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Le groupe France Médias Monde développe sa présence en Argentine

En Argentine, grâce à un accord de distribution signé entre France Médias Monde et le premier opérateur de câble local, un million et demi de foyers auront accès à l’antenne Monde de RFI en français et à la chaîne d’information française France 24.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Avec l’accord annoncé ce vendredi entre France Médias Monde et l’opérateur Cablevisión, un million et demi de foyers argentins recevront les programmes de France 24 et de Radio France internationale en français.

Pour RFI, dont les émissions en espagnol sont relayées par 37 radios locales partenaires, il s’agit d’un retour attendu par les auditeurs francophones, après une interruption de plusieurs années. Pour France 24, c’est la plus importante opération jamais réalisée en Amérique latine, qui lui permet de multiplier par deux ses abonnés dans la région.

La PDG de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse, a marqué l’importance de l’événement en se rendant à Buenos Aires.

« La nouveauté pour RFI, c'est le français. Et pour France 24, c'est le plus important contrat jamais signé en Amérique latine, un symbole de notre volonté d'être présent dans cette zone. Il y a une grosse attente concernant notre façon de traiter l'actualité mondiale et une montée de la langue espagnole », a justifié Marie-Christine Saragosse, à l’issue de la présentation de l’accord à l’ambassade de France.

Avec cet accord de diffusion sur le premier opérateur de câble d’Argentine, RFI et France 24 amorcent une nouvelle étape dans leur développement en Amérique latine.

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Bûcheron, le pire métier à exercer en 2014

 

Par Figaro Etudiant
(Flickr/CC/kcxd)
Le site internet américain de recherche d'emploi CareerCast dévoile son classement des meilleurs et pires métiers à exercer en 2014. Mieux vaut faire des mathématiques que devenir bûcheron, pompier ou journaliste de presse écrite.
Vous êtes étudiant, fraîchement diplômé et encore indécis quant à votre avenir? Ou lycéen, et incertain de ce qui vous passionne pour votre futur professionnel? Le site américain de recherche d'emploi CareerCast peut vous aider à trouver votre voie, ou du moins à identifier celles qui sont clairement à éviter, en dévoilant son classement de 200 métiers, du meilleur au pire de l'année 2014. Conclusion, mieux vaut s'orienter pour 2015 vers l'informatique, la médecine et les mathématiques que de vouloir devenir bûcheron, pompier, steward ou encore... journaliste.
En mélangeant plusieurs critères comme l'environnement de travail, qui contient des facteurs émotionnels et physiques, le revenu, les perspectives du métier (potentiel d'embauche, de croissance du secteur et le taux de chômage) ainsi que le stress inhérent à la fonction, CareerCast établit un score par métier. Le but est d'obtenir le score le moins élevé possible. Les métiers scientifiques sont omniprésents dans le top 10 des meilleurs métiers de 2014. Le «meilleur job de 2014» est d'ailleurs, selon CareerCast, tout simplement le métier de mathématicien. Revenu moyen élevé (82.000 euros selon CareerCast) et croissant, bonnes perspectives d'embauche et niveau de stress assez bas, le métier obtient le meilleur score avec 63 points. Il devance ainsi la fonction de professeur d'université, deuxième avec 73 grâce à de très fortes perspectives d'embauche d'ici 2022 et un environnement de travail très agréable. À noter qu'il n'est pas certain que ce métier obtienne la même place dans une étude française.
Les métiers de la santé portés par le vieillissement de la population
On trouve ensuite les métiers de statisticien (3e) et d'actuaire (4e), toujours dans le domaine des mathématiques. L'informatique est également bien représentée avec ingénieur en informatique (7e) et analyste de systèmes informatiques (8e). Le domaine de la santé est également très présent dans le top 10, avec les professions classiques de dentiste (6e) et orthophoniste (10e), mais également avec les professions liées au vieillissement de la population. Ainsi, le site CareerCast indique qu'il est judicieux de devenir audiologiste (le professionnel qui prévient, évalue et traite les troubles de l'audition, 5ème du classement) ou ergothérapeute (9e), une profession qui devrait connaître 29% de croissance d'ici 2022 selon le site américain. Tous ces métiers bénéficient de perspectives de croissance et d'embauche très favorables et de salaires moyens élevés, malgré des scores parfois moyens concernant l'environnement de travail et le stress de la fonction.
À l'autre bout du classement, certaines professions semblent en perdition. Les causes de leur chute, un secteur d'activité mal en point (c'est le cas pour les stewards et hôtesses de l'air ou les journalistes de presse écrite), des conditions de travail très mauvaises ou stressantes, le tout combiné à des salaires moyens en berne. On retrouve ainsi, dans les 10 pires métiers à exercer en 2014, les gardiens de prison, chefs cuisiniers, pompiers, chauffeurs de taxis et militaires, métier le plus stressant de 2014 selon CareerCast. L'environnement de travail, le stress et les perspectives d'embauche du métier de bûcheron ne bénéficient d'aucun bon point selon le site. Le score final obtenu de 739 points en fait le pire métier de 2014.

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Rapport sur la torture à la CIA: un exercice de démocratie compliqué

Mardi 9 décembre, le Sénat américain a rendu public un rapport très attendu sur la torture pratiquée par la CIA dans les années 2000, après les attentats du 11-Septembre. L’audit original de 6 000 pages restera secret. Mais sa version expurgée, longue de 500 pages tout de même, est à la disposition du public malgré les pressions exercées par l’Agence, qui a tenté d’empêcher sa publication.

Pendant plus d’une heure, ce mardi 9 décembre devant un Sénat américain bondé, la sénatrice Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement, a présenté les conclusions du rapport tant attendu sur la torture pratiquée par l'Agence centrale américaine de renseignement (CIA) dans les années 2000. Le Congrès avait tenté de repousser ce moment depuis trois mois. « Les actes de la CIA, voilà 10 ans, sont une tache qui salit nos valeurs et notre histoire, a lancé la démocrate face à ses pairs. La diffusion de ce rapport de 500 pages ne peut effacer cette tache, mais cela montre à notre peuple et au monde que les Etats-Unis sont assez matures pour reconnaître ce qui est mal, et sont assez confiants pour apprendre de leurs erreurs. »

Le public savait depuis des années que la CIA avait torturé des détenus, dans des prisons secrètes hors du territoire américain. Les simulacres de noyade, d’exécution, les détentions dans des cages, les privations de sommeil avaient été documentés. Les méthodes de l’agence, décrites dans ce rapport, étaient déjà dénoncées de longue date par d’anciens agents, des élus et des organisations de défense des droits de l’homme, rappelle notre correspondante Anne-Marie Capomaccio. Mais ce que ce texte (disponible ici en anglais) met véritablement en lumière, ce sont les manœuvres de la CIA pour garder le secret. Le mensonge a en effet été érigé en système : la presse et les élus ont été les cibles d’une désinformation constante sur les résultats des interrogatoires menés.

L'obstination d'une sénatrice contre le système CIA

Le département de la Justice lui-même a posé des questions auxquelles l’agence a répondu par des mensonges, assure Mme Feinstein : « La CIA a procuré des informations inexactes au département de la Justice, alors que ses avocats se penchaient sur la légalité des techniques employées. La CIA a affirmé les choses suivantes : les méthodes coercitives n’étaient pas employées de manière répétitive ; des médecins devaient s’assurer que les interrogatoires ne causaient pas de graves blessures, et ils devaient pouvoir intervenir à tout moment pour arrêter la procédure. Aucune de ces affirmations n’a été de près ou de loin mise en pratique. »

Et l'élue démocrate d’insister : même la Maison Blanche, à l’époque du président républicain George W. Bush, n’a jamais su ce qu'il se passait vraiment. De quoi réaliser à quel point, pendant les cinq ans qu’aura duré l’enquête de la commission du Sénat, la CIA a tenté de l’empêcher de parvenir à ses fins. Au-delà des réactions provoquées par certaines informations contenues dans ce rapport, il faut donc retenir, d'abord, l’obstination de la sénatrice Feinstein, élue de Californie depuis 22 ans, qui a travaillé sans relâche, sous la pression, avec persévérance et courage, pour que tout ceci soit rendu public. Dianne Feinstein a même été menacée.

Dianne Feinstein, avec des journalistes au Capitol de Washington, le 9 décembre 2014.PHOTO / SAUL LOEB

« Torturer donne plus de mauvaises informations »

Modeste, Dianne Feinstein a souligné à plusieurs reprises que la publication de son travail a été rendue possible grâce à des institutions américaines fortes, et avec la bénédiction de la Maison Blanche. Barack Obama a lui-même dénoncé des méthodes « contraires » aux valeurs des Etats-Unis, qui ont « fortement terni la réputation de l'Amérique dans le monde ». Mais la détermination de la démocrate force l’admiration de ses pairs. Qu’ils aient soutenu, ou pas, la diffusion de cette enquête, la plupart des parlementaires américains saluent en effet cet exercice public de la démocratie. Il n'est en effet pas simple d'assumer de tels actes, d'autant que le rapport conclut, au sujet des méthodes brutales d'interrogatoires de la CIA, qu'elles n'ont pas été efficaces dans la « guerre contre le terrorisme ».

Un point accablant, sur lequel a insisté le sénateur républicain John McCain à la tribune du Sénat, juste après l’intervention de Dianne Feinstein. Très impliqué dans les dossiers de politique étrangère, l’ancien candidat à la présidence de 2008 avait soutenu, contrairement à la plupart des élus de son parti, la diffusion du texte. Et ce, en tant qu’élu, mais aussi en tant qu’ancien prisonnier de guerre blessé et torturé au Vietnam. « Je sais par expérience que torturer les prisonniers donne plus de mauvaises que de bonnes informations, a dit John McCain. Je sais qu’ils diront n’importe quoi, ce que les tortionnaires veulent entendre, s’ils pensent que cela va faire cesser leurs souffrances. »

« Le monde sait depuis longtemps que nous avons torturé »

Jason Wright est un ancien avocat militaire. Il défendait jusqu'au mois d'août dernier Khalid Sheikh Mohammed, qui a revendiqué la responsabilité morale des attaques du 11-Septembre, et qui a subi torture, supplice de la baignoire et mauvais traitements lors des programmes de restitution extraordinaires de la CIA. Selon l'avocat, ce rapport marque un tournant. « C'est la première tentative réelle du Congrès, qui exerce un pouvoir administratif sur les activités des agences de renseignement. Nous savons que le président Obama s'est élevé contre l'utilisation de la torture […] Mais maintenant, nous avons en plus le Congrès qui déclare, en tant que représentant du peuple, que c'est un véritable problème, et qu'on ne doit plus jamais y recourir. »

Pour John McCain, « plus que tout, je sais que la torture anéantit les principes qui nous différencient de nos ennemis, l’idée que même les prisonniers doivent bénéficier de droits élémentaires, qui sont protégés par les conventions internationales. Est-ce que la diffusion de ce rapport risque de provoquer une colère pouvant mener à des violences dans les pays musulmans ? Je pense que c’est possible. Mais le monde entier sait depuis longtemps que nous avons pratiqué la torture sur nos prisonniers, que nous avions des prisons secrètes. Les terroristes peuvent utiliser ce rapport sur la reconnaissance de la torture comme prétexte pour attaquer des Américains, mais franchement, ils n’ont pas besoin d’excuse pour cela. »

 
Sculture de l'artiste britannique Marc Quinn, à Basel, inspirée par une photo prise à la prison d'Abou Ghraib.AFP PHOTO/ FABRICE COFFRINI

« Ce ne sont pas des choix politiques, ce sont des crimes »

Aujourd’hui, certaines associations demandent des poursuites judiciaires contre les responsables, même si la plupart des experts estiment que cela est impossible. Barack Obama, qui a soutenu la publication de ce rapport explosif, avait fait de la fin des violations des droits de l'homme l'une de ses principales promesses de campagne en 2008. Mais ça ne suffit pas, estime Reed Brody, conseiller juridique de l'organisation Human Rights Watch : « Le président Obama a bien sûr mis fin à l'utilisation de ces techniques, mais il a traité la torture comme s'il s'agissait d'un choix politique regrettable, et non d'un crime. Il faudrait, avec ce rapport, que le gouvernement enquête et poursuive les hauts fonctionnaires de l'administration Bush qui en sont responsables. »

Reed Brody n’épargne personne, pas même Georges Bush,« qui a trouvé le waterboarding », dit-il. Le président américain a reconnu en 2010 avoir approuvé personnellement cette méthode. « Ce ne sont pas des choix politiques erronés, ce sont des crimes, plaide M. Brody. Et les Etats-Unis sont dans l'obligation de poursuivre ces crimes. Si le gouvernement américain ne lance pas d'enquête criminelle crédible, d'autres pays devront le faire. C'est ce qui est arrivé avec Pinochet, avec Hissène Habré au Sénégal. Quand on ne trouve pas justice dans son pays, il faut que les victimes puissent saisir des tribunaux, que ce soit français ou espagnol, où il y a d'ailleurs des enquêtes qui sont ouvertes pour les crimes de Guantanamo, Abou Ghraib et autres. »

« Certains secrets devraient le rester », juge-t-on en Pologne

Ce sont précisément ces « autres » lieux de détention qui risquent de créer le plus de vagues à l’international. Alliés de longue date, les Etats-Unis et la Pologne mènent des relations étroites sur le plan militaire. Dans ce pays, où la CIA aurait torturé plusieurs prisonniers dans une prison secrète en 2003, la volte-face américaine a de quoi inquiéter. Barack Obama a appelé en personne le Premier ministre polonais Ewa Kopacz dans la nuit de lundi à mardi pour l'informer. Diplomate, cette dernière a joué la carte de l'apaisement, affirmant qu’il n'y aurait pas d'impact négatif sur la relation bilatérale. En revanche, son ministre de la Défense s'est montré plus brut : « Certains secrets devraient le rester. Cette publication pourrait affaiblir la confiance accordée aux Etats-Unis par leurs alliés », a réagi Tomasz Siemoniak.

Officiellement, la Pologne n'a jamais admis avoir accueilli des prisons secrètes de la CIA, explique notre correspondant à Varsovie Damien Simonart. En juillet dernier, la Cour européenne des droits de l'homme l'a toutefois condamnée pour sa complicité dans les tortures subies sur son territoire par un Palestinien et un Saoudien entre 2002 et 2003. Pour faire la lumière sur cette histoire, le parquet polonais mène sa propre enquête depuis six ans. Son porte-parole a annoncé mardi qu'une demande serait formulée aux Etats-Unis pour recevoir l'intégralité du rapport du Sénat américain. Affaire à suivre.

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France: ce que prévoit la loi Macron pour relancer l'activité

La loi Macron, du nom du ministre de l'Economie, doit être présentée ce mercredi en conseil des ministres. Ce projet de loi est censé, selon le ministre, remédier aux trois maux de la France : la défiance, la complexité et le corporatisme. Les parlementaires vont donc s'emparer du texte pour le décortiquer.

Ce texte, c'est l'héritage laissé par Arnaud Montebourg après son départ de Bercy, mais c'est aussi le caillou dans la chaussure d’Emmanuel Macron qui est attendu au tournant par sa majorité. Imaginé par son prédécesseur afin de redonner 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français, le nouveau ministre de l'Economie s'est emparé du texte pour le modifier. Du pouvoir d'achat, on est ainsi passé à la croissance et l'activité.

Afin de redynamiser l'économie française, Emmanuel Macron souhaite modifier la réglementation du travail dominical et passer de 5 à 12 ouvertures de magasins par an. Autre proposition, la libéralisation des professions réglementées : huissiers, notaires, commissaires-priseurs. Ils devront revoir leurs tarifs pour faire jouer la concurrence. Troisième point : accélérer la libéralisation des transports en autocar, ce qui selon le ministre pourrait créer de l'emploi.

« Tout le monde a conscience de l’urgence de la situation économique, tout le monde a conscience que nous avons besoin de plus de vitalité, que tout le monde a besoin que cela marche mieux en France, a justifié Emmanuel Macron. Les commentaires que j’entends avant que la loi soit déposée sont des commentaires de principe, de posture. C’est la responsabilité de la gauche au gouvernement de conduire des réformes qui sont des réformes justes et efficaces. Sur le travail le dimanche, il y a des zones où l’activité, le tourisme, justifient qu’on ouvre le dimanche ou en soirée parce que ça va créer des emplois et donc là nous allons le faire. »

Déjà contesté

Le projet prévoit également une simplification des procédures prud'homales pour en réduire les délais. Le ministre souhaite également que l'épargne salariale se généralise dans les entreprises.

Le projet de loi est déjà contesté aussi bien par la majorité que par les intéressés. Les professions libérales demandent son retrait pur et simple. En signe de protestation, une grande mobilisation est prévue début janvier au moment même de la discussion au Parlement.

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