International

Elections en Espagne et en Pologne: l'Europe appelle au changement

Les élections municipales en Espagne et présidentielles en Pologne continuent de redessiner en profondeur le paysage politique européen. Selon Federica Mogherini, haute représentante pour la politique extérieure de l’UE, elles montrent en tout cas que l'Europe doit changer.

Il y a d’abord eu la percée considérable des partis eurosceptiques lors des élections du Parlement européen il y a un an, puis en janvier la victoire de Syriza en Grèce. Autant de signaux d’un chamboulement en cours de la vie politique de l’Union européenne.

D’habitude, les institutions européennes s’abstiennent de commenter directement les résultats électoraux dans les différents Etats membres de l’UE, se contentant de féliciter si besoin les vainqueurs. Cette fois-ci, toutefois, Federica Mogherini s’est fendue d’une analyse personnelle tout en se gardant bien d’émettre un commentaire politique sur les résultats eux-mêmes.

Selon la haute représentante pour la politique extérieure de l’UE, les résultats électoraux espagnols et polonais, tout comme d’ailleurs les projets britanniques de référendum sont le signe qu’il faut « rénover l’Europe si l’on veut sauver le projet des pères fondateurs il y a 65 ans ». Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme que « soufflent les vents du changement ».

En Espagne, le recul des socialistes et des conservateurs rapproche du pouvoir des partis qui comme les Grecs de Syriza sont très critiques envers les institutions de l’UE. Et en Pologne, la victoire d’Andrzej Duda met au pouvoir un président qui risque de renouer avec les tensions entre Varsovie et Bruxelles.

Rfi

Le Sénégal, pays à l’honneur durant la 6 ème édition du Festival de «l’Afrique dans tous les sens » en Ile de France / Concert de maya et de  the Soil-Réunion-Afrique du Sud

 

Le concert avec deux grandes voix le Vendredi 22 mai 2015 à 20h30 à la Maison des Cultures du Monde


Maya la réunionnaise


On entend dans les mélodies de Maya les percussions de son île, le balancement nostalgique de souvenirs dans lesquels on aimerait se replonger, et un espoir ravissant, celui de triturer le maloya pour en faire une musique qui n'appartient plus seulement à la Réunion, mais au monde en général. Les instruments traditionnels (kayanb, roulèr) fécondent le champ de l'acoustique ; les textes oscillent entre imaginaire et réflexion, portés par une langue imagée et magique ; la voix emporte en brise et en braise le blues métissé de maloya, entre rêves d'enfance et sève ardente d'un pays qu'il reste encore à inventer. Nouvelle venue de cette scène là, il faudra maintenant compter sur elle et sur sa grâce.


The soil Afrique du Sud


Vous avez aimé les Ladysmith Black Mambazo, vous allez adorer The Soil, le nouveau son a capella d'Afrique du Sud. A l'ombre de leurs illustres devanciers, ce jeune trio a développé une étonnante maestria, terriblement décontractés dans le mélange des influences, hip hop, soul, afro-pop, jazz. Pas d'instrument de musique, c'est la règle. Une nécessité au début: ils ont tous grandi à Soweto, le plus célèbre township noir d'Afrique du Sud, sans piano, ni batterie, mais sous l'influence des légendes locales du jazz. A l'écoute, l'illusion est parfaite: on oublie immédiatement qu'il n'y a pas d'instruments.
-Un festival qui dit long sur la nécessité de s'ouvrir pour entrer en contact à l'autre ou soi-même, en vue d'un vivre ensemble sain et serein/Pape CISSOKO
En hommage à Souleymane Koly (*), parrain de toujours du festival, décédé le vendredi 1er aout 2014.
Au moment de lancer cette prochaine édition du festival, notre pensée va à notre ami, grand frère et compagnon de route Monsieur Souleymane Koly, qui nous a quittés au mois d'août dernier. Ce grand homme de culture, nous a accompagnés et soutenus par sa présence au festival depuis 2010. Son engagement et son œuvre nous guideront dans notre quête et notre combat pour la diffusion et la valorisation des Cultures venant d'Afrique, dans un esprit de dialogue et de partage. Nous saluons sa mémoire.
« Nit nitey garabam« proverbe wolof (*) qui signifie: « l'homme est le remède de l'homme« , est plus que jamais d'actualité. Dans un monde qui souffre de plus en plus d'ignorance, d'intolérance, d'individualisme et d'exclusion, qui nourrissent l'extrémisme, il est plus que jamais vital de sortir de cette logique dévastatrice. Pour cela, il est nécessaire d'opérer une « vraie » prise de conscience, individuelle et collective, afin que le VIVRE ENSEMBLE soit une réalité au quotidien. Le festival l'Afrique Dans Tous Les Sens, avec ses moyens très modestes, œuvre dans ce SENS, depuis sa création en 2010.
Pour cette nouvelle édition, le Sénégal, pays de la Téranga (l'art de l'hospitalité), sera à l'honneur. Riche d'un brassage ethnique et culturel exceptionnel, pays de Senghor, de Cheikh Anta Diop et de Ousmane Sow, le Sénégal a toujours été distingué dans le monde par son Génie, grâce à sa pépinière d'intellectuels, d'artistes, de créateurs, etc.
La création artistique contemporaine de ce pays, qui parvient à mêler subtilement tradition et modernité, sera ainsi mise en exergue avec la participation de la nouvelle vague d'artistes et de créateurs sénégalais; nombre d'entre eux faisant partie de la bouillonnante scène artistique dakaroise, qui s'exporte d'une belle manière dans le monde entier.
Des événements inédits vous seront proposés : une des premières apparitions parisiennes de la nouvelle lauréate du Prix Découvertes RFI, Maréma; la révélation de l'année afro-pop, Carlou D; le prince de l'afro-reggae, Meta & The Cornerstones, en avant-première ; une table ronde sur le thème « La Citoyenneté à l'épreuve de la Mondialisation : quel rôle pour la Société Civile ? « ; mais aussi la nouvelle icône de la mode de la Diaspora, la jeune sénégalaise Marième Seck... D'autres temps forts seront au rendez-vous: les concerts de Sékouba Bambino, Debademba, Maya Kamaty, Reïcha Souaré; la déambulation des marionnettes géantes, les Mamas et beaucoup d'autres événements à découvrir en famille...

Nous vous attendons nombreux !
Seydou Guèye Directeur artistique Co-fondateur du festival
(*) Sociologue / metteur en scène / créateur de l'ensemble Kotéba d'Abidjan / Conseiller Spécial Chargé du Développement Culturel auprès du Ministre de la Culture et du Patrimoine Historique de la Guinée

Destination de la semaine : Nouakchott, entre modernisme et tradition, (proche du Sénégal)

 

La ville de Nouakchott se bâtit sur un plateau à quelques kilomètres de l'Océan. Capitale de la Mauritanie (frontières terrestres avec le Maroc sur le côté nord, le Mali et l'Algérie sur la côte orientale et le Sénégal sur le côté sud), fondée en 1958, la ville dispose d'un aéroport, un port de mer important et un musée commercial qui contient d'importants objets historiques. Nouakchott est aussi connue dans le monde pour son art, notamment la fabrication de tapis et moquettes fleuries, très prisés par les visiteurs. Entre habitats traditionnels et modernes, la ville offre un contraste particulier propice à la découverte : Désert, mer, plage.
Top 3 de jovago
1- Les dunes de Nouakchott
La capitale qui a été érigée sur une plaine herbeuse en 1960, à plusieurs jours à pied du Sahara a maintenant le désert à sa porte. Un décor qui fait le charme de la ville, où les touristes peuvent apprécier à quelques kilomètres le superbe défilé des dromadaires.
2. Le Musée national de Nouakchott
Le Musée national est une véritable mine d'or de l'histoire de l'humanité. On y retrouve d'importantes collections d'archéologie et d'ethnographie. Impossible donc de visiter Nouakchott sans y faire un tour.
3. L'Office national du tapis
L'histoire de la Mauritanie est très liée à celle de ses artisans « nomades » qui tissent à la main des magnifiques pièces de tapis. Impossible donc de quitter le pays sans en emporter avec soi. A l'office national du tapis, vous pourriez également apprécier de nombreuses femmes à l'œuvre.
Restaurants

La culture culinaire en Mauritanie reste basée sur la préparation des produits traditionnels : beaucoup de viande de mouton, de cabri ou de chameau, du fait d'un attachement à l'élevage.
En sauce ou ragoût, les viandes sont accompagnées de riz, de mil ou de semoule en gros grains couleur (et parfois goût) de sable. N'oubliez surtout pas en visitant Nouakchott de demander qu'on vous serve le bon couscous mauritanien.
Les dattes sont l'un des éléments les plus importants de la nourriture mauritanienne, souvent servies en début de repas, à tremper dans de la crème fraîche ou du beurre de chèvre
Shopping
Comme toute les grandes capitales, Nouakchott possède de nombreux centre commerciaux. Mais si vous désirez apprécier des articles made in Mauritanie, rendez-vous au grand marché de Nouakchott.
Hôtels
Où dormir à Nouakchott ? pas d'inquiétude la ville possède de nombreux hôtels magnifiques que vous pouvez dès à présent retrouver sur www.jovago.com , site de réservation d'hôtels numéro 1 en Afrique.
Sécurité
La capitale de la Mauritanie avec une population très importante, est une ville très sécurisé. Trop même au gout de certains, mais cela procure au visiteur un sentiment de quiétude. Attention toutefois aux promenades de nuit
Monnaie
La monnaie utilisée dans le pays est le OUGUIYA, abrégé : MRO
1 MRO = 0.0028 Euro (€) / 1 Euro = 355.72 MRO
Les moyens de paiement GAB (Visa, MasterCard) sont acceptées http://mro.fr.fxexchangerate.com/
Code pays
+ 222
Aéroport principal
La capitale de la Mauritanie (Nouakchott) possède un aéroport international moderne (code AITA : NKC, code OACI : GQNN), où desservent plusieurs compagnies internationales. Il est situé à environ 30 minutes du centre-ville.
Acquisition de visa
Il est obligatoire d'obtenir un visa d'entrée en Mauritanie. Il faut pour cela se rendre à l'ambassade ou consul le plus proche pour les modalités.

La réforme du collège ne passe pas auprès des enseignants

En France, les enseignants se sont mobilisés ce mardi contre la réforme du collège. Selon le Snes, principal syndicat d'enseignants du second degré, un enseignant sur deux serait gréviste. Le ministère de l'Education nationale parle quant à lui de 27 % de grévistes. Malgré la grogne, la ministre Najat Vallaud-Belkacem l'a répété : la réforme du collège entrera en vigueur comme prévu à la rentrée 2016. Quant à la réforme des programmes, elle fait encore l'objet d'une consultation.

Les opposants s'inquiètent notamment pour l'enseignement du latin et du grec, auquel sera privilégié un enseignement interdisciplinaire sous l’appellation « les langues et cultures de l'Antiquité ». Les professeurs d'allemand craignent les effets de la suppression des classes bilangues. Les nouveaux programmes d'histoire au collège ont eux aussi soulevé des polémiques très virulentes. Mais pour les syndicats d'enseignants qui ont appellé à manifester ce mardi, les principaux points de crispation sont l’autonomie accrue des établissements et les enseignements interdisciplinaires.

Une autonomie feinte

Dès la rentrée 2016, les collèges pourront décider en effet de 20% - c'est-à-dire 4 heures - de l'emploi du temps des élèves. Elles pourront être consacrées à de l'accompagnement personnalisé en petits groupes et à des enseignements interdisciplinaires. Plus précisément, les élèves de 5e, de 4e et 3e auront une heure d'accompagnement personnalisé et trois heures d'enseignements pratiques interdisplinaires : les EPI.

Les enseignants ne peuvent pas faire valoir leur expertise puisque ce sont les chefs d'établissement par l'intermédiaire d'un conseil pédagogique qui prennent les décisions. Benjamin Marol est professeur d'histoire-géographie au collège Lenain de Tillemont à Montreuil en banlieue parisienne. Il témoigne : « un enseignant est attaché à sa liberté pédagogique. A partir du moment où le chef d’établissement va imposer des directives dont on ne voit pas la pertinence, cela va entraver notre liberté pédagogique. Cette autonomie ne donne pas plus de liberté, mais plus de servitude. »

La réforme du collège prévoit un accompagnement personnalisé. Il existe déjà en 6e, où il est de trois heures par semaine. Il va être généralisé à raison d'une heure par semaine pour les 5e, 4e et 3e. L’initiative pourrait être salutaire et permettre plus d’égalité entre les élèves. Sauf que, là encore, le contenu des cours d'accompagnement des élèves se fera selon l'arbitrage du chef d'établissement.

Frédéric Boucherot est professeur de physique-chimie dans un collège en banlieue parisienne. Il regrette que cet accompagnement empiète sur des enseignements de base. « Si actuellement, par exemple, on dispense quatre heures de mathématiques pour un niveau donné, il n’y aura plus que trois heures dédiées à cette matière puisqu’on va prélever une heure pour aider quelques élèves. L’accompagnement, c’est une très bonne chose s'il est personnalisé pour aider les élèves en difficulté, mais malheureusement, c’est au détriment d’heures d’enseignement de base qu’ils auront en moins », explique le professeur.

Les EPI

Point clé de la réforme, les Enseignements pratiques interdisciplinaires, les fameux EPI, dont l'idée est de décloisonner les disciplines. Par exemple, deux professeurs de français et d'histoire construiront un cours ensemble. Là encore, les enseignants qui manifestaient ce mardi après-midi ne contestent pas l'idée, mais sa mise en œuvre. « La mise en place des EPI va se faire au détriment des horaires d’enseignement fondamentaux, estime Frédéric Boucherot. De plus, il n’y a aucune annonce qui est faite sur les moyens de concertation de ces travaux interdisciplinaires. Ça ne peut pas se faire comme ça d’un coup de baguette magique ; ces projets d’EPI risquent de se faire par injonction du chef d’établissement puisque c’est le conseil pédagogique qui décidera des thèmes abordés. Pour ma part, l’interdisciplinarité, je ne la vois que sur la base du volontariat des enseignants. On a envie de travailler avec quelqu’un, il faut des aptitudes communes, une entente commune, une volonté de travailler ensemble. La réforme du collège ne prend pas ça en compte. »

A en perdre son latin

La réforme propose de remplacer les « options grec et latin », jugées trop « minoritaires », par une « initiation aux langues anciennes » au sein du français (dont les heures ont pourtant été réduites à peau de chagrin), et par une intégration du grec et du latin à un EPI « langues et cultures de l'Antiquité », module obligatoire optionnel. Face à la pluie de critiques, la ministre a lâché du lest fin mars en proposant d'ajouter un « enseignement de complément » pour les élèves désireux d'approfondir l'apprentissage du latin.

Mais même les élèves les plus motivés verront le volume horaire dévolu à cette discipline réduit de moitié. Une inquiétude pour les enseignants. « Si la réforme a pour but d’être plus égalitaire, de faire réussir tous les élèves, elle s’y prend mal », souligne Benjamin Marol, professeur d’histoire-géographie dans un collège en banlieue parisienne. Il ajoute : « les langues anciennes aujourd’hui sont enseignées dans 75 % des établissements difficiles. On sait qu’avec les EPI, cela risque de ne plus être le cas. Le latin fait pourtant partie des codes qui permettent de s’intégrer à des études supérieures dans un système républicain qui est élitiste, il faut le savoir. Le fait d’enlever cet enseignement de langue ancienne, c’est créer des différences irréparables dans le temps. »

A l’exception de la FCPE , Fédération des parents d’élèves et de deux autres syndicats enseignants, la réforme du collège fait l'unanimité contre elle. Des syndicats habituellement opposés manifestent côte à côte, certains demandent le retrait pur et simple de la réforme. D'autres comme le Snes, principal syndicat des enseignants du secondaire, demandent la reprise des discussions.

C'est l'égalité dans la médiocrité.
Dans le cortège contre la réforme du collège

Rfi

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