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Le «racisme environnemental» aux États-Unis va au-delà du cas de Flint : Le cas Trump


Claire Levenson slate.fr

Le scandale de l'eau contaminée au plomb à Flint, dans le Michigan, montre encore une fois l'indifférence des autorités devant l'exposition des minorités pauvres à des conditions environnementales dangereuses.

L'homme avec le masque

Hubert Roberson, habitant de Flint, dans le Michigan, pour souligner lors d'une marche organisée par le révérend Jesse Jackson la nécessité d'une eau non contaminée, à Flint, le 19 février 2016 | BILL PUGLIANO/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP


Pendant dix-huit mois à Flint, dans le Michigan, les habitants de la ville ont bu une eau contaminée au plomb car les autorités locales ont voulu économiser de l'argent en utilisant l'eau de la rivière locale pour alimenter les robinets. Cela faisait plusieurs mois que la population se plaignait de l'eau jaunâtre et de symptômes inquiétants, comme la perte de cheveux et les vomissements. Sans parler du fait que le plomb affecte le développement du cerveau des enfants sur le long terme.
Pour cette eau toxique, les habitants payaient un des prix les plus élevés du pays, soit près de 100 dollars par mois. Les résidents et les associations avaient commencé à dénoncer la situation depuis avril 2014 mais la réaction des autorités s'est fait attendre, jusqu'à ce que le président Barack Obama déclare l'état d'urgence le 16 janvier 2016. Puis que la candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton dise deux jours après:

«Nous serions scandalisés si cela arrivait à des enfants blancs, et nous devrions être scandalisés que cela arrive en ce moment à des enfants noirs.»


Le 6 mars, Hillary Clinton et son rival Bernie Sanders se sont affrontés dans un débat organisé à Flint et les deux candidats ont appelé à la démission du gouverneur de l'État, Rick Snyder, qui a mis trop de temps à réagir face à ces problèmes.

Des bénévoles chargent des packs d'eau d'un centre de distribution gratuite dans des voitures à Flint, dans le Michigan, le 5 mars 2016 | Geoff Robins/AFP
Ce désastre, loin d'être une anomalie, est un type d'incident familier aux États-Unis: les habitants d'une ville pauvre –à majorité noire et latino, près de 60% dans le cas de Flint– sont exposés à des conditions environnementales dangereuses, dans l'indifférence des autorités.


Ce scénario s'est tant répété par le passé que, dans les années 1980, un concept a été créé pour le décrire: le racisme environnemental, soit l'idée que les Afro-Américains (et autres minorités ethniques) se retrouvent de manière disproportionnée à vivre dans des endroits où l'eau, l'air et la terre sont tellement pollués que cela représente un danger sanitaire.


«Violence étatique»


En 2014, une étude de l'université du Minnesota a montré qu'aux États-Unis les membres des minorités ethniques étaient en moyenne exposés à des taux de dioxyde d'azote 38% plus élevés que les blancs. Ce polluant produit en partie par les voitures et certaines usines a été lié à l'asthme et aux crises cardiaques.
L'injustice environnementale touche en majorité les populations pauvres, quelle que soit leur couleur de peau, mais aux États-Unis les populations pauvres sont bien souvent des populations noires et latino. Et une étude de 1987 a montré que, même à salaires égaux, les noirs avaient plus tendance à vivre dans des zones polluées. Selon une étude de 2007 de l'université du Michigan, les minorités ethniques représentent 69% de la population dans les quartiers américains qui ont des décharges de déchets toxiques.

Les jeunes afro-américains victimes de la crise


Pour le sociologue Robert Bullard, qui écrit sur ces questions depuis trente ans, Flint n'est pas une surprise:
«Ma première réaction, c'était de dire: rien de nouveau, a-t-il déclaré au site Alternet. Ce qu'il se passe à Flint est un cas typique de racisme environnemental...Cela indique que l'État du Michigan pense que les résidents de Flint ne méritent pas d'être protégés comme les autres. Ils ne méritent pas les protections qui auraient été mises en place s'ils n'avaient pas été pauvres et majoritairement afro-américains.»


Aux États-Unis, en 2014, les membres des minorités ethniques étaient en moyenne exposés à des taux de dioxyde d'azote 38% plus élevés que les blancs
«La crise à Flint n'est pas un incident isolé. L'eau contaminée ou le manque d'accès à de l'eau potable sont des formes de violence étatique fréquentes dans les villes et les quartiers noirs.»
Dan Kildee, le représentant au Congrès du district dont fait partie Flint, a ainsi décrit le type de discrimination à l'œuvre:
«Ce n'est peut-être pas intentionnel mais il y a un préjugé implicite contre les vieilles villes industrielles avec beaucoup de pauvreté et une majorité d'habitants issus des minorités. C'est difficile pour moi d'imaginer la même indifférence si cela s'était passé dans une ville plus riche.»
Déchets toxiques
Parmi les autres lieux symboliques de cette forme de discrimination, il y a l'allée du cancer en Louisiane (Cancer Alley), avec une concentration de 150 usines et raffineries dans un corridor de 135 kilomètres entre La Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge. Dans une petite ville comme Norco, où la majorité de la population est noire, de nombreuses personnes ont développé des maladies respiratoires et des cancers et un tiers des enfants de la ville souffrent d'asthme et de bronchites chroniques. Il a fallu la détermination d'une militante locale, Margie Richard, qui a grandi à moins de dix mètres d'une usine chimique, pour que la compagnie pétrolière Shell dédommage les résidents vivant à proximité et paye des frais de relogement.
Même type de scénario à Dickson, dans le Tennessee, où, depuis les années 1970, des déchets toxiques contenant du trichloréthylène, une produit cancérigène, avaient contaminé l'eau d'un quartier noir, où les taux de cancers étaient anormalement élevés. En 2002, la résidente Sheila Holt-Orsted a commencé à enquêter et s'est rendu compte que, dans les années 1990, les autorités avaient alerté des familles blanches des problèmes de qualité de l'eau mais pas les noirs. Après neuf ans de batailles judiciaires contre la ville et le comté, Sheila Holt-Orsted a fini par obtenir des dommages et intérêts pour sa famille, ainsi que l'assurance que les résidents du quartier auraient accès à de l'eau municipale propre.
Plus récemment, en août 2015, une résidente d'Uniontown, en Alabama, a porté plainte pour discrimination auprès de l'EPA, l'agence pour la protection de l'environnement. En 2008, environ 4 millions de tonnes de cendres de charbon, qui contiennent de l'arsenic, du plomb et du mercure, ont été déversées dans une décharge à ciel ouvert dans cette ville où 90% des habitants sont noirs.

XyNazia Skinner, 7 ans, brandit un panneau pour réclamer un accès à une eau potable propre, à Flint, dans le Michigan, le 19 février 2016 | BILL PUGLIANO/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
De même, si le taux de plomb dans le sang des enfants de Flint a fait la une des journaux, ce n'est pas un cas isolé. Dans onze villes du New Jersey, le pourcentage de jeunes affecté par ce problème est encore plus élevé. La composition démographique de ces villes illustre bien la notion de racisme environnemental: à Irvington, où 8,7% des enfants ont des taux de plomb considérés comme élevés (contre 7% à Flint), la population est noire et latino à 95% et, à Atlantic City, où 10% des enfants sont affectés, 68% de la population est noire ou latino.
La réaction du gouverneur républicain de l'État –Chris Christie, un ancien candidat à la présidentielle qui soutient désormais la campagne de Donald Trump– est également typique de ce genre de cas: il a mis son veto à une loi qui aurait débloqué de l'argent pour enlever la peinture au plomb des logements en question.
Dans une trentaine d'écoles publiques de Newark, dans le New Jersey, où 88% de la population est noire et latino, les autorités viennent de fermer les fontaines à eau après que des taux élevés de plomb ont été détectés.
Droits civiques
La lutte environnementale contre ce type de problème est devenue une continuation du combat des droits civiques des noirs aux États-Unis. Par exemple, l'organisation de défense des droits des Afro-Américains, la NAACP, qui a été créée en 1909, a depuis 2009 une équipe spécialisée dans la justice environnementale. En 2008, elle a lancé une campagne pour faire fermer des usines à charbon situées proches de quartiers résidentiels.
Les tentatives de résistance contre la pollution de certains quartiers et villes ont débuté dans les années 1960 mais le mouvement pour la justice environnementale est réellement né en Caroline du Nord au début des années 1980, lorsque 55.000 tonnes de déchets toxiques ont été déversés à Afton, une petite ville pauvre de Caroline du Nord à majorité noire. Inquiets de l'impact de cette décharge, les résidents ont organisé plusieurs semaines de manifestations contre l'arrivée des camions. Pour la première fois de l'histoire américaine, environ cinq-cents personnes ont été arrêtées pour avoir résisté à la création d'une décharge toxique.
À l'époque, un journal avait décrit ces manifestations comme «le plus grand mouvement de désobéissance civile dans le Sud depuis que Martin Luther King Jr. a organisé des marches de protestation en Alabama».
Au bout du compte, les résidents ont perdu leur combat –la décharge n'a pas été relocalisée et le site n'a été nettoyé qu'en 2004– mais leurs actions ont attiré l'attention des médias nationaux. Et des militants des droits civiques se sont joints à leur cause, faisant de la lutte environnementale un prolongement des luttes antiracistes.
Plus de trente ans après, à Flint, on retrouve la même convergence entre lutte antiraciste et lutte environnementale. La NAACP pousse pour qu'il y ait une enquête du ministère de la justice afin de déterminer si les droits civiques des habitants de Flint ont été baffoués. Et les militants de l'association ont également menacé des actions de désobéissance civile si le gouverneur ne faisait pas rapidement changer les tuyaux d'alimentation d'eau. Pour l'instant, les habitants continuent d'utiliser de l'eau en bouteille pour faire la cuisine, boire et se laver.

Claire Levenson (
Journaliste

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France: le gouvernement met en place le congé maternité unique

Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé ce vendredi 2 juin la mise en place d’un congé maternité unique pour toutes les femmes. C’est une mesure promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne.

La mesure annoncée devrait concerner toutes les femmes, indépendamment de leur statut. Actuellement, seules les femmes salariées ont un congé maternité correctement rémunéré. Celles qui sont pigistes, auto-entrepreneurs ou intermittents du spectacle, ont des congés maternité beaucoup plus courts et moins bien rémunérés.

L’idée est donc d’offrir les mêmes garanties à toutes les jeunes mères. Hélène Périvier, chercheuse à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), approuve : « Il est vrai qu’aujourd’hui le congé maternité est accessible sous certaines conditions, d’ancienneté notamment. Il faut avoir plus d’un an d’ancienneté chez son employeur, et puis de cotisations. C’est vrai que certaines femmes n’ont pas accès à ce congé maternité qui est de 16 semaines rémunérées en fonction du salaire. Donc cette idée de pouvoir élargir l’action congé maternité à l’ensemble des femmes qui travaillent est effectivement une bonne mesure, qui permet de protéger les femmes pendant cette période très spécifique qui est la grossesse », explique-t-elle.

Une petite réserve toutefois : « Ce qu’il ne faudrait pas oublier, c’est qu’à côté du congé maternité, il y a le congé paternité qui est extrêmement court puisqu’il n’est que de 11 jours consécutifs et que dans une optique d’égalité femmes-hommes, il convient d’accroitre également les droits des pères à pouvoir et à devoir consacré du temps au moment de l’arrivée de l’enfant. En fait, il faudrait essayer de redéfinir un congé parental qui soit bien rémunéré, partagé entre les deux parents, à prendre de façon alternative. C’est sur ces questions-là qu’on attend la nouvelle équipe pour essayer de produire des politiques publiques qui soient plus favorables à l’égalité des femmes et des hommes », conclut-elle.

Le congé maternité unique pour toutes les femmes quelle que soit leur situation professionnelle pourrait être mis en place après les élections législatives, donc dès cet été .

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Retrait de l'accord sur le climat: Donald Trump se met la planète à dos

La consternation est générale ce vendredi 2 juin au matin dans le monde, après l'annonce faite hier soir par Donald Trump. Le président américain retire les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat adopté en 2015 pour limiter le réchauffement climatique. Les Etats-Unis, deuxième plus gros pollueur de la planète derrière la Chine se désolidarisent des engagements pris par près de 200 pays, il y a un an et demi. Consternation donc, notamment, de l'Union européenne : « décision gravement erronée », dit le président de la Commission Jean-Claude Juncker. En France, Emmanuel Macron estime que Donald Trump « commet une faute pour l'avenir de la planète ». La décision américaine signe-t-elle la mort des accords de Paris ?

 C’est une mauvaise nouvelle : 195 pays ont signé ce traité historique. On se souvient de l’émotion des délégués qui s’embrassaient, certains pleuraient même au Bourget en banlieue parisienne au moment de la signature de l’accord après des mois de négociations en coulisses. On se souvient aussi que ce traité n’aurait pu exister sans la signature des gros pollueurs (autrement dit des pays responsables de 55% des émissions de gaz à effet de serre) et parmi eux évidemment : les Etats-Unis (2e pollueur de la planète, responsable de 15% des émissions).

Même si on savait Donald Trump peu enclin à défendre l’environnement, c’est un coup dur notamment pour les pays les plus pauvres. Trump dit vouloir mettre fin à la contribution au « fond vert ». Trop cher dit le président américain. Or, les Etats-Unis n’ont versé qu’un milliard des 3 milliards de dollars promis à ce fond de l’ONU pour le climat. Cela dit, tout n’est pas perdu. En revenant sur l’engagement des Etats-Unis, Donald Trump a surtout réussi à se mettre la planète à dos.

La Chine prend le leadership

C’est peut-être l’occasion d’une redistribution du leadership. Pékin a pris la tête de la bataille contre le réchauffement, écrit ce matin l’éditorialiste du South China Morning Post. Sans compter qu’on ne quitte pas un traité international d’un claquement de doigts : 3 ans et un préavis d’un an sont prévus dans l’accord pour les pays qui souhaitent le dénoncer, même si Donald Trump entend renégocier avant cela.

Il semble bien que dans l’esprit de Donald Trump, ce soit une décision définitive, et à effet immédiat, puisqu’il a par exemple annoncé la suspension directe de financements tels que le fonds vert pour lequel son pays s’était engagé à payer 3 milliards de dollars. Mais comme il en a déjà fait l’amère expérience en politique intérieure, le président américain n’a pas semblé prendre la mesure des contraintes juridiques, en tout cas il ne s’est pas étendu dessus, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier.

Comme le retrait prendra près de quatre ans, on arrivera en fait en novembre 2020, soit très exactement au moment de la prochaine élection présidentielle américaine. Pour tout dire, le président semblait surtout soucieux de clamer sa volonté de défendre les emplois américains sans s’embarrasser de discours de la méthode. De la même manière, il a répété plusieurs fois qu’il voulait renégocier l’accord, mais il n’a donné aucune piste sur ce qu’il comptait proposer.

Certains milieux économiques lâchent Trump

Dans le secteur économique, les communiqués se sont multipliés, et Trump a même été lâché par certains qui travaillaient directement avec lui puisque deux PDG importants, dont celui de Disney, se sont immédiatement retirés du Conseil économique de la Maison Blanche. Parmi les nombreuses réactions, on peut noter celle du grand patron de la banque Goldman Sachs, qui a inauguré un compte Twitter pour dénoncer la décision de Trump.

Et puis il faut signaler que de nombreux élus ont aussi réagi dès jeudi soir. A circulé, par exemple, une tribune signée par 75 maires de grandes villes américaines, représentant 38 millions de personnes, tribune dans laquelle ils assurent qu’ils continueront à promouvoir les engagements pris dans l’Accord de Paris. De même, trois gouverneurs démocrates veulent lancer une alliance entre Etats respectant l’accord de Paris, et ce n’est pas anodin puisqu’à eux seuls, ces trois Etats représentent déjà presque 1/5e de la population américaine.

En revenant sur la parole d’Obama, son successeur fracture un peu plus le pays. Les emplois plutôt que le climat, la formule est applaudie par les républicains, elle fait hurler les démocrates. Des villes et des Etats démocrates, New York, Washington, la Californie ont d'ores et déjà annoncé qu’elles continueraient à appliquer l’accord. « Je prends mes décisions à Pittsburg et non à Paris », a déclaré le président américain, et pourtant le maire de Pittsburg assure lui aussi qu’il va tenir, qu’il maintiendra ses engagements pour la planète. Sachant que de toute façon il n’ya pas de renégociation possible, « pas de plan B car il n’existe pas de planète B » a martelé le président français Emmanuel Macron. Les Etats-Unis se retrouvent donc seuls aux cotés des pays non signataires, la Syrie et le Nicaragua.

RFI

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HOMMAGE À GEORGES BALANDIER / africanistes-musée du quai branly par FRANÇOIS GAULME jeudi 8 juin 2017, 18h00

 

Au musée du quai Branly

Georges Léon Émile Balandier, a été l'un des plus grands sociologues et anthropologues africanistes français du XXe siècle. Enseignant charismatique et brillant pédagogue, en 1952 il a assuré à l'Institut d'études politiques de Paris les premiers cours sur les pays dits « en voie de développement » (c'est là qu'avec Alfred Sauvy, il inventa le concept de « tiers-monde »).


Par la suite, il a inauguré le cours de sociologie de l'Afrique noire et fondé le Centre d'études africaines (CEAF) à l'École Pratique des Hautes Études (EPHE). Puis, en 1962, il a occupé à la Sorbonne la première chaire de sociologie africaine où il avait été élu professeur. Il a été aussi fondateur des Cahiers d'études africaines, et directeur des Cahiers internationaux de sociologie ainsi que de la collection Bibliothèque de sociologie contemporaine aux Presses universitaires de France. Georges Balandier est décédé le 5 octobre 2016 à l'âge de 95 ans.


Son dernier ouvrage Du social par temps incertain, est paru en 2013 chez PUF.

À propos du conférencier


François Gaulme, docteur d'État ès Lettres et docteur en Ethnologie, est africaniste de formation, spécialisé en anthropologie politique dans la longue durée. Á l'issue de plus de deux décennies d'activité éditoriale sur les problèmes contemporaines du continent africain,
il a intégré la direction de la stratégie de l'AFD (Agence française de développement) en 2002, puis le MAE (Ministère des affaires étrangères) de 2007 à 2010, en se concentrant sur la problématique des situations de conflit et de fragilité. Il a rejoint fin 2012 le Département de la Recherche, où il est en charge des travaux et études conduites sur la thématique de la gouvernance des institutions publiques, avec une approche socio-anthropologique tant des partenaires extérieurs de l'aide de l'AFD que de l'outre-mer français. Il travaille également sur les thèmes de la « résilience » sociale

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