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Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.

 

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.


«Il ne faut pas laisser la voie aux suprématistes, il faut résister par l'argumentation et les faits sinon ils vont imposer leurs fausses idées du Monde.  Ces miss qui dérangent le monde suprématiste ou la Bien-pensante : au Japon une métisse a été élue miss Ariana Miyamoto ; Alicia AYLIES, Corinne COMRAN et Sonia ROLLAND en France » Elles dérangent ces gens qui croient que le monde doit avoir une teinte une seule couleur Allez apprendre la géographie et l'humain pour comprendre. Arrêtez d'instaurer ou d'imposer un tribunal du gout ou de l'esthétique. Le monde est divers il faut le savoir. Je salue les medias de l'Algérie qui ont pris le sujet à bras le corps pour demander à l Etat et aux citoyens de parler de ces sujets et d'abandonner ce racisme enfoui qui fait du tort au pays. Dites à vos enfants de quelques couleurs de peau qu'ils sont ou elles sont qu'ils sont beaux et belles (roux, peau laiteuse, rose, noire foncé, noir simple, clair, métisse etc ) Ensemble nous apprendrons à nous respecter dans nos différence. Le monde est forcément divers et il est métisse qu'on le veuille/accepte ou pas.P B CISSOKO

Par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè
Réponse de miss : Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».
© Glez


L'élection de la nouvelle Miss Algérie a déclenché, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires désobligeants. Racisme immémorial, « trolling » gratuit ou expression décalée de goûts légitimes ?
Les voies du goujat sont impénétrables. Depuis l'élection, ce 4 janvier, de Khadidja Benhamou au titre de Miss Algérie, Internet bruisse de commentaires venimeux qui naviguent entre relents racistes et dénonciation d'un niveau de beauté présumé insuffisant. Lorsqu'un internaute « mort de rire » présente l'élue comme un sosie de James Brown, est-ce la couleur de peau du chanteur qui constitue le problème ou ses traits masculins ? Certains posts ne recourent même pas à de tels sous-textes, comme celui de l'internaute « Crypto Negative » qui déclare « elle est noire, ça représente pas l'Algérie »
Pour autant, si le flot de goujateries est parfaitement grossier, il n'est pas exclusivement raciste. Il prend l'allure d'un « trolling », ce sport favori d'internautes qui trompent leur oisiveté en pourrissant les espaces de discussion numériques, dans le simple but d'alimenter la polémique.


« Trolling » VS solidarité


Bien sûr, le sacre national d'une Miss Adrar, originaire de cette région du sud-ouest de l'Algérie, ne pouvait manquer de réveiller les instincts de ceux qui projettent les bananes plus qu'ils ne les dégustent. Les ressortissants de cette région saharienne – où les peaux sont généralement plus mates – dénoncent régulièrement les discriminations dont ils disent être victimes.
La première bonne nouvelle est qu'ils ont désormais leur Miss Algérie. La seconde est que ces réactions effrontées auront eu le mérite de susciter un autre flot de contributions : une vague de compliments, de marques de solidarité et de dénonciation du racisme. Bon nombre d'éditorialistes ont emboîté le pas des internautes pour appeler à la promotion de l'africanité négligée de l'Algérie, dans la représentation politique comme dans les médias.


Miss France 2017, Miss France 2019, Miss Afrique... De nombreuses reines de beauté ont suscité des polémiques
Des Miss sous le feu des critiques


Plutôt anachroniques à l'ère du hashtag #MeToo, ces concours de beauté ne manquent jamais de susciter des polémiques aussi diverses que superflues. Miss France 2017, première Guyanaise à remporter cette écharpe, désola certains qui la considéraient d'abord comme originaire « d'un autre continent ». Les promoteurs du teint noir, eux, dénoncèrent une couverture du magazine Paris Match dont la photo de l'élue semblait retouchée pour éclaircir son épiderme.


La Tahitienne Miss France 2019, à nouveau bien éloignée de la métropole, vient, elle, de susciter la polémique en dévoilant son passé de... « ronde ». Et quand les trolls ne menacent pas les reines de beauté, ce sont les accidents : fin décembre, les cheveux de la nouvelle Miss Afrique, la Congolaise Dorcas Kasinde, prenaient littéralement feu sur scène...
Stoïque, quant à elle, la Miss Algérie injuriée a éteint le « feu » du web en employant une technique implacable. Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».


Autres faits


Si les reines de beauté peuvent l'objet de railleries, ce sont des quolibets racistes qu'a essuyé la Miss France élue le week-end dernier. Elle serait trop noire, au goût de certains...
Même si elle a inspiré des concours de beauté toujours considérés comme swag sur un continent africain qui ne rechigne pas au kitsch, l'élection de Miss France est à ce point désuète qu'elle ne pouvait que susciter des observations surannées. En particulier quand le teint de la lauréate est largement plus foncé que celui de la plus sombre des candidates du premier scrutin, en 1920.
Couronnée ce samedi à Montpellier, Alicia Aylies a déjà fait les frais de commentaires geignards. C'est la première fois que la prétendue « plus belle femme de France » est originaire de Guyane, région située en Amérique du Sud. Il n'en fallait pas plus pour qu'un internaute regrette, sur les réseaux sociaux, que Miss France 2017 vienne « d'un autre continent ».


La relève de Sonia Rolland


On pourrait croire à une querelle de clochers purement géographique qui n'aurait un lien qu'accessoire avec la couleur de peau et ne remettrait guère en cause l'élection, en 1993, de la black guadeloupéenne Véronique de la Cruz ou celle, en 2000, de la métisse Sonia Rolland, candidate bourguignonne au sang rwandais.
Pourtant, semblant déjà oublier que la Guyane est l'une des régions les plus vastes de France et qu'elle prit, dès 1604, le nom de « France équinoxiale », une twittos [utilisateur de Twitter, ndlr] estime que l'élection de ce week-end porte atteinte à une identité française dès lors « traînée dans la boue »...
Trop ou pas assez foncée ?
Le clou raciste que cette internaute peinait à enfoncer, un homme politique – pour peu que ce titre puisse lui être accordé – se chargea de le planter allègrement. Militant d'extrême droite, candidat furtif à la présidentielle de 2017 et fameux président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen glissa sans vergogne sur le terrain raciste.
Évoquant une « imposture cosmopolite » de nature à célébrer « le grand remplacement » – complot immigrationniste -, il affirme qu'il « convient que la demoiselle qui représente la France » soit « de race caucasoïde ».
Si les Miss ne brillent pas toujours par la finesse de leur esprit, Alicia Aylies a élégamment renvoyé dans les cordes les ségrégationnistes de la beauté. Sur la radio Europe 1, elle indiquait, lundi 19 décembre, que son élection au titre de Miss Guyane, l'année précédente, avait suscité l'indignation d'autres bougons qui avaient jugé, eux, qu'elle n'était « pas assez foncée de peau »...
6 sept. 2016 - La nouvelle Miss Japon est à moitié indienne et cela ne plait pas du tout à une partie du public qui a regardé l'élection.

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.

 

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.


«Il ne faut pas laisser la voie aux suprématistes, il faut résister par l'argumentation et les faits sinon ils vont imposer leurs fausses idées du Monde.  Ces miss qui dérangent le monde suprématiste ou la Bien-pensante : au Japon une métisse a été élue miss Ariana Miyamoto ; Alicia AYLIES, Corinne COMRAN et Sonia ROLLAND en France » Elles dérangent ces gens qui croient que le monde doit avoir une teinte une seule couleur Allez apprendre la géographie et l'humain pour comprendre. Arrêtez d'instaurer ou d'imposer un tribunal du gout ou de l'esthétique. Le monde est divers il faut le savoir. Je salue les medias de l'Algérie qui ont pris le sujet à bras le corps pour demander à l Etat et aux citoyens de parler de ces sujets et d'abandonner ce racisme enfoui qui fait du tort au pays. Dites à vos enfants de quelques couleurs de peau qu'ils sont ou elles sont qu'ils sont beaux et belles (roux, peau laiteuse, rose, noire foncé, noir simple, clair, métisse etc ) Ensemble nous apprendrons à nous respecter dans nos différence. Le monde est forcément divers et il est métisse qu'on le veuille/accepte ou pas.P B CISSOKO

Par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè
Réponse de miss : Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».
© Glez


L'élection de la nouvelle Miss Algérie a déclenché, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires désobligeants. Racisme immémorial, « trolling » gratuit ou expression décalée de goûts légitimes ?
Les voies du goujat sont impénétrables. Depuis l'élection, ce 4 janvier, de Khadidja Benhamou au titre de Miss Algérie, Internet bruisse de commentaires venimeux qui naviguent entre relents racistes et dénonciation d'un niveau de beauté présumé insuffisant. Lorsqu'un internaute « mort de rire » présente l'élue comme un sosie de James Brown, est-ce la couleur de peau du chanteur qui constitue le problème ou ses traits masculins ? Certains posts ne recourent même pas à de tels sous-textes, comme celui de l'internaute « Crypto Negative » qui déclare « elle est noire, ça représente pas l'Algérie »
Pour autant, si le flot de goujateries est parfaitement grossier, il n'est pas exclusivement raciste. Il prend l'allure d'un « trolling », ce sport favori d'internautes qui trompent leur oisiveté en pourrissant les espaces de discussion numériques, dans le simple but d'alimenter la polémique.


« Trolling » VS solidarité


Bien sûr, le sacre national d'une Miss Adrar, originaire de cette région du sud-ouest de l'Algérie, ne pouvait manquer de réveiller les instincts de ceux qui projettent les bananes plus qu'ils ne les dégustent. Les ressortissants de cette région saharienne – où les peaux sont généralement plus mates – dénoncent régulièrement les discriminations dont ils disent être victimes.
La première bonne nouvelle est qu'ils ont désormais leur Miss Algérie. La seconde est que ces réactions effrontées auront eu le mérite de susciter un autre flot de contributions : une vague de compliments, de marques de solidarité et de dénonciation du racisme. Bon nombre d'éditorialistes ont emboîté le pas des internautes pour appeler à la promotion de l'africanité négligée de l'Algérie, dans la représentation politique comme dans les médias.


Miss France 2017, Miss France 2019, Miss Afrique... De nombreuses reines de beauté ont suscité des polémiques
Des Miss sous le feu des critiques


Plutôt anachroniques à l'ère du hashtag #MeToo, ces concours de beauté ne manquent jamais de susciter des polémiques aussi diverses que superflues. Miss France 2017, première Guyanaise à remporter cette écharpe, désola certains qui la considéraient d'abord comme originaire « d'un autre continent ». Les promoteurs du teint noir, eux, dénoncèrent une couverture du magazine Paris Match dont la photo de l'élue semblait retouchée pour éclaircir son épiderme.


La Tahitienne Miss France 2019, à nouveau bien éloignée de la métropole, vient, elle, de susciter la polémique en dévoilant son passé de... « ronde ». Et quand les trolls ne menacent pas les reines de beauté, ce sont les accidents : fin décembre, les cheveux de la nouvelle Miss Afrique, la Congolaise Dorcas Kasinde, prenaient littéralement feu sur scène...
Stoïque, quant à elle, la Miss Algérie injuriée a éteint le « feu » du web en employant une technique implacable. Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».


Autres faits


Si les reines de beauté peuvent l'objet de railleries, ce sont des quolibets racistes qu'a essuyé la Miss France élue le week-end dernier. Elle serait trop noire, au goût de certains...
Même si elle a inspiré des concours de beauté toujours considérés comme swag sur un continent africain qui ne rechigne pas au kitsch, l'élection de Miss France est à ce point désuète qu'elle ne pouvait que susciter des observations surannées. En particulier quand le teint de la lauréate est largement plus foncé que celui de la plus sombre des candidates du premier scrutin, en 1920.
Couronnée ce samedi à Montpellier, Alicia Aylies a déjà fait les frais de commentaires geignards. C'est la première fois que la prétendue « plus belle femme de France » est originaire de Guyane, région située en Amérique du Sud. Il n'en fallait pas plus pour qu'un internaute regrette, sur les réseaux sociaux, que Miss France 2017 vienne « d'un autre continent ».


La relève de Sonia Rolland


On pourrait croire à une querelle de clochers purement géographique qui n'aurait un lien qu'accessoire avec la couleur de peau et ne remettrait guère en cause l'élection, en 1993, de la black guadeloupéenne Véronique de la Cruz ou celle, en 2000, de la métisse Sonia Rolland, candidate bourguignonne au sang rwandais.
Pourtant, semblant déjà oublier que la Guyane est l'une des régions les plus vastes de France et qu'elle prit, dès 1604, le nom de « France équinoxiale », une twittos [utilisateur de Twitter, ndlr] estime que l'élection de ce week-end porte atteinte à une identité française dès lors « traînée dans la boue »...
Trop ou pas assez foncée ?
Le clou raciste que cette internaute peinait à enfoncer, un homme politique – pour peu que ce titre puisse lui être accordé – se chargea de le planter allègrement. Militant d'extrême droite, candidat furtif à la présidentielle de 2017 et fameux président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen glissa sans vergogne sur le terrain raciste.
Évoquant une « imposture cosmopolite » de nature à célébrer « le grand remplacement » – complot immigrationniste -, il affirme qu'il « convient que la demoiselle qui représente la France » soit « de race caucasoïde ».
Si les Miss ne brillent pas toujours par la finesse de leur esprit, Alicia Aylies a élégamment renvoyé dans les cordes les ségrégationnistes de la beauté. Sur la radio Europe 1, elle indiquait, lundi 19 décembre, que son élection au titre de Miss Guyane, l'année précédente, avait suscité l'indignation d'autres bougons qui avaient jugé, eux, qu'elle n'était « pas assez foncée de peau »...
6 sept. 2016 - La nouvelle Miss Japon est à moitié indienne et cela ne plait pas du tout à une partie du public qui a regardé l'élection.

Harrison Ford : "Arrêtez de donner le pouvoir à des gens qui ne croient pas en la science"


L'acteur de Star Wars et Indiana Jones a pris la parole le 12 septembre 2018 au Sommet pour le climat de San Francisco en tant qu'ambassadeur de l'ONG Conservation International. Harrison Ford a dénoncé les dangers de l'inaction face au changement climatique et les ravages des climato-sceptiques et des anti-sciences.

Harrison Ford au pupitre du Sommet pour le climat le 12 septembre 2018.
©Global Climate Summit


Son nom n'est jamais mentionné. Mais c'est bel et bien le président américain Donald Trump qui était dans le viseur de Harrison Ford, lorsqu'il a pris la parole au pupitre du sommet sur le climat, qui s'est tenu du 12 au 14 septembre 2018 à San Francisco, en Californie. L'acteur y était invité en tant que vice-président de l'ONG Conservation International pour laquelle il oeuvre depuis plusieurs années. "Élisez des dirigeants qui croient en la science et qui comprennent l'importance de protéger la nature !, s'est-il emporté au micro.

Arrêtez bon sang le dénigrement de la science !

Arrêtez de donner le pouvoir aux gens qui ne croient pas à la science, ou pire encore qui font semblant de ne pas croire en la science pour servir leurs propres intérêts" s'est-il exclamé. L'acteur s'était livré à une charge similaire contre l'administration Trump en novembre 2017. "Aujourd'hui, la plus grande menace n'est pas le changement climatique, la pollution, les incendies ou les feux, c'est que nous avons aux manettes des choses les plus importantes des gens qui ne croient pas en la science" expliquait-il aux journalistes du Hollywood reporter.
Pour Harrison Ford, les effets du réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes convergent vers "la plus grande crise morale de notre temps"


Dans son discours de San Francisco, l'ancien Han Solo insiste toutefois sur l'importance vitale de la préservation de la nature. "Cette planète est la seule maison que nous connaîtrons jamais. Pour notre climat, pour notre sécurité, pour notre futur, nous avons besoin de la nature. Maintenant. Plus que jamais. La nature n'a pas besoin des gens. Mais les gens ont besoin de la nature" a-t-il martelé. "Car aujourd'hui, la destruction de la nature génère plus d'émissions de carbone que toutes les voitures et les camions dans le monde. On peut mettre des panneaux solaires sur toutes les maisons, on peut passer tous les véhicules à l'électrique ; mais tant que Sumatra brûle, nous aurons échoué.

Tant que la forêt amazonienne sera défrichée et brûlée, tant que les terres des populations indigènes seront spoliées, tant que les zones humides seront détruites, nos objectifs climatiques resteront hors de portée. Et nous n'aurons alors plus le temps de faire quoi que ce soit. Si on ne cesse pas la destruction de notre monde naturel, rien d'autre n'aura plus d'importance.

Pourquoi ? parce que restaurer les forêts, les mangroves, les zones humides et toutes ces zones denses en carbone représentent 30 % de ce qu'il faut faire pour éviter un réchauffement catastrophique. Leur préservation est la seule solution dont nous disposons actuellement pour stocker du carbone à l'échelle globale" a-t-il expliqué.


Sur la scène du Sommet pour le climat, Harrison Ford préconise l'inclusion de la sauvegarde de la nature dans tous les objectifs climatiques, et la mise en place d'un calendrier ambitieux pour atteindre les objectifs climatiques fixés durant l'Accord de Paris. "Nous devons investir dans les mangroves et les forêts tropicales de la même manière que nous investissons dans les énergies renouvelables, travailler à empêcher la destruction de ces écosystèmes, et poursuivre la recherche dans la reforestation, de la même manière que nous poursuivons la recherche sur la capture et le stockage de carbone". Et Indiana Jones de conclure : "Tous autant que nous sommes, riches ou pauvres, puissants ou faibles, nous allons tous subir les effets du changement climatique, de la destruction des écosystèmes et nous allons faire face à ce qui va rapidement devenir la plus grande crise morale de notre temps".


https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/harrison-ford-son-plaidoyer-pour-la-science_127608


On peut lire ceci sur les idées de Trump sur le climat


L'Américain Donald Trump est né le 14 juin 1946 à New York. Milliardaire, l'homme d'affaires a fait fortune dans la promotion immobilière et le divertissement télévisuel. Malgré son absence d'expérience politique, il a été élu président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. Pendant la campagne, le Républicain a adopté des positions résolument climatosceptiques, affirmant que le réchauffement climatique est un "canular", fomenté "par les Chinois" pour casser "l'appareil industriel américain". Il expliquait vouloir faire sortir son pays de l'accord de Paris signé à l'issue de la COP21 s'il accédait à la Maison Blanche. L'élection passée, Trump semble adoucir sa position, expliquant le 22 novembre 2016 dans un entretien au New York Times qu'il "y a un lien" entre l'activité humaine et le changement climatique.
Où le travail de sape environnementale de l'administration du président américain Donald Trump s'arrêtera-t-il ?

Cette dernière a proposé, le 11 décembre 2018, une vaste réforme de la loi sur la qualité de l'eau, une promesse de Donald Trump aux agriculteurs et aux promoteurs qui dénonçaient des normes environnementales trop strictes. Mais las : cette nouvelle loi fédérale va réduire à une peau de chagrin le nombre de zones humides et de cours d'eau protégés par le Clean Water Act. Elle doit "annuler et remplacer" la loi précédente, mise en place en 2015 par l'administration Obama, et saluée par les défenseurs de l'environnement. Elle avait permis de limiter les rejets de pesticides ou de fertilisants sur de vastes zones humides, allant des grands fleuves aux marais situés dans des propriétés privées.

A Noël, le plaidoyer du pape contre un consumérisme vide de sens

A Noël, le pape plaide contre un consumérisme vide de sens:


Lundi soir, le pape François a appelé à "partager et à donner", un message apprécié par des fidèles français qu'Europe 1 a pu rencontrer au sortir de la messe de Noël.
Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a appelé lundi soir les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles, dans son homélie de la nuit de Noël. Une mise en garde appréciée par des fidèles venus du monde entier, dont certains Français qu'a pu rencontrer Europe 1.
"L'homme est devenu avide". "L'homme est devenu avide et vorace. Avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie", a constaté le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés comme chaque année dans la majestueuse basilique Saint-Pierre de Rome.


"Non pas dévorer mais partager". "Une insatiable voracité traverse l'histoire humaine, jusqu'aux paradoxes d'aujourd'hui; ainsi quelques-uns se livrent à des banquets tandis que beaucoup d'autres n'ont pas de pain pour vivre", a martelé le pape argentin, infatigable défenseur des pauvres. "Le petit corps de l'Enfant de Bethléem lance un nouveau modèle de vie : non pas dévorer ni accaparer, mais partager et donner", a plaidé le pape lors de la messe de la nuit de Noël, qui commémore dans la tradition chrétienne la naissance de Jésus de Nazareth à Bethléem.
"Est-ce que j'arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ? Demandons-nous : à Noël, est-ce je partage mon pain avec celui qui n'en a pas ?", a lancé François, s'exprimant sous le baldaquin dessiné par le Bernin, où seul le souverain pontife est autorisé à célébrer la messe.


"Assez émouvant". Paul-Emmanuel, au moment où il est sorti de cette messe de Noël, s'est confié à Europe 1. Pour lui, ce moment passé avec sa famille a été marquant : "c'est la première fois qu'on venait au Vatican, c'était assez émouvant de voir la messe et le pape". Pour ce jeune homme, c'était "un vrai moment de communion et de foi" avec des fidèles venus du monde entier.
"Le cadeau, c'est Rome". Benoit et sa femme, catholiques pratiquants, ont choisi, eux, de passer Noël au Vatican avec leurs trois enfants pour retrouver le sens de Noël. "Pour nous, c'est le cœur de notre foi, c'est quelque chose de fort". "On essaye de donner un sens à cette fête qui est un peu trop une course aux cadeaux", explique le père de famille. Et d'assumer : "moi, j'ai dit (à mes enfants, ndlr) 'le cadeau, c'est Rome, vous ne vous rendez pas compte, vous ferez peut-être ça qu'une fois dans votre vie'". Un message qui correspond bien au message du pape.
https://www.europe1.fr/international/a-noel-le-pape-plaide-contre-un-consumerisme-vide-de-sens-3827366
In lemonde.fr


• Société


« L'homme est devenu avide et vorace » : le pape plaide contre un consumérisme vide de sens


« Demandons-nous : est-ce que je partage mon pain avec celui qui n'en a pas ? », a dit François dans son homélie de Noël.


Dans le midi libre on lira ceci


« Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a appelé dans la soirée du lundi 24 décembre les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles, dans son homélie de la nuit de Noël.
Le pape François, chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a appelé dans la soirée du lundi 24 décembre les fidèles à laisser de côté leur "voracité" consumériste pour réfléchir au sens spirituel de leur vie et au partage avec les plus humbles, dans son homélie de la nuit de Noël. "L'homme est devenu avide et vorace. Avoir, amasser des choses semble pour beaucoup de personnes le sens de la vie", a constaté le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés comme chaque année dans la majestueuse basilique Saint-Pierre de Rome.
Le pape François se met à genoux pour prier alors qu'il célèbre la messe le 24 décembre, jour de la célébration de la naissance de Jésus-Christ, dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. - AFP
Ne pas glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme


"Une insatiable voracité traverse l'histoire humaine, jusqu'aux paradoxes d'aujourd'hui; ainsi quelques-uns se livrent à des banquets tandis que beaucoup d'autres n'ont pas de pain pour vivre", a martelé le pape argentin, infatigable défenseur des pauvres, en appelant les fidèles à "ne pas glisser dans les ravins de la mondanité et du consumérisme".
Christ est né pour nous! Venez, vous tous qui cherchez le visage de Dieu: le voici, dans cet Enfant, déposé dans une crèche.


"Le petit corps de l'Enfant de Bethléem lance un nouveau modèle de vie : non pas dévorer ni accaparer, mais partager et donner", a plaidé le pape lors de la messe de la nuit de Noël, qui commémore dans la tradition chrétienne la naissance de Jésus de Nazareth à Bethléem. "Est-ce que j'arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ? Demandons-nous : à Noël, est-ce je partage mon pain avec celui qui n'en a pas ?", a lancé François, s'exprimant sous le baldaquin dessiné par le Bernin, où seul le souverain pontife est autorisé à célébrer la messe.
En contemplant l'enfant Dieu, qui épand la lumière dans l'humilité du berceau, nous pouvons nous aussi devenir témoins d'humilité, de tendresse et de bonté. #Noël
— Pape François (@Pontifex_fr) 24 décembre 2018


A Bethléem, une foule compacte a assisté à la messe de minuit célébrée dans l'église Sainte-Catherine, attenante à la Basilique de la Nativité, construite sur le lieu où selon la tradition chrétienne Jésus est né. Dans son homélie, l'archevêque Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du patriarche latin de Jérusalem, a rendu hommage à la ville palestinienne, précisant que la naissance du Christ à Bethléem était "un choix divin". "Bethléem, Nazareth, Cana, Capharnaüm, Jérusalem : ce sont des noms chers à nos coeurs puisque ces villes ont été aimées par Jésus", a-t-il dit. Evoquant une "responsabilité" vis-à-vis de "la ville et la terre que nous habitons", il a ajouté : "il ne s'agit pas de la posséder ou de l'occuper mais de la transformer" pour que puissent y fleurir "l'expérience de communion et de paix".


A Noël, le plaidoyer du pape contre un consumérisme vide de sens


— Catherine Marciano (@clmarciano) 24 décembre 2018


Des centaines de pélerins


Le président palestinien Mahmoud Abbas, son Premier ministre et un représentant du roi de Jordanie ont assisté à la messe. Plus tôt dans la journée, des scouts palestiniens habillés de bleu, jaune ou beige ont défilé au son des cornemuses et des tambours sur la place de la Mangeoire, située près de la basilique et où se dresse un imposant sapin de Noël.
Nigérians, Français ou Palestiniens, des centaines de fidèles ayant fait le déplacement jusqu'à Bethléem pourront cette année admirer les chatoyantes mosaïques de la basilique de la Nativité qui datent de l'époque des Croisades et qui ont été récemment restaurées. "C'est une belle opportunité d'être dans un endroit aussi symbolique pour Noël", a estimé Léa Gudel, une étudiante française de 21 ans en échange universitaire à Jérusalem.


Le pape François bénit du balcon de la basilique Saint-Pierre pendant le traditionnel message de Noël "Urbi et Orbi". - AFP


Le pape espère un retour sur leurs terres des réfugiés syriens


Le pape François a consacré mardi son message de Noël à "la fraternité" entre les peuples, en espérant tout particulièrement que la paix permette aux réfugiés syriens de rentrer chez eux. Dans son traditionnel tour d'horizon des zones de conflit de la planète, le souverain pontife a appelé mardi la communauté internationale à tout faire afin que les Syriens "qui ont dû quitter leur terre pour chercher refuge ailleurs, puissent retourner vivre en paix dans leur pays".


"Que la communauté internationale oeuvre résolument pour une solution politique qui mette de côté les divisions et les intérêts partisans", a-t-il plaidé devant 50 000 fidèles, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, avant la bénédiction "Urbi et orbi" ("à la ville et au monde"). Le président américain Donald Trump a ordonné le retrait des quelque 2 000 militaires américains déployés en Syrie, combattant les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) aux côtés d'une coalition arabo-kurde. Un tournant qui devrait avoir des répercussions sur un conflit complexe.


Le pape, très sensible au sort des migrants de toutes confessions fuyant des zones de guerres de la planète, avait spécifiquement exprimé ses craintes de voir "effacée" la présence des chrétiens au Moyen-Orient, lors d'une rencontre en juillet dans le sud de l'Italie avec tous les patriarches des Eglises du Moyen-Orient. Des patriarches chrétiens de Syrie et du Liban avaient alors appelé à une aide internationale au retour des réfugiés syriens dans leur pays. François a d'ailleurs lancé un appel mardi à "la liberté religieuse", évoquant les chrétiens minoritaires célébrant Noël "dans des contextes difficiles, pour ne pas dire hostiles".


"Je pense au Yémen, avec l'espoir que la trêve obtenue grâce à la médiation de la communauté internationale puisse finalement soulager les nombreux enfants et les populations épuisés par la guerre et la famine", a en outre souligné le pape. La guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts depuis 2015 et jusqu'à 20 millions d'habitants sont "en situation d'insécurité alimentaire", d'après l'ONU.
Un accord très fragile sur un cessez-le-feu "immédiat" négocié par l'Onu a été conclu le 13 décembre entre le pouvoir soutenu militairement par l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis appuyés politiquement par l'Iran. Le pape n'a pas oublié la Terre sainte dans son traditionnel message de Noël, renouvelant un appel au "dialogue", au moment même où des législatives anticipées viennent d'être annoncées en Israël pour avril, un scrutin pour lequel le Premier ministre Benjamin Netanyahu est donné favori en dépit de récentes critiques sur sa politique à Gaza. Que la fête de Noël "permette aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre le dialogue et d'entreprendre un chemin de paix qui mette fin à un conflit" de soixante-dix ans, a lancé le pape argentin.


Jorge Bergoglio n'a pas oublié son continent latino-américain, en appelant à une réconciliation des populations au Venezuela et au Nicaragua, deux pays en proie à des manifestations réprimées dans le sang. Il a aussi espéré un renforcement des nouveaux "liens fraternels" entre les deux Corées. Enfin, le pape François, qui multiplie les efforts diplomatiques pour se rapprocher de Moscou, a emprunté un terrain glissant en exprimant sa proximité avec les communautés chrétiennes de la "bien-aimée" Ukraine.


"Seule grâce à la paix, respectueuse des droits de chaque nation, le pays peut se remettre des souffrances subies et rétablir des conditions de vie dignes pour ses citoyens. Je suis proche des communautés chrétiennes de cette région, et je prie pour qu'elles puissent tisser des liens de fraternité et d'amitié", a souligné le pape.


Le président russe Vladimir Poutine avait condamné la semaine dernière la création en Ukraine d'une Eglise orthodoxe indépendante de la tutelle russe, dénonçant une violation "flagrante" des libertés religieuses. Ces tensions religieuses sont un nouvel épisode du divorce entre Kiev et Moscou depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 et l'éclatement d'un conflit armé entre l'armée ukrainienne et des séparatistes prorusses.

AFP

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