International

Syrie: Emmanuel Macron ne fait pas du départ de Bachar el-Assad une priorité

Le président français Emmanuel Macron a énoncé la politique française à l’égard du conflit syrien dans un long entretien accordé à huit journaux européens, publié ce jeudi. Et s’il y a bien un élément à retenir, c’est que le départ du président syrien Bachar el-Assad n'est désormais plus une priorité pour la France, dont l'objectif numéro un est de lutter contre les groupes terroristes en Syrie. Dans cet entretien, Emmanuel Macron évoque également les relations avec la Russie et les Etats-Unis dans le cadre du conflit syrien.

« Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ». Voilà comment Emmanuel Macron officialise pour la première fois une position qui avait déjà été esquissée par son prédécesseur depuis novembre 2015, suite aux attentats qui avaient frappé Paris.

Bachar el-Assad ne représente pas pour autant l’avenir pour la Syrie, mais comme le précise le président français « ma conviction profonde est qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique ». Emmanuel Macron définit donc dans cet entretien les lignes de la politique française à l’égard de la Syrie. Son premier objectif est la lutte contre le terrorisme, « ce sont eux nos ennemis », précise-t-il.

Le deuxième objectif est d’obtenir une stabilité en Syrie, sans pour autant imposer la démocratie, car elle ne se fait pas à l’insu du peuple précise Emmanuel Macron qui cite en exemple les échecs libyen ou irakien.

Troisièmement, il faut respecter les lignes rouges prédéfinies, en l’occurrence les armes chimiques et l’accès humanitaire. Emmanuel Macron a déjà prévenu Vladimir Poutine : la France, tout comme les Etats-Unis, interviendra en cas d’utilisation d’armes chimiques. Enfin, il espère parvenir à une stabilité à moyen terme ce qui signifie selon lui un respect des minorités. Un entretien riche en enseignement dans lequel le président ne mentionne étonnamment jamais le rôle des Nations Unies dans le règlement de ce conflit.

RFI

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Législatives: la France en marche vers une Assemblée nationale ultra macroniste

Dernier jour de campagne pour les candidats aux législatives françaises. Le second tour aura lieu dimanche 18 juin 2017. Emmanuel Macron est en passe de réussir son pari: obtenir la majorité absolue à l’Assemblée. La République en marche est arrivée largement en tête au 1er tour. A quoi va ressembler le nouvel hémicycle? Que restera-t-il à droite et à gauche?

• Une majorité de novices pour le président

Avec 32 % des voix dimanche dernier, le parti La République en marche pourrait obtenir entre 400 et 455 députés sur 577 circonscriptions (suffrage uninominal à deux tours). Bien plus, donc, que la majorité absolue de 289 sièges. Emmanuel Macron aura-t-il pour autant les mains libres pour faire passer ses réformes ? La réponse de Christian Delporte, historien et professeur à l'université de Versailles :

« Avoir une très grosse majorité, ça peut être un handicap dans la mesure où il n’y aurait pas d’opposition. Et l’opposition pourrait dans cette chambre introuvable se constituer à l’intérieur même de la majorité macroniste. L’autre problème, c’est qu’on va avoir beaucoup de novices, il va falloir un certain temps pour qu’ils s’habituent au fonctionnement de l’Assemblée. Il y aura de ce point de vue un gros travail des administrateurs de l’Assemblée nationale. »

• La droite française espère limiter la casse

Les Républicains et les centristes de l’Union des démocrates et indépendants s’apprêtent à perdre environ la moitié de leurs élus à l’Assemblée nationale. Dans le nouvel hémicycle, LR et UDI pourraient obtenir de 70 à 110 sièges, contre 226 jusqu’à présent. La droite se console en répétant qu’elle sera la première force d’opposition à l’Assemblée. Mais l'état-major  dépasser la barre symbolique des 100 députés.

Surtout, la famille est au bord de la scission entre les « Macron compatibles » et l'aile dure du parti. Jérôme Sainte-Marie dirige la société d'études et de conseils PollingVox. Pour lui, Emmanuel Macron aura besoin de s'appuyer sur des alliés à droite : « Il est très important pour Emmanuel Macron d’avoir de nombreux élus de droite et d’électeurs de droite qui le soutiennent. Pour cela, il doit développer des arguments puissants à l’égard des élus LR. C’est-à-dire des nominations au gouvernement et à l’Assemblée. »

• Les socialistes luttent pour avoir un groupe

Le Parti socialiste, jusqu'ici majoritaire dans l'hémicycle,se bat désormais pour avoir au moins 15 députés. Et le PS risque de devenir une simple force d'appui au président, puisque Jean-Luc Mélenchon devrait réussir son pari : incarner l’opposition à gauche en formant un groupe avec les élus du mouvement France insoumise. Jérôme Sainte-Marie :

« Autant le 1er tour de la présidentielle a été une déception pour le FN, autant même s’il n’a pas été qualifié, pour Jean-Luc Mélenchon, ses près de 20 % sont une réussite historique. Ce score l’a placé très loin - et les législatives l’ont confirmé -, non seulement devant le PC mais également devant le PS. Comme l’actualité gouvernementale sera dominée par la réforme du Code du travail, la France insoumise sera probablement très à l’aise pour incarner une opposition radicale au gouvernement. »

• Le Front national loin de ses premiers espoirs

A l'issue de l'élection présidentielle, où elle s'était qualifiée au second tour avec un score historique, Marine Le Pen espérait plusieurs dizaines de députés. Dimanche prochain, il pourrait - dans le pire des scénarios - n’y avoir qu’une seule élue frontiste à l'Assemblée nationale : Marine Le Pen elle-même. Le FN va connaître des jours difficiles, mais sans pour autant mettre en danger la présidente du parti.

C'est du moins l'avis de l'historien Christian Delporte : « C’est un moment effectivement difficile, mais il n’empêche que le FN a fait une percée considérable - 11 millions de voix à la présidentielle. Donc, il reste une force majeure, bien implantée. Peut-être que la ligne Philippot sera revue, mais tous les partis politiques dans les mois qui viennent vont avoir une passe compliquée. Le PS, les LR, le FN... Cela dégage un ou deux ans de tranquillité pour Emmanuel Macron. »

Abstention record sous la Ve République

Le succès de La République en marche aux législatives 2017 est historique. La formation présidentielle devrait grandement contribuer à faire émerger l'Assemblée nationale la plus jeune et la plus féminisée de l'histoire de la Ve République. Mais cette nouvelle donne se fait au prix d'un record d'abstention. Dimanche dernier, la moitié des électeurs n’est pas allée voter. Et cela risque d’être pire au second tour. Habituellement, la participation est en effet moins forte au 2e tour qu'au 1er tour.

RFI

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Législatives: la France en marche vers une Assemblée nationale ultra macroniste

Dernier jour de campagne pour les candidats aux législatives françaises. Le second tour aura lieu dimanche 18 juin 2017. Emmanuel Macron est en passe de réussir son pari: obtenir la majorité absolue à l’Assemblée. La République en marche est arrivée largement en tête au 1er tour. A quoi va ressembler le nouvel hémicycle? Que restera-t-il à droite et à gauche?

• Une majorité de novices pour le président

Avec 32 % des voix dimanche dernier, le parti La République en marche pourrait obtenir entre 400 et 455 députés sur 577 circonscriptions (suffrage uninominal à deux tours). Bien plus, donc, que la majorité absolue de 289 sièges. Emmanuel Macron aura-t-il pour autant les mains libres pour faire passer ses réformes ? La réponse de Christian Delporte, historien et professeur à l'université de Versailles :

« Avoir une très grosse majorité, ça peut être un handicap dans la mesure où il n’y aurait pas d’opposition. Et l’opposition pourrait dans cette chambre introuvable se constituer à l’intérieur même de la majorité macroniste. L’autre problème, c’est qu’on va avoir beaucoup de novices, il va falloir un certain temps pour qu’ils s’habituent au fonctionnement de l’Assemblée. Il y aura de ce point de vue un gros travail des administrateurs de l’Assemblée nationale. »

• La droite française espère limiter la casse

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Les Républicains et les centristes de l’Union des démocrates et indépendants s’apprêtent à perdre environ la moitié de leurs élus à l’Assemblée nationale. Dans le nouvel hémicycle, LR et UDI pourraient obtenir de 70 à 110 sièges, contre 226 jusqu’à présent. La droite se console en répétant qu’elle sera la première force d’opposition à l’Assemblée. Mais l'état-major n'espère même plus dépasser la barre symbolique des 100 députés.

Surtout, la famille est au bord de la scission entre les « Macron compatibles » et l'aile dure du parti. Jérôme Sainte-Marie dirige la société d'études et de conseils PollingVox. Pour lui, Emmanuel Macron aura besoin de s'appuyer sur des alliés à droite : « Il est très important pour Emmanuel Macron d’avoir de nombreux élus de droite et d’électeurs de droite qui le soutiennent. Pour cela, il doit développer des arguments puissants à l’égard des élus LR. C’est-à-dire des nominations au gouvernement et à l’Assemblée. »

• Les socialistes luttent pour avoir un groupe

Le Parti socialiste, jusqu'ici majoritaire dans l'hémicycle, se bat désormais pour avoir au moins 15 députés. Et le PS risque de devenir une simple force d'appui au président, puisque Jean-Luc Mélenchon devrait réussir son pari : incarner l’opposition à gauche en formant un groupe avec les élus du mouvement France insoumise. Jérôme Sainte-Marie :

« Autant le 1er tour de la présidentielle a été une déception pour le FN, autant même s’il n’a pas été qualifié, pour Jean-Luc Mélenchon, ses près de 20 % sont une réussite historique. Ce score l’a placé très loin - et les législatives l’ont confirmé -, non seulement devant le PC mais également devant le PS. Comme l’actualité gouvernementale sera dominée par la réforme du Code du travail, la France insoumise sera probablement très à l’aise pour incarner une opposition radicale au gouvernement. »

• Le Front national loin de ses premiers espoirs

A l'issue de l'élection présidentielle, où elle s'était qualifiée au second tour avec un score historique, Marine Le Pen espérait plusieurs dizaines de députés. Dimanche prochain, il pourrait - dans le pire des scénarios - n’y avoir qu’une seule élue frontiste à l'Assemblée nationale : Marine Le Pen elle-même. Le FN va connaître des jours difficiles, mais sans pour autant mettre en danger la présidente du parti.

C'est du moins l'avis de l'historien Christian Delporte : « C’est un moment effectivement difficile, mais il n’empêche que le FN a fait une percée considérable - 11 millions de voix à la présidentielle. Donc, il reste une force majeure, bien implantée. Peut-être que la ligne Philippot sera revue, mais tous les partis politiques dans les mois qui viennent vont avoir une passe compliquée. Le PS, les LR, le FN... Cela dégage un ou deux ans de tranquillité pour Emmanuel Macron. »

Abstention record sous la Ve République

Le succès de La République en marche aux législatives 2017 est historique. La formation présidentielle devrait grandement contribuer à faire émerger l'Assemblée nationale la plus jeune et la plus féminisée de l'histoire de la Ve République. Mais cette nouvelle donne se fait au prix d'un record d'abstention. Dimanche dernier, la moitié des électeurs n’est pas allée voter. Et cela risque d’être pire au second tour. Habituellement, la participation est en effet moins forte au 2e tour qu'au 1er tour.

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Plusieurs morts dans le gigantesque incendie d'une tour d’habitation à Londres

Un spectaculaire incendie s'est déclaré dans la nuit de mardi à mercredi dans une tour d'habitation du quartier de North Kensington, dans l'ouest de Londres, ont annoncé les pompiers et la police britannique. Les secours ont enregistré «au moins 50 blessés» et des blessés sans toutefois préciser le nombre. Le maire de Londres ajoute que de nombreuses personnes restent portées disparues. Près de deux cents pompiers étaient encore à l'oeuvre à 5h30 (heure locale) pour maîtriser le sinistre.

Article régulièrement mis à jour,

Les images sont stupéfiantes. Une large colonne de fumée s'élève dans le ciel encore noir du ciel londonien, ce mercredi matin. Une tour de logements, isolée dans le quartier de North Kensington, à l'ouest de la capitale du royaume, s'est retrouvée totalement submergée par les flammes, dans la nuit de mardi à mercredi.

Selon les médias britanniques, plusieurs personnes, piégées à l'intérieur de l'immeuble, ont crié à l'aide depuis les fenêtres des étages supérieurs. Certaines ont fabriqué des cordes avec leurs draps pour s'échapper par les fenêtres. Selon le Daily Mail, une personne aurait été aperçue sautant dans le vide, et une fillette a été sauvée du brasier. Les secours évoquent plusieurs morts, de nombreux disparus selon le maire de la capitale Sadiq Khan, et des dizaines de blessés.

L'incendie se serait déclaré au milieu de la nuit, les pompiers ont été appelés peu avant 1h locale. Sur les vidéos prises par les riverains, les badaux ou les médias, la Grenfell Tower, qui compte 27 étages et 120 logements, semble presque entièrement consumée, mais tient encore debout.

Les blessés sont soignées sur place, a déclaré la police sur Twitter,
L'évacuation des résidents, beaucoup encore vêtements de nuit, s'est poursuivie plusieurs heures après l'arrivée des pompiers sur place.

La cause de l'incendie reste inconnue pour le moment, ont précisé les pompiers.

RFI

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