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Iran, climat: devant l'ONU, Macron prend ses distances avec Trump

Rohingyas, Syrie, climat et Iran : pour son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron a marqué le coup en prenant clairement ses distances avec le président Trump, notamment sur l'accord nucléaire iranien et la question du changement climatique.

Emmanuel Macron a voulu prononcer un discours très engagé pour porter la voix des oubliés qu'il a voulu incarner en répétant : « J'ai entendu la voix d'Ousmane, de Kouamé, de Jules » qui représentent pour lui les crises que traversent selon lui le monde : terrorisme, migrations et catastrophe climatique.

Tout l'argumentaire d'Emmanuel Macron a consisté à démontrer que le sort des oubliés et des privilégiés était irrémédiablement lié. A la tribune de l'ONU, Emmanuel Macron a également affirmé que l'organisation était toujours une enceinte pertinente pour résoudre les problèmes du monde. Il a d'ailleurs invité les dirigeants internationaux à se souvenir des valeurs fondatrices de l'ONU et à les porter à nouveau face à des défis mondiaux.

Emmanuel Macron a réalisé un véritable plaidoyer pour l'action collective et prévenu : « Sinon, c'est la loi du plus fort qui l'emporte ». Avec ce discours, le président français a essayé de prendre le leadership des pays qui veulent défendre le bien commun ensemble.

Son discours a duré une demi-heure, le double du temps imparti. Le président français a aussi profité de son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU pour déclarer qu'il souhaitait lancer un groupe de contact sur la Syrie 

« L'accord sur le climat sera mis en oeuvre »

Dans une conférence de presse après son discours, le président français a cependant estimé que Bachar el-Assad, le président syrien, était un « criminel » qui devra être « jugé ». 

Emmanuel Macron, qui s'est déclaré en faveur de l'ouverture des voies légales pour les réfugiés, a martelé que « l'accord sur le climat ne sera pas renégocié, il sera mis en oeuvre », tout en respectant la décision de Donald Trump. Le président américain a en effet annoncé il y a quelques mois vouloir quitter l'accord de Paris sur le climat de novembre 2015.

« Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l'emballement du climat, a poursuivi Emmanuel Macron, critiquant implicitement, mais sans le citer, le président Donald Trump. Détricoter l'accord serait détruire un pacte entre les Etats et les générations ».

Après son discours devant l’AG de l’ONU, Emmanuel Macron a participé à une conférence de presse dans laquelle il a précisé sa position par rapport à celle de Donald Trump qui a parlé de la « destruction » de la Corée du Nord. Favorable aux sanctions, le président français s'est redit en revanche « opposé à toute intervention militaire qui conduirait à des dommages et des pertes de vies humaines ».

Ce groupe de contact voulu par la France intégrerait les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et les parties prenantes au conflit. « La solution doit être politique, pas militaire », a déclaré le chef d'Etat qui a également vanté le multilatéralisme, « l'émulsion collective ».

« L'accord sur le climat sera mis en oeuvre »

Dans une conférence de presse après son discours, le président français a cependant estimé que Bachar el-Assad, le président syrien, était un « criminel » qui devra être « jugé ». 

Emmanuel Macron, qui s'est déclaré en faveur de l'ouverture des voies légales pour les réfugiés, a martelé que « l'accord sur le climat ne sera pas renégocié, il sera mis en oeuvre », tout en respectant la décision de Donald Trump. Le président américain a en effet annoncé il y a quelques mois vouloir quitter l'accord de Paris sur le climat de novembre 2015.

« Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l'emballement du climat, a poursuivi Emmanuel Macron, critiquant implicitement,mais sans le citer, le président Donald Trump. Détricoter l'accord serait détruire un pacte entre les Etats et les générations ».

Après son discours devant l’AG de l’ONU, Emmanuel Macron a participé à une conférence de presse dans laquelle il a précisé sa position par rapport à celle de Donald Trump qui a parlé de la « destruction » de la Corée du Nord. Favorable aux sanctions, le président français s'est redit en revanche « opposé à toute intervention militaire qui conduirait à des dommages et des pertes de vies humaines ».

Des sanctions efficaces contre la Corée du Nord supposent une politique pro-active de la Russie et de la Chine.

Emmanuel Macron répond à Donald Trump sur la Corée du Nord

RFI

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Devant l'ONU, Donald Trump s'en prend aux «Etats voyous»

Dans son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président américain Donald Trump a dénoncé ce 19 septembre les « Etats voyous » qui mettent le monde en danger, dont l'Iran et la Corée du Nord, qu'il a menacé de « détruire totalement ».

Alors que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait ouvert les débats en plaidant pour un monde sans armes nucléaires et une solution politique à la crise coréenne, le président américain s'est est pris violemment au « régime vicieux » de Pyongyang.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un s'est embarqué dans « une mission-suicide », a lancé le président américain devant l'Assemblée générale de l'ONU ce mardi, le qualifiant à nouveau d'« homme-fusée ».

L’Etat-nation reste le meilleur outil pour améliorer la condition humaine. Les Etats-Unis seront toujours un excellent ami pour le monde et notamment pour leurs alliés, mais nous ne pouvons plus nous contenter d’une situation dans laquelle les autres profitent de nous et les Etats-Unis n’obtiennent rien au retour. Tant que j’occuperai ce poste, je défendrai les intérêts de l’Amérique avant toute autre chose

Donald Trump expose sa doctrine unilatéraliste devant l'ONU

RFI

Dénonçant les « Etats voyous qui violent tous les principes sur lesquels reposent les Nations unies »,Donald Trump a également attaqué l'Iran et dénoncé à nouveau l'accord signé par les grandes puissances avec Téhéran pour encadrer le programme nucléaire de ce pays et s'assurer qu'il ne serve pas à le doter de l'arme atomique.

L'accord nucléaire de 2015 est « un des pires auxquels les Etats-Unis aient jamais participé » et représente un « embarras » pour eux, a-t-il lancé.Nous ne pouvons pas laisser un régime meurtrier continuer ses activités déstabilisatrices et nous ne pouvons pas respecter un accord s'il sert à couvrir l'éventuelle mise en place d'un programme nucléaire », a déclaré Donald Trump, en qualifiant l'Iran de « dictature corrompue ».

Les vénézuéliens sont en train de mourir de faim, et leur pays est en train de s’effondrer. Les institutions démocratiques sont en train d’être détruites. Cette situation est totalement inacceptable et nous ne pouvons pas rester sans rien faire

Donald Trump annonce des «mesures supplémentaires» si Maduro persiste

RFI

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ONU: quand «l'Amérique d'abord» de Trump rencontre le temple du multilatéralisme

Il sera l’une des vedettes de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump, farouchement critique envers l’organisation mondiale, doit présenter ce lundi 18 septembre 2017 à New York un projet de réforme des Nations unies avant de prendre mardi la parole devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Comment le président américain voit-il le rôle des Etats-Unis au sein de l’ONU ?

Il sera l’une des vedettes de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump, farouchement critique envers l’organisation mondiale, doit présenter ce lundi 18 septembre 2017 à New York un projet de réforme des Nations unies avant de prendre mardi la parole devant les chefs d’Etat et de gouvernement. Comment le président américain voit-il le rôle des Etats-Unis au sein de l’ONU ?

Derrière cette demande se cache une approche purement comptable. Et qui ne date pas de Donald Trump, comme l’explique l’ancien diplomate Manuel Lafont Rapnouil, aujourd’hui directeur du bureau parisien du European Council on Foreign Relations :

« La direction que les Etats-Unis adoptent traditionnellement, Trump ou pas Trump, c'est une réforme d'efficacité budgétaire et la lutte contre la bureaucratie, la diminution des dépenses inutiles, la rationalisation du fonctionnement... Donc, c'est une réforme déterminée beaucoup par des objectifs budgétaires et des objectifs comptables. »

« On l'a vu quand Nikki Haley, l'ambassadrice américaine, a ouvert la discussion sur le budget du maintien de la paix, ajoute Manuel Lafont Rapnouil. Elle est arrivée avec tout un discours sur le manque d'efficacité des missions des casques bleus. On a très bien vu, à la fin du débat, ce qu'elle a annoncé. Ce qu'elle a mis en avant, notamment vis-à-vis du public américain et du Congrès américain, c'est qu'ils avaient économisé 500 millions. »

« A mon avis, il n’y aura pas de coupes drastiques »

Les Etats-Unis peuvent-ils bloquer le fonctionnement de l’ONU ? Cela paraît très difficile, si ce n’est impossible. Les contributions nationales au budget de l’organisation sont obligatoires, un changement des quotas requiert l’approbation de l’Assemblée générale. Et d’après le chercheur Stewart Patrick, aux Etats-Unis, la position du président ne fait pas l’unanimité au sein du Parti républicain.

« Même les républicains à Washington, traditionnellement sceptiques à l’égard des Nations unies, se rendent compte d’une chose : il serait contre-productif de demander à la fois une meilleure performance de l’ONU et de vouloir réduire la contribution américaine au budget de l’organisation. Je pense que le budget américain alloué aux Nations unies sera finalement assez proche de celui de ces dernières années. A mon avis, il n’y aura pas de coupes drastiques. »

Un Donald Trump plus pragmatique qu'il n'y paraît ?

Autrement dit, certains s'attendent à ce que Donald Trump mette un peu d’eau dans son vin. Car au-delà du discours aux accents nationalistes, du type « America first », qui est un discours qui s’adresse à sa base électorale, il y a une réalité géopolitique que le président ne peut pas ignorer, explique Manuel Lafont Roupnil.

« Il s'est retiré de l'accord de Paris sur le climat, c'est un signe très fort d'un manque d'intérêt et d'une défiance vis-à-vis des mécanismes de coopération internationale. Mais par exemple, sur la Corée du Nord, l'essentiel de la stratégie américaine, aujourd'hui, elle est de négocier, au Conseil de sécurité avec les autres Etats membres du Conseil, des régimes de sanctions onusiens. »

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Birmanie: la presse officielle vole au secours d'Aung San Suu Kyi

Critiquée de toutes parts, Aung San Suu Kyi n’a quasiment pas commenté les violences qui secouent l’ouest de son pays, la Birmanie. Ces dernières ont pourtant obligé plus de 400 000 Rohingyas musulmans et 30 000 Arakanais bouddhistes à fuir. Principale figure de l'actuel gouvernement, prix Nobel de la paix, la conseillère d’Etat birmane s’est contenté d’accuser des terroristes d’avoir mené des attaques. La presse officielle de son pays la défend.

Aung San Suu Kyi ne se rendra pas à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, mais s'adressera à son peuple pour la première fois mardi depuis Naypyidaw au sujet des musulmans rohingyas dans l'Etat de l'Arakan. Le message de la lauréate du prix Nobel de la paix sera particulièrement scruté au sein de la communauté internationale, où des voix se sont élevées pour s'étonner de la passivité d'Aung San Suu Kyi face à ce que l'ONU qualifie de « nettoyage ethnique ».

Ce week-end, la presse officielle birmane a réagi en défendant sa position et son action. Le New Light of Myanmar vole au secours d’Aung San Suu Kyi. Photo à l’appui, l’organe de presse du pouvoir publie un reportage sur l’aide humanitaire apportée par les autorités aux déplacés du conflit arakanais, y compris aux musulmans. Il retranscrit l’interview qu’a donnée une ancienne diplomate américaine à une chaîne de télévision occidentale, dans laquelle elle dit comprendre la position très délicate d'Aung San Suu Kyi, du fait que la plupart des Birmans considèrent les Rohingyas comme des immigrés illégaux et soutiennent par conséquent les opérations de l’armée.

Aung San Suu Kyi ne peut donc pas aller à l’encontre de l’avis général sur un sujet aussi brûlant. La presse officielle insiste également sur le fait que la conseillère d'Etat agit pour résoudre la crise. Elle a accepté les recommandations de la commission dirigée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui préconise de donner des droits à la minorité rohingya, notamment la liberté de mouvement.

RFI

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