attention sur les opportunités qui s'offrent aux acteurs du tourisme. Malgré un contexte politique difficile, ce sera également pour le pays une opportunité de poser les bases d'un secteur qui peine à décoller. Depuis plusieurs mois, les acteurs du tourisme burkinabé sont à pied d'œuvre pour la réussite de ce grand rendez-vous mondial.

Pour le Ministre de la culture et du tourisme M. Jean Claude Dioma, il s'agit d'un défi « important » à relever, d'autant plus que les autorités de transition placent la culture et le tourisme au cœur du processus de développement du pays. Dans ce sens le président du Burkina Faso, Michel Kafando, a reçu le 26 Mars dernier le monde de la culture burkinabée. «L'Etat burkinabé, avec ses moyens limités, a toujours œuvré à accompagner les initiatives, de sorte que la vitalité de cette culture soit enviée par les autres», a-t-il expliqué Michel Kafando. Et c'est justement cette culture qui constitue un point fort pour le tourisme burkinabé, qui peut également s'appuyer sur l'installation dans le pays d'acteurs mondiaux du secteur tels que jovago.com, site de réservation d'hôtels en ligne dont l'un des objectifs est de promouvoir la destination Burkina Faso.

A 5 mois de l'évènement les acteurs peaufinent les derniers réglages. Pour rappel, le thème choisi cette année est « Un milliard de touristes, un milliard d'opportunités ». Le 27 septembre a été choisi par l'Organisation Mondiale du Tourisme en référence au 27 septembre 1970, date de l'adoption des statuts de l'Organisation Mondiale du Tourisme.

Ismael Cabral Kambell

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