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Honneur et valeurs foutent le camp ? François MAUGIS Économiste, écrivain et philosophe- La REUNION

 

Honneur et valeurs foutent le camp ? François MAUGIS Économiste, écrivain et philosophe- La REUNION

Je relève dans la presse récente, deux phrases qui illustrent bien la folie du monde dans lequel nous vivons. Il ne s'agit pas seulement de faits anecdotiques mais d'indices révélateurs et concordant d'une situation globale et d'un état d'esprit de nos concitoyens qui illustrent le malaise, l'absurdité et la dramatique désagrégation de ce que nous sommes ou de ce que nous voudrions être. Tout le monde rêve de paix et d'harmonie. Nous nous dirigeons tous, insensiblement, vers le chaos, la destruction et le déséquilibre.


Dans le premier cas, la malhonnêteté vient se surajouter au crime et à la désagrégation des valeurs.

Dans l'affaire des 70 voitures brûlées chez un concessionnaire automobile, un proche de Monsieur Incarna aurait dit pour expliquer le crime : « Tout le monde a des ennemis dans le monde des affaires ». Mais quelle est donc cette société qui admet et qui érige en loi incontournable que nous vivons tous au milieu des loups et des méchants ?


Dans le deuxième cas, on n'hésite pas à affirmer que l'entreprise est prête à faire n'importe quoi pour s'engraisser, y compris vendre de la drogue. Pour justifier l'adjonction de cannabis dans ses boissons, un dirigeant financier de la Sté Pepsi Cola, Hugh Johnston aurait affirmé de son côté : « Nous étudions toute opportunité de croissance, nous remuons ciel et terre pour trouver de la croissance ». Mais, jusqu'où ira cette logique séculaire du monde des affaires qui est en train de détruire à la fois l'humain et la planète ?

François MAUGIS
Économiste, écrivain et philosophe
http://www.assee.fr

Les Albinos de HEMA Nayélé organise ce Vendredi à Compiègne : Le 4 ème Forum artistique de la différence.

 

Les Albinos de HEMA Nayélé organise ce Vendredi à Compiègne : Le 4 ème Forum artistique de la différence.


L'association AHB dont l'objectif est d' informer sur l'albinisme et de récolter des vêtements et accessoires afin de créer une boutique solidaire à BANFORA pour l'intégration des personnes albinos et malvoyantes organise un forum pour faire de nos différences un atout. Des animations pour les enfants, un film de sensibilisation sur la scolarisation des enfants albinos au Sénégal, une exposition sur la grande guerre, deux défilés à 12 h et 19 h 45 et beaucoup d'autres animations sont proposées tout au long de la journée. Merci de bien vouloir transmettre l'information aux familles dans les annonces du mardi. Nous recherchons 10 bénévoles pour tenir les stands d'animations pour les enfants et des modèles pour défilé.


Pour tout renseignement appeler le 06 98 47 67 14 pour Mariam Maiga . Marguerite Robert
Nayele HEMA <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >


Nos objectifs et actions


Nous sommes l'association Les Albinos de HEMA Nayélé, notre association est basée à Compiègne et au Burkina-Faso elle a pour but la recherche permanente d'aide pour:


• Sensibiliser, soigner, soutenir et aider à l'intégration sociale des albinos.
• Regrouper les albinos de la Picardie.
• Soutenir les familles des enfants albinos dans leurs démarches administratives ou d'emploi.
• Parrainer les enfants.
• Valoriser l'art et la culture traditionnelle Africaine.
• Promouvoir l'élevage et l'agriculture.
• Développer les produits issus de l'artisanat Africain.
• Récolter tous matériels pour la mise en place
NOS ACTIONS A COMPIÈGNE
• Organisation de conférences
• Mise en place de soirées à thèmes
• Soutenir les familles des enfants albinos dans leurs démarches administratives ou d'emploi en France et au Burkina-Faso
• Vente de produits artisanaux
• Récolter tous matériels


NOS ACTIONS AU BURKINA


• A destination des personnes albinos
• Accompagnement aux soins (distribution de crèmes de protection, médicaments, casquettes, téléphone portables visites ophtalmologiques et dermatologique
• soutiens scolarités, l'insertion professionnelle
• Activités manuelles (création de produits artisanaux...)
• L'Albinisme
• L'albinisme est une particularité génétique héréditaire qui touche les mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les reptiles, se caractérisant par un déficit de production de mélanine pouvant aller jusqu'à l'absence totale dans l'iris et les téguments (épiderme, poils et cheveux, plumes), malgré la présence normale de cellules pigmentaires. Le plus souvent, la rétine est déficitaire en récepteurs et pigments, particulièrement au niveau de la fovéa qui n'est pas bien constituée (hypoplasie) ; le nerf optique peut également présenter une hypoplasie et la distribution des fibres nerveuses entre les deux yeux est anormale.
On distingue l'albinisme oculaire (albinisme partiel, moins fréquent) comportant trois formes, qui se manifeste principalement chez les hommes et n'affecte que les yeux, et l'albinisme oculo-cutané (albinisme total) comportant au moins quatre formes, touchant également les femmes et les hommes, qui affecte les yeux, la peau, les poils et les cheveux.


En cas d'absence totale ou presque totale de mélanine, les yeux sont rouges ou violacés et les téguments blancs – ou colorés uniquement par d'autres pigments que la mélanine chez certaines espèces animales. En cas de présence de mélanine en quantité diminuée, les iris et les téguments sont plus clairs que chez les autres individus de la même espèce. Les iris sont le plus souvent bleu voire, orange clair ou gris mauve dans les cas les plus sévères où l'œil est visiblement dépigmenté, le reflet rouge de la rétine visible à travers la pupille donnant ces teintes à l'iris.


Les albinos ont une vision déficiente et sont facilement sujets à des kératoses et cancers de la peau s'ils ne sont pas protégés du soleil. Leurs yeux sont très sensibles à la lumière, les rendant photophobes. Chez les animaux à plumes ou poils, il n'y a pas de sensibilité accrue à la lumière solaire des téguments, le pelage ou plumage blanc ayant un bon pouvoir de réflexion de la lumière.


Certaines maladies génétiques rares comprennent l'albinisme dans leur syndrome : syndrome de Hermansky-Pudlak, syndrome de Chediak-Higashi, syndrome de Griscelli par exemple.


L'albinisme ne doit pas être confondu avec le leucistisme qui touche tous les pigments et pas seulement la mélanine. Les iris sont colorés et la rétine normalement constituée.


• Source : L'Albinisme (Wikipédia)
• Cours alphabétique

Fonds pour l&#039;éducation Digitale en Afrique-Cécile THIAKANE et Moussa SARR Impliqués

 

Fonds pour l'éducation Digitale en Afrique-Cécile THIAKANE et Moussa SARR Impliqués

C'est avec une grande fierté et une profonde humilité que nous annonçons le lancement de notre Fonds pour l'éducation digitale en Afrique !

Le numérique, particulièrement un accès à internet, à un coût abordable, une priorité des ODD adoptés en 2015 par l'ONU pour éradiquer la pauvreté et lutter contre les inégalités dans le monde.


L'éducation au numérique est indéniablement un levier de croissance et d'inclusion.


Cependant, selon une étude des Nations Unies, le fossé numérique reste important entre le monde développé et celui en développement, avec 3,9 milliards d'habitants sans accès à internet. Cette fracture numérique touche particulièrement l'Afrique avec un taux de 18% en 2017, contre 84% pour l'Europe par exemple.
Il est urgent de réduire cette fracture numérique et d'aller au-delà des infrastructures via la promotion des infostructures et de la littératie numérique. En intégrant ces nouvelles valeurs dans les classes, les lieux d'apprentissage ainsi que dans les programmes d'étude, elles peuvent faire émerger une « citoyenneté numérique » opératoire et indispensable à l'émergence de l'Afrique.

C'est pour toutes ces raisons que nous avons lancé ce fonds, qui est une initiative de la Fondation KBF Canada, Lachine Lab – l'Auberge Numérique, PME – Montréal, un certain nombre de membres de la diaspora notamment Cécile Thiakane (Paris) et Dr. Moussa Sarr (Montréal) et des partenaires locaux (Maurice Diouf, Djibril Diop, Issa Tine).
Le Fonds fait appel à la philanthropie et à la solidarité de l'ensemble des membres de la diaspora africaine et des amis de l'Afrique.

Le Fonds aura comme porte-parole (pour le volet diaspora) Karl Miville De Chêne de Contact Monde (CCM) qui développe actuellement le SITIC Afrique Canada 2018 (Forum sur le potentiel numérique africain au Canada).

La mission principale du fonds consiste à contribuer à la création de ressources qui appuient les projets d'éducation des populations africaines à l'acquisition des outils de participation au développement de l'économie numérique en premier lieu au Sénégal et avec un accent spécifique mis sur les femmes.

Soutenez notre fonds !


Faites un don !


Merci de votre solidarité !


Rôle-clé de la diaspora
Quelques personnes de la diaspora sénégalaise sont très étroitement associées au projet.
Cécile Thiakane et Moussa Sarr notamment, apportent à la fois leur expertise technique et leurs connaissance culturelles, facteurs clés de réussite du projet.
Objectifs
• Transférer le concept de Living Lab, centre d'éducation au digital, au Sénégal à Diamniadio, à proximité de Dakar en créant le Diamniadio Lab ;
• Organiser des sessions de formation au digital pour des formateurs locaux en contact avec les citoyens ;
• Encadrer et coacher les formations qui se développent sur place;
• Mettre un accent spécifique sur les femmes.
La diaspora africaine est impliquée de près dans le transfert de connaissances et le coaching des projets sur place. Arche Innovation accompagnera également le projet; Arche innovation accompagne les processus d'optimisation des stratégies d'innovation ouverte et de transfert de connaissances aussi bien à l'interne qu'à l'externe.
Indicateurs de succès
• Nombre de séances de formations organisées
• Nombre de personnes touchées
• Structure locale mise en place de façon durable et prête à continuer le projet de façon autonome


Comment soutenir ce projet ?


Par carte de crédit : En haut à droite de cette page, indiquez le montant que vous souhaitez donner, et effectuez le don en ligne par carte de crédit. Simple et rapide !
Pour les dons par chèques : Adressez le chèque à la Fondation KBF CANADA, mentionnez 'Projet C304 : Fonds Education digitale au Sénégal' dans la section 'Pour' et envoyez-le à : Fondation KBF CANADA, 1 Place Ville Marie, Suite 1670, MONTREAL, QC, H3B 2B6 – CANADA.
Pour les dépôts directs : Envoyez un courriel à la Fondation KBF CANADA Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou téléphonez au +1 514.481.2000.

Tous les dons donnent droit à un reçu aux fins d'impôts au Canada.

Les projets sont gérés avec le plus grand soin et professionnalisme.

http://www.kbfcanada.ca/fr/projets/fonds-pour-leducation-digitale-au-senegal/

Mini bio Cécile Thiakane


Panafricaniste, activiste du développement social, passionnée de nouvelles technologies, de Green Tech, du digital, est une fervente militante de l'afro-responsabilité. Titulaire d'un Msc Marcom, elle est une spécialiste de l'analyse des comportements des consommateurs, décrypteuse des faits sociaux et experte en déploiement de big data. Elle a occupé plusieur postes de Directrice commerciale et marketing à Paris dans des agences conseils en communication et de société spécialisées business Intelligence et en Intelligence artificielle. Elle publie beaucoup d'articles sur le développement social et l'inclusion. Leader d'opinion, elle est aussi très présente sur les réseaux sociaux et médias traditionnels et est membre de plusieurs Think Tank, ONG et associations œuvrant dans le co-développement.
Détails du contact : Cécile Thiakane : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Islam : ce que dit le rapport qui veut réformer la deuxième religion de France-Institut Montaigne par Hakim El Karoui

 

Islam : ce que dit le rapport qui veut réformer la deuxième religion de France-Institut Montaigne par Hakim El Karoui


Paris  septembre 2018


En publiant un nouveau rapport pour l'Institut Montaigne, un groupe de réflexion libéral, l'essayiste Hakim El Karoui reformule plusieurs propositions pour réorganiser l'islam de France face à l'islamisme. Des pistes qui pourraient inspirer Emmanuel Macron ces prochaines semaines.

Hakim El Karoui, membre associé de l'Institut Montaigne, défend la réorganisation d'un "islam français". (Capture d'écran Europe 1)
"Il faut agir, il faut se lever, il faut reprendre la main sur la religion musulmane." Lundi sur Europe 1, l'essayiste et chercheur Hakim El Karoui a appelé les "musulmans modérés et silencieux [à] se réapproprier l'islam". L'homme vient de signer un rapport pour l'institut Montaigne, qui sera remis à Emmanuel Macron au moment où celui-ci attend un "cadre" pour que cette religion - la deuxième de France - "s'exerce de manière conforme aux lois de la République", dixit le chef de l'Etat.


Il s'agit du "troisième rapport" en trois ans d'Hakim El Karoui, précise sur son site l'institut, un groupe de réflexion réputé libéral, qui a mis en ligne dimanche ce document de 617 pages. Mais celui-ci est non pas consacré "à l'islam mais à l'islamisme", peut-on lire. Ses propositions concernent pourtant bien les musulmans français, en interrogeant leur relation à la République, d'un côté, et au salafisme, de l'autre. Les solutions évoquées - qui ne sont pas forcément nouvelles - font en tout cas déjà parler, et plus encore si l'exécutif venait à en faire les siennes.


Quel est le propos de ce rapport?


Hakim El Karoui le répète au fil de ses interventions médiatiques. Il veut "dépassionner" le débat sur l'islam, l'évoquer "sans fantasme" dit-il, mais ne surtout pas "l'occulter" et cesser "la politique de l'autruche". "Quand il y a un problème, il faut le traiter", a-t-il insisté sur Europe 1. Et le problème, selon lui, "c'est la progression de l'idéologie islamiste chez les musulmans de France", comme il l'a dit également dimanche soir sur RTL. Le rapport en question s'intitule ainsi "La fabrique de l'islamisme".


Pour cela, le rapporteur répète ce chiffre choc : "à peu près un quart" de ces musulmans seraient "hostiles" aux valeurs républicaines, notamment les plus jeunes. Un résultat qui se rapproche du 28% "d'ultras musulmans" comptabilisés dans un sondage Ifop en 2016 et que l'auteur soutient cette fois grâce à une "analyse quantitative des réseaux sociaux", terrain sur lequel prolifèrent les thèses islamistes et en particulier le salafisme. L'étude s'attarde ainsi longuement sur les "usines de production de l'islamisme" (Frères musulmans en Egypte, wahhabisme en Arabie Saoudite, "turco-islamisme en Turquie"...) et souligne "l'incroyable" influence de ces réseaux sociaux dans son expansion.


Mais le travail d'Hakim El Karoui ne fait pas forcément l'unanimité. Les représentants du Conseil français pour le culte musulman (CFCM), instance élue considérée comme représentative par les pouvoirs publics mais régulièrement critiquée pour son manque d'efficacité, soulignent par exemple le manque de légitimité du chercheur ou le caractère anxiogène de ce travail. En outre, "c'est aux musulmans de s'occuper de leur religion, ce n'est pas à l'Etat de l'organiser", a redit lundi à l'AFP le délégué général du CFCM, Abdallah Zekri.


Quelles sont ses propositions?


Pour Hakim El Karoui, l'enjeu est donc de réformer l'islam en France pour contrer cette influence de l'islamisme qui prendrait le pas. "Comme on a des militants d'un côté, et qu'en face personne ne dit autre chose, ils ont une influence très au-delà de leurs sympathisants", assure l'essayiste sur Europe 1. Le coeur de son projet est donc de créer une nouvelle structure indépendante "chargée d'organiser et de financer le culte musulman". Fini donc le CFCM et plus encore l'UOIF, que l'homme combat, place à ce qui serait "l'Association musulmane pour l'islam de France" (Amif).


Cette nouvelle institution qui poserait les bases "d'un islam français" pourrait ainsi s'occuper de réformes que l'institut Montaigne porte depuis plusieurs années déjà - en particulier depuis un précédent rapport de 2016, telles que :


• La mise en place d'une "taxe halal", une mesure sur laquelle ne s'attarde pas en soi le nouveau rapport mais qui est toujours défendue par son auteur. Il ne s'agirait pas d'un impôt prélevé par l'Etat mais d'un prélèvement géré par l'association et s'inspirerait de la "taxe de cacherout" de la communauté juive, gérée par les rabbinats et qui permet de certifier les produits "casher".


• La réorganisation des pèlerinages pour La Mecque, en Arabie Saoudite. Aujourd'hui, les voyagistes pour effectuer le hajj - qui constitue l'un des cinq piliers de l'islam - sont en situation de "monopole" et le pèlerinage, en y ajoutant les intermédiaires, s'avère de plus en plus coûteux, exposait lundi Hakim El Karoui.


• Avec ses recettes prélevées notamment sur le marché du halal, l'association pourrait ensuite investir "dans la formation de cadres religieux, la construction pourquoi pas de certaines mosquées". Elle rendrait aussi un "service utile aux fidèles" en se posant comme "régulateur" des flux financiers, parfois "opaques" dans la communauté musulmane.


• Le rapport en appelle surtout à la "mobilisation du ministère de l'Education nationale", qui passerait par une meilleure formation des enseignants sur la question de la laïcité. Mais également de "relancer l'apprentissage de la langue arabe" à l'école, pour faire face aux "cours d'arabes dans les mosquées [qui] sont devenus pour les islamistes le meilleur moyen d'attirer des jeunes dans leurs mosquées et écoles". "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux", appuie Hakim El Karou, alors qu'il a "été multiplié par dix dans les mosquées".
• Le document propose plus globalement de réinventer "la promotion du discours républicain", notamment sur les réseaux sociaux. "L'État se doit d'améliorer la connaissance des tenants idéologiques et des aboutissants politiques et sociaux de l'islamisme, il doit aider ceux qui veulent financer des initiatives de contre-discours en français", est-il écrit.

En insistant sur l'enjeu diplomatique de ce sujet : la France, et plus globalement l'Europe, doit davantage coopérer avec le Maghreb et les pays du Golfe, demande l'institut Montaigne, meilleur moyen selon lui de sortir des logiques de financement de l'islam depuis l'étranger et des discours les plus radicaux, comme ceux portés en Arabie Saoudite.


Ce rapport va-t-il être repris par Emmanuel Macron?


La publication de ce nouveau rapport, qui est donc avant tout une piqûre de rappel des propositions déjà avancées par l'institut Montaigne, vient à point nommé. Sont en effet organisées jusqu'à la mi-septembre des "assises territoriales de l'islam de France" dans chaque département, sous l'égide des préfets, pour faire émerger des propositions inédites. Cette concertation répond à la demande d'Emmanuel Macron, qui avait déclaré devant le Congrès en juillet dernier, vouloir poser à l'islam de France "un cadre et des règles" et ce, "dès l'automne" prochain.


Il s'agit donc ici pour le think tank libéral d'entrer dans ce débat et pourquoi pas de convaincre le chef de l'Etat sur la pertinence de son projet. Hakim El Karoui arrivera-t-il à se faire entendre? "Peut-être... sans doute, j'espère", a-t-il répondu sur Europe 1.

Cet intellectuel, autrefois conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon a pour lui de bien connaître déjà Emmanuel Macron, les deux hommes ayant été tous les deux collègues au sein de la banque d'affaires Rothschild. El Karoui est donc souvent présenté comme ayant "l'oreille" du Président, même s'il assure lui-même ne pas être un intime.


Plus globalement, l'institut Montaigne est réputé proche d'Emmanuel Macron, puisque son directeur Laurent Bigorgne est un ami de longue date depuis leurs études à Sciences Po et l'aurait conseillé pendant la campagne présidentielle sur les questions d'éducation. Pour l'heure, on ne sait pas encore si le chef de l'Etat va reprendre ces idées mais les priorités qu'il a déjà affichées sur ce sujet sont en tout cas loin d'être incompatibles avec celles-ci. Dans une première réaction officielle, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a en tout cas "salué" dans un communiqué ce "travail très approfondi" et pris note de "propositions très intéressantes (...) qui appellent à un rassemblement et une mobilisation des musulmans républicains en France".

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