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Publié dans International

Des aborigènes de la "génération volée" accusent le gouvernement australien : Histoire cachée-La vérité se fait jour

Jan 03, 2018
Des aborigènes de la "génération volée" accusent le gouvernement australien : Histoire cachée-La vérité se fait jour

 

Des aborigènes de la "génération volée" accusent le gouvernement australien : Histoire cachée-La vérité se fait jour


-Une politique honteuse, le Gouvernement australien a voulu fondre les aborigènes noirs par le truchement du métissage, puis avec le temps ils deviendront blancs. Qu'est-ce qui arrive à la race «noire» et à l'homme blanc ? Le reportage de « terres inconnues »LOPEZ de France 5 du 02/01/2018 a montré des facettes de l'histoire occultée et les mensonges font surface, et les aborigènes cherchent à se reconstruire et à retrouver leurs origines ; celles des grands hommes qui faisaient plus de 2 m. » Toute vérité falsifiée sera mise au grand jour un jour prochain par la volonté des humanistes de tout-monde. P B CISSOKO


Pages d'histoires occultées et bêtises humaines.


POLYNÉSIE 1ère Des Aborigènes de la "génération volée" d'Australie, ces enfants enlevés de force à leur famille au nom de l'assimilation, accusent le gouvernement d'avoir failli à ses promesses de réparation et de prolonger leurs souffrances.

Le terme "génération volée" désigne des milliers d'enfants autochtones retirés de force à leurs proches, de 1910 jusqu'aux années 1970, pour être placés dans des institutions ou des familles blanches à des fins d'assimilation. Nombre d'entre eux n'ont plus jamais revu leurs parents ou leurs frères et soeurs.

En 1997, un rapport intitulé "Ramenez les à la maison" et résultant d'une enquête nationale, avait reconnu que les droits de ces enfants avaient été violés et préconisait une série de mesures de soutien.

Une des propositions clé de ce rapport - que l'Australie présente des excuses nationales - fut réalisée en 2008.

Mais deux décennies plus tard, les victimes dénoncent le racisme institutionnel toujours d'actualité et l'échec des autorités à affronter les problèmes de santé mentale des personnes touchées, même si des financements ont bien été attribués à ses programmes de conseils et au soutien des familles.

"Pour de nombreux membres de la génération volée, cette situation crée des traumatismes et du désarroi supplémentaires", assure un second rapport appelé "Ramenez les à la maison, 20 ans après", rédigé par The Healing Foundation, association de soutien aux Aborigènes et qui vient d'être publié.

"Les traumatismes ont été retransmis aux enfants et petits-enfants, contribuant à bon nombre des problèmes des communautés autochtones, y compris la violence familiale, la toxicomanie et les automutilations".

Une des victimes citée, Lorraine Peeters, avait quatre ans quand elle a été enlevée à sa famille et placée dans une Ecole de domestiques pour Aborigènes. Elle dit avoir subi "un lavage de cerveau pour agir, parler, se vêtir et penser comme les Blancs".

"On avait pas le droit de parler notre langue, ou de notre culture, ou de nos familles. Ce n'est que quand j'ai atteint la cinquantaine que j'ai eu des problèmes mentaux, ressenti un traumatisme. Il y avait en moi une Aborigène qui essayait de sortir".

"Le comportement est acquis. Si mes enfants me voient anxieuse, si j'ai peur, si j'ai des problèmes avec l'alcool, ce comportement va déteindre sur eux. Cela va continuer. Nous devons revoir les préconisations qui n'ont pas été mises en oeuvre".

Une enquête nationale ?

La Healing Foundation appelle à une enquête nationale sur les traumatismes intergénérationnels et à évaluer les besoins des victimes à mesure qu'elles vieillissent.

Il n'existe pas de chiffres précis sur le nombre de personnes concernées. Le rapport de 1997 estimait qu'au minimum un Aborigène et un indigène du détroit de Torrès sur dix avaient été enlevés à sa famille.

Les Aborigènes et indigènes du détroit de Torrès vivent en Australie depuis plus de 40.000 ans et forment la population la plus pauvre et la plus marginalisée du pays.

Lors de l'arrivée des colons européens en Australie en 1788, les Aborigènes étaient environ un million. Ils ne représentent plus aujourd'hui que 3% des 24 millions d'Australiens.


http://www.francedidgeridoo.com/mysterieuse-tribu-disparue-des-yawijibaya


autre compréhension


GENERATION VOLEE : LES TEMOIGNAGES DE DORIS PILKINGTON GARIMARA

Décédée il y a deux ans, cette écrivain et journaliste australienne a largement contribué au devoir de mémoire envers la communauté aborigène. Elle racontait dans ses livres son histoire et celle de sa mère, laissant derrière elle ce qui reste aujourd'hui l'un des meilleurs témoignages sur les « générations volées ».


Son histoire rappelle celle des familles juives déportées en Europe durant la Seconde Guerre Mondiale. Doris Pilkington Garimara, est née à Balfour Downs Station, au nord de l'Australie Occidentale en 1937, en « zone libre ». A cette époque, la mère de Doris, Molly Craig, était déjà une fugitive, échappée des camps d'éducation pour jeunes aborigènes. L'histoire de sa mère, Doris la raconte dans ce qui restera son ouvrage le plus célèbre intitulé Follow the Rabbit Proof Fence publié en 1996. On y découvre le récit terrifiant de l'évasion de sa mère et ses deux jeunes sœurs qui suivront sur plus de 2400 kilomètres, durant près de trois mois, la clôture la plus longue du monde pour gagner la liberté. Son ouvrage fera l'objet d'une adaptation cinématographique intitulée Rabbit Proof Fence (Le chemin de la liberté dans son adaptation française) et emportera un franc succès illustrant pour la première fois au cinéma un pan de l'histoire australienne largement passé sous silence.


L'histoire des générations volées


L'apport de Doris Pilkington Garimara est à envisager sous un angle littéraire bien sûr, mais aussi, historique. Ses livres forment l'un des premiers témoignages écrits par une Aborigène sur les générations volées. On découvre le quotidien dans les camps de missionnaires, ces lieux où les enfants aborigènes étaient placés dès leur plus jeune âge et où ils étaient coupés de leurs racines autant que de leur héritage. On en apprend ainsi plus sur les moyens employés par les autorités australiennes qui tentèrent de supprimer entièrement l'ethnie aborigène en la diluant dans la société blanche.


Générations volées: portraits d'enfants aborigènes enlevés


Doris Pilkington Garimara fût elle-même le produit de cette tentative massive de lavage de cerveau. En parlant de son enfance dans les camps, elle écrivait « je méprisais mes origines parce que l'on me l'ordonnait. On nous apprenait que notre culture était diabolique et que ceux qui la perpétrait était diaboliques. On m'a forcée à renier mon propre peuple et à en avoir honte. Au camp, plus la couleur de votre peau était noire, plus vous étiez une personne mauvaise. »


«En Australie, des enfants ont été arrachés à leurs proches»


Fort heureusement, Doris Pilkington n'a jamais oublié qui elle était durant les vingt longues années qui l'ont séparée de sa mère. En 2002, elle fut nommée marraine du « Sorry Day » et récompensée par le Red Ochre Award en remerciement de sa contribution à la mémoire et à la culture aborigène.


Rémi Métral
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