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France: Dalil Boubakeur veut doubler le nombre de mosquées d'ici 2 ans

Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris, et président du Conseil français du culte musulman (CFCM), dit vouloir doubler le nombre de mosquées en France d'ici deux ans, ce qui le portera à prés de 4 500. L'annonce a été faite à la tribune du rassemblement annuel des musulmans de France qui a lieu actuellement au Parc des Expositions du Bourget, en banlieue parisienne. Mais ce vœu du président du CFCM risque de rester tout juste un effet d'annonce, vu les freins qui empêchent d'aller au-delà.

En France, le texte de la loi de 1905 impose la séparation de l'Eglise et de l'Etat, ce qui empêche les collectivités de financer la construction de tout lieu de culte.

Alors, si Dalil Boubakeur veut doubler les 2 200 mosquées en France, il est bien obligé de constater que la législation ne favorise pas sa concrétisation.

En effet, les maires font face à une demande de plus en plus accrue de lieux de culte dans leurs communes. Ils sont même obligés parfois de recourir au système D afin de satisfaire leurs concitoyens musulmans.

A Sarcelles par exemple, les deux salles de prière ne suffisent pas à accueillir tous les fidèles lors des fêtes religieuses. Le maire, François Pupponi, comme tant d'autres maires en France, met alors à disposition des gymnases, pour que les fidèles puissent prier dans des conditions correctes. Il a d'ailleurs cédé un terrain pour un euro symbolique, pour construire une mosquée dans sa ville, à l'association qui gère ce futur lieu de culte.

Mais, même si le terrain est trouvé, financer la construction de mosquées est une autre difficulté. Les pays du Golfe ont longtemps été les bailleurs de fonds, mais aujourd'hui, le gouvernement veut éviter le financement des mosquées par des Etats étrangers.

France: le PS entre dans une période de turbulences

J-6 avant le dépôt des motions, ces textes d'orientation sur lesquels les militants doivent voter pour le congrès du PS sont attendus au plus tard vendredi soir pour une présentation samedi en Conseil national.

C'est l'époque des tractations secrètes des réunions qui s'éternisent, et des piques assassines distillées à la presse, rivalités et alliances inédites. Chaque chapelle socialiste avance ses pions.

L'aile gauche a pris de l'avance, les courants rivaux ont réussi à se mettre d'accord sur une motion commune, mais on ne sait toujours pas si l'ancien ministre de l'Education, Benoît Hamon, sera leur chef de file.

La motion qui espère être largement majoritaire a déjà un chef déjà désigné : le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis. Son texte, espère-t-il, va rallier large, très large : de l'aile droite du PS à certains amis de Martine Aubry. Quant à l'attitude de la maire de Lille, c'est la grande inconnue. Toutes les options sont ouvertes, dit son entourage.

Une aile gauche frondeuse, une direction à la recherche d'une synthèse et un personnage clé qui fait durer le suspense : un scénario bien connu chez les socialistes. Mais un spectacle qui intéresse de moins en moins : le nombre de militants est au plus bas et les électeurs les départementales l'ont encore montré, de plus en plus souvent aux abonnes absents.

Quel rôle pour Martine Aubry ?

« Il ne faut surtout pas réveiller l'ours qui dort », c'est la phrase qui revenait en boucle quand on interrogeait ces derniers mois les proches du président sur sa meilleure ennemie : Martine Aubry.

Quasi silencieuse sur les premières années du quinquennat Martine Aubry laissait filtrer, de temps à autre, tout le mal qu'elle pense de la politique du gouvernement. Va-t-elle aller jusqu'au bout de ses critiques et tenter de peser sur le congrès du PS avec pour objectif d'infléchir la politique menée ? C'est la seule carte qui lui reste à jouer dans ce quinquennat, tant il semble impossible que la maire de Lille entre au gouvernement. Pas sûr qu'elle veuille la jouer.

Même ses amis se répartissent pour l'instant entre trois options : rejoindre la gauche du parti, signer une motion à vocation majoritaire avec le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis ou bien monter en première ligne avec le dépôt d'un texte sur son nom. Pour l'instant, personne au PS ne sait ce que la maire de Lille a en tête. Pas sûr qu'elle le sache elle-même : au congrès de Reims, en 2008, son premier lieutenant avait déposé sa candidature à la toute dernière minute.

Rfi

Cartes : Résultats du 3e tour des élections départementales

Ce jeudi, dans toute la France, les nouveaux élus de chaque conseil départemental se sont réunis pour élire leur président. Après une large victoire de la droite au deuxième tour des départementales le 22 mars, ce « troisième » tour définit précisément l’orientation politique qui régira chaque département pendant 3 ans. Si les présidences de départements ont changé majoritairement de couleur politique, elles ne se sont en revanche guère féminisées. Neuf femmes seulement sont aujourd’hui à la tête d’un conseil départemental.

Pas de grande surprise pour ce « troisième » tour dans les départements. Lorsqu’une formation politique ou une alliance de partis a réuni plus de 50 % des sièges, le président du conseil départemental est élu à la majorité absolue. Mais dans quelques départements, les forces politiques droite-gauche étaient au coude à coude, faisant parfois le jeu des partis minoritaires en nombre de sièges, ou poussant le mode de scrutin jusqu’à son dernier stade. Pour exemple, dans le Vaucluse aucun candidat n’a obtenu la majorité absolue au cours des deux premiers tours de scrutin et la majorité relative au dernier tour. Du coup, c’est le candidat UMP Maurice Chabert, 71 ans, qui l’a emporté au bénéfice de l'âge.

Autre point particulier: la parité homme-femme n'est toujours pas respectée lors de ce « troisième » tour. A peine 9 femmes occupent ce poste à l’issue des élections de 2015. Or, parmi les 4 108 conseillers départementaux élus les 22 et 29 mars, la moitié sont des femmes à la faveur du nouveau mode de scrutin « binominal mixte à deux tours ». Mais pour le « troisième » tour, qui désigne la plus haute fonction du conseil départemental, aucune règle n’a été fixée concernant la parité homme-femme. Avant ces élections seulement 6 femmes étaient à la tête d’un conseil général (appelé désormais conseil départemental).

Découvrez, ci-dessous, la carte du 3e tour des élections départementales 2015, avec les étiquettes politiques des présidents et la présence des femmes parmi les élus et comparez plus bas avec la carte de la situation avant ces élections.

NB : Les 22 et 28 mars 2015, les Français se sont rendus aux urnes pour élire les membres de 98 conseils départementaux auxquels s’ajoutent le Conseil de Paris et le Conseil de la métropole de Lyon, qui cumulent les fonctions de conseil municipal et de conseil départemental et n’ont donc pas fait parti de ce scrutin. Idem pour les conseils généraux de Martinique et de Guyane qui seront remplacés par les Assemblées de Martinique et de Guyane en décembre 2015.

 
RFI
 
 
25 000 combattants étrangers dans les rangs jihadistes, selon l'ONU

Il n’y a jamais eu autant de jihadistes dans le monde. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONU rendu public ce jeudi 2 mars. Sur les 25 000 combattants étrangers recensés par les experts des Nations unies, un très grand nombre sont partis pour rejoindre les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Mais la multiplication des zones de crises renforce la tendance et l’offensive internationale contre le groupe Etat islamique en Irak ne semble pas tarir ce flot continu.

Selon ce rapport présenté la première fois en février 2015 aux Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus de 25 000 combattants issus d’une centaine de pays ont rejoint les rangs de l’Etat islamique, d’al-Qaïda ou d’autres groupes jihadistes. Leurs destinations : la Syrie, l’Irak, mais également le Yémen, le Pakistan, la Somalie ou encore la Libye.

Les nombreuses zones de crise au Moyen-Orient et en Afrique ont entrainé une augmentation de 71% du nombre de combattants étrangers, s’alarment les experts de l’ONU. Sans surprise, ce sont la Syrie et l’Irak qui attirent la grande majorité des aspirants jihadistes. Au point que les experts de l’ONU parlent de ces deux pays comme des « écoles de perfectionnement des extrémistes », à l’image de ce qui se passait en Afghanistan dans les années 1990. L’Afghanistan reste d’ailleurs une destination qui attire des centaines d’entre eux, tout comme la Somalie le Yémen et la Libye.

Un très grand nombre des combattants étrangers vient d’Afrique du Nord : la Tunisie et le Maroc en tête mais aussi de France, de Russie et d’Australie. Mais d'après l'ONU, les Maldives, la Finlande, et même Trinidad et Tobago sont devenus des zones de départ. Un fait qui met en lumière l'efficacité du recrutement des filières jihadistes, toujours très présentes sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, les recrues sont de plus en plus jeunes, s'alarme l'ONU qui a déjà demandé aux Etats de pénaliser les départs. La Turquie, pays de transit habituel vers la Syrie, a ainsi expulsé plus de 1 200 combattants étrangers de son territoire.

Si les pays engagés dans la coalition internationale contre l'Etat islamique fournissent un grand nombre de combattants jihadistes, il n'est pas sûr à l'inverse que les défaites militaires des jihadistes ont eu pour effet de réduire le flot des combattants. L'ONU préconise donc d'agir pour prévenir la radicalisation des jeunes dans les pays de départ.

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