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International

France: François Fillon et la stratégie de la victimisation

A la peine dans les sondages, cerné par les affaires, le candidat de la droite François Fillon a accusé jeudi soir François Hollande d'animer un « cabinet noir » pour le salir. Le chef de l'Etat a immédiatement condamné « des accusations mensongères » et dénoncé ce matin « le manque de dignité et de responsabilité de François Fillon ».

La charge est d'autant plus violente que François Fillon est en grande difficulté politique, englué dans les affaires d'emplois fictifs présumés et mis en examen. Il joue aujourd'hui le tout pour le tout à un mois tout juste du premier tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu le 23 avril prochain.

Le candidat de la droite à l'Elysée est donc monté d'un cran dans sa stratégie de victimisation. Hier jeudi, il parlait d'« officines », de complot, aujourdhui, il dénonce « un scandale d'Etat » et vise directement le président de la République accusé de diriger « un cabinet noir » pour le salir.

Radicaliser la droite

Il s'agit d'une parade, une stratégie de contre-feu connue. L'ancien ministre Charles Pasqua l'avait conceptualisée en son temps. « Quand on est embêté par une affaire, disait-il, il faut créer une affaire dans l'affaire ».

D'une affaire judiciaire, François Fillon crée donc « une affaire d'Etat ». L'objectif est très clair : souder, remobiliser son électorat en se disant victime d'un « complot de gauche », qui plus est diligenté par François Hollande, véritable bête noire des militants de droite.

Hier soir, François Fillon a peiné à convaincre l'ensemble des Français mais les trois-quarts des sympathisants Les Républicains l'ont soutenu, selon un sondage. Le candidat cherche précisément à radicaliser le clivage droite-gauche dans une ultime tentative pour arracher sa qualification au second tour. Pour le moment, il est toujours donné troisième, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

RFI

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La morale dans la politique : Après l'affaire Le Roux, la gauche fait pression sur Fillon- Qu'en est-il au Sénégal ?

 

La morale dans la politique : Après l'affaire Le Roux, la gauche fait pression sur Fillon- Qu'en est-il au Sénégal ?
Sur europe1


• Après la démission de Bruno Le Roux, la gauche souligne l'entêtement de François Fillon.@ MARTIN BUREAU / AFP

Le Roux, soupçonné de détournement de fonds publics, a quitté son poste de ministre de l'Intérieur quand François Fillon, mis en examen, est toujours candidat à la présidentielle.
Les choses sont allées vite, très vite. Lundi soir, peu avant 20 heures, l'émission Quotidien révélait que le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, avait employé ses deux filles comme assistantes parlementaires alors qu'elles avaient chacune des activités prenantes (un stage ou une scolarisation en classe préparatoire) en même temps. Le lendemain, en milieu de journée, le parquet national financier se saisissait de l'affaire. Et à 18 heures, Bruno Le Roux n'était plus ministre de l'Intérieur.
Sous le nez de Fillon. Faute de pouvoir affirmer que l'ancien chef de son groupe à l'Assemblée est irréprochable, la gauche a souligné son sens des responsabilités et son respect de la justice. Et en profite aussi pour agiter le cas de Bruno Le Roux sous le nez de François Fillon. Cela fait désormais deux mois que le vainqueur de la primaire de la droite est soupçonné lui aussi d'avoir fourni des emplois fictifs à des membres de sa famille. Mis en examen la semaine dernière, il a refusé de se retirer de la campagne présidentielle.


"Absurdité".

Le Parti socialiste n'a pas manqué l'occasion qui lui était offerte de souligner cette différence d'attitude. Mercredi, dans un communiqué, il a demandé "expressément" à François Fillon de retirer sa candidature. "L'exemplarité et la célérité avec lesquelles Bruno Le Roux a présenté sa démission ne font que souligner l'absurdité et la dangerosité avec laquelle vous vous entêtez, sans aucunement vous soucier des effets délétères de votre obstination sur la démocratie", a-t-il écrit. "La présomption d'innocence ne peut plus servir à justifier votre présomption d'innocence."


Hollande s'en mêle. Devant son Conseil des ministres, mercredi, François Hollande a aussi ajouté sa petite musique à ce concert de reproches. "La République exemplaire" ne tolère aucune "suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités", a-t-il déclaré, lui qui est pourtant très discret depuis le début de la campagne. "C'est l'image de la démocratie qui est en jeu, c'est la qualité et la dignité du débat électoral qui est menacé." Sans être nommés, ce sont bien François Fillon, mais aussi Marine Le Pen, elle aussi soupçonnée d'emplois fictifs, qui sont dans le viseur.
Sur LCP et Public Sénat mercredi, Emmanuel Macron en a remis une couche. Saluant la "décision difficile à prendre" de Bruno Le Roux, il a adressé une pique à ses deux adversaires à la présidentielle. "[Cette démission] montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique."


La droite riposte et parle de "manœuvres". Sans surprise, la droite et son candidat n'ont que peu goûté ces sorties successives. Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, a accusé "le pouvoir socialiste, relayé par Emmanuel Macron" de commettre "un véritable hold-up démocratique". De fait, ces derniers appellent au retrait du vainqueur de la primaire de la droite alors que les candidatures pour la présidentielle sont closes et qu'il ne peut donc pas avoir de remplaçant. Surtout, Luc Chatel fustige les "manœuvres" de la gauche, sous-entendant une nouvelle fois que les poursuites engagées contre son champion relèvent d'une manipulation politique. "La chronologie est trop parfaite pour être le fruit du hasard. À chaque fois que le candidat de la droite et du centre s'impose comme le seul homme susceptible d'apporter des solutions concrètes au redressement de la France, sortent des pseudo-révélations pour l'atteindre."
- Un autre sujet
Le "cabinet noir de l'Elysée" évoqué par Fillon existe-t-il vraiment ?

Les auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat" dont a parlé François Fillon jeudi soir se sentent instrumentalisés.
Un candidat à la présidentielle qui crie au scandale d'Etat, l'Elysée qui crie aux "mensonges", et des journalistes qui rajoutent leur grain de sel... La campagne présidentielle a pris un tour encore un peu plus stupéfiant jeudi soir, lors de L'Emission politique de France 2.
Pas de "preuve" de l'existence d'un cabinet noir. En effet, selon François Fillon, François Hollande suit et influence quasiment toutes les procédures politico-judiciaires, grâce à un puissant réseau de fidèles haut placés. François Fillon ose aller aussi loin après avoir lu les bonnes feuilles d'un livre intitulé Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat. Mais vendredi matin, les auteurs du livre se sentent instrumentalisés. "C'est sa lecture, ce n'est pas celle que nous avons, ni le travail que nous avons fait. Nous écrivons noir sur blanc que nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence d'un cabinet noir. On le regrette d'ailleurs, parce qu'on a cherché. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement pour lui", assure Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné et l'un des auteurs du livre.
Une enquête tout de même accablante. Didier Hassoux se montre bien plus prudent que dans son livre. Europe 1 l'a lu de A à Z, jeudi soir, et cette minutieuse enquête est accablante. "Plusieurs observateurs bien placés dans l'appareil policier nous ont décrit l'existence d'une structure clandestine, aux ramifications complexes", peut-on notamment lire dans ce livre.
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Parole contre parole. Jeudi soir, dans un communiqué, l'Elysée a démenti en bloc ces accusations, assurant "n'être jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire depuis 2012", et n'avoir été "informé que par la presse" de l'affaire Fillon. Pour l'instant, c'est donc parole contre parole au plus haut sommet.

Les commentaires

Emmanuel Macron a salué la démission de Bruno Le Roux, une "décision responsable" selon lui, visant sans le nommer François Fillon qui fait campagne malgré sa mise en examen.
La démission du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux montre que "l'esprit de responsabilité existe en politique", a affirmé mercredi Emmanuel Macron, visant sans le nommer son adversaire François Fillon, qui mène campagne malgré sa mise en examen.
Sa démission montre "l'impartialité de la justice". Le candidat d'En Marche! à la présidentielle a salué "une décision difficile à prendre" et "responsable". "Elle montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique", a-t-il dit au micro de LCP et Public Sénat.

Le "cabinet noir de l'Elysée" évoqué par Fillon existe-t-il vraiment ?


auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat" dont a parlé François Fillon jeudi soir se sentent instrumentalisés.
Un candidat à la présidentielle qui crie au scandale d'Etat, l'Elysée qui crie aux "mensonges", et des journalistes qui rajoutent leur grain de sel... La campagne présidentielle a pris un tour encore un peu plus stupéfiant jeudi soir, lors de L'Emission politique de France 2.


Pas de "preuve" de l'existence d'un cabinet noir.

En effet, selon François Fillon, François Hollande suit et influence quasiment toutes les procédures politico-judiciaires, grâce à un puissant réseau de fidèles haut placés. François Fillon ose aller aussi loin après avoir lu les bonnes feuilles d'un livre intitulé Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat. Mais vendredi matin, les auteurs du livre se sentent instrumentalisés. "C'est sa lecture, ce n'est pas celle que nous avons, ni le travail que nous avons fait. Nous écrivons noir sur blanc que nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence d'un cabinet noir. On le regrette d'ailleurs, parce qu'on a cherché. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement pour lui", assure Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné et l'un des auteurs du livre.


Une enquête tout de même accablante. Didier Hassoux se montre bien plus prudent que dans son livre. Europe 1 l'a lu de A à Z, jeudi soir, et cette minutieuse enquête est accablante. "Plusieurs observateurs bien placés dans l'appareil policier nous ont décrit l'existence d'une structure clandestine, aux ramifications complexes", peut-on notamment lire dans ce livre.

Parole contre parole. Jeudi soir, dans un communiqué, l'Elysée a démenti en bloc ces accusations, assurant "n'être jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire depuis 2012", et n'avoir été "informé que par la presse" de l'affaire Fillon. Pour l'instant, c'est donc parole contre parole au plus haut sommet.

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Portraits : découvrez les 5  brillantes lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017-europe1

 

Portraits : découvrez les 5  brillantes lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017-europe1

Proposé par Fondation L'ORÉAL
Portraits : découvrez les 5 lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017

150 ans après la naissance de Marie Curie, uniquement 28% des chercheurs sont des femmes, et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués.

Faire croître la part des femmes, sous-représentées dans le domaine de la recherche scientifique: c'est la mission que se sont fixés la Fondation L'Oréal et l'UNESCO depuis 19 ans.

Le 23 mars prochain, à l'occasion de la cérémonie du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 5 éminentes scientifiques se verront récompensées pour leur parcours d'excellence et leurs découvertes, par un prix de 100 000 €, remis à la Maison de la Mutualité à Paris.
En parallèle, 15 jeunes chercheuses internationales, prometteuses, seront également mises à l'honneur.

L'excellence, la créativité́ et l'intelligence au service de la science

Le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science c'est :

156 nominations de scientifiques de haut niveau,

47 pays représentés,

53 candidatures retenues,

Puis l'examen d'un jury de 12 scientifiques

Et enfin...

La sélection de 5 lauréates, des 5 grandes régions du monde.

Portraits de ces femmes d'exception :

Professeur Maria Teresa Ruiz, lauréate pour l'Amérique Latine :


Première femme à avoir été diplômée en astronomie et à avoir reçu le Prix national des Sciences au Chili, le Professeur Maria Teresa Ruiz est une passionnée de la Voie Lactée... Galaxie dont elle a pu, au fil de ses recherches, préciser l'âge : quelques 8 milliards d'années ! Fascinée par le cosmos et tout ce qui y gravite, elle a notamment mis en lumière l'existence d'un corps céleste inhabituel : une « naine brune errante ». Un nouveau type d'astre, entre planète et étoile, qu'elle a choisi de baptiser Kelu1 et qui, contrairement aux autres naines brunes (ces étoiles avortées, similaires à des exo-planètes), vagabonde dans l'espace sans aucun lien avec un système stellaire. On n'explique pas quel est l'intérêt de la découverte.

Une découverte majeure qui récompense les décennies de travail de celle qui, en 2016, est devenue première femme, présidente de l'Académie des sciences du Chili.

 

La passion du Professeur Nicola A. Spaldin, Directrice du département Théorie des matériaux à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse ? Outre la randonnée en montagne, le ski et la clarinette, un tout nouveau type de matériau désigné comme « multiferroïque ». Un matériau 2 en 1, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique qui synthétise, dans les circuits électroniques que nous utilisons quotidiennement (téléphone portable, GPS etc.), deux types de composants : ceux qui stockent, et ceux qui délivrent les informations. Objectif : faire en sorte que ces composants ne fassent plus qu'un, de façon à réduire la taille de nos appareils et permettre de développer des outils, plus légers, plus petits et moins énergivores.

Professeur Michelle Simmons, lauréate pour l'Asie-Pacifique :


Directrice du Centre d'Excellence en Informatique Quantique et Technologie de Communication à l'Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie, le Professeur Michelle Simmons voit toujours plus petit !

70 ans après l'invention du transistor en 1947 –l'appareil qui ouvrait la voie à la miniaturisation- cette brillante communicante démontre qu'il est possible d'en créer à l'échelle de l'atome... Utilisés pour fabriquer desordinateurs beaucoup plus rapides, ces transistors du futurpermettraient de résoudre certains calculs en 10 secondes, contre des milliers d'années pour un ordinateur traditionnel. Face à l'intérêt des industriels, 6 brevets ont d'ailleurs été déposés. Désormais, et grâce à cette brillante scientifique aujourd'hui récompensée par le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, la révolution quantique dans l'informatique est en marche.

Professeur Zhenan Bao, lauréate pour l'Amérique du Nord :


400 publications scientifiques co-signées, 40 prix et distinctions reçus, 60 brevets obtenus : ce palmarès, c'est celui du Professeur Zhenan Bao, 45 ans, qui, aujourd'hui, imagine une peau électronique, aussi sensible au toucher qu'une peau humaine. Une prouesse permise et réalisée grâce à un polymère unique mis au point par l'équipe du laboratoire d'ingénierie chimique qu'elle dirige à l'université de Stanford, en Californie.

Le concept : l'association d'un circuit électrique et d'un capteur de pression. A chaque pression exercée, la peau électronique génère un signal électrique. Signal qui à son tour stimule ensuite le cerveau. De quoi permettre aux porteurs de prothèses de retrouver le sens du toucher...

Professeur Niveen M. Khashab, lauréate pour l'Afrique et les Etats Arabes :


Agrégé́ en Chimie organique à l'Université des Sciences et Technologies du Roi Abdullah (KAUST), à Thuwal en Arabie Saoudite, le Professeur Khashab (35 ans, et mère de trois enfants) multiplie les publications, les recherches et les découvertes.

Ses faits d'armes ? La découverte d'une technique novatrice pour détecter le stress oxydant (responsable de nombreuses pathologies, notamment certains cancers) dans les cellules vivantes. Mais surtout la conception de nouvelles nanoparticules qui, contrairement aux nanoparticules actuellement utilisées dans les médicaments (souvent mal délivrés car trop peu ciblés), remettent directement le traitement aux cellules à traiter. Un travail qui non seulement permettra de diagnostiquer les maladies beaucoup plus tôt, mais aussi de mener des traitements médicaux plus ciblés, plus personnalisés.

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150 ans après la naissance de Marie Curie, uniquement 28% des chercheurs sont des femmes, et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués.

Faire croître la part des femmes, sous-représentées dans le domaine de la recherche scientifique: c'est la mission que se sont fixés la Fondation L'Oréal et l'UNESCO depuis 19 ans.

Le 23 mars prochain, à l'occasion de la cérémonie du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 5 éminentes scientifiques se verront récompensées pour leur parcours d'excellence et leurs découvertes, par un prix de 100 000 €, remis à la Maison de la Mutualité à Paris.
En parallèle, 15 jeunes chercheuses internationales, prometteuses, seront également mises à l'honneur.

L'excellence, la créativité́ et l'intelligence au service de la science

Le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science c'est :

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Et enfin...

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Première femme à avoir été diplômée en astronomie et à avoir reçu le Prix national des Sciences au Chili, le Professeur Maria Teresa Ruiz est une passionnée de la Voie Lactée... Galaxie dont elle a pu, au fil de ses recherches, préciser l'âge : quelques 8 milliards d'années ! Fascinée par le cosmos et tout ce qui y gravite, elle a notamment mis en lumière l'existence d'un corps céleste inhabituel : une « naine brune errante ». Un nouveau type d'astre, entre planète et étoile, qu'elle a choisi de baptiser Kelu1 et qui, contrairement aux autres naines brunes (ces étoiles avortées, similaires à des exo-planètes), vagabonde dans l'espace sans aucun lien avec un système stellaire. On n'explique pas quel est l'intérêt de la découverte.

Une découverte majeure qui récompense les décennies de travail de celle qui, en 2016, est devenue première femme, présidente de l'Académie des sciences du Chili.

 

La passion du Professeur Nicola A. Spaldin, Directrice du département Théorie des matériaux à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse ? Outre la randonnée en montagne, le ski et la clarinette, un tout nouveau type de matériau désigné comme « multiferroïque ». Un matériau 2 en 1, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique qui synthétise, dans les circuits électroniques que nous utilisons quotidiennement (téléphone portable, GPS etc.), deux types de composants : ceux qui stockent, et ceux qui délivrent les informations. Objectif : faire en sorte que ces composants ne fassent plus qu'un, de façon à réduire la taille de nos appareils et permettre de développer des outils, plus légers, plus petits et moins énergivores.

Professeur Michelle Simmons, lauréate pour l'Asie-Pacifique :


Directrice du Centre d'Excellence en Informatique Quantique et Technologie de Communication à l'Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie, le Professeur Michelle Simmons voit toujours plus petit !

70 ans après l'invention du transistor en 1947 –l'appareil qui ouvrait la voie à la miniaturisation- cette brillante communicante démontre qu'il est possible d'en créer à l'échelle de l'atome... Utilisés pour fabriquer desordinateurs beaucoup plus rapides, ces transistors du futurpermettraient de résoudre certains calculs en 10 secondes, contre des milliers d'années pour un ordinateur traditionnel. Face à l'intérêt des industriels, 6 brevets ont d'ailleurs été déposés. Désormais, et grâce à cette brillante scientifique aujourd'hui récompensée par le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, la révolution quantique dans l'informatique est en marche.

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400 publications scientifiques co-signées, 40 prix et distinctions reçus, 60 brevets obtenus : ce palmarès, c'est celui du Professeur Zhenan Bao, 45 ans, qui, aujourd'hui, imagine une peau électronique, aussi sensible au toucher qu'une peau humaine. Une prouesse permise et réalisée grâce à un polymère unique mis au point par l'équipe du laboratoire d'ingénierie chimique qu'elle dirige à l'université de Stanford, en Californie.

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Professeur Niveen M. Khashab, lauréate pour l'Afrique et les Etats Arabes :


Agrégé́ en Chimie organique à l'Université des Sciences et Technologies du Roi Abdullah (KAUST), à Thuwal en Arabie Saoudite, le Professeur Khashab (35 ans, et mère de trois enfants) multiplie les publications, les recherches et les découvertes.

Ses faits d'armes ? La découverte d'une technique novatrice pour détecter le stress oxydant (responsable de nombreuses pathologies, notamment certains cancers) dans les cellules vivantes. Mais surtout la conception de nouvelles nanoparticules qui, contrairement aux nanoparticules actuellement utilisées dans les médicaments (souvent mal délivrés car trop peu ciblés), remettent directement le traitement aux cellules à traiter. Un travail qui non seulement permettra de diagnostiquer les maladies beaucoup plus tôt, mais aussi de mener des traitements médicaux plus ciblés, plus personnalisés.

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