International

Migrants: les participants au mini-sommet se quittent sans conclusion commune

Les dirigeants de 16 pays de l'UE étaient réunis ce dimanche en mini-sommet à Bruxelles pour évoquer la question migratoire et tenter de trouver des solutions communes à un dossier qui provoque de vives tensions au sein de l'Union.

Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis ce dimanche 24 juin à Bruxelles se sont quittés sans adopter de conclusions communes. Une déclaration formelle n'était de toute façon pas à attendre de cette simple réunion de travail, destinée simplement à préparer le Conseil européen des 28 et 29 juin prochains.

Selon le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et la chancelière allemande Angela Merkel, cette réunion a surtout permis à chacun de faire preuve de bonne volonté et d'exposer ses propres préoccupations.Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a fait part sur Twitter de sa satisfaction.

Le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a quant à lui déclaré que ce mini-sommet a permis d'évacuer des solutions « qui n'étaient pas conformes à nos valeurs ».

Angela Merkel a d'ailleurs estimé lors de son départ que la solution la plus plausible serait la conclusion d'accords bilatéraux pour résoudre les crises au cas par cas. C'est là le contraire du principe de coopération européenne.

On sent bien que les positions sont toujours éloignées et que la solidarité européenne n'est pas prête à jouer, constate notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Or, c'est cette solidarité que réclament les pays du Sud, à savoir l'Espagne, la Grèce et surtout l'Italie. Pour l'instant, les pays d'Europe centrale ne veulent pas en faire preuve. La France et l'Allemagne préconisent toujours de leur côté le Règlement de Dublin, qui prévoit que les demandes d'asile des migrants sont traitées dans le premier pays où leurs empreintes ont été enregistrées.

L'idée de répartir les migrants par quotas n'avance pas non plus. D'un côté, les pays d'Europe centrale - représentés hier par l'Autriche - qui ont martelé que la répartition des migrants par quotas, même uniquement en cas de crise restait taboue. De l'autre côté, il y a les pays méditerranéens, en particulier l'Italie : ils déplorent le manque de solidarité et dénoncent le maintien du règlement de Dublin. Pour Emmanuel Macron, ce sont les questions de politique intérieure qui déstabilisent le débat européen : « Aujourd'hui, c'est un défi qui est lié à la pression politique dans certains Etats membres et à ce qu'on appelle l'émigration secondaire [...] Certains essaient d'instrumentaliser la situation de l'Europe pour créer une tension politique et jouer avec les peurs. » La solution qui semble pour l'instant se dessiner est celle d'une sous-traitance du dossier migratoire par des pays hors de l'UE.

Il y a malgré tout des résultats tangibles à ce sommet avec trois axes de travail sur lesquels les Européens se sont accordés : l'accélération des réformes internes, la protection des frontières et la recherche de coopération avec les pays des Balkans ou d'Afrique pour endiguer en amont la pression migratoire.

Geert Vanden Wijngaert/Pool via Reuters

Arrestations dans un groupe de l’ultra-droite soupçonné de préparer des attentats

Un coup de filet antiterroriste dans les milieux de l’ultradroite radicale a été mené dans la nuit de samedi à dimanche a-t-on appris dimanche soir. Les individus arrêtés par les policiers de la DGSI, Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), une dizaine, sont soupçonnés d’avoir projeté des actions violentes contre des cibles musulmanes
Les interpellations ont eu lieu en Corse, en région parisienne, et dans les départements de la Vienne et de la Charente-Maritime, dans l’ouest de la France. Dix personnes ont été arrêtées dont le chef présumé de ce réseau, un retraité de la police nationale, selon des sources proches de l’enquête, rapporte l’Agence France presse. Guy S, c'est l'initiale de son nom de famille, a été arrêté en Charente-Maritime dans la nuit de samedi à dimanche.

Les suspects gravitaient autour d'un groupuscule lié à l'ultradroite baptisé AFO pour «Action des Forces Opérationnelles», structure clandestine en sommeil et réactivée récemment par Guy S. Selon les services de la sécurité intérieure, ils «étaient organisés et en lien pour éventuellement commettre des actions violentes contre des cibles présumées en lien avec l'islam radical» comme des imams, des mosquées ou encore des détenus radicalisés sortant de prison, selon certaines sources.

Des armes ont été trouvées lors des premières perquisitions et le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Les dix militants interpellés peuvent rester jusqu'à 96 heures en garde à vue.

Résurgence d'une mouvance d'extrême-droite radicalisée

Cette mouvance de l'ultradroite, composée de groupuscules, qui a ressurgi à la faveur des attentats terroristes sur le sol français, est sous la surveillance de la DGSI.

En octobre 2017 déjà, les services antiterroristes avaient démantelé un petit groupe ultra gravitant autour de Logan Nisin, ex-militant du mouvement royaliste Action Française, arrêté lui en juin 2017. Celui-ci avait reconnu avoir fondé un groupuscule baptisé «OAS», du nom de l'organisation politico-militaire clandestine responsable d'une campagne sanglante contre l'indépendance de l'Algérie dans les années 1960, dans le but d'«enclencher une re-migration basée sur la terreur». « Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles, djihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous ! », pouvait-on lire sur un document trouvé dans son ordinateur.

RFI

Pr Jean Ramdé Université Laval/Quebec-ce Burkinabe au parcours de combattant-la bougeotte et l'envie de voyager.

 

Pr Jean Ramdé Université Laval/Quebec-ce Burkinabe au parcours de combattant - la bougeotte et l'envie de voyager.


« Intérêts de recherche-Attachement père-enfant, développement international, intervention interculturelle, processus d'adaptation des immigrants, validation transculturelle d'instruments de mesure »

Professeur agrégé Département des fondements et pratiques en éducation

Faculté des sciences de l'éducation
Département des fondements et pratiques en éducation
Pavillon des Sciences de l'éducation, local 754
2320, rue des Bibliothèques
Québec (Québec) G1V 0A6


« Je remercie le Centre Minkowska de Paris d'avoir permis à ce Pr Chercheur J RAMDE  à assister en tant qu'observateur à mon cours ce vendredi 22/JUIN 2018- Compétence culturelle dans les pratiques cliniques et sociales »- Représentation de « la Culture africaine » aux professionnels qui reçoivent des enfants avec des troubles du comportement, handicap; la notion décentrage, idées reçues et préjugés, la posture du professionnelle et sa position, le regard, le langage, comment associer la famille aux soins, la question interculturelle, la visite à domicile et comment la préparer, le souci d'intrusion, faciliter la relation professionnels et parents, la question du déni ; rigueur et bienveillance, etc. « pape B CISSOKO


PAR MALIKA SCHNEIDER


Burkinabé d'origine, mais né en Côte d'Ivoire, Jean Ramdé est à présent québécois, professeur à l'Université Laval. Dès son plus jeune âge, il avait déjà la bougeotte et l'envie de voyager.


VERS LE QUÉBEC


Après son enfance ivoirienne, Jean Ramdé vécut près de quatre ans au Burkina Faso et deux ans au Togo où il commença des études de psychologie et de sciences de l'éducation. Comme il souhaitait continuer sa formation dans une université d'un pays du Nord, il se mit à chercher des universités convenant à ses très faibles moyens financiers.

Il découvrit alors qu'en Allemagne, les frais de scolarité seraient gratuits pour lui. C'est donc dans ce pays qu'il partit, à l'âge de 24 ans, pour étudier afin de devenir psychologue.


La barrière de la langue fut le premier défi de taille à relever. Il dut suivre des cours de langue allemande avant de poursuivre ses études. C'est au cours de cette période qu'il entendit parler du Québec. Le Canada avait toujours été un pays qui l'attirait, mais les frais de scolarité universitaires canadiens lui étaient toujours apparus trop élevés pour sa propre situation financière : « C'est un rêve qui ne va jamais se réaliser, donc je ne peux pas me lancer là-dedans », se disait-il.


Après ses études en Allemagne, il décida d'émigrer au Québec en tant que travailleur qualifié, en tant que psychologue. Il lui fallut tout de même près de deux ans pour finaliser tous les papiers et les entrevues. C'est en se projetant avec optimisme dans l'avenir et en se rappelant que le Canada est un pays démocratique doté d'une belle nature qu'il arriva le 5 mars 2002 au Québec, à l'âge de 33 ans. Ce fut à ce moment précis que le parcours du combattant débuta.


UN PARCOURS DE COMBATTANT


Au moment de son arrivée au Québec, M. Ramdé se sentait bien. Il avait aperçu plusieurs policiers noirs à l'aéroport, ce qu'il n'avait jamais vu en Allemagne et qui le rassura pour la suite. Le Québec allait lui apporter la sécurité qu'il n'avait pas connue en Allemagne.


La désillusion apparut quelques semaines après son arrivée. L'accent local, le langage et les modes de communication se révélèrent des défis importants. Le simple achat d'une maison souleva des difficultés importantes, car il n'avait aucun historique de crédit, ni références. Il convient aujourd'hui qu'il avait la chance, à l'époque, d'être seul, car au moins il n'avait pas à se « préoccuper » des autres membres de sa famille. Cependant, une autre difficulté majeure apparut, qui traumatisa grandement Jean : l'absence de reconnaissance de son diplôme de psychologue obtenu en Allemagne.


C'est perdre son identité professionnelle. Quand j'ai terminé mes études en Allemagne, tout le monde m'appelait le psychologue. Au Québec, je n'avais même pas le droit de porter ce titre-là. Ça, c'est ce qui a été le plus difficile.


TRAVAILLER ET S'ADAPTER


Il commença donc à travailler au Québec dans des entreprises comme Transcontinental, avec des horaires variables, mais toujours de nuit, et ce, au salaire minimum. Après quelques conseils judicieux de la part d'une personne africaine qui avait vécu la même expérience, il tenta de sortir de cet emploi épuisant et obtint un contrat dans une maison de jeunes, au salaire minimum malgré sa maîtrise. « Ma boss avait à peine terminé son secondaire 5 », ironise-t-il aujourd'hui.


Cette expérience lui permit tout de même de découvrir la culture et la jeunesse québécoises. Elle lui donna l'opportunité de pouvoir travailler dans au Centre jeunesse de Montréal comme éducateur. C'est à ce moment précis que Jean Ramdé décida de continuer ses études au doctorat à l'Université de Montréal, tout en travaillant en tant qu'auxiliaire de recherche et éducateur.


À la fin de sa scolarité de doctorat, il souhaita obtenir plus d'expérience en enseignement et en recherche. Il postula alors sur tous les postes ouverts à travers le Québec et le Canada. Il réussit à obtenir un poste de chargé de cours à l'Université d'Alberta. Ce fut reparti pour une aventure de près de deux ans dans cette province canadienne. Toujours dans le but de devenir professeur d'université, il continua de postuler dans d'autres établissements au Québec. Il aboutit alors à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Finalement, il postula à l'Université Laval. Depuis 2012, il y œuvre en tant que professeur de psychoéducation.


UNE ADAPTATION FAMILIALE


Selon le professeur, les relations familiales font partie « des éléments qui peuvent accentuer la détresse qu'on peut ressentir » quand on arrive dans un environnement totalement étranger. La famille qui est restée sur place a de grandes attentes concernant le partage des biens financiers. « Même si tu n'as pas forcément de revenus, la famille pense que tu as de l'argent, mais que tu ne veux pas en donner », explique Jean.
Au niveau individuel, il existe une pression personnelle qu'on appelle la piété filiale et qui consiste à vouloir absolument aider les autres. C'est une charge très lourde.


On se torture avec cette exigence qui n'est pourtant pas obligée. Je regrette seulement [ma décision de partir] quand j'essaie d'expliquer aux gens qui sont restés dans mon pays que je n'ai pas autant de ressources financières qu'ils le pensent.


Dès son arrivée au Québec, Jean Ramdé a parrainé celle qui devint plus tard son épouse et qui était restée au Burkina Faso. Quelque temps plus tard, la voici arrivée en terre québécoise. « Son adaptation a été difficile, parce que nous n'avions pas le même niveau d'acculturation. Cela faisait longtemps que j'avais quitté l'Afrique de l'Ouest par rapport à elle. Au début, c'était difficile », avoue-t-il.


Sa petite fille lui demande toujours : « Papa, je ne comprends pas pourquoi à la télévision, quand on montre l'Afrique, c'est soit les animaux ou soit les guerres. » Il lui explique donc que la vie normale n'émeut personne dans les reportages ou les médias étrangers.


CONSEILS D'UN AFRICAIN AU CANADA


Le professeur de l'Université Laval convient qu'aujourd'hui, les nouveaux arrivants africains ont plus de facilité en raison du nombre importants d'Africains qui ont immigré au Québec et au Canada depuis les dernières années.


Les Africains qui immigrent à présent vont moins vers l'adaptation. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Quand on arrive dans un pays, le mieux c'est de s'adapter. S'adapter, ça demande de l'énergie, de la tolérance, de l'acceptation et ça demande de laisser passer certaines parties de soi pour réussir.
Personnellement, il n'a pas eu le choix, lors de son arrivée en Allemagne, de « s'obliger à s'adapter » en raison de la différence langagière. Il insiste notamment sur le fait que ça demande du courage d'expérimenter de nouvelles choses. Et souvent, il a l'impression qu'il y a en a beaucoup qui n'ont pas ce courage.


Pour ma part, j'ai dit à ma fille qu'il était important de toujours avoir des amis nés au Québec et des amis nés ailleurs aussi. Ça permet de trouver un certain équilibre pour soi-même.


Il faut avoir conscience en immigrant dans un pays que l'adaptation est un cheminement qui est long. Il est nécessaire de passer plusieurs années dans un nouveau pays et une nouvelle région avant d'être totalement intégré. Les nouveaux immigrants africains doivent aussi avoir conscience que leur niveau de vie va se retrouver modifié au Québec et au Canada durant les premières années après leur arriver.
Il insiste sur le fait qu'il faut faire énormément d'efforts pour s'adapter et enfin se sentir québécois ou canadien.

https://scienceetbiencommun.pressbooks.pub/quebecafricaine/chapter/jean-ramde/
Jean Ramdé by Malika Schneider
En savoir plus sur ce battant au cœur doux et à l'esprit rigoureux. Il veut savoir pour comprendre et proposer des schémas des stratégies. Le fait social établi ne suffit pas il faut aller loin


programme


En route vers un mode de vie plus sain


Vous êtes soucieux de votre santé et vous aimeriez revoir vos habitudes de vie de façon plus globale, le microprogramme sur les saines habitudes de vie saura certainement répondre à vos attentes.


Microprogramme de deuxième cycle en PRÉVENTION DE LA VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE

Ce microprogramme vous permettra d'acquérir des connaissances sur le lien entre l'adoption de saines habitudes de vie, la santé et le développement durable. L'objectif de cette formation est de vous outiller afin que vous puissiez prendre soin de votre santé en développant de nouvelles stratégies durables qui permettront la modification de comportement vers un mode de vie plus sain. Vous pourriez même devenir des agents de changements dans votre milieu personnel ou professionnel.
Projets de recherche actifs en date du 2018-06-22 auxquels le chercheur participe
-Bien-être et développement des enfants vulnérables et de leur famille : besoins et services.
-Centre de recherche sur l'adaptation des jeunes et des familles à risque
-CIUSSS - CN - Centre de recherche universitaire sur les jeunes et les familles (CRUJeF)
-« Soasga ziiga », plateforme d'implication des usagers dans la recherche pour l'amélioration de la santé maternelle et infantile au Burkina Faso
Enseignement
PSE 1005 Intervention psychosociale
Département des fondements et pratiques en éducation

Description
Initiation aux principes de l'intervention psychosociale. Présentation générale de la philosophie particulière de l'approche, des différences et ressemblances avec d'autres approches à l'intervention. Explication théorique des principaux concepts utilisés et exercices pratiques visant la maîtrise de ces concepts.
Jean RAMDE est un chercheur prolixe
'L'engagement paternel en contexte migratoire
Revue Alterstice
* * *
Published on Tuesday, May 27, 2014 by Rémi Boivin
SUMMARY
Malgré les bienfaits de l'engagement paternel, très peu d'études et de publications portent sur cet engagement en contexte migratoire, surtout dans l'espace francophone. Ce numéro thématique de la revue Alterstice a comme objectif de commencer à combler cette lacune, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques autours de l'engagement paternel en contexte migratoire


Argumentaire


La plupart des études concernant la famille et l'immigration se sont intéressées aux changements provoqués dans la relation mère-enfant (Moro, 2004; Nathan 1986; Rabain-Jamin & Wornham, 1990), aux conflits intergénérationnels ou encore à la santé mentale (Beiser et al., 1998; Berry, 1990). Très peu sont les études qui font le lien entre le vécu migratoire et l'engagement paternel, c'est-à-dire à la redéfinition de l'identité paternelle suite à la migration (Battaglini et al., 2002; Dyke & Saucier, 2000; Jain & Belsky, 1997; Strier & Roer-Strier, 2005).
Lamb (1981) définit l'engagement paternel comme étant :
• le temps consacré par le père aux interactions directes avec l'enfant, de nature ludique, affective et sociale;
• la disponibilité du père à l'enfant et
• enfin la responsabilité assumée par le père dans le soin et l'éducation des enfants et dans le partage des tâches parentales.


Cet engagement paternel a des effets sur le développement cognitif et socio-affectif de l'enfant. Sur le plan cognitif, les effets de l'engagement paternel sont perceptibles dès l'âge de six mois. Par exemple, plus l'engagement paternel est important, plus le jeune enfant obtient un score élevé aux échelles du développement et de fonctionnement cognitif.

La scolarité des enfants dont le père est engagé serait plus linéaire, les garçons auraient également une meilleure carrière professionnelle car leur désir de réussite ne serait pas entravé par trop de fermeture (autoritarisme) ou par trop d'ouverture (coopératisme).
Au niveau socio-affectif, l'engagement paternel permet aux enfants d'être plus confiants dans leurs capacités, plus responsables et d'échanger plus facilement avec les adultes et les pairs dès l'âge préscolaire.

L'engagement paternel a aussi été associé à une satisfaction globale dans la vie chez l'enfant et à une diminution des risques de dépression, de détresse émotionnelle, d'expression d'émotions négatives comme la peur et le sentiment de culpabilité, de problèmes comportementaux et de détresse psychologique.
Pour toutes ces raisons, de plus en plus de programmes sont initiés dans le but de favoriser l'engagement paternel. C'est le cas par exemple de l'Initiative amis des pères du Centre d'études et de recherche en intervention familiale à Gatineau, et du projet de soutien à l'engagement paternel ProSPère duGroupe de recherche et d'action sur la victimisation des enfants et Alliance de recherche en développement des enfants dans leur communauté (GRAVE-ARDEC) à Montréal.


Malgré les bienfaits de l'engagement paternel décrits ci-haut, très peu d'études et de publications portent sur l'engagement paternel en contexte migratoire, surtout dans l'espace francophone. Ce numéro thématique de la revue Alterstice a comme objectif de commencer à combler cette lacune, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques autours de l'engagement paternel en contexte migratoire.

Le peu d'études disponibles (Battaglini et al., 2002; Chuang & Moreno; Dyke & Saucier, 2000; Jain & Belsky, 1997; Mirandé, 2010; Pleck, 2010; Strier & Roer-Strier, 2005, Strier & Roer-Strier, 2010) tentent de répondre aux questions suivantes : qu'est-ce qui motive les pères en contexte migratoire à s'engager auprès de leurs enfants?

L'engagement paternel est-il lié au profil d'acculturation ?

L'emploi occupé par le père influence-t-il son engagement auprès de ses enfants?

Quelles activités préfèrent les pères, quand ils sont en interaction avec leurs enfants ?

Quelles conditions facilitent l'engagement paternel ?

.... La revue invite donc chercheurs et praticiens à partager leurs expériences autour de quatre axes principaux :
• les facteurs qui influencent l'engagement paternel en contexte migratoire ou transnational;
• les types d'engagement paternel;
• trajectoire migratoire, acculturation et engagement paternel;
• conséquences de l'engagement paternel des migrants.


En accord avec les orientations de la revue qui a comme objectif principal de diffuser largement les résultats de recherches et les réflexions qui prennent la « culture au sérieux » dans la compréhension des phénomènes humains, l'appel s'adresse aux chercheurs et praticiens toutes disciplines confondues. La revue encourage la soumission d'article employant des méthodes de recherche innovantes ou originales, aussi bien qualitatives, quantitatives que mixtes.

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Etats-Unis: des photos d’enfants supposés séparés de leurs parents sont fausses

Un grand nombre de photos et vidéos ont circulé sur internet depuis que Donald Trump a mis en place sa politique de tolérance zéro face à l’immigration illégale. Notamment des photos illustrant la séparation de plus de 2 300 enfants de leurs parents à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Certaines de ces images sont fausses ou sorties de leur contexte et détournées. L'Agence France presse a mené l'enquête.

Après plusieurs semaines, Donald Trump a signé un décret mercredi 20 juin marquant son revirement vis-à-vis de cette politique de séparation. Mais le doute demeure sur le temps que mettront ces mineurs à retrouver leurs familles, ainsi que sur les images devenues symboles de la « tolérance zéro » de Washington.

Plusieurs images ont été largement partagées sur les réseaux sociaux or, comme indique une enquête de l’AFP, au moins trois d’entre elles n’illustrent pas les situations vécues par les 2 342 enfants détenus en raison de leur statut migratoire irrégulier.

C'est le cas de la photo emblématique de cette crise, celle de la fillette hondurienne, Yanela Varela, en larmes. Sur Twitter ou Facebook, elle est vite devenue un symbole de la douleur provoquée par la séparation des familles et de l'injustice du sort fait aux enfants. Au point queTime Magazineen a fait sa Une, dans un photomontage sur fond rouge où la petite fille fait face à un Donald Trump imposant, avec la simple légende : « Bienvenue en Amérique ».

La photo, qui a même contribué à déclencher des donations d'un total de plus de 18 millions de dollars à une association texane d'aide aux migrants appelée RAICES, a été prise dans la ville de McAllen, au Texas, par John Moore, un photographe qui a obtenu le prix Pulitzer et travaille pour l'agence Getty Images. Initialement, un article en ligne publié par le célèbre magazine américain affirmait que la petite fille avait été séparée de sa mère. Mais l’article a ensuite été corrigé : « La petite fille n'a pas été emmenée en larmes par des agents de la police frontalière des États-Unis, sa mère est venue la chercher et elles ont été emmenées ensemble ».

Malgré les attaques de sa Une jugée trompeuse, Time maintient la publication 

Au Honduras, la responsable de la Direction de protection des migrants au ministère des Affaires étrangères, Lisa Medrano, a affirmé à l’AFP que « la fillette, qui va avoir deux ans, n'a pas été séparée » de ses parents. Le père de l'enfant, Denis Varela, a également confirmé au quotidienWashington Post que sa femme Sandra Sanchez, 32 ans, n'avait pas été séparée de Yanela et que les deux étaient actuellement retenues dans un centre pour migrants de McAllen.

Malgré les attaques pour sa couverture, jugée trompeuse y compris par la Maison Blanche,Time a déclaré qu'il maintenait sa décision de la publier. «La photographie du 12 juin de la petite Hondurienne de 2 ans est devenue le symbole le plus visible du débat sur l'immigration en cours aux États-Unis et il y a une raison pour cela,a affirmé dans un communiqué aux médias américains le rédacteur en chef de Time, Edward Felsenthal. Notre couverture et notre reportage saisissent les enjeux de ce moment. »

Derrière une grille, des enfants... palestiniens dans une photo datant de 2010

Un autre cliché montre une vingtaine d’enfants derrière une grille, certains d'entre eux tentant d'y grimper. Il a circulé comme une supposée photo de centres de détention pour mineurs à la frontière mexicaine. Mais l’image a en réalité été prise en août 2010 par Abed Al Ashlamoun, photographe de l'agence EPA. Elle représente en réalité des enfants palestiniens attendant la distribution de nourriture pendant le ramadan à Hébron, en Cisjordanie.

Enfin, une troisième image est celle d'un enfant en train de pleurer dans ce qui semble être une cage, et qui remporte un grand succès sur Twitter : elle a été partagée au moins 25 000 fois sur le compte @joseiswriting.

Il s'agit en réalité d'un extrait d'une photo prise pendant une manifestation mettant en scène des arrestations d'enfants lors d'une manifestation contre la politique migratoire américaine. Il ne s’agit donc pas d’une preuve des conditions de vie dans les centres de détention de mineurs clandestins. Elle a été publiée le 11 juin dernier sur le compte Facebook de Brown Berets de Cemanahuac, un groupe de défense des droits de l’Homme et de la communauté latino aux États-Unis.

(Avec AFP)

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