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Publié dans International

France: une jeune femme décède après un refus de prise en charge du Samu

Mai 12, 2018
France: une jeune femme décède après un refus de prise en charge du Samu

La mort d'une jeune femme, raillée au téléphone par les services de secours qui ont refusé de la prendre immédiatement en charge, a suscité ce mercredi 9 mai un tollé en France, la ministre compétente diligentant une enquête tandis que les urgentistes dénoncent un manque de moyens.

Le 29 décembre dernier, Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans appelle le Samu. L'enregistrement de la conversation fait entendre sa voix désespérée, à bout de force, elle arrive à peine à articuler qu'elle a très mal. L'opératrice du Samu lui répond sèchement d'appeler SOS Médecins, qu'elle ne peut pas l'aider sans plus d'informations.

Naomi Musenga murmure alors qu'elle va mourir, ce à quoi l'opératrice répond : « vous allez mourir certainement un jour, comme tout le monde ». Elle lui redonne ensuite plusieurs fois le numéro de SOS Médecins et raccroche.

Ce n'est que 5 heures plus tard que la jeune femme parvient à joindre SOS Médecins et que les secours viennent la chercher. Mais il est trop tard, Naomi Musenga une fois à l'hôpital, décède après un infarctus. Une enquête administrative a été déclenchée mardi 8 mai par la direction des hôpitaux de Strasbourg.

Le but étant de savoir si la prise en charge tardive par le Samu est responsable de la mort de la jeune femme. La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est déclarée « profondément indignée par les circonstances du décès » et s'est engagée à ce que la famille obtienne toutes les informations. Selon elle, le décès de Naomi Muzenga est dû à une erreur humaine et pas à un manque de moyen, ce que conteste le président de l'association des médecins urgentistes. Patrick Pelloux a notamment dénoncé un manque de moyens dans les centres d'appel, avec pour conséquence des opérateurs détachés de la souffrance du patient.

L’opératrice du Samu a quant à elle été suspendue à titre conservatoire ce mercredi a affirmé la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Le parquet de la ville a également annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire. Deux autres enquêtes ont été diligentées, l'une, administrative, par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) et l'autre, à la demande de la ministre de la Santé, confiée à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

 

RFI

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