La 38e journée du championnat de France de Ligue 1 ce 19 mai a souri à Monaco et Lyon, vainqueurs à Troyes (0-2) et Nice (1-2). Ces deux clubs terminent 2e et 3e et se qualifient donc pour la prochaine Ligue des champions. Marseille échoué à un point de l’OL et ne jouera donc que la Ligue Europa. Troyes accompagne Metz en Ligue 2, tandis que Toulouse disputera un barrage pour le maintien.

Il y avait encore du suspense en Ligue 1 ce samedi 19 mai avant le coup d’envoi de la 38e et ultime journée du championnat de France de football. Pour le titre et la dernière place, c’est déjà joué depuis quelques semaines :le PSG est champion de France et Metz est condamné à la 20e place.

En revanche, il restait à déterminer qui terminera sur le podium (2e et 3e places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions), qui terminera 4e, 5e et 6e (places qualificatives pour la prochaine Ligue Europa), qui terminera 18e (place de barragiste pour le maintien) et qui terminera 19e (place de relégable).

Monaco assure la place de dauphin, Troyes relégué

Déchue de son titre de champion de France, l’AS Monaco termine vice-championne de France derrière le PSG. Les places sont inversées par rapport à la saison dernière. Le club du Rocher avait son destin en mains, et il n’a pas laissé de place au doute. En déplacement à Troyes, Monaco l’a emporté sans trembler grâce à deux buts du Portugais Rony Lopes et un dernier de Jordi Mboula (0-3). Une victoire qui verrouille cette 2e place, qualificative pour la prochaine Ligue des champions.

Depay sauve Lyon, Marseille a (presque) tout perdu

Le héros de l’Olympique Lyonnais s’appelle Memphis Depay. Les Gones, opposés à Nice à domicile, ont eu très chaud. Quand Alassane Pléa a ouvert le score pour les Niçois, l’OL est tombé à la 4e place. Mais le Néerlandais Depay est sorti de sa boîte en seconde période. Un premier but de près pour égaliser, un second sur un coup franc astucieux pour donner l’avantage, et un troisième sur un petit ballon piqué pour clore le spectacle. Lyon s’impose au forceps grâce à Depay (3-2 avec un dernier but de Pléa pour Nice) et garde donc la 3e place, directement qualificative pour la prochaine Ligue des champions depuis que l’Atlético de Madrid a battu l’Olympique de Marseille en finale de la Ligue Europa.

Marseille, justement, apparaît comme le grand perdant de cette course à l’Europe. Auteurs d’une belle saison, les Phocéens terminent pourtant sans rien ou presque. Battus en finale de la Ligue Europa mercredi, ils échouent dans leur rêve de retrouver la Ligue des champions. Ils ont bien battu Amiens ce samedi (2-1, buts de Morgan Sanson et Konstantinos Mitrouglou contre un but de Moussa Konaté), mais la victoire sur le fil de l’OL les laisse à la 4e place. L’OM devra donc à nouveau se contenter de la Ligue Europa la saison prochaine.

Rennes et Bordeaux en Ligue Europa, Nice bredouille

Défaits à Lyon, Nice ne se classe que 8e et ne jouera donc pas de compétition européenne la saison prochaine. Rennes a conservé sa 5e place en neutralisant Montpellier (1-1). Et Bordeaux n’a laissé aucune chance à Metz en Lorraine (0-4). Les Girondins soufflent donc la 6e place au nez et à la barbe de Nice, qui est même dépassé par Saint-Etienne, qui a écrasé Lille (5-0).

Troyes fait l’ascenseur, Toulouse

Pour le maintien, rien n’a bougé dans cette dernière journée. Troyes, qui pouvait encore espérer accrocher la 18e place de barragiste, n’a rien pu faire contre Monaco (0-3). L’ESTAC termine donc 19e et avant-dernier et retourne donc en Ligue 2, un an après sa promotion. Toulouse a fait ce qu’il fallait en battant Guingamp (2-1). Mais Caen a obtenu un match nul contre un PSG peu concerné (0-0). Ce point fait le bonheur des Caennais, qui laissent bien la 18e place aux Toulousains. Ces derniers joueront leur maintien lors d’un barrage aller-retour contre Ajaccio ou Le Havre.

Champion de France : PSG, qualifié pour la Ligue des champions 2018-2019

Vice-champion de France : Monaco, qualifié pour la Ligue des champions 2018-2019

3e : Lyon, qualifié pour la Ligue des champions 2018-2019

4e : Marseille, qualifié pour la Ligue Europa 2018-2019

5e : Rennes, qualifié pour la Ligue Europa 2018-2019

6e : Bordeaux, qualifié pour le 2e tour de qualification de la Ligue Europa 2018-2019

18e : Toulouse, qui affrontera Ajaccio ou Le Havre en barrage aller-retour pour le maintien en Ligue 1

19e : Troyes, relégué en Ligue 2

20e : Metz, relégué en Ligue 2

L’Union européenne et les marchés tremblent, le suspense italien lui se prolonge. Le président Sergio Mattarella veut encore consulter avant de prendre sa décision : nommer oui ou non Giuseppe Conte chef du premier gouvernement anti-système en Europe.

L'inquiétude monte ce mardi en Europe et sur les marchés face à l'évolution politique de l'Italie, pays fondateur de l'UE et de l'euro, en passe d'être dirigé par un gouvernement populiste et eurosceptique. Giuseppe Conte a été désigné par le tandem Ligue du Nord - Mouvement Cinq étoiles pour diriger l'exécutif. Mais il faudra sans doute encore patienter jusqu’à demain, mercredi, pour connaître la décision du président Mattarella.

Deux questions font ces dernières heures cogiter le chef de l’Etat italien. Un : Giuseppe Conte peut-il être le vrai dirigeant de ce gouvernement ? Ce juriste multi-diplômé, inconnu du grand public qui ferait là ses premiers pas en politique, sera-t-il vraiment autonome face à des ministres poids lourds, notamment les dirigeants des mouvements Cinq étoiles et Ligue du Nord ?

Deux : Comment concilier le respect du vote populaire, c'est-à-dire un programme 100 % eurosceptique approuvé par les Italiens - ce sont les sondages qui le disent - avec les engagements européens de Rome. Surtout que depuis plusieurs jours, le pays fait face à une avalanche de commentaires inquiets et d’avertissements de toute l’Europe et surtout de Bruxelles, Paris et Berlin.

Le patron de la Ligue du Nord Matteo Salvini l’a bien saisi. Il a eu ces quelques mots hier : « Les partenaires européens ne doivent pas s'inquiéter ». Des mots plus apaisés que ses récentes sorties sur l’air de « que les autres gouvernements s’occupent de leurs affaires » mais pas de quoi pour autant rassurer en Europe.

Emmanuel Macron a promis qu'il ne présenterait pas un énième « plan banlieue » mais que l'exécutif s'attaquerait à la question des quartiers défavorisés avec des mesures concrètes et précises. Les associations, les élus locaux et les habitants attendent cependant beaucoup de cette intervention du chef de l'Etat.

Ce mardi 22 mai, le président de la République s'exprime sous les dorures de la salle des fêtes de l'Elysée. Il y a plus de 600 personnes et Emmanuel Macron les a d’emblée prévenues : « Je ne vais pas vous annoncer un plan pour la ville parce que cette stratégie est aussi âgée que moi. » Pour l’Elysée, on est au bout de ce que ça a pu produire. Le chef de l’Etat veut une philosophie différente, des mesures concrètes, applicables rapidement, ouvrir plus de place en crèche, aider les collégiens de 3e à trouver des stages en entreprise, déployer des policiers supplémentaires, une mesure déjà annoncée il y a quelques mois.

« Société de la vigilance »

Sur l’insécurité, dans des quartiers où habitent près de cinq millions de personnes, le président veut donc créer une « société de la vigilance ». Un total de 1 300 policiers supplémentaires seront déployés. Emmanuel Macron annonce ensuite de grandes orientations, dénonçant, là, le clientélisme supposé des élus. Ou, ici, la politique qui consiste à distribuer l’argent sans résultats. Enfin, le président rappelle que les politiques actuelles menées par le gouvernement défendent d’ores et déjà les territoires. Dernier point sur la rénovation urbaine : Emmanuel Macron annonce un milliard d’euros annuel investi sur le terrain.

Le président français a également demandé aux 120 plus grandes entreprises françaises de « prendre leur part » dans la lutte contre le chômage qui sévit dans les quartiers. Il a annoncé qu'elles seraient toutes soumises à des tests anti-discrimination dans les trois ans.

Ne pas opposer les territoires

Ces annonces sont loin, très loin, des 19 mesures proposées par l’ancien ministre Jean-Louis Borloo. Lui avait demandé plus de 40 milliards d’euros sur la durée du quinquennat. On en est là encore très loin. Les acteurs sont nombreux à être déçus. Un espoir énorme avait été généré par le rapport banlieues. L’ancien ministre de la Ville, Jean-Louis Borloo, a d'ailleurs répondu vertement aux tentatives de déstabilisation de son rapport par l’entourage du président.

Plus largement, une série de rendez-vous est programmée avec les acteurs sur le terrain. Puis d’autres jalons sont posés : en juillet d’abord, un plan pour lutter contre le trafic de drogue. Autre idée forte de cette prise de parole présidentielle : il ne faut pas opposer les territoires entre eux. Ainsi une Cour d’équité territoriale sera créée au Parlement. Pour évaluer les politiques qui seront menées.

RFI

Cinq jours après la démission du Premier ministre Mamadi Youla et de son gouvernement, le président guinéen Alpha Condé a nommé un nouveau chef du gouvernement en la personne de Ibrahima Kassory Fofana. Economiste de formation, Kassory Fofana est une personnalité bien connue des Guinéens.

Haut fonctionnaire au ministère de la Coopération internationale et au ministère du Plan dans les années 1980 et 1990, Kassory Fofana entre pour la première fois au gouvernement en 1996 à la faveur de la nomination de Sidya Touré au poste de Premier ministre. C'était au lendemain d'une mutinerie d'une partie de l'armée, les 2 et 3 février 1996. Il occupa alors le poste du Budget et de la Restructuration du secteur parapublic. Il y restera deux ans avant de devenir un tout-puissant ministre de l'Economie et des Finances par la grâce du général Lansana Conté.

Il sera limogé deux ans plus tard, en 2000, et optera pour un exil volontaire au Sénégal puis aux Etats-Unis.

De retour en Guinée, il mettra en place sa propre formation politique « Guinée pour tous » qu'il conduira lui-même pour l'élection présidentielle de 2010 et obtiendra 0,66% des suffrages exprimés. S'inscrivant résolument dans l'opposition radicale, il a été très virulent vis-à-vis d'Alpha Condé et de son régime avant de revenir à de meilleurs sentiments.

Vendredi dernier, il a signé une alliance « absorption » entre son parti et celui du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) au pouvoir et demandé à ses militants et responsables à tous les niveaux d'adhérer sans condition au RPG.

RFI

Aujourd’hui nous vous emmenons à la deuxième édition des journées Africa Days 2018, organisées par l’ONG internationale SOS SAHEL à Dakar au Sénégal les 4 et 5 mai derniers. Le thème de cette année est en plein dans le regard de l’actualité : « Sahel : cap vers une agriculture familiale. Comment assurer une valorisation des potentiels locaux ? Quelles coalitions d'acteurs pour bâtir avec les communautés un avenir durable ? »

Il nous faut d’abord dire un ou deux mots sur SOS SAHEL, autrement dit savoir qui invite. SOS SAHEL a été fondée en 1976 par le Président Léopold Sédar Senghor à la suite d’une période de sécheresses extrêmes. SOS SAHEL agit aujourd’hui dans 11 pays de la bande sahélienne, du Sénégal à Djibouti. Dès le départ, la mission confiée à SOS SAHEL est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés rurales d’Afrique sub-saharienne.

L’ONG SOS SAHEL a été créée parce qu’il y avait une situation d’urgence et elle a poursuivi son action pendant plus de quarante ans, parce qu’il y a également sur le long terme des défis. Il faut savoir que plus de 300 millions de personnes vivent dans la zone d’intervention de SOS SAHEL, 32 millions d’entre elles sont en situation d’insécurité alimentaire, 7 millions en situation d’urgence. 60 % des terres arables ne sont pas cultivées. D’ici 2030, le nombre de personnes vivant dans les zones arides en Afrique devrait augmenter de 60 à 85 %. Dans la zone du Sahel, l’agriculture est la principale source de revenus pour près de 90 % de la population.

Globalement, on peut résumer en disant que SOS Sahel et ses partenaires ont pour mission d’affronter tous ces défis que nous venons de citer. Et c’est pourquoi il était opportun de tenir ces journées africaines ou « Africa Days ». L’idée c’est d’abord de réunir tous les intervenants dans les 11 pays d’intervention de SOS SAHEL, en parfaite synergie avec les autres programmes régionaux dans lesquels SOS SAHEL s’implique, pour échanger sur les expériences et les vécus, afin de dresser un bilan d’étape. Au programme, il y a des ateliers où se tiennent des discussions savantes, un lieu de causerie appelée « sous l’arbre à palabre » où les discussions sont tout aussi sérieuses. Et ce que les concepteurs de SOS Sahel ont appelé le Market place. On pourrait dire qu’il s’agit d’un espace d’exposition des initiatives, une sorte de marché aux idées.

RFI

La majorité présidentielle Bennoo Bokk Yaakaar est en phase avec son chef de file Macky Sall concernant l’université Gaston Berger (Ugb). Dans un communiqué signé de son secrétariat exécutif permanent, en date de ce dimanche 20 mai, et traitant du limogeage du Recteur de Saint-Louis et du directeur du Crous, elle a tenu à saluer « ces décisions qui traduisent une réelle volonté du président de la République de ramener le calme et la sérénité au sein de la communauté universitaire, suite aux évènements malheureux survenus à l’Ugb de Saint-Louis, le mardi 15 mai 2018 ».

Des évènements  qui ont entraîné la mort de l’étudiant Fallou Sène. Et de poursuivre : «  Ces mesures, qui ne préjugent en rien de l’issue de l’enquête judiciaire ouverte avec promptitude par le procureur de la région de Saint-Louis, et la saisine de l’Ige pour faire toute la lumière sur la gestion des bourses participeront assurément à l’apaisement de la situation pour une reprise du cours normal des enseignements ».

Dans la foulée, Bennoo Bokk Yaakaar, par son secrétariat exécutif permanent, a appelé à nouveau les étudiants, la communauté universitaire, les acteurs politiques et la société civile, « au calme et à la sérénité pour la paix et la stabilité de notre cher pays ».

Pour rappel, ce samedi 19 mai 2018, le président de la République a pris un décret nommant le Pr Ousmane Thiaré, recteur de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis en remplacement du Pr Baydallaye Kane, et Papa Ibrahima Faye comme directeur du Crous, en remplacement d’Ibrahima Diaw. Des mesures qui interviennent comme sanctions administratives après la mort de l’étudiant Fallou Sène.  

 

SudOnline

            

En attendant un retour au calme dans les universités sénégalaises, notamment Gaston Berger de Saint-Louis qui est en ébullition depuis le mardi 15 mai, suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, le président de la République, Macky Sall, a mis fin aux fonctions du recteur Baydallaye Kane et du directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de Saint-Louis, Ibrahima Diao. Des remplacements sous forme de sanctions administratives et/ou de mesures conservatoires contre les premiers responsables des espaces pédagogique et social de l’Ugb de Saint-Louis, après le drame du 15 mai.

Macky Sall a sorti le sabre ! En réaction aux malheureux événements qui ont conduit au décès par balle de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, suite aux affrontements ayant opposé les gendarmes aux étudiants de l’Université Gaston Berger le mardi 15 mai, le président de la République a décidé de sévir contre le Recteur de l’Ugb et cie.  Le Directeur du Centre d’excellence africain pour les mathématiques, informatique et technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic) depuis mars 2017, Ousmane Thiaré, est désormais le tout nouveau Recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis en remplacement du professeur Baydallaye Kane. Il a été nommé par décret pris le 19 mai 2018, selon un communiqué de la présidence de la République. Ce même document annonce également que le chef de l’Etat a nommé Papa Ibrahima Faye directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de Saint-Louis en remplacement d’Ibrahima Diao, ancien titulaire au poste. Ces mesures semblent toutefois loin de calmer la coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) qui exige en plus le départ des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et des Finances, tout en annonçant une marche pacifique, le 24 mai.

Le gouvernement espère un retour dans les amphis

Suite à la publication du communiqué portant limogeage de deux responsables de l’université, le porte-parole du gouvernement sénégalais a affirmé dimanche dernier s’attendre à une fin de la grève dans les universités publiques. Sur le limogeage, Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, a fait savoir que «ce sont des mesures conservatoires devant permettre aux étudiants de retourner dans les amphithéâtres». Selon lui, «l’enjeu est de retourner à l’université et de régler les problèmes par la démarche syndicale». 

PORTRAIT DU NOUVEAU RECTEUR DE SAINT-LOUIS : Qui est Ousmane Thiaré ?

Pour la communauté universitaire, l’actuel Recteur de l’Ugb est très bien connu dans son monde. Pour les autres, c’était le directeur du Centre d’excellence africain pour les mathématiques, informatique et technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic) depuis mars 2017.  Le Cea-Mitic est un projet d’un montant de 8 millions de US Dollars de la Banque mondiale, qui a pour but de changer les dynamiques de l’accès à l’emploi en formant une main d’œuvre de qualité et connectant tous les acteurs demandeurs et prestataires de services dans les domaines des Mathématiques, de l’Informatique et des Tic. En le nommant aux fonctions de président de l’Assemblée de l’université, Macky Sall fait effectuer à Ousmane Thiaré un come-back dans une université dans laquelle il a fait ses humanités. Il est en effet un pur produit de l’Ugb. Ousmane Thiaré, informaticien, a obtenu sa licence en 1997, sa maîtrise en 1998, son DEA en Mathématiques Appliquées en 2000. De retour au Sénégal, année après année, il occupe les postes de chef de la section d’Informatique de l’Unité de formation et de recherche des Sciences appliquées et de Technologie (Ufr Sat) entre 2007 et 2009, ensuite responsable du troisième cycle en Informatique entre 2011 et 2013 et enfin directeur du Centre de calcul Ousmane Seck de l’Ugb. 

Les Etudiants maintiennent la pression et marchent le 24 mai

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) annonce une marche nationale, le 24 mai, sur l’ensemble du territoire national, pour poursuivre le combat, après la mort de leur camarade, Fallou Sène. Suite au limogeage de Baydallaye Kane et d’Ibrahima Diao, les étudiants ne décolèrent toujours pas. Ils soutiennent d’ailleurs que « l’heure n’est pas à l’excitation et au contentement ». A l’occasion d’une assemblée générale tenue samedi dernier, la coordination se veut claire : « Ce que nous attendons est loin d’être acquis. L’affront que nous avons subi n’est pas comparable à ces deux limogeages ». Que veulent alors exactement les étudiants ? La Cesl exige toujours le départ des ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et des Finances. « Nous réclamons sur un plateau d’or, les têtes de Mary Teuw Niane, d’Amadou Bâ et d’Aly Ngouille Ndiaye. Le combat est que l’auteur du crime soit emprisonné », nous a fait savoir Jeanne Gomis, membre de la Cesl. La Cesl maintient dès lors son mot d’ordre de grève illimitée.  Tout en réitérant son engagement et sa disponibilité à la cause estudiantine, la Cesl s’est dit déterminée à œuvrer pour que justice soit faite.

 

Le Quotidien

Elles ont la trentaine, des carrières brillantes, souvent des convictions féministes et surtout aucun complexe: une génération de jeunes femmes partent à l’assaut des médias africains, en utilisant les réseaux sociaux comme marchepied.

“Je ne sais pas ce que non signifie”, sourit avec gourmandise Peace Hyde, une des figures les plus emblématiques de cette génération, dans une interview avec l’AFP, en marge d’une conférence sur les médias africains.

Cette Britannique d’origine ghanéenne a enseigné la physique et la chimie en Grande-Bretagne, avant de s’installer en Afrique en 2014 pour tenter sa chance dans les médias.

Dans l’univers traditionnellement très masculin du groupe américain Forbes, elle s’est imposée jusqu’à devenir responsable des médias digitaux et des partenariats de la filiale Afrique.

Hyper-télégénique, elle s’est surtout bâti une image en créant et en animant à partir de 2016 le talk show “My Worst Day” (“Mon pire jour”, sur CNBC Africa), dans lequel elle confesse les puissants d’Afrique sur leurs pires échecs, et ce qu’ils en ont appris.

De ses formes très rondes, la jeune femme à la mise sophistiquée a fait un atout et une partie intégrante de sa “marque” et de sa “narration”, selon son vocabulaire teinté de marketing. “Je ne sais pas comment maigrir”, revendique-t-elle.

Quelque 380.000 personnes suivent aujourd’hui son activité sur Instagram, 55.000 sur Twitter. A la récente conférence NexTVCEO Africa à Port-Louis, sa popularité se mesure au nombre de selfies qui lui sont demandés, surtout par des jeunes femmes qui paraissent voir en elle un modèle, ce que cette individualiste récuse.

“On parle beaucoup de féminisme et de femmes qui prennent la parole au nom du féminisme, mais je me suis toujours considérée avant tout comme une individualité”, même si “par ricochet, on inspire d’autres personnes à suivre le même chemin”.

– ‘Les choses changent’ –

“Réussir dans les médias en Afrique en tant que femme, c’est beaucoup de travail. Vous devez en permanence faire vos preuves et avancer à contrecourant”, constate pour sa part la Nigériane Chinenye Nnoli, animatrice du talk-show “Metrowoman” et PDG de la société de production du même nom.

“Mais si, en Afrique et ailleurs, les femmes ont longtemps été sur-sexualisées, les choses changent et il y a maintenant de nombreux programmes qui renvoient l’image de femmes puissantes, influentes, réussissant de façon éthique”, se félicite-t-elle.

“Et c’est nettement plus facile aujourd’hui, parce qu’avec l’irruption des réseaux sociaux, vous n’avez plus besoin d’infrastructures, il vous suffit d’un téléphone portable pour lancer votre programme”, relève Mme Nnoli.

C’est en attirant ainsi près de 68.000 abonnés sur Twitter que l’entrepreneure en technologie camerounaise Rebecca Enonchong a acquis une notoriété qui lui a valu d’être sélectionnée parmi les 50 personnalités africaines les plus influentes le mois dernier par le magazine Jeune Afrique.

Soeurs à l’état civil, les Ougandaises Seanice Lojede et Nancy Kasungira ont réussi de façon différente dans les médias; la première maintenant dans la publicité sur internet — elle dirige la société BluFlamingo installée dans quatre pays d’Afrique de l’Est –, la seconde en présentant l’émission quotidienne “Focus on Africa” sur BBC World.

Les deux se rejoignent dans leurs convictions féministes et panafricaines, qu’elles défendent dans une vidéo intitulée “le sexisme au travail”, récemment postée sur la chaîne Youtube “Black Working Mother” animée par Seanice.

Mariée à l’acteur nigérian vedette Fabian Lojede et mère de deux enfants, Seanice prépare d’ailleurs déjà la prochaine génération, comme en témoigne une de ses dernières vidéos intitulée “4 choses clé à retenir pour éduquer DES FILLES NOIRES FORTES” (en majuscule bien sûr).

 

Nouvel Avenir

À la suite du ralentissement du marché sud-africain, l’Afrique de l’Ouest pourrait bien prendre le leadership pour les années 2019 et 2020 en matière d’installation de centrales de production d’électricité à partir des énergies renouvelables. 

Nous pouvons estimer à plus de 2GW la capacité qui devrait être connectée dans les trente-six prochains mois, en grande partie au Nigeria, mais également au Ghana, au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso notamment. Avec également un taux de croissance économique fort et une pression démographique importante (entre 2,5 % et 3 % par an pour la plupart des pays, avec de nombreuses villes dont les taux de croissance sont supérieurs à 6 %), on pourrait donc se dire que le tournant est là,l’Afrique de l’Ouest se lance dans la révolution énergétique verte.

Mais cela n’est pas aussi simple. D’une part, il faut rappeler que le développement de tous ces projets a débuté il y a des années, parfois dix ans si l’on prend le cas du Sénégal ou du Burkina Faso. Avec des temps de développement de sept ans en moyenne, il faut donc attendre une croissance en dents de scie, avec de longues périodes pendant lesquelles aucun projet ne verra le jour.

Car, en effet, de nombreux investisseurs attendent de voir le sort réservé à ces premiers projets avant de considérer de nouveaux investissements, ce qui ne permet pas d’avoir un flux continu de projets. Ce type de croissance est d’ailleurs en cohérence avec l’historique des investissements dans le secteur de l’électricité depuis 2010.

Un marché très morcelé

D’autre part, il faut rappeler que le marché ouest-africain – comme d’ailleurs le marché de l’Afrique subsaharienne dans son ensemble – reste un marché très morcelé. À l’échelle nationale, les réseaux présentent une faible capacité à absorber la production intermittente, et la taille de la demande ne permet pas réellement de développement de larges centrales sans la prise en compte des interconnexions.

Une étude de 2015 réalisée par Tractebel indique par exemple que le réseau sénégalais est déjà saturé. Le récent schéma directeur du pays pour la période 2017-2035 confirme d’ailleurs le rôle limité qui est donné aux énergies renouvelables: un seul projet éolien (centrale de Taiba Ndiaye, projet développé par Sarreole, dont Lekela Power a fait l’acquisition en 2016 auprès d’American Capital) est programmé d’ici à 2027 – pour une capacité de 150 MW, installé en trois tranches annuelles de 50 MW –; 263 MW de solaire sont aussi planifiés, sachant que la quasi-totalité de cette capacité qui sera installée avant 2022 est soit déjà en exploitation, soit attribuée, soit en cours d’appel d’offres dans le cadre du programme de l’IFC Scaling Solar.

Dispersion des ressources solaires et éoliennes

Enfin, la dispersion des ressources solaires et éoliennes n’est pas en accord avec la localisation des centres de consommation ni avec la présence des réseaux. En effet, les ressources éoliennes sont notamment localisées en Mauritanie, pays dont la demande est aujourd’hui amplement satisfaite avec les capacités installées. Ce qui signifie que toutes les capacités additionnelles seraient soit pour le bénéfice du secteur minier, soit pour l’export.

De même, les ressources solaires sont proches du Sahara, zone moins peuplée qui pose en outre des problèmes de sécurité. Cette contrainte géographique soulève naturellement la question du transport de l’électricité, qui intègre celle du financement de ces investissements et celle des temps longs de réalisation de ces infrastructures.

Dans un tel contexte, il ne faut donc surtout pas se laisser aller à croire que le secteur privé pourra continuer à investir massivement dans les énergies renouvelables sans des mesures fortes, dont la gestion va se révéler particulièrement complexe.

Faciliter les partenariats public-privé

Nous pouvons ici citer plusieurs mesures essentielles qui doivent être prises de manière urgente. La première, c’est de commencer à modéliser un schéma directeur au niveau régional et de planifier le développement des réseaux en vue de capter les meilleures ressources solaires et éoliennes, tout en augmentant la capacité d’absorption de l’intermittence via les interconnexions.

Concernant la deuxième, il s’agit de renforcer la capacité des réseaux nationaux à gérer l’intermittence via des centres de dispatching modernisés mais aussi grâce au développement d’outils de réseau adaptés, communément appelés smart grids.

Enfin, les États doivent accroître leur capacité à structurer des programmes IPP (type particulier de partenariat public-privé qui associe concession de service public, création d’une société ad hoc financée selon la technique du financement de projet et structure contractuelle complexe liant de nombreux acteurs: clients, fournisseurs, équipementiers, banques, experts, pouvoirs publics…) en revoyant de façon adéquate leurs législations, en accordant l’ensemble des ministères, en créant des points d’entrée unique pour les développeurs, en aiguisant leurs outils de négociations.

Un plan d’investissement régional

Il existe de nombreuses initiatives allant dans ce sens, néanmoins nous pouvons constater un manque de coordination et de vision à long terme. En particulier, il serait intéressant de voir germer une coordination des actions des bailleurs de fonds ainsi qu’une revue de leur politique d’investissement. Ainsi, le financement des projets de production d’électricité pourrait être accompagné par des investissements complémentaires dans les réseaux de transport et de distribution, augmentant ainsi l’impact de chaque projet de centrale. Et tout cela dans le cadre d’un plan d’investissement régional couvrant au moins une période de cinq ans.

Prendre le contrôle de ce développement, c’est pouvoir créer un marché de taille plus importante, baisser le coût du kWh, mais également, et surtout, créer un vecteur de croissance économique, que les secteurs privé et public pourraient capter.

Le secteur privé, à travers notamment l’émergence d’expertises locales pour conduire toutes ces études, peut accompagner les développeurs et les banques dans leurs projets, mais aussi par l’émergence d’investisseurs locaux spécialisés dans le secteur énergétique; le secteur public, avec par exemple la création de fonds souverains investissant dans les projets de production et levant de l’argent pour le développement des réseaux énergétiques. Gageons donc que les gouvernements et bailleurs de fonds pourront travailler ensemble à transformer cette petite étincelle en un feu vif.

Jeune Afrique

Le match de barrage de Ligue 2 entre l'AC Ajaccio et Le Havre a été reporté à dimanche 19h00, au lendemain des incidents survenus autour du car des joueurs normands, a annoncé samedi la Ligue de football professionnel (LFP).

Quelques minutes avant le coup d'envoi, le car des Havrais avait été bloqué et malmené par des supporteurs ajacciens aux abords du stade, contraignant la Ligue à reporter le match. La rencontre se déroulera bien au stade François Coty d'Ajaccio, la LFP ayant "reçu les engagements écrits de la part de la préfecture pour garantir la sécurité de la rencontre ainsi que l'accessibilité au stade des joueurs du Havre AC", a-t-elle ajouté.

Le pare-brise du bus a été fendu alors qu'un fumigène ou gros pétard a explosé sous le bus, endommageant la direction et a priori la climatisation du véhicule, avait constaté vendredi un photographe de l'AFP présent sur place.

Après les incidents, les joueurs d'Ajaccio sont venus à pied à la rencontre des joueurs du Havre, mais ces derniers ont refusé de leur parler.

"Les joueurs n'ont qu'une envie, c'est de rentrer chez eux", avait déclaré à l'AFP l'entraîneur normand Oswald Tanchot. 

"C'est une situation inédite", avait-t-il poursuivi au micro de beIN Sports, regrettant que des supporteurs adverses aient voulu "mettre la pression".

Dans la soirée, les joueurs havrais ont été raccompagnés sans autre incident à l'aéroport d'Ajaccio, selon le sous-préfet chargé de la sécurité Xavier Delarue, joint par l'AFP. Ils ont été accueillis à leur retour au Havre par plusieurs dizaines de supporteurs, selon une vidéo publiée sur le compte Twitter du club normand samedi.

Alain Orsoni, vice-président de l'AC Ajaccio, avait de son côté déploré le comportement de quelques "abrutis" qui "pénalisent le club". "On n'est pas du tout d'accord avec ces pratiques qui malheureusement se renouvellent souvent, sur tous les stades de France", a-t-il dit, soulignant que les événements s'étaient déroulés "sur la voie publique".

"Le club n'a aucune responsabilité dans ces événements et nous refuserons toute mesure dilatoire dans cette affaire", a-t-il ajouté au micro de beIN Sports, refusant notamment toute éventualité d'un match rejoué sur terrain neutre, ou à huis clos.

Le vainqueur de cette opposition doit affronter mercredi le 18e de Ligue 1 pour un barrage d'accession dans l'élite.

Par AFP

Page 1 sur 220

logotwitterFacebook