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Publié dans International

Lendemain de polémiques pour Emmanuel Macron après la Conférence des évêques

Avr 10, 2018
Lendemain de polémiques pour Emmanuel Macron après la Conférence des évêques

Les propos d'Emmanuel Macron devant la conférence des évêques de France font polémique. A l'Assemblée nationale, l'opposition de gauche dénonce une atteinte à la laïcité. La droite parle elle de  chasse aux électeurs catholiques.

Les élus de La France insoumise se disent sidérés. Ils ont attaqué dès lundi soir Emmanuel Macron, l’accusant de mettre en danger la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Le député Eric Coquerel est inquiet :« Vous connaissez son côté monarque. Maintenant, il se prend pour le pape. Ça fait un peu beaucoup. Et là, le chef de l’Etat, à mon avis, met le doigt dans un engrenage qui est vraiment problématique ».

C’est une pente dangereuse aussi aux yeux du député socialiste François Pupponi : « Que le président de la République parle de 'liens abîmés' entre l’Etat et la religion catholique, c’est tout simplement sidérant depuis la loi de 1905. Les relations n’ont pas été abîmées, les liens ont été rompus ».

La droite, au contraire, salue les propos du chef de l’Etat. Philippe Gosselin ne voit aucune raison de polémiquer, même s’il s’amuse de l’attitude du président Macron :« Il dit et il réaffirme que les religions ont des choses à dire. C’est assez amusant de voir comment Jupiter s’estime peut-être au-dessus de Dieu, en distribuant les bons et les mauvais points. C’est le décalogue, peut-être, ou le droit canon à la mode élyséenne. Ça ne manque pas de sel ».

Pour le député Les Républicains, l’opération séduction d’Emmanuel Macron auprès des évêques français est aussi un moyen de gagner des points dans l’électorat catholique, en vue des prochaines élections européennes.

Marine Le Pen, de son côté, a estimé que le discours d'Emmanuel Macron visait à « anesthésier » les catholiques pour « changer » la loi de 1905 de séparation des cultes et de l'État. « Il s'agit, dans l'esprit du président de la République, d'anesthésier les catholiques pour pouvoir s'attaquer demain à la loi de 1905 », a déclaré sur RTL la présidente du Front national, qui se dit catholique mais refuse qu'on « touche » à la loi de 1905. « Tout cela vise en réalité à changer la loi de 1905 et je peux dire aux catholiques (que) ce ne sont pas eux qui seront les bénéficiaires de ce changement », a ajouté la finaliste de la dernière présidentielle.

RFI

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