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Qui est donc Charlie ? Un article d’un journal du Cameroun en Afrique Centrale.

 

Le Président Paul BIYA du Cameroun n'est pas " Charlie ", il le dit clairement et s'en moque !


Sous un autre angle, cet article pourrait s'intituler : « Un "africain" pourrait-il ou devrait-il être Charlie ? ». Les incursions des djihadistes de Boko Haram en provenance du Nigéria voisin font de nombreuses victimes au Cameroun. Bien à vous.n Modou. Luxembourg
Vu de la France, ce slogan se justifie amplement. Il peut être interprété comme un geste de solidarité et de compassion vis-à-vis des familles si durement éprouvées. Il peut aussi être compris comme l'attitude légitime d'un peuple révolté, qui refuse de se soumettre au diktat de quelques abrutis, mus par une volonté manifeste d' imposer à tous, leur vision étriquée et détraquée de Dieu ou du rapport au sacré.
La polémique ne cesse pas d'enfler autour du Slogan « je suis Charlie », apparu un peu après les attentats de ces derniers jours, notamment celui du 7 janvier, où des cinglés avaient décimé une partie de la rédaction de l'hebdomadaire satirique français, Charlie Hebdo.
« Je suis Charlie » peut traduire la détermination de la France profonde, de préserver la Liberté de presse et d'opinion en général qui est une valeur universelle essentielle, un Droit fondamental de l'Homme.
Qui peut alors, sans être de mauvaise foi, blâmer la France d'assumer son histoire, de pleurer ses morts ou de se protéger quand en Afrique on banalise la mort et on accepte la fatalité ?
Là où le problème semble véritablement se poser, c'est quand des africains reprennent en chœur le « je suis Charlie » ou pire, quand des dirigeant d'Afrique prennent sur eux d'assister aux côtés de François Hollande, à la marche organisée pour dire NON au terrorisme.
Un africain peut-il être Charlie ? La réponse est à la fois oui et non !
Oui, parce qu'aucun pays au monde n'est désormais à l'abri de ce que la France vient de subir. Des « fous » comme les Kouachi, Coulibaly et consorts peuvent frapper partout et à tout moment, au nom d'Allah, avec partout les mêmes conséquences : la désolation et la tristesse.
Le Cameroun par exemple ne le sait que trop bien, lui dont l'intégrité territoriale est violée au quotidien, par les incursions intempestives de barbares de Boko Haram, lui qui vient de recevoir une menace directe d'Aboubacar Chekaou, le chef de cette horde d'illuminés.
Des kouachi et des Coulibaly, sont nombreux en Afrique, aussi bien chez les chrétiens que chez les musulmans.
Les désastres sociaux causés par les inepties débitées par certains soi-disant pasteurs des Églises de réveil, ne sont peut-être pas aussi spectaculaires que les attentats de Charlie Hebdo, mais n'en n'ont pas moins des conséquences dramatiques sur l'ensemble de la structure sociale des pays concernés.
En outre, personne, en Afrique ou en Europe, en Asie ou en Amérique, ne doit mourir pour ses opinions ou son appartenance religieuse. On peut dire si on le pense et si on le veut que Dieu n'existe pas, que Marie n'était pas si vierge que ça ou que Mahomet était un crétin.
Aucun peuple ne doit être soumis à la peur par qui que ce soit, au nom de quoi que ce soit.
La mort tragique d'un seul être humain d'où qu'il soit, devrait forcément concerner l'humanité toute entière.
Dans ce sens, oui, tous les africains peuvent se dire des Charlie, au nom du principe universel de liberté si cher à tous les peuples de la terre.
Par contre, les africains peuvent ne pas s'identifier à Charlie pour plusieurs raisons :
D'abord parce que la violence dans le monde en général est générée par les puissances occidentales qui, au gré de leurs intérêts du moment, arment et combattent des groupes appelés tantôt des alliés, tantôt des terroristes, selon les circonstances.
Le massacre des palestiniens par l'armée israélienne, la décapitation de la Libye, de l'Irak de la Syrie de l'Afghanistan par l'Amérique et ses vassaux de l'OTAN dont la France, ainsi que la répartition inégale des richesses dans le monde, suscitent forcément des frustrations chez des jeunes épris de justice et de liberté.
Les groupes djihadistes les plus dangereux au monde ont, à un moment ou à un autre de leur existence, flirté avec les services secrets des grands puissances avant de s'affranchir et de se retourner contre elles, avec à la clé les tragédies qu'on déplore aujourd'hui.
Parlant du cas spécifique de la France, la difficulté pour des personnes d'origine étrangère de véritablement s'intégrer dans le tissu socioprofessionnel du pays, crée inéluctablement des frustrations, rapidement compensées par un formatage idéologique de type intégriste.
Vu dans sous cet angle, les africains peuvent penser, tout en respectant la mémoire des morts, que la France ne mérite que ce qu'elle a semé ouvertement ou en sous-main, en Afrique et partout dans le monde.
En plus, l'identification des africains à Charlie Hebdo aurait eu beaucoup plus de sens, s'il y avait une réciprocité dans l'échange des civilités en temps de malheur, entre les populations africaines et occidentales.
Malheureusement, les raids meurtriers de Boko Haram en territoire camerounais, le viol quotidien des femmes à l'Est de la RDC, les atrocités des al-shabab en Somalie et au Kenya n'émeuvent pas outre mesure les occidentaux, pour justifier cette mobilisation des africains derrière le peuple français. Le terrorisme et l'intégrisme sont la conséquence immédiate de l'arrogance du mépris et du cynisme des plus forts envers les plus faibles.
La France est donc complice de la tragédie de Charlie Hebdo, en quoi cela peut-il concerner l'Afrique ?
En définitive, Charlie est le symbole de la Liberté massacrée mais aussi de toutes les injustices cumulées, partout dans le monde.
Joli-Beau Koube Cameroonvoice merci
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LE COUP DE GUEULE DU PRÉSIDENT CAMEROUNAIS PAUL BIYA : « MES COLLÈGUES RENDENT HOMMAGE AUX MORTS FRANÇAIS MAIS LES MORTS DE CHEZ NOUS, ILS S'EN FOUTENT. VOUS FAITES HONTE À L'AFRIQUE »

Le Président Camerounais Paul Biya n'a pas approuvé le soutien de certains de ses collègues à la France lors de la marche Républicaine.

Même s'il dit condamner set attentat sanglant contre Charlie Hebdo, le dirigeant Camerounais n'est pas d'accord du soutien indéfectible de ses collègues à cet événement tragique alors qu'ils observent un silence troublant face aux multiples meurtres qui déciment le continent africain avec surtout les attaques de Boko Haram. Sur sa page facebook Biya n'y est pas allé du dos de la cuillère pour s'en prendre à Macky Sall et compagnie.

« Mes collègues Africains rendent des hommages aux morts Français mais les morts de chez nous ils s'en foutent. Vous faites honte à l'Afrique » a tweeté le président camerounais Paul Biya.

Le Chef de l'Etat du Cameroun condamne les présidents africains qui n'ont jamais manifesté un soutien à l'égard du Cameroun et du Nigéria qui ont perdu plus 10.000 personnes depuis 10 ans à cause du terrorisme.

Ces deux pays vivent des tensions politiques et sociales à cause de Boko Haram. Aujourd'hui des présidents africains participent à une marche de protestation en France.

Le sud du Brésil touché par une grave sécheresse

En plein été austral, l'eau commence à manquer dans les deux principales métropoles du Brésil, Rio de Janeiro et Sao Paulo.

« C’est une situation sans précédent », s’alarme le gouverneur de l'Etat de Rio de Janeiro, Luiz Fernando Pezao. Il appelle à la population d'économiser l'eau. Le niveau des réservoirs de barrage est tellement bas que jeudi dernier, la principale centrale hydroélectrique de Rio a été mise à l'arrêt.

La sécheresse touche déjà l'agriculture et l'industrie de l’Etat de Rio. Les paysans déplorent la mort de 2 000 animaux. Les entreprises, elles, commencent à rationner leur consommation d'eau. C'est déjà le cas à Sao Paulo. Le poumon économique du Brésil subit la pire sécheresse depuis 80 ans. Et les conséquences se font de plus en plus ressentir : cette semaine, plus d'un million d'habitants de la banlieue de Sao Paulo sont restés sans eau pendant une journée. Une panne d'électricité avait affecté les pompes de distribution.

Au Brésil, les centrales hydro-électriques sont la principale source d'énergie du pays. Le gouvernement fédéral se prépare déjà au pire. S'il ne se remet pas à pleuvoir suffisamment, les réserves d'eau de Sao Paulo pourraient être épuisées dans cinq mois.

Victoire de Syriza: la presse allemande entre scepticisme et prudence

L’Allemagne, très critiquée en Grèce, et a fortiori par le gagnant des élections, le parti Syriza, n’avait pas caché son scepticisme avant le scrutin, craignant qu’une victoire du mouvement d’Alexis Tsipras ne remette en cause les réformes engagées et donne de mauvaises idées à d’autres pays. Dimanche soir, la classe politique a été plutôt discrète et seule la gauche radicale Die Linke a salué la victoire de Syriza. La presse allemande, elle, consacre de nombreux commentaires à cet événement.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Le triomphe de l’épouvantail grec va-t-il nous coûter des milliards ? » Le quotidien populaire Bild Zeitung, qui avait clairement fait campagne contre Alexis Tsipras, réagit comme on pouvait s’y attendre et cherche à nourrir la peur des petits épargnants allemands pour leurs économies.

La presse allemande plus sérieuse se montre souvent sceptique et demande à Athènes de respecter les engagements pris et de ne pas remettre en cause les réformes déjà engagées. « C'est seulement à cette condition que l’on peut demander la solidarité de ses partenaires », résume ainsi un quotidien régional.

Mais plusieurs journaux soulignent aussi que les contraintes financières conduiront le gouvernement Tsipras à faire des compromis. « La Grèce a besoin d’argent frais. Soit elle accepte de négocier avec ses bailleurs de fonds, soit elle dépose le bilan, ce qui serait pire », commente le quotidien des milieux d’affaires Frankfurter Allgemeine.

Quelques rares commentaires sont plus positifs. L’hebdomadaire Die Zeit titre « Donnez une chance à Tsipras » et salue une nécessaire correction des réformes pour s’en prendre aux privilèges des Grecs les plus riches. Le journal table sur un accord d’Athènes avec Bruxelles et l’Allemagne dans l’intérêt de tous et évoque des négociations avec Syriza discrètement entamées avant les élections.

Le pétrole rebondit après la mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite

Les cours du pétrole ont rebondi vendredi après l'annonce de la mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial d'or noir, qui ouvre une période d'incertitude quant à la politique pétrolière du royaume.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars s'appréciait de 0,99 dollar ou 2,09%, à 47,30 dollars, à 02H30 GMT dans les échanges électroniques en Asie après être monté de 3,1% à New York.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance montait de 1,01 dollar ou 2,08%, à 49,53 dollars, avec un écart de 2,2 dollars par rapport au WTI contre 1,04 dollar le 16 janvier.
Malgré ce sursaut, les cours du pétrole, erratiques depuis le début de l'année, sont en repli de plus de 3% cette semaine.
Le palais royal saoudien a annoncé la mort à 90 ans du roi Abdallah et son remplacement par le prince Salmane.
"La mort du roi Abdallah va accroître l'incertitude et la volatilité des prix du brut à court terme", estimait Neil Beveridge, analyste de Sanford C. Bernstein & Co. à Hong Kong, cité par Bloomberg. "Je ne crois pas à un changement prochain de politique mais le décès (du roi) survient à un moment délicat pour l'Arabie saoudite".
Le baril de pétrole a perdu plus de 50% de sa valeur depuis son pic de juin 2014 sous l'effet de la surabondance d'offre - aggravée par la hausse de la production américaine - et d'une demande atone.
L'Arabie saoudite, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), est le premier exportateur mondial de pétrole devant la Russie et les Emirats arabes unis et le deuxième producteur derrière les Etats-Unis, selon l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).
Le marché pétrolier comptait sur l'Opep pour soutenir les cours en réduisant sa production mais le cartel s'y refuse, plusieurs de ses membres influents, Saoudiens en tête, préférant rogner sur les marges pour préserver leur avantage concurrentiel.
Les 12 pays de l'Opep, qui pompe un tiers de l'or noir mondial, ont ainsi décidé fin novembre de maintenir leur plafond de production de 30 millions de barils par jour pour les six mois suivants. Leur première réunion de l'année est programmée pour le mois de juin.
Certains experts ont notamment vu dans cette décision de maintenir coûte que coûte le niveau de leur production une volonté d'affaiblir l'exploitation des gaz de schiste aux Etats-Unis.
Le secrétaire général de l'Opep Abdallah El-Badri a assuré jeudi que la politique de l'organisation s'appuyait sur des constats "purement économiques" et n'était "pas dirigée contre un pays en particulier".
- Le ministre du pétrole au coeur du jeu -
Un élément clé dans les jours ou les semaines à venir sera de savoir si le roi Salman confirmera dans ses fonctions l'actuel ministre du pétrole, Ali al-Naimi, artisan de la stratégie pétrolière du pays depuis 1995.
"Il est possible qu'Ali al-Naimi soit remplacé" après qu'il a laissé entendre qu'il souhaitait consacrer davantage de temps à ses activités universitaires, soulignait Phil Flynn, analyste de Price Futurs à Chicago.
Pour Florence Eid-Oakden, économiste en chef d'Arabia Monitor à Londres, "Naimi est respecté et aucun changement ne devrait intervenir tant que l'actuel cabinet restera en place".
Dans l'immédiat, la mort du roi Abdallah ne devrait pas jouer de façon significative sur les prix du brut dont de nombreux analystes pensent qu'ils s'approcheront au cours du premier semestre du seuil des 40 dollars, voire en-deçà.
Ils avaient encore fortement baissé jeudi sous l'effet d'un bond des stocks de brut aux Etats-Unis et d'un net regain de vigueur du dollar après l'annonce par la Banque centrale européenne d'un programme de rachats massifs de dette qui a pour conséquence de renforcer le dollar, rendant plus onéreux les achats de brut libellés dans la monnaie américaine.
Le baril de "light sweet crude" avait cédé 1,47 dollar, à 46,31 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et le Brent 51 cents, à 48,52 cents, sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

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