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Les 42es championnats du monde de cross-country se dérouleront le 26 mars 2017 à Kampala, en Ouganda. Encore une fois, l'Europe ne sera pas très représentée. Les raisons : une domination des coureurs africains et une compétition qui arrive tard dans le calendrier.

« Les Mondiaux de cross étaient très prisés par tous les pays européens jusque dans les années 1980 et 1990, disait il y a deux ans à RFI Jean-François Pontier, manager des disciplines hors stade au sein de la Fédération française d’athlétisme. Mais l'hégémonie africaine a provoqué une désaffection européenne ». Pour l’édition 2017 qui a lieu en Ouganda, le constat reste le même. L’Europe ne sera pas très représentée à Kampala : l’Italie n’a même pas pris le soin d’aligner un seul athlète sur la course seniors des hommes. « Il y a 20 ans, on se battait pour aller aux Mondiaux, maintenant ce n’est plus la priorité », nous avoue-t-il aujourd’hui.

L'Espagne, la nation européenne la mieux représentée

Depuis une dizaine d’années, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a même du mal à trouver un endroit pour organiser les Mondiaux de cross. Les raisons : une discipline très peu médiatisée, en perte de vitesse sur la plupart des continents, excepté l’Afrique de l’Est. Dimanche, l’hégémonie des Kenyans (tenant des titres masculin et féminin seniors) ou des Ethiopiens devrait encore être de mise, à moins que les Ougandais tirent leur épingle du jeu à domicile.

A part l'Espagne qui sera représentée dans les cinq courses du jour avec un total de 28 athlètes, les autres pays européens n’ont pas jugé nécessaire de faire le déplacement en masse juste pour la figuration.

ACTUALITÉ DES MARQUES

Le Contrôle Qualité Samsung

L’innovation est notre culture. La qualité, notre priorité

Trop haut, trop chaud et mal placé par rapport au calendrier européen

« La défection des Mondiaux par les pays européens est un sujet qui revient sans arrêt, encore plus cette année avec un parcours en altitude et la chaleur », explique la Française Annette Sergent, double championne du monde de cross-country en 1987 et 1989, élue au comité de l’IAAF. Il devrait faire autour de 30° à 1200 mètres d’altitude.

Il faut dire aussi que la date choisie pour organiser les Mondiaux est beaucoup trop loin de celle des championnats d’Europe, qui ont eu lieu en décembre. Ce qui oblige un athlète européen à commencer sa préparation début septembre. « Nous avons demandé à ce que la date soit changée, mais cela n’a pas été accepté, car il y a les championnats d’Europe en salle (3-5 mars dernier à Belgrade, ndlr) », avoue Annette Sergent.

Si l’Afrique a la chance d’avoir pléthore de coureurs, ce n’est pas le cas de l’Europe. Même le Britannique Mo Farah, qui peut rivaliser avec les meilleurs coureurs africains, ne sera pas présent à Kampala.

Une discipline à la traîne en Europe

La France, elle, n’aura que trois représentants chez les hommes : un junior et deux seniors. « Je ne sais pas trop où me situer. Je viens de voir qu’il y a 159 participants, dont beaucoup d’Africains. Entrer dans les 50 premiers, c’est vraiment très fort. Je sais que ça va être compliqué et que je peux faire aux alentours de la 70e place », explique Emmanuel Roudolff-Levisse sur le site internet de la Fédération française d’athlétisme. Son père Pierre avait été champion du monde de cross par équipes en 1978. « Nous avons des Français qui seront là pour acquérir de l'expérience », admet Jean-François Pontier.

« C’est dommage de ne pas se frotter au haut niveau international. Il faut relancer la machine des Mondiaux de cross. Le cross doit faire sa révolution pour devenir plus fun. C’est un sport un peu à la traîne et l’IAAF en a conscience. Les parcours doivent être plus variés », avance Annette Sergent. Dans la capitale ougandaise, sur un anneau en herbe de deux kilomètres entrecoupé de deux bosses, la manifestation inaugure un nouveau format : le relais mixte composé de deux femmes et deux hommes, chacun couvrant un tour.

Selon Annette Sergent, cette discipline très exigeante lui a permis de se « construire » en tant qu’athlète. « Au niveau mental, c’est un sport important. On doit donner le meilleur de soi-même. Il y a aussi la notion d’équipe qui compte énormément », argumente-t-elle.

Sauf que le cross doit faire face à la concurrence des courses sur route qui arrivent avec les premiers marathons (Rome le 27 mars) et aussi les meetings sur piste, aux allocations bien plus attrayantes. A cette époque de l’année, soit les athlètes européens font leur coupure, soit ils préparent les grands évènements à venir. « Le cross, c'est quand même le summum du demi-fond », regrette Jean-François Pontier.

RFI

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Les 42es championnats du monde de cross-country se dérouleront le 26 mars 2017 à Kampala, en Ouganda. Encore une fois, l'Europe ne sera pas très représentée. Les raisons : une domination des coureurs africains et une compétition qui arrive tard dans le calendrier.

« Les Mondiaux de cross étaient très prisés par tous les pays européens jusque dans les années 1980 et 1990, disait il y a deux ans à RFI Jean-François Pontier, manager des disciplines hors stade au sein de la Fédération française d’athlétisme. Mais l'hégémonie africaine a provoqué une désaffection européenne ». Pour l’édition 2017 qui a lieu en Ouganda, le constat reste le même. L’Europe ne sera pas très représentée à Kampala : l’Italie n’a même pas pris le soin d’aligner un seul athlète sur la course seniors des hommes. « Il y a 20 ans, on se battait pour aller aux Mondiaux, maintenant ce n’est plus la priorité », nous avoue-t-il aujourd’hui.

L'Espagne, la nation européenne la mieux représentée

Depuis une dizaine d’années, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a même du mal à trouver un endroit pour organiser les Mondiaux de cross. Les raisons : une discipline très peu médiatisée, en perte de vitesse sur la plupart des continents, excepté l’Afrique de l’Est. Dimanche, l’hégémonie des Kenyans (tenant des titres masculin et féminin seniors) ou des Ethiopiens devrait encore être de mise, à moins que les Ougandais tirent leur épingle du jeu à domicile.

A part l'Espagne qui sera représentée dans les cinq courses du jour avec un total de 28 athlètes, les autres pays européens n’ont pas jugé nécessaire de faire le déplacement en masse juste pour la figuration.

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Trop haut, trop chaud et mal placé par rapport au calendrier européen

« La défection des Mondiaux par les pays européens est un sujet qui revient sans arrêt, encore plus cette année avec un parcours en altitude et la chaleur », explique la Française Annette Sergent, double championne du monde de cross-country en 1987 et 1989, élue au comité de l’IAAF. Il devrait faire autour de 30° à 1200 mètres d’altitude.

Il faut dire aussi que la date choisie pour organiser les Mondiaux est beaucoup trop loin de celle des championnats d’Europe, qui ont eu lieu en décembre. Ce qui oblige un athlète européen à commencer sa préparation début septembre. « Nous avons demandé à ce que la date soit changée, mais cela n’a pas été accepté, car il y a les championnats d’Europe en salle (3-5 mars dernier à Belgrade, ndlr) », avoue Annette Sergent.

Si l’Afrique a la chance d’avoir pléthore de coureurs, ce n’est pas le cas de l’Europe. Même le Britannique Mo Farah, qui peut rivaliser avec les meilleurs coureurs africains, ne sera pas présent à Kampala.

Une discipline à la traîne en Europe

La France, elle, n’aura que trois représentants chez les hommes : un junior et deux seniors. « Je ne sais pas trop où me situer. Je viens de voir qu’il y a 159 participants, dont beaucoup d’Africains. Entrer dans les 50 premiers, c’est vraiment très fort. Je sais que ça va être compliqué et que je peux faire aux alentours de la 70e place », explique Emmanuel Roudolff-Levisse sur le site internet de la Fédération française d’athlétisme. Son père Pierre avait été champion du monde de cross par équipes en 1978. « Nous avons des Français qui seront là pour acquérir de l'expérience », admet Jean-François Pontier.

« C’est dommage de ne pas se frotter au haut niveau international. Il faut relancer la machine des Mondiaux de cross. Le cross doit faire sa révolution pour devenir plus fun. C’est un sport un peu à la traîne et l’IAAF en a conscience. Les parcours doivent être plus variés », avance Annette Sergent. Dans la capitale ougandaise, sur un anneau en herbe de deux kilomètres entrecoupé de deux bosses, la manifestation inaugure un nouveau format : le relais mixte composé de deux femmes et deux hommes, chacun couvrant un tour.

Selon Annette Sergent, cette discipline très exigeante lui a permis de se « construire » en tant qu’athlète. « Au niveau mental, c’est un sport important. On doit donner le meilleur de soi-même. Il y a aussi la notion d’équipe qui compte énormément », argumente-t-elle.

Sauf que le cross doit faire face à la concurrence des courses sur route qui arrivent avec les premiers marathons (Rome le 27 mars) et aussi les meetings sur piste, aux allocations bien plus attrayantes. A cette époque de l’année, soit les athlètes européens font leur coupure, soit ils préparent les grands évènements à venir. « Le cross, c'est quand même le summum du demi-fond », regrette Jean-François Pontier.

RFI

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L'équipage du navire de secours en mer d'une organisation humanitaire espagnole a fait une découverte inquiétante au large de la Libye : cinq corps de migrants africains retrouvés près de l'épave de deux embarcations, faisant craindre le naufrage et la disparition de plusieurs centaines de personnes.

Cinq corps de jeunes gens, apparemment noyés, âgés de 16 et 25 ans, selon l'estimation de l'équipage, ont été découverts jeudi après-midi par le bateau de secours en mer de l'association espagnole Proactiva Open Arms, à environ 21 kilomètres des côtes libyennes, au large de la ville Sabratha. Flottant près d'eux, deux embarcations pneumatiques dégonflées, comme celles sur lesquelles les trafiquants entassent généralement de 120 à 150 personnes.

Connaissant les habitudes des trafiquants, il est à craindre que les passagers de ces deux épaves soient tombés à l'eau. Le bilan pourrait être de 240 à 300 morts si c'est bien le cas. Mais il faut rester prudent, car certains gardent espoir : il est possible que les passagers de ces bateaux aient été interceptés par les Libyens et ramenés à terre.

Les recherches se poursuivent

Depuis cette découverte, c'est en tous les cas un climat très sombre qui règne à bord des navires de secours aux migrants au large de la Libye. Un climat de concentration puisque les équipages sont à l'affut d'une trace des dizaines de naufragés des deux embarcations pneumatiques retrouvées à moitié coulées.

Ce probable double naufrage survient à la fin d'une semaine très éprouvante au large de la Libye. Ce matin, le directeur du bureau du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU en Europe, Vincent Cochetel, a rappelé qu'en cinq jours cette semaine, ce ne sont pas moins de 6 000 exilés en détresse qui ont été récupérés par les navires de sauvetage. Le HCR rappelle aussi sa proposition pour enrayer cet engrenage meurtrier : « Pour briser le modèle économique des trafiquants, rappelle Vincent Cochetel, il faut mettre en place des voies légales pour ceux qui ont besoin d'une protection internationale ».

Ce n'est pas la première fois qu'une embarcation de fortune est retrouvée vide au large de la Libye. Certaines ont même purement et simplement disparu, ce qui signifie que le bilan des morts en Méditerranée est sans doute plus élevé que le chiffre généralement communiqué de plus de 5 000 pour l'année 2016. Avec l'arrivée du printemps, il est à craindre que de plus en plus de bateaux en mauvais état prennent la mer de la Libye dans les semaines qui viennent.

RFI

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A Dakar, Khalifa Sall était à nouveau dans le bureau du juge jeudi 23 mars. En prison depuis deux semaines, le maire de Dakar, soupçonné d'avoir détourné 2,7 millions d'euros issus d'un fonds de l'Etat a été confronté avec ses principaux collaborateurs qui sont aussi inculpés dans ce dossier. Une affaire évoquée aussi à l'Assemblée nationale dans la soirée par le Premier ministre et qui a provoqué une bronca des députés proches de l’édile. Un dossier extrêmement sensible entre justice et bataille politique.

Khalifa Sall a passé cinq heures dans le bureau du juge. Confronté notamment au DAF de la mairie, le directeur administratif et financier.

A la sortie du tribunal, l'un de ses avocats, Me El Hadji Diouf a déclaré que le dossier était absolument vide. « On parlait de confrontation de tous les dangers. La montagne a accouché d’une souris parce que ceux qui devaient accuser Khalifa Sall ont dit qu’il n’avait rien fait, a-t-il affirmé. Donc, le maire est blanc comme neige. Aujourd’hui, on a blanchi le maire de Dakar… »

En fin de journée, c'est donc à l'Assemblée nationale que le débat s'est poursuivi. Les avocats accusent la justice d'être aux ordres de l'Etat pour casser la carrière politique de Khalifa Sall. Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dione, a revendiqué au contraire l'indépendance de la justice. « Pourquoi un maire, pourquoi un député devrait être libre de faire tout ce qu’il veut, de commettre des infractions sans frais ? Nous ne sommes pas des va-t-en guerre, par contre nous sommes pour la loi et rien que la loi. L’égalité de tous les citoyens devant la loi », a-t-il souligné.

RFI

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A la peine dans les sondages, cerné par les affaires, le candidat de la droite François Fillon a accusé jeudi soir François Hollande d'animer un « cabinet noir » pour le salir. Le chef de l'Etat a immédiatement condamné « des accusations mensongères » et dénoncé ce matin « le manque de dignité et de responsabilité de François Fillon ».

La charge est d'autant plus violente que François Fillon est en grande difficulté politique, englué dans les affaires d'emplois fictifs présumés et mis en examen. Il joue aujourd'hui le tout pour le tout à un mois tout juste du premier tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu le 23 avril prochain.

Le candidat de la droite à l'Elysée est donc monté d'un cran dans sa stratégie de victimisation. Hier jeudi, il parlait d'« officines », de complot, aujourdhui, il dénonce « un scandale d'Etat » et vise directement le président de la République accusé de diriger « un cabinet noir » pour le salir.

Radicaliser la droite

Il s'agit d'une parade, une stratégie de contre-feu connue. L'ancien ministre Charles Pasqua l'avait conceptualisée en son temps. « Quand on est embêté par une affaire, disait-il, il faut créer une affaire dans l'affaire ».

D'une affaire judiciaire, François Fillon crée donc « une affaire d'Etat ». L'objectif est très clair : souder, remobiliser son électorat en se disant victime d'un « complot de gauche », qui plus est diligenté par François Hollande, véritable bête noire des militants de droite.

Hier soir, François Fillon a peiné à convaincre l'ensemble des Français mais les trois-quarts des sympathisants Les Républicains l'ont soutenu, selon un sondage. Le candidat cherche précisément à radicaliser le clivage droite-gauche dans une ultime tentative pour arracher sa qualification au second tour. Pour le moment, il est toujours donné troisième, derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

RFI

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La morale dans la politique : Après l'affaire Le Roux, la gauche fait pression sur Fillon- Qu'en est-il au Sénégal ?
Sur europe1


• Après la démission de Bruno Le Roux, la gauche souligne l'entêtement de François Fillon.@ MARTIN BUREAU / AFP

Le Roux, soupçonné de détournement de fonds publics, a quitté son poste de ministre de l'Intérieur quand François Fillon, mis en examen, est toujours candidat à la présidentielle.
Les choses sont allées vite, très vite. Lundi soir, peu avant 20 heures, l'émission Quotidien révélait que le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, avait employé ses deux filles comme assistantes parlementaires alors qu'elles avaient chacune des activités prenantes (un stage ou une scolarisation en classe préparatoire) en même temps. Le lendemain, en milieu de journée, le parquet national financier se saisissait de l'affaire. Et à 18 heures, Bruno Le Roux n'était plus ministre de l'Intérieur.
Sous le nez de Fillon. Faute de pouvoir affirmer que l'ancien chef de son groupe à l'Assemblée est irréprochable, la gauche a souligné son sens des responsabilités et son respect de la justice. Et en profite aussi pour agiter le cas de Bruno Le Roux sous le nez de François Fillon. Cela fait désormais deux mois que le vainqueur de la primaire de la droite est soupçonné lui aussi d'avoir fourni des emplois fictifs à des membres de sa famille. Mis en examen la semaine dernière, il a refusé de se retirer de la campagne présidentielle.


"Absurdité".

Le Parti socialiste n'a pas manqué l'occasion qui lui était offerte de souligner cette différence d'attitude. Mercredi, dans un communiqué, il a demandé "expressément" à François Fillon de retirer sa candidature. "L'exemplarité et la célérité avec lesquelles Bruno Le Roux a présenté sa démission ne font que souligner l'absurdité et la dangerosité avec laquelle vous vous entêtez, sans aucunement vous soucier des effets délétères de votre obstination sur la démocratie", a-t-il écrit. "La présomption d'innocence ne peut plus servir à justifier votre présomption d'innocence."


Hollande s'en mêle. Devant son Conseil des ministres, mercredi, François Hollande a aussi ajouté sa petite musique à ce concert de reproches. "La République exemplaire" ne tolère aucune "suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités", a-t-il déclaré, lui qui est pourtant très discret depuis le début de la campagne. "C'est l'image de la démocratie qui est en jeu, c'est la qualité et la dignité du débat électoral qui est menacé." Sans être nommés, ce sont bien François Fillon, mais aussi Marine Le Pen, elle aussi soupçonnée d'emplois fictifs, qui sont dans le viseur.
Sur LCP et Public Sénat mercredi, Emmanuel Macron en a remis une couche. Saluant la "décision difficile à prendre" de Bruno Le Roux, il a adressé une pique à ses deux adversaires à la présidentielle. "[Cette démission] montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique."


La droite riposte et parle de "manœuvres". Sans surprise, la droite et son candidat n'ont que peu goûté ces sorties successives. Dans un communiqué diffusé mercredi après-midi, Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, a accusé "le pouvoir socialiste, relayé par Emmanuel Macron" de commettre "un véritable hold-up démocratique". De fait, ces derniers appellent au retrait du vainqueur de la primaire de la droite alors que les candidatures pour la présidentielle sont closes et qu'il ne peut donc pas avoir de remplaçant. Surtout, Luc Chatel fustige les "manœuvres" de la gauche, sous-entendant une nouvelle fois que les poursuites engagées contre son champion relèvent d'une manipulation politique. "La chronologie est trop parfaite pour être le fruit du hasard. À chaque fois que le candidat de la droite et du centre s'impose comme le seul homme susceptible d'apporter des solutions concrètes au redressement de la France, sortent des pseudo-révélations pour l'atteindre."
- Un autre sujet
Le "cabinet noir de l'Elysée" évoqué par Fillon existe-t-il vraiment ?

Les auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat" dont a parlé François Fillon jeudi soir se sentent instrumentalisés.
Un candidat à la présidentielle qui crie au scandale d'Etat, l'Elysée qui crie aux "mensonges", et des journalistes qui rajoutent leur grain de sel... La campagne présidentielle a pris un tour encore un peu plus stupéfiant jeudi soir, lors de L'Emission politique de France 2.
Pas de "preuve" de l'existence d'un cabinet noir. En effet, selon François Fillon, François Hollande suit et influence quasiment toutes les procédures politico-judiciaires, grâce à un puissant réseau de fidèles haut placés. François Fillon ose aller aussi loin après avoir lu les bonnes feuilles d'un livre intitulé Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat. Mais vendredi matin, les auteurs du livre se sentent instrumentalisés. "C'est sa lecture, ce n'est pas celle que nous avons, ni le travail que nous avons fait. Nous écrivons noir sur blanc que nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence d'un cabinet noir. On le regrette d'ailleurs, parce qu'on a cherché. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement pour lui", assure Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné et l'un des auteurs du livre.
Une enquête tout de même accablante. Didier Hassoux se montre bien plus prudent que dans son livre. Europe 1 l'a lu de A à Z, jeudi soir, et cette minutieuse enquête est accablante. "Plusieurs observateurs bien placés dans l'appareil policier nous ont décrit l'existence d'une structure clandestine, aux ramifications complexes", peut-on notamment lire dans ce livre.
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Parole contre parole. Jeudi soir, dans un communiqué, l'Elysée a démenti en bloc ces accusations, assurant "n'être jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire depuis 2012", et n'avoir été "informé que par la presse" de l'affaire Fillon. Pour l'instant, c'est donc parole contre parole au plus haut sommet.

Les commentaires

Emmanuel Macron a salué la démission de Bruno Le Roux, une "décision responsable" selon lui, visant sans le nommer François Fillon qui fait campagne malgré sa mise en examen.
La démission du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux montre que "l'esprit de responsabilité existe en politique", a affirmé mercredi Emmanuel Macron, visant sans le nommer son adversaire François Fillon, qui mène campagne malgré sa mise en examen.
Sa démission montre "l'impartialité de la justice". Le candidat d'En Marche! à la présidentielle a salué "une décision difficile à prendre" et "responsable". "Elle montre aussi, si besoin était, à qui de droit, d'abord l'impartialité de la justice et des procédures et que d'autre part l'esprit de responsabilité existe en politique", a-t-il dit au micro de LCP et Public Sénat.

Le "cabinet noir de l'Elysée" évoqué par Fillon existe-t-il vraiment ?


auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat" dont a parlé François Fillon jeudi soir se sentent instrumentalisés.
Un candidat à la présidentielle qui crie au scandale d'Etat, l'Elysée qui crie aux "mensonges", et des journalistes qui rajoutent leur grain de sel... La campagne présidentielle a pris un tour encore un peu plus stupéfiant jeudi soir, lors de L'Emission politique de France 2.


Pas de "preuve" de l'existence d'un cabinet noir.

En effet, selon François Fillon, François Hollande suit et influence quasiment toutes les procédures politico-judiciaires, grâce à un puissant réseau de fidèles haut placés. François Fillon ose aller aussi loin après avoir lu les bonnes feuilles d'un livre intitulé Bienvenue Place Beauvau : les secrets inavouables du quinquennat. Mais vendredi matin, les auteurs du livre se sentent instrumentalisés. "C'est sa lecture, ce n'est pas celle que nous avons, ni le travail que nous avons fait. Nous écrivons noir sur blanc que nous n'avons pas trouvé la preuve de l'existence d'un cabinet noir. On le regrette d'ailleurs, parce qu'on a cherché. Mais ce n'est pas le cas, malheureusement pour lui", assure Didier Hassoux, journaliste au Canard Enchaîné et l'un des auteurs du livre.


Une enquête tout de même accablante. Didier Hassoux se montre bien plus prudent que dans son livre. Europe 1 l'a lu de A à Z, jeudi soir, et cette minutieuse enquête est accablante. "Plusieurs observateurs bien placés dans l'appareil policier nous ont décrit l'existence d'une structure clandestine, aux ramifications complexes", peut-on notamment lire dans ce livre.

Parole contre parole. Jeudi soir, dans un communiqué, l'Elysée a démenti en bloc ces accusations, assurant "n'être jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire depuis 2012", et n'avoir été "informé que par la presse" de l'affaire Fillon. Pour l'instant, c'est donc parole contre parole au plus haut sommet.


Viande avariée : comment être sûr de ce que l'on mange ?


Un scandale a éclaté au Brésil lorsque la police a annoncé avoir découvert que des gros exportateurs de viandes certifiaient de la viande avariée comme étant propre à la consommation. @ Miguel SCHINCARIOL / AFP
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Depuis vendredi dernier, le Brésil est empêtré dans un vaste scandale de viande avariée. Y a-t-il des raisons de s'inquiéter de la viande que nous consommons en France ?

Le Brésil étant le premier exportateur de viande bovine et de poulet, on peut légitiment se poser la question de la qualité de la viande que nous consommons actuellement en France. En effet, un scandale a éclaté au Brésil lorsque la police a annoncé vendredi avoir découvert que des gros exportateurs de viandes avaient soudoyé les inspecteurs des services d'hygiène pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation. Résultat, comment être sûr de la provenance de la viande en France ? Europe 1 vous propose quelques éléments de réponse.

Une présence marginale. Tout d'abord rassurez-vous, la viande brésilienne reste marginale en France. En effet, sur les 300.000 tonnes de viande importées par la France en 2016, seulement 1.600 tonnes provenaient du Brésil. Le reste vient à 95% des autres pays de l'Union Européenne qui respectent, comme la France, des règles très strictes de traçabilité ainsi que des cahiers des charges pour assurer une bonne qualité des produits. Au niveau européen, les importations annuelles de viande brésiliennes s'élèvent, quant à elles, à 110.000 tonnes.

Les exportations suspendues. Malgré ces faibles tonnages de viande brésilienne, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a réclamé des contrôles plus poussés des importations brésiliennes. Et, en attendant la réunion des services vétérinaires des 28 pays européens, prévue vendredi prochain, la Commission européenne a demandé mardi au Brésil de suspendre ses exportations, en gelant la licence des quatre établissements brésiliens autorisés à vendre vers l'Europe même si au total, au Brésil ce sont 21 entreprises qui sont suspectées d'avoir vendu et exporté de la viande périmée, parfois contaminée à la salmonellose, avec la bénédiction d'agents d'État corrompus.

Malheureusement entre la découverte du scandale et cette suspension, de la viande a pu être importée et s'être retrouvée dans les rayons de nos grande-surfaces. Stéphane Le Foll s'est voulu rassurant en affirmant qu'aucun lot de viande avariée n'avait atterri en France mais il faut savoir que nous consommons régulièrement de la viande brésilienne, notamment de la volaille. Pour la viande bovine, la France importe 1.100 tonnes de viande par an du Brésil soit 0,1% de la consommation française. Et cette viande n'est utilisée qu'en restauration collective ou pour l'élaboration de produits transformés.

Fiez-vous aux logos !Pour autant comment savoir d'où provient la viande que nous consommons ? Guy Hermouet, président de la section bovine d'Interbev, l'interprofession française du bétail et de la viande, explique à Europe 1 que, "la première chose à faire quand on arrive dans un rayon c'est de regarder si le produit porte le logo 'Viande de France'". "Ce logo donne une valeur de traçabilité aux consommateurs. Il permet de savoir que l'animal est né, élevé, abattu et transformé en France, de la fourche à la fourchette", ajoute-t-il. Vous pourrez donc avoir une confiance totale dans les produits qui portent une sorte d'hexagone bleu, blanc et rouge dans lequel il est par exemple inscrit "Volaille Française". Une bonne manière de repérer les produits français mais pour autant, il ne faut pas non plus se méfier des produits européens dont les normes et les contrôles respectent tout autant une qualité irréprochable. Pour se faire, c'est l'étiquette du produit qu'il faut regarder, disponible sur tous les emballages de viandes depuis le mois d'avril 2015.

Que disent les étiquettes ? En lisant les étiquettes vous pouvez connaître le pays d'élevage désignant le nom de l'Etat membre de l'Union Européenne ou du pays hors UE dans lequel l'animal a été élevé. Vous aurez également accès au pays d'abattage ainsi que le code du lot identifiant les viandes proposées à la consommation, qui permet, en cas de problème, de remonter rapidement à la source. Si seul le mot "origine" apparaît alors sachez que l'animal est né, élevé et abattu dans le même pays. Une traçabilité très précise adoptée par tous les pays membres de l'Union Européenne...mais pas par le Brésil, comme le regrette Guy Hermouet. "Le scandale est arrivé parce que rien n'est contrôlé au Brésil. On leur faisait confiance mais on a toujours contesté leurs pratiques qui consistent à incorporer des hormones, des activateurs de croissance ou des OGM", détaille-t-il ainsi. Celui qui est à la tête de la section export d'Interbev souhaite donc la fin pure et simple de cet excès de zèle dans les importations de viande.

L'accord de libre-échange menacé. Il y a urgence à agir puisque lundi dernier, une ronde de négociations s'est ouverte à Buenos-Aires pour définir les contours du chapitre sanitaire de l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur. Interbev a donc envoyé une lettre au secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger, Matthias Fekl, dans laquelle on peut lire que, "la Commission européenne doit tirer les conclusions de cette affaire et doit immédiatement exiger l'exclusion de la viande bovine de tout éventuel accord avec le Mercosur". Pour l'heure ce courrier n'a toujours pas reçu de réponse. En attendant, Guy Hermouet va donc plus loin en réclamant « le boycott total de la viande brésilienne » car il le rappelle, en cas d'accord avec Mercosur, "200.000 à 300.000 tonnes de viande seraient importées en Europe, ce qui menacerait environ 30 000 exploitations en France"...en plus des éventuels risques sanitaires.

 

Par C.P.

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Portraits : découvrez les 5  brillantes lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017-europe1

Proposé par Fondation L'ORÉAL
Portraits : découvrez les 5 lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017

150 ans après la naissance de Marie Curie, uniquement 28% des chercheurs sont des femmes, et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués.

Faire croître la part des femmes, sous-représentées dans le domaine de la recherche scientifique: c'est la mission que se sont fixés la Fondation L'Oréal et l'UNESCO depuis 19 ans.

Le 23 mars prochain, à l'occasion de la cérémonie du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 5 éminentes scientifiques se verront récompensées pour leur parcours d'excellence et leurs découvertes, par un prix de 100 000 €, remis à la Maison de la Mutualité à Paris.
En parallèle, 15 jeunes chercheuses internationales, prometteuses, seront également mises à l'honneur.

L'excellence, la créativité́ et l'intelligence au service de la science

Le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science c'est :

156 nominations de scientifiques de haut niveau,

47 pays représentés,

53 candidatures retenues,

Puis l'examen d'un jury de 12 scientifiques

Et enfin...

La sélection de 5 lauréates, des 5 grandes régions du monde.

Portraits de ces femmes d'exception :

Professeur Maria Teresa Ruiz, lauréate pour l'Amérique Latine :


Première femme à avoir été diplômée en astronomie et à avoir reçu le Prix national des Sciences au Chili, le Professeur Maria Teresa Ruiz est une passionnée de la Voie Lactée... Galaxie dont elle a pu, au fil de ses recherches, préciser l'âge : quelques 8 milliards d'années ! Fascinée par le cosmos et tout ce qui y gravite, elle a notamment mis en lumière l'existence d'un corps céleste inhabituel : une « naine brune errante ». Un nouveau type d'astre, entre planète et étoile, qu'elle a choisi de baptiser Kelu1 et qui, contrairement aux autres naines brunes (ces étoiles avortées, similaires à des exo-planètes), vagabonde dans l'espace sans aucun lien avec un système stellaire. On n'explique pas quel est l'intérêt de la découverte.

Une découverte majeure qui récompense les décennies de travail de celle qui, en 2016, est devenue première femme, présidente de l'Académie des sciences du Chili.

 

La passion du Professeur Nicola A. Spaldin, Directrice du département Théorie des matériaux à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse ? Outre la randonnée en montagne, le ski et la clarinette, un tout nouveau type de matériau désigné comme « multiferroïque ». Un matériau 2 en 1, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique qui synthétise, dans les circuits électroniques que nous utilisons quotidiennement (téléphone portable, GPS etc.), deux types de composants : ceux qui stockent, et ceux qui délivrent les informations. Objectif : faire en sorte que ces composants ne fassent plus qu'un, de façon à réduire la taille de nos appareils et permettre de développer des outils, plus légers, plus petits et moins énergivores.

Professeur Michelle Simmons, lauréate pour l'Asie-Pacifique :


Directrice du Centre d'Excellence en Informatique Quantique et Technologie de Communication à l'Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie, le Professeur Michelle Simmons voit toujours plus petit !

70 ans après l'invention du transistor en 1947 –l'appareil qui ouvrait la voie à la miniaturisation- cette brillante communicante démontre qu'il est possible d'en créer à l'échelle de l'atome... Utilisés pour fabriquer desordinateurs beaucoup plus rapides, ces transistors du futurpermettraient de résoudre certains calculs en 10 secondes, contre des milliers d'années pour un ordinateur traditionnel. Face à l'intérêt des industriels, 6 brevets ont d'ailleurs été déposés. Désormais, et grâce à cette brillante scientifique aujourd'hui récompensée par le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, la révolution quantique dans l'informatique est en marche.

Professeur Zhenan Bao, lauréate pour l'Amérique du Nord :


400 publications scientifiques co-signées, 40 prix et distinctions reçus, 60 brevets obtenus : ce palmarès, c'est celui du Professeur Zhenan Bao, 45 ans, qui, aujourd'hui, imagine une peau électronique, aussi sensible au toucher qu'une peau humaine. Une prouesse permise et réalisée grâce à un polymère unique mis au point par l'équipe du laboratoire d'ingénierie chimique qu'elle dirige à l'université de Stanford, en Californie.

Le concept : l'association d'un circuit électrique et d'un capteur de pression. A chaque pression exercée, la peau électronique génère un signal électrique. Signal qui à son tour stimule ensuite le cerveau. De quoi permettre aux porteurs de prothèses de retrouver le sens du toucher...

Professeur Niveen M. Khashab, lauréate pour l'Afrique et les Etats Arabes :


Agrégé́ en Chimie organique à l'Université des Sciences et Technologies du Roi Abdullah (KAUST), à Thuwal en Arabie Saoudite, le Professeur Khashab (35 ans, et mère de trois enfants) multiplie les publications, les recherches et les découvertes.

Ses faits d'armes ? La découverte d'une technique novatrice pour détecter le stress oxydant (responsable de nombreuses pathologies, notamment certains cancers) dans les cellules vivantes. Mais surtout la conception de nouvelles nanoparticules qui, contrairement aux nanoparticules actuellement utilisées dans les médicaments (souvent mal délivrés car trop peu ciblés), remettent directement le traitement aux cellules à traiter. Un travail qui non seulement permettra de diagnostiquer les maladies beaucoup plus tôt, mais aussi de mener des traitements médicaux plus ciblés, plus personnalisés.

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Portraits : découvrez les 5  brillantes lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017-europe1

Proposé par Fondation L'ORÉAL
Portraits : découvrez les 5 lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017

150 ans après la naissance de Marie Curie, uniquement 28% des chercheurs sont des femmes, et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués.

Faire croître la part des femmes, sous-représentées dans le domaine de la recherche scientifique: c'est la mission que se sont fixés la Fondation L'Oréal et l'UNESCO depuis 19 ans.

Le 23 mars prochain, à l'occasion de la cérémonie du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 5 éminentes scientifiques se verront récompensées pour leur parcours d'excellence et leurs découvertes, par un prix de 100 000 €, remis à la Maison de la Mutualité à Paris.
En parallèle, 15 jeunes chercheuses internationales, prometteuses, seront également mises à l'honneur.

L'excellence, la créativité́ et l'intelligence au service de la science

Le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science c'est :

156 nominations de scientifiques de haut niveau,

47 pays représentés,

53 candidatures retenues,

Puis l'examen d'un jury de 12 scientifiques

Et enfin...

La sélection de 5 lauréates, des 5 grandes régions du monde.

Portraits de ces femmes d'exception :

Professeur Maria Teresa Ruiz, lauréate pour l'Amérique Latine :


Première femme à avoir été diplômée en astronomie et à avoir reçu le Prix national des Sciences au Chili, le Professeur Maria Teresa Ruiz est une passionnée de la Voie Lactée... Galaxie dont elle a pu, au fil de ses recherches, préciser l'âge : quelques 8 milliards d'années ! Fascinée par le cosmos et tout ce qui y gravite, elle a notamment mis en lumière l'existence d'un corps céleste inhabituel : une « naine brune errante ». Un nouveau type d'astre, entre planète et étoile, qu'elle a choisi de baptiser Kelu1 et qui, contrairement aux autres naines brunes (ces étoiles avortées, similaires à des exo-planètes), vagabonde dans l'espace sans aucun lien avec un système stellaire. On n'explique pas quel est l'intérêt de la découverte.

Une découverte majeure qui récompense les décennies de travail de celle qui, en 2016, est devenue première femme, présidente de l'Académie des sciences du Chili.

 

La passion du Professeur Nicola A. Spaldin, Directrice du département Théorie des matériaux à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse ? Outre la randonnée en montagne, le ski et la clarinette, un tout nouveau type de matériau désigné comme « multiferroïque ». Un matériau 2 en 1, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique qui synthétise, dans les circuits électroniques que nous utilisons quotidiennement (téléphone portable, GPS etc.), deux types de composants : ceux qui stockent, et ceux qui délivrent les informations. Objectif : faire en sorte que ces composants ne fassent plus qu'un, de façon à réduire la taille de nos appareils et permettre de développer des outils, plus légers, plus petits et moins énergivores.

Professeur Michelle Simmons, lauréate pour l'Asie-Pacifique :


Directrice du Centre d'Excellence en Informatique Quantique et Technologie de Communication à l'Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie, le Professeur Michelle Simmons voit toujours plus petit !

70 ans après l'invention du transistor en 1947 –l'appareil qui ouvrait la voie à la miniaturisation- cette brillante communicante démontre qu'il est possible d'en créer à l'échelle de l'atome... Utilisés pour fabriquer desordinateurs beaucoup plus rapides, ces transistors du futurpermettraient de résoudre certains calculs en 10 secondes, contre des milliers d'années pour un ordinateur traditionnel. Face à l'intérêt des industriels, 6 brevets ont d'ailleurs été déposés. Désormais, et grâce à cette brillante scientifique aujourd'hui récompensée par le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, la révolution quantique dans l'informatique est en marche.

Professeur Zhenan Bao, lauréate pour l'Amérique du Nord :


400 publications scientifiques co-signées, 40 prix et distinctions reçus, 60 brevets obtenus : ce palmarès, c'est celui du Professeur Zhenan Bao, 45 ans, qui, aujourd'hui, imagine une peau électronique, aussi sensible au toucher qu'une peau humaine. Une prouesse permise et réalisée grâce à un polymère unique mis au point par l'équipe du laboratoire d'ingénierie chimique qu'elle dirige à l'université de Stanford, en Californie.

Le concept : l'association d'un circuit électrique et d'un capteur de pression. A chaque pression exercée, la peau électronique génère un signal électrique. Signal qui à son tour stimule ensuite le cerveau. De quoi permettre aux porteurs de prothèses de retrouver le sens du toucher...

Professeur Niveen M. Khashab, lauréate pour l'Afrique et les Etats Arabes :


Agrégé́ en Chimie organique à l'Université des Sciences et Technologies du Roi Abdullah (KAUST), à Thuwal en Arabie Saoudite, le Professeur Khashab (35 ans, et mère de trois enfants) multiplie les publications, les recherches et les découvertes.

Ses faits d'armes ? La découverte d'une technique novatrice pour détecter le stress oxydant (responsable de nombreuses pathologies, notamment certains cancers) dans les cellules vivantes. Mais surtout la conception de nouvelles nanoparticules qui, contrairement aux nanoparticules actuellement utilisées dans les médicaments (souvent mal délivrés car trop peu ciblés), remettent directement le traitement aux cellules à traiter. Un travail qui non seulement permettra de diagnostiquer les maladies beaucoup plus tôt, mais aussi de mener des traitements médicaux plus ciblés, plus personnalisés.

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Proposé par Fondation L'ORÉAL
Portraits : découvrez les 5 lauréates du Prix L'Oréal-UNESCO 2017

150 ans après la naissance de Marie Curie, uniquement 28% des chercheurs sont des femmes, et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués.

Faire croître la part des femmes, sous-représentées dans le domaine de la recherche scientifique: c'est la mission que se sont fixés la Fondation L'Oréal et l'UNESCO depuis 19 ans.

Le 23 mars prochain, à l'occasion de la cérémonie du Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 5 éminentes scientifiques se verront récompensées pour leur parcours d'excellence et leurs découvertes, par un prix de 100 000 €, remis à la Maison de la Mutualité à Paris.
En parallèle, 15 jeunes chercheuses internationales, prometteuses, seront également mises à l'honneur.

L'excellence, la créativité́ et l'intelligence au service de la science

Le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science c'est :

156 nominations de scientifiques de haut niveau,

47 pays représentés,

53 candidatures retenues,

Puis l'examen d'un jury de 12 scientifiques

Et enfin...

La sélection de 5 lauréates, des 5 grandes régions du monde.

Portraits de ces femmes d'exception :

Professeur Maria Teresa Ruiz, lauréate pour l'Amérique Latine :


Première femme à avoir été diplômée en astronomie et à avoir reçu le Prix national des Sciences au Chili, le Professeur Maria Teresa Ruiz est une passionnée de la Voie Lactée... Galaxie dont elle a pu, au fil de ses recherches, préciser l'âge : quelques 8 milliards d'années ! Fascinée par le cosmos et tout ce qui y gravite, elle a notamment mis en lumière l'existence d'un corps céleste inhabituel : une « naine brune errante ». Un nouveau type d'astre, entre planète et étoile, qu'elle a choisi de baptiser Kelu1 et qui, contrairement aux autres naines brunes (ces étoiles avortées, similaires à des exo-planètes), vagabonde dans l'espace sans aucun lien avec un système stellaire. On n'explique pas quel est l'intérêt de la découverte.

Une découverte majeure qui récompense les décennies de travail de celle qui, en 2016, est devenue première femme, présidente de l'Académie des sciences du Chili.

 

La passion du Professeur Nicola A. Spaldin, Directrice du département Théorie des matériaux à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse ? Outre la randonnée en montagne, le ski et la clarinette, un tout nouveau type de matériau désigné comme « multiferroïque ». Un matériau 2 en 1, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique qui synthétise, dans les circuits électroniques que nous utilisons quotidiennement (téléphone portable, GPS etc.), deux types de composants : ceux qui stockent, et ceux qui délivrent les informations. Objectif : faire en sorte que ces composants ne fassent plus qu'un, de façon à réduire la taille de nos appareils et permettre de développer des outils, plus légers, plus petits et moins énergivores.

Professeur Michelle Simmons, lauréate pour l'Asie-Pacifique :


Directrice du Centre d'Excellence en Informatique Quantique et Technologie de Communication à l'Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie, le Professeur Michelle Simmons voit toujours plus petit !

70 ans après l'invention du transistor en 1947 –l'appareil qui ouvrait la voie à la miniaturisation- cette brillante communicante démontre qu'il est possible d'en créer à l'échelle de l'atome... Utilisés pour fabriquer desordinateurs beaucoup plus rapides, ces transistors du futurpermettraient de résoudre certains calculs en 10 secondes, contre des milliers d'années pour un ordinateur traditionnel. Face à l'intérêt des industriels, 6 brevets ont d'ailleurs été déposés. Désormais, et grâce à cette brillante scientifique aujourd'hui récompensée par le Prix L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, la révolution quantique dans l'informatique est en marche.

Professeur Zhenan Bao, lauréate pour l'Amérique du Nord :


400 publications scientifiques co-signées, 40 prix et distinctions reçus, 60 brevets obtenus : ce palmarès, c'est celui du Professeur Zhenan Bao, 45 ans, qui, aujourd'hui, imagine une peau électronique, aussi sensible au toucher qu'une peau humaine. Une prouesse permise et réalisée grâce à un polymère unique mis au point par l'équipe du laboratoire d'ingénierie chimique qu'elle dirige à l'université de Stanford, en Californie.

Le concept : l'association d'un circuit électrique et d'un capteur de pression. A chaque pression exercée, la peau électronique génère un signal électrique. Signal qui à son tour stimule ensuite le cerveau. De quoi permettre aux porteurs de prothèses de retrouver le sens du toucher...

Professeur Niveen M. Khashab, lauréate pour l'Afrique et les Etats Arabes :


Agrégé́ en Chimie organique à l'Université des Sciences et Technologies du Roi Abdullah (KAUST), à Thuwal en Arabie Saoudite, le Professeur Khashab (35 ans, et mère de trois enfants) multiplie les publications, les recherches et les découvertes.

Ses faits d'armes ? La découverte d'une technique novatrice pour détecter le stress oxydant (responsable de nombreuses pathologies, notamment certains cancers) dans les cellules vivantes. Mais surtout la conception de nouvelles nanoparticules qui, contrairement aux nanoparticules actuellement utilisées dans les médicaments (souvent mal délivrés car trop peu ciblés), remettent directement le traitement aux cellules à traiter. Un travail qui non seulement permettra de diagnostiquer les maladies beaucoup plus tôt, mais aussi de mener des traitements médicaux plus ciblés, plus personnalisés.

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