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Donald Trump reconnaît un contact entre son fils et une émissaire russe

Aux Etats-Unis, Donald Trump démarre ses congés d’été, mais il a lancé dimanche une petite bombe sur Twitter. Le président américain a admis que son fils avait bien rencontré une émissaire russe lors de la campagne électorale de 2016, et que l’objectif était d’obtenir des informations sur son adversaire, en l’occurrence la démocrate Hillary Clinton.

Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier

En reconnaissant finalement que son fils a bien participé à une réunion pour obtenir des informations compromettantes sur une adversaire, Donald Trump met fin à un an de déni. Alors qu’il tweete frénétiquement « no collusion » presque chaque jour, ne serait-ce pas là un aveu ?

Pour lui, il n’y aurait rien eu d’illégal, et c’est d’ailleurs le message que faisait déjà passer son avocat la semaine dernière : la collusion, un terme qui reste assez vague, n’est pas un crime en soi. Certes, mais elle peut facilement être le prélude à une conspiration contre les Etats-Unis – par exemple en gagnant une élection avec le concours d’une puissance étrangère.

    Fake News reporting, a complete fabrication, that I am concerned about the meeting my wonderful son, Donald, had in Trump Tower. This was a meeting to get information on an opponent, totally legal and done all the time in politics - and it went nowhere. I did not know about it!
      Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 5 août 2018

L’opposition profite évidemment de l’opportunité : « Rien de tout cela n’est normal ou crédible », a pointé un élu démocrate, qui dénonce les mensonges à répétition de Trump et de son entourage.

Mais beaucoup semblent plutôt abasourdis, non pas par la surprise, mais par le culot du président qui, une fois de plus, décide d’affronter la tempête de face.
Agit-il en concertation avec ses avocats ou bien de manière instinctive ?

Ces derniers temps, le président se dit prêt à être interrogé par le procureur spécial, alors que ses conseillers lui martèlent qu’il a tout à y perdre.

REUTERS/Kevin Lamarque

La canicule s'étend aux deux tiers de la France

Soixante-six départements français ont été placés en vigilance orange canicule par Météo France pour la journée du vendredi 3 août. Le thermomètre affichera par endroits 38 à 40 degrés. Une situation exceptionnelle.

De 34 ce jeudi, ce sont 66 départements qui sont placés en vigilance canicule par Météo-France pour la journée de vendredi. Seule la partie nord-ouest de l'Hexagone reste exclue de cette alerte. Ailleurs, les températures s'élèveront de 17 à 22 degrés le matin et jusqu'à 39 à 40 dans le Sud-Est.

« La particularité de cet épisode caniculaire est sa durée. On s'attend à ce qu'il dure une dizaine de jours, voire plus dans le Sud-Est du pays », indique Olivier Proust, prévisionniste à Météo-France. La France n'avait pas connu un tel épisode caniculaire depuis 2006. A l'époque, plus d'un millier de personnes étaient décédées en raison des fortes chaleurs.

 

Les très fortes chaleurs remontent progressivement vers le nord d'ici demain. Ce week-end : léger fléchissement des températures au nord avant une nouvelle hausse lundi. Pas de réel rafraîchissement avant le milieu de semaine prochaine. 

Les hôpitaux sont en état d'alerte. Selon Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France, les services hospitaliers, déjà saturés, ne seraient pas en mesure de faire face si la canicule se prolongeait comme en 2003, où elle avait été particulièrement meurtrière, soit près de 15 000 morts en trois semaines. « On est déjà à flux tendu », s'est alarmé Patrick Pelloux, alors qu'il était interrogé sur RMC/BFMTV.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn se veut quant à elle rassurante. Un plan canicule doit être déclenché dans « tous les départements touchés » par cette vague de chaleur, évoquant « 70 départements ». Certaines municipalités ont déjà pris des mesures. C'est le cas à Paris, où certains parcs restent ouverts pendant la nuit et des salles rafraîchies sont accessibles dans des établissements publics.

D'après Météo-France, cet épisode caniculaire devrait continuer jusqu'en milieu de semaine prochaine dans le sud du pays. Dans le nord, les températures resteront élevées, avec une remontée en milieu de semaine prochaine, avant un changement plus radical de temps.

VALERY HACHE / AFP

LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES par Dee Lee dans une radio américaine : radio de New York

LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES par Dee Lee dans une radio américaine : radio de New York

On nous traitera de tous les noms si nous ne savons pas nous respecter et nous unir. Tout guignol qui se réveille nous attaque et nous sommes dans une passivité intellectuelle insuffisante. Il faut écrire, lire comme l'avait fait Cheikh Anta DIOP.PBC

Pour ceux d'entre vous qui l'ont écouté, c'est le titre de l'article que Dee Lee avait lu un matin sur les ondes d'une station de radio de New York.. Pour ceux d'entre vous qui ne l'ont pas écouté, cet article malheureusement dépeint une certaine réalité. Une lettre assez assommante écrite par un Caucasien (c'est-à-dire un Blanc).


LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES.

Nous pouvons encore continuer à récolter des profits des Noirs sans effort physique de notre part. Regardez les méthodes actuelles de maintien dans l'esclavage qu'ils s'imposent eux-mêmes:


IGNORANCE, AVIDITÉ et ÉGOÏSME..

1. Leur IGNORANCE constitue la première arme de ce maintien en esclavage. Un grand homme une fois déclara « la meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre ». Nous vivons actuellement à l'Age de l'Information. Ils ont l'opportunité de lire n'importe quel livre sur quel que soit le sujet en rapport avec leurs efforts de lutte pour la liberté, mais ils refusent de lire. Il y a d'innombrables livres facilement disponibles à Borders, à Barnes & Noble, à Amazon.com sans mentionner les librairies spécialisées pour Noirs qui fournissent des oeuvres de grande valeur susceptibles de leur permettre d'atteindre une certaine équité économique (qui devrait être en fait intégrée à leur lutte) mais peu d'entre eux lisent de façon soutenue, si jamais ils lisent, ils gardent les informations pour eux-mêmes et ensuite ils n'écrivent pas pour leur progéniture {ceux d'Afrique cachent les recettes de leurs ancêtres à leurs descendants préférant mourir avec. Les Noirs refusent catégoriquement les religions de leurs propres Ancêtres ; leurs propres prophètes oubliés}.

2. L'AVIDITÉ est une autre puissante arme de contention. Les Noirs, depuis l'abolition de l'esclavage, ont eu de grandes sommes d'argent à leur disposition. L'an dernier, seulement pour la période des fêtes de Noël et de fin d'année, ils ont dépensé 10 milliards de dollars des 450 milliards de dollars qui représentent leur revenu annuel (2,22%). N'importe qui d'entre nous peut les (noirs) utiliser comme un marché cible pour quelle que soit l'entreprise. Ils viendront toujours y consommer.
Étant principalement des consommateurs ils agissent par avidité, poussés par le plaisir et le désir de toujours posséder. Ils veulent toujours en posséder davantage sans penser le moins du monde à épargner pour la progéniture ou à investir pour les générations suivantes. Au lieu de démarrer une entreprise ils penseront de préférence à s'acheter de nouvelles paires de chaussures très chères.

Certains d'entre eux vont jusqu'à négliger leurs propres enfants pour se procurer les tous derniers modèles... TOMMY ou FUBU. Ils pensent jusqu'à présent que rouler en Mercedès et vivre dans une grande maison leur octroie un certain «statut» ou qu'ils ont réalisé le Rêve Américain. Ils sont fous ! De l'Europe, des USA, d'Afrique ...ils sont tous les mêmes ! La majorité de leurs frères croupissent encore dans la misère parce que leur avidité les empêche collectivement de constituer un lobby financier pour une meilleure communauté.. Avec l'aide de BET, Black Entertainment Tonight, (une chaîne de télévision pour Noirs (ndlt)), et d'autres média télévisés du même genre qui leur apportent des images destructives dans leurs propres


foyers, nous continuerons à tirer d'eux d'immenses profits comme ceux gagnés par TOMMY et NIKE..


(Tommy Hillfiger les a même insultés, déclarant qu'il ne voulait pas de leur argent. Voyez cependant combien ils dépensent encore plus dans ses produits comme jamais ils ne l'ont fait auparavant !) Ils continueront de s'exhiber ainsi les uns devant les autres pendant que nous autres (blancs) nous construirons une communauté plus forte à partir des profits que nous réalisons d'eux... 3. L'ÉGOÏSME est enraciné en eux depuis les temps de l'esclavage et l'époque coloniale et c'est l'une des principales manières à travers lesquelles nous continuons à les y maintenir.

L'un des leurs, Dubois, disait dans un livre, « le Dixième des Talents » (1/10), qu'il existait une désunion viscérale dans leur culture. Il était précis dans ses déductions qui stipulent qu'il y avait des éléments épars de leur culture qui avaient atteint une certaine forme de succès. Cependant cette partie n'a pas bénéficié de l'amplitude de son oeuvre. Ils n'ont pas lu que « le Dixième des Talents » se donnait pour mission de leur permettre d'aider les 90% sans talents d'atteindre une meilleure qualité de vie. Au contraire ces éléments ont créé une nouvelle catégorie de classe, la classe Buppie (que nous traduirions par parvenus) et ils regardent de haut les leurs ou bien les aident avec condescendance. La seule culture qui prend l'ascension chez eux c'est la culture de ramassage et de cueillette qui est nourrie par la semence de Caen, frère d'Abel «le nivellement vers le bas».

Leur ÉGOÏSME ne leur permet pas de travailler ensemble sur des projets pour atteindre des réalisations communes. Ils ne réaliseront jamais ce que nous avons accompli. Quand ils se mettent ensemble ils laissent leur ego dominer leurs objectifs communs. Donc leurs prétendues organisations d'aide et de charité (...) semblent seulement promouvoir leurs noms sans apporter de réels changements au sein de la communauté. Ils sont heureux de siéger dans des conférences ou des conventions dans nos hôtels (Sheraton, Intercontinental, ..., discutant au sujet de ce qu'ils projettent de faire tout en récompensant par des plaques d'honneur et des titres les meilleurs orateurs mais non les meilleurs réalisateurs (ceux qui en fait agissent). Y aura-t-il une fin à leur ÉGOÏSME? Ils refusent obstinément de se rendre compte que unis ils pourraient accomplir beaucoup plus : TOGETHER EACH ACHIEVES MORE (TEAM) Ils ne comprennent pas qu'il n'y a pas mieux que des entités individuelles mises ensemble pour contribuer à une oeuvre commune. En réalité beaucoup de ces Buppies {des parvenus} ne se rendent pas compte que « une seule signature suffit pour qu'ils redeviennent pauvres » et que deux chèques de paie les séparent de la pauvreté (ils sont à deux mois de salaire de la pauvreté). Et que tout cela est contrôlé par les plumes des blancs et leurs bureaux..

Une simple signature suffit !!(ndlt) Ainsi donc nous continuerons à les maintenir dans cet état. a. aussi longtemps qu'ils refuseront de lire et partager l'information, b. aussi longtemps qu'ils continueront d'acheter tout ce qu'ils veulent pour satisfaire leur avidité de posséder, c. et aussi longtemps qu'ils continueront de penser qu'ils «aident» leurs communautés en payant des cotisations à des organisations qui ne font pas plus que tenir d'extravagantes conventions dans nos hôtels En passant, ne vous inquiétez pas qu'ils puissent lire cet article. Rappelez vous : ILS NE LISENT PAS, s'ils lisaient ça ne ferait rien, ils sont amnésiques, c'est-à-dire ils oublient vite (pour eux le bourreau et la victime ont la même fosse)...


D'autre part, je parie qu'ils préfèreront garder cet article pour eux après lecture, plutôt que de le partager avec les autres...
Sauf bien sûr pour quelques-uns d'entre eux qui ont compris...! Encore et une fois de plus, "la meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre."

Europe: l'enjeu des données mobiles des migrants

Les téléphones portables sont de véritables lignes de vie pour les migrants. Outils de documentation, systèmes de navigation, mais aussi et surtout moyens de communication, ils leur permettent d’établir un contact régulier avec leurs proches, les passeurs, et toute autre personne susceptible de les aider dans leur périple. Mais justement parce qu’ils leur permettent de rester connectés, les téléphones portables exposent aussi les migrants à de véritables risques. Parmi eux, l’exploitation de leurs données mobiles par les autorités de certains pays européens, qui peut permettre de retracer leur parcours ou vérifier leur identité.

 

Lorsqu’ils sont contraints de quitter leur pays d’origine, des milliers de migrants laissent derrière eux leurs foyers avec pour seuls bagages quelques billets, et un téléphone portable. Juste de quoi leur permettre d’atteindre l’Europe. Être connecté est un point essentiel dans une situation de migration forcée, pour rester en contact avec ses proches, mais aussi pour pouvoir joindre les secours.

 

Pour des questions de mobilité, de localisation et de sécurité, les téléphones sont donc des outils indispensables aux migrants, mais pas seulement. Selon Wired UK, la déclinaison britannique du mensuel américain Wired, certains gouvernements européens utilisent les téléphones portables des migrants et en extraient les données mobiles de géolocalisation et de messagerie.

 

Des entreprises spécialisées dans l'extraction de données

 

« Ça ne me surprendrait pas, affirme Carleen Maitland, professeur associée à l’université des sciences de l’information et technologie de Pennstate. Il y a 20 ans déjà, si quelqu’un faisait une demande d’asile, les agents de l’immigration demandaient des preuves pour vérifier les propos des demandeurs. C’est extrêmement inquiétant, et décevant pour des gens qui ont déjà tout perdu de devoir perdre, en plus, leurs souvenirs numériques ».

Un acte rendu possible par la recrudescence d’entreprises spécialisées dans ce domaine, comme par exemple au Royaume-Uni. Là-bas, plusieurs entreprises possèdent même des contrats avec les forces de police britanniques, comme le révèle un rapport de Privacy International, une organisation non gouvernementale basée à Londres, militant pour le droit à la vie privée.

 

Selon l'une de ces sociétés, MSAB, 97% des forces de police britanniques utiliseraient le logiciel XRY, donnant même un accès aux données supprimées des appareils mobiles, qu’il s’agisse de smartphones, de modem 3G, de GPS ou encore de tablettes.

Manque de transparence

 

Aujourd’hui, Privacy International n’a pas la preuve que les forces de police ont recours à ce type de pratique envers les migrants, et ce malgré les révélations du journalThe Guardian en 2016, statuant que le Home office, le ministère de l’Intérieur britannique, pouvait bel et bien avoir accès aux données mobiles des téléphones des migrants soupçonnés d’avoir commis un crime. Mais sur quels critères ? Le problème pour Privacy International : un manque de transparence sur cette question, régulée par une loi, selon eux, obsolète -  la loi sur la police et les preuves pénales, datant de 1984. Elle accorde à la police le pouvoir d’exiger « n’importe quelle information stockée sous toute forme électronique ».

 

« Nous craignons que les données mobiles des migrants soient extraites de leurs téléphones portables quand ils sont détenus dans des centres de rétention, ou lorsqu’ils passent d’un centre à un autre (au Royaume-Uni), sans que personne ne le sache vraiment », s’inquiète Millie Graham Wood, avocate au sein de Privacy International. « La loi sur laquelle ils disent s’appuyer est inadéquate et inapplicable aux nouvelles technologies », ajoute-t-elle.

 

Un volume d'informations important

 

Une inquiétude d’autant plus légitime lorsque l’on sait à quelles informations peuvent accéder les services de police britanniques quand ils ont recours à la technologie de Cellebrite : les numéros de chacun des contacts enregistrés dans le téléphone, le journal d’appel, les messages textes et images envoyés, toutes les vidéos et images ainsi que leur date et heure de création (parfois même accompagnées de leur géolocalisation), les fichiers audio, les e-mails, les informations de navigation, les données GPS, les messages et contacts des applications de réseaux sociaux, tous les réseaux bluetooth auxquels a été connecté le téléphone, les codes de déverrouillages (qu’il s’agisse de chiffres ou de schémas), et même les données supprimées.

 

« Ils n’ont aucune idée du volume d’informations qui peut leur être pris, et comment cela pourrait être utilisé contre eux dans le futur », explique Millie Graham Wood. D’autant que les informations trouvées dans le téléphone ne sont pas forcément précises et fiables à 100%. « Avec ce manque de transparence autour de la question de la provenance des données des migrants et de leur utilisation, il y a un risque d’erreur judiciaire, qui pourrait conduire à des expulsions à cause de ce qu’on a trouvé sur les téléphones et qui pourrait s’avérer incorrect. »

 

Mais le Royaume-Uni n’est pas le seul pays d’Europe où les données mobiles peuvent se retourner contre les migrants. En Allemagne, la loi est plus claire : depuis le 18 mai 2017, les autorités peuvent examiner les métadonnées des migrants potentiels et déterminer dans quels pays ils ont été, et à quel moment - vérifier, donc, leurs témoignages lors de leur demande d’asile en cas de doute.

 

Selon Wired, les autorités allemandes ont recours à un logiciel informatique appelé Atos, qui utilise les technologies de deux entreprises spécialisées dans l’analyse forensique des téléphones, T3K... et MSAB. Une combinaison d’outils qui permet d’accéder aux métadonnées contenues dans les téléphones portables.

Des politiques différentes en Europe

 

En Allemagne, la loi sur la surveillance des téléphones ne peut s’appliquer que dans le cas où l’identité ou la nationalité d’un demandeur d’asile ne peut pas être prouvée, et s’appuie sur la section 15a de l’Asylum Act, selon Annegret Korff, porte-parole de l'Office allemand des migrations (BAMF), interrogée par confrères du site Infomigrants. Seul le BAMF peut ensuite traiter ces données.

 

En 2017, la Belgique s’est aussi inspirée de son voisin allemand ; au mois de novembre, la Chambre a adopté la réforme du droit d'asile du secrétaire d'Etat Theo Francken. Un texte qui donne aux autorités la possibilité d’inspecter les téléphones portables des demandeurs d’asile, mais aussi d’éplucher leurs profils sur les réseaux sociaux afin de vérifier le récit du candidat quant à son parcours. L’objectif est aussi de contrôler leur identité s’ils ne possèdent pas de documents pouvant la prouver. En cas de refus de rendre accessible son téléphone portable et ses réseaux sociaux, le demandeur d’asile peut être enfermé.

 

Même chose en Turquie. Là-bas aussi, les autorités se penchent sur les profils des migrants, dès leur passage à la frontière avec la Syrie. C’est ce que l’on peut lire dans un article de Marie Gillespie, professeur de sociologie à l’Open University du Royaume-Uni, et Souad Osseiran, anthropologiste spécialisée sur les questions de migrations et réfugiés en Turquie, ainsi que Margie Cheesman, de l’université d’Oxford au Royaume-Uni. Ils ont interrogé Saleem, qui témoigne : « quand je suis arrivé à la frontière en Turquie, le garde a pris mon téléphone et m’a demandé mon mot de passe Facebook. Au début, je ne voulais pas lui donner parce que j’avais peur, mais ils m’ont mis en prison pendant 15 jours, et m’ont frappé. Ils avaient pris mon téléphone, et j’étais coincé. »

 

Dans l’article, on apprend aussi que la surveillance en ligne peut continuer une fois les frontières européennes passées, puisque les autorités demandent aux demandeurs d’asile des informations à propos de leur compte Facebook, les incitant à « nettoyer » leurs profils.

 

La France adopte, elle, une position différente de ses voisins : les autorités ne peuvent surveiller les données mobiles des migrants pour des procédures administratives telles que des demandes d’asile, sauf dans le cadre de la lutte contre le terrorisme - où n’importe quelle personne suspectée peut être mise sur écoute.

 

Mais alors pourquoi de telles différences de pratiques entre les pays européens ? Interrogé par Infomigrants en mars 2018, le Bureau des migrations et des affaires intérieures de la Commission européenne a répondu que le droit européen ne réglementait pas cette question. Chaque Etat-membre est donc en mesure de décider si oui ou non les demandeurs d’asile doivent remettre leur téléphone portable aux autorités, et s’ils font appel à des entreprises comme MSAB. La firme résume d’ailleurs bien quelles sont ses possibilités en matière d’exploitation des données : « si vous avez accès à une carte SIM, vous avez accès à la vie entière d’une personne ».

 

RFI

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