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Marine Le Pen sur le RN: «Le nom nous a été cédé par acte sous seing privé»

Le nouveau nom du Front national, le Rassemblement national serait déjà utilisé par une structure politique. Une polémique naissante que Marine Le Pen vient d'éteindre au micro de RFI : « Le nom nous a été cédé le 22 février par acte sous seing privé [...] Il n'y a aucun problème juridique. Vous imaginez bien qu'on a tout bordé » s'est-elle empressée d'expliquer.

« Vous imaginez bien qu'on a tout bordé, que nous ne sommes pas des amateurs ».  C'est une Marine Le Pen un peu exaspérée qui a répondu aux questions de RFI. La présidente du Front national affirme que l'association en question a cédé son  nom au FN le 22 février, par un acte sous seing privé, et qu'elle est en voie de dissolution. Marine Le Pen l'affirme, il n'y a donc aucun problème juridique. Le FN pourra donc si les militants votent en ce sens être renommé Rassemblement national.

L'affaire a démarré avec la publication d'un communiqué dimanche 11 mars, signé Igor Kurek, président d'un « rassemblement national » qui avait présenté des candidats lors d'élections locales à Vitrolles et à Nice. Dans ce communiqué il s'étonne de « l'amateurisme » de la présidente du FN. « Eh bien oui, chère Marine, le RN existe déjà et vous ne pouvez nier son existence », écrit-il. Ce nom a effectivement été déposé le 30 décembre 2013 à l'INPI, l'Institut national de la propriété industrielle.

« C'est un mythomane » s'emporte Marine Le Pen qui précise que le FN avait de toute façon déposé le nom Rassemblement national dès 1986, ce qui pourrait lui permettre d’entamer des poursuites judiciaires.

RFI

Le Front national cherche à lever ses doutes lors d'un congrès crucial

C'est un week-end crucial qui s'ouvre pour le Front national et pour Marine Le Pen. Le parti d'extrême droite tient un congrès de refondation à Lille à partir de ce samedi 10 mars. Objectif : lever les doutes nés de la défaite à la présidentielle et de la piètre prestation de Marine Le Pen lors du débat d'entre-deux tours.

« Qu'on subisse un trou d'air, ça n'a rien d'étonnant. Cela faisait sept ans qu'on était en expansion. » Marine Le Pen le reconnait, le Front national est aujourd'hui en difficulté. Alors pour le refonder, pour le relancer, la présidente du parti d'extrême droite a un objectif « faire passer le FN d'une culture d'opposition à une culture de gouvernement ». Ce congrès doit en être le point de départ.

D'abord en écoutant ce que les militants ont sur le cœur : euro, Europe, immigration, questions de société. Le résultat des questionnaires remplis par les adhérents sera longuement commenté ce samedi après-midi.

Relancer ensuite en réorganisation le parti. Les statuts du FN datent de 1972 inspirés de ceux du Parti communiste. Ils étaient trop rigides selon l'état-major du parti. Exit donc le bureau politique à la connotation soviétique et le poste de vice-président. Il n'y aura donc plus de problème Jean-Marie Le Pen.

Enfin, pour parachever ce ravalement « du sol au plafond », selon les mots mêmes de Marine Le Pen, un nouveau nom sera proposé dimanche pour le parti. Ce sera sans conteste le moment fort de ce week-end.

« Je considère que n'ai pas encore terminé mon travail », conclut la dirigeante frontiste.

RFI

France: un logiciel pour réduire l'écart salarial entre femmes et hommes

Aujourd'hui, en France, on estime qu’à travail égal, la différence de salaire moyenne est de 9% entre les deux sexes. Des écarts qui persistent sans justifications. Le gouvernement d'Édouard Philippe a choisi d’annoncer une mesure originale, lors de la journée internationale du droit des femmes : obliger les entreprises de plus de 50 salariés à se doter d'un logiciel pour mesurer ces différences de traitements, puis sanctionner les sociétés qui ne feront pas d'efforts pour résorber les écarts. Les contours de ce projet sont encore à préciser mais l'État prévoit d'y mettre les moyens.

En France actuellement, on estime à 9% les écarts « injustifiés » de salaires entre hommes et femmes, qui ne sont donc basés ni sur la qualification, ni sur la responsabilité, ni sur le temps de travail. Malgré des décennies passées à étoffer l'arsenal juridique, on ne parvient pas à résorber cette différence. En cause : Le droit qui n'est quasiment pas appliqué en la matière.

C'est donc un « plan d'action » sur trois ans que propose le gouvernement. D'ici 2019, il veut doter les entreprises d'un logiciel libre de droits qui leur permettra de mesurer les écarts inexpliqués des salaires. L'outil appliquera des critères (âges, diplômes, ancienneté) qui seront fixés avec les partenaires sociaux.

En cas d'écart constaté, l'entreprise devra puiser dans une enveloppe préalablement constituée et combler ces écarts, sous peine de sanction financière si l'anomalie perdure. Amende lourde car elle pourra aller jusqu'à 1% de la masse salariale.

Inscription dans la loi sur les réformes sociales présentée en avril

Tout cela sera inscrit dans la loi sur les réformes sociales présentée en avril prochain par la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Et l'État prévoit d'augmenter les moyens humains pour veiller à sa bonne application : les contrôles de l'inspection du travail sur l'égalité des salaires hommes-femmes seraient multipliés par quatre.

La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a également annoncé la création d'une amende pour punir l'harcèlement de rue lors d'une séance quelque peu mouvementée à l'Assemblée nationale.

Pour Marlène Schiappa, la transparence salariale est une des mesures qui peut aider à résoudre les inégalités. Syvain Tillon, co-fondateur de la start up, Tilkee, en est un fervent partisan, même s'il trouve « dommage » le fait de légiférer dans ce sens. « Moi clairement, je recommande la transparence parce que cela simplifie le management quotidien, cela simplifie les relations, et ça assainit les relations entre les collaborateurs. »

Assurance-chômage: Muriel Pénicaud en phase avec les employeurs et les syndicats

La ministre du Travail Muriel Pénicaud valide globalement l'accord intervenu le 22 février entre les partenaires sociaux sur l'indemnisation du chômage dans une interview au Parisien. Elle apporte cependant quelques modifications qui seront intégrées au projet de loi présenté en avril prochain en conseil des ministres et qui ne sera pas adopté, celui-là, par ordonnance.

Muriel Pénicaud est globalement « en phase », dit-elle, avec l'accord conclu le 22 février entre les employeurs et les syndicats. Elle augmente cependant la pression sur les branches professionnelles qui auront jusqu'à fin décembre, et pas plus, pour prendre des mesures concrètes contre le recours abusif aux contrats courts et précaires. Faute de quoi le gouvernement brandit à nouveau la menace d'imposer un système de bonus-malus aux entreprises.

Sur la question de l'indemnisation des salariés qui démissionnent pour créer leur entreprise, ils ne devront pas être présents depuis 7 ans dans leur emploi, délai prévu par l'accord, mais 5 ans seulement pour en bénéficier, et ce au même montant que tous les autres chômeurs. Soit un coût supplémentaire de quelques dizaines de millions d'euros pour l'assurance-chômage.

Quant à l'indemnisation des indépendants, une nouveauté qui n'enthousiasme guère les partenaires sociaux, le gouvernement prévoit une allocation de 800 euros par mois pendant 6 mois, financée par la CSG, soit un impôt, et non pas une cotisation sociale à la charge des employeurs et les salariés.

RFI

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