International

Affaire Adama Traoré: un an après, une expertise confirme la mort par asphyxie

Une nouvelle expertise demandée par la famille d'Adama Traoré confirme que sa mort lors de son interpellation en juillet 2016 au nord de Paris est due à un «état asphyxique aigu». Mais elle n'apporte pas de conclusion quant à la cause de cette asphyxie : est-elle due à une fragilité antérieure ou résulte-t-elle des conditions de son interpellation ? Lors de son arrestation, le jeune homme de 24 ans avait été maintenu au sol sous «le poids des corps» de trois gendarmes, une technique souvent dénoncée parce qu'elle peut entraîner la mort.

Cela vient malheureusement une nouvelle fois confirmer que les combats des familles sont toujours difficiles, sont toujours longs, et nécessitent une force et un courage pour obtenir justice.

RFI

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Migrants: Paris, Rome et Berlin s'accordent sur de nouvelles mesures

Comment lutter efficacement contre le flux migratoire qui arrive en Europe par la Méditerranée—? Alors que Rome vient d’alerter sur l’«énorme pression» exercée sur ses côtes, cette question était au centre des discussions durant la rencontre dimanche 2 juillet à Paris entre les ministres de l’Intérieur italien, français et allemand. Des propositions communes seront examinées à la prochaine réunion informelle du Conseil de l’UE qui se tiendra à Tallin jeudi 6 juillet.

L'Italie, l'Allemagne et la France veulent renforcer les stratégies de lutte contre les flux migratoires. Un communiqué du ministère de l'Intérieur français, diffusé ce lundi après la réunion tripartite annonce ce qui semble être un plan de route pour intensifier cette lutte.

Il s'agit d'appuyer le retour de migrants dans leurs pays d'origine, de rallonger l'aide à l'Organisation internationale des migrations (OIM) et au Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) pour améliorer les conditions dans les centres de détention en Libye et de renforcer le pouvoir des garde-côtes libyens récemment formés par l'Europe pour limiter ce flux en collaboration étroite et « améliorée » avec l'Italie.

Un « code de conduite » pour les ONG

Quant aux ONG actives en Méditerranée et dont l'action fait l'objet de polémiques en Italie depuis quelques mois, un code de conduite et une meilleure coordination avec les autorités italiennes doivent être mis en route pour améliorer le sauvetage en mer.

Concernant le Sud libyen, les trois pays envisagent d'appuyer l’examen d’options concrètes pour renforcer les contrôles à la frontière sud de la Libye, en coordination avec les pays voisins.

Selon le ministère des Affaires étrangères, une réunion à laquelle participera le ministre Jean-Yves Le Drian se tiendra à Rome le 6 juillet avec les pays de transit de migrants afin de gérer « collectivement et solidairement » le flux vers l'Europe.

Au total, 83 650 personnes sont arrivées en Italie par la mer depuis le début de l'année, soit une hausse de presque 20% par rapport à la même période l'année dernière. La plupart sont parties des côtes libyennes.

L'ONU a averti lundi que l'Italie ne peut pas continuer à absorber à elle seule les dizaines de milliers de migrants qui arrivent sur ses côtes. Elle réclame la mise en place d'un système pour le partage du « fardeau », selon l'expression d'un responsable onusien.

RFI

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Congrès de Versailles: les principales annonces d'Emmanuel Macron

Face aux parlementaires réunis en Congrès au château de Versailles et durant 1h30, le président de la République Emmanuel Macron a exposé les grandes lignes de son quinquennat ce lundi 3 juillet. Il a confirmé sa volonté de «réduire d'un tiers» le nombre de parlementaires et d'introduire «une dose de proportionnelle» au Parlement, afin que «toutes les sensibilités y soient justement représentées». Autre annonce importante, la levée de l'état d'urgence à l'automne.

Emmanuel Macron a toujours aimé les discours fleuve et pour sa première prise de parole devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, il n’a pas dérogé à la règle en parlant pendant près d’une heure et demie. Dans un long préambule, il a fait référence au climat politique, aux faux procès. Il a évoqué l’exigence des Français de retrouver la confiance. Il a aussi appelé à la retenue, et demandé d’arrêter la recherche incessante du scandale, la chasse à l’homme. On pense forcément aux affaires qui ont émergé en ce début de quinquennat et qui ont touché des membres du gouvernement.

Le président français a par ailleurs confirmé son intention de réduire d'un tiers le nombre de membres de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). « Un Parlement moins nombreux, c'est un Parlement qui travaille mieux », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a évoqué également l'introduction d'une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif afin que « toutes les sensibilités y soient justement représentées ». Le CESE serait également concerné par cette mesure. Le président annonce aussi qu'il lèvera l'état d'urgence à l'automne.

Parmi les autres annonces, la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme en profondeur du système de l'asile qui « est débordé de toutes parts », pour arriver à un « traitement humain et juste » des demandes des futurs réfugiés. Emmanuel Macron a déclaré vouloir défendre les « faibles », tout en insistant sur l'importance de rompre avec l'assistanat.

Concernant la construction européenne, Emmanuel Macron a jugé qu'elle était « fragilisée par la prolifération bureaucratique » souhaite que des « conventions démocratiques » soient lancées dans tous les pays européens d’ici la fin de l’année pour la réforme de l’Europe.

« Défendre les faibles », « Rompre avec l'assistanat »

« Efficacité », « Justice », ce sont des mots qui sont revenus tout au long de ce discours du président de la République qui a voulu montrer que son ambition prioritaire était de rendre de la liberté aux Français. La liberté de faire, d’assurer la protection, de donner une place à tous dans la société.

La ligne directrice de ce discours était de montrer sa volonté de prendre en compte les attentes des Français et il a un peu mis au pied du mur les parlementaires, en les mettant face à leur responsabilité : celle d’agir avec lui pour mettre en oeuvre les réformes attendues dans le pays par les Français.

Emmanuel Macron a par ailleurs promis de revenir « tous les ans » devant le Congrès pour « rendre compte » de son action.

Certains sièges de députés et de sénateurs sont restés vacants, notamment ceux de La France insoumise et des parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter cette réunion de Versailles

RFI

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L'Europe rend un hommage sans précédent à Helmut Kohl

C’est dans la ville de Strasbourg, ville frontalière où siège le Parlement européen, qu'a été rendu l'hommage à l'ancien chancelier allemand, Helmut Kohl, décédé le 16 juin 2017. Un hommage solennel dans l'Hémicycle, avant les funérailles en Allemagne à Spire. Une cérémonie sans précédent dans l'histoire de l'Union européenne.

De trèsnombreuses personnalités politiquesont participé, ce samedi 1er juin, au Parlement européen de Strasbourg, à cette cérémonie très émouvante à la mémoire d’Helmut Kohlqui s’est terminée à la mi-journée. Les participants ont pu se recueillir quelques instants devant le cercueil recouvert du drapeau européen, avant de signer le registre des condoléances.

Au son d’un orchestre de cors, le cercueil a été porté par huit militaires allemands dans l’Hémicycle. Puis il a été déposé près d’un grand portrait de Helmut Kohl au regard rayonnant. Les orateurs ont rappelé le souvenir de l’ancien chancelier : « Il a consacré sa vie au renouvellement de l’Union européenne », a notamment dit Antonio Tajani, l'actuel président du Parlement européen.

Moments partagés

L’ancien président américain, Bill Clinton, de manière très émouvante, ainsi que le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, ont rappelé - chacun de son propre point de vue - des moments de l’histoire qu’ils ont partagés avec Helmut Kohl. Ensuite, le président français Emmanuel Macron a souligné la responsabilité à long terme de la coopération entre Berlin et Paris au bénéfice de toute l’Europe.

Et la chancelière Angela Merkel, la dernière à s’exprimer, a évoqué l’héritage spirituel de celui qui fut son mentor en politique. Elle a parlé aussi de l’homme Helmut Kohl, en s’adressant directement à sa famille.

« Fraternité franco-européenne »

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, 62 ans, est le seul des dirigeants européens encore en fonction à avoir côtoyé Helmut Kohl : « Lui qui ne parlait pas le français n’ignorait rien de la France, de son histoire, de la France profonde, de ses régions notamment de l’Alsace qu’il visitait souvent et qu’il aimait de tout cœur, connaissant d’ailleurs par cœur les bonnes adresses culinaires alsaciennes qui sont nombreuses. »

« L’histoire, continue M. Juncker, retiendra une image qui dit tout sur Kohl et la relation intime qu’il entretenait avec la France, lorsqu’à Verdun, Helmut Kohl et François Mitterrand se sont pris par la main. Ils ont scellé ce jour-là à tout jamais la fraternité entre la France et l’Allemagne. Que nous lui disions adieu ici à Strasbourg, siège du Parlement, dont il était l’ami constant, cette belle ville de Strasbourg, pour lui la capitale de l’Europe parce que siège de la représentation des peuples européens, honore aujourd’hui la mémoire de Helmut Kohl, l’Européen. »

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