International

Migrants: l'Espagne, nouvelle porte d'entrée de l'Europe?

Confirmation que l’Espagne est de plus en plus la route préférée par les migrants pour débarquer en Europe : depuis mercredi 16 août, selon les autorités espagnoles, 339 personnes sont arrivées sur les côtes de Cadix. Au total, ce sont 11 000 personnes, des Africains pour la plupart, qui ont débarqué en 2016. Soit 75% d’augmentation par rapport à 2016.

Douaniers et forces de sécurité sont en alerte le long du littoral d’Andalousie. Tout particulièrement dans la région de Cadix.

Car plus de 300 personnes arrivées dans la même journée, c’est considérable lorsqu’on sait que, ces dernières années, c’est principalement par l’Italie ou la Grèce que les migrants sont passés. La tendance est vraisemblablement en train de s’inverser.

Intensification des arrivées

L’Acnur, l'agence de l’ONU pour les réfugiés, a averti fin juillet que ces arrivées massives vont s’intensifier vers l’Espagne et cela se confirme. Et ce, même si la frontière est ici équipée d’un matériel électronique ultra moderne afin de détecter en amont les embarcations de fortune qui s’approchent des côtes.

Pour l’heure, à Cadix, le personnel de la Croix-Rouge s’inquiète du nombre de mineurs. Dans une des embarcations, on comptait 27 jeunes adolescents et un bébé de 14 mois.

RFI

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Immobilier : le parcours du combattant des députés pour décrocher des locaux

Flambée des prix de l'immobilier, défiance des assureurs… "Le Parisien" retrace la galère des néo-élus pour dénicher leur permanence en circonscription.

Chaque année au mois d'août, les agents immobiliers salivent à l'idée de voir débarquer des étudiants prêts à tout pour décrocher une studette. Quelle n'a pas dû être leur surprise en voyant surgir à côté de cette cohorte de jeunes ambitieux une nouvelle clientèle un peu particulière. En plein cœur de l'été, les députés fraîchement élus sont en effet légion à se mettre en quête d'un bureau dans leur circonscription, rapportent nos confrères du Parisien. Et l'exercice semble loin d'être aisé.

Comme tout a chacun, les élus se heurtent dans un premier temps aux dures lois du marché de l'immobilier. « Les loyers que l'on me propose sont autour de 3 000 euros. Ce n'est pas possible pour un député », s'étrangle Gabriel Attal, député La République en marche (LREM) de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, qui n'a toujours pas trouvé sa perle rare alors que les travaux en commission reprendront dès le 12 septembre.

L'ancien socialiste n'est pas le seul à se morfondre face aux prix rédhibitoires des logements. Loin de là. Certains n'hésitent pas à user d'un stratagème bien connu des étudiants : la colocation. Pacôme Rupin et Laetitia Avia, deux élus parisiens de la majorité présidentielle, ont franchi le pas pour s'installer dans des bureaux de 90 mètres carrés dans le 12e arrondissement de la capitale. Il leur en coûtera 3 000 euros, charges comprises. « On veut œuvrer pour une meilleure utilisation de l'argent public et on a vocation à travailler ensemble », se réjouit d'avance la jeune avocate.

Bêtes noires des assureurs

Tout à leur joie d'avoir enfin paraphé un bail, ces néo-députés déchantent pourtant bien vite. En effet, ils se découvrent un ennemi de taille : les assureurs. Considérés comme des « personnalités à risques », bon nombre de parlementaires peinent à tranquilliser les assurances qui imaginent déjà des vitrines brisées et des permanences saccagées par des opposants politiques.

Sarah El Haïry, députée MoDem de Loire-Atlantique, se souvient avec amertume des échanges kafkaïens qu'elle a eus avec ses assureurs. « La première question qu'ils vous posent, c'est : Est-ce que vous avez une vitrine ? » confie dans les colonnes du quotidien celle qui a finalement opté pour une permanence au premier étage d'un bâtiment…

Valérie Petit a trouvé la parade. Plutôt que de parcourir avec frénésie les annonces immobilières, la députée LREM du Nord a préféré faire le tour des concessionnaires. L'enseignante-chercheuse a décidé d'opter pour un minibus qui lui permettra de sillonner la 9e circonscription du Nord. Un mélange de proximité et de tranquillité.

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Liberté religieuse: Washington pointe le «génocide» commis par l'EI

Le département d'État américain a présenté le 15 août 2017 son état des lieux annuel de la liberté religieuse dans le monde. Noyé dans la polémique sur les groupes extrémistes de droite et leur rapport ambigu avec Donald Trump, il reste cependant important. Le panorama, qui porter sur 200 pays, est sombre. Le document estime que le « génocide » commis par l'organisation Etat islamique est la principale préoccupation du gouvernement américain.

L'entrave à la liberté religieuse existe réellement partout dans le monde. Selon le département d'État américain, près de 80 % de la population mondiale est confrontée à « des restrictions ou des actes hostiles qui limitent leur liberté religieuse ».

Son rapport de 2017 recense les discriminations contre les musulmans et l'antisémitisme en Europe, et pointe les traditionnels ennemis historiques des Américains, Iran ou Chine, mais aussi des alliés actuels comme l'Arabie Saoudite ou le Pakistan.

Comme l'an passé, le document met en avant les atrocités commises par les « terroristes » de l'organisation Etat islamique (EIqui « continuent de cibler de nombreux groupes religieux et ethniques par le viol, les enlèvements, l'esclavage et même la mort ».

« Muslim Ban »

Et d'affirmer que la priorité de l'administration américaine actuelle en matière de droits de l'homme est la protection de ces victimes d'un « génocide ».

Le rapport ne comporte pas de grandes surprises, mais il était attendu étant donné les positions controversées de Donald Trump, qui a souvent stigmatisé les musulmans.

Candidat, il avait par exemple appelé à surveiller les mosquées américaines. Président, il a tenu sa promesse de promulguer un décret pour empêcher l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de plusieurs pays musulmans, ainsi qu'aux réfugiés du monde entier.

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Les moments marquants des Mondiaux d’athlétisme 2017

Les Championnats du monde 2017 d’athlétisme se sont achevés ce 13 août à Londres. Ces Mondiaux auront été riches en moments marquants, de la victoire du Britannique Mo Farah sur 10 000m à la chute du Jamaïcain Usain Bolt, en passant par la doublé manqué du Sud-Africain Wayde Van Niekerk. Rappel.

4 août : la victoire de Mo Farah sur 10 000m lance les Mondiaux

Dans un Stade olympique en ébullition, Mohamed Farah remporte la première médaille d’or des Championnats du monde 2017 d’athlétisme. Le Britannique manque de trébucher plusieurs fois, il résiste aux assauts de ses rivaux d’Afrique de l’Est. « Mo » réussit la passe de trois sur 10 000 mètres aux Mondiaux.

5 août : Usain Bolt battu par les Américains Gatlin et Coleman

Ce devait être une fête avant la retraite de la légende du sprint. Mais les Américains Christian Coleman et Justin Gatlin ne sont pas venus à Londres, pour jouer les faire-valoir. Le premier devance Usain Bolt en demi-finale avant que le Jamaïcain ne soit battu par les deux en finale du 100 mètres. Gatlin, ex-dopé, accueilli par des huées, fait taire le public. En coulisses, dans la foulée, Gatlin et Bolt multiplient les hommages mutuels, pour éviter des polémiques à l’athlétisme.

5 août : Almaz Ayana écrase le 10 000m féminin

Le sacre de Gatlin a éclipsé la victoire ahurissante d’Almaz Ayana sur 10.000 mètres. L’Ethiopienne a littéralement ventilé ses rivales. Sa compatriote Tirunesh Dibaba, deuxième, est reléguée à plus de 46 secondes. Du jamais vu sur cette distance. Beaucoup de grimaces et d’interrogations à l’arrivée. Comment une athlète qui n’a quasiment disputé aucune course en 2017 et qui a passé plusieurs mois recluses en Ethiopie peut-elle dominer son sujet à ce point ?

8 août : Wayde Van Niekerke remporte facilement le 400m

Le sacre de Wayde Van Niekerke est nettement moins contesté. Le Sud-Africain s’impose aisément en finale. Celui qui a été bombardé nouvelle icône de l’athlétisme a eu le droit à un calendrier des Mondiaux aménagé spécialement pour lui permettre d’égaler la performance de l’Américain Michael Johnson : remporter l’or sur le 200 et le 400 mètres.

9 août : Isaac Makwala défie les éléments et les organisateurs

Scène rare et presque étrange : Isaac Makwala dispute seul, sous une pluie battante, une série de repêchage sur 200 mètres. Le Botswanais, mis en quarantaine 48h à cause d’une épidémie de gastroentérite dans un hôtel, effectue quelques pompes à l’arrivée, sur la piste, comme une démonstration de force. La veille, il s’était présenté à l’entrée du Stade pour disputer le 400m mais avait été refoulé par les organisateurs pour des questions sanitaires. Fou de rage, « Badman » est bien décidé à se venger sur le 200 mètres, pour le plus grand plaisir d'un public ému par ses mésaventures.

10 août : Ramil Guliyev gâche la fête de Van Niekerk

Ni Makwala, ni Van Niekerk sur la plus haute marche du podium du 200 mètres. Le Sud-Africain, fatigué par l’enchaînement des courses, échoue à 2 centièmes de Ramil Guliyev. Le Turc offre une médaille rare à son pays, en sprint, aux Mondiaux.

12 août : Mo Farah coincé par les Ethiopiens

Pas de doublé pour Mo Farah non plus, un grand dam du public londonien. Sur 5 000 mètres, le Britannique est cette fois victime du piège tendu par les Ethiopiens. Le tenant du titre est coincé et Muktar Edris en profite pour s’imposer. A l’arrivée, ce fondeur de 23 ans encore peu connu effectue le « Mobot », la geste de la victoire inventé par Farah…

12 août : Allyson Felix bat le record de médailles aux Mondiaux

Allyson Felix rentre dans l’histoire. Avec la victoire des Américaines en relais 4x100 mètres, elle décroche la quinzième breloque de sa carrière en Championnats du monde, dont dix en or. La sprinteuse de 31 ans devient ainsi l’athlète la plus médaillée des Mondiaux, devant le Jamaïcain Usain Bolt et sa compatriote Merlene Ottey. Elle en gagnera une seizième le lendemain, avec le relais 4x400m.

12 août : La Russe Lasitskene parée d’or sous la bannière de l’IAAF

Maria Lasitskene est sur la plus haute marche du podium en saut en hauteur mais c’est l’hymne de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) qui retentit. La tenante du titre fait partie de la vingtaine d’athlètes russes autorisés à concourir sous une bannière neutre, la Russie étant suspendue par l’IAAF à cause de ses pratiques en matière de dopage.

12 août : Usain Bolt s’effondre en plein relais

Les remises de médaille s’enchaînent, le speaker du Stade rend un hommage appuyé à Farah. Pendant ce temps-là, les relayeurs du 4 x 100 mètres se réchauffent comme ils peuvent. La finale commence avec une douzaine de minutes de retard et s’achève dans la sidération. Les Britanniques finissent en tête, mais les yeux sont rivés sur un homme à terre : Usain Bolt. Le Jamaïcain, pour la toute dernière course de sa carrière, a été victime d’une crampe. Un couac énorme pour lui et pour l’IAAF qui organise une cérémonie d'adieu, le lendemain.

13 août : Caster Semenya reste la patronne du 800m

En bronze sur 1 500 mètres, Caster Semenya ajoute l'or à son palmarès avec le 800 mètres, sa grande spécialité. Celle dont l'hyperandrogénie - une production excessive d'hormone mâle - est dans le viseur de l'IAAF répond sur la piste : « Je suis là pour divertir les gens, pas pour entretenir des absurdités. » La Sud-Africaine promet maintenant de s'attaquer au record du monde du double tour de piste.

RFI

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