International

Catalogne : "cinq secondes" d'indépendance

Mardi soir, la Catalogne a vécu de longues minutes suspendue au discours de Carles Puigdemont. Un discours quelque peu « confus », rapporte le Huffington Post puisqu'il a été difficile de démêler immédiatement quel allait être l'avenir de la Catalogne. Pendant à peine une heure de discours, le président de région a suscité espoir, enthousiasme et finalement déception parmi les partisans de l'indépendance.

« Après le référendum du 1er octobre, la Catalogne a gagné le droit de devenir un État indépendant, d'être écoutée et respectée », a expliqué Carles Puigdemont avant de promettre que « la Catalogne sera[it] un État indépendant sous la forme d'une République ». Mais revirement quelques minutes plus tard puisque le président de l'exécutif catalan conclut : « Le gouvernement catalan et moi-même proposons que le Parlement suspende les effets d'une déclaration d'indépendance afin de pouvoir entreprendre dans les prochains jours un dialogue.

Mardi soir, la Catalogne a vécu de longues minutes suspendue au discours de Carles Puigdemont. Un discours quelque peu « confus », rapporte le Huffington Post puisqu'il a été difficile de démêler immédiatement quel allait être l'avenir de la Catalogne. Pendant à peine une heure de discours, le président de région a suscité espoir, enthousiasme et finalement déception parmi les partisans de l'indépendance.

« Après le référendum du 1er octobre, la Catalogne a gagné le droit de devenir un État indépendant, d'être écoutée et respectée », a expliqué Carles Puigdemont avant de promettre que « la Catalogne sera[it] un État indépendant sous la forme d'une République ». Mais revirement quelques minutes plus tard puisque le président de l'exécutif catalan conclut : « Le gouvernement catalan et moi-même proposons que le Parlement suspende les effets d'une déclaration d'indépendance afin de pouvoir entreprendre dans les prochains jours un dialogue. »

Joie et tristesse

Cette manière de souffler le chaud et le froid n'a pas manqué de provoquer des réactions. D'abord chez les indépendantistes massés dans certaines rues de Barcelone pour entendre le discours. Alors que le début provoque des explosions de joie, la suite laisse peu à peu les visages interloqués puis défaits. Mais la situation a aussi fait réagir sur les réseaux sociaux. Nombreux sont les internautes à avoir raillé le discours de Carles Puigdemont sur Twitter.

Le Point.fr

Le prix Nobel de la paix 2017 attribué à l'Ican, pour son combat anti-nucléaire

C’est la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) qui a été choisie pour recevoir le prix Nobel de la paix 2017 ce vendredi 6 octobre à Oslo. Une initiative lancée en 2007 sur le modèle de la campagne contre les mines antipersonnelles.

L’Ican est un réseau regroupant des centaines d'organisations non-gouvernementales qui plaide depuis 10 ans pour l'élimination complète des arsenaux nucléaires. Cette campagne est notamment à l’origine du traité d’interdiction des armes nucléaires qui a été négocié et conclu cet été à l’ONU. Il a été signé par 53 Etats jusqu’à maintenant et il entrera en vigueur quand cinquante Etats l’auront ratifié.

Pour le moment, il n’est que symbolique, puisque aucun des neuf pays possédant la bombe ni aucun pays de l’Otan ne s’y est joint. Mais c'est un traité qui dérange tout de même les puissances nucléaires. On a par exemple entendu les dirigeants et des diplomates français le critiquer avec des mots assez durs.

Pour cette coalition d'ONG, la fin des armes nucléaires n’est pas une utopie, car une utilisation éventuelle serait déjà considérée comme inacceptable dans de très nombreux pays. Mais aussi parce que l’existence de ces armes fera toujours courir le risque d’un accident. Autant donc s’en débarrasser, avance l'Ican.

Cette attribution de prix Nobel de la paix est donc un appel à tous les pays à répéter le processus international qui avait plutôt réussi pour les armes chimiques et pour les mines antipersonnelles. Il survient dans un contexte très tendu, sur fond de crise avec la Corée du Nord et de possible remise en cause par les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

C’est également un prix dans la tradition du Nobel de la paix, puisque le comité Nobel a souvent appelé au désarmement nucléaire. « Nous vivons dans un monde où le risque d'une utilisation des armes nucléaires est plus grand qu'il ne l'a jamais été depuis longtemps », a déclaré Berit Reiss-Andersen, la présidente du comité Nobel norvégien.

RFI

Emmanuel Macron accuse «certains» de «foutre le bordel», la polémique enfle

Le président français s'est rendu dans le petit village d’Egletons pour inaugurer le campus d’une école aux métiers des Travaux publics mercredi 4 octobre. Une visite consacrée à la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle que veut mener le chef de l’Etat. Mais le déplacement a viré au bras de fer entre Emmanuel Macron et les salariés et d’anciens employés de l’équipementier automobile GM&S. Et à la polémique. En appelant « certains » à aller chercher du travail « au lieu de foutre le bordel », le président français a suscité les réactions outrées de la classe politique, pointant le « mépris » envers les moins nantis.Lors d'un déplacement en Corrèze mercredi 4 octobre, Emmanuel Macron s'entretenait en aparté avec un responsable local qui évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise. « Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas », a répondu le président de la République sans préciser à qui ces propos s'adressaient.

Peu auparavant, sa visite avait été perturbée par un rassemblement de quelque 150 salariés et ex-employés licenciés d'un équipementier automobile, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre en tentant de rencontrer le chef de l’Etat.

« J'assume qu'un président de la République puisse nommer les choses et utiliser les mots que nous utilisons tous au quotidien », a répondu jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, après les vives réactions de l'opposition, qui a une nouvelle fois vu en Macron un « président des riches » coupé des classes populaires.

L'opposition dénonce le « mépris »

Valérie Boyer, porte-parole de Les Républicains a ainsi dénoncé le « mépris » du chef de l'État « pour les Français ». « C'est quoi le problème de Macron avec les gens qui ne paient pas l'ISF ? » s'est interrogé Rachid Temal, porte-parole du Parti socialiste, en référence à la réforme controversée qui allège cet impôt frappant les plus nantis.

« "Chercher du boulot", Macron ne sait pas ce que c'est. Le "bordel", c'est lui ! », a tancé Adrien Quatennens, député de La France insoumise (gauche radicale). Oliver Faure, chef de file des députés socialistes, a pointé « le mépris social pour les "illettrées", les "fainéants" et les "riens" », en référence à de précédentes expressions controversées utilisées par le président français.

Après les « illetrés » de l'entreprise Gad, les « Français qui détestent les réformes » lancé depuis la Roumanie, les « fainéants » prononcés en Grèce, le président Emmanuel Macron allonge donc sa liste de déclarations-choc. Bien qu'ayant fait à chaque fois beaucoup de bruit dans les médias, elles sont sans conséquences immédiates dans l'esprit des Français, analyse le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi : « Cela n'a pas de conséquence sur le court terme, ce n'est pas sur cela que les Français se déterminent, mais il peut y avoir un effet de "poison lent", c'est-à-dire que cette déclaration fasse système avec le sentiment que la politique menée par le président Macron n'est pas une politique juste. »

Selon des proches du chef de l'Etat cités par l'Agence France-Presse, celui-ci « assume sur le fond » ses propos tenus en Corrèze, tout en admettant qu'il n'aurait pas employé un « mot familier » dans le cadre d'un discours officiel.

RFI

Nobel de médecine: des spécialistes américains de l'horloge biologique primés

La semaine des prix Nobel s’ouvre ce lundi 2 octobre avec le prix de médecine. Celui-ci a été attribué à trois scientifiques américains, Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ; ils sont récompensés pour leur recherches sur le rythme biologique des êtres vivants mais aussi les troubles du sommeil ou ceux liés au décalage horaire.

Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ont exploré la mécanique de notre horloge interne. Une horloge calée sur 24 heures et qui permet de nous adapter aux différents moments du jour et de la nuit. Ainsi, ce rythme biologique régule nos besoins en sommeil et en nourriture, il ajuste aussi la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la température du corps durant ces périodes. Même l’humeur et la mémoire battent quelque peu au rythme de cette pendule.

Rouages complexes

L’horloge est bien sûr nichée dans notre cerveau, et ses rouages sont complexes. A partir d’expériences sur la mouche, les trois scientifiques américains ont réussi à isoler un gène contrôlant le rythme biologique. Ce gène agit sur une protéine qui s’accumule dans la cellule au cours de la nuit puis est désagrégée pendant le jour. Un mécanisme commun à tous les organismes multicellulaires.

Notre montre intérieure n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. Mais l’on sait que lorsqu’elle est malmenée, les effets peuvent être délétères. Ainsi les personnes travaillant la nuit ont plus de risque de développer des problèmes de santé. Le tic-tac de notre horloge n’a pas fini de défier les chercheurs.

Neuf millions de couronnes

Outre le prestige, les trois lauréats du Nobel se partageront la somme de 9 millions de couronnes suédoises, soit environ 937 000 euros. En 2016, le Nobel de médecine était allé au Japonais Yoshinori Ohsumi pour sa contribution à la compréhension du renouvellement des cellules. La médecine est traditionnellement le premier des prix Nobel décernés par les jurys suédois. Suivront la physique mardi, la chimie mercredi, la littérature jeudi, la paix vendredi et le prix d'économie le 9 octobre.

L’importance des rythmes biologiques

Tout le monde sait que l’organisme dort la nuit, est éveillé le jour, mais peu, voire personne - sinon le trio de chercheurs qui vient de recevoir le prix Nobel - ne sait véritablement comment cela fonctionne.

Le Dr Claude Gronfier est spécialiste des rythmes biologiques à l’Inserm. Il explique les risques sur la santé lorsque l’on ne respecte pas les rythmes biologiques :

« A l’heure actuelle, on sait qu’il existe un certain nombre de pathologies qui sont liées à un dysfonctionnement de notre horloge biologique. Le travail de nuit, par exemple, c’est le cas extrême sur notre planète, d’individus qui ont une horloge biologique qui n’est pas synchronisée à leur travail. On leur demande de travailler la nuit, c’est-à-dire pendant la nuit biologique, et on leur demande de dormir pendant la journée, c’est-à-dire pendant leur journée biologique. Et on voit très bien que ça ne fonctionne pas. Vous savez l’Anses a produit un rapport en juin 2016 montrant que travailler de nuit a un ensemble de conséquences sanitaires qui vont de la perte de sommeil aux pathologies psychiatriques, comme la dépression et l’anxiété, jusqu’aux troubles métaboliques, cardiovasculaires et au cancer. Donc perturber l’horloge biologique a des conséquences, comme c’est le cas particulier du travail de nuit, lorsque ces perturbations sont chroniques. »

D’autres pathologies sont également soupçonnées d’être liées au dysfonctionnement de l’horloge biologique comme les maladies dégénératives d’Alzheimer et de Parkinson

RFI

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