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Ceux qui ne croient pas à la fin du Monde. François-Michel MAUGIS – La Réunion Économiste, écrivain et philosophe.

Mar 19, 2018
Ceux qui ne croient pas à la fin du Monde. François-Michel MAUGIS – La Réunion Économiste, écrivain et philosophe.

Ceux qui ne croient pas à la fin du Monde. François-Michel MAUGIS – La Réunion Économiste, écrivain et philosophe.

Je ne sais pas si un dieu a créé le ciel et la Terre, mais ce dont je suis sûr aujourd'hui, c'est que les humains vivent dans un environnement que l'on nomme « Nature » et dont ils dépendent à 100%.
Mais ce n'est pas tout. Depuis qu'il a lui-même adopté un nouveau statut l'écartant de celui de l'animal, l'homme a construit mille structures physiques et mentales à l'écart, le plus souvent, de ses structures animales d'origine. Il a cru, un temps se dissocier totalement du monde animal et végétal qui était pourtant sa matrice, pour l'exploiter, le dominer et le soumettre à ses propres lois. Il vient (en partie) de s'apercevoir qu'il était dans une impasse (dangereuse accélération de troubles climatiques, économiques, environnementaux, sanitaires, sociaux, etc.). De nombreux humains considèrent déjà que cette tendance à l'autodestruction de l'humanité est irréversible.

On parle alors d'apocalypse qui aurait été programmée par le Créateur.


Dieu merci, tous les humains n'ont pas cette vision des choses. La découverte d'une science et d'une philosophie récente, semble en mesure d'inverser cette tendance mortifère. Cette nouvelle vision du comportement humain au sein de notre biotope, porte plusieurs noms, reflète plusieurs tendances penchant, soit du côté philosophique et spirituel, soit du côté matériel. Le point commun de toutes ces visions, c'est le changement de paradigme qui consisterais à passer du quantitatif au qualitatif, de l'exploitation de la Nature à l'imitation de ses processus millénaires, d'une société de consommation à une société plus adaptée à son biotope, plus équilibrée, plus intelligente, plus sage, plus saine, plus sobre et plus vertueuse.

Le terme le plus connu mais aussi le moins précis est le fameux « développement durable ». D'autres termes moins connus permettent d'y voir un peu plus clair. Le « JUGAAD » des Indiens pourrait être traduit par : « L'art de concevoir des solutions ingénieuses » ou , « Faire plus avec moins » ou encore : « L'innovation frugale ». Depuis quelque temps, les Anglo-saxons ont adopté le terme de « Permanent culture » qu'il vaudrait mieux traduire par « Mode de vie durable » et non « Permaculture » qui ne veut rien dire. Enfin, je rappellerais la célèbre formule de Pierre RABHI : « Sobriété heureuse » qui est plus philosophique. En réalité, l'homme cherche un modèle, une voie, et souvent s'égare. La découverte récente qui peut être une réponse à toutes ces visions, c'est que, les processus développés par la Nature elle-même depuis la nuit des temps, ont déjà atteint un degré d'efficacité et de perfection dont il suffirait de s'inspirer pour résoudre nos problèmes humains (production de matière, équilibre entre le végétal, l'animal et le minéral, communications, synergies, etc.). On a (provisoirement ?) baptisé cette nouvelle perspective humaine : « BIOMIMETISME ».(1)

François-Michel MAUGIS – La Réunion
Économiste, écrivain et philosophe.
http://www.assee.fr

(1) Les chercheurs Idris ABERKANE et Jeanine BENYUS nous expliquent que nous sommes en train de passer d'une sté de prédation de la Nature (sans avenir et sans espoir, les ressource étant limitées) à une sté d'exploitation des connaissances infinies de la nature, donc une sté ayant une espérance de vie infinie. Voir ce lien : http://www.asknature.org

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