International

La situation des centaines de migrants installés porte de la Chapelle inquiète

France terre d’asile (FTDA) estime que près de 1 200 personnes vivent dans la rue aux alentours du centre humanitaire pour migrants ouvert dans le nord de Paris, porte de la Chapelle. L’association s’inquiète de la situation extrêmement précaire dans laquelle vivent les nouveaux arrivants.

Les migrants, dont beaucoup d'Afghans, d'Erythréens et de Soudanais, se sont réinstallés dans des conditions d'hygiène et de sécurité déplorables, sous les ponts de l'autoroute A1 et entre les voies d'accès au périphérique.

Ils campent autour du centre humanitaire, qui avait été ouvert en novembre 2016 pour mettre fin au cycle des installations et évacuations de campements en pleine crise migratoire. Mais, faute de places où les orienter ensuite, le dispositif sature.

« Nous avons décompté 1 178 personnes au cours de la semaine du 19 au 25 juin », a indiqué Pierre Henry, directeur général de FTDA, faisant état de « 200 personnes supplémentaires par semaine ». « Plus on attend, plus la situation est dégradée », a ajouté Pierre henry, jugeant une évacuation « obligatoire ».

Le 9 mai, un peu plus de 1 600 migrants avaient déjà été évacués de campements insalubres installés autour de la porte de La Chapelle, dans ce qui constituait la plus grosse opération de mise à l'abri en six mois.

Un besoin de nouveaux centres et places d'hébergement

Le responsable de France terre d’asile plaide pour l’ouverture d’autres centres humanitaires, ailleurs qu’à Paris, s’inquiétant d’avoir de nouveau recours à de évacuations d’ici un mois si rien n’était fait.

La maire de Paris Anne Hidalgo avait écrit au ministre de l'Intérieur fin juin pour lui demander la création de nouvelles places d'hébergement sur toute la France, sans quoi « plusieurs milliers » de migrants risquent de camper dans les rues de Paris cet été.

France terre d’asile organise des maraudes pour signaler les cas les plus vulnérables, à charge pour les gestionnaires du centre de premier accueil de déterminer les critères d'entrée dans le dispositif.

(avec AFP)

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France: François de Rugy élu président de l'Assemblée nationale

François de Rugy, ex-écologiste passé à La République en marche, a été élu mardi 27 juin treizième président de l'Assemblée nationale de la Ve République.

« Il y avait 567 votants. Il y a un 24 votes blancs ou nuls. Il y a eu exactement 543 suffrages exprimés. Et la majorité absolue était de 272 bulletins. François de Rugy a obtenu 353 voix », a annoncé peu avant 17h à la tribune de l'Assemblée le doyen d'âge, Bernard Brochand (LR), qui présidait la séance. Les députés ont salué l'élection de François de Rugy par une longue standing ovation.

Parmi les quatre autres prétendants au perchoir, Jean-Charles Taugourdeau (Les Républicains) a recueilli 94 voix, devant Laurence Dumont, du groupe Nouvelle gauche (ex-PS, 32 voix), Caroline Fiat (La France insoumise), qui avait reçu le soutien du groupe de la gauche démocrate et républicaine (30 voix) et Laure de la Raudière, du groupe LR constructifs, UDI et indépendants (34).

Le candidat désigné quelques heures plus tôt par le groupe LREM, qui détient à lui seul la majorité absolue avec ses 308 députés, avait le soutien du groupe MoDem.

Prochaines étapes

Les déclarations politiques des groupes ainsi que leur composition avec le nom de leur président doivent être remis au président de séance ce mardi, avant 18h. Le lendemain, en séance publique, seront nommés les membres du bureau de l'Assemblée, les six vice-présidents, les trois questeurs et les douze secrétaires.

Le président et les présidents de groupe se réuniront le 29 juin afin de procéder à l'attribution des bureaux et des salles ainsi que de la place des députés dans l'hémicycle avant que les huit commissions permanentes se réunissent pour procéder à l'élection de leur président et de leur bureau.

RFI

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Calais tente de séduire les Britanniques pour se relever de la crise migratoire

Ils ont traversé la Manche ce samedi 24 juin 2017. Quelque 1000 Britanniques sont arrivés à Calais, dans le nord de la France, à l'invitation de la mairie. Opération séduction pour tenter de réveiller l'attractivité de la ville, marquée par la crise migratoire. La «jungle» a été évacuée, et le ministre de l'Intérieur assure qu'un camp ne se réinstallera pas, pour ne pas créer d'appel d'air, dit-il.

Environ 17°C et beaucoup de vent. Un temps radieux donc pour les 1 000 Britanniques débarqués ce samedi à Calais. Ils ont été choisis par tirage au sort. Une opération destinée à faire redécouvrir la ville, loin des clichés, loin de l’image acquise ces dernières années avec la crise des migrants.

Karen, une mère de famille du Royaume-Uni, est venue avec ses deux enfants. « A la télévision,explique-t-elle,c'est tout ce qu'on entend à longueur de journée. C'est tout ce que l'on sait de Calais et de ses quais. Les gens ont trop peur. Mais il faut venir voir par soi-même. »

Le message : Calais ne se résume pas à la « jungle »

Programme du reste de la journée : shopping et inauguration d’une statue du général de Gaulle et de Winston Churchill. Mais cette opération, qui a coûté 170 000 euros à la ville, était nécessaire, d’après la maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart. « En tant que maire, explique l'élue, j’ai toujours fait assumer notre problématique au quotidien, mais montré aussi que Calais ne se résume pas à la problématique des migrants, que nous avons un patrimoine qui est exceptionnel. »

Mais cette opération séduction suffira-t-elle à faire revenir les touristes ? En ce samedi après-midi, dans le centre-ville de Calais jadis bien achalandé, Fabrice se désole. Voilà 40 ans qu’il travaille dans la restauration. Et aujourd’hui, il ne reconnaît plus sa ville. « Il y a quelques années, le boulevard était rempli de monde, les gens se baladaient pour faire les magasins. Aujourd’hui il n’y a plus personne. Cela fait 40 ans que je suis dans la restauration. A l’époque, parmi la clientèle, il y avait 80 % d’Anglais, maintenant il y a 90 % de Français », constate-t-il.

Pour Frédéric Van Ganbeke, qui tient la boulangerie Le Coin du pain, le malaise est plus profond. « La situation économique à Calais est compliquée. On n’a plus beaucoup de migrants, certes, mais on paie la double peine : d’un côté, les Anglais ne sont pas revenus parce qu’il y a toujours une méfiance, les Belges et les Allemands non plus ; de l’autre, on n’a plus non plus la manne que pouvaient représenter les journalistes, tous les gens qui travaillent autour, regrette-t-il. Aujourd’hui c’est compliqué, mais on va dans le bon sens parce que de toute façon, on ne pouvait pas supporter cette charge migratoire sur Calais. »

La présence des migrants dans le centre-ville est pourtant fantomatique, tant la présence policière, elle, est renforcée.

RFI

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Syrie: Emmanuel Macron ne fait pas du départ de Bachar el-Assad une priorité

Le président français Emmanuel Macron a énoncé la politique française à l’égard du conflit syrien dans un long entretien accordé à huit journaux européens, publié ce jeudi. Et s’il y a bien un élément à retenir, c’est que le départ du président syrien Bachar el-Assad n'est désormais plus une priorité pour la France, dont l'objectif numéro un est de lutter contre les groupes terroristes en Syrie. Dans cet entretien, Emmanuel Macron évoque également les relations avec la Russie et les Etats-Unis dans le cadre du conflit syrien.

« Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». Voilà comment Emmanuel Macron officialise pour la première fois une position qui avait déjà été esquissée par son prédécesseur depuis novembre 2015, suite aux attentats qui avaient frappé Paris.

Bachar el-Assad ne représente pas pour autant l’avenir pour la Syrie, mais comme le précise le président français « ma conviction profonde est qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique ». Emmanuel Macron définit donc dans cet entretien les lignes de la politique française à l’égard de la Syrie. Son premier objectif est la lutte contre le terrorisme, « ce sont eux nos ennemis », précise-t-il.

Le deuxième objectif est d’obtenir une stabilité en Syrie, sans pour autant imposer la démocratie, car elle ne se fait pas à l’insu du peuple précise Emmanuel Macron qui cite en exemple les échecs libyen ou irakien.

Troisièmement, il faut respecter les lignes rouges prédéfinies, en l’occurrence les armes chimiques et l’accès humanitaire. Emmanuel Macron a déjà prévenu Vladimir Poutine : la France, tout comme les Etats-Unis, interviendra en cas d’utilisation d’armes chimiques. Enfin, il espère parvenir à une stabilité à moyen terme ce qui signifie selon lui un respect des minorités. Un entretien riche en enseignement dans lequel le président ne mentionne étonnamment jamais le rôle des Nations Unies dans le règlement de ce conflit.

RFI

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