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Immobilier : le parcours du combattant des députés pour décrocher des locaux

Flambée des prix de l'immobilier, défiance des assureurs… "Le Parisien" retrace la galère des néo-élus pour dénicher leur permanence en circonscription.

Chaque année au mois d'août, les agents immobiliers salivent à l'idée de voir débarquer des étudiants prêts à tout pour décrocher une studette. Quelle n'a pas dû être leur surprise en voyant surgir à côté de cette cohorte de jeunes ambitieux une nouvelle clientèle un peu particulière. En plein cœur de l'été, les députés fraîchement élus sont en effet légion à se mettre en quête d'un bureau dans leur circonscription, rapportent nos confrères du Parisien. Et l'exercice semble loin d'être aisé.

Comme tout a chacun, les élus se heurtent dans un premier temps aux dures lois du marché de l'immobilier. « Les loyers que l'on me propose sont autour de 3 000 euros. Ce n'est pas possible pour un député », s'étrangle Gabriel Attal, député La République en marche (LREM) de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, qui n'a toujours pas trouvé sa perle rare alors que les travaux en commission reprendront dès le 12 septembre.

L'ancien socialiste n'est pas le seul à se morfondre face aux prix rédhibitoires des logements. Loin de là. Certains n'hésitent pas à user d'un stratagème bien connu des étudiants : la colocation. Pacôme Rupin et Laetitia Avia, deux élus parisiens de la majorité présidentielle, ont franchi le pas pour s'installer dans des bureaux de 90 mètres carrés dans le 12e arrondissement de la capitale. Il leur en coûtera 3 000 euros, charges comprises. « On veut œuvrer pour une meilleure utilisation de l'argent public et on a vocation à travailler ensemble », se réjouit d'avance la jeune avocate.

Bêtes noires des assureurs

Tout à leur joie d'avoir enfin paraphé un bail, ces néo-députés déchantent pourtant bien vite. En effet, ils se découvrent un ennemi de taille : les assureurs. Considérés comme des « personnalités à risques », bon nombre de parlementaires peinent à tranquilliser les assurances qui imaginent déjà des vitrines brisées et des permanences saccagées par des opposants politiques.

Sarah El Haïry, députée MoDem de Loire-Atlantique, se souvient avec amertume des échanges kafkaïens qu'elle a eus avec ses assureurs. « La première question qu'ils vous posent, c'est : Est-ce que vous avez une vitrine ? » confie dans les colonnes du quotidien celle qui a finalement opté pour une permanence au premier étage d'un bâtiment…

Valérie Petit a trouvé la parade. Plutôt que de parcourir avec frénésie les annonces immobilières, la députée LREM du Nord a préféré faire le tour des concessionnaires. L'enseignante-chercheuse a décidé d'opter pour un minibus qui lui permettra de sillonner la 9e circonscription du Nord. Un mélange de proximité et de tranquillité.

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Liberté religieuse: Washington pointe le «génocide» commis par l'EI

Le département d'État américain a présenté le 15 août 2017 son état des lieux annuel de la liberté religieuse dans le monde. Noyé dans la polémique sur les groupes extrémistes de droite et leur rapport ambigu avec Donald Trump, il reste cependant important. Le panorama, qui porter sur 200 pays, est sombre. Le document estime que le « génocide » commis par l'organisation Etat islamique est la principale préoccupation du gouvernement américain.

L'entrave à la liberté religieuse existe réellement partout dans le monde. Selon le département d'État américain, près de 80 % de la population mondiale est confrontée à « des restrictions ou des actes hostiles qui limitent leur liberté religieuse ».

Son rapport de 2017 recense les discriminations contre les musulmans et l'antisémitisme en Europe, et pointe les traditionnels ennemis historiques des Américains, Iran ou Chine, mais aussi des alliés actuels comme l'Arabie Saoudite ou le Pakistan.

Comme l'an passé, le document met en avant les atrocités commises par les « terroristes » de l'organisation Etat islamique (EIqui « continuent de cibler de nombreux groupes religieux et ethniques par le viol, les enlèvements, l'esclavage et même la mort ».

« Muslim Ban »

Et d'affirmer que la priorité de l'administration américaine actuelle en matière de droits de l'homme est la protection de ces victimes d'un « génocide ».

Le rapport ne comporte pas de grandes surprises, mais il était attendu étant donné les positions controversées de Donald Trump, qui a souvent stigmatisé les musulmans.

Candidat, il avait par exemple appelé à surveiller les mosquées américaines. Président, il a tenu sa promesse de promulguer un décret pour empêcher l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de plusieurs pays musulmans, ainsi qu'aux réfugiés du monde entier.

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Les moments marquants des Mondiaux d’athlétisme 2017

Les Championnats du monde 2017 d’athlétisme se sont achevés ce 13 août à Londres. Ces Mondiaux auront été riches en moments marquants, de la victoire du Britannique Mo Farah sur 10 000m à la chute du Jamaïcain Usain Bolt, en passant par la doublé manqué du Sud-Africain Wayde Van Niekerk. Rappel.

4 août : la victoire de Mo Farah sur 10 000m lance les Mondiaux

Dans un Stade olympique en ébullition, Mohamed Farah remporte la première médaille d’or des Championnats du monde 2017 d’athlétisme. Le Britannique manque de trébucher plusieurs fois, il résiste aux assauts de ses rivaux d’Afrique de l’Est. « Mo » réussit la passe de trois sur 10 000 mètres aux Mondiaux.

5 août : Usain Bolt battu par les Américains Gatlin et Coleman

Ce devait être une fête avant la retraite de la légende du sprint. Mais les Américains Christian Coleman et Justin Gatlin ne sont pas venus à Londres, pour jouer les faire-valoir. Le premier devance Usain Bolt en demi-finale avant que le Jamaïcain ne soit battu par les deux en finale du 100 mètres. Gatlin, ex-dopé, accueilli par des huées, fait taire le public. En coulisses, dans la foulée, Gatlin et Bolt multiplient les hommages mutuels, pour éviter des polémiques à l’athlétisme.

5 août : Almaz Ayana écrase le 10 000m féminin

Le sacre de Gatlin a éclipsé la victoire ahurissante d’Almaz Ayana sur 10.000 mètres. L’Ethiopienne a littéralement ventilé ses rivales. Sa compatriote Tirunesh Dibaba, deuxième, est reléguée à plus de 46 secondes. Du jamais vu sur cette distance. Beaucoup de grimaces et d’interrogations à l’arrivée. Comment une athlète qui n’a quasiment disputé aucune course en 2017 et qui a passé plusieurs mois recluses en Ethiopie peut-elle dominer son sujet à ce point ?

8 août : Wayde Van Niekerke remporte facilement le 400m

Le sacre de Wayde Van Niekerke est nettement moins contesté. Le Sud-Africain s’impose aisément en finale. Celui qui a été bombardé nouvelle icône de l’athlétisme a eu le droit à un calendrier des Mondiaux aménagé spécialement pour lui permettre d’égaler la performance de l’Américain Michael Johnson : remporter l’or sur le 200 et le 400 mètres.

9 août : Isaac Makwala défie les éléments et les organisateurs

Scène rare et presque étrange : Isaac Makwala dispute seul, sous une pluie battante, une série de repêchage sur 200 mètres. Le Botswanais, mis en quarantaine 48h à cause d’une épidémie de gastroentérite dans un hôtel, effectue quelques pompes à l’arrivée, sur la piste, comme une démonstration de force. La veille, il s’était présenté à l’entrée du Stade pour disputer le 400m mais avait été refoulé par les organisateurs pour des questions sanitaires. Fou de rage, « Badman » est bien décidé à se venger sur le 200 mètres, pour le plus grand plaisir d'un public ému par ses mésaventures.

10 août : Ramil Guliyev gâche la fête de Van Niekerk

Ni Makwala, ni Van Niekerk sur la plus haute marche du podium du 200 mètres. Le Sud-Africain, fatigué par l’enchaînement des courses, échoue à 2 centièmes de Ramil Guliyev. Le Turc offre une médaille rare à son pays, en sprint, aux Mondiaux.

12 août : Mo Farah coincé par les Ethiopiens

Pas de doublé pour Mo Farah non plus, un grand dam du public londonien. Sur 5 000 mètres, le Britannique est cette fois victime du piège tendu par les Ethiopiens. Le tenant du titre est coincé et Muktar Edris en profite pour s’imposer. A l’arrivée, ce fondeur de 23 ans encore peu connu effectue le « Mobot », la geste de la victoire inventé par Farah…

12 août : Allyson Felix bat le record de médailles aux Mondiaux

Allyson Felix rentre dans l’histoire. Avec la victoire des Américaines en relais 4x100 mètres, elle décroche la quinzième breloque de sa carrière en Championnats du monde, dont dix en or. La sprinteuse de 31 ans devient ainsi l’athlète la plus médaillée des Mondiaux, devant le Jamaïcain Usain Bolt et sa compatriote Merlene Ottey. Elle en gagnera une seizième le lendemain, avec le relais 4x400m.

12 août : La Russe Lasitskene parée d’or sous la bannière de l’IAAF

Maria Lasitskene est sur la plus haute marche du podium en saut en hauteur mais c’est l’hymne de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) qui retentit. La tenante du titre fait partie de la vingtaine d’athlètes russes autorisés à concourir sous une bannière neutre, la Russie étant suspendue par l’IAAF à cause de ses pratiques en matière de dopage.

12 août : Usain Bolt s’effondre en plein relais

Les remises de médaille s’enchaînent, le speaker du Stade rend un hommage appuyé à Farah. Pendant ce temps-là, les relayeurs du 4 x 100 mètres se réchauffent comme ils peuvent. La finale commence avec une douzaine de minutes de retard et s’achève dans la sidération. Les Britanniques finissent en tête, mais les yeux sont rivés sur un homme à terre : Usain Bolt. Le Jamaïcain, pour la toute dernière course de sa carrière, a été victime d’une crampe. Un couac énorme pour lui et pour l’IAAF qui organise une cérémonie d'adieu, le lendemain.

13 août : Caster Semenya reste la patronne du 800m

En bronze sur 1 500 mètres, Caster Semenya ajoute l'or à son palmarès avec le 800 mètres, sa grande spécialité. Celle dont l'hyperandrogénie - une production excessive d'hormone mâle - est dans le viseur de l'IAAF répond sur la piste : « Je suis là pour divertir les gens, pas pour entretenir des absurdités. » La Sud-Africaine promet maintenant de s'attaquer au record du monde du double tour de piste.

RFI

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Oeufs contaminés au Fipronil: le scandale s'étend, l'Europe de l'est touchée

Des millions d'œufs en provenance des Pays-Bas ont été contaminés par le Fipronil, un insecticide pourtant interdit dans le traitement d'animaux destinés à l'alimentation. Le scandale, dénoncé par la Belgique fin juillet 2017, prend de l’ampleur et divise les Européens. Des tonnes d'œufs ont été saisis dans plusieurs pays de l'UE, tandis que des arrestations et des perquisitions ont eu lieu ce jeudi au Pays-Bas et en Belgique. Douze pays sont actuellement touchés.

L'enquête sur la fraude à l'origine de la contamination de millions d'œufs en Europe par le Fripronil, un insecticide du géant allemand de l’industrie chimique Basf, se précise.

Les parquets de la Belgique et des Pays-Bas ont publié un communiqué jeudi. On y apprend que les services belges et néerlandais ont formé une équipe d'investigation conjointe et qu'une opération simultanée a eu lieu hier jeudi dans les deux pays : plusieurs perquisitions (dont onze en Belgique) ont été menées dans des entreprises de désinfection d'élevages avicoles et des échantillons ont été prélevés sur des machines.

Elles ont abouti à l'arrestation de deux dirigeants de ChickFriend, entreprise néerlandaise chargée de la désinfection dans les élevages. Dès le mois de juillet, 6000 litres de Fibronil auraient été saisis chez Poultry-Vision- le pendant belge de ChickFriend - à l'origine du scandale. Son dirigeant a été entendu mais laissé en liberté « sous strictes conditions » selon le parquet belge.

La Roumanie atteinte à son tour

Plusieurs autres pays ont reconnu avoir trouvé des traces de contamination. Ainsi jeudi soir, le Danemark annonçait que vingt tonnes d'œufs contaminés ont été vendus dans le pays ; la Roumanie déclarait à son tour avoir découvert dans un entrepôt de l'ouest du pays une tonne de jaunes d'œufs contaminés au Fipronil, en provenance d'Allemagne. Le Luxembourg a fait savoir que des oeufs contaminés avaient été vendus dans ses supermarchés et dans la soirée, la Slovaquie a annoncé être à son tour atteinte.

Le Royaume-Uni, qui avait jusque-là affirmé n'être que marginalement touché, a lui aussi annoncé ce jeudi que 700 000 œufs contaminés avaient été importés pour être utilisés dans la fabrication de produits alimentaires, notamment la garniture de sandwichs et autres produits réfrigérés. Onze de ces mets ont désormais été retirés des rayons de certains supermarchés britanniques tels que Sainsbury's, Morrisons, Waitrose ou encore Asda.

L'autorité britannique de sécurité alimentaire se veut néanmoins rassurante et déclare que ce chiffre de 700 000 œufs ne représente que 0,007 % de ceux mangés au Royaume-Uni chaque année. Il est donc « très peu probable que ces œufs posent un risque pour la santé publique puisque de nombreux œufs contaminés ont été mélangés avec d'autres ne provenant pas d'élevages affectés, de sorte que les résidus de fipronil sont fortement dilués ».

La présence d'œufs contaminés est attestée jusqu'à présent dans douze pays européens: Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, France, Suède, Suisse, Luxembourg, Danemark, Autriche, Slovaquie, Roumanie.

Les Pays-Bas accusés

La Belgique accuse les autorités sanitaires néerlandaises d’avoir eu connaissance du scandale dès novembre 2016 et d’avoir omis d’en informer les pays voisins. Des accusations réfutées par les Pays-Bas. Quoiqu'il en soit, depuis que les Belges ont dénoncé le scandale, des dizaines de millions d’œufs ont été retirés de la vente en Belgique, en Allemagne - le pays le plus affecté - et dans une moindre mesure en France et dans d’autres pays européens.

Certains commencent à mesurer les pertes économiques induites par la fermeture de sites d'élevage avicole ou de transformation des oeufs: l'organisation agricole néerlandaise les estime à « au moins 150 millions d'euros » et en Belgique, où 50 exploitations sont toujours fermées, le gouvernement a promis des mesures de soutien, rapporte notre correspondante à Bruxelles, Laxmi Lota.

Le Fipronil, considéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « modérément toxique » pour l'homme, est dangereux pour les reins, le foie et la thyroïde s'il est absorbé en grande quantité. Les faibles concentrations mesurées dans les oeufs contaminés rendent toutefois le risque d'empoisonnement très faible. Son utilisation est interdite sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire dans l'Union européenne, mais reste courante dans de nombreux produits antiparasitaires pour animaux de compagnie.

RFI

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