POLLUTION AU SENEGAL-Du soufre déversé sur la voie publique au Sénégal : des habitants s'inquiètent

Les industries tuent au Sénégal Rien n'est grave dans ce pays –Risque insoupçonnés-Conséquences à venir-Alerte

POLLUTION au SENEGAL Racisme écologique ou ségrégation écologique

Photos publiées sur Facebook par la plateforme Mboro SOS.
Photo du littoral, envoyée par Ndiaga Ndiaye.

Des images montrant du soufre sur la voie publique à Mboro et Darou Khoudoss, des localités situées dans l'ouest du Sénégal, ont été publiées sur les réseaux sociaux ces derniers mois. Ce produit est régulièrement déversé de façon accidentelle par les camions des Industries chimiques du Sénégal (ICS) – une entreprise opérant dans la zone – lorsqu'ils traversent ces localités. Les habitants s'inquiètent pour leur santé.


ICS est l'une des principales entreprises du Sénégal. Présente sur différents sites dans le pays, elle produit principalement du phosphate, de l'acide phosphorique et de l'engrais. Depuis 2014, la majorité de son capital est détenue par Indorama, une multinationale asiatique.


ICS est notamment présente à Darou Khoudoss, à côté de Mboro. Ces deux localités sont situées à quelques kilomètres de la côte, dans le département de Tivaouane, dans la région de Thiès, à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar. Sur le site de Darou Khoudoss, l'entreprise produit de l'acide sulfurique, à partir du soufre, et de l'acide phosphorique, à partir du phosphate et de l'acide sulfurique. Problème : le soufre est régulièrement déversé de façon accidentelle sur la route par les camions qui l'acheminent vers l'usine.


"Il y a parfois des enfants qui jouent avec le soufre"


Un habitant originaire de Mboro a contacté notre rédaction pour nous faire part de ses inquiétudes au sujet du soufre. Il nous a ensuite mis en relation avec Mboro SOS, une plateforme citoyenne créée en 2017 pour dénoncer les problèmes locaux, tout en proposant des solutions. Nous avons échangé avec Ndiaga Ndiaye, le chargé de communication de la plateforme :
Nous voyons du soufre sur la route depuis des années. Mais c'est surtout inquiétant depuis quelques mois, car nous en voyons désormais en ville, à côté du marché, où les gens vivent et travaillent, et d'importantes quantités ont récemment été déversées. Avant, c'était surtout visible hors de la ville.


Les camions qui traversent Mboro ne déversent pas du soufre tous les jours, mais peut-être deux fois par semaine en moyenne. Ils n'ont pas l'air d'être aux normes pour transporter ce genre de produits.
Nous nous inquiétons des conséquences de ce soufre pour notre santé, notamment quand nous l'inhalons. En plus, au marché, il se dépose sur des produits qui sont consommés sans être cuits, comme les salades et les tomates, donc c'est moyen. Et il y a parfois des enfants qui jouent avec le soufre... [Deux autres habitants ont également indiqué à notre rédaction que le soufre s'enflammait quand il faisait très chaud, NDLR.]
Avec Mboro SOS, nous avons dit aux ICS que nous ne voulions plus de soufre sur la route. Nous leur avons proposé que leurs camions empruntent une autre voie, pour contourner notre localité. Ils ont dit que ce n'était pas prévu, mais qu'ils allaient essayer de tout faire pour que le soufre ne soit plus déversé. Pour l'instant, il continue d'être déversé, mais désormais, ils nettoient généralement la voie après leur passage, donc c'est déjà ça. Par contre, pour balayer le soufre et rincer la voie, ils font souvent appel à des travailleurs journaliers, qui ne portent parfois ni masques, ni gants...


Que disent les autorités locales, les ICS et les chimistes concernant le soufre ?


Contacté par la rédaction des Observateurs de France 24, le maire de Mboro, Moussa Ndiaye, confirme que du soufre est déversé sur la route "depuis plusieurs années", et que ce problème concerne "quasiment toutes les communes" traversées par les camions des ICS.


Également contacté par notre rédaction, Alassane Diallo, le directeur général des ICS, assure que le soufre n'est "ni toxique ni nocif à l'état solide". Il reconnaît toutefois qu'il arrive que des camions "déversent une partie de leur chargement lors du franchissement des dos d'âne" et que cela représente "une énorme perte pour les ICS", puisqu'il s'agit d'une matière première essentielle à leurs activités : "Pour ne plus être tributaire de l'état de certains camions, dont une partie de la cargaison peut se déverser sur la route, ICS a donc acheté 15 camions neufs, qui seront bientôt mis en service." Il précise qu'un "système d'alerte" a également été mis en place "pour ramasser le soufre déversé sur la route de Dakar à l'usine de Mboro".


Notre rédaction a également contacté plusieurs experts en chimie. Tous indiquent que le soufre n'est pas toxique en tant que tel, mais qu'il peut être irritant pour les voies respiratoires. Même son de cloche du côté de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS), placé sous la tutelle du ministère français de la Transition écologique et solidaire :
Le soufre est irritant par contact avec la peau et les yeux, et par inhalation pour les voies respiratoires. Le contact avec les yeux entraîne des rougeurs et des larmoiements. L'inhalation occasionnelle est responsable d'éternuements et de toux, alors que l'exposition prolongée peut entraîner des maladies du système respiratoire, et notamment des trachéo-bronchites.

C'est pourquoi plusieurs organismes recommandent de porter des lunettes et des gants de protection en cas de manipulation du soufre.
Selon l'INERIS et les experts que nous avons contactés, c'est surtout la combustion du soufre qui peut être problématique, puisqu'elle génère notamment du dioxyde de soufre (SO2), une substance toxique très irritante.
"Les camions des ICS déversent aussi des déchets toxiques sur la côte"


Ndiaga Ndiaye de Mboro SOS poursuit :
Outre les problèmes liés au soufre, l'air est pollué à cause des ICS. Le 29 septembre, il y a même eu une fuite de gaz importante, qu'on a ressentie jusqu'à Mboro : l'odeur était très forte, il était difficile de respirer, ça m'a piqué à la gorge... De plus, les camions des ICS déversent des déchets toxiques sur la côte, au niveau de Khondio, depuis des années, ce qui détruit les ressources halieutiques.

Concernant la fuite de gaz mentionnée par notre Observateur, le maire de Mboro assure qu'il ne l'a pas ressentie, mais que les gens lui en ont parlé. De son côté, le directeur général des ICS affirme qu'il n'y a eu aucune fuite et qu'il serait de toute façon "impossible de cacher" un tel incident. Concernant les déchets, il reconnaît en revanche qu'ICS déverse "un sous-produit, de l'acide fluosilicique, dans la mer". L'acide fluosilicique fait partie de la liste des substances toxicologiques établies par divers organismes (CNESST, REACH, OIT...).

Photo du littoral, envoyée par Ndiaga Ndiaye.

Cet article a été écrit par Chloé Lauvergnier (@clauvergnier).

 

«Sale Grosse», «Noire Qui Pue » !pas l'ascenseur ; Mama Sabine ! a eu le tort d'être obèse et son chef lui a fait vivre un calvaire mortel

Disons Stop au harcèlement et ne soyons pas complice en nous taisant.
Il faut dire stop au harceleur .

[France - Harcèlement Raciste ] ?La justice nous dira.

Silence assourdissant sur la mort d'une employée antillaise de la mairie de Paris harcelée et humiliée retrouvée morte sur son lieu de travail !

«Sale Grosse», «Noire Qui Pue » !


Tel est un extrait du florilèges d'humiliations racistes et négrophobes dont était régulièrement victime Sabine Vorin, une techniciene de surface âgée de 59 ans originaire des Antilles.
Employée de la mairie du 20ème arrondissement de Paris elle était plus précisément ratachée à la Direction de l'Immobilier, de la Logistique et des Transports (la DILT).
Harcelée, humiliée, victime de racisme et d'insultes negrophobes notament par son Directeur Général des Service, elle est décédée dans des conditions atroces sur son lieu de travail, son décès a été déclaré à 18h45, le 17 septembre 2018.

La malheureuse a été retrouvée morte, seule, dans les toilettes de la bibliothèque municipale Couronnes-Naguib Mahfouz, rue des Couronnes, en face du parc de Belleville dans le 20ème arrondissement de Paris.
Son corps a moitié dévêtu a été retrouvé grâce à une étudiante passant par là qui intriguée par de l'eau sortant par les portes de l'enceinte de la Bibliothèque à pousser la porte à 18h25 le lundi 17 septembre. C'est là que la jeune étudiante a découvert la victime, allongée à terre, partiellement dévêtue, selon la police :
«La victime, en culotte, était dans le vestiaire, sans doute en train de se changer. Il y avait ses affaires pliées sur une chaise et une blouse de travail pendu au portemanteau. ».


Une enquête a été ouverte et autopsie a été ordonnée sur instruction d'un magistrat du parquet suite aux premiers constats médicaux concluant a un arrêt cardio respiratoire.

Juste avant Sabine Vorin travaillait dans l'enceinte de la Mairie de ce même arrondissement, son changement d'affectation de lieu de travail à la Bibliothèque serait dû à son responsable direct consécutivement aux persécutions dont elle était l'objet afin d'échapper "aux remarques racistes, sexistes et grossophobes, proférées par le Directeur Général des Services de la Mairie". Sabine Vorin faisait partie de ceux que l'on nomme les employés isolés.

Ce 17 septembre cela a été la mort au bout pour Sabine Vorin.
Certains de ses collègues évoquent sa mémoire avec affection « c'était la mama antillaise dans toute sa générosité » qui faisait consciencieusement son travail.

(pourqoui ne rien dire, ne rien faire ?) 

Elle subissait des humiliations répétées par son DGS qui selon des collègues à elle a un problème avec les personnes racisées car il aurait dit à propos du recrutement du personnel « je vais blanchir la mairie ».
Ce dernier aurait pris tout particulièrement en grippe Sabine Vorin, il allait jusqu'a entres autres lui refuser l'accès à l'ascenseur quand lui même le prenait en lui lançant, devant l'un de ses collègues et en présence d'un adjoint :

« Vous, vous ne montez pas, l'ascenseur risque de tomber ».


Femme afro descendante et en surpoids tout ce qu'il détesterait, il en aurait fait son souffre douleur.
Ce qui n'a pas géné son outrecuidance à faire l'affront d'assister à ses obsèques qui ont eu lieu au Père Lachaise devant la consternation des collègues de Sabine au courant de la situation.

Mama Sabine Vorin est décédée dans des conditions terribles et dans un silence atroce sur les conditions de travail qu'elle a subi durant toutes ces années.
Car si les syndicats CGT et SUPAP-FSU, le syndicat unitaire des personnels des administrations parisiennes tirent sonnette d'alarme pour dénoncer la difficulté de la solitude des agents isolés, et notamment des femmes de ménage, en revanche concernant le harcelèment et les humiliations racistes dont était victime la défunte c'est la frilolisité.


Un silence insupportable, qui ne plaide pas pour les victimes de harcèlement et de racisme sur leur lieu de travail !

En dehors d'un article léger du Parisien qui ne cite même pas son nom, les médias ont été comme souvent aux abonnés abscents, tout comme les organisations féministes et les organisations de défense des droits humains qu'ont contactés quelques uns de ses collègues qui sont encore sous le choc de son décès.

C'est après avoir eu récement connaissance de ces faits douloureux que la Ligue de Défense Noire Africaine s'est rendue ce matin à la mairie du 20ème pour avoir une explication.
Ayant ainsi jeté le pavé dans la mare l'affaire n'en restera pas là car la Ligue de Défense Noire Africaine dorénavant réclame Justice Pour Mama Sabine !

#LdnaWebMédia

 

Un architecte qui pose les Fondations du nouveau Sénégal : Atépa GOUDIABY est la troisième voie !


Sénégal rek


Ben, Fanny LOPEZ et autres ont après avoir conduit Atépa dans les rues du 18 ème à la rencontre des travailleurs sénégalais de la diaspora. Boutiques de tresses, tailleurs, bouchers, poissonniers, etc., Atépa est entré dans ces lieux pour se présenter et présenter son projet politique Innover, créer, compter sur tous les sénégalais, ainsi qu'il veut initier une troisième voie, un mouvement pour asseoir le Sénégal sur le durable.
Atépa est venu en politique suite à la demande de 18000 étudiants du Sénégal, de France ainsi que la diaspora au Canada pour lui demander de descendre dans l'arène politique.


A l'entame Atépa annonce la couleur, il faut changer l'homo senegalensis, il faut refaçonner ses mentalités conditions pour évoluer.


Il a parlé de l'éducation, des mines de fer et des contradictions du gouvernement comment peut on confier la gestion des ces mines aux Turcs pour une modique somme alors que nous sénégalais pouvons gérer cette exploitation.


Idem pour la gestion de l'aéroport confié à d'autres alors que nos concitoyens à l'exemple de Cheikh Fall de Air Afrique sauront le faire.


Atépa a expliqué comment le Sénégal peut créer du travail en exploitant de façon efficace nos ressources. Ce travail produira des résultats et personne ne voudra aller ailleurs ou se suicider dans les mers pour fuir la pauvreté etc.


Tous les enfants seront scolarisés à 5 ans et pour les zones d'exception il y aura des discussions au cas par cas.


Atépa propose de redessiner la géographie du pays, pour des pôles régionaux dignes.
L'activité industrielle sera mise en œuvre avec une agriculture efficiente quand on sait que notre pays regorges de produits bio de grande qualité.

Le Sénégal est un petit pays mais il faut changer et mettre en place une fondation solide pour l'Avenir.
Sur sa bi-nationalité Atepa dit qu'il a une carte verte, il a fait ses études aux USA et toute sa famille est rentrée au pays.


Le débat a permis de mesure les idées novatrices de Atépa il veut que les architectes soient au cœur des villes nouvelles pour soulager la diaspora qui peine à se bâtir une maison sans tracasseries. La Diaspora pourra confier son projet immobilier à un cabinet d'architecture qui via un appstore/logiciel de gestion montrera en temps réel l'évolution du projet immobilier.
Fini l'oncle ou le parent qui « bouffe » ton argent pour ta maison que tu veux pour ta retraite.
Atépa nous surprend avec son projet de satellite, il veut créer une université du numérique au Sénégal pour l'Afrique
Le combat sera rude parce que l'équipe en place à des astuces et méthodes peu orthodoxes.
En toute simplicité mais avec une conviction sans faille, il avance que tout ce qu'il dit est possible à l'instar de ce qu'il fait comme chef d'entreprise qui a laissé de côté ces multiples projets internationaux pour se lancer dans la bataille du changement révolutionnaire. Il promet à 71 ans un mandat unique comme l'avait suggéré mon ami feu le Pr Ibrahima Sow de l'IFAN.


Ah Libasse un musicien sénégalais a invité Atépa à ne pas oublier la culture. Combien de musiciens sombrent dans la pauvreté alors qu'ils ont donné de la joie au peuple. Atépa a parlé d'une industrie culturelle importante, de la ville du future, mais aussi d'une école innovante et efficace avec l'anglais comme seconde langue au Sénégal pour éclater la coopération libre et souveraine.


Un architecte utilise divers matériaux pour édifier un bâtiment solide et durable, c'est ainsi qu'il veut tout au moins poser une fondation béton qui pourra être le socle qui favorisera le décollage. Comment créer sur du faux, de la corruption, du sable mouvant ? Comme Descartes il faut asseoir sur du roc en vue de tracer les voies du développement tant attendues et tous les citoyens seront au travail avec comme seul leitmotiv la volonté et le mérite.


Du beau monde, une certaine tension au début mais c'est l'expression de la passion et chacun a joué le jeu, écouté, posé les questions qui fâchent pour se faire une idée précise et on pourra dire ici que cet examen est une réussite pour Atépa Goudiaby. Bravo à l'association Bol D'or au 32 Rue LAGHOUAT 75018 Paris Metro Château Rouge, un lieu de passage qui préfigure ce que la diaspora attend depuis /la maison du Sénégal. Atépa déclaré membre d'honneur comme tous les candidats qui voudront y venir pour exposer les visions et projets politiques pour le Sénégal de 2019.


Je n'oublie pas Ben BENGELOUM, Fanny LOPEZ, qui constituent le comité de Atépa2019 GOUDIABY à Paris.
On aura entendu Atépa s'exprimer dans un anglais parfait et un wolof maitrisé un « vrai boy town » qui se veut une troisième voie pour un Sénégal en route. Il finance sa campagne avec ses ressources propres. Il n'a jamais profité du système au contraire, il ne voudra pas de salaire, il veut d'abord être cette lumière qui éclaire le Sénégal. Sénégal rek
A suivre

 

Lors de la 5e édition dudu Festival international soninké (FISO) à Dakar, le 21 février 2018. © DR / Lionel Mandeix


Après Kayes au Mali et Nouakchott en Mauritanie, Dakar est devenue le temps d'une semaine de festivités la capitale des communautés soninkés venues de toute l'Afrique de l'Ouest et au-delà.


Dakar s'est transformé, du 21 au 25 février, en capitale de la culture soninké. Cette ethnie a l'âme voyageuse a vu sa diaspora régionale, continentale et même mondiale rallier la presqu'île du Cap-Vert pour la 5e édition du Festival international soninké (FISO). La liste – non exhaustive – des pays représentés lors de ce FISO parle d'elle-même : Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau et Conakry, Côte d'Ivoire, RDC, Angola, Égypte, France, Espagne, États-Unis...

Un héritage à protéger


Pour les initiateurs de l'événement, il s'agissait de rappeler la grande histoire, si souvent méconnue, de cette communauté qui a fondé et dirigé les premiers empires ouest-africains, du Wagadou, l'autre nom de l'Empire du Ghana.


La langue est la colonne vertébrale de la culture


C'était d'ailleurs le thème central de cette édition : « Le Wagadou, premier empire africain, hier, aujourd'hui, demain ». Les conférenciers ont mis en évidence le rayonnement de ces organisations politiques sur une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest, ainsi que l'héritage culturel qui a imprégné toute les sociétés ouest-africaines, tels que l'apparition des corps de métier, l'organisation militaire ou encore le cousinage à plaisanterie.
La préservation de la langue soninké a également été au centre d'ateliers qui ont ponctué les trois journées du festival. Un aspect « extrêmement important pour nous », insiste Idrissa Diabira, président du Wagadou Jiida (« Renaissance du Wagadou »), l'Association de la communauté soninké au Sénégal créée en 1985 et maître d'œuvre du FISO 2018. « Chaque année, selon l'Unesco, une dizaine de langues disparaissent. Or, la langue est la colonne vertébrale de la culture », martèle-t-il. La manifestation culturelle a d'ailleurs coïncidé avec la Journée internationale des langues maternelles instituée par l'Unesco.


Soumaïla Cissé présent

C'est la Gambie qui accueillera, dans deux ans, la 6e édition du FISO


Défilés du millier de festivaliers provenant des douzaine de délégations, ballets équestres de haute facture, chants et danses de femmes drapées dans leurs grands boubous indigo – une spécialité vestimentaire soninké -, ont rythmé cette 5e édition du FISO ouverte par le président Macky Sall.
On notera également la représentation du spectacle sons et lumières Une journée ordinaire à Koumbi Saleh, du dramaturge sénégalais Seiba Lamine Traoré, qui retrace la vie de cet empire.


Plusieurs personnalités soninkés ont participé à cette 5e édition du FISO, dont Diocounda Traoré, ancien président de transition du Mali ou encore Soumaïla Cissé, opposant malien et ex-président de la Commission de l'UEMOA.


Adama Barrow, chef de l'État gambien, n'était par contre pas présent. Mais il pourra profiter du FISO à Banjul : c'est la Gambie qui accueillera, dans deux ans, la 6e édition du FISO, après Kayes au Mali en 2011 et Nouakchott en Mauritanie, qui furent les premières villes hôtes de cette manifestation bisannuelle initiée par l'Association pour la promotion de la langue et la culture soninké en France (APLCSF), aujourd'hui présidée par le Franco-Malien Diadjé Soumaré.

Soninkés et dynamiques d'émigration

Les membres de la diaspora soninké soutiennent à bout-de-bras les régions dont elles sont originaires


Au Sénégal, les principaux foyers de peuplement soninkés sont notamment situés dans la vallée du fleuve Sénégal, à Bakel (correspondant à la province du Gadiaga), au Fouta (le Haïré), dans le Boundou (entre Tambacounda et la Gambie) et à Vélingara, en Casamance. Ils sont essentiellement établis dans la région de Kayes, à l'ouest du Mali. Cette région constitue, avec une petite partie du sud-ouest mauritanien, le Guidimakha.
Ces différents foyers alimentent depuis la fin de la première moitié du vingtième siècle les dynamiques d'émigration soninkés en direction de l'Afrique centrale (vers les deux Congo) et, surtout, vers la France, à partir des années 1950.


Réputés pour leur attachement aux valeurs fondatrices de leur culture – discrétion, solidarité, respect des anciens, etc. -, les membres de la diaspora soninké soutiennent à bout-de-bras les régions dont elles sont originaires, souvent laissées pour compte par les pouvoirs centraux.


https://www.jeuneafrique.com/537257/societe/a-dakar-les-soninkes-rappellent-leur-passe-glorieux-et-la-richesse-de-leurs-cultures/

 

De gauche à droite : Adama Barrow, président gambien, Macky Sall, président sénégalais, Florance Parly, ministre françaises aux Armées, lors de l'ouverture du Forum sur la Paix à Dakar, le 5 novembre 2018. © DR / Dakar Forum


05 novembre 2018 à 20h33 | Par Manon Laplace - à Dakar


Le cinquième Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique s'est ouvert lundi 5 novembre à Dakar, en présence notamment du président Macky Sall, de la ministre française des Armées, Florence Parly, et en l'absence remarquée de chefs d'État, en dehors du président gambien, Adama Barrow.
Les sujets du développement et de la sécurité étaient au cœur des débats, lundi 5 novembre, au Centre international de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio, près de Dakar. « Il s'agit cette année de mettre l'accent sur les sujets du développement et de l'intervention militaire, car tout l'enjeu est de les rendre compatibles et de les articuler et d'aboutir à une stratégie efficace de mise en œuvre », explique Hugo Sada, organisateur du Forum.


Malgré les efforts de l'ONU, malgré la présence de Barkhane, on voit qu'il y a un problème d'articulation et d'efficience


Cette journée d'ouverture a notamment été marquée par le discours introductif de Macky Sall, qui a souhaité « remettre en cause la philosophie même de la mission de maintien de la paix » et « lever les tabous », en dénonçant notamment le manque d'efficacité de certaines missions onusiennes.
« Malgré les efforts de l'ONU, malgré la présence de Barkhane, on voit qu'il y a un problème d'articulation et d'efficience. Lorsque les troupes des Nations unies sont réduites à rester dans le camp, en attente que les ordres viennent de New York ou d'ailleurs, pendant que les malfaiteurs s'en donnent à cœur joie, il faut revoir la nature de la mission. C'est une question simplement de bon sens », a pointé le président sénégalais, devant Bintou Keita, sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la Paix à l'ONU, venue représenter l'organisation.


« Nous avons plus de 10 000 Casques bleus au Mali, il n'est pas possible qu'avec 10 000 Casques bleus, avec la force Barkhane, il continue d'y avoir des forces qui perturbent le pays. Ce n'est pas logique. Il y a des choses qu'il faudrait corriger », a-t-il insisté, citant également les exemples de la Centrafrique et de la RDC. « Depuis 1960, l'ONU est au Congo. Il y a un problème. Cela fait 70 ans ! »


Absences remarquées


Cérémonie d'ouverture de la 5ème édition du @DakarForum en présence du président sénégalais @Macky_Sall , de son homologue le président gambien @BarrowPresident et de la ministre française des Armées @florence_parly

 

La fatigue, un nouveau champ scientifique-Entretien avec Philippe Zawieja-Propos recueillis par Jean-François Marmion

 

Mensuel N° 308 - novembre 2018
La motivation au travail -sciencehumaines.com

Le burnout, forme la plus aiguë d'épuisement au travail, cache bien d'autres formes de fatigue – physique, psychique, émotionnelle. D'où l'essor d'un nouveau champ d'étude : les « fatigue studies ».


Comment définissez-vous la fatigue ?


Comme le dictionnaire, c'est-à-dire comme l'impossibilité de poursuivre un effort entamé. Une action est engagée, mais ne peut être menée plus loin malgré notre volonté. Cette définition englobe une notion, primordiale, de subjectivité, chacun réagissant différemment en fonction de la situation, de son histoire personnelle, ou encore de son état physiologique. La vanité des efforts nous entraîne du côté de la démotivation et de l'impuissance, en tout cas pour ce qui relève de la « mauvaise fatigue ». Tandis qu'une « bonne fatigue », qu'on trouve dans le sport par exemple, peut correspondre à un plaisir immense.


Quelles sont les causes principales de cette « mauvaise fatigue » ?


Pour être vulgaire, c'est souvent le sentiment de ras-le-bol, d'« aquoibonisme » comme disait Gainsbourg, lié à une tâche imposée de l'extérieur, dont on ne perçoit pas le sens ni l'utilité. D'où un vrai problème de motivation intrinsèque, alors que le psychisme se concentre sur les mauvais côtés de la tâche, avec une lutte permanente pour parvenir au résultat visé, en un effort vain et déplaisant. La fatigue est la marque d'un conflit intrapsychique sur fond d'absurdité.
La fatigue peut se ressentir à différents niveaux : physiologie, cognitif, émotionnel... Quel domaine vous semble le plus important ?
La fatigue physique se trouve souvent à la base de tout. Le premier conseil que je donne aux gens fatigués, c'est donc de mieux veiller à leur hygiène corporelle : se rafraîchir avant de dormir pendant une période de chaleur, ne pas faire de sport trop tard en soirée, fuir la lumière bleue des écrans en fin de journée... Défatigué, le corps nous aide à mieux affronter la fatigue psychique, cognitive ou émotionnelle. C'est un prérequis.
Peut-on considérer qu'il existe différentes intensités de fatigue, de la lassitude à l'épuisement ?
La lassitude est un concept assez neutre : son intensité relativement modérée s'appliquerait plutôt à la sphère corporelle, ou à l'ennui, la monotonie. Ce qui n'est pas forcément déplaisant puisqu'on se trouve alors dans une fatigue douce, qui peut justifier un repos réparateur. À l'autre extrémité du continuum, on éprouve une déplétion totale de l'énergie.
Dans le domaine professionnel, on trouverait donc, à une extrémité du spectre, le boreout, caractérisé par l'ennui, et, à l'autre pôle, le burn-out avec son épuisement ?
Les mécanismes n'étant pas les mêmes, je ne placerai pas le boreout et le burnout aux deux extrémités, même si le premier peut mimer le deuxième. Mais la fatigue est bien leur dénominateur commun, que ce soit par sous-stimulation ou par surcharge.


La fatigue se manifeste-t-elle plus particulièrement dans certaines sphères professionnelles ?


Dans les études sur le burnout, les professionnels de la relation d'aide ont longtemps été présentés comme extrêmement fatigués sur tous les plans, ce qui est vrai pour de multiples raisons... mais ils n'ont pas l'apanage de la fatigue : des cols blancs ou des managers la subissent tout autant. Il est donc difficile de dire que certaines professions seraient plus fatiguées que d'autres, d'autant qu'on manque considérablement de statistiques. À supposer que les statistiques mesurent bien la même chose à chaque fois ! De nombreuses études sont en effet disponibles sur le stress ou le burnout, mais ne sont pas facilement comparables : il y a des discussions infinies sur les instruments de mesure, par exemple. Quand les gens expliquent à un enquêteur qu'ils sont fatigués, ils disent simplement qu'ils n'ont plus envie de continuer comme cela. Mais chacun a ses propres définitions, ses propres raisons, ses propres façons de manifester sa fatigue. C'est bien pour cela que je suis un grand défenseur d'une approche subjective et qualitative, et non pas de cette tentation rationaliste, voire positiviste, d'absolument tout quantifier sur un sujet pareil.


Il faudrait donc des enquêtes basées sur des témoignages ?


Oui, comme on le fait dans les études sur le handicap, avec une approche presque phénoménologique, pour savoir comment les gens sont fatigués au moment où ils le sont, comment ils le vivent dans leur quotidien, et ce qui les éloigne du fonctionnement supposé optimal d'une personne non fatiguée. Et après tout, nous arrive-t-il vraiment de ne pas être fatigués ?


Serait-il souhaitable de ne jamais l'être, d'ailleurs ?


Absolument pas ! La fatigue est un signal d'alarme que nous envoie notre corps ou notre psychisme pour nous dire qu'il faut lever le pied. Il est hors de question de considérer que la fatigue soit une mauvaise chose, même s'il y a une mauvaise fatigue. Ça n'est pas une pathologie, et il ne s'agit pas de la surpsychologiser ou de la surmédicaliser.
S'il manque des études pour savoir comment chacun vit sa fatigue, il en faudrait d'autres pour chercher comment remédier au problème ?
On a déjà du mal à définir ce qu'est le problème, ou plus exactement l'ampleur du phénomène ! Entre les sphères professionnelles ou extraprofessionnelles (on parle beaucoup du burnout maternel, en ce moment), plusieurs fatigues affectent spécifiquement nos rôles sociaux de parent, d'enfant, de conjoint... On a en effet besoin d'études pour savoir comment aménager notre environnement extérieur pour en tenir compte, de même qu'on s'efforce de prendre en considération les différentes formes de handicap. Un énorme champ scientifique s'ouvre !


Mais pourquoi, après le burnout déjà difficile à cerner, s'attaquer aujourd'hui au problème si général de la fatigue ?


La fatigue est un angle de lecture de la réalité beaucoup plus en surplomb que le burnout, entité de fatigue attribuée spécifiquement au travail. La fatigue peut être lue sous un angle individuel ou collectif. On parle par exemple de fatigue culturelle ou civilisationnelle. La permanence du même terme pour englober des niveaux d'analyse aussi variés m'interroge beaucoup. Pourquoi parle-t-on de la fatigue d'une société, des électeurs... ?

Et le terme n'est pas propre aux Français.
Justement, peut-on parler de « fatigue studies » au niveau international ?


Le corps médical se penche sur la fatigue en tant que symptôme non spécifique, et extrêmement banal puisqu'elle constitue la première cause de consultation de médecine générale ; des psychologues et sociologues travaillent sur la fatigue professionnelle avec la vogue du burnout ; des équipes de littérature comparée s'y intéressent aussi... Énormément de chercheurs travaillent donc sur la fatigue, mais sans avoir conscience d'appartenir à un champ unifié. L'approche des studies anglo-saxonnes veut bien dire qu'on utilise tous les courants disciplinaires, et c'est précisément ce qu'il faudrait faire pour étudier la fatigue. À condition toutefois d'intégrer l'expérience des gens fatigués. Et comme nous sommes tous concernés, nous sommes tous des producteurs de science en puissance...


Philippe Zawieja Psychologue social et chercheur associé au Centre de recherche sur les risques et les crises de Mines-ParisTech, il a notamment coordonné un Dictionnaire des risques psychosociaux (avec Franck Guarnieri, Seuil, 2014) et un Dictionnaire de la fatigue (Droz, 2016).

Le Sommet Mondial des Défenseurs des droits de l’Homme a réuni à Paris les 29, 30 et 31 octobre plus de 150 défenseurs de 105 pays, pour faire le point après la Déclaration qui avait été adoptée en 1998. Le constat est amer : en 2017, au moins 312 défenseurs ont été assassinés, en toute impunité. Ce Sommet a pour but d’échanger sur les stratégies de protection, et de réorganiser le travail pour faire avancer les droits humains auprès des gouvernements, des entreprises et des populations, alors que les Etats se replient sur eux-mêmes.

Bochra Belhaj Hmida lutte pour la liberté des Tunisiens

Bochra Belhaj Hmida est députée en Tunisie, avocate et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qui a rendu son rapport en juin dernier : ses propositions pour améliorer les libertés et les droits des Tunisiens ont provoqué la colère de certaines franges de la population, au point de dénigrer et de menacer la députée ainsi que d’autres membres de la Commission.

Au Mexique, Gustavo Castro contre l'impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l'Homme

Gustavo Castro est mexicain, de l’organisation pour la défense de l’environnement Otros Mundos dans l’Etat du Chiapas. Il travaillait aussi en Amérique Centrale et se trouvait chez Berta Cáceres de l’ONG COPIN, qui luttait contre la construction d’un barrage, lorsque des tueurs l’ont assassinée le 2 mars 2016. Seul témoin de cet assassinat, Gustavo Castro est depuis empêché de témoigner par les autorités honduriennes et se bat contre l’impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l’Homme.

Sally Bilaly Sow permet aux Guinéens de demander des comptes aux autorités

Sally Bilaly Sow, blogueur guinéen, a lancé « Villageois 2.0 », une plateforme citoyenne virtuelle pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de demander des comptes aux autorités sur la gestion de l’argent public. Cet espace permet aussi de vérifier des fausses informations qui circulent sur des événements.

Mamadou Lamine Diallo, le député de Tekki et candidat à la présidentielle, n’a pas mis du temps pour répondre à la réplique du pouvoir en place après sa sortie, à Touba, sur  la signature de la convention entre l’Etat du Sénégal et la société turque Tosyali, pour l’exploitation du fer de la Falémé. Un business qui tournerait selon lui, autour de 50 milliards de dollars, soit plus de 27.000 milliards de F CFA. 

Dans la question économique qu’il anime tous les mardis, dénommée la Ques Tekki, le parlementaire ne s’est fait tendre à l’endroit du régime en place, particulièrement de son porte-flambeau, le président Macky Sall. Aussi Mamadou Lamine Diallo s’est-il posé une question très simple : « Pourquoi Macky Sall devrait-il décider seul de notre avenir minéralier en 2018, quand bien même il aurait été élu à 65% en 2012? ».

Pour le député de Tekki, « Telle est la vraie question que soulève l’Affaire Tosyali pour le fer de Kédougou. Il y a dans ce pays une société civile, des universitaires spécialisés dans les ressources minérales, des syndicats de travailleurs et des entrepreneurs, tout ce monde devrait avoir son mot à dire ». Qui plus est, dira-t-il, «Me concernant, toute modestie mise de côté, j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur des mines à l’Ecole des Mines de Paris en 1982, c’est prouvé et vérifiable. Les ministres d’Abdoulaye Wade qui ont confié notre fer à Kumba puis à Mitttal ne sont pas plus qualifiés que moi dans les affaires minières ».

De suite et sur un ton assez acerbe, il relève : «Je soutiens que  Macky Sall n’est pas aussi plus qualifié que moi pour traiter ce dossier, n’en déplaisent à ces nouveaux convertis au maquillage, embusqués à la Primature de Boun Dionne, et qui nous demandent de prier pour que cette nouvelle forfaiture aboutisse ! C’est triste pour la République !

En tout état de cause, on ne peut pas maintenir dans la Constitution votée en 2016 que les ressources naturelles appartiennent au peuple, et puis écrire dans le code minier que les ressources minières appartiennent à l’Etat, pour poursuivre une gestion autocratique par le Président de la République et ses affidés ». Se disant dans la foulée « surpris et indigné par le silence coupable et complice de notre constitutionnaliste en chef  chargé de garder les sceaux de la République», Mamadou Lamine Diallo dira en conclusion qu’ «On ne  peut plus faire confiance au jugement de Macky Sall après les échecs des  ICS bradées aux Indiens et de Necotrans au Port de Dakar. Nous disons Halte et Non à Tosyali. Notre pays a besoin d’une charte de gouvernance des ressources minérales, sinon il va sombrer dans la malédiction des matières premières ».

 

Sudonline

mercredi, 31 octobre 2018 10:19

Ligue 1: grâce à Mbappé, le PSG fait plier l’OM

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Le « Classique » du championnat de France a tourné en faveur du Paris Saint-Germain dimanche 28 octobre. Les Parisiens se sont imposés sur le terrain de l’Olympique de Marseille (0-2) en clôture de la 11e journée de Ligue 1. Sanctionné pour un retard, Kylian Mbappé est entré en jeu en seconde période et a mis son équipe sur la voie d’un historique 11e succès consécutif.

Thomas Tuchel a surpris son monde pour son premier « Classique » en tant qu’entraîneur du PSG. Ce dimanche 28 octobre, l’Allemand a aligné une équipe remodelée au Vélodrome face à l’Olympique de Marseille, match de clôture de la 11e journée. Edinson Cavani, l’attaquant uruguayen qui a souvent brillé face aux Marseillais et qui avait arraché à la dernière minute l’égalisation la saison dernière dans ce même stade, était absent sur blessure.

Plus surprenant : Tuchel avait décidé de laisser sur le banc des remplaçants au coup d’envoi Adrien Rabiot et surtout Kylian Mbappé. C’est Eric Choupo-Moting qui était titularisé avec Neymar en attaque à la place du jeune champion du monde. A l’arrivée, cela a quand même fait victoire pour Paris (0-2). Un succès qui porte la griffe de… Mbappé.

Mbappé, puni mais indispensable

Incapable de battre son vieux rival depuis 2011, l’OM a chèrement défendu sa peau. Les Olympiens ont même bousculé leurs adversaires par moment et ont montré beaucoup d’envie. Mais tout a basculé à l’heure de jeu. Sans surprise, face au manque de mordant de son équipe, Thomas Tuchel a sorti Kylian Mbappé du banc pour le lancer dans le bain.

L’absence du champion du monde dans le onze de départ était une sanction décidée par l’entraîneur. Mécontent de voir Rabiot et Mbappé en retard à sa causerie d’avant-match, l’ex-coach de Mayence et de Dortmund a sévi en les sortant de son équipe prévue. Une décision qui a piqué l’attaquant. Le n°7 avait le visage fermé durant tout le temps qu’il a passé au bord de la pelouse. Le choix était risqué, mais le scénario a donné raison à Tuchel : quand Paris a eu besoin de se réveiller au niveau offensif, le joker Mbappé a fait la différence.

L'OM a fini par céder, le PSG égale Tottenham

Entré en jeu à la 62e minute à la place d’un Choupo-Moting inefficace, Mbappé a refroidi le Vélodrome. Lancé en profondeur par Angel Di Maria, l’international français a accéléré pour se défaire de Brice Kamara et aller battre Steve Mandanda. On jouait alors la 65e minute et l’ex-Monégasque venait de toucher son deuxième ballon… C’est allé très vite, mais cela a suffi pour mettre l’OM à terre.

Marseille n’a pas baissé les bras malgré ce coup dur et l’énergie dépensée jusqu’alors. Les Phocéens égaliseront même par Kostas Mitroglou (85e), mais l’arbitre, M. Benoît Bastien, l’a refusé pour une faute a priori inexistante de Kevin Strootman sur Marquinhos. La fureur des Marseillais n’y changera rien. L’entraîneur Rudi Garcia, excédé, sera expulsé. Dans un Vélodrome déçu, Julian Draxler enterrera tout suspense après un tir de Neymar (90+5e), sur une action lancée par… Kylian Mbappé, meilleur buteur de Ligue 1 (10 buts).

« Une grande équipe se repose sur des leaders. Il faut qu'ils sachent faire la différence dans les moments clés. Je peux assumer ce rôle », expliquera le buteur à Canal +, sans s’exprimer toutefois sur ce que Thomas Tuchel qualifie de « sanction disciplinaire ». Le PSG signe ainsi  sa 11e victoire consécutive en Ligue 1, ce qui lui permet de conforter sa position de leader et d’égaler le record des Anglais de Tottenham (saison 1960-1961).

Jean-Paul Pelissier/Reutersa

Une réunion sur le sujet s'est tenue mardi 30 octobre à Dakar. Les mines antipersonnel ont été posées par l’armée sénégalaise comme par le Front pour l’indépendance de la Casamance, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) jusqu’en 1999, date de la signature de la convention anti-mines. Le conflit n’est pas terminé et les bombes ont fait plus d’un millier de victimes. Aujourd’hui, un tiers de la région n’est toujours pas déminé. Un défi pour l'Etat, des attentes pour les populations.

 

Sarany Diatta a sauté sur une mine antipersonnel en 1998, dans la cour de son école. L'homme dirige aujourd'hui l'association sénégalaise des victimes de mines. Pour lui, les blessés ont besoin d'être mieux pris en charge par l'Etat : « on s’aperçoit en tout cas que 98% de ces personnes victimes de mines sont dans des situations de plus en plus précaires, qui souffrent, en tout cas qui ont des problèmes pour accéder à des soins de qualité, pour accéder même à des soins post-hospitaliers ou des soins continus ou par rapport à l’acquisition même des prothèses qui leur permettraient de vaquer librement à leurs préoccupations. Ça pose énormément de problèmes à ce niveau. »

 

Parfois c'est toute une commune qui est encore victime des mines. Bakary Bodian est chef d'un village : Darsalam au sud de Ziguinchor. Darsalam dont une zone est abandonnée, un terrain présumé miné : « Il ne faut pas y aller. C’est pourquoi on voudrait que toute cette zone-là soit déminée. Une fois mon jeune frère était parti au champ pour cultiver, quand il a retourné la terre, il a trouvé une mine. Le deuxième jour, il est reparti et il a trouvé une deuxième mine. On a interpellé l’armée pour venir constater. Et c’est l’armée qui a fait exploser ces deux mines-là. Cela nous empêche de travailler la terre, c’est un retard pour les populations. »

 

Des terrains comme à Darsalam, il en existe des centaines en Casamance. Dans toute la région, il faudrait déminer plus d'un million de kilomètres carrés.

 

L'insécurité, premier obstacle au déminage

 

Durant la réunion, l'Etat sénégalais a été critiqué pour son manque d'efficacité par certains acteurs. Mais d’après plusieurs participants, le déminage n’a pas eu lieu car il est impossible dans certaines régions. Les restes du MFDC, les rebelles indépendantistes de Casamance, entravent les opérations.

 

Le manque de sécurité serait donc la raison de l’arrêt du déminage. C’est l’avis d’Isidor Marcel Sene, conseiller au gouvernement sénégalais, spécialiste du désarmement : « On est dans une période ni de guerre, ni de paix. Pour avoir accès à certaines zones, il faut rétablir la sécurité. Et cela passe par l’implication de tout un chacun. Je pense qu’il y va de l’intérêt de tout le monde, des populations locales car c’est les populations qui en souffrent davantage quoi qu’on dise. »

 

Les fonds manquent

 

L’Etat du Sénégal s’est donc engagé : il devra débarrasser les terres de toutes les mines d’ici 2021. Pour atteindre cet objectif, sans cesse repoussé depuis 1999, il faut des moyens et une volonté politique. « Notre objectif, c’est de dépolluer, c’est surtout de remettre à ces populations ces terres pour leur permettre de reprendre une activité économique qui est essentielle pour eux et pour le développement de la Casamance », explique Catherine Gillet, directrice régionale d’Handicap International.

 

Le dialogue autour du déminage de la Casamance s'est achevé ce mardi à Dakar. Prochaine réunion sur le sujet dans six mois sur le terrain à Ziguinchor. D'ici là les financements du programme se font toujours attendre. L'Union européenne et les Etats-Unis se sont engagés à aider le Sénégal. Relancer le programme nécessite près de quatre milliards de francs CFA. Seuls 200 millions ont été trouvés.

 

RFI

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